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Nouvelles

Dak’art 2022 : La forge des bâtisseurs
Dakar. Entre le ciel haut, enturbanné par un bleu gris et la fraicheur du soir alimentée par le vent de la mer, la ville vit la fièvre de la biennale. Les artistes, comme des enfants chéris, écument les différents lieux d’exposition, les yeux peuplés d’étincelles. Normal : Ils sont les plus courtisés de ce rendez-vous. Leurs œuvres, objet de mille attentions, s’affichent dans les institutions étatiques, galeries, espaces publics, plage. À l’épisode 14 de cette fête des arts, I’«Indaffa», terme en langue sérère, se décline sur tous les tons : forger, inventer, obtenir des dieux la force de la responsabilité créatrice pour féconder la vie, l’installer dans la grande épopée humaine. Festif et coloré… Au Grand Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose, ce 19 mai, le président Macky Sall explique la portée anthropologique de l’expression: « chez les Sérères, dit-il, le forgeron est le générateur de la vie, celui qui offre à sa communauté les outils indispensables à la réalisation du monde ». Avant lui, d’autres créateurs s’étaient relayés sur la scène. Les héritiers du maître percussionniste Doudou N’diaye Rose, ont fait trembler les murs de l’établissement. A suivi, l’inoubliable orchestre le Baobab, animé par les sexagénaires heureux de remonter le temps. Puis, la nouvelle génération, Hervé Samb, un jazz man au style mixte de Richard Bona. Enfin, Sidiki Diabaté, l’enfant terrible de la scène malienne, porteur d’un message de paix à l’endroit du président Macky Sall. Entre deux prestations de ces artistes, s’est effectuée l’annonce des prix. Portés par le Sénégalo-Québécois Boukar Diouf, un humoriste qui n’hésite pas à charrier le président – parenté à plaisanterie oblige – ces moments solennels ont permis de connaître le palmarès de cette édition du Dak’Art. Le Bénin, présence majestueuse… D’Achille Adonon, notre compatriote distingué meilleur sculpteur, à l’Ethiopien Tegene Senbeto, Grand Prix du président, le jury a récompensé divers talents dont les œuvres étaient exposées dans l’ancien tribunal de Dakar, le siège de l’exposition. La nouvelle du prix d’Adonon a suscité l’enthousiasme de la délégation béninoise. Etoffée d’artistes connus, elle a investi tous les lieux, à l’exemple de la Librairie aux 4 vents où la Galerie Vallois a organisé «le Bénin en Majesté ». Treize artistes, sélectionnés parmi les plus audacieux, ont donné à voir leurs œuvres avec une scénographie où les beaux livres tiennent compagnie aux pièces. Dominique Zinkpè, Kifouli Dossou, Marius Dansou, Euloge Glèlè ont fait voyager les visiteurs dans leurs univers faits de prières, d’interrogations, mais surtout de références à la cosmogonie vodun. Autant je ne me suis pas lassé de voir les performances de Prince Toffa, avec ses capes faites d’objets récupérés, autant je suis séduit par les courbes voluptueuses des sculptures féminines de Franck Zanfonhouédé. L’exposition « Art du Bénin» à Dakar Si les œuvres d’art sont capables de produire les émotions, il est certain que ceux qui peuvent en décrypter les sens ont besoin d’être là pour articuler, en termes accessibles, l’informulé de leurs discours et leur donner de la lisibilité. Les critiques d’art, invités au « African Art Bookfair » de la biennale, se sont rencontrés, de façon informelle pour échanger sur les défis communs auxquels la corporation est confrontée. À la place de Souvenir africain, halte balnéaire balayée par le vent du large, s’est ouvert ce salon. Le Bénin, porteur d’une dynamique artistique institutionnelle à travers l’exposition diptyque Art patrimonial art contemporain, est à l’honneur en cette matinée du 20 mai. Le catalogue qui accompagne cette exposition est présenté au public. Il donne les éléments à la fois historique, sociologique et esthétique de l’exposition. C’est l’occasion pour Véronique Savoy, auteur du très médiatique rapport coécrit avec Felwine Sarr (Rapport sur la restitution du patrimoine culturel africain), la directrice artistique et commerciale de la Galerie nationale, Yassine Lassissi, la chargée de mission du chef de l’Etat à la culture et aux arts, Coline Toumson et l’auteur de ces lignes, de développer la pluralité et les convergences des regards sur l’exposition. Cette table ronde