La Nation Bénin...
Nouvelles

L’athlète béninoise Noelie Yarigo a fait encore sensation hier au Championnat ouest africain d'athlétisme tenu au Niger en décrochant deux médailles d'or, une au 1500 m et une au relais mixte.
Elle a fait cette annonce sur sa page facebook comme elle en a l’habitude pour tenir informés ses supporteurs. La gazelle de la Pendjari n'arrête pas de battre des records. Véritable ambassadrice, elle reste une fierté pour son pays.
Sports 28 juil. 2019

Le président indien Ram Nath Kovind a effectivement foulé le sol béninois en début d’après-midi de ce dimanche 28 juillet à la tête d’une forte délégation. Ceci dans le cadre d’une visite officielle de trois jours.
Il a été accueilli à sa descente d’avion par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Les deux personnalités ont ensuite passé quelques minutes au salon d’honneur de l’aéroport pour de brefs échanges. Après quoi, le président Ram Nath Kovind a pris congé de son hôte. Ce matin, il sera à la présidence de la République où il rencontrera le président Patrice Talon. Occasion pour les deux hommes d’Etat d’échanger et ensuite permettre à leurs pays respectifs de parachever une série d’accords en attente.
Politique 28 juil. 2019

Le ministère de l’Energie sera bientôt doté d’un Plan stratégique pour la période 2020-2024. En attendant son adoption en Conseil des ministres, le plan a été validé, hier jeudi 25 juillet, par les cadres à divers niveaux de ce département ministériel, au cours d’un atelier technique présidé par le ministre Dona Jean-Claude Houssou.
Assurer une transition énergétique pour le développement économique et social durable du Bénin. C’est l’objectif principal du Plan stratégique 2020-2024 du ministère de
l’Energie qui a fait l’objet d’un atelier technique de validation hier.
En initiant l’élaboration de ce plan, le ministère de l’Energie veut se donner des orientations stratégiques et œuvrer ensemble avec les acteurs pour leur aboutissement. L’élaboration du Plan stratégique répond donc à une volonté politique se traduisant par la planification de l’action publique dans le secteur, traduit le Programme d’action du gouvernement (Pag) en actions opérationnelles et donne une visibilité aux activités de programmation et de budgétisation dans le secteur.
A l’ouverture des travaux de l’atelier technique de validation, le directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère, Herman Zimé, a rappelé que l’élaboration de ce plan a été faite dans une approche inclusive. Pour lui, l’atelier d’hier est une étape décisive dans la mesure où après la validation, c’est le processus devant conduire à son adoption par le Conseil des ministres qui reste.
Pour le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, le secteur de l’énergie est une priorité pour le gouvernement. C’est pourquoi dans le Pag, il lui a été consacré une part de 10% du budget. Le plan stratégique validé, selon le ministre, est un document qui fait état du diagnostic du secteur, des défis à relever et des résultats attendus.
Dona Jean-Claude Houssou souligne que le plan stratégique doit être en position d’étape. Au-delà du document qui n’est qu’un support, il estime qu’il faut avoir une trace dans la mise en œuvre. Le plan stratégique, insiste-t-il également, doit être perçu comme un outil important à mettre en œuvre pour ne plus naviguer à vue.
La validation du plan, poursuit le ministre de l’Energie, est une action devant permettre au ministère d’assurer la crédibilité des projets à défendre auprès des partenaires techniques et financiers.
Dans le plan stratégique présenté par Innocent Lokossou, représentant le consultant ayant réalisé le document, toutes les stratégies de développement retenues sont traduites en actions. Des actions qui ont été budgétisées avec un coût de mise en œuvre estimé à 1885 milliards 838 millions de FCfa.
Les ressources nécessaires pour son financement seront mobilisées dans le budget de l’Etat avec l’appui des Partenaires techniques et financiers (Ptf) et du secteur privé par le Partenariat public-privé (Ppp).
La mise en œuvre du plan garantit la visibilité des budgets annuels, facilite la mobilisation des ressources et fournit les bases de coopération avec les Ptf. Mais les conditions de succès résident dans la mise en place d’une veille stratégique et technique par le ministère de l’Energie.

Du 28 au 30 juillet, le Bénin accueille pour la toute première fois de son histoire un président indien. Un grand coup diplomatique lorsqu’on se rend à l’évidence du poids commercial de l’Inde et de ses nombreuses performances. Dans cette interview exclusive, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, évoque les raisons qui militent en faveur du choix du Bénin pour accueillir le président indien.
