La Nation Bénin...
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Du 6 au 10 août, Bénin Terminal, la filiale de Bolloré Transport & Logistics en charge de la manutention portuaire au Bénin a accueilli plus d’une centaine d’étudiants de l’École nationale d’Économie appliquée et de Management (Eneam), le temps d’une visite guidée de ses installations au Port de Cotonou. L’initiative s’inscrit dans le cadre du partenariat école-entreprise qui lie les deux entités et au titre duquel diverses actions ont déjà été menées.
Après la rencontre dans les locaux de l’Eneam entre son staff et les étudiants, suivie des recrutements de certains meilleurs apprenants et le projet en cours de rénovation d’une salle de classe, Bénin Terminal accueille également sur ses installations des étudiants de l’Eneam. «Dans le cadre du partenariat entre Bénin Terminal et l’Eneam, il est prévu chaque année des visites pédagogiques. Ces visites permettent aux étudiants, futurs stagiaires ou employés de notre entité, de découvrir nos infrastructures, équipements de pointe, les technologies modernes utilisées mais aussi nos collaborateurs professionnels formés aux métiers des terminaux à conteneurs en situation réelle de travail. C’est l’occasion pour ces étudiants d’avoir des réponses à toutes leurs préoccupations, en vue de les motiver à rejoindre les équipes de Bénin Terminal, en fonction des besoins et des profils définis», a précisé
Célestin Gnonlonfoun, directeur des Ressources humaines de Bénin Terminal.
Casque ajusté sur la tête, gilet fluorescent enfilé, les visiteurs ont parcouru tous les compartiments de la plateforme de Bénin Terminal, découvrant les différentes facettes de l’activité de la manutention portuaire, sous la supervision et les explications de Arnaud Jobard, directeur d’exploitation de Bénin Terminal. De l’atelier à l’exploitation, de l’exploitation aux opérations en passant par le PC sécurité, toute l’organisation du terminal a été visitée suscitant curiosité, admiration et beaucoup de questions. Arielle, étudiante en informatique de gestion s’est émerveillée du dispositif de PC sécurité. Son condisciple Guillaume, très impressionné par les portiques de quai, a demandé à connaitre la formation qui donne accès à ce métier.
Opportunités
Si l’objectif est de répondre aux clauses du partenariat école-entreprise entre les deux institutions, il était surtout question de « montrer aux étudiants qu’il y a des opportunités d’emploi dans un cadre motivant pour favoriser l’émergence des talents à tout point de vue», a confié le directeur général de Bénin Terminal, Philippe Alexandre.
Le partenariat entre Bénin Terminal et les écoles supérieures se présente sous diverses formes. Le groupe offre aux étudiants des possibilités de stages avec des thèmes de recherches précis, présentant un intérêt pour l’entreprise mais aussi pour l’étudiant. Il s’est engagé à puiser ses agents dans le vivier de compétences des écoles partenaires et à organiser des sessions de formations ciblées sur des thématiques liées à ses activités. Il est également prévu des visites pédagogiques, des activités scientifiques et culturelles.
Opérateur du premier réseau de logistique intégré en Afrique, Bolloré Transport & Logistics multiplie les efforts et les investissements pour accélérer l’intégration de l’Afrique dans le marché mondial. Au Bénin, l’entreprise emploie près de 1300 personnes à travers cinq filiales qui déploient leurs activités dans les secteurs ferroviaire, logistique et maritime (consignation, manutention, transit). Assuré du potentiel de développement du pays, Bolloré
Transport & Logistics investit sur le long terme au Bénin.
Sa filiale Bénin Terminal, en charge de la manutention portuaire contribue à faire du Port de Cotonou la locomotive du développement économique du pays et un hub de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigeria. Les nombreux investissements ont permis de porter les capacités de Bénin Terminal au niveau des meilleurs standards internationaux et d’enregistrer plusieurs records de productivité. Bénin Terminal opère plus de 70% du trafic au port de Cotonou.

Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, a parrainé, samedi 10 août dernier, l’ouverture de la conférence sur la jeunesse à Djougou. C’était en présence des cadres et autorités politico-administratives de la région, à la Maison des jeunes de la cité des Kpétoni.
« Engagez-vous et changez les choses par vous-mêmes...» C’est le message que le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané a adressé, samedi 10 aout dernier, à l’assistance composée de jeunes, cadres et autorités politico-administratives de la région rassemblés dans le cadre de la conférence de la jeunesse sur le développement de Djougou.
Il a exhorté les jeunes à avoir confiance en eux-mêmes, d’abord en raison du potentiel qu’ils constituent et ensuite à cause de cette étape de leur vie qui doit leur servir de tremplin pour s’insérer dans la vie. Le ministre d’Etat a rappelé aux jeunes comment ils doivent s’intéresser aux affaires de la cité ou de leur collectivité pour montrer qu’ils sont indispensables.
Pour mieux illustrer son propos, le ministre d’Etat a rappelé comment en 1976, il s’est mis au service du collège de Djougou pour servir en qualité de professeur de mathématiques pour le second cycle qui n’en aurait pas disposé, n’eût été son option cette année-là. Il importe, selon lui, que la jeunesse apprenne à répondre à l’interrogation « que puis-je apporter à Djougou ? et non qu’est-ce que Djougou peut me donner ?».
Pour sa part, le premier adjoint au maire de Djougou, Amadou Idrissou, a délivré un message d’assurance en ce qu’il est fier de la jeunesse de sa commune qui fait preuve de bravoure et de confiance. Il a également fait part de ce que les autorités ne manqueront pas de jouer leur partition en matière de soutien aux résolutions qui en seront issues.
Ce n’est pas Abdou Mouhimi Zourkaneri, président du comité d’organisation, qui trahira l’engagement pour le succès de la conférence de ceux qu’il a accueillis. Le chef service administratif de l’Office de gestion du stade de l’Amitié a rappelé la position de ville carrefour de cette cité qui compte parmi les plus pauvres malgré sa situation stratégique. Ses cadres peu nombreux, révèle-t-il, ont pris conscience de l’importance de se concerter pour affronter les nombreux défis auxquels ils doivent faire face, notamment celui du développement.

La communauté musulmane a commémoré, ce dimanche 11 août, l’Aïd el-Kebir encore appelé la fête de Tabaski ou de mouton.