chorégraphiée par Franck Hermann Ekra, membre de l’Aica international, a permis des échanges « vifs et instructifs » selon certains spectateurs. Elle a surtout offert aux artistes présents l’occasion de témoigner de leurs expériences sur leurs pratiques artistiques et sur l’interprétation des œuvres restituées. Si Véronique Savoy a fait le narratif de la commande qui a débouché sur le retour des vingt-six œuvres, Yassine Lassissi, elle, a montré la pertinence de la composante contemporaine de l’exposition. Idelphonse Affogbolo du Conseil artistique de la Galerie nationale, également présent, va alors mettre en évidence tout le travail des médiateurs dans la chaine des opérateurs culturels; une chaine qui organise, crée des synergies, insuffle le dynamisme qui permet aux artistes de créer et d’exister. Pays invités : Côte d’Ivoire et Chine Pendant ce temps, la programmation officielle du Dak’Art 2022, poursuit son cours. Depuis l’ouverture, les vernissages se succèdent, des lieux s’ouvrent et les visiteurs, venus du monde entier, découvrent et apprécient les offres artistiques. Dans le magnifique Musée des civilisations noires, des pavillons entiers sont dédiés aux deux pays invités, la Chine et la Côte d’Ivoire. Les œuvres racontent avec force les histoires individuelles et collectives de ces sociétés. On retrouve des éléments du patrimoine dans la plupart des tableaux, la Chine avec, dans les formes et les couleurs, l’exubérance et le minimalisme des expressions de ses artistes; la Côte d’Ivoire avec les thématiques récurrentes à l’histoire de ses communautés, personnages de récits, traces des objets liés au sacré. On aurait aimé poursuivre l’exploration en profondeur des pavillons du « in » de l’exposition. Mais les espaces réservés sont si réduits que le déploiement des œuvres et la présentation des talents ont été limités. Sur les plages qui bordent la corniche de la ville, depuis les hauteurs de la statue de la Renaissance africaine, dans les quartiers populaires, Dak’Art continue à écrire son histoire. Toujours porté par son besoin de s’ouvrir aux horizons divers, il garde cependant son ancrage africain, répondant ainsi aux vœux d’Amadou Hampâté Bâ, l’écrivain malien : « si l’arbre étale fièrement ses branches au ciel, c’est parce que ses racines sont profondément ancrées dans la terre ». La terre, c’est la forge, le lieu d’incubation. Et les forgerons, moulés dans la tradition de bâtisseurs, sont là pour arracher aux dieux la force qui permet de construire le monde. C’est cela, l’Indaffa, le récit de Dak’Art 2022. Achille Adonon Quand il dit qu’il est né en Mauritanie, à Nouakchott, on le prendrait bien pour un citoyen de ce pays tant il leur ressemble avec sa silhouette longiligne, ses traits fins, cette humilité si caractéristique des peuples du désert. Achille Adonon s’excuserait presque d’être là dans le monde des arts. Tant il veut passer inaperçu et laisser seule son œuvre parler à sa place. C’est que, autodidacte dans le métier, il a dû, à coups d’endurances et de sacrifices, apprendre à la force du poignet. Né à Nouakchott en 1987, il vient au Bénin deux ans plus tard et est pris en charge par sa famille d’adoption. S’il a gardé des liens avec son père Félix qui exerce dans le monde pétrolier, il ne parle guère de sa mère. Au Bénin, Achille Adonon vit à Ouidah, puis, plus tard, s’installe à Abomey-Calavi. Il fréquente le collège Camara Laye. C’est un élève assidu, plutôt brillant. Plusieurs fois major de sa promotion, il ne comprend pas pourquoi il échoue à l’examen du baccalauréat. Déçu, il prend la décision irrévocable de devenir artiste. Malgré le désaccord de son père, il se consacre à sa passion vieille de plusieurs années. Il aime dessiner, peindre, faire des assemblages, monter des pièces. Il estime que pour se frayer un chemin dans ce métier, il faut innover, aller plus loin que ce que les autres ont fait. Ses mentors, ce sont deux figures importantes de la profession. Ludovic Fadaïro et Charly d’Almeida : « ils me conseillent beaucoup, ces deux tontons », explique-t-il ; « ils m’apprennent les ficelles du métier ». S’il s’est orienté vers la sculpture à partir des objets récupérés, c’est parce que c’est sa manière de donner vie à ces pièces utilisées que l’on pense dénuées d’intérêt. « Chaque chaussure pour moi est une histoire », articule-t-il, « une