La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

Fédération béninoise de football: Mutisme autour des dates du démarrage des compétitions

La plupart des ligues nationales africaines se conforment au calendrier de la Confédération africaine de football en revoyant la date du coup d’envoi de leurs compétitions statutaires. A contrario, c’est le mutisme total à la Fédération béninoise de football et à la Ligue de football du Bénin. Les clubs, toutes catégories confondues, affûtent leurs armes sans connaître encore les dates du démarrage des compétitions.

Au Bénin, la date d’ouverture de la prochaine saison footballistique n’est pas connue. Les joueurs, dirigeants de clubs ainsi que le public sportif devront donc attendre pour connaître les dates des prochaines compétitions. Ils ont le regard tourné vers le comité exécutif de la Fédération béninoise de football et la Ligue de football du Bénin. Pendant ce temps, les clubs affûtent leurs armes. Sur le continent, contrairement au Bénin, plusieurs ligues nationales ont déjà dévoilé les dates du démarrage de leurs saisons en se conformant au nouveau calendrier de la Confédération africaine de football. L’Afrique du Sud, la République démocratique du Congo et le Soudan ont débuté les championnats respectivement les 3, 14 et 16 août derniers. La Zambie et la Tanzanie vont lancer leurs compétitions statutaires le week-end prochain tandis que le Kenya et le Botswana entreront dans la danse le 30 août prochain. Le Cameroun, le Rwanda et l’Egypte sont attendus respectivement les 1er, 13 et 18 septembre prochains.
En dehors des formalités pour lesquelles la Ligue de football du Bénin avait invité les clubs, c’est le silence total autour des dates de lancement des compétitions. Ce mutisme de la Fbf n’arrange pas les acteurs du football car il peut contribuer à une mauvaise planification des activités au cours de la saison. La Fédération béninoise de football devrait se pencher sur la question lors de son assemblée générale prévue pour le week-end prochain à Porto-Novo.
Le président de la Fédération béninoise de football, Mathurin de Chacus et son comité exécutif engagés pour le développement du football national doivent travailler en synergie avec la Ligue de football du Bénin pour rendre publics dans les tout prochains jours les calendriers des championnats des Ligues 1, 2 et 3. Ils sont attendus sur la question lorsqu’on sait que les calendriers des compétitions nationales doivent être en adéquation avec le calendrier de la Caf. Faut-il le rappeler, lancée le 27 octobre 2018 avec le match d'ouverture entre les Buffles de Parakou et  l'Association sportive du Port autonome de Cotonou au stade municipal de Parakou, la saison précédente s’est achevée depuis le 12 juin dernier avec le sacre des Buffles du Borgou après 38 journées de compétitions.

Société 21 août 2019


7e Conférence de Tokyo sur le développement de l’Afrique: Le sommet a lieu du 28 au 30 août prochain

Le président Patrice Talon conduira la délégation béninoise à la septième Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (Ticad VII) qui se tiendra du 28 au 30 août prochain à Yokohama au Japon. A  l’occasion de ce forum de dialogue politique sur la réduction de la pauvreté, la croissance économique et le développement des ressources humaines en Afrique, la coopération bénino-nipponne sera passée en revue, à en croire le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.

A la faveur d’une conférence de presse animée hier à Cotonou conjointement avec le ministre, l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, a souhaité que la délégation apporte une contribution de qualité aux discussions sur l’avenir de l’Afrique à l’échelle mondiale, lesquelles devront permettre de concrétiser les résultats de l’Assemblée mondiale des femmes (Waw), du G20 et du G7 qui se tiendront cette année. Le forum portera, entre autres, sur la promotion de la transformation économique et l’amélioration du climat des affaires et des institutions en faveur du commerce par l’innovation et l’implication du secteur privé, des domaines dans lesquels le Bénin a fait un bond remarquable ces trois dernières années. Aussi, les préoccupations relatives à une société résiliente et durable pour la sécurité humaine, à la paix et à la stabilité, seront au menu de cette conférence internationale qui permettra, par ailleurs, aux entreprises africaines de présenter leurs produits et de rencontrer de potentiels partenaires du Japon. Outre les pays africains et les organisations internationales, des pays partenaires, des leaders du secteur privé ainsi que des acteurs de la Société civile sont attendus à ce sommet triennal de haut niveau.
Lancée en 1993 à l’initiative du gouvernement japonais et co-organisée par des agences des Nations Unies (Programme des Nations Unies pour le développement - Pnud), la Banque mondiale et la Commission de l’Union africaine, la Ticad se tient alternativement dans un pays africain et au Japon. La dernière édition a eu lieu en août 2016 à Nairobi au Kenya où le Premier ministre japonais, Shinzo Abé a renouvelé l’engagement du Japon à promouvoir et à soutenir résolument le développement des ressources humaines et l’accès à l’eau potable en Afrique. Celle de Yokohama permettra d’analyser l’état d’avancement des actions annoncées par le Japon ou d’autres participants.

