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Nouvelles

Lutte contre les maladies prioritaires et les épidémies: « Un bilan satisfaisant », dixit le ministre de la Santé
Le Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp) a fait, ce jeudi 10 juin à Cotonou, le point de ses activités sur la période 2016-2020. Le bilan est satisfaisant et les indicateurs encourageants, ont noté le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, et les autres membres du creuset. L’année 2020 a été marquée par la gestion de la crise de Covid-19 mais les autres maladies n’ont pas été pour autant négligées. Mieux, « Globalement, les indicateurs par rapport aux maladies prioritaires et les épidémies sont en bonne voie : le bilan des cinq dernières années est satisfaisant », a laissé entendre hier Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. C’était à l’issue de la session consacrée au bilan 2016-2020 du Conseil national de lutte contre le Vih/Sida, la tuberculose, le paludisme, les hépatites, les infections sexuellement transmissibles et les épidémies (Cnls-Tp), tenue à Cotonou. En effet, les données publiées par l’Onusida en 2020 indiquent une régression de 15 % des nouvelles infections à Vih au Bénin depuis 2010. La prévalence tend à se stabiliser à 1,2 % dans la population en général. En ce qui concerne la tuberculose, le taux de notification effective est en régression, passant de 39 à 35 cas pour 100 000 habitants entre 2014 et 2018, selon les statistiques sanitaires nationales. La séroprévalence du Vih chez les patients tuberculeux est restée stable à 15 % depuis 2014 avec une légère baisse à 14 % en 2018. Les données du Système national d’information et de gestion sanitaire (Snigs) indiquent que l’incidence annuelle du paludisme grave connaît une baisse régulière sur les cinq dernières années, passant de 1,9 % en 2014 à 1,5 % en 2019. Selon les données de l’Agence nationale de la transfusion sanguine (Ants), la proportion de poches de sang révélées positives au virus à hépatite B varie de 7,56 % en 2013 à 5,98 % en 2019, et celles à hépatite C de 2,63 % à 1,25 % sur la même période. Des résultats probants sont également obtenus dans la lutte contre les maladies à potentiel épidémique : choléra, méningite cérébro-spinale, rougeole, paralysie flasque aiguë, fièvres hémorragiques (dengue, Lassa) et autres maladies concernant la santé animale (rage, charbon bactéridien), selon Dr Melchior Aïssi, secrétaire exécutif du Cnls-Tp. « Sur tous les fronts, nous avons enregistré des progrès relativement importants », se réjouit Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’État chargé du Développement et de la Coordination de l’Action gouvernementale.
Défis et actions à mener
« C’est vrai que nous avons des défis, des progrès à encore accomplir. Et pour cela, nous devons mettre tous nos moyens à disposition », reconnaît M. Bio Tchané. Le gouvernement travaille en ce moment, annonce-t-il, sur un programme à moyen terme qui va s’attaquer à des problèmes structurels au niveau de la santé : infrastructures, équipements et surtout les ressources humaines. Une des solutions, dévoile-t-il, c’est la mise en place des relais communautaires qui se déploient à travers une phase pilote dans douze communes avec l’appui de la Banque islamique de développement. Entre autres défis, indique Dr Melchior Aïssi, le paludisme reste la première cause de consultation dans les formations sanitaires : 46,1 %, selon l’Annuaire des statistiques sanitaires 2019. Il est question de réduire l’incidence annuelle du paludisme simple qui, après une diminution de 14,2 % en 2014 à 13,1 % en 2016, est repartie à la hausse en 2017 avec 15,2 % puis à 17,1 % en 2018. Sur la même période, le taux de létalité reste presque stable : 1,1 % en 2018 contre 1,2 % en 2014. Pour infléchir ces tendances, «Nous avons des initiatives qui sont en cours avec la nouvelle politique de santé communautaire que nous sommes en train de mettre en place pour pouvoir impacter positivement au niveau des ménages », confie Benjamin Hounkpatin. Ainsi, assure-t-il, l’hygiène et l’assainissement seront au rendez-vous et les malades seront rapidement orientés vers les structures sanitaires pour être pris en charge tôt afin de ne pas développer des formes graves de la maladie. Pour les hépatites virales, le Bénin demeure dans les zones d’endémies élevées. La vaccination pour tous les nouveau-nés a démarré et se poursuivra. En ce qui concerne le Vih/Sida, des pochettes de forte contamination existent, notamment dans les rangs des professionnelles de sexe (8,5 %), les hommes ayant des rapports avec d’autres hommes (7 %), les serveuses de bars et restaurants (5,2 %). Aussi, est-il important d’amener les populations à se faire dépister à 90 % au moins et que 90 % des cas positifs soient mis sous traitement pour atteindre une charge virale indétectable, préconise Benjamin Hounkpatin. « L’assurance-maladie du projet Arch (Assurance pour le renforcement du capital humain) qui permet de prendre en charge les pauvres extrêmes et non extrêmes, est également quelque chose de très important pour assurer une prise en charge efficiente de ces pathologies », estime le ministre de la santé.