vie qui a porté pendant longtemps celui qui l’a utilisée. Si elle est jetée sur les décharges, c’est qu’on pense qu’on en a fini avec alors qu’elle renferme encore une énergie que je réveille, que je mets à contribution pour construire une nouvelle identité». L’artiste superpose une, deux, trois, quatre chaussures. Selon la forme qu’il veut leur donner , il les ajuste à sa manière, colle les unes aux autres ou utilise le fil pour les attacher. Les volumes, naturellement, se font, les creux se dessinent, les aspérités se construisent, donnant à voir les sculptures les plus improbables : selon les termes utilisés par l’artiste, elles sont « gothiques et fantastiques». En tout cas, elles traduisent, par leur existence même, la situation de précarité dans laquelle vivent les gens. En 2019, Achille Adonon effectue sa première sortie officielle. Il participe à la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou (Biso). Au terme de cette rencontre, il est lauréat d’une bourse de résidence à Paris. Sélectionné par Dak’Art pour figurer dans le « in », le voilà distingué Meilleure sculpture de l’édition 14. Culture 13 juin 2022


Crise économique en Afrique : La menace, les conseils de Wadagni
Le ministre d’État, chargé de l’Économie et des Finances a fait une série de propositions, dans une interview accordée à Rfi et Jeune Afrique, qui doivent permettre à l’Afrique de surmonter la crise économique. Aux dirigeants africains, l’un des meilleurs argentiers du continent met la puce à l’oreille. « La vraie menace est que lors de la prochaine campagne, la production agricole ne soit pas au rendez-vous », souligne Romuald Wadagni. Tel un visionnaire, le ministre d’État voit venir le risque de famine. « Si rien n’est fait pour que les pays africains disposent d’intrants, et là, c’est probablement un peu tard pour la campagne 2022-2023, les prix des récoltes seront encore plus élevés », a-t-il averti à travers Jeune Afrique et Rfi. Le Bénin qui prend très au sérieux la menace n’a pas attendu 2022 pour donner l’alerte. L’incertitude liée à la Covid-19, l’évolution des cours et les problèmes logistiques au niveau mondial ont conduit le pays à anticiper. Une réunion d’urgence des ministres en charge de l’Agriculture et du Commerce s’est même tenue sur le sujet mi-décembre à Cotonou. « La menace de famine vient essentiellement de l’absence d’intrants qui pourrait pénaliser la production agricole. Les vraies difficultés viendront l’année prochaine. Mais pour le Bénin, et c’est une situation unique, nous avons réussi, en anticipant dès 2021, à nous assurer que nos paysans puissent bénéficier d’intrants pour la campagne 2022-2023 », a-t-il martelé. Des mesures à prendre Le grand invité de Rfi et de Jeune Afrique ne s’est pas contenté de faire des alertes et des constats. Le ministre d’État Romuald Wadagni propose quatre mesures fortes. La première consiste à renoncer aux prélèvements fiscaux et douaniers pour permettre que le prix soit accessible aux populations. « Il faut un renoncement total ou partiel à ces prélèvements sur la plupart des produits de grande consommation, tout en veillant à ne pas pénaliser les industries locales », a-t-il fait savoir. Mais à côté, il faut des subventions directes de certains produits importés comme les carburants. Et c’est ça la deuxième mesure proposée. « L’ensemble des engins de chantier, des tracteurs, les usines, les transports en commun utilisent le gasoil. Si nous n’agissions pas, les conséquences sur la productivité et la création de richesse seraient désastreuses. Nous mettons donc de l’argent sur la table pour ralentir l’effet de la hausse des prix », a informé Romuald Wadagni. « Il y a tellement à faire » Les deux autres types de mesures consistent à réglementer et à surveiller les prix des produits subventionnés et à mettre en place des filets sociaux. « Une partie de notre population est extrêmement pauvre et nous devons nous assurer que ces personnes ont accès au minimum pendant la période de crise », insiste le ministre des Finances et de l’Économie qui se consacre chaque jour à rechercher des solutions. La présidentielle 2026 ? Romuald Wadagni n’y pense pas. Il est plutôt absorbé par les préoccupations de l’heure : « Il y a tellement à faire, tellement d’attentes des populations que c’est totalement indécent pour moi de penser à ça ». La tête alors dans la crise, le ministre de l’Économie et des Finances garde néanmoins espoir. « Nous allons tenir le temps qu’il faudra, car il s’agit de la vie de nos populations. Quoiqu’il en coûte. La bonne nouvelle, si je puis dire, c’est qu’il s’agit d’un phénomène global. Nous discutons avec les différents membres de la communauté internationale. Nous ne sommes pas isolés », dit-il avec foi. Actualités 13 juin 2022


