La Nation Bénin...
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Evoluant en division d’élite du football national, la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) s’apprête à tenir son assemblée générale extraordinaire et élective. Pour ce faire, un comité d’organisation a été mis en place, vendredi 2 août dernier.
Le club de première division de football, la Jsp, se prépare à procéder au renouvellement de son bureau directeur ayant à sa tête Bruno Didavi. Ce sera à la faveur d’une assemblée générale extraordinaire et élective, dimanche 1er septembre prochain.
Les dispositions sont en train d’être prises pour la tenue effective de ces assises. En témoigne la mise en place depuis vendredi 2 août dernier, du comité d’organisation qui a pour président Gafari Akala. Son vice-président est Honoré Obembo et son rapporteur, Gafari Fakambi. Ses autres membres ont pour noms Baris Gbadamassi et Gilbert Atchadé.
La mission du comité d’organisation sera de veiller au bon déroulement du processus. Pour le moment, on ne sait pas si le président Bruno Didavi sera candidat à sa propre successionn

C’est la place historique de Goho à Abomey, pour le compte du Zou, qui a abrité, ce jeudi 1er août, les manifestations officielles marquant la commémoration du 59e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Les festivités se sont déroulées en présence du préfet Firmin Kouton, des maires d’Abomey, Blaise Ahanhanzo-Glèlè, et de Bohicon, Luc Atrokpo et d’une foule de curieux.
Ces manifestations ont été marquées par un défilé militaire conduit par le commandant des troupes, le capitaine Akandal de Souza et le commandant d’armes, Gildas Bio Yoro. Tout a commencé à la Place Goho à 9h30 exactement. Le commandant d’armes passe en revue les différentes troupes en position pour le défilé.
Ensuite, le préfet du Zou prend place. L’exécution de l’hymne national pour donner le top des manifestations. Le préfet du Zou et le commandant des troupes à bord d’un véhicule de commandement font ensemble la revue des troupes. Puis, les deux prennent place à la tribune officielle où se trouvaient déjà d’autres autorités politico-administratives, sages et notables de la cité historique.
Il est 10h30. Le top est donné par la mise en place des troupes. Et c’est parti pour 15 min de parade militaire. La Police républicaine ouvre le défilé conduit par le commandant d’armes, Gildas Bio Yoro, sous la supervision du capitaine Akandal de Souza. Les détachements de la Police républicaine seront suivis de ceux de l’Armée de l’air, de terre. Les para-commandos de la base aérienne de Cana bouclent le défilé militaire à 10h 45 avec l’exécution de la marche du léopard sur un fond musical typiquement béninois.
A leur suite, des groupes de femmes et de jeunes sportifs ont démontré durant quelques minutes leurs talents artistiques.
Avant ce défilé, il faut noter que le maire d’Abomey et le préfet du Zou sont passés au pupitre pour dresser le bilan des actions du conseil communal d’Abomey et des grands projets mis en œuvre par le gouvernement dans ce département. Le préfet mettra un accent particulier sur le projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable en faveur des villes de Bohicon, d’Abomey, de Za-Kpota, de Zogbodomey, de Djidja et d’Agbangnizoun, d’un montant global d’environ 30 milliards de francs Cfa. Il rappelle que les travaux d’aménagement et de bitumage des routes Toffo-Lalo, Lalo-Agbangnizoun, Agbangnizoun-Abomey, Abomey-Djidja et autres bretelles connexes sont en cours. Les bretelles de ces grands chantiers sont Agnagna-Rnie2, Cana-Abomey; Abomey-Mougnon, Mougnon-Ceg2 Zakpo, Ceg2-Marché-Bohicon ainsi que Actel Bohicon et Mougnon-Djidja. Il signale aussi le projet de bitumage de la route Dassa-Savè-Parakou pour le compte des Collines. Une liste bien longue de réalisations qui indique que le Pag est désormais dans sa phase active.

La ville de Porto-Novo a aussi commémoré, ce jeudi 1er août, le 59e anniversaire de l’indépendance du Bénin. Les manifestations qui ont démarré depuis la veille par une messe d’actions de grâce en la cathédrale Notre-Dame de Porto-Novo et la retraite aux flambeaux, ont connu leur apothéose hier sur le Boulevard du cinquantenaire qui a accueilli le défilé civil et militaire et les discours des autorités.
« Un pays uni, développé et prospère est indubitablement le résultat de la paix et de la bonne gouvernance conjuguées ». Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, a fait ce rappel à ses administrés, ce jeudi 1er août, dans son discours à l’occasion du 59e anniversaire de l’indépendance du Bénin célébré sur le plan départemental sur le Boulevard du cinquantenaire à Porto-Novo.