Santé 11 juin 2021


Audience à la Cour constitutionnelle: Joseph Djogbénou échange avec les jeunes leaders
Vendredi 4 juin dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience une délégation des jeunes leaders en stage à la Friedrich Herbert Stiftung. Ils sont venus enrichir leurs connaissances, mieux connaître l'institution et recevoir les conseils de l'autorité constitutionnelle. C'est avec près d'une trentaine de jeunes leaders en stage à la Fondation Friedrich Hébert, que le président de la Cour constitutionnelle a échangé vendredi dernier. Conduits par Hans Preuss, représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung, ces jeunes leaders ont laissé libre cours à leur curiosité. « Vous avez devant vous un groupe de jeunes curieux, déterminés, ambitieux... Ceux qui porteront demain le drapeau du Bénin », a d’ailleurs précisé Hans Preuss dès le début des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a salué le programme politique de la Fondation Friedrich Hebert et apprécié à juste titre l'initiative de la visite à son institution. « J'ai l'impression que c'est un vrai institut de l'État que vous mettez en place », va-t-il dire au représentant résident de Friedrich Herbert Stiftung. S'adressant aux jeunes, Joseph Dogbénou les a invités à se cultiver sans cesse, à s’interroger sur le vrai sens des choses de l’Etat. Pourquoi parle-t-on de séparation des pouvoirs, de Garde des sceaux, de chef suprême de l'Armée ? Pourquoi 21 coups de canon lors des grandes manifestations ? Qu'entend-on par communication en conseil des ministres ; par hémicycle ? Autant de questions que les jeunes leaders devraient se poser. Présentant son institution à la délégation, le président Joseph Djogbénou fait savoir que le terme Cour est hérité du colon et plus proche, des traditions royales en Afrique. L’origine de la Cour constitutionnelle au Bénin ne peut s’entrevoir sans référence à l’histoire politique du Bénin. Le président Joseph Djogbénou rappelle que le Bénin de 1960 à 1972 a connu la régulation au moyen de l'incursion de l'armée avec plusieurs coups d’Etat. « Ce n'est pas parce que l'incursion de l'armée est mauvaise que le besoin de régulation ne s'impose pas », a-t-il nuancé. C'est pourquoi à l'ère démocratique, la Conférence a reconnu la nécessité de la mise en place d'un organe régulateur. D'où la naissance de la Cour constitutionnelle dont la première mission est la régulation des rapports entre les institutions. Il ajoute qu’au regard des violations flagrantes des droits de l'homme de 1972 à 1989, la Conférence a voulu que la Cour constitutionnelle soit également garante des libertés fondamentales. La Cour est donc une juridiction de protection des droits de l'homme. Puis, devant l’évidence que le législateur pouvait se tromper, la Conférence nationale a fait de la Cour constitutionnelle la garante de la Constitution. C’est dans ce cadre qu’elle exerce le contrôle de constitutionnalité dans les conditions fixées par la Constitution. La Cour a d’autres prérogatives comme la proclamation des résultats des élections législatives et présidentielle et la gestion des contentieux qui en découlent… La Cour reçoit aussi les prestations de serment et assure les missions que le législateur lui confère exceptionnellement. Après avoir suivi le Professeur Joseph Djogbénou, les jeunes leaders, sans langue de bois, ont laissé leur curiosité s’exprimer sur divers points en rapport avec le fonctionnement de l’institution. Des questions auxquelles le président Joseph Djogbénou a répondu volontiers. Actualités 07 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: Cap sur la promotion des écoles vertes dans le Mono et le Couffo