Tronçon Cotonou-Godomey: bientôt la fin du calvaire sous l’échangeur
  Des travaux d’urgence sont annoncés pour corriger la dégradation de la piste cyclable de l’échangeur de Godomey, en attendant un projet pharaonique qui se dessine. Piste dégradée. Pavées affaissées. L’état de la voie cyclable de l’échangeur de Godomey inquiète. Au guidon, les usagers roulent tantôt à droite, tantôt à gauche pour éviter les nids de poule et les bosses. «Sauvez-nous enfin », lance un usager sur sa moto qui le secoue presque. Ça fait déjà plusieurs années que l’infrastructure montre des signes de fragilité à cet endroit. Mais ce ne sera pas pour longtemps. La descente du ministre des Infrastructures et des Transports, Hervé Hêhomey sur cette voie, vendredi 10 juin 2022, suscite des espoirs dans la foule de motocyclistes qui l’observaient discuter avec ses collaborateurs. « Nous avons fait aujourd’hui un constat de dégradation à plusieurs endroits de cet ouvrage. Alors, nous avons retenu une intervention d’urgence pour réparer les dégradations afin de soulager les peines des usagers de la route », déclare Hervé Hêhomey, après avoir pris le soin de faire le point des dégâts. En effet, la reconstruction du tronçon Cotonou-Bohicon en 2X2 voies est prévue au Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Cela prend en compte le nouvel échangeur qui va se dresser au carrefour Vèdoko, puis la rénovation de l’échangeur de Godomey. La dégradation de la piste cyclable aux portes de la cité dortoir, point de croisement des routes Cotonou-Lomé et Cotonou Niamey, oblige à trouver une solution d’urgence. L’eau étant l’ennemi numéro un de la route, l’enchainement des pluies, ces derniers jours, accentue la dégradation et le calvaire des usagers. « Nous maîtrisons la situation et avons planifié des actions dans le cadre de la reconstruction de la voie Cotonou-Bohicon. Mais compte tenu de l’urgence et du constat que nous faisons, nous allons intervenir dans les semaines à venir. Nous allons réparer l’ouvrage et faciliter la circulation des populations, quitte après à revenir retraiter cet ouvrage dans le cadre de la reconstruction de la route en 2X2 voies », rassure l’autorité. Puis, d’un air serein, il ajoute : « Les dispositions sont en train d’être prises pour que dès lundi (ce jour, ndlr) les entreprises soient consultées et que nous puissions faire en sorte que les travaux démarrent», promet Hervé Hêhomey. La première pierre de cet ouvrage en forme d’escargot comportant plusieurs bretelles a été posée en août 2008. Mais l’infrastructure ouverte à la circulation, il y a dix ans, a besoin de travaux de rénovation. Actualités 13 juin 2022


Construction d’une route sur la côte: la corniche Est de Cotonou se dévoile
Au pied de l’océan, la corniche Est de Cotonou prend corps. Cette infrastructure va redéfinir les contours de cette partie de la ville et créer l’attractivité. La corniche Est de Cotonou n’est pas qu’une simple voie. C’est une route idyllique qui prend corps, entre l’embouchure de Cotonou et Plm Alédjo. Ce front de la mer qui était sous pression entre érosion côtière, insalubrité et insécurité fait désormais sa mue. On assiste à une transformation profonde constatée, ce vendredi 10 juin, par Hervé Hêhomey, ministre des Infrastructures et des Transports. « Je crois qu’avec le premier trimestre de l’année prochaine, on verra clair sur la corniche. Les autres aménagements et certains travaux confortatifs vont s’ajouter pour que nous obtenions un bel ouvrage », confie-t-il. L’autorité était allée faire le constat de l’évolution des travaux dont le taux de réalisation est de 55 %. A pied, Hervé Hêhomey a parcouru les 2,3 km de la route en construction. Il n’était pas question d’une course de marathon. Chaque détail est passé en revue sur chacune des quatre sections. Des questions, le ministre en a souvent posé aux ingénieurs munis de cartes à ses