Pour lui, la paix est le préalable à tout développement. C’est pourquoi, Joachim Apithy déplore les violences post-électorales enregistrées surtout à Cotonou, les 1er et 2 mai derniers, au lendemain des législatives du 28 avril dernier. Il remercie la population, les maires sans oublier les autorités morales, religieuses et têtes couronnées du département pour avoir œuvré pour la paix. Joachim Apithy salue aussi la main tendue du chef de l’Etat, à tous les Béninois pour un dialogue politique afin de surmonter les différends. Il ne s’est empêché de saluer les résultats élogieux enregistrés par l’Ouémé aux examens du Certificat d’études primaires (Cep), du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) et du baccalauréat de cette année 2019 et les prouesses des Ecureuils du Bénin lors de la coupe d’Afrique des Nations (Can) en Egypte.
Pour sa part, le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou, a saisi l’occasion pour faire le point de sa gestion en matière notamment de sécurité, de pavage de rues, de lutte contre les déchets solides ménagers et contre l’insalubrité. Il remercie le gouvernement pour l’attention particulière dont bénéficie la ville depuis avril 2016 en termes de projets de développement.
Riche parade !
Mais avant le ballet des allocutions, les deux personnalités ont procédé à 9h au dépôt de gerbe au pied du monument aux morts, en hommage aux enfants de la ville décédés pour la patrie. Ce traditionnel cérémonial s’est déroulé sur l’esplanade du palais des Gouveneurs où avait été proclamée, le lundi 1er août 1960, l’indépendance du Dahomey devenu plus tard le Bénin. La délégation préfectorale s’est ébranlée ensuite vers le Boulevard du cinquantenaire à Ouando pour le défilé militaire et civil. Lequel a vu prester des détachements des différents corps des forces de défense et de sécurité déployés dans le département.
Il a été ouvert, comme d’habitude, par des éléments de l’escadron de la musique de la gendarmerie nationale. Ceux-ci ont animé le passage des différents détachements militaires et paramlitaires. Il s’agit, entre autres, du défilé du drapeau national et sa garde, des pelotons de la Police républicaine, de l’Ecole nationale supérieure des Armées, du 1er Batallon inter-armes basé à Gbada dans la commune d’Adjohoun et du peloton de la Compagnie des sapeurs-pompiers à Porto-Novo. Le passage des engins de la Police républicaine et des soldats du feu a constitué la phase motorisée du défilé militaire. Place a été laissée ensuite au défilé civil ouvert par le passage de la Miss indépendance de Porto-Novo entourée de ses deux dauphines, des conducteurs de taxi-motos de la ville, des éléments de la Croix-rouge béninoise, des scouts de Porto-Novo accompagnés de certains de leurs collègues français en mission au Bénin. Le passage de l’Association béninoise pour la planification familiale (Abpf), du groupe Shaolin inspiré de l’art martial choinois et de l’association sportive des rollers a cloturé le défilé civiln

Sacrifiant à la traditionnelle adresse du chef de l’Etat à ses compatriotes, à la veille de la fête nationale, le président Patrice Talon, tout en titillant la fibre patriotique a annoncé deux mesures de l’Exécutif à fort impact social.
En peu de mots, le président Patrice Talon a restitué, à la fois le passé et les dynamiques en cours au Bénin, un mix de 59 ans d’histoire. Dans son adresse à la nation, à l’occasion de la célébration de la fête nationale, la 59e du genre, il a une fois encore brillé par la concision et la clarté qui caractérisent son speech. Tout en restituant le sacrifice des pères et des martyrs de l’indépendance, sans occulter les efforts de ses prédécesseurs, il se veut plein d’optimisme et mise résolument sur les énergies positives pour construire le Bénin d’aujourd’hui. Toutefois, le président Patrice Talon ne perd pas de vue les difficultés inhérentes à l’action publique et à la vie commune, notamment celles récentes, sur lesquelles il ne s’est pas attardé, tablant sur le génie béninois pour les dépasser et aller de l’avant. Entre pragmatisme et réalisme, optimisme et volontarisme, c’est un chef de l’Exécutif déterminé, résolu dans le cap qu’il donne à la gouvernance du Bénin, en vue de l’engager dans la voie du développement, qui s’est adressé à ses compatriotes, mercredi 31 juillet dernier. « A cet égard, nous avons enregistré de bons résultats. Nous pourrions même dire, en toute modestie, que ce sont quelques prouesses, quand on sait d’où nous sommes partis… », argue-t-il. Et après trois ans de gouvernance, autorisé, en toute sobriété, à dresser un bilan sommaire, ne s’en est-il pas privé : « N’avons-nous pas fait un certain chemin en ce qui concerne l’électricité, l’eau, la santé, l’éducation, les actes de naissance, la sécurité dans nos contrées et sur nos routes, les routes inter-communales et interrégionales, l’asphaltage dans nos quartiers, les pistes rurales, la production agricole, le football, etc. ? », avance le président Talon. Et à lui d’attirer, en toute modestie, l’attention des Béninois sur l’évidence : « Ce sont là autant de repères qui témoignent des fruits de plus en plus visibles de nos efforts collectifs. », dira-t-il, un peu pour tancer ceux qui s’impatientaient de voir les résultats de son gouvernement et qui, par la force des choses, doivent désormais admettre l’évidence qu’ils sont là et que d’autres profilent à l’horizon.