La Nation : Sous quel sceau doit-on placer la visite du président indien Ram Nath Kovind qui signe ainsi une première au Bénin?
Aurélien Agbénonci : La visite qu’effectue au Bénin à la tête d’une importante délégation Son excellence Monsieur Ram Nath Kovind, est, comme vous le dites, une première. Elle traduit l’excellente qualité des relations de coopération que nos deux pays entretiennent. Cette visite s’inscrit également dans le cadre d’une tournée ouest-africaine qu’entreprend le président de l’Inde.
De plus, vous n’êtes pas sans savoir que depuis son accession au pouvoir en 2016, le chef de l’Etat, le président Patrice Talon a impulsé un nouveau mode de gouvernance avec de nouvelles orientations définies dans le Programme d’action du gouvernement, qui constitue un plan stratégique ambitieux de développement. Je puis vous dire que les résultats de nos réformes ainsi que les indicateurs de notre croissance économique enregistrés depuis trois ans, ont influencé le choix de notre pays parmi ceux retenus dans le cadre de cette tournée.
A quelle échelle doit-on situer aujourd’hui les relations entre le Bénin et l’Inde qui est du reste un grand partenaire économique du Bénin ?
Bien que récente, la coopération entre le Bénin et l’Inde s’est renforcée au fil des années et porte sur des secteurs importants. Sur le plan commercial, l’Inde est un partenaire stratégique du Bénin.
Avec sa population de près d’un milliard et trois cents millions d’habitants, l’Inde apparait aujourd’hui comme l’un des pays émergents d’Asie qui a atteint un niveau d’industrialisation et de développement soutenu. L’Inde fait partie du groupe des cinq pays communément appelés «Brics » (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Dans plusieurs secteurs, ses indicateurs font même pâlir d’envie certains pays développés. C’est un pays qui a une vitalité démocratique reconnue de par le monde entier et qui dispose de solides potentialités dans les domaines de l’énergie, de la technologie, de la santé, du tourisme et des technologies de l’information et de la communication. Notre pays gagnerait beaucoup à entretenir et dynamiser la coopération avec ce pays dans la perspective de tirer le meilleur de ce géant de l’Asie, après la Chine et le Japon.
Les relations entre les deux pays datent de plusieurs années. Quels en sont les paradigmes nouveaux et quelle dynamique entendez-vous lui insuffler ?
Depuis l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon, le Bénin s’est résolument engagé sur le chantier du développement. Sur le plan de la diplomatie, le président Talon a tenu à renforcer les liens existants mais aussi à diversifier nos relations. Une nouvelle méthode a été imprimée à l’action gouvernementale avec l’élaboration du Programme d’action du gouvernement qui définit les stratégies pour révéler le Bénin. La déclinaison de ces stratégies fait une place de choix au secteur privé, créateur de croissance et de la richesse. La coopération avec l’Inde doit désormais s’inscrire dans une approche pragmatique et être en adéquation avec ces nouvelles orientations fondées sur le partenariat public-privé. Dans cette perspective, les officiels des deux pays vont se rencontrer dans un proche avenir pour faire le bilan de la coopération bilatérale et définir de nouveaux axes dans les domaines offrant des avantages comparatifs favorables au développement d’un partenariat public-privé dans l’intérêt des deux parties.
Je voudrais rappeler que le président Talon s’est rendu en Inde au mois de mai 2017 et à cette occasion, il a eu une importante séance de travail avec le Premier ministre Monsieur Narendra Modi. Par ailleurs, la nouvelle vision de l’Inde et son intérêt pour les pays africains, augurent de nouvelles perspectives pour la coopération bénino-indienne. Le Bénin, dans son offensive pour les investissements étrangers devra saisir les opportunités que ce partenariat offre pour soutenir les efforts de développement.
Quel est l’agenda du président Ram Nath Kovind au Bénin? Et quelles vont en être les grandes résolutions ?
A l’occasion de cette visite, le président de la République de l’Inde aura, au cours d’un tête-à-tête, une série d’entretiens qui porteront sur la coopération bilatérale, le partenariat Inde-Afrique et la situation dans le monde. Plusieurs accords de coopération en discussion avec la partie indienne seront signés parmi lesquels on peut citer : l’accord d’exemption de visa, l’accord portant sur le programme d’échanges culturels entre le Bénin et l’Inde, l’accord sur la télémédecine et la télé-éducation et un protocole d’entente relatif à la coopération dans le domaine de la garantie des crédits à l’exportation.