Claude Urbain PLAGBETO

Société 21 août 2019


25e anniversaire du projet ‘’La Route des Esclaves’’: Cinq jours de manifestations pour honorer la mémoire des esclaves

 

Les manifestations officielles prévues dans le cadre du 25e anniversaire du projet ‘’La route des Esclaves’’ ont démarré ce mardi 20 août à Cotonou. Cinq jours de manifestations officielles visant à plonger à nouveau la mémoire collective dans le souvenir de la traite des esclaves. 

Les cérémonies ont démarré par une conférence sur le thème ‘’Résistance, liberté, héritage’’. 

Experts et acteurs culturels, gestionnaires de patrimoine, historiens et autres descendants d'esclaves se sont massivement mobilisés autour de cette célébration.

Vendredi prochain, les manifestations seront à leur point culminant avec l'organisation de la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition sur le site de l'esclavage à Ouidah, la ville où les bateaux négriers embarquaient.

Culture 20 août 2019


Ministère de l’Industrie et du Commerce: Un niveau non satisfaisant du plan de travail annuel au 30 juin

Les rendements au ministère de l’Industrie et du Commerce, pour le compte du premier semestre 2019 sont en deçà des prévisions. L’atelier consacré à la revue du Plan de travail annuel (Pta) dudit ministère au 30 juin dernier a permis de mettre en évidence ce gap que le ministre Serge Ahissou appelle urgemment à corriger. L’atelier s’est ouvert, ce lundi 19 août dans l’enceinte du ministère.

Identifier les facteurs de blocage intervenus au cours de la mise en œuvre des activités programmées au Plan de travail annuel (Pta) du ministère de l’Industrie et du Commerce pour le compte du premier semestre de l’année en cours, aux fins de proposer des approches de solutions, proposer et valider les réaménagements nécessaires au Pta 2019 dudit ministère. Procéder à un examen minutieux des résultats des travaux issus de la revue du Pta afin d’identifier les causes des écarts entre les réalisations et les prévisions, et trouver des approches de solutions pour améliorer le tableau de bord du second semestre… Ces propositions émanent du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou. Ce lundi 19 août, procédant à l’ouverture des travaux de l’atelier consacré à la revue au 30 juin du Plan de travail de son ministère, il n’y est pas allé du dos de la cuillère pour signifier que le rendement à l’issue du premier semestre est tout sauf satisfaisant.  
Chiffres à l’appui, le ministre dissèque le rendu de ses collaborateurs. D’après les résultats des travaux préliminaires préparatoires, le niveau d’exécution du Pta au 30 juin se présente comme suit : au plan physique, 26,40% contre 67,27% attendu et au plan financier, 32,27% et 17,82% au niveau de la base d’ordonnancement. Cette annonce faite, le ministre s’empresse de noter, au regard des prévisions « un niveau non satisfaisant du plan de travail ». Et, relève-t-il, «plusieurs difficultés ont dû empêcher d’explorer au mieux les possibilités d’utilisation du potentiel humain du ministère pour atteindre les résultats projetés au premier semestre au profit de la population». Il exhorte alors ses collaborateurs à travailler pour l’atteinte des objectifs de développement tels que retenus dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). Avant lui, la direction de la Programmation et de la Prospective du ministère a décortiqué le fonctionnement du ministère sur la période sus-indiquée. Le constat ne varie d’ailleurs pas. L’évidence, c’est que les fruits n’ont pas tenu la promesse des fleurs et il faut agir pour y remédier.
Cette quête de solutions aux maux qui plombent le bon fonctionnement dudit ministère pour de meilleurs rendements se fera à travers les communications prévues dans l’agenda de la revue. La première présentera les résultats globaux de l’exécution du Pta au 30 juin, la deuxième étant consacrée à la présentation des résultats du programme « Appui au secteur privé », la troisième au programme Industrie, la quatrième au programme Commerce puis enfin, la dernière au programme Pilotage et soutien aux services.