Rassemblement
Autre phase du discours présidentiel. Lorsque le président Patrice Talon évoque « Ces valeurs font de nous, un peuple brave et fier, un peuple travailleur et tolérant dont la mosaïque, loin d’être un handicap, est une richesse vivifiante de notre développement commun », il entend ainsi célébrer l’unité nationale, sans insister sur les manœuvres de ceux qui préfèrent surfer sur les différences pour tirer le drap de leur côté au risque de déchirer le tissu social national. Aussi, exhorte le chef de l’Etat, « Et quand bien même, dans ce gratifiant vivre ensemble, viennent à survenir des épreuves, nous savons toujours nous retrouver, nous parler et conjuguer nos efforts pour repartir de l’avant, avec encore plus de foi en l’avenir. Tel est le fondement qui nourrit notre communauté de destin et nos certitudes de lendemains meilleurs », indique-t-il. Autrement, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, le Bénin reste un et indivisible, en dépit des divergences de vue qui pourraient émailler en son sein, le président Talon table sur la communauté nationale, plutôt que sur les destins parcellaires, les fragments avec lesquels on ne doit jouer aux pyromanes, au nom de la fortification du cément national, du vivre ensemble.
Puissantes mesures sociales
C’est en rassembleur, rôle qui est naturellement celui du chef de l’Etat encore appélé ‘’père de la nation’’, et qu’il assume pleinement ainsi, que le président Patrice Talon s’est adressé à ses compatriotes, choisissant un moment unique, celui de la fête nationale où célébration rime avec patriotisme. Et tout en titillant la fibre patriotique, le chef de l’Etat s’est fait tel un papa Noël, porteur de deux bonnes nouvelles à fortes valeurs sociales.
La première a trait à la revalorisation de la cagnotte du micro-crédit aux plus pauvres : « …J’ai décidé, avec le gouvernement, de donner une plus vaste ampleur au programme de micro-crédits aux plus pauvres. Ainsi, seront complétés les six milliards de FCFA mis à sa disposition en mars dernier pour porter la dotation au titre de 2019, à 10 milliards de FCFA. Ce même montant sera reconduit chaque année pour le renforcement des fonds de micro-crédits aux plus pauvres, afin d’impacter toujours plus de bénéficiaires. » En somme, l’assurance pour ses bénéficiaires que le programme de micro-crédit aux plus pauvres sera pérennisé avec le président Talon, mais plus encore, davantage de Béninois seront impactés, essentiellement des couches vulnérables.
La deuxième mesure sociale, aussi d’importance, concerne l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. « …J’ai décidé, avec le gouvernement, d’instituer un programme spécial d’insertion dans l’emploi. Ce programme consistera à recruter chaque année, à la charge de l’Etat qui assurera leur rémunération sur une période d’un an renouvelable une fois, 2000 jeunes diplômés à placer dans des entreprises privées ou publiques, avec l’espoir qu’ils sauront se rendre utiles et efficaces pour se faire recruter à l’issue de la période d’insertion, ou alors qu’ils sauront voler de leurs propres ailes dans l’auto-emploi. ». Aussi inespérée que paraisse une telle mesure sociale, elle fait foi de la promesse faite par le président de ce que dès lors que la conjoncture économique le permettrait, tous les Béninois bénéficieraient de l’embellie.

Les enseignants vacataires et autres aspirants au métier d’enseignant dans l’enseignement secondaire général dans l’Ouémé ont bénéficié d’un séminaire de renforcement de capacités, afin de passer avec succès le prochain test d’évaluation diagnostique qu’organise à leur intention le gouvernement. La formation qui s’est achevée ce mardi 30 juillet, est une initiative du Creuset des enseignants du secondaire et cadres membres de l’Union progressiste (Up) de l’Ouémé.
Culture générale et Pédagogie didactique. Ce sont les deux matières dans lesquelles les enseignants honoraires, communément appelés vacataires et autres aspirants au métier d’enseignant dans le sous-secteur de l’enseignement secondaire général renforcent leurs capacités du 25 au 30 juillet à Porto-Novo. Cela, à l’initiative du Creuset des enseignants du secondaire et cadres membres de l’Union progressiste de l’Ouémé avec le parrainage du directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé, Dr Bertin Dansou. Cette formation vise à mettre au goût du jour les connaissances de ces enseignants vacataires et autres pour leur permettre de bien affronter les épreuves du test de l’évaluation diagnostique et intellectuelle que le gouvernement prévoit d’organiser à leur intention pour retenir ceux qui ont véritablement le niveau pour enseigner. En fait, cette composition annoncée pour le 3 août prochain est la deuxième, après celle de janvier dernier à l’issue de laquelle très peu parmi ces candidats ont tiré leur épingle du jeu. Ce second test sonne donc comme celui de la dernière chance pour ces enseignants non Agents permanents de l’Etat (Ape) et non Agents contractuels de l’Etat (Ace) qui officient sans situation dans nos lycées et collègues et autres aspirants au métier de l’enseignement secondaire. Le Creuset des enseignants et cafres du parti de l’Union progressiste de l’Ouémé a décidé de voler au secours de ces candidats au test d’évaluation intellectuelle. Le séminaire de formation s’est déroulé à la salle des fêtes du Lycée Toffa 1er de Porto-Novo bondée de monde. Les candidats ont renforcé leurs connaissances en Méthodologie de dissertation en Culture générale et en Pédagogie didactique en lien avec les spécificités de chaque matière qu’ils enseignent en classe. La formation a été assurée par des inspecteurs, des conseillers pédagogiques de l’enseignement secondaire général et des universitaires pétris d’expériences.