Instituée par le décret 85-291 du 23 juillet 1985, la Journée nationale de l’arbre a été célébrée, mardi 1er juin dernier. L’occasion a été saisie dans les départements du Mono et du Couffo pour relancer les établissements scolaires dans la compétition de l’école la plus verdie. Dans le Mono comme dans le Couffo, ce sont deux établissements scolaires qui ont servi de cadre à la phase officielle de la célébration, au niveau départemental, de la trente-septième édition de la Journée nationale de l’arbre couplée avec le lancement de la campagne annuelle de reboisement. Le Collège d’enseignement général d’Agamè a accueilli, pour le compte du Mono, le préfet Komlan Zinsou et une forte délégation des membres de la Conférence administrative départementale. Plus d’un hectare du domaine de l’établissement a reçu, entre autres plants, des tecks mis en terre par la délégation sous la supervision des fonctionnaires du Service de l’Inspection forestière du Mono-Couffo. Le préfet, le maire de Lokossa, le premier adjoint au maire et le reste de la délégation ainsi que les élèves se sont aussi adonnés à l’exercice. Agamè est l’un des cinq arrondissements de Lokossa. Outre le site officiel, la plantation des arbres a eu lieu dans d’autres localités de la commune. Les autres communes du Mono aussi ne sont pas restées en marge de la Journée nationale de l’arbre. A Comé, Athiémé, Bopa, Grand-Popo et Houéyogbé, confirme le commandant de l’Inspection forestière, Mathias Affoutou, diverses essences ont été mises en terre. Idem dans les six communes du Couffo. Dans ce département, le préfet Christophe Mègbédji, ses proches collaborateurs ainsi que des membres de la Conférence administrative départementale se sont donné rendez-vous à l’école primaire publique Kissamenhouedji, dans la commune de Djakotomey, pour donner le top de la célébration de la journée. Deux mille cinq cents tecks sont prévus pour être mis en terre sur un hectare du site de l’établissement.
Des écoles verdies
L’objectif poursuivi à travers le choix des établissements scolaires dans le Mono et le Couffo, pour marquer la présente édition de la Journée nationale de l’arbre et procéder, par la même occasion, au lancement de la campagne de reboisement de cette année, est de stimuler le monde scolaire à donner le meilleur de lui-même pour la promotion d’écoles plus verdoyantes. Et surtout, amener les écoles des deux départements à oeuvrer pour conserver dans l’une ou l’autre, le titre de meilleure école verdie au terme d’un concours initié dans ce cadre. Cette compétition entre les établissements scolaires est l’une des recettes du gouvernement mises en œuvre pour faire contribuer le monde scolaire à la restauration du couvert végétal. Le commandant Mathias Affoutou rappelle qu’au terme de la précédente évaluation des écoles, c’est le Ceg Akodéha, à Comé, qui est sorti gagnant du concours sur le plan national. Pour lui, si les usagers de l’école font montre d’un peu plus de volonté dans l’entretien des plants mis en terre, ils donneront la chance à leur établissement de sortir vainqueur. Outre le prix à recevoir, il ne doit échapper à personne le rôle important de l’arbre dans la satisfaction des cinq besoins fondamentaux de l’homme, a-t-il indiqué. Il n’a pas manqué de solliciter la contribution des élus et des autres couches de la communauté pour l’atteinte de l’objectif global de la Jna, notamment limiter les impacts anthropiques. Au nom du personnel du Ceg Agamè, Simon Sovissi a salué le choix porté sur son établissement avant de promettre que les attentes ne seront pas déçues. Son collègue de l’Epp Kissamenhouedji a fait à peu près la même promesse dans le Couffo. Appuyant les propos des maires présents sur les sites de célébration les préfets ont exhorté les populations à avoir comme réflexe de marquer les événements heureux comme malheureux par la mise en terre de plants. Pour le préfet du Couffo, planter des arbres limitera les effets du changement climatique, notamment le manque d’eau qui induit actuellement le jaunissement des cultures dans les fermes non irriguées.