Société 20 août 2019


Violation de sépulture et trafic d’ossements humains (13e dossier): Condamné à 6 ans de réclusion criminelle, Aziz Mama recouvre sa liberté

La première session de l’année 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou statuant en matière criminelle a connu, mercredi 14 août dernier, d’une affaire de violation de sépulture et de trafic d’ossements humains. A la barre pour en répondre, Aziz Mama s’en est sorti avec 6 ans de réclusion criminelle. En détention depuis le 11 janvier 2013, il recouvre du coup sa liberté.

Examinant le 13e dossier inscrit à son rôle, la première session criminelle 2019 du Tribunal de première instance de première classe de Parakou a infligé, mercredi 14 août dernier, 6 ans de réclusion criminelle à Aziz Mama. Ce dernier qui a comparu pour une affaire de violation de sépulture et de trafic d’ossements humains, jouit désormais de sa liberté. Car en détention préventive depuis le 11 janvier 2013, il a déjà purgé sa peine.De nationalité  béninoise, cultivateur de profession et célibataire sans enfant,  Aziz Mama, 41 ans, a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur. A la barre, il ne les a pas niés non plus, soutenant que c’est en pourchassant un rat géant, alors qu’il était en brousse à la recherche de paille pour la toiture de sa case qu’il a découvert les ossements humains. L’accusé a ensuite reconnu avoir présenté un sac contenant ces ossements qu’il voulait vendre à 10 000 F cfa à Dembo Takou. Mais ce dernier a décliné l’offre en l’orientant vers Démo Sika qui a alerté le chef du village, lequel l’a fait arrêter.
« Dans la vie, tout n’est pas marchandise, donc pas vendable. Il y a des choses sacrées dont la transaction est interdite », a fait observer le représentant du ministère public. Pour faire un examen serein du dossier, il se demandera si l’accusé est l’auteur des faits. Si tel est le cas, poursuit-il, quelle sera la sanction qu’il faudra lui infliger ?
Selon lui, les faits et débats à la barre prouvent suffisamment que l’accusé est l’auteur d’un acte de prélèvement d’organes humains et qu’il avait l’intention de les vendre. Il en déduit qu’il est un trafiquant d’ossements humains.
Le ministère public a fait remarquer que le bulletin N°1 du casier judiciaire de l’accusé  est  vierge et  que l’enquête de moralité lui est  favorable. Quand bien même le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique atteste qu’il ne souffre d’aucune affection mentale au moment des faits, il pense qu’il pourrait bénéficier d’une situation atténuante.
Au regard de ces observations, il a convié le tribunal à le déclarer coupable de violation de tombeau et de trafic d’ossements humains selon les dispositions de l’article 457 du nouveau code pénal et de le condamner à 8 ans de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, l’avocat- conseil de l’accusé, Me Expédit Cakpo-Assogba, estime que, parfois dans la vie, on paie pour sa naïveté et son ignorance de la loi. Il ne comprend pas que son client ait décidé d’aller proposer des ossements humains à des personnes qu’il ne connait même pas. Il revient sur les insuffisances de l’enquête préliminaire, en rejetant l’infraction liée à la violation de tombeau. Selon lui, rien n’indique que la profanation de la tombe a eu lieu dans un cimetière, surtout qu’aucune preuve administrative ne vient démontrer cet acte. Il conclut que cette infraction n’est pas constituée.
Mais, s’agissant des ossements humains, il implore le tribunal de tenir compte de la situation de précarité dans laquelle vit l’accusé. Au subsidiaire, il a plaidé que l’accusé soit condamné selon les dispositions de l’article 99 du Code pénal assorti de la peine de sursis ou de le condamner au temps déjà passé en prison.

Des faits

Les faits, tels que rapportés, indiquent que le 10 janvier 2013 à Kpébéra, arrondissement de
Gamia, dans la commune de Bembèrèkè, Aziz Mama s’est rendu au domicile du vieux Dembo Takou. C’est pour lui proposer la vente d’ossements humains. Appréhendé et inculpé pour violation de sépulture et trafic d’organes ou ossements humains, il a reconnu les faits.