Pour le directeur départemental en charge de l’Enseignement secondaire de l’Ouémé, Bertin Dansou, ce séminaire de renforcement de capacités fait suite au constat après les résultats de la première évaluation intellectuelle qui a révélé la faible performance de nombreux enseignants vacataires ; surtout ceux qui enseignent les matières scientifiques telles que les Mathématiques et la Physique-Chimie et qui n’étaient pas habitués aux commentaires de texte et aux dissertations françaises. Il a prodigué des conseils et donné quelques astuces aux candidats pour réussir les épreuves de cette évaluation diagnostique en général et celle de la Culture générale en particulier.

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 31 juillet 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
I- 1. Transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’accord de prêt signé avec le Fonds africain de Développement, dans le cadre du financement du projet d’appui au développement de la filière anacarde et de l’entrepreneuriat agricole (Padefa-Ena).
Ledit accord porte sur un montant de cinq milliards six cent soixante-onze millions mille six cent quatre-vingt (5.671.001.680) F Cfa. Le projet auquel il est destiné a pour objectif de contribuer à la réduction de la pauvreté à travers l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Spécifiquement, il va favoriser le développement de l’entrepreneuriat agricole, l’accroissement durable des revenus des acteurs de la filière anacarde ainsi que l’amélioration notable de la productivité.
Au titre du projet, près de 20.000 hectares de plantations et 30.000 producteurs ou prestataires de service seront impactés dans les communes des départements suivants :
- département des Collines :
communes de Bantè, Dassa-
Zoumè, Glazoue, Ouessè, Savalou et Savè ;
- département de la Donga :
communes de Bassila,
Djougou, Ouaké et Copargo ;
- département du Borgou : communes de Tchaourou,
Parakou, N’Dali, Nikki et Pèrèrè ;
- département du Zou : commune de Djidja.
Les ministres chargés de la mise en œuvre du projet accompliront les diligences appropriées pour l’obtention de l’autorisation sollicitée en vue du démarrage des activités.
I- 2. Transmission à l’Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao, dans le cadre du financement complémentaire du projet d’équipement et de réhabilitation des formations sanitaires du Bénin.
D’un montant de deux milliards huit cent vingt-cinq millions (2.825.000.000) de F Cfa, cet accord de prêt est destiné à l’acquisition :
- d’un scanner au profit du Centre hospitalier départemental Zou/ Collines ;
- d’équipements d’hygiène et de stérilisation pour 19 formations sanitaires ;
- de mobiliers, d’équipements généraux et logistiques au profit du même centre hospitalier départemental et des centres hospitaliers départementaux Borgou/Alibori et Ouémé/Plateau ; du Centre national hospitalier universitaire-Hubert Koutoukou Maga et du Centre de santé de Grand-Popo.
La ratification de cet accord de prêt s’inscrit dans la logique de renforcement de la qualité des soins dispensés au profit des populations dans les hôpitaux et formations sanitaires concernés.
I- 3. Décrets d’application de la loi n° 2017-20 du 20 avril 2018 portant code du numérique en République du Bénin.
L’adoption de sept premiers décrets sur l’ensemble des textes d’application prévus par la loi, permettra de disposer d’un cadre réglementaire approprié en matière de réseaux et services de communications électroniques.
Ces décrets portent sur :
- les attributions, l’organisation et le fonctionnement des organes de l’Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste ; puis des décrets fixant :
- les modalités d’octroi des licences, des autorisations et des conditions de réalisation de la déclaration relatives à l’exercice des activités de communications électroniques ;
- les règles de gestion et conditions d’utilisation des fréquences radioélectriques ;
- les règles relatives à l’accès et à l’interconnexion des réseaux de communications électroniques ;
- les procédures de sanctions applicables aux opérateurs de réseaux et services de communications électroniques ;
- les procédures applicables au règlement des différends dans le domaine des communications électroniques et de la poste ; et
- la liste des bandes de fréquences radioélectriques destinées à l’établissement et à l’exploitation des réseaux ouverts au public soumis au régime de licence.