Environnement 03 juin 2021


37e Journée nationale de l’arbre: L’appel à la restauration des forêts
Le Bénin a célébré la 37e édition de la journée nationale de l’arbre, le mardi 1er juin. Pour cette édition, le site de la Coopérative d’aménagement rural de Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi a été retenu pour le reboisement conformément au thème de la journée qui invite à la restauration des forêts pour le bien-être des populations. La 37e Journée nationale de l’arbre a été célébrée, le mardi 1er juin à Kpoé-Kpanrou dans la commune d’Abomey-Calavi, notamment sur le site de la Coopérative d’aménagement rural (Car) Grand Hinvi de cette localité. Elle a été couplée avec la campagne nationale de reboisement 2021-2022 qui a mobilisé un parterre de personnalités dont le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche et celui du Cadre de vie et du Développement durable, le maire de la commune d’Abomey-Calavi, le contre-amiral Patrick Aho, chef d’État-major général des armées, l'ambassadrice du Venezuela près le Bénin … Pour cette édition, le thème retenu est « Arbre et restauration des forêts pour le bien-être ». L’activité principale a été la mise en terre de 12 500 plants de diverses espèces dont le Fraké (Terminalia superba), l’Acacia, le Khaya Senegalensis… sur un domaine de cinq hectares, sous gestion du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Au total, 5 % d’essences autochtones sur le site de sorte à avoir des cultures vivrières à une grande productivité au terme de huit ans d’exploitation de l’acacia. Selon Christophe Zannou, président de la Car Grand Hinvi, le site est subdivisé en cinq zones que sont la zone de la palmeraie qui couvre 613 ha, la zone de reboisement de 106 ha, la zone de culture annuelle de 629 ha et celle de l’habitat qui fait 129 ha… L’importance du bois dans les habitudes quotidiennes tant au niveau national qu’à l’échelle internationale n’est plus à démontrer, selon Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi. Le bois, précise-t-il, est utilisé tous les jours pour la satisfaction de divers besoins, mais force est de constater que sa surexploitation entraîne la dégradation des ressources forestières. Cet acte, d’après lui, compromet l’atteinte des résultats escomptés quant à l’amélioration de l’environnement. « Les anciennes méthodes d’agriculture, les feux incontrôlés de végétation, le surpâturage sont autant de causes de la destruction de nos forêts à une allure qui, de nos jours, inquiète », a expliqué Angelo Ahouandjinou. « Le reboisement massif contribue à restaurer les écosystèmes et à maintenir une bonne qualité de vie sur la terre », a indiqué José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Selon lui, l’arbre constitue l’habitat et la ressource d’alimentation de bon nombre de citoyens. Mieux, les activités de reboisement intensif enclenchées depuis plus d’une dizaine d’années procurent des milliers d’emplois et génèrent un revenu financier très important. Il rappelle que le Bénin met en œuvre des mesures pour restaurer son écosystème et consolider le couvert végétal et le gouvernement travaille à réduire les effets néfastes des changements climatiques. Son homologue Gaston Dossouhoui en charge de l’Agriculture a exprimé le vœu de voir planter sur le site des palmiers à huile.
Activités de reboisement en 2020
L’arbre, c’est la vie, souligne le directeur général des Eaux, forêts et chasse, le conservateur principal, Rémi Hèfoumè. Faisant le point des activités de reboisement de l’année 2020, il a indiqué qu’au titre de la journée nationale de l’arbre, 121 536 plants, toutes essences confondues, ont été mis en terre sur 74,34 ha avec plus de 36 000 mètres linéaires de plantation d’alignement. Pour le compte de la campagne de reboisement, 5 508 ha ont été reboisés avec plus de 320 000 mètres linéaires de reboisement d’alignement. Il a souligné que les essences utilisées sont celles à croissance rapide, mais aussi des essences autochtones dont le teck, l’acacia, le moringa, le caïlcedra, l’iroko, le baobab, les fruitiers et que leur taux de survie est de 64 %. Rémi Hèfoumè a précisé que pour le compte de 2021, plus de 24 millions de plants sont disponibles en pépinière contre 22 914 409 plants produits en 2020.
Environnement 02 juin 2021


Renforcement des interventions canadiennes au Bénin: Pcv Clé, Ceci et Suco inaugurent leur siège commun
Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) vont conjuguer leurs efforts au Bénin pour des actions de développement et un meilleur impact sur les communautés. Ces trois organisations canadiennes ont inauguré leur siège commun hier jeudi 27 mai à Cotonou en présence de Carol Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Bénin et le Burkina Faso. Un siège commun et un programme commun pour renforcer la coopération avec les Organisations de la société civile au Bénin dans différents domaines d’interventions ! Le Programme de coopération volontaire Compétence, Leadership, Education (Pcv Clé), le Centre d’Etude et de Coopération internationale (Ceci), et l’organisation Solidarité Union Coopération (Suco) se donnent ainsi la main. Financé à hauteur de 18,4 millions de dollars canadiens pour une durée de 7 ans, ce programme commun va permettre entre autres l’envoi d’experts canadiens qui viendront renforcer et soutenir les capacités des Organisations de la société civile. Carole Mc Queen, ambassadrice du Canada près le Burkina et le Bénin, indique que les orientations de ce programme répondent à la politique canadienne qui vise à éradiquer la pauvreté et sont également arrimées au Programme d’action du gouvernement. Elle précise que le Programme de coopération volontaire a déjà permis de mobiliser plusieurs volontaires au Bénin. A l’en croire, une moyenne de 90 volontaires par an contribuent au renforcement des capacités des Osc, dans un vaste éventail de secteurs. Pour Nathalie Desautels, Représentante pays du Pcv Clé, l’inauguration du siège commun du Pcv Clé, du Ceci et de Suco, est un moment solennel et historique dans la coopération bénino-canadienne. Elle réitère l’engagement du Pcv à travailler pour que tous les jeunes au Bénin aient accès à une éducation de qualité et à œuvrer pour l’autonomisation des femmes et des personnes en situation de vulnérabilité. Esther Djèguo, Représentante du Ceci mesure à juste titre l’intérêt du programme. Après avoir rappelé que la mission du Ceci est de combattre la pauvreté, l’exclusion et les inégalités, elle va réaffirmer à son tour l’engagement du Ceci à travailler au relèvement du pouvoir économique des femmes, à lutter pour les droits des femmes et à appuyer les capacités de résilience des femmes. Christelle Ouattara, Représentante de Suco se réjouit tout aussi de l’inauguration du siège commun. Le programme va, selon elle, faciliter les actions de Suco pour la résilience alimentaire et climatique au Bénin. Bénéficiaires de l’appui des organisations canadiennes, les Osc reconnaissent l’opportunité du programme. « Le partenariat entre le Canada et les Osc au Bénin est une coopération dont les résultats sont tangibles et probants dans nos communautés. Nous sommes très heureux d’être les privilégiés de ce programme et nous promettons d’œuvrer pour sa réussite... », a déclaré Marlène Seydou Babio, représentante de l’Ong Fawe (Forum for african women educationalist). Société 28 mai 2021


7è journée de la Super Ligue Pro de Football: Buffles et Loto-Popo en confiance avant leur confrontation demain
Victorieux des Requins de l’Atlantique, mercredi 5 mai dernier, les Buffles du Borgou ont réalisé une bonne opération lors de la 6e journée de la Super Ligue Pro de Football. Une performance qui leur permet d’accueillir Loto-Popo, tombeur de l’Association Sportive Ouémé Stars (Asos) en toute sérénité lors de la 7e journée demain à Parakou. Les Buffles du Borgou ont réussi un hold-up parfait face aux Requins de l’Atlantique à Cotonou lors de la 6e journée. Deuxièmes au classement avant cette journée, les champions du Bénin en titre ont allié rigueur et efficacité pour venir à bout des Awissi Wassa par le score de 3-2. Avec cette victoire, Chérif Dine Kakpo et ses coéquipiers restent invaincus dans la compétition (3 victoires et deux matchs nul). Ils totalisent désormais 11 points +5. Une performance qui leur permet de recevoir en toute confiance le week-end prochain Loto-Popo, vainqueur de l’Association Sportive Ouémé Stars (Asos) par le score étriqué de 1-0 au stade municipal de Lokossa lors de la 6e journée. Battu lors de la 5e journée, Loto-Popo qui tient à remporter cette partie face à Asos pour se relancer dans la bataille au titre a réussi à atteindre son objectif. Tout s’est accompli à la 10e minute où Zackari Idrissou servi au second poteau par Rodrigue Fassinou, a surpris le gardien adverse en marquant l’unique but de la partie (1-0). Ce service minimum à domicile permet aux poulains de Mathias Déguénon de se repositionner dans le classement avec 10 points +1. Le club de la Loterie nationale du Bénin reprend confiance avant son voyage sur Parakou où il ira défier les champions en titre lors de la 7e journée.