Actualités 20 août 2019


Utilisation des méthodes contraceptives en milieu rural au Bénin: Quand la peur force l’adhésion !

Il y a peu de temps encore, la planification familiale était, pour les populations en milieu rural, un mythe, une invention destinée à étouffer leur liberté sexuelle et reproductive. Aujourd’hui, comme un torrent qui déborde, les méthodes contraceptives ont envahi les milieux ruraux et, nolens volens, s’imposent à qui veut une vie meilleure.

Au Bénin, 55% de la population réside en dehors des villes. Selon les statistiques du Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap), 37,3% des adolescentes de 15 à 19 ans sont enceintes ou ont déjà un enfant avant 19 ans. Or, 17,7% de décès chez les adolescentes de 15 à 19 ans et 31,7% chez les jeunes filles de 20 à 24 ans sont dus à la mortalité maternelle. La prévalence contraceptive n’étant que de 4% chez les adolescentes de 15 à 19 ans et de 5,7% chez les jeunes filles de 20 à 24 ans. Pourtant, 11,9% des adolescentes entre 15 et 19 ans déclarent avoir eu leurs premiers rapports avant 15 ans et 49% des jeunes filles de 20 à 24 ans déclarent les avoir tenus avant 18 ans. Des chiffres qui traduisent la méconnaissance de la planification familiale en milieu rural et les risques qui s’ensuivent.
Zogbodomey, commune située dans la région Sud du Bénin à environ 110 km au Nord de Cotonou, est l’une des régions qui connaissent un fort taux de grossesses précoces et de mortalité néonatale ainsi qu’une faible utilisation des méthodes contraceptives (moins de 0,5% avant 2015). « La planification dans ces zones rurales est vraiment difficile. Les femmes ont peur de venir. Soit, elles craignent les effets secondaires ou, elles redoutent les hommes qui, eux-mêmes, ne veulent pas en entendre parler parce qu’ils ont l’impression qu’on veut les empêcher de procréer. De plus, les produits de la planification familiale étaient payants. Il était donc difficile de faire adhérer les populations à la planification familiale », raconte Estelle Adjinacou, sage-femme du centre de santé de Zogbodomey.
Mais, à l’en croire, les lignes ont bougé depuis peu grâce aux différents projets du ministère de la Santé, d’Institutions internationales et d’Organisations non gouvernementales qui appuient les femmes et les jeunes dans la planification familiale. « Dans la zone sanitaire Zogbodomey - Bohicon - Zakpota (Zoboza), les cas de mortalité maternelle et infantile ont diminué, les grossesses présentent moins de risques car elles sont de plus en plus planifiées. La tendance vers la planification familiale est en pleine ascension. Le taux de participation est passé de 2,7% en 2016 à 5% l’année dernière et s’est accru cette année», indique cette sage-femme enrôlée dans un projet financé par le Fnuap.
Pour y arriver, il a fallu favoriser l’adhésion des populations réticentes. « Nous avons changé la stratégie. Nous n’attendons plus les populations, c’est nous-mêmes qui prenons l’initiative. Nous profitons des consultations prénatales pour sortir les produits contraceptifs et en parler aux femmes. Donc, nous faisons d’une pierre deux coups. En plus, nous avons rendu ces produits gratuits pour que l’argent ne constitue plus un blocage », explique Estelle Adjinacou. Mais dans certaines zones, l’argent n’est pas le seul facteur de  blocage.
A Sô-Avâ, commune lacustre qui compte environ 118 547 habitants, les populations doivent faire face à d’énormes difficultés d’accès aux services de santé et de planification. Selon les chiffres de l’Unfpa, la prévalence d’utilisation de la planification familiale en 2014 était de 0,84% avec 184 utilisatrices additionnelles pour toute l’année et pour cause, la faible connaissance des méthodes contraceptives qui induit une insuffisance des services de planification. Depuis quelques années, des relais communautaires bien outillés accompagnent les populations à travers des sensibilisations fréquentes et l’offre d’une large gamme de produits contraceptifs pour l’espacement des naissances et la réduction des grossesses précoces.
Pour s’adapter aux réalités de la commune et faire face aux difficultés d’accès aux soins, c’est une barque clinique mobile de planification familiale qui fait le tour des localités situées dans la cité lacustre et permet ainsi aux populations, quel que soit leur lieu de résidence, d’avoir accès aux offres. Pulcherie Achade, directrice adjointe de l’Ong Osv Jordan, une organisation qui travaille aux côtés des populations de Sô-Ava, précise: « Cette barque est un joyau. Parfois les femmes veulent adopter une méthode mais n’ont pas les moyens pour se déplacer. Constituée de deux cabines identiques climatisées qui servent de salle de counseling et de soins, elle permet de répondre aux besoins des sept arrondissements de la commune de Sô-Ava. Elle est accessible aussi bien aux femmes qu’aux hommes qui s’intéressent de plus en plus à la planification familiale à cause de la réduction des grossesses non désirées ».