Au cours de son séjour, le président de la République de l’Inde se rendra à l’Assemblée nationale où il prononcera un discours devant les députés béninois. La visite officielle du président de l’Inde s’achèvera par une rencontre avec la communauté indienne présente au Bénin. Il convient de souligner que le président Kovind sera l’un des rares hommes d’Etat en visite officielle au Bénin à s’adresser aux députés à l’Assemblée nationale. Ceci constitue un symbole important pour le peuple béninois que le président d’une des plus grandes démocraties au monde s’adresse aux Représentants dans un pays où les réformes s’opèrent même dans le domaine du système partisan.
Deux visites de chefs d’Etat, et pas des moindres, en moins d’une année, la diplomatie béninoise se veut-elle aujourd’hui sélective dans l’efficacité ?
L’action diplomatique est toujours sélective et est guidée par les intérêts de chacune des parties. En ce qui nous concerne, cela fait trois ans que, sous le leadership du chef de l’Etat, la diplomatie béninoise fait sa mue. Tout en maintenant les relations avec nos partenaires traditionnels, nous allons scruter d’autres horizons. Nous allons vers ceux qui font bien, les meilleurs dans plusieurs domaines. Nous n’allons pas vers les autres comme de vils quémandeurs. Nous allons vers eux en leur présentant les opportunités qui existent chez nous pour nouer des partenariats. Nous présentons le Bénin comme une terre d’opportunités. C’est pour vous dire que nous allons vers les meilleurs dans les domaines présentant un intérêt pour nos priorités de développement. De plus, les réformes courageuses opérées par le chef de l’Etat séduisent le monde. Le Bénin est respecté à l’extérieur. Tous ces facteurs militent en notre faveur.

La légende continue avec le groupe musical Trio Apouké qui, après ses retrouvailles, va bientôt lancer un nouvel album. ‘’Keys to future’’ (clés du futur), c'est le nom du nouvel opus. En conférence de presse, mardi 23 juillet dernier, à l'espace Apouké situé à Cotonou Pk 10, le groupe a levé un coin de voile sur le sens et la portée de cet album.
17 morceaux riches en variétés et en saveurs traditionnelles ; des chants en hommage aux Écureuils du Bénin, aux personnes qui se battent au quotidien, des chants d'espoir et de courage… Le nouvel album du groupe Trio Apouké promet des surprises. « Nous avons maintenu le style Hip-hop parce que nous sommes des rappeurs. Mais nous y avons ajouté des rythmes traditionnels (Zinli, Tchinkoumin…). Nous avons appelé ça le Vodoun beat. Le Vodoun beat est notre nouveau concept. C'est un mixage de rythmes traditionnels… Dans le nouvel album, il y a également quelques featuring », font savoir Kékéli et Fikira. Le 15 août prochain, l'album "Clés du futur" sera lancé dans une ambiance festive qui durera toute la journée au Hall des arts.
Le titre de l’opus est bien évocateur. « Clés du futur parce que nous sommes convaincus que les technologies ancestrales qui restent encore dans nos habitudes, c'est-à-dire nos traditions, sont des clés du futur. Je veux dire que tout ce que nous faisons dans nos traditions c’est des technologies. Et des technologies pas seulement pour le présent mais aussi pour le futur… Il y a de la science dans nos traditions. Si l’Afrique pouvait prendre conscience de cette science, elle se révélerait autrement, elle se vendrait cher car nos traditions représentent des clés pour le futur », explique Fikira. Il évoque en exemple la capacité traditionnelle à générer la pluie qui, quel que soit le moyen utilisé, est une technologie. Il insiste, par ailleurs, sur le fait que Trio Apouké ne vient pas faire des démonstrations mais se base sur les constats vécus au quotidien dans les cultures africaines, pour appeler à la valorisation du patrimoine traditionnel.
Nouvel élan !
Si la mission du groupe reste d’aider les Africains à prendre conscience de ce qu’ils sont, de ce qu'ils ont et d'où ils sont venus, les concepts ne sont plus forcément les mêmes. Trio Apouké n’est plus collé au concept Mamiwata. « Aujourd'hui, on a mûri. On n’est pas dans un débat de religion mais dans un débat de valorisation de nos valeurs culturelles. Nous avions commencé avec le concept Mami mais nous avons compris que ça peut choquer des gens. Aujourd’hui, nous ne sommes plus à ça », a rassuré Fikira. Il explique les motivations de leur retour sur scène. « On est revenu parce qu'on s'est dit qu'on vous doit quelque chose, qu'on vous doit une suite… Le groupe Apouké s'est lancé en 2003. On a arrêté entre temps, on a repris, on a arrêté à nouveau puis depuis le 15 août dernier, nous sommes revenus sur scène. Et si on reprend aujourd’hui, c'est aussi par respect pour ceux qui nous aiment », explique Fikira. Pour lui, l'artiste doit contribuer à distraire et à générer de la pensée à un public souvent coincé dans son quotidien. « Nous sommes artistes parce que nous avons décidé de ne pas être inutiles, nous avons décidé de contribuer à construire la pensée, la conscience collective car l'artiste est une sorte d'aide à penser...», affirme Fikira.