Une première victoire pour les Dragons
Cette 6e journée a été également bénéfique pour Dynamo de Parakou et Dragons de l’Ouémé. Ainsi, lanterne rouge du classement avant cette journée, les Dragons de l’Ouémé sont parvenus à gagner leur premier match de cette Super Ligue Pro en dominant Hodio par le score de 3-1 avant leur déplacement à Cotonou face aux « Adjaka-Lolo» dimanche 9 mai prochain. Au même moment, Dynamo de Parakou s’est imposé face à Eternel par le score de 2-0 grâce aux réalisations de Mohamed Moussa et Abdou Ganiou Orou Bata aux 57e et 90e minutes de jeu. Une deuxième victoire consécutive pour les conducteurs de Parakou qui recevront Damissa Fc dimanche 9 mai prochain lors de la 7e journée de la compétition. Programme des rencontres du week-end Samedi 8 mai 2021 Buffles #Loto-Popo à Parakou Asos # Requins à Missérété Eternel # Ayéma à Cotonou
Dimanche 9 mai 2021
Hodio Fc # Béké à Lokossa Dynamo de Parakou # Damissa à Parakou As Cotonou # Dragons à Cotonou
Sports 07 mai 2021


Hémophilie: Une maladie génétique peu connue
Douleurs articulaires, saignements internes ou externes, les sujets atteints de l’hémophilie n’ont pas une existence normale. Caractérisée par une anomalie de la coagulation du sang, cette maladie génétique, peu connue du public, touche plus les personnes de sexe masculin et entraîne parfois la mort si elle n’est pas vite diagnostiquée. Les hémophiles au tréfonds de leur douleur ne demandent qu’une seule chose, de meilleurs traitements. « La seule chose qui me perturbe est l’hémorragie interne. Lorsque je commence par sentir des douleurs, je viens dans ce centre et les médecins m’injectent du plasma et du sang. Arrivé à la maison, je continue le traitement à base des plantes pour pouvoir me retrouver. A chaque fois, ils me recommandent l’hospitalisation. Or moi je ne suis pas prêt puisque je n’ai pas les moyens », confie Charles-le-bon B., un hémophile rencontré dans une salle d’hospitalisation du service Hématologie du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, une unité de prise en charge de l’hémophilie et des autres maladies hémorragiques. Dans ce centre de référence, les médecins au nombre de six, sous la direction du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard, reçoivent tous les jours des malades souffrant de l’hémophilie. Tous prennent en charge les hémophiles ainsi que les maladies du sang avec les moyens mis à leur disposition. Charles-le-bon B. a été diagnostiqué hémophile en 2015 à l’âge de 17 ans. Il a alors été hospitalisé au Cnhu de Cotonou. Charles-le-bon B. vit avec son frère et leurs parents. Ils se débrouillent pour subvenir à leurs besoins. « Nous ne bénéficions d’aucun soutien. Nous nous débrouillons pour pouvoir nous en sortir. Dès que je me retrouve à l’hôpital, c’est mon petit frère qui commence par se battre pour m’apporter à manger et à payer le loyer », poursuit le patient, ordonnance en main et ne sachant que faire.
Vivre avec l’hémophilie: le coût
Hugues G., professeur de mathématiques dans un collège public de la place, est lui aussi hémophile. Contrairement à Charles-le-bon B., la maladie a été détectée chez lui depuis qu’il avait 28 mois et jusqu’à ce jour, il n’a pas de repos. Toutes les semaines, il doit se rendre à l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu pour se faire soigner. Son malheur a commencé depuis son enfance où il a été blessé par une lame au niveau de l’index. Ce qui a provoqué des saignements à n’en point finir malgré les soins reçus dans les hôpitaux. Hugues G. ajoute que son enfance n’a pas été heureuse, car, avoue-t-il, il n’arrivait pas à fréquenter normalement comme tous les autres enfants. « A chaque fois que j’ai un saignement dans une articulation, j’abandonne l’école pendant des jours. C’est dans cette souffrance que ses parents ont eu connaissance de l’unité de prise en charge de l’hémophilie et autres maladies hémorragiques du Cnhu qui s’appelait dans le temps, Chimax. Admis dans ce service, il a fait des tests qui ont démontré qu’il souffrait de l’hémophilie, il est déficitaire en facteur 8. « Mon taux de facteur de coagulation est de 4 %. Dans le temps, on m’administrait les poches de plasma qui est un produit sanguin que l’on obtient à la banque de sang et dont l’unité coûtait 2000 F Cfa. Ce qui pesait sur les parents parce que je devrais prendre deux poches le matin et deux le soir sur 7 jours et plus, sans oublier les frais d’hospitalisation qui revenaient un peu plus cher», fait-il comprendre. Ses parents dépensaient même au-delà de 200 000 F Cfa en une semaine. Tout récemment, en octobre 2020, il avait eu un problème au niveau du genou gauche dû à l’hémophilie et les parents ont banalement dépensé 163 000 F Cfa. Lors du traitement, explique-t-il, les médecins se sont rendu compte que ce n’est plus un problème qui relève de leur ressort et qu’il fallait qu’il aille en kinésithérapie. Jusqu’à ce jour, il a du mal à plier le genou gauche. « Ils m’ont expliqué que depuis mon enfance, j’ai toujours saigné dans l’articulation gauche, ce qui a détruit le cartilage », précise-t-il. Au service aujourd’hui, c’est très difficile pour moi parce que toutes les semaines, le genou enfle. Il me suffit de rester légèrement debout sur le pied et ça commence par me déranger», précise-t-il. Les hémophiles rencontrés manifestent tous leur gratitude au personnel du Cnhu, à l’Association béninoise des hémophiles et la Fédération mondiale des hémophiles qui leur envoie de temps en temps des facteurs pour leur survie. Mais cela ne suffit pas. « Nous demandons l’aide de l’Etat afin qu’on ait plus de facteurs pour traiter chaque hémophile. Nous avons vraiment besoin de la prophylaxie. Si l’Etat peut créer des centres pour le traitement hémophile dans le centre et au nord du pays, cela va faciliter la tâche aux frères hémophiles qui vivent dans le septentrion », suggère Hugues G.