Le Conseil a, par ailleurs, procédé à la modification de deux décrets d’application de la loi n°2017-04 du 19 octobre 2017 portant code des marchés publics en vigueur en République du Bénin ; puis adopté deux autres décrets, le premier portant attributions, organisation et fonctionnement du Centre national du casier judiciaire et le second, nomination de commissaires aux comptes près des offices et sociétés d’Etat.
II- Communications
II-I Plan d’action national pour la mise en œuvre des résolutions 1325 et suivantes du Conseil de sécurité des Nations Unies au Bénin.
L’objectif principal que visent ces résolutions des Nations Unies est d’accroître la participation des femmes à la prévention et au règlement des conflits ainsi qu’à la consolidation de la paix.
Le Plan d’action subséquent porte sur 4 axes d’intervention que sont :
- la prévention des conflits et des violences sexuelles ;
- la protection des femmes et des petites filles en toutes circonstances ;
- la participation des femmes à tous les processus de paix ;
- la promotion et/ou le soutien aux initiatives de paix dans les communautés par le biais des femmes.
En adoptant ce plan, le Conseil a instruit les ministres à l’effet de vulgariser dans notre pays cette thématique transversale.
II-2. Adoption du cadre d’intervention des Producteurs indépendants d’Electricité (Ipp) au Bénin.
Ce cadre d’intervention énonce clairement les procédures susceptibles de favoriser la participation de potentiels Ipp au développement du secteur de l’Energie.
Selon les modalités qu’il définit, les Ipp sont placés sous le régime de la concession de service public. A cet effet, la contractualisation d’un Ipp doit, par principe, découler d’un processus d’appel d’offres compétitif ouvert et transparent.
Ces dispositions sont en lien avec le Programme Mca-Bénin II, et visent à créer les meilleures conditions d’exercice aux investisseurs privés, notamment ceux qui s’intéressent au sous-secteur de l’électricité.
II-3. Compte rendu de l’opération de recensement national des artisans du Bénin.
Le recensement des artisans s’est déroulé du 27 février au 17 mars 2019 sur toute l’étendue du territoire national, et a généré un effectif global de 241.029 artisans.
Il constitue une étape essentielle de mise en œuvre de la feuille de route de la
réforme en vue de la création de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin (Cma-Bénin). Les prochaines étapes concernent notamment la constitution de la liste électorale, la délivrance des cartes professionnelles d’artisan, l’organisation des élections proprement dites et l’installation de la Chambre.
Dans cette perspective, le Gouvernement, tout en validant le principe de la répartition par branche d’activités proposé par les acteurs, a recommandé l’instauration de sous branches afin de permettre une représentativité équitable des différents corps de métiers.
Le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la Promotion de l’emploi veillera à la poursuite diligente du processus.
II- 4. Contractualisation pour la mission d’assistance technique hôtelière et la gestion de l’hôtel, la mission de conduite d’opération et le contrôle technique des travaux de construction de l’hôtel Sofitel, puis la rénovation du Centre international de Conférences (Cic) de Cotonou.
Les projets de construction de cet hôtel et de rénovation du Cic s’inscrivent dans le cadre du renforcement de l’offre de réceptifs hôteliers et d’infrastructures de rencontres de haut standing, aux normes et convenances internationales.
Pour rappel, le Sofitel de Cotonou comprendra 200 chambres et 5 villas dont une présidentielle, des restaurants, des salles de réunion et espaces dédiés à l’événementiel, des piscines et un centre d’affaires.
S’agissant du Cic, sa rénovation intègre la construction de salles de congrès, de réunions, de presse ainsi que de 4 salons présidentiels.
Le démarrage des travaux étant très imminent, le Conseil a approuvé la contractualisation avec :
- le groupe Accor Hotels pour la mission d’assistance technique hôtelière pour la construction et l’équipement de l’hôtel Sofitel et sa gestion ;
- la société Gassim services limited pour la mission de conduite d’opération du projet de construction dudit hôtel et de rénovation du Cic ; et
- le cabinet Qualiconsult pour le contrôle technique des travaux.
II- 5. Organisation d’un test complémentaire pour la sélection de postulants aux métiers d’enseignant à la maternelle, au primaire et au secondaire général (phase 2).
Les différents diagnostics réalisés sur le système éducatif béninois ont mis en exergue des préoccupations majeures au nombre desquelles, un déficit qualitatif et quantitatif du personnel enseignant. Ainsi, pour l’année académique 2019-2020, les besoins s’élèvent à 7397 enseignants pour le primaire et à 14.332 pour le secondaire général.
C’est dans le but de résorber ce déficit que le gouvernement avait organisé un test d’aptitude le 11 mai 2019, au niveau du secondaire général, afin de constituer une base de données des aspirants au métier d’enseignant dans les matières telles que mathématiques, physique, chimie et technologie ; français, philosophie, éducation physique et sportive.
Mais l’effectif des postulants pré qualifiés reste en deçà des besoins, d’où l’exigence d’un nouveau test.
A cet effet, près de 50.000 nouveaux candidats ont déjà été enregistrés et les inscriptions se poursuivent en vue d’une évaluation des compétences prévue pour le 14 août 2019.