Au-delà de l’immolation d’un mouton en remplacement d’un homme, la célébration de la Tabaski enseigne également la soumission totale à la volonté de Dieu. L’imam central de Porto-Novo, Houzéifat Amzat qui a présidé, ce dimanche 11 août, la grande prière consacrant le lancement de la fête de l’Aïd el-Kebir dans la ville capitale, a rappelé cet enseignement coranique dans son sermon qu’il prononce successivement, en française, yoruba et arabe. Pour lui, cette soumission totale à Dieu passe par la culture des valeurs telles que l’humilité, la piété, la sagesse, le pardon, la patience et le sacrifie de soi. Mieux, celle-ci doit se traduire par le don de soi, de son autorité, de ses biens et de sa fortune en tout temps et en tout lieu, insiste le célébrant. Ces valeurs doivent guider tout musulman dans ses actes et ses relations notamment envers le créateur et les autres créatures, poursuit l’imam central de Porto-Novo. « Nous devons nous soumettre à la volonté de Dieu face à toute épreuve que nous subissons, y résister et ne pas ébranler notre foi et notre croyance, celle de notre famille et de nos communautés », exhorte Houzéifat Amzat.
En cette période de fête, le célébrant a conseillé aux fidèles musulmans d’éviter de tomber dans les excès qui peuvent invalider leurs actes de piété, de pardon et de sagesse auprès de Dieu. L’autre temps fort de la prière est l’immolation du mouton par l’imam central de Porto-Novo. Il a en effet tué symboliquement sur place trois béliers pour donner le top de la fête. Houzéifat Amzat a invité les fidèles qui en ont la possibilité de s’acheter une bête, d’en faire autant chez eux, en signe de reconnaissance à Allah. Mais il n’a pas manqué de rappeler les prescriptions du coran qui recommande que la viande du mouton immolé soit partagée en trois parties : une partie pour la famille, et les deux autres pour les proches et les pauvres.
Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, le message du muezzin au cours de la grande prière témoigne de ce que la religion musulmane est une confession de paix, d’humilité, de pardon et de tolérance. Autant de valeurs dont a besoin, selon Louis Vlavonou, en ce moment, le Bénin, pour la consolidation de l’unité et de la fraternité. Le deuxième adjoint au maire de Porto-Novo, François Ahlonsou, a abondé dans le même sens. Il salue aussi la teneur du sermon de l’imam qui appelle surtout à la conjugaison des efforts des uns et des autres pour un meilleur vivre-ensemble à Porto-Novo?
Thibaud C. NAGNONHOU A/R Ouémé-Plateau
Malanville sacrifie à la tradition
C’est parés de leurs plus beaux habits que les fidèles musulmans de Malanville ont pris d’assaut la grande mosquée et ses alentours. Pour rallier les lieux où l’imam Mustapha Ibrahim a officié la grande prière, ce n’était pas facile de se frayer un passage. La cérémonie a connu la présence du maire Inoussa Dandakoè et des membres de son Conseil communal.
Après les deux rakats, l’imam est revenu sur les origines de la fête. Elle est, a-t-il indiqué, un moment de louanges, d’obéissance et de soumission comme Ibrahim l’a fait à Allah. C’est l’occasion, selon lui, de bienfaisance envers le créateur et de chercher à bénéficier de son aide pour une meilleure pratique de l’islam. Il a ensuite exhorté à beaucoup plus de sacrifice pour Allah et le pour pays. L’imam a ensuite procédé à l’immolation de son bélier gras, accordant ainsi l’autorisation aux fidèles d’aller accomplir le même geste, une fois de retour chez eux.
Aux côtés des autres fidèles, le maire Inoussa Dandakoè a également imploré le Tout-puissant miséricordieux à veiller sur le Bénin et ses dirigeants. Il a invité ses administrés à faire preuve de beaucoup de solidarité et d’union. Pour le développement de Malanville, a-t-il rassuré, personne ne sera de trop. Il a rendu hommage au chef de l’Etat pour tout ce qu’il fait afin que Malanville puisse bénéficier du minimum qu’il lui faut, pour le mieux-être de ses populations.
Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori
La foi au service de la paix à Natitingou
L’imam de la mosquée centrale de Natitingou, El Hadj Nourou Dine Sanni s’est appesanti dans son exhortation, à l’occasion de la prière marquant l’Aïd el Kébir, sur la foi en Dieu qui doit permettre d’éviter les mauvais actes.
Par ailleurs, toute la communauté doit cultiver la paix, explique El Hadj Nourou Dine Sanni. Car il n’y a pas de développement sans la paix. S’il est vrai que chacun est libre dans sa croyance religieuse cette dernière procure du respect au croyant. Respect pour Dieu et vis-à-vis de ses semblables. La croyance confère une bonne orientation du fidèle qui ne doit pas s’inscrire dans des actes indignes.
El Hadj Nourou Dine Sanni a également invité les croyants à vouer du respect à leurs géniteurs. Il importe, selon l’imam, qu’on s’occupe d’eux. « Les parents sont en première position; c’est eux qui nous ont donné la vie. Si nous leur désobéissons, nous n’allons pas réaliser nos rêves », conseille-t-il.
Le préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, exprime sa joie de venir soutenir la communauté musulmane à l’occasion de cette fête. D’obédience catholique, elle témoigne sa gratitude à l’imam central qui accompagne les autorités politico-administratives dans l’éducation des populations. Pour elle, la bonne disposition de l’homme de Dieu concourt à la cohabitation religieuse, toutes choses qui garantissent la paix. Toutefois, elle a invité les jeunes et toute la communauté en fête à ne pas dépasser les bornes en s’enivrant.
Des conseils sur lesquels rebondit le maire de Natitingou, Eric Christophe Pontikamou. « Vous ne pouvez pas faire le développement avec des gens qui ne craignent pas Dieu. A voir ce que fait la religion, il importe de lui témoigner sa reconnaissance pour cette contribution qui concourt à la manifestation de la paix », rappelle le maire. Car, relève Eric Christophe Pontikamou, l’imam a exhorté au pardon, à la tolérance et au développement.
Le maire a, pour finir, conseillé aux populations la courtoisie en circulation et la modération dans la mesure où après la fête, la vie devra continuer pour le relèvement des nombreux défis qui demeurent.
Didier Pascal DOGUE AR/Atacora-Donga

Les députés ont approuvé, ce jeudi 8 août, le budget de leur institution au titre de l’exercice 2020 estimé à la somme de 13 928 749 880 F Cfa. Ils saluent tous la qualité de ce budget qui serait austère et responsable.
Le budget de l’Assemblée nationale exercice 2020 est désormais connu. Il est d’un montant de 13 928 749 880 F Cfa contre 15 751 989 000 FCfa en 2019 et 14 056 442 592 F Cfa en 2018. Les prévisions budgétaires comprennent les dépenses réparties prenant en compte celles du personnel et les achats de biens et services pour un montant de 10, 040 milliards FCfa, les dépenses non réparties et celles des biens et équipements socio-administratifs.