Résignation ou instinct de survie

« Ce n’est pas si plaisant d’opter pour les méthodes contraceptives, surtout pour nous, hommes. Mais avec la situation économique, les maladies qui circulent aujourd’hui, je n’ai pas le choix. Parfois je suis dépité de devoir porter un préservatif, mais comment faire », commente, embarrassé, Bertrand Amèdannou, jeune leader de l’arrondissement de Sazué situé dans la commune de Grand-Popo. Pour les jeunes, la passion et parfois l’inconscience font oublier toute notion de planification. Mais très vite, la crainte de voir sa vie en ruine, suite à un plaisir, ramène à la raison. « J’ai horreur des pilules et injections, c’est pourquoi j’ai opté pour le préservatif. Et même si je n’aime pas vraiment ça, pour moi, c’est un réflexe, comme un instinct de survie, pas de relation sexuelle, sans préservatif. Mon mari a plusieurs fois tenté de m’en dissuader. Il déteste les méthodes contraceptives. Mais moi, je ne vais pas me créer une autre charge après un plaisir», confie Dame Ablavi Kiti, commerçante au petit marché de Sègbohouè.
Même si certains restent réticents, les méthodes contraceptives sont, de nos jours, mieux acceptées sinon tolérées en milieu rural. «Aujourd’hui, la demande est forte. Mais nous faisons de notre mieux pour éviter les ruptures et satisfaire les populations qui sollicitent de plus en plus les produits de planification familiale, en l’occurrence le Jadelle (implants sous forme de bâtonnets souples, scellés, blancs ou blanc-cassé d’environ 43 mm de long et 2,5 mm de diamètre, insérés sous la peau) que les femmes adoptent et le préservatif pour les hommes», fait savoir la comptable du centre de santé de Zogbodomey, Euphrasie Kounoudji. Et malgré toutes les initiatives prises pour vulgariser la planification familiale, les chiffres du Fnuap relèvent un besoin non satisfait en planification familiale pour 34,6% d’adolescentes de 15 à 19 ans et 33,7% de jeunes filles de 20 à 24 ans.

Société 20 août 2019


Assemblée nationale: Les nouveaux responsables de l’administration parlementaire s’installent

Nommés le mercredi 14 août dernier par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, les nouveaux responsables de l’administration parlementaire prennent fonction. Plusieurs passations de charges se sont déroulées, ce lundi 19 août, dont celle entre le secrétaire général administratif entrant, Mariano Ogoutolou et le sortant, Thomas Dassi qui a ouvert le bal.    