Santé 06 mai 2021


Akotolibé à Bantè : 70 mille cartouches interceptées (Le parquet spécial de la Criet ouvre une enquête)
Les éléments de la Police républicaine du commissariat de Gouka à Bantè ont intercepté, dans la matinée du vendredi 30 avril dernier, une cargaison de munitions dans un minibus accidenté à hauteur du village Agbon, dans l’arrondissement d’Akotolibé. Mis au courant, le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou, a fait ouvrir une enquête judiciaire pour que la lumière soit faite sur le dossier. 70 mille cartouches de calibre 12 soigneusement emballées dans des cartons dissimulés dans 56 sacs de jute imbibés d’huile rouge. C’est la grosse prise effectuée par les éléments de la Police républicaine du commissariat de Gouka dans la commune de Bantè après s’être saisis d’un cas d’accident mortel de la circulation survenu, vendredi 30 avril dernier, aux environs de 5 h du matin. Le drame s’est produit à hauteur du village Agbon, dans l’arrondissement d’Atokolibé entre un minibus de marque Mazda immatriculé BH 0337 Rb, de couleur rouge, et un bus de marque Renault appartenant à la compagnie « Coopérative transport voyageurs » (Ctv), immatriculé BH 1479 Rb sur la Route nationale Inter États n° 3 (Rnie3) tronçon Savalou-Bantè. Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Mario Mètonou, est monté au créneau, samedi 1er mai dernier, à son cabinet à Porto-Novo, pour partager l’information avec l’opinion publique nationale et internationale. Selon lui, l’accident mortel s’est produit parce que le minibus roulait certainement à vive allure, venant de Gouka en direction de Bantè. Il est entré en collision frontale avec le bus qui était en stationnement au bord de la voie. Des quatre occupants du minibus, poursuit le procureur spécial près la Criet, deux sont décédés sur-le-champ et un troisième, le conducteur, a succombé à ses blessures quelques instants plus tard à l’hôpital de zone de Savalou. Le seul rescapé de l’accident dit répondre au nom d’Aziz Kankalala de nationalité togolaise résidant à Alédjo au Togo. De ses premières déclarations à la Police, à en croire le procureur spécial de la Criet, il ressort qu’il a l’habitude d’aider le conducteur du minibus, également de nationalité togolaise, à décharger ses marchandises. Cette fois-ci, il aurait été sollicité la veille aux environs de 20 h à Aoro, village situé sur l’axe routier Bassila- Bantè pour aider à décharger la cargaison à Gouka et à Akpassi, dans la commune de Bantè. Il précise qu’au moment où il entrait dans le véhicule, s’y trouvaient déjà deux individus en plus du conducteur. La fouille du minibus par la Police a permis de découvrir à son bord, en lieu et place de l’huile rouge, la cargaison de munitions en question. Une enquête ouverte Pour Mario Mètonou, qui se base sur le rapport des policiers ayant fait les premières constatations, tout porte à croire que le marquage des sacs à l’huile rouge vise à tromper la vigilance des forces de défense et de sécurité pour amener à destination les 70 mille cartouches. Le procureur spécial près la Criet dit avoir fait ouvrir une enquête en vue d’établir l’origine précise de la cargaison, le lieu de son chargement, le ou les expéditeurs, le ou les destinataires, leurs motivations réelles ainsi que l’usage auquel la cargaison est destinée. Les officiers de police judiciaire chargés de cette enquête sont à pied d’œuvre sur le dossier, rassure Mario Mètonou. Il n’a pas manqué de rappeler que ces faits interviennent dans un contexte où plusieurs actes de violences, d’attaques et d’agressions ont été planifiés pour empêcher l’élection présidentielle du 11 avril dernier. Certains de ces actes ont malheureusement été mis à exécution et ont engendré de nombreux blessés graves au sein des forces de défense et de sécurité du Bénin dont certains ont été atteints par des balles de calibre 12 dans des localités comme Bantè, Gouka, Akpassi, Savè, Papane, Tchaourou et Parakou. Selon lui, ces faits de transport et de mise en circulation de munitions sont constitutifs d’actes de terrorisme, aux termes des articles 161 et 162 du Code pénal béninois. Actualités 03 mai 2021


« Promotion des entreprises béninoises: Eurocham lance ‘’Soutenir l’entreprise’’, un projet de 579 millions FCFA