côtés, avant de tirer les leçons devant la presse. « Nous venons de visiter ce chantier de construction de la corniche Est de Cotonou. L’entreprise est à la manœuvre avec la mission de contrôle. Le chantier est à 55 % de réalisation. Nous estimons que dans le 3e trimestre de l’année prochaine, nous en aurions fini avec tous les travaux prévus », a-t-il fait savoir. Sur de grandes bâches déployées par l’entreprise, on aperçoit la maquette. La première section part du carrefour St Charbel, à la descente du pont, pour contourner le chenal sans rejoindre l’embouchure. Les autres sections suivent avec leurs spécificités. « En plus de la chaussée, il y a une piste cyclable, des zones de plaisance, des aménagements paysagers qui permettent d’agrémenter cette corniche. Désormais, nous associons l’aspect paysager à nos projets, ce qui fait que nos routes sont agréables et confortables », souligne le ministre des Infrastructures et des Transports. Ça s’annonce comme un lieu de sortie et de promenade qui débouchera sur un lac marin aménagé et un grand complexe hôtelier « All inclusive » de la zone Plm Alédjo-El Dorado. Actualités 13 juin 2022


Présidentielle de 2026 : Wadagni n’y pense pas du tout, voici ses raisons
Romuald Wadagni sera-t-il candidat pour succéder à Patrice Talon en 2026 ? Ce n’est pas ce à quoi pense actuellement le ministre d’État chargé de l’Économie et des Finances. Romuald Wadagni à mieux à faire que de penser à la présidentielle de 2026. Il n’y pense pas du tout. « Je ne fais pas de langue de bois. Nous sommes à quatre ans de cette échéance. J’occupe une fonction qui demande beaucoup d’énergie. Il y a tellement à faire, tellement d’attentes des populations que c’est totalement indécent pour moi de penser à ça », a-t-il déclaré dans
un entretien accordé à RFI et Jeune Afrique.   Le ministre béninois de l’Économie et des Finances était invité pour livrer son analyse sur la crise ukrainienne, qui, après le Covid, déstabilise le continent. En fin d’émission, la fameuse question est intervenue : la prochaine présidentielle en 2026, est-ce que vous y pensez ? « Pas du tout.(...)  Les gens viennent me voir, etc. Je vais vous dire quelque chose. Et cela a été ma stratégie durant toute ma carrière. Je m’attache chaque jour à bien faire ce que j’ai en face de moi. Je m’attache compte tenu des informations que j’ai à prendre la bonne décision pour ceux qui sont concernés. Je suis convaincu que quand je profite de chaque instant pour bien faire ce qui est attendu de moi, les opportunités s’ouvrent », a martelé Romuald Wadagni au micro de Rfi. Il n’est pas exclu que cet ancien Associé de cabinet d’audit et de Conseil Deloitte retourne à ses vieilles amours. « Si demain je dois retourner chez Deloite, c’est très facile. Je suis un expert-comptable. Si je dois monter mon cabinet et faire de l’expertise comptable, je peux le faire. Pourquoi voulez-vous alors que j’ai des préoccupations importantes et me concentrer sur ça », fait-il savoir. Economie 11 juin 2022


Hadj 2022 : Liste des sites de vaccination et de visite médicale des pèlerins dans les 12 départements
Les candidats au Hadj 2022 peuvent se faire vacciner contre la Covid-19 et effectuer leur visite médicale dans tous les départements du Bénin. A travers un communiqué, le ministre de la santé, Benjamin Hounkpatin, informe des centres retenus à cet effet sur l'ensemble du territoire national. Consultez les centres retenus pour la vaccination et la visite médicale dans chaque département : Actualités 11 juin 2022


Cérémonie d’adieu au dramaturge Ernest Kaho : Abimbola rend hommage à un grand interprète
Les acteurs de l’écosystème Arts et Culture ont rendu, mercredi 8 juin, un dernier hommage à leur camarade de lutte, le conteur, écrivain et dramaturge Ernest Kaho, emporté par une longue maladie, mercredi 25 mai dernier. Présent à la cérémonie d’adieu, Jean Michel Abimbola, ministre de la Culture, a loué les mérites d’un artiste brillant.Artistes comédiens, conteurs, dramaturges, chanteurs, plasticiens,… bref, les acteurs et responsables du sous-secteur des Arts et de la Culture ont fait leurs adieux à feu Ernest Guy Kaho. A la salle du Fitheb, ce mercredi, devant la dépouille de l’illustre disparu, ils ont loué son immense talent d’acteur et dit tout le bien qu’ils pensent de lui. « Le rappel à Dieu de