Mariano Ogoutolou entre désormais dans ses fonctions de secrétaire général administratif (Sga) de l’Assemblée nationale. Il en est de même pour plusieurs autres cadres promus mercredi 14 août dernier, par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, dont Clément Houinou, nouveau secrétaire général administratif adjoint (Sgaa), Richard Sinsin, directeur de l’Unité de contrôle et d’évaluation du budget (Unaceb) et Fiacre
Vidjangninou, directeur par intérim de la Cellule d’analyse des politiques de développement de l’Assemblée nationale (Capan) cumulativement avec ses fonctions actuelles de chef service communication du Parlement. Tous ont pris officiellement service ce lundi 19 août des mains de leurs prédécesseurs. Les différentes cérémonies de passation de charges ont été supervisées par le directeur de cabinet du président de l’Assemblée nationale, Mathieu Ahouansou.
Prenant le témoin des mains de Thomas Dassi, le nouveau secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Mariano Ogoutolou a exprimé sa gratitude au président Louis Vlavonou qui lui a confié ces charges exaltantes et passionnantes, avec le consentement des autres membres du bureau du Parlement. Mariano Ogoutolou salue le président de l’Assemblée nationale surtout pour le caractère historique de sa promotion. Selon lui, c’est pour la première fois dans l’histoire de l’Assemblée nationale qu’un agent parlementaire directement recruté par l’Assemblée nationale est promu secrétaire général administratif du Parlement, le poste le plus élevé de toute l’administration parlementaire. Mariano Ogoutolou dit mesurer l’immensité de la tâche qui est désormais la sienne et promet de ne pas décevoir. Il compte y parvenir avec le soutien de tout le personnel parlementaire qu’il invite à une mobilisation  autour de sa personne pour la réussite de cette expérience inédite. « C’est au vu de cette réussite que les hommes politiques et les autorités pourront désormais faire confiance à la famille du personnel parlementaire, souligne Mariano Ogoutolou. « Le secrétariat général administratif constitue la cheville ouvrière du travail législatif qui, en fait, est un travail collectif dont l’efficacité requiert l’engagement de tous sans exclusion aucune », relève Mariano Ogoutolou. Il invite ses collègues à ne pas lui marchander leur soutien et à rester mobilisés comme un seul homme à ses côtés. Ceci, afin qu’ils forment ensemble une famille, une équipe soudée qui travaille avec rigueur et professionnalisme et qui adopte les meilleures pratiques administratives, privilégie l’intérêt général et accepte de consentir parfois les sacrifices individuels et collectifs. Outre le soutien de tout le personnel parlementaire, Mariano Ogoutolou rassure de sa volonté pour relever les défis qui l’attendent afin d’impacter positivement les missions constitutionnelles dévolues au Parlement.

Actualités 20 août 2019


Formation des avocats francophones : Le Cifaf ouvre sa 18e session de renforcement

Du 19 août au 13 septembre prochain, se tient la 18e session du Centre international de formation des avocats francophones (Cifaf). Les travaux ont été ouverts hier lundi 19 août à Cotonou par le ministre de la Justice et de la Législation, Maxime Séverin Quenum en présence du directeur du Cifaf, l’ancien bâtonnier Jacques Migan.

Venus de 16 pays de l’Afrique francophone, des avocats suivent à Cotonou une formation initiale organisée par le Centre international de formation des avocats francophones (Cifaf). Au menu de cette session de renforcement : la déontologie de la profession, le droit processuel, la pratique professionnelle avec un accent particulier sur la pratique du droit communautaire Ohada.
Pour le bâtonnier du Barreau béninois, Me Yvon Détchénou, la formation est une obligation déontologique à laquelle est astreint tout avocat. « La formation permet de progresser, de mieux appréhender les difficultés rencontrées quotidiennement dans l’exercice de notre profession. Elle permet aussi de satisfaire notre curiosité pour saisir l’évolution législative, jurisprudentielle et doctrinale qui caractérise le droit aujourd’hui et les nouveaux marchés du droit que cette évolution impose à notre pratique », va renchérir le directeur du Cifaf, l’ancien bâtonnier Jacques Migan. C’est en ce sens que les sessions du Cifaf viennent à point nommé pour aguerrir les praticiens du droit que sont les avocats.
A l’endroit des participants à cette 18e session désignés « Promotion Monsieur Bertin Cocou Amoussou », le directeur du Cifaf déclare : « Vous avez été choisis par vos barreaux respectifs pour y prendre part. Soyez-en fiers. Car désormais, vous appartenez à cette grande famille qu’est le Cifaf ». Et s’adressant au ministre de la Justice et de la Législation, il ajoute : « Le Cifaf est honoré et je me réjouis en particulier de votre présence à cette cérémonie. Cela témoigne de l’importance que le gouvernement accorde à la formation des avocats ». Il a également salué l’Ecole régionale supérieure de formation des magistrats (Ersuma) et l’Organisation internationale de la Francophonie pour leur soutien prompt et renouvelé pour l’organisation des formations du Cifaf.
Ouvrant les travaux, le ministre Maxime Séverin Quenum réaffirme d’ailleurs l’intérêt que le président Patrice Talon porte au renforcement des avocats. « La formation continue est pour les avocats ce qu’est la maintenance pour les appareils… », relève-t-il. A l’en croire, la 18e session du Cifaf s’ouvre dans un contexte particulier lié, entre autres, au dynamisme et à l’ambition du Cifaf de réussir une intégration africaine effective autour du droit communautaire. C’est pourquoi, le ministre de la Justice a exhorté ses confrères à une attention soutenue : « Je voudrais vous inviter à suivre avec le sérieux qui caractérise l’avocat. Car notre métier est celui qui nous apporte, à titres personnel et collectif, notre raison de vivre ».