La Chambre de commerce européenne au Bénin (Eurocham) a initié, en collaboration avec la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (CCI Bénin), un projet en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises béninoises. Ledit projet a été lancé lors d’une conférence de presse à la CCI Bénin à Cotonou. Le projet est financé par l’Union européenne à hauteur de 579 millions de Fcfa ; il s’étendra sur une durée de 28 mois et sera coordonné par Eurocham et l’Unité Technique d’appui à l’Ordonnateur National des Fonds européens de développement, comme autorité contractante. La réalisation du projet se fera en partenariat avec la CCIB. Sous l’égide de sa présidente Stéphanie Antar, Eurocham se positionne comme un partenaire clé qui accompagne l’ensemble de la communauté d’affaires européenne mais également l’ensemble de l’écosystème béninois à travers des initiatives entrepreneuriales notamment des concours start-up, mentorat, etc. Les stratégies Eurocham visent à accompagner les entreprises dans le processus de la certification qualité et ceci dans la continuité des actions menées par la plateforme qualité de la CCIB ainsi qu’à renforcer les compétences du personnel et des prestataires afin de garantir une meilleure adéquation avec les besoins des entreprises. Lors de la conférence de presse qui a fait office de lancement du projet, la déléguée d’Eurocham, Mme Edwige Bibilary, a apporté des éléments d’informations concernant les activités qui seront menées. « Nous avons élaboré ce projet afin de soutenir les entreprises béninoises à travers la certification et la plateforme qualité, déjà mise en place par la CCIB et que l’on va pérenniser. Le second volet concerne le rapprochement entre le milieu scolaire et le monde de l’entreprise afin d’orienter les jeunes vers les secteurs porteurs. Le dernier volet concerne la formation professionnelle afin de valoriser les corps de métier qui ont besoin de renforcement des capacités techniques et aussi de la formalisation de leur entreprise», a affirmé la déléguée de la Chambre. Le chef de coopération de l’UE au Bénin, Ruben Alba Aguilera, a ajouté qu’il s’agissait d’un dispositif d’appui aux entreprises béninoises pour l’amélioration de leur compétitivité et de l’emploi. A sa suite, le coordonnateur national de l’UT FED, Septime Ulrich Azonnoudo, a fait savoir que le projet ‘’Soutenir l’entreprise’’ est la résultante d’une vision du gouvernement du Bénin soutenue par l’Union européenne pour la transformation structurelle de l’économie nationale. Le secrétaire général de la CCIB, Raymond Adjakpa-Abilé, a saisi l’opportunité de cette conférence de presse de lancement pour remercier les partenaires techniques et financiers européens en l’occurrence l’Union européenne et Eurocham. Il a également précisé que l’institution consulaire du Bénin travaille déjà à accompagner les entreprises béninoises à travers la certification et la plateforme qualité. Le projet ‘’Soutenir l’entreprise » vient donc s’ajouter aux efforts faits par la CCIB dans ce sens. Représentant le président de la CCIB, le premier vice-président de l’institution consulaire, Casimir Migan, a aussi pris part à cette conférence de presse. Tribune Plurielle. Société 26 avr. 2021


Victor Dassi Adossou à propos de son audience à la Haac : « Nous avons discuté du déficit législatif...»
Le président de la Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication a reçu en audience son collègue de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, le jeudi 22 avril 2021. Les deux présidents ont discuté de plusieurs sujets dont le renforcement de la législation au niveau de la Haac. Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Remi Prosper Moretti, a reçu en audience dans l’après-midi de ce jeudi 22 avril 2021, Victor Dassi Adossou, président de la Cour suprême. Entre autres sujets objet de leur tête-à-tête, les relations inter institutions, la relation de travail… Aussi, est-il question pour les deux personnalités d’échanger sur le déficit législatif qu’il y a au niveau de l’institution Haac. « J’ai été particulièrement heureux de voir le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication lui-même soulever cette question. La Cour suprême lui a marqué sa disponibilité à accompagner la Haac dans sa volonté de renforcer sa capacité en matière de législation. Il y a beaucoup de choses à faire à ce niveau, nous en avons discuté », a informé le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou. Il a rassuré que son institution est disposée à accompagner le processus qui est déjà enclenché au niveau de la Haac afin de renforcer les textes, pour permettre à la Haac de jouer convenablement son rôle. Actualités 24 avr. 2021


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