notre frère Guy Ernest Kaho ne nous a pas seulement plongés dans le chagrin. Cela nous prive d’un ami, d’un époux, d'un père de famille ; et nous arrache aussi et malheureusement un artiste brillant, l’un des plus grands interprètes de la scène dramatique de notre pays », regrette le ministre du Tourisme, des Arts et de la Culture, Jean Michel Abimbola. Il fait par la suite la synthèse du long parcours du comédien et acteur du téléfilm Taxi-Brousse. Guy Ernest Kaho part six mois après le décès tragique de son aîné Camille A. Amouro, un autre monument du sous-secteur. Le ministre de la Culture rappelle le lien fraternel et professionnel qui existait entre les deux regrettés artistes avant d’en venir à la cause de son départ éternel. « Après son exceptionnel parcours, Guy Ernest Kaho aurait pu continuer à nous gratifier de ses prestations de haute volée. Ses élans poétiques, portés par sa voix chaude et métallique, auraient pu continuer de nous raconter la vie des hommes et femmes pris dans le tourbillon inévitable du destin. Ses rires gais aussi bien que sa gestuelle cassante auraient bien pu continuer à nous tenir compagnie, mais les maladies qui le guettaient en ont décidé autrement», affirme-t-il d’une voix lourde et pleine d’émotions. Mais la mort est déjà intervenue, la faucheuse a déjà agi et il n’y a plus rien à faire à part souhaiter que l’âme du défunt repose en paix. « En partant pour l’éternité, tu nous prives à ton tour de ta lumière et de ton talent. Puisses-tu trouver là-bas, dans le ciel constellé, les autres étoiles qui nous ont quittés, particulièrement celle de ton ami Camille. De là-haut, vous nous distillerez vos lumières pour éclairer nos pas», souhaite également le ministre Jean Michel Abimbola. Guy Ernest Kaho a trépassé, mercredi 25 mai dernier, à l’âge de 56 ans, des suites d’une insuffisance rénale qu’il a combattue pendant un an. Société 10 juin 2022


Mobilisation des recettes intérieures au Bénin: un potentiel fiscal encore faible
  Le potentiel fiscal du Bénin reste faible (de l’ordre de 6 % du Pib contre 20 % prescrit dans l’Uemoa), selon une étude menée sur la période 1989-2019. Des mesures coercitives permettront d’asseoir durablement un civisme fiscal et de favoriser la collecte des ressources domestiques. Le Bénin n’a collecté les recettes fiscales qu’à hauteur de 66,15 % de ses capacités sur la période 1989-2019, selon l’Examen du potentiel fiscal du Bénin. L’effort fiscal moyen qui représente la performance ou l’efficacité dans la mobilisation des recettes fiscales, a été de 63,57 % en moyenne sur les cinq dernières années de l’étude (2015-2019), précise le « document de travail » signé par Moïse Lawin, publié par le ministère de l’Economie et des Finances. Cela met en évidence une possibilité de mobilisation fiscale supplémentaire de 36,43 %, indique l’auteur de l’étude. Le potentiel fiscal (recettes additionnelles pouvant être collectées) est de l’ordre de 5,83 % du produit intérieur brut (Pib) en moyenne sur la période 1989-2019 et 5,76 % en moyenne sur la période 2015-2019, suivant les estimations issues de la base de données de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La situation du Bénin a révélé une sous-mobilisation des recettes fiscales et une transition fiscale inachevée. Les recettes totales collectées se sont établies à 13 % du Pib en 2016, 13,2 % en 2017 (Banque mondiale, 2018), 15,7 % en 2018 selon l’édition 2019 de Bilan et perspectives à court et à moyen termes de l’économie nationale (Bipen). La Banque mondiale a indiqué que la pression fiscale est restée comprise entre 14,9 % et 13,2 % du Pib, entre 2010 et 2017, dénotant ainsi une inefficacité des politiques de mobilisation des ressources. Secteur informel prépondérant Ce faible niveau de collecte des recettes fiscales se justifie, entre autres, par la prépondérance du secteur informel, des problèmes de gouvernance et de corruption. En effet, l’Enquête régionale intégrée sur l’emploi et le secteur informel (Eri-Esi 2018) a révélé que le secteur informel reste prédominant, ce qui laisse échapper une grande partie des recettes que devrait engranger l’Etat au titre des impôts et taxes. L’analyse par type d’impôts révèle que sur la période de l’étude, le potentiel fiscal relatif aux impôts directs est de 3,36 % du Pib, et de 3,01 % du Pib en moyenne