Les grandes masses du budget ont été présentées par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, appuyé des 1er et 2e questeurs du Parlement à savoir respectivement Boniface Yèhouétomè et André Okounlola. Cette baisse des prévisions budgétaires par rapport surtout à l’année 2019 s’explique par la suppression des dépenses exceptionnelles liées à la fin de la 7e législature notamment le sevrage des députés non réélus, celui du personnel contractuel sortant des membres de la conférence des présidents et des responsables politico-administratifs; le renouvellement du véhicule des membres de la conférence des présidents, la prime d’installation des députés de la 8e législature et autres, a expliqué le président de l’Assemblée nationale. Ce montant de 13 928 749 880 F Cfa a été arrêté après amendements du projet de budget initialement proposé par le bureau du Parlement. Lequel est de 13 894 749 880 F Cfa. Un premier amendement vient des députés Augustin Ahouanvoèbla et Adam Bagoudou qui ont plaidé pour la dotation d’un montant de 30 millions F Cfa pour le fonctionnement et la dynamisation de la Cellule d’analyse des politiques de l’Assemblée nationale (Capan). Le second a été initié par le député Gibert Bagana qui a suggéré qu’ue prime spécifique soit accordée à tous les assistants des commissions permanentes évaluées. L’incidence financière s’élève à 5,4 millions F Cfa. Les deux amendements ont été jugés pertinents et pris en compte par les deux questeurs. Les 35,4 millions FCfa ont porté le projet de budget initial à la somme de 13 928 749 880 F Cfa adopté par l’unanimité des députés.
Avant ce vote, les députés ont félicité le président de l’Assemblée nationale et les deux questeurs pour la qualité du document élaboré. Le député Bio Sina Gounou salue surtout ce budget qui sauvegarde tous les avantages des députés ainsi que ceux des travailleurs de l’Assemblée nationale, qu’ils soient civils ou militaires. Il sera appuyé par son collègue Gildas Agonkan qui trouve le budget cohérent, rigoureux et responsable.
Des soucis pour Houngbédji ?
Le député de l’Union progressiste (Up) de la 23e circonscription électorale se dit davantage sidéré par le document présenté d’autant qu’il vient mettre fin à certaines intoxications faisant état de ce que les députés de la 8e législature s’offrent des indemnités mirobolantes ou dilapident les ressources de l’Etat en accordant même de salaire à leurs suppléants. Il n’en est absolument rien, martèle le député qui plaide pour l’informatisation de la gestion administrative et financière de l’Assemblée
nationale avec un logiciel précis, afin d’éviter à l’institution les dettes énormes qu’elle traine aujourd’hui. Parlant de dette, le député Augustin Ahouanvoèbla invite ses collègues députés à serrer les ceintures. Cela permettra au Parlement de parvenir à apurer les ardoises incroyables laissées par la législature passée et qui concernent les avantages et autres primes des députés et du personnel parlementaire, mais aussi des prestataires qui s’élèvent à plus de quatre milliards F Cfa de dettes. Augustin Ahouanvoèbla exige que des mesures soient prises pour que ceux qui ont occasionné ces dettes sous la septième législature puissent s’expliquer et en répondre s’il y a lieu.
Abdoulaye Gounou s’est voulu plus amer et grave. Il propose qu’une commission d’enquête parlementaire soit mise sur pied pour contrôler la gestion de la septième législature et crever l’abcès, voir ce qui a conduit aux difficultés financières de
l’Assemblée nationale depuis juin 2018 jusqu’à ce jour, alors que, dans le même temps, le gouvernement libère à temps au Parlement toutes les dotations prévues. « Il faut que l’Assemblée nationale qui contrôle la gestion des autres puisse donner aussi le bon exemple », insiste
Abdoulaye Gounou. Celui-ci dénonce la gestion des fonds publics sous la septième législature présidée par Me Adrien Houngbédji et qui a fini son mandat le 15 mai dernier. Les deux questeurs de l’Assemblée nationale rassurent leurs collègues de ce que toutes les dettes relatives aux primes et autres avantages dus aux députés ou aux travailleurs civils et militaires hérités par la huitième législature, seront apurées avant la fin de l’année 2019. Mais les autres ardoises concernant les dettes des prestataires de services tels que la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), la Société nationale des eaux du
Bénin (Soneb), les Impôts et autres ne pourront pas être prises en compte maintenant. Ils appellent ces créanciers à la patience ; le temps pour le Parlement de prendre langue avec le gouvernement pour voir comment ces dettes pourront être réglées.
Il faut souligner que le budget de l’Assemblée nationale exercice 2020 adopté ce jeudi, sera ensuite transmis au ministre de l’Economie et des Finances pour être incorporé au projet de loi de finances de l’Etat gestion 2020 avant son adoption par le Conseil des ministres et sa transmission au Parlement pour examen et vote.
Florentin Tchaou installé
Florentin Tchaou, suppléant du député démissionnaire, Me Abraham Zinzindohoué, siège désormais à l’Assemblée nationale. Il a été officiellement installé dans ses fonctions par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, en marge de la séance plénière de ce jeudi 8 août au Parlement. Florentin Tchaou a pris siège en lieu et place de Me Abraham Zinzindohoué pour poursuivre le mandat de ce dernier qui a démissionné du Parlement, lundi 6 août dernier, afin de mieux se concentrer, dit-il, sur ses attributions au niveau du Parti de l’Union progressiste.
Th. C. N.

Les cadres du ministère de l’Economie numérique et de la Communication ont été conviés, ce jeudi 8 août, à Cotonou, à l’évaluation de l’exécution au 30 juin 2019 de leur plan de travail annuel. A cette occasion, la directrice adjointe de cabinet, Opportune Quenum, représentant la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, a invité les participants à analyser sans complaisance les réalisations, relever les points faibles afin de proposer des solutions appropriées.
L’exécution efficace et efficiente du Plan de travail annuel 2019 préoccupe les cadres du ministère de l’Economie numérique et de la Communication qui ont pris part, ce jeudi 8 août, à Cotonou, à l’atelier sur la revue de l’exécution du Plan de travail annuel au 30 juin 2019. Selon Opportune Quenum, directrice adjointe de Cabinet, représentant la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, cette évaluation qui fait suite à celle d’avril dernier est d’une importance capitale. Elle traduit dans le concret les nobles ambitions des cadres pour les sous-secteurs de l’Economie numérique, de la Poste et de la Communication. « Qu’il vous souvienne, en avril dernier, nous avons tenu la revue d’exécution du Pta au 31 mars du
ministère et c’est heureux qu’en ce jour, nous nous retrouvions pour le même exercice », se réjouit-elle.
A l’en croire, au terme du deuxième trimestre de l’année, il convient, conformément aux exigences de la gestion axée sur les résultats, de procéder à une nouvelle revue de l’exécution du Pta. Pour la directrice adjointe de cabinet, c’est le lieu d’apprécier non seulement les progrès enregistrés depuis la dernière revue mais aussi d’analyser les difficultés rencontrées afin de dégager les approches de solutions pertinentes. « Il s’agit pour chacun de bien accomplir sa mission afin que les populations puissent profiter des opportunités que leur offre l’économie numérique », a-t-elle ajouté. Face à l’enjeu que constitue la revue du Pta, la Dac invite les participants à examiner et à analyser sans complaisance les réalisations des projets et des structures du ministère afin d’apprécier leur performance ».