Actualités 20 août 2019


Evaluation des enseignants reversés de 2008: Les gages du gouvernement

Sur fond de dialogue social, le gouvernement a impulsé le processus d’évaluation des enseignants reversés en agents contractuels de l’Etat en 2008. Cependant, certaines voix tendent à démobiliser les concernés et on note une certaine résistance, faible il est vrai, de par les échos.

Suivant un mode inclusif, le processus d’évaluation des enseignants reversés  en agents contractuels de l’Etat en 2008, intègre les points de vue défendus par les secrétaires généraux des confédérations syndicales ainsi que les responsables des syndicats sectoriels. C’est suite à une concertation dirigée par le président Patrice Talon lui-même à la Présidence de la République. Ainsi, les responsables syndicaux sont représentés dans le comité mis en place pour conduire le processus. C’est dire que rien ne se fait et ne peut se faire aux dépens des enseignants concernés, étant entendu que les défenseurs de leurs intérêts matériels et moraux veillent au grain.
Ces derniers, dans le débat qui se fait via les médias y compris les réseaux sociaux, sont les premiers d’ailleurs à exhorter les ayants cause à aller composer sans crainte, à massivement prendre part à l’évaluation, fort de la méthode participative instaurée par le gouvernement à travers la mise en place d’un comité qui gage de la bonne foi dont le processus est empreint.
D’où vient alors la résistance, faible il est vrai, à en juger par les échos, à propos de ladite évaluation, ne peut-on s’empêcher de se demander ?
Est-ce la crainte de ne pas pouvoir être à la hauteur qui se note chez certains enseignants? Possible, mais l’intérêt supérieur de la nation, que porte le gouvernement, passe avant les craintes d’un enseignant dont le niveau laisserait à désirer, car l’amélioration de la qualité de l’enseignement reste le seul objectif de ladite évaluation prévue pour le 24 août prochain.

Société 19 août 2019


Militantisme à l’ère du numérique: Amnesty International Bénin forme les jeunes

Amnesty international Bénin a clôturé, samedi 17 août dernier, à Cotonou, un forum national des jeunes de 18 à 24 ans. Ce forum animé  du 15 au 17 août dernier, a pour thème « On n’en peut plus ».

Tenu du 15 au 17 août, le forum national des jeunes est une rencontre périodique qui regroupe des jeunes membres d’Amnesty International Bénin et de la région. Ce sont des jeunes de 18 à 24 ans mobilisés pour défendre et promouvoir les droits de l’homme. Les discussions de cette année ont porté sur le thème : « On n’en peut plus ».
Selon Fidèle Kikan, directeur exécutif national d’Amnesty international Bénin, le thème est provocateur. « Je pense que vous avez tapé dans le mille, parce que, pas qu’au Bénin seul, mais aussi dans la sous-région et partout dans le monde entier, nos dirigeants s’amusent à restreindre nos libertés sur internet, et vous avez décidé de réfléchir sur l’avenir de votre droit, de militer dans ce contexte restrictif des libertés sur internet», dénonce-t-il.  Mais les discussions, les formations ainsi que les résolutions prises, estime-t-il, permettront à ces jeunes de contribuer avec les méthodes d’Amnesty et de leurs associations respectives à inverser la tendance. Car, explique-t-il, il n’est pas possible qu’on puisse survivre avec le code du numérique dans notre pays. Son souhait est que ces échanges de trois jours puissent contribuer à trouver des mots, des astuces et stratégies afin que les droits humains, le code pénal, la loi sur la grève, etc. puissent évoluer dans la droite ligne du respect des libertés.
Se disant réconforté et fier de la jeunesse engagée à Amnesty International au regard des résolutions prises, Rodrigue Noukpo, secrétaire général, promet d’assurer le suivi de leur mise en œuvre. Avant la distribution des attestations de fin de formation, ce dernier  n’a pas manqué de souligner le déséquilibre remarqué au niveau de l’effectif  des garçons et celui des filles. A cet effet, il souhaite que l’année prochaine l’effectif soit le même pour tous.

Société 19 août 2019


1013 - 1566