sur la période 2015-2019. De même, les résultats ont révélé que le potentiel fiscal relatif aux impôts sur le commerce extérieur est de 1,06 % du Pib, et de 0,5 % du Pib en moyenne sur les cinq dernières années de l’étude. L’évolution des recettes totales laisse apparaître globalement une tendance haussière sur la période 1989- 2019. De 34,4 milliards F Cfa en 1989, elles se sont établies à 713,09 4 milliards F Cfa en 2015, soit un taux de croissance annuel de 12,36 % sur la période 1989-2015. Puis, elles affichent une baisse de 71,99 milliards F Cfa en 2016, soit une régression de 11,23 % en raison de la baisse des impôts et des recettes douanières collectés au cours de ladite année. La période 2017-2019 a été marquée par une amélioration des recettes qui, de 641,1 milliards F Cfa en 2016, se sont établies à 712,82 milliards F Cfa en 2017, puis à 811,3 milliards de francs Cfa en 2018 et à 935,6 milliards F Cfa en 2019, soit un taux de croissance de 11,18 %, 13,81 % et 15,32, respectivement en 2017, 2018 et 2019. Pour l’analyste M. Lawin, cela traduit l’efficacité des politiques de mobilisation des ressources fiscales. Mesures La pression fiscale (les recettes fiscales rapportées au Pib) a globalement suivi la même tendance, passant de 5,4 % du Pib à 16 % du Pib entre 1990 et 2008, avec un creux de 14 % en 2006. Elle a chuté par la suite à 9,1 % du Pib en 2016, avant de s’accroître depuis 2016 : 10,6 % du Pib en 2019. Mais les niveaux atteints restent en deçà de la moyenne des pays de l’Afrique sub-saharienne et largement en dessous de la barre des 20 % du Pib, seuil fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) comme critère de convergence macroéconomique. Par ailleurs, l’étude montre que les secteurs non agricoles sont fortement fiscalisés au Bénin par rapport au secteur agricole. De 8,8 % en 1990, la pression fiscale hors secteur agricole s’est établie à 15,2 % en 1998, puis à 16 % en 2008, son niveau le plus élevé. Elle est retombée à 12,2 % en 2016 avant de s’établir à 14,7 % en 2019. Une politique visant la transformation structurelle de l’économie béninoise pourra permettre de rattraper le potentiel perdu, préconise l’étude. Pour améliorer efficacement l’effort fiscal et rattraper le potentiel perdu, estime l’auteur, l’Etat pourra envisager une politique d’élargissement des assiettes fiscales directes à travers une accélération des procédures de formalisation des entreprises. A l’en croire, la mise en place de mesures coercitives, en cas de fraude fiscale, permettra d’améliorer les recettes fiscales. L’Etat pourra également intensifier les actions de communication afin de démystifier la matière fiscale, de chasser la peur de l’impôt et d’asseoir durablement un civisme fiscal, indispensable à la collecte des ressources domestiques, ajoute-t-il. Economie 10 juin 2022


Gestion du contentieux électoral dans la sous-région: la création d’un réseau des hautes juridictions actée
La mise en place d’un réseau des juridictions constitutionnelles ouest-africaines en charge du contentieux électoral. C’est l’une des résolutions contenues dans la Déclaration de Cotonou, adoptée au terme des Premières rencontres des hautes juridictions ouest- africaines en charge du contentieux électoral qui se sont tenues du 7 au 9 juin au Palais des Congrès à Cotonou. « Nous, Juridictions constitutionnelles en charge du contentieux électoral en Afrique de l’Ouest, présentes, retenons par consensus ce qui suit : la création d’un réseau des juridictions constitutionnelles ouest-africaines en charge du contentieux électoral… » ; ainsi en ont décidé les participants aux Premières rencontres des hautes juridictions ouest-africaines en charge du contentieux électoral qui se sont tenues à Cotonou. Organisées par la Division Assistance électorale de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest en collaboration avec la Cour constitutionnelle du Bénin, ces assises ont été un cadre d’échanges et de partage entre les différentes juridictions de la sous-région. Faut-il le préciser, la sous-région ouest-africaine comprend trois différents héritages juridictionnels, notamment les juridictions de pratiques lusophone, francophone et anglophone. Ce qui donne lieu à diverses pratiques dans la gestion du contentieux électoral, dans les procédures... Certaines juridictions installent