Au nom de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, elle convie les participants à identifier les goulots susceptibles de freiner la bonne évolution des activités et à proposer des actions appropriées. Exprimant son insatisfaction par rapport aux performances réalisées, la représentante de la ministre souhaite que les échanges aboutissent à des propositions qui vont renverser ces tendances afin que le ministère de l’Economie numérique et de la Communication produise de meilleurs résultats à la fin de l’exercice budgétaire. « Avec les faibles taux d’exécution physique et financière respectifs de 23% et
28, 79%, nous sommes loin de ce qui est attendu dans le secteur de l’Economie numérique », regrette-t-elle.
Pour le directeur de la Programmation et de la Prospective, Marius Atayi-Guèdègbé, cet atelier est particulier pour plusieurs raisons. Il consacre d’une part l’examen du bilan à mi-parcours du Pta et d’autre part, il intervient dans un contexte de performances mitigées et de l’actualisation du Pta du ministère par le Bureau d’analyse et d’investigation de la Présidence. A l’en croire, cette actualisation est intervenue le vendredi 2 août dernier suite aux besoins de réaménagements de certaines activités du Pta exprimés par les différentes structures. « Nous devons trouver les bonnes pistes pour réaliser le Pta actualisé afin de pouvoir atteindre 80 % au minimum à la fin de l’exercice », a-t-conclu.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 7 août 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation d'adhésion, de la Convention d'Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, adoptée à Rome, le 24 juin 1995.
Notre pays a entrepris des démarches pour la restitution de biens précieux de son patrimoine culturel détenus à l'étranger pour diverses raisons.
A cet effet, le recours aux instruments internationaux relatifs à la protection des biens culturels, prévus dans ce cadre, est indispensable.
Or, la Convention d'Unidroit sur les biens culturels volés ou illicitement exportés, instrument majeur dédié à cette problématique, ne figure pas dans l'arsenal des textes internationaux auxquels le Bénin a souscrit.
Cette Convention a procédé à une uniformisation des règles de droit international privé applicables à ces cas de figure, particulièrement les règles relatives entre autres, à la qualification des situations, aux délais d'action et de prescription, aux modalités de règlement.
Les ministres chargés du suivi du processus engagé à cette fin avec les pays partenaires veilleront à l’aboutissement de la procédure d'adhésion à ladite Convention.
Communications.
II-1. Sélection du cabinet japonais Architect Endo Takeshi et Associations Co Ltd, pour la maîtrise d'œuvre complète des travaux de construction de l'hôpital de zone Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété (3A), de l'hôpital de référence de Ouidah et de l'extension de l'hôpital de zone d'Allada-Toffo-Zè.
En exécution de la décision du Conseil des ministres en date du 27 mars 2019, le ministre de la Santé a engagé les négociations avec le cabinet Architect Endo Takeshi en vue de :
- la construction et l'équipement d'un hôpital de 150 lits dans la zone sanitaire Adjarra/Avrankou/Akpro-Missérété ;
- la construction et l'équipement d'un hôpital de référence de 150 lits à Ouidah ;
- l'extension et l'équipement de l'hôpital de zone d'Allada/Toffo/Zè dans le cadre de sa transformation en centre hospitalier universitaire avec l'ouverture des services de réanimation, de grands brûlés, de traumatologie et de salles de cours.
Les négociations qui ont été conduites ont permis de retenir ce cabinet pour la maîtrise d'œuvre complète de ces différents projets et constituent une étape importante en vue de la construction des infrastructures sanitaires ci- dessus énumérées.
Le ministre de la santé et les autres ministres intervenant dans la mise en œuvre du projet sont instruits de signer le contrat de marché et de veiller à sa bonne exécution.
II-2. Mise en place d'un système d'information pharmaceutique intégré (plateforme e-pharmacie).
Ce système permettra d'optimiser et de sécuriser la traçabilité des médicaments tout au long du circuit qu'ils effectuent. Ainsi, chaque médicament pourra être suivi du laboratoire jusqu'au patient et, ce faisant, sa qualité et son intégrité seront garanties depuis la fabrication jusqu'à la dispensation par le pharmacien.
Le gouvernement, en faisant de la lutte contre les faux médicaments son cheval de bataille, veut assurer la fiabilité du médicament en corrigeant les insuffisances du mécanisme actuellement déployé par la Centrale d'achat des médicaments essentiels et consommables médicaux (Came).
Le nouveau dispositif à déployer intègre :
- le réseau logistique qui permet d'interconnecter tous les acteurs de l'écosystème pharmaceutique;
- la plateforme centrale qui recueille toutes les informations nécessaires à la traçabilité du médicament ;
- les outils nécessaires à la sérialisation et la digitalisation.
Pour ce faire, le ministre de la Santé engagera les négociations avec des sociétés spécialisées dans le domaine en relation avec la ministre de l'Economie numérique.
II-3. Evaluation des enseignants reversés en Agents contractuels de l'Etat en 2008 au primaire et au secondaire général.
Les différents diagnostics des sous-secteurs de l'Enseignement primaire et secondaire général ont révélé, sur les dix dernières années, un faible niveau de performances des élèves. Cette situation s'explique entre autres par la qualité de l'enseignement dispensé et par le manque d'enseignants qualifiés.
C'est donc dans le but de fournir une meilleure formation aux apprenants, en s'assurant de la qualification des animateurs de l'école, que le gouvernement a décidé d'organiser cette évaluation. Elle vise principalement à identifier les besoins en renforcement de capacités des enseignants concernés afin d'y apporter des réponses appropriées.
Pour ce faire, elle consistera en des compositions dans les disciplines enseignées. Ainsi, à la maternelle, l'évaluation portera sur une épreuve d'Etude de cas en pédagogie appliquée. Au primaire, il s'agira d'une épreuve (deux sujets au choix) d'Etude de cas en pédagogie appliquée et d'une épreuve de mathématiques.
Pour les enseignants du secondaire, l'épreuve permettra d'évaluer les connaissances théoriques et professionnelles dans les matières enseignées en fonction des cycles où ils interviennent.
En autorisant la tenue de cette évaluation pour le samedi 24 août 2019 sur toute l'étendue du territoire national, le Conseil tient à rappeler qu'elle est obligatoire et que les enseignants qui ne s'y soumettraient pas seraient responsables des conséquences qui découleraient de leur attitude.
En conséquence, il invite tous les enseignants concernés à y prendre part et les rassure que toutes les dispositions sont prises pour le bon déroulement des compositions.