Les ministres concernés par le dossier veilleront à la bonne organisation du test afin de combler le déficit d’enseignants, pour plus de performance de notre système éducatif.
II- 6. Prix des produits pétroliers au titre du mois d’août 2019.
En application du mécanisme d’ajustement, les prix à la pompe, au titre du mois d’août 2019, se présentent ainsi qu’il suit :
- Essence : 535 F/l,
- Pétrole : 540 F/l,
- Gasoil : 540 F/l,
- Mélange : 615 F/l,
- Gaz domestique : 470 F/kg.
III- Rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé l’organisation, du 15 au 19 octobre 2019, de la Semaine du Numérique édition 2019.
IV- Mesures individuelles.
Sur proposition de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, M. Hervé Coovi Guèdègbé est nommé secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep) n
Fait à Cotonou, le 31 juillet 2019
Le secrétaire général
du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

Le paysage littéraire s’enrichit d’un nouvel ouvrage intitulé Les grands procès de la Justice béninoise (Tome 1: Affaires Cissé, Taïgla, Opt et autres). Commis par Me Alexandrine Saïzonou Bédié, cet essai de 368 pages plonge dans l’univers des faits divers cocasses et charlatanesques qui ont rythmé la vie sociopolitique au Bénin dans les années 70, 80 et 90.
Pour des citoyens d’un certain âge, l’évocation des affaires Cissé, Taïgla, Opt, Kovacks, Soumaïla, Nandansodé, Yessiho, rappelle des souvenirs vivaces de crimes qui ont secoué les sensibilités ces cinquante dernières années. Qu’il vous souvienne, ce ministre d’Etat au Bénin sans portefeuille, analphabète de surcroît, plutôt gourou, qui arrive à infiltrer le cercle restreint de l’appareil d’Etat avec un passeport diplomatique dans son escarcelle, et surtout à se mettre plein les poches. Bon nombre devineraient qu’il s’agit du Franco-Malien Mohamed Amadou Cissé, conseiller occulte, chef de la sécurité rapprochée de feu président Mathieu Kérékou, qui réussit à s’arroger de transferts frauduleux de centaines de millions de francs Cfa de la Banque commerciale du Bénin (Bcb) et de la Banque béninoise de développement (Bbd). Evidemment, avec la complicité des cadres des banques et des personnalités au sommet de l’Etat ! L’affaire a éclaté courant novembre 1988 et a suscité un tollé général.
Rappelez-vous également le rocambolesque cambriolage de la Recette principale de l’Office des postes et télécommunications (Opt) à Cotonou, dans la nuit du 17 au 18 juillet 1984, avec à la clé le décès du gardien civil, l’endommagement d’un coffre-fort et d’une armoire, l’arrestation puis la condamnation à mort des gendarmes chargés d’assurer la garde et de leurs complices.
La disparition tragique du lieutenant des douanes André Taïgla, froidement assassiné à son domicile du retour du service, dans la nuit du 16 au 17 janvier 1970, par l’amant de son épouse et autres, avec la complicité de cette dernière et de sa fille, a ébranlé plus d’un. Les assassins reconnus coupables seront fusillés à la plage comme c’était la tradition judiciaire à une certaine époque pour « servir de leçon » aux autres.
L’autre dossier qui a également ému tout le peuple à une certaine époque est celui du meurtre du sieur Ibinnouho Yessiho, fusillé par son neveu Comlan Vignongbé
Yessiho pour une affaire de parcelle à Tori-Bossito.
L’affaire Kovacks du nom de Louis Kovacks qui, sous le prétexte de sommes d’argent versées pour le paiement de marchandises en souffrance au port de Cotonou depuis 1972, devrait se solder par une rébellion armée contre le pouvoir révolutionnaire sous la conduite du capitaine Janvier Assogba…
Que dire du crime crapuleux orchestré sur une bossue, la pauvre Albertine Adjagborin Abari, par un certain Houessin Nandansodé à la recherche du gain facile, le 12 septembre 1983 dans la localité d’Agbagoulè à Dassa-Zoumè !
Afin que la mémoire ne se perde !
A travers Les grands procès de la Justice béninoise, Tome 1 paru aux éditions Ruisseaux d’Afrique, Me Alexandrine Saïzonou Bédié propose de revisiter ces affaires qui avaient fait le chou gras des médias à l’époque et inspiré des artistes dont le célèbre chanteur du ‘’massègohoun’’, Yédénou Adjahoui.
L’avocate au Barreau du Bénin a recensé les écrits sur les procès afférents à ces dossiers, dans le but de « jeter un regard rétrospectif sur la Justice béninoise pour relire nos assises, de nous laisser imprégner par ces grands débats politico-socio-juridiques, de sauvegarder la mémoire de notre histoire, de notre peuple». Au-delà de la sauvegarde, l’utilité de cet ouvrage est didactique, selon l’auteure. Les jeunes y trouveront « une école, un musée, un recueil de notes archivées sur les plaidoiries, les répliques, les réquisitoires », estime-t-elle.