Ils sont donc de retour et cette fois, ils semblent déterminés à maintenir le cap. Déjà, le nouveau nom du groupe est Trio Apouké et pourtant, ils ne sont, pour le moment, que deux membres actifs : Fikira et Kékéli.

Après neuf mois de formation assidue, à Cotonou, sur le passage de l’analogique au numérique, des journalistes béninois, auditeurs du Centre d'études des sciences et techniques de l'information (Cesti), ont reçu leurs attestations de fin de formation. C'était ce mercredi 24 juillet, dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip), en présence des responsables du Cesti et du représentant de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Ils sont désormais outillés pour amorcer le passage de l’analogique au numérique. Les journalistes béninois, auditeurs du Centre d'études des sciences et techniques de l'information
(Cesti), basé à Dakar au Sénégal, ont reçu, hier, dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse du Bénin (Onip), leurs attestations de fin de formation. Une formation faite de neuf mois de cours théoriques et pratiques, qui fait désormais d’eux des journalistes multimédia ; à même d’exercer avec aisance dans l’environnement du numérique.
Le chemin pour en arriver là a été parsemé d’embûches mais,au finish, les fruits ont tenu la promesse des fleurs. «Je me fais ici le porte-voix de mes camarades pour dire combien nous sommes honorés et émus de recevoir aujourd’hui nos parchemins après ces moments d’études, de doutes et de reprises », dira Henri N’Dah Sékou. A l’en croire, pendant ces neuf mois de formation, ils ont exploré le monde de la presse écrite, de la radio, de la télévision, des médias en ligne et des réseaux sociaux. « Le montage, l’infographie et même l’anglais des médias, n’ont plus de secret pour nous », ajoute le porte-parole des récipiendaires qui, au passage, remercie les autorités béninoises qui ont œuvré pour l’aboutissement heureux de cette formation.
Convaincue que la formation constitue une valeur ajoutée à leur expérience professionnelle, la directrice du Cesti, Cousson Traoré Sall, rappelle aux récipiendaires que cet agrégat dont ils disposent désormais leur «impose une rigueur et des principes, des valeurs et des vertus à la hauteur de leur nouveau statut, de leur degré de responsabilité et de leur posture». La directrice du Cesti a par la suite félicité les journalistes auditeurs pour « leur engagement et les encourage à persévérer». «Vous avez démontré de grandes qualités morales et intellectuelles durant toute la formation. Votre patience a été remarquable », se réjouit-elle.
Après avoir rappelé l’importance et les ressources que nécessite le processus de passage de l’analogique au numérique dont la formation des ressources humaines, Ahmed Saka Yarou, directeur de cabinet de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, se félicite de la fin de cette formation. Laquelle, dit-il, les « aura confortés dans leur rôle de moteur et de maillon principal de la chaine de l’information ».Il adresse par la suite ses félicitations aux récipiendaires et les exhorte à non seulement mettre en application les enseignements reçus au cours de cette formation mais aussi à aller au-delà pour mieux répondre aux besoins du métier de journaliste multimédia.
Le clou de la cérémonie a été la remise proprement dite des attestations aux récipiendaires; un moment convivial et chaleureux, marqué par la présence de plusieurs responsables de médias. Mais aussi de cadres du ministère en charge de la Communication, dont Marcel Tchobo conseiller technique aux médias.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, l’ambassadrice de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux, et Adrien Haye, directeur de l’Agence française de développement (Afd) au Bénin, ont procédé, ce mercredi 24 juillet, à Cotonou, à la signature de deux conventions de financement. Lesquelles sont relatives au Projet d’extension et de densification électrique des réseaux (Peder) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce projet permettra, à terme, à 150 000 nouvelles personnes d’avoir accès à l’électricité.
D’un coût total de 40 milliards de francs Cfa, le Projet d’extension et de densification électrique des réseaux (Peder), dont les conventions de financement ont été signées hier, vise l'amélioration de l’accès à l’électricité dans une soixantaine de localités réparties dans quinze communes sur sept départements dont l’Alibori, l’Atlantique, les Collines, la Donga, l’Ouémé et le Plateau. Ledit projet prévoit l’extension et la densification du réseau électrique ainsi que la réalisation de nouveaux branchements.