II-4. Compte rendu d'actes de vandalisme sur des équipements publics munis de système d'alimentation solaire.
Le ministre des Infrastructures et des Transports a fait au Conseil, un compte rendu relatif à la recrudescence, dans nos contrées, de vols de batteries et accessoires de lampadaires ou autres équipements publics dotés de système d'alimentation solaire.
Un tel fléau qui prend une ampleur inqualifiable est déplorable et condamnable à tous égards. Il crée de graves préjudices non seulement à l'Etat, mais aussi et surtout aux communautés bénéficiaires de ces investissements réalisés à des coûts élevés, avec les fonds du contribuable.
Le Conseil saisit l'occasion pour rappeler aux auteurs de ces vols et à leurs receleurs, que ces faits repréhensibles, qui traduisent une certaine faillite morale, seront réprimés avec la dernière rigueur.
Aussi, exhorte-t-il les populations à assurer une surveillance citoyenne de ces biens communs et à dénoncer tout individu coupable ou complice de tels actes de vandalisme.
Les ministres en charge de l'Intérieur et de la Justice sont formellement instruits à cet effet.
II-5. Restructuration de la Société d'Exploitation du Guichet unique du Bénin (Segub Sa).
A la suite d'un accord conclu le 30 juillet 2019 avec le partenaire technique qui en assurait l'accompagnement, l'Etat est devenu l'actionnaire unique de la société.
L'administration provisoire mise en place par une décision de justice étant arrivée à terme, il convient d'installer de nouveaux organes d'administration et de direction de la société.
A cet effet, le Conseil d'administration aura pour mission de proposer au gouvernement un plan de restructuration de la société, dans le nouveau contexte de dématérialisation des opérations douanières et portuaires.
D'ores et déjà, ledit Conseil a proposé au Conseil des ministres qui l'a entérinée, la nomination de monsieur Isidore Codo au poste de directeur général de la société.
II-6. Compte rendu du drame survenu sur le lac Ahémé.
Le Conseil a été informé du drame survenu sur ledit lac le lundi 5 août 2019 et qui a occasionné 13 cas de mort par noyade.
En déplorant ce triste événement qui endeuille la localité et la nation entière, le Conseil recommande aux populations et aux tenanciers de barques de transport fluvio-lagunaire, une plus grande prudence.
Aussi, en attendant la mise en œuvre intégrale des mesures prises le 10 avril 2019 relativement à la sécurité de la navigation sur nos plans d'eau intérieurs, invite-t-il les élus locaux et les populations à faire preuve d'une vigilance accrue pour éviter la répétition de tels drames.
Ill- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé la participation du Bénin au 7e sommet de la conférence internationale de Tokyo pour le développement de l'Afrique (Ticad7) à Yokohama, Japon, du 28 au 30 août 2019.
Fait à Cotonou, le 7 août 2019.
Le secrétaire général du
gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro

Les parties prenantes du projet sur les principaux outils d’évaluation environnementale renforcent leurs capacités à Cotonou dans le cadre d’un atelier de deux jours démarré hier mercredi 7 août. Les participants vont, à l’occasion, s’outiller en vue d’élaborer de meilleurs rapports sur l’état de l’environnement au Bénin.
L’objectif de l’atelier sur les principaux outils d’évaluation environnementale est de faire connaître les exigences environnementales des partenaires ou celles d’autres pays, contribuer à améliorer l’établissement par l’Etat béninois des rapports sur l’état de l’environnement, d’après les explications du directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, Sourou Louis Bossa, représentant le ministre. Ce qui fera des participants, des cadres outillés dont l’expertise intègre les standards internationaux en matière d’évaluation environnementale qui s’affirme de jour en jour en lien avec l’évolution des technologies. L’atelier s’inscrit dans le cadre du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement en lien avec les objectifs de développement durable et la mise en place d’un système d’informations statistiques, coordonné par Ibila Djibril. Selon ce dernier, l’évaluation environnementale conduit à prendre en compte l’environnement dans son ensemble à savoir la biodiversité, le climat, l’eau, l’air, le sol, les terres, le paysage, la santé humaine, les biens matériels, le patrimoine culturel… ainsi que les interactions entre les différents facteurs.
Au nombre des principaux outils d’évaluation, il y a l’étude d’impact environnemental, l’audit environnemental, la procédure d’audience publique sur l’environnement et les plans d’urgence. « Ces différents outils en vigueur au Bénin seront méthodiquement abordés et commentés par ceux utilisés par nos partenaires tels que la Banque mondiale, le Fonds pour l’environnement mondial (Fem), le Fonds vert pour le climat et le Fonds d’adaptation », a expliqué le représentant du ministre. Louis Bossa indique que la raison d’être de toute évaluation environnementale est d’évaluer suivant les cas, l’ensemble des impacts d’une politique, d’un programme ou d’un projet sur l’environnement dans l’optique de mettre en œuvre, le plus en amont possible, une démarche d’évitement, de réduction et de compensation (Erc) de ces impacts, de pouvoir justifier les choix et de présenter des alternatives pertinentes.
In fine, l’évaluation environnementale doit permettre d’éclairer utilement le public et l’autorité décisionnaire quant à la pertinence non seulement économique et sociale d’un projet mais aussi et avant tout environnementale. Au-delà d’une exigence légale suite à la loi 98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l’environnement en République du Bénin, poursuit-il, le principe d’évaluation découle d’un consensus international consacré par le Sommet de la planète terre de Rio de 1992 mais dont les éléments précurseurs ont été essentiellement l’œuvre de l’Agence américaine de protection de l’environnement. Soulignons que l’atelier se déroule sous la conduite d’un collège de quatre experts n

Une délégation de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) a été reçue en audience, mardi 6 août dernier, par le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Conduite par le directeur général par intérim de l’Office, Bertin
Sowakoudé, ladite délégation est allée informer Rémi Prosper Moretti de la célébration sous peu du cinquantenaire du quotidien national d’information et solliciter à cet effet son soutien.
La direction générale de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip) poursuit sa randonnée auprès des institutions de la République dans le cadre des préparatifs des noces d’or du quotidien national d’information. En effet, une délégation de l’Onip, conduite par son directeur général par intérim, Bertin Sowakoudé, était, mardi dernier, au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac).
Au cours de cette rencontre, le directeur général par intérim de l’Onip et sa suite ont, tout d’abord,adressé leurs félicitations à Rémi Prosper Moretti pour sa désignation à la tête de l’institution de régulation des médias.« Nous lui avons également souhaité plein succès dans sa mission républicaine. Et que sous son mandat, la presse publique connaisse un avancement, mieux que par le passé», a déclaré Bertin Sowakoudé au terme de la rencontre.Il a également souhaité que la Haac accompagne l’Onip, notamment le quotidien « La Nation » dans sa mission régalienne, et l’aide à saisir les opportunités du numérique qui se présentent aujourd’hui dans le paysage médiatique.