Il est donc question non seulement de susciter des vocations, mais aussi d’aider le pouvoir judiciaire à conquérir ses lettres de noblesse en Afrique. « Le présent livre que nous devons aux efforts d’archiviste de Me Alexandrine Saïzonou Bédié vient nous rappeler opportunément que le chemin à parcourir est encore long», souligne, pour sa part, le préfacier de l’œuvre, Luiz V. Angelo. Car, si la peste fait toujours parler d’elle dans la société, les juristes, eux aussi, ne sont pas exempts de tout reproche. L’on n’en veut pour preuves que les dossiers de détournement de frais de justice criminelle, d’assassinat du juge Séverin Coovi, et récemment du détournement de plusieurs centaines de millions de francs Cfa au niveau des greffes des cours et tribunaux.
En attendant le Tome 2, il convient de saluer les efforts de collecte d’informations de Me Saïzonou Bédié qui fait davantage œuvre utile. En plus de l’édition d’une revue périodique d’informations juridiques et judiciaires dénommée « Droit et Lois », elle a déjà publié une soixantaine de recueils de textes fondamentaux du droit positif au Bénin

Même hors du territoire, les Béninois de la diaspora ne sauraient rester indifférents à la gestion de leur pays. En séjour au Bénin dans le cadre de la foire d’exposition des entreprises béninoises aux Etats-Unis, Georges Leroux, président de Bénin Diaspora Usa apprécie le Bénin à l’ère du Nouveau départ.
La Nation : Des Etats-Unis, vous avez des échos de la gouvernance actuelle. Comment l’appréciez-vous ?
Georges Leroux : Nous pouvons déjà dire qu’il y a un peu plus de sérieux dans ce qui se fait. La belle preuve, nous venons de célébrer une performance très appréciable de notre équipe nationale à la Coupe d’Afrique des Nations. Je crois que le sérieux dont les diverses autorités dans ce domaine ont fait preuve a contribué à ce résultat. Je pense, pour ma part, que l’équipe dirigeante au plus haut niveau aujourd’hui incarne le sérieux au travail qui ne peut que rejaillir sur tout le monde. Maintenant, il faut que tout le peuple suive et que nous rêvions grand en tant que Béninois. Ma remarque personnelle, c’est que le Béninois en général se dit : « Nous sommes un petit pays, nous n’avons pas les moyens. Le minimum est bon… ». Donc, le Béninois se limite déjà au quotidien. Or, de grandes choses sont possibles quand on rêve grand. Avec le sérieux et la rigueur qui sont de mise au sommet de l’Etat, nous pouvons y arriver. L’éthique au travail est indispensable au développement.
Si je dois faire des suggestions, je dirai au régime en place, au président Patrice Talon, de continuer sur la lancée de la rigueur et de l’instauration de l’éthique du travail. Mais il faudra prendre davantage en compte les préoccupations sociales. Vous savez, sans le social, il peut y avoir des tensions. L’amélioration du panier de la ménagère, et pourquoi pas l’instauration d’un filet de récupération sociale pour ceux qui se retrouvent au plus bas niveau du seuil de pauvreté ; il faut y penser ! Cela inclut l’accès aux soins de santé, la pitance journalière. Je sais que c’est un travail en devenir et que des projets sont en cours. J’espère qu’avec le temps, le gouvernement va pouvoir adresser sérieusement ces volets.
La diaspora aux Etats-Unis peut également contribuer au développement. Mais elle semble bien réticente !
Vous avez raison. Bénin Diaspora Usa a d’ailleurs été créé en 2007 sous l’impulsion du président Boni Yayi qui, lors d’une visite aux Etats-Unis, avait appelé les Béninois vivant aux Etats-Unis à s’organiser, surtout pour un support économique au pays. C’est dans cet élan que Bénin Diaspora Usa est né et a mis en place ses organes à travers tous les Etats des Etats-Unis. Je vais être franc. C’est un travail en devenir. Vous savez, notre diaspora est une communauté avec beaucoup de préjugés et de méfiances entre nous. Nous travaillons donc à briser ces barrières naturelles. Et peu à peu, nous y arrivons ! La preuve est que, samedi 20 juillet dernier, ici, au Codiam, nous avons pu organiser le forum des affaires des Béninois de la diaspora, pour créer un partenariat entre les entreprises béninoises sises aux Etats-Unis et les entreprises béninoises locales. Toutes choses qui, à moyen ou long terme, permettront de booster l’activité économique, surtout les échanges commerciaux entre le Bénin et les Etats-Unis.