Le Peder dont le financement est assuré par l’Union européenne (10 milliards F Cfa) et l’Agence française de développement (29,5 milliards F Cfa) contribuera, à terme, au développement économique du Bénin en améliorant l’accès des populations à des services énergétiques de qualité ainsi que les performances de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). De façon spécifique, le Peder a l’avantage d’augmenter le taux d’accès à l’électricité dans la zone ciblée et de réduire les disparités d’accès entre zones urbaine et rurale, améliorer la qualité du service électrique pour les abonnés actuels et futurs de la Sbee grâce à une meilleure fiabilité du réseau, moderniser les capacités de gestion du réseau et réduire les pertes techniques et commerciales. Toutes choses qui contribueront au renforcement de la santé financière de la société distributrice d’énergie électrique.
« Cette action spécifique s'intègre parfaitement dans la stratégie conjointe de l'Ue, de la France et l'Afd, et de nos partenaires béninois de réaliser un changement de paradigme dans le secteur énergétique », a souligné Olivier Nette, chef de la délégation de l’Ue.
Il est donc attendu que le Peder, une fois réalisé, débouche sur le raccordement d’environ 30 000 foyers, avec à la clé, la fourniture d’une énergie moderne et fiable, en remplacement des connexions frauduleuses ne répondant pas aux normes de sécurité, et des groupes électrogènes, piles, batteries et autres lampes à pétrole. De même, il permettra d’améliorer le service énergétique et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Grâce à ce projet, 150 000 nouvelles personnes devraient avoir accès à l’électricité, 700 000 abonnés verront leur service énergétique s’améliorer, sans oublier la création de plus de 300 emplois.
Il est à noter que le Projet d’extension et de densification électrique des réseaux est inscrit au titre du Programme d’action du gouvernement dont le développement du secteur de l’énergie est un axe prioritaire avec pour objectif le renforcement du système énergétique afin de le rendre largement autonome, compétitif et capable de fournir de l’électricité fiable et de qualité aux unités de production et aux populations béninoises.

Il n’est plus possible aux camions d’entrer à Parakou, pour décharger leurs marchandises dans les différents magasins. Leur convoyage est désormais dévolu aux conducteurs de tricycles. C’est la manifestation d’une nouvelle réforme devenue effective depuis quelques jours.
Le vent des réformes qui s’en est pris à la ville de Parakou depuis quelque temps n’en finit plus de voir son champ s’agrandir. Après les conducteurs de taxi-moto, les acteurs du secteur de la boulangerie et de la pâtisserie, les vendeurs de viandes grillées communément appelées « tchatchanga », la délocalisation de la gare routière centrale vers le site du Cncb où obligation est faite aux taxis interurbains et bus des compagnies de transport de charger ou de décharger leurs passagers, ainsi que leurs biens, c’est une autre mesure que le Conseil municipal vient de mettre à exécution. Depuis quelques jours, interdiction est faite aux camions dont les marchandises sont destinées pour la ville de Parakou, d’accéder aux magasins d’entreposage pour procéder à leur déchargement.
Selon le chargé des réformes à la mairie de Parakou, Charles Hinvi, la mesure ne date pas d’aujourd’hui. C’est l’organisation des dernières élections législatives du dimanche 28 avril dernier, qui avaient fait retarder sa mise en application. Les autorités de la municipalité, explique-t-il, ont décidé que les camions de marchandises destinées pour Parakou, stationnent hors de la ville. « Ce sont seulement les tricycles qui seront habilités à convoyer leurs déchargements vers les magasins concernés », a indiqué le chargé des réformes.
Déjà, les conducteurs de tricycles sont invités à aller d’abord s’inscrire dans un bureau ouvert pour la circonstance au niveau de l’Ecole primaire publique La Montagne, dans le deuxième arrondissement, à Parakou. C’est pour les formalités administratives à remplir, dans le cadre de cette réforme. Les conducteurs de tricycles intéressés ont déjà été sensibilisés.
Outre le point de stationnement à la sortie Ouest de la ville, un autre est prévu à la sortie Sud. L’objectif poursuivi par le maire Charles Toko et les membres de son Conseil municipal, c’est d’éviter les stationnements anarchiques des gros porteurs à l’intérieur de la ville, sources de nombreux accidents. Cette mesure évite également une dégradation précoce du nouveau réseau routier flambant neuf mis en place dans la cité des Kobourou.