Concernant le principal sujet, objet de l’audience, le premier responsable de l’Onip rappelle que le journal « La Nation », en tant que quotidien national a eu 50 ans d’existence le
1er août dernier, et que cet événement mérite d’être célébré. «Nous sommes venus porter l’information au président de la Haac qui est l’institution de régulation des médias, recevoir de lui des conseils avisés pour la bonne organisation de l’événement et solliciter son accompagnement en vue de la réussite de cette célébration», a confié Bertin Sowakoudé.
La séance s’est bien déroulée et la délégation de l’Onip en est sortie très satisfaite. En témoignent d’ailleurs les propos du directeur général par intérim : « Il nous a prodigué d’importants conseils dont on tiendra compte pour la commémoration de l’événement, et aussi dans la conduite de nos activités ». Mieux, Bertin Sowakoudé informe que le président de la Haac a promis d’accompagner l’Office sur tous les plans, dans la mesure du possible, pour que la célébration du cinquantenaire du quotidien national soit une réussite n

Les agricultrices de l’Atlantique connaissent de jours meilleurs grâce à l’Agence territoriale de développement agricole (Atda) pôle 7 et des partenaires agricoles. Ces acteurs œuvrent inlassablement pour l’autonomisation des femmes.
Adjohoun-Togoh, à environ 20 km du centre-ville d’Allada. Il faut s’armer de courage pour arpenter le long sentier menant à la ferme où travaillent Sidoine Otchéré, directrice de l’Association pour le futur de l’Afrique (Afa) et ses collaboratrices. Ces femmes doivent leur réputation à la production du maïs et de l’ananas.
Sous le chaud soleil qui dardait ses rayons en cet après-midi du mercredi 3 juillet, elles étaient à pied d’œuvre dans le champ de maïs érigé sur une dizaine d’hectares. Ce champ ne représente qu’une infime partie du grand périmètre qui abrite la ferme de diverses autres productions animales et végétales.
La main-d’œuvre est essentiellement féminine. Dix femmes permanentes et quarante saisonnières y sont mobilisées.Leur chiffre d’affaires évolue en fonction de la motivation et de l’appui dont elles bénéficient de la part des partenaires agricoles.
Avec l’avènement des Agences territoriales pour le développement agricole (Atda) a sonné l’heure du succès chez elles.
« L’Atda 7 suit l’évolution de nos activités et apporte des appuis techniques pour de meilleurs rendements; ce dont nous nous préoccupions très peu autrefois»,explique, sourire aux lèvres, la directrice de l’Afa. « En 2018, nous avions fait une production d’ananas de 5 hectares. Avec l’apport de l’agence, nous avons atteint 10 hectares cette année», témoigne-t-elle. Leur vision, c’est d’atteindre une production d’au moins 20 hectares en 2021 si elles bénéficiaient d’équipements techniques modernes.
Si les femmes d’Adjohoun-Togoh s’appuient sur la filière maïs pour s’imposer, celles de Houègbo excellent dans la production et la transformation de l’ananas. Martine Mègnon est la trésorière de la Coopérative Gnonnan. Elle et ses collègues essayent, vaille que vaille, d’asseoir leur notoriété. Elles ont étendu leurs domaines grâce aux appuis de l’Atda 7 au point où certaines d’entre elles sont arrivées à doubler, tripler, quadrupler la superficie de leurs champs, voire plus.
« Nous sommes passées d’un demi-hectare à trois hectares; nous sommes à même de contribuer efficacement aux dépenses de nos ménages aujourd’hui et nos enfants déscolarisés retrouvent le chemin de l’école», illustre fièrement Martine Mègnon. Cela se ressent également sur l’économie locale.
« En termes de main-d’œuvre, nous nous tournons vers les jeunes sans emploi et cela les soulage », fait savoir la trésorière de la Coopérative Gnonnan.
Difficultés techniques
Tout n’est pas rose dans l’univers de ces femmes. Des difficultés techniques plombent leurs efforts. Elles doivent batailler dur pour accroître leurs revenus, car la pratique est encore manuelle.
« Contrairement aux hommes, nous ne disposons pas de tricycles, de bottes, d’équipements modernes…; l’accès à l’eau est aussi un vrai souci. Nous sommes obligées de recourir aux ouvriers pour nous renforcer dans les champs; cette situation fait baisser nos rendements », déplore Martine Mègnon.
A cela s’ajoutent les coups bas. Elles doivent être sur le qui-vive avant de jouir des fruits de leurs récoltes. « Nos maris ne nous soutiennent pas; les voleurs aussi nous dépossèdent de nos récoltes lorsqu’ils savent qu’un tel champ appartient à une femme », relate la trésorière de la Coopérative Gnonnan qui totalise quatorze années dans le domaine. Ses collègues
Julienne Dossa, Georgette
Houédanou, Solange Adankpétodé, Célestine Djessoukpo… subissent également les mêmes affres.
Les activités programmées en faveur de la filière ananas au niveau de l’Atda 7 pour le premier semestre 2019 ont impacté seulement 16 femmes sur 110 prévues, soit 11,81%. Les raisons sont liées aux difficultés matérielles et financières.
Dans les deux localités, les modes d’accès à la terre s’apparentent au contrat de bail. Les agricultrices de Houègbo sont conscientes qu’elles émergeraient si elles avaient bénéficié de terre en héritage et si elles avaient plus de pouvoir décisionnel. Les mutations en matière de genre ne sont pas encore une réalité dans la localité. Les tabous sociaux ont toujours droit de cité.
« Certains hommes nous découragent en nous expliquant que notre avenir n’est pas dans l’agriculture. A un moment donné, moi j’étais obligée de cultiver en cachette parce que mon mari ne me le permettait pas», confie Célestine Djessoukpo, membre de la coopérative Gnonnan.
Le grain de bonheur
La plupart des femmes membres de la coopérative Gnonnan, tutoient en moyenne sept années dans l’agriculture. Elles peinent cependant à se projeter dans le futur du fait des difficultés et du manque d’accompagnement de leurs conjoints.Heureusement, une bonne volonté à leur chevet : l’Agence territoriale de développement agricole, pôle 7 (Atda 7). Mesure phare du Programme d’action du gouvernement (Pag), les Atda s’inscrivent dans une dynamique nouvelle de promotion des filières agricoles. Elles visent à valoriser les potentialités agricoles à travers des zones relativement homogènes. Le pôle de développement agricole 7 prend en compte l’Ouémé, le Littoral, l’Atlantique et le Mono. Les filières ciblées sont l’ananas, l’aquaculture, la riziculture, le maïs, le manioc, le palmier à huile, le petit élevage.... Les femmes se positionnent sur chacune de ces filières pour les valoriser. L’avènement des Atda les conforte. « La réforme qui a consacré la création de ces agences fait le bonheur de la femme parce que les Carder que ces agences ont remplacés avaient pour vocation de réduire la pauvreté sans vraiment l’anéantir tandis que les Atda ambitionnent de créer de la richesse », explique le point focal genre de l’Atda pôle 7, François Adjallala. De ce fait, toutes les stratégies que l’agence met en œuvre en milieu rural profitent aux femmes productrices, transformatrices et celles qui commercialisent les produits agricoles.