Il faut reconnaître que le bureau exécutif fédéral de la diaspora se concentre beaucoup plus sur les Béninois vivant aux Etats-Unis. Nous voulons œuvrer pour que les Béninois qui vivent là-bas aient plus d’opportunités d’affaires. Il y a plein de Béninois de l’extérieur qui rêvent de réussir et de venir ensuite s’installer chez eux. Car aussi beau que puisse être l’extérieur, on est toujours plus à l’aise chez soi. Notre action vise à créer un canal pour faciliter la réussite puis le retour de nos compatriotes. Ce n’est pas toujours évident. Il y en a qui ont dû essuyer plusieurs échecs. Nous voulons créer un niveau de confiance pour pouvoir nous entraider. Nous encourageons aussi nos compatriotes à exceller dans le monde des affaires, à s’y mettre avec confiance, à entreprendre et à innover. Ce n’est qu’au moment où ils se porteront financièrement mieux aux Etats-Unis qu’ils pourront donner quelque chose en retour à notre pays. C’est ainsi que nous voyons les choses. Il faut aussi avouer que la communication entre les autorités et la diaspora est timide.
Qu’est-ce qui explique ce manque de collaboration ?
Cela est certainement dû au fait que nous avons parfois des voix discordantes. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il existe une structure qu’on appelle le Hcb (Haut Conseil des Béninois) qui en réalité est créé pour représenter la diaspora au niveau mondial. Mais il y a eu des manœuvres pour diviser les communautés à l’interne dans les différents pays. Nous travaillons actuellement avec le Haut conseil des Béninois (Section Usa – Caraïbes) pour briser ces dysfonctionnements, pour voir comment unifier nos voix. Car lorsqu’on a des voix discordantes, certains hommes politiques en profitent pour nous dresser les uns contre les autres et amoindrir notre impact. Nous essayons donc d’œuvrer à l’unité. D’ici à octobre, il est prévu que nous ayons les états généraux de la Diaspora américaine pour voir comment agir en symbiose. La diaspora a un savoir-faire certain puisque nous sommes au contact du savoir-faire américain. Ce qui change notre vision sur la qualité du service, la qualité du travail, le sérieux. La diaspora aux Etats-Unis peut aussi contribuer au transfert des technologies. Mais faudrait-il encore que le Bénin améliore son arsenal et crée des conditions favorables à cela. Dans tous les cas, je pense qu’avec le concours de la diaspora, non seulement américaine mais aussi celles des autres pays, quelque chose est faisable dans le sens du développement.
Quid des tracasseries relatives aux pièces et papiers dont vous vous plaigniez autrefois ?
Les difficultés que nous rencontrions par rapport au service administratif, en l’occurrence d’état civil, ont été aplanies avec le régime actuel. Nous avions du mal à fournir les dossiers pour les renouvellements du passeport. Il parait que c’était dû à l’instauration de la biométrie. Maintenant, il y a des unités installées au niveau de l’ambassade à Washington et qui prennent en charge les dossiers des compatriotes, les acheminent sur Cotonou et nous les renvoient avec célérité. L’ex-ambassadeur nous a largement entretenus sur les nouvelles procédures. Je crois que ça va mieux aujourd’hui. Il y a aussi l’e-visa qui facilite beaucoup les choses pour nous. Imaginez-vous si je dois aller à Washington Dc pour le visa alors que je vis dans le Midwest à Indianapolis ! Ça me fait environ une dizaine d’heures par la route et même en avion, je perds quand même de précieuses heures. Mais avec l’e-visa, on prend rapidement un visa en ligne, on n’a pas besoin de se déplacer. Et une fois à Cotonou, on fait les formalités administratives et tout est réglé. Ça nous facilite vraiment la vie.

Dans son message à l’occasion du 59e anniversaire de la fête nationale, le chef de l’Etat a entre autres annoncé l’institution d’un programme spécial d’insertion dans l’emploi. 2000 jeunes diplômés sans emploi sont appelés à être placés dans des entreprises privées ou publiques, sur une période de deux ans, avec l’espoir de se rendre utiles et efficaces pour se faire recruter à l’issue de la période d’insertion, ou alors qu’ils sauront voler de leurs propres ailes dans l’auto-emploi, souligne le président de la République. Cette initiative à fort impact social, à l’instar du Programme de microcrédits aux plus pauvres, constitue, sans conteste, selon Patrice Talon, « autant de preuves de la répartition équitable des fruits de la croissance économique qui, elle-même, parce qu’elle est de plus en plus élevée, atteste que notre pays est effectivement entré dans une phase de développement soutenu ».
Société 31 juil. 2019

Le gouvernement a décidé de donner une plus grande envergure au Programme de microcrédits aux plus pauvres. La dotation qui était de 6 milliards F Cfa au lancement de la nouvelle génération de ce programme vient d’être portée à 10 milliards F Cfa au titre de cette même année 2019. C’est l’annonce qu’a faite le chef de l’Etat ce mercredi lors de son message à l’occasion du 59e anniversaire de la fête nationale. Ce même montant, au dire de Patrice Talon, sera reconduit chaque année pour le renforcement des fonds de microcrédits aux plus pauvres, afin d’impacter toujours plus de bénéficiaires.
Economie 31 juil. 2019