Depuis quelques semaines, les vacances scolaires sont là. Beaucoup de parents et d’enfants continuent de s’interroger sur les loisirs à s’offrir. Plusieurs structures de la place proposent des activités tout aussi ludiques qu’éducatives pour occuper les enfants pendant ce temps. Mais la grande majorité des enfants restent toujours dans leur cadre habituel, puisque la question des loisirs et du tourisme n’est pas encore ancrée dans nos mœurs, estime Huguette Akplogan Dossa, directrice générale de Emeraude Tours et du cabinet H2A Conseil, deux structures qui promeuvent la destination Bénin et surtout l’agro et l’écotourisme.
La Nation : La tradition était d’aller au village, chez la tante, chez l’oncle ou chez les grands parents. Cette tradition a régressé sinon disparu pratiquement. Comment expliquez-vous ce changement de comportement ?
Huguette Akplogan Dossa: Je crois que la modernité a commencé à prendre le pas sur la tradition et les familles ont commencé à se retrouver en famille mononucléaire, ce n’est plus la grande famille. De la même manière, les préoccupations journalières font que les parents n’ayant plus la possibilité de rentrer à midi s’occuper des enfants ou même se reposer, les mettant à la cantine pendant toute l’année scolaire, se demandent comment faire pendant les vacances au moment où eux ils sont au travail. Ceux qui arrivent à le faire mieux sont ceux qui prennent les vacances en même temps que les enfants et généralement, vous constatez que c’est des gens qui ont un peu de moyens et qui veulent partir avec leurs enfants. La première trouvaille, c’est le Togo ou le Ghana. Le gros lot reste à la maison. Aujourd’hui, il n’y a presque plus personne au village pour recevoir qui que ce soit.
Dans ces conditions, quand les parents sont au travail, les enfants sont laissés à eux-mêmes. Il y en a qui guettent les activités organisées par les start-up telles que le dessin, la chorégraphie et la danse, les activités de ferme où les gens initient des activités journalières qui permettent aux enfants de partir de Cotonou le matin et reviennent le soir. Les parents inscrivent les enfants tout en payant pour le service. Le meilleur des cas, c’est ceux qui ont les moyens de payer pour les colonies de vacances. Dans ce cas, malheureusement, on constate que les gens préfèrent encore aller à l’extérieur plutôt que de faire le tour du Bénin que nous, nous planifions depuis six ans.
Justement, parlant des structures comme la vôtre qui sont censées faire des offres dans ce sens. Peut-on dire qu’il y a suffisamment d’offres, à moins qu’elles manquent de visibilité ?
Nous avons commencé cette activité depuis six ans, les gens le connaissent. La première année, nous avons fait beaucoup de battage médiatique. La deuxième année, les réseaux sociaux ont pris le relais. Troisième et quatrième années, on n’a pas réalisé l’activité faute d’inscrits. L’année dernière, on l’a réalisée avec un groupe restreint. Cette année, elle ne sera pas réalisée faute d’inscription suffisante car en réalité, une colonie de vacances, ça demande un budget faramineux parce que nous avons fait l’option de mettre les enfants dans de très bonnes conditions pendant 15 jours que dure le tour du Bénin. Malheureusement, les Béninois n’ont pas compris et trouvent toujours que c’est cher.
Le mot est revenu plusieurs fois dans votre intervention. Est-ce que finalement, tout ne se résume pas au problème de moyens ?
Pour faire ce type de colonie, il faut déployer beaucoup de moyens : louer les bus, l’hôtel, manger dans des restaurants, visiter les sites touristiques. Pour faire une bonne colonie de vacances, le minimum que nous déboursons, c’est trois millions de francs Cfa. Dans des pays développés, l’Etat soutient un certain nombre d’activités et demande aux parents un complément pour en bénéficier. Il y a des centres qui accueillent les enfants pendant les vacances. Nous n’en avons pas au Bénin, donc nous sommes obligés d’aller les loger dans les hôtels.
Dans un contexte où l’Etat béninois investit beaucoup dans la promotion de la destination Bénin, quelles sont les relations entre l’Etat et les structures de promotion du tourisme?
A l’étape où nous sommes, le gouvernement est en train de mettre en place les différents sites qui doivent être visités. Il a terminé les études et a commencé à travailler sur un certain nombre de sites. Ce qui se fait va faciliter un peu notre travail d’autant plus que certains de ces sites ne seront plus payants, d’autres le seront. A nous de choisir les sites éducatifs qui ne sont pas trop chers ou qui ne sont pas payants à intégrer dans nos programmes. Déjà, on a appris qu’on peut désormais visiter gratuitement les musées, c’est un grand exploit venant du gouvernement. C’est tout ce que le gouvernement peut faire car ce n’est pas lui qui a les bus, ce n’est pas lui qui a construit les hôtels donc je ne vois pas encore, en dehors des routes et des pistes qui sont aménagées pour nous faciliter la circulation, ce que le gouvernement peut faire d’autre.