La mission des Atda, c’est d’accroître la productivité et la production. Leurs actions ont des impacts positifs sur la situation des femmes. « L’amélioration des revenus des actrices est nette par rapport au temps du Carder dans la mesure où elles détiennent désormais la technologie », apprécie-t-il.
Nina Dessouassi, chef division surveillance alimentaire et nutritionnelle à la Direction départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de l’Atlantique (Ddaep), renchérit : « Tout récemment, les Atda ont accompagné les mères des enfants malnutris dans la mise en place des jardins familiaux en vue de les aider à lutter contre la malnutrition ».
Les Atda ne sont pas les seules à faire le bonheur des femmes. D’autres partenaires sont aussi présents sur le terrain. Dans ce cadre, la fondation Konrad Adenauer Stiftung apporte des réponses aux difficultés d’accès des femmes au foncier. Là-dessus, les langues se délient pour apprécier le contenu des formations que la fondation initie en faveur des femmes.
D’autres efforts en appui au Pag
«La fondation Konrad Adenauer ose aborder un sujet tabou au regard des pesanteurs sociologiques ; elle a brisé la glace en nous formant sur des thématiques difficiles dans nos milieux. Nous sommes suffisamment aguerries pour sensibiliser les acteurs », signale Nina Dessouassi, toute émue. Elle poursuit : « Nous notons beaucoup de changements aujourd’hui dans le rang des garants de la tradition grâce aux formations et aux sensibilisations de la fondation; l’octroi et la sécurisation des terres deviennent progressivement une réalité».
Les actions de la fondation sont perçues comme un gage de réussite du volet agricole du Programme d’action du gouvernement en milieu rural. C’est tout décontracté que le directeur départemental de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de l’Atlantique, Dognon Hubert Tchoukpéni, évoque la pertinence des initiatives de la fondation: « Leurs actions en matière d’accès des femmes à la terre participent de la réalisation du Pag dans la mesure où les bénéficiaires contribuent largement à la production des filières phares de notre pôle, à savoir l’ananas, les cultures maraîchères et la pisciculture grâce aux notions que la fondation leur donne ». Il poursuit: « Les femmes assurent le relai des formations en matière d’accès à la terre. Elles éveillent les consciences sur le partage de l’héritage foncier ».
Donner plus de moyens aux femmes
En dépit de toutes les diligences et sensibilisations, l’accès des femmes à la terre demeure encore un challenge. « La plupart des terres sont thésaurisées. Nous prenons les dispositions pour sensibiliser les sages et les élus locaux sur la nécessité de libérer la terre au profit des jeunes et des femmes qui représentent la grande proportion du monde rural ; cela permettra d’accroître leur chance d’accéder aux opportunités», relève le point focal genre, François Adjallala, exhortant les femmes à prendre leurs responsabilités.
Les filières ananas et maïs font partie des priorités de développement agricole 2017-2021. Selon le document de synthèse sur les orientations stratégiques agricoles du Bénin 2017-2025, le gouvernement ambitionne d’augmenter le rendement de l’ananas de 60 à 80 tonnes/hectare et de porter le niveau d’exportation vers l’Union européenne à 24 000 tonnes. En ce qui concerne le maïs, le gouvernement compte aussi améliorer le rendement à 1,5 tonne/hectare et augmenter la production du maïs grain à 1 800 000 tonnes. La contribution des femmes à l’atteinte de ces objectifs est immanquable si davantage d’efforts sont consentis à leur égard .

Une transformation structurelle de l’agriculture béninoise s’opère depuis 2016, avec à la clé des performances remarquables, notamment au niveau de la production cotonnière et des céréales. Gaston
Dossouhoui, ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, revient ici sur les stratégies qui ont permis d’aboutir à ces exploits qui forcent l’admiration dans la sous-région. Il assure que le Bénin maintiendra le cap à travers une politique de production durable, en dépit d’une concurrence quelque peu déloyale qui s’instaure.
La Nation : Qu’est-ce qui explique les bonds quantitatif et qualitatif au niveau de la production agricole ?
Gaston Dossouhoui : Ce que nous avons eu ces trois dernières années au niveau de la production cotonnière, c’est une conséquence de ce que nous avons semé il y a trente ans, en mettant en place des structures représentant les familles de l’interprofession cotonnière. Nous avons bénéficié d’appuis divers pour pouvoir structurer. La politique s’y est entre-temps mêlée mais depuis peu, on a remis chaque acteur dans son rôle. Le mérite, c’est dans la clairvoyance politique de notre leader, le président Patrice Talon qui a dit : « A César ce qui est à César et à Dieu, ce qui est à Dieu ». On a remis l’interprofession cotonnière dans ses attributs. L’Etat n’y a pas mis de subventions. On a géré sur la filière les ressources qu’il faut pour faire tourner la machine et ça a marché. En trois ans, on a fait un bond de 125 %.
On est parti de loin. Nous n’avons pas des variétés venues d’ailleurs. Ce sont nos chercheurs qui ont mis en place celles que nous cultivons, avec l’appui de nos partenaires techniques. Nous avons mis en place une politique de semences par paliers, par étages, suivie et contrôlée. Quand vous avez le matériel de plantation, c’est-à-dire la semence de bonne qualité, les intrants qu’il faut, il n’y a rien à faire, les paysans prennent.
L’autre secret de l’affaire, c’est qu’à côté des intrants coton, on a compté sur la solvabilité des paysans pour leur mettre à disposition des engrais et les intrants vivriers à crédit et ils paient tout sur le coton. Il faut oser le faire. Les structures qui en sont chargées ont déconcentré aussi les magasins de distribution des intrants. Autre chose, les intrants sont contrôlés de façon sévère au niveau de nos frontières et au niveau du port. S’il y a la qualité des intrants et qu’on met un peu d’innovations technologiques, on ira loin; les résultats suivront.
Une fois le Bénin devenu 1er dans la sous-région en matière de production du coton, certains pays ont initié des stratégies pour doper leurs producteurs. Notre pays conservera-t-il son rang, toujours sans subventions ?