Est-ce à dire qu’entre le gouvernement et les acteurs privés de promotion du tourisme, il n’y a pas une passerelle pour discuter et atteindre les objectifs communs ?
Au niveau des associations, nous avons commencé les discussions mais le gouvernement dit: « actuellement, je ne suis pas encore entré dans la phase de promotion, donc je ne peux pas encore discuter de ça avec vous. Je suis à la phase de mise en place, de construction, peut-être d’ici à fin 2019, quand j’aurai fini ça, on parlera de promotion». Peut-être qu’en ce moment, le gouvernement mettra des chèques-vacances à la disposition des agences ou des agents méritants, on ne sait pas encore comment la promotion va se faire quant à l’incitation des Béninois à consommer le tourisme local. Sinon, le Béninois lui-même n’a pas été éduqué à faire du tourisme. Tout le tourisme qu’on connait, c’est le tourisme mortuaire, où on doit aller à l’enterrement loin du milieu de travail, où on part vendredi et on revient dimanche. Et ce tourisme aussi, si on le travaillait correctement, on pouvait le transformer en une source de devises, travailler sur le mental des Béninois pour qu’au moins, quand ils arrivent là-bas, qu’ils dorment dans des hôtels pour aider les hôteliers à rentabiliser leurs investissements.
En clair, le Béninois n’a pas une culture des vacances comme c’est le cas dans les pays développés.
Non. Quand le Béninois met l’argent de côté, c’est pour acheter des briques. Et quand les vacances arrivent, on dit à l’enfant, on prépare ta rentrée, il faut chercher l’argent pour la scolarité et les fournitures, donc la question des loisirs et du tourisme n’est pas encore ancrée dans nos mœurs. C’est un travail de sensibilisation et d’éducation à faire, peut-être faudrait-il inscrire cette préoccupation dans les programmes éducatifs afin que les générations futures sortent de ce carcan. Il faut dire aussi que le pouvoir d’achat du Béninois ne lui permet pas de mettre des ressources de côté pour faire du tourisme.
Que diriez-vous pour finir cet entretien ?
Je dirai aux parents que les vacances, c’est les vacances, il faut les offrir aux enfants et qu’il y a des structures spécialisées. Même s’ils ne veulent pas les passer en colonie, qu’ils s’organisent en famille ou ils viennent nous voir, on va leur proposer des packages pour qu’ils partent en vacances avec les enfants pour aller se reposer et mieux échanger avec eux, car durant toute l’année scolaire, ils n’ont pas eu le temps de le faire. Question de faire le bilan avec eux avant de repartir pour une nouvelle année

En partenariat avec l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (Unesco), le ministère de l’Economie numérique et de la Communication à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep) a organisé, ce mardi 23 juillet à Cotonou, l’atelier sur l’universalité de l’internet au Bénin. A l’ouverture des travaux, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a exposé les évolutions enregistrées dans le secteur du numérique au Bénin, avant de lancer l’atelier qui vise à apprécier les facteurs d’évolution de l’internet et vulgariser les innovations apportées par le gouvernement du président Patrice Talon.
Fruit de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement du président Patrice Talon et des nombreuses réformes réalisées dans le secteur du numérique sous l’égide de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou, l’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin a été lancée, ce mardi 23 juillet, à Cotonou, lors de l’atelier sur l’universalité de l’internet.
Présent aux assises, professeur Alain Kiyindou de la chaire Unesco, pratiques émergentes en technologies et communication pour le développement à l’Université de Bordeaux Montaigne est revenu sur le bien-fondé de cet atelier qui fait suite à l’autorisation en Conseil des ministres de la réalisation d’une étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin. Selon lui, cette étude est une première en Afrique et l’expérience béninoise servira de modèle pour d’autres pays qui seront invités par l’Unesco à suivre l’exemple du Bénin qui devient ainsi le pionnier en la matière.
Pour lui, le choix est porté sur le Bénin du fait de l’ambitieux Programme d’action du gouvernement et des nombreuses réformes opérées dans le secteur. « Quand il nous a été demandé de faire un choix, nous avons opté pour le Bénin car le pays a mis en place une politique ambitieuse dans le secteur du numérique sous la houlette de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou », a-t-il expliqué. Ainsi, le Bénin, à travers l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), œuvre pour une universalité aboutie de l’internet au Bénin.
L’état de l’internet à la loupe
Abondant dans le même sens, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou indique que cette activité a été initiée en pensant à tous les utilisateurs ou non de l’internet. C’est pourquoi elle a rendu hommage aux acteurs de l’écosystème du numérique, aux opérateurs privés et aux fournisseurs d’accès internet grâce à qui les populations bénéficient des services numériques : « Je voudrais ici rendre un salut bien mérité aux personnes grâce à qui nous avons le privilège d’utiliser l’internet, tous les membres de l'écosystème du numérique et du secteur privé qui nous fournissent les services numériques», a-t-elle déclaré.
Pour elle, c’est une chance d’avoir accès aux services numériques car tout le monde n’a pas cette possibilité. Revenue de Kigali où elle a pris part à la dernière conférence annuelle de la Gsma, la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou se réjouit des derniers indicateurs de l’évolution du secteur numérique sur le continent et au Bénin. « Cette année, l'adoption de l'internet mobile en Afrique subsaharienne est de 24% contre 47% dans le monde», a-t-elle indiqué.
Le Bénin évolue…
En ce qui concerne l’évolution sur l’indice de connectivité mobile de la Gsma, le score global du Bénin est passé de 34 à 39. Le Bénin a gagné 5 points et est le 2e pays dans la zone Afrique subsaharienne et 10e au plan mondial dont l’indice s’est amélioré entre 2017 et 2018. Une évolution due à la couverture de la population par le système 3G, qui est passée de 53% à 63%, à l’amélioration des engagements du Bénin en matière de cyber sécurité où le Bénin occupe le 8e rang sur le continent et grâce à de nombreuses autres réformes dans le secteur.
En dépit de cette amélioration, la ministre pense que beaucoup d’efforts restent à faire pour une inclusion numérique forte car l'Afrique subsaharienne compte 40% de la population mondiale non couverte par un réseau mobile large. « Quand on sait que dans bon nombre de pays d’Afrique au sud du Sahara, l’accès à internet repose sur le mobile, alors on comprend la nécessité d’actions hardies par nos pays pour améliorer les taux aussi bien dans le secteur mobile que du fixe », a-t-elle expliqué. Se basant sur le rapport de l’Arcep qui indique que le taux de pénétration de l’internet mobile au Bénin est passé de 40% en 2017 à 48,02% en 2018, elle pense qu’il reste du chemin à faire malgré ces performances enregistrées en quelques années. A l’en croire, l’accès à internet et les usages y associés sont devenus des facteurs de croissance économique, de développement humain, d’inclusion sociale dans les pays africains et dans le monde.
Rendre l’internet omniprésent et au service de tous
Selon la ministre Aurélie Soulé Adam Zoumarou, la conférence générale de l’Unesco, en adoptant le concept de l’universalité de l’internet en 2015 souhaite que l'Internet soit au service de tous. « L’universalité de l’internet en tant que concept capture ce qui est important au vu de l’ampleur croissante de l’internet dans les affaires humaines. Elle met en lumière les normes et les valeurs comportementales qui appuient cette tendance et fait ressortir la nécessité de renforcer ces valeurs », a-t-elle précisé. Cet atelier consacre le lancement de l'étude sur l'universalité de l’internet au Bénin dont l’objectif est de renseigner un certain nombre d’indicateurs afin d’apprécier les facteurs de l'évolution de l'Internet au Bénin.
C’est le lieu pour elle de lancer un appel aux autorités locales à participer aux efforts du gouvernement dans le secteur numérique. « Je profite de la présence des autorités communales ici pour lancer l’initiative ‘’Bénin Commune Connect’’, qui ambitionne d’impliquer davantage les élus à la base au développement du secteur », a-t-elle déclaré. Elle a aussi invité les acteurs de l’écosystème à accompagner cette initiative.
Avant la présentation globale du projet d’étude sur les indicateurs de l’universalité de l’internet au Bénin, Emile Kougbadi, directeur général de l’Absu-Cep a exposé les réalisations et projets de l’Agence béninoise du Service universel des Communications électroniques et de la Poste pour un Bénin numérique. A l’en croire, d’importants efforts ont été consentis par le gouvernement qui fait du numérique un des leviers essentiels du développement du Bénin. Ces actions concernent la mise en place d’un cadre réglementaire et juridique propice au développement de l’économie numérique, le déploiement des infrastructures appropriées et la mise en place d’une stratégie d’accès de tous à l’internet par le biais du service universel.