Les autres Etats nous décochent des flèches. A partir du moment où le Bénin, avec sa petite superficie, est passé premier dans la culture, les autres Etats se sont réveillés pour augmenter les prix. C’est de bonne guerre. De 275 000 F Cfa la tonne, prix moyen pondéré pour toute la zone, certains sont à 300 000 F Cfa pour amener les paysans à aller à la production du coton. L’engrais qui passe par le port de Cotonou on le vend à 12 000 F Cfa la tonne à Cotonou, mais là-bas, on vend à 10 000 F Cfa. Qui paie la différence ? C’est dire que les gens mettent tout en œuvre pour dépasser le Bénin. Ce n’est pas un problème. Nous allons nous battre pour rester premier: premier en qualité, premier en volume.
Nous, au Bénin, nous avons choisi de sortir des subventions qui n’étaient pas nécessaires et ce, pour faire parler la vérité des prix et des capacités des acteurs de la filière. Il faut qu’après tout, toutes nos filières puissent se porter elles-mêmes et résister aux chocs. Il se peut qu’à un moment donné, qu’on ait besoin d’un appui ponctuel de l’Etat pour régler des questions. Lorsque par exemple le coût du cacao a chuté sur le marché, la Côte d’Ivoire a eu recours à la Banque africaine de développement (Bad) pour créer des infrastructures de stockage de très grande capacité pour stocker le produit, en attendant que les coûts puissent s’améliorer sur le marché.
Je vous assure que maintenant, nous menons une bonne politique de durabilité dans la production cotonnière. Le petit pays, le Bénin, va encore étonner le monde ; on va révéler le Bénin. C’est la filière coton qui tire les autres filières vers le haut. Sur la production vivrière, malgré que nous n’ayons pas un territoire trop grand, je promets que nous allons nous battre pour être premier per capita, à travers le ratio par tête d’habitant.
En quoi consiste cette politique de production durable ?
Nous travaillons à asseoir une production respectueuse de l’environnement. Nous avons aujourd’hui mis en chantier et à échelle un certain nombre d’innovations technologiques dans la rotation cotonnière qui sécurisent nos sols, protègent notre environnement, en réduisant sensiblement le nombre de labours, les techniques de préparation du sol et en introduisant de nouveaux concepts de semis et de couverture végétale de sol pendant toute la végétation du coton et des produits de la rotation cotonnière. Nous avons mis en place un projet de transition agro-écologique en zone cotonnière qui se met progressivement à échelle et pour lequel nous sommes en train d’obtenir de nouveaux financements pour développer l’initiative.
La zone cotonnière est également la zone de production massive de céréales et d’élevage. Que faites-vous pour que les performances suivent aussi à ces niveaux ?
Le coton a tiré vers le haut les spéculations vivrières. Les dividendes du coton ne sont pas encore complètement utilisés. Si on fait la première transformation qu’est l’égrenage, nous avons les fibres mais nous avons aussi les graines qui sont triturées par endroits pour donner de l’huile et le tourteau qui est vendu directement aux exploitations à coût réduit pour doper l’élevage. Là aussi, on a besoin de sédentariser nos élevages pour réduire les nuisances dans la transhumance, de mettre en place un certain nombre de parcelles fourragères par exploitation.
A ce titre, je remercie l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour son appui dans la question d’évaluation du pâturage chez nous. Nous avons reçu une contribution matérielle pour l’étude sur la disponibilité en matière de pâturage et de l’environnement de l’élevage. Nous allons réaliser l’étude mais en même temps, au cours de cette campagne, il y a beaucoup de blocs fourragers qui sont en train d’être mis en place. Et nous initions la jeunesse à produire des compléments alimentaires, des blocs multidimensionnels densifiés, à partir du pâturage traditionnel pour réduire la pénibilité du travail.
Quid de la transformation du coton-fibre, monsieur le ministre ?
En ce qui concerne la transformation du coton, la première transformation se fait de façon systématique et de manière très intelligente. La qualité des fibres est très appréciable, parce que les cultivars que nous avons utilisés, sont assez performants en termes de ténacité, de longueur de soie, d’éclat, de qualité technologique. Aussi, les rythmes d’égrenage sont-ils très bien suivis. Chaque égreneur a besoin d’avoir du matériel de haute performance pour pouvoir mieux vendre. Mais il reste à faire car il nous faut doper la transformation de la fibre pour avoir des tissus wax de manière industrielle, ou filés à la traditionnelle pour notre Atchooké, pour nos boubous Tako, nos pagnes bicolorés ou bigarrés, qui montrent un peu le coton africain, notre tradition. L’Uemoa entend appuyer les Etats membres pour cela. Elle a vu juste en ciblant les femmes dans nos villages pour la transformation. Dans notre pays, il est créé beaucoup d’ateliers, des centres de formation de jeunes filles avec, entre autres métiers, la filature, le tissage. Donc nous avons un terrain fertile sur lequel nous pouvons tout de suite jouer. Il y a des organisations de femmes qui s’intéressent à cette problématique.
C’est le secteur privé à qui l’on crée des conditions de faveur qui doit maintenant se lancer davantage dans la deuxième transformation des fibres, pour que nous ayons une valeur ajoutée plus importante. Même si on n’organise pas autant que l’égrenage du coton, il y a quelque chose à gagner, il y a quelque chose à créer, il y a de la valeur ajoutée à donner à nos fibres pour qu’elles ne soient plus exportées aussi brutes.
L’Uemoa sollicite, à travers une mission de plaidoyer, l’expertise du Bénin dans le cadre de l’amélioration de la compétitivité de la filière coton dans la sous-région. Comment appréciez-vous cela ?
Je salue l’initiative de l’Uemoa de partager la modeste expérience béninoise qui ne date pas que des trois dernières années. Après l’Uemoa, l’Afrique du Sud vient avec une forte délégation des ministères en charge de l’Agriculture, de la Coopération, pour venir voir l’expérience de l’école africaine de coopération qui existe ici au Bénin et comment la gouvernance coopérative se fait dans nos régions. Le Bénin a quelque chose à partager avec les autres. Nous n’avons aucune gêne à servir de gros bras derrière l’Uemoa pour partager la modeste expérience du Bénin. D’ailleurs, un savoir qui n’est pas partagé, meurt. Nous ne sommes pas prêts à faire échouer les innovations. Il faut les porter à échelle pour que notre région puisse grandir.
L’accompagnement que l’Uemoa nous apporte dans le développement agricole, n’est pas du tout modeste. Sur la production des céréales, si nous faisons des pas, c’est grâce à l’Uemoa qui a aussi compris avec nous qu’il faut aménager les terres, qu’il faut faire travailler les femmes dans des conditions de moindre pénibilité. Là où elles s’échinaient pour avoir 2 ou 3 tonnes de riz par an, nous avons fait des aménagements pour qu’elles aient désormais deux récoltes de 5 tonnes par an, avec une culture intercalaire. Que veut le peuple : la paix et le pain. Je vous remercie.