l’élu même si le contentieux n’est pas encore vidé et d’autres vident le contentieux avant d’installer l’élu… Toutes ces pratiques ont fait l’objet de discussions pour une recherche de solution adaptée aux réalités et partagée de tous. C’est ce qui a d’ailleurs motivé la création d’un réseau. La déclaration de Cotonou, adoptée hier jeudi 9 juin au terme des travaux, renseigne également sur la mise en place d’un comité de suivi composé des juridictions membres des différents espaces linguistiques. La présidence de ce comité de suivi est confiée à la Cour constitutionnelle du Bénin. Au titre des membres, ledit comité comprend le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire; la Cour suprême du Ghana; la Cour suprême de Sierra Leone; la Cour suprême de Guinée Bissau. « Le mandat de ce Comité est, en liaison avec la Cedeao, de désigner une équipe de consultants pour rédiger les textes fondamentaux, statuts et règlements intérieurs, et recueillir les observations du groupe d’experts provenant des différents espaces linguistiques ainsi que de toutes les juridictions constitutionnelles de l’espace Cedeao », précise la Déclaration de Cotonou. C’est ce comité qui préparera et convoquera les deuxièmes rencontres des juridictions constitutionnelles en charge du contentieux électoral en vue de l’approbation des textes. Étaient présentes aux assises la Cour constitutionnelle du Bénin, la Cour suprême de la Sierra Leone, la Cour constitutionnelle du Niger, la Cour suprême de la Gambie, la Cour suprême du Liberia, la Cour constitutionnelle du Togo, la Cour suprême du Ghana, le Conseil constitutionnel de Côte d’Ivoire et la Cour suprême de la Guinée-Bissau. Les travaux ont été enrichis par les contributions des organes de gestion des élections du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Niger, du Togo, de la Sierra Leone, du Libéria, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et du Nigéria, ainsi que des experts ayant une expérience avérée dans la gestion du contentieux électoral des pays anglophones, francophones et lusophones. Actualités 10 juin 2022


Renouvellement de son partenariat avec l’epac: Bénin Terminal présente ses activités aux étudiants
  Une délégation de Bénin Terminal, conduite par son directeur général Yann Magarian, s’est rendue, vendredi 3 juin dernier, à l’École polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac), en vue de présenter, ses activités pour mieux faire connaître cette filiale de Bolloré Ports, aux étudiants et au personnel d’encadrement. La rencontre entre Bénin Terminal, les étudiants et le personnel d’encadrement de l’École polytechnique d’Abomey-Calavi (Epac) s’inscrit dans le cadre de la convention de partenariat entreprise-école renouvelée à l’occasion entre la société et cet établissement de l’Université d’Abomey-Calavi en charge de la formation de près de 3000 étudiants. Pendant environ deux heures, des cadres de Bénin Terminal se sont relayés pour expliquer aux étudiants, les activités de Bolloré Transport & Logistics au Bénin et particulièrement celles de Bénin Terminal en charge de la manutention des conteneurs au port de Cotonou. Ils ont surtout indiqué les niches d’opportunités qui s’offrent aux étudiants dans la maîtrise des technologies liées aux métiers du transport, de la logistique et singulièrement de la manutention. Pour Yann Magarian, directeur général de Bénin Terminal, l’intérêt de ce partenariat est de rapprocher le monde étudiant et celui professionnel : « Ce partenariat permet de nous faire connaître, de faire connaître Bolloré Transport & Logistics à travers ses activités dans le monde, et plus particulièrement au Bénin. Il est important que les étudiants béninois connaissent l’ensemble de nos activités ». Pour Guy Alain Alitonou, directeur général de l’Epac : « Ce partenariat est un bon signe, car il offre aux étudiants la possibilité de confronter leurs connaissances académiques au milieu professionnel. À travers ce partenariat, Bénin Terminal offre aux étudiants des possibilités de stage, de recrutement et l’organisation de sessions de formations sur des thématiques liées à ses activités ». --------------------- A propos de Bénin Terminal Grâce à 95 milliards de F Cfa (145 millions d’euros) investis depuis 2013 par Bénin Terminal, le terminal à conteneurs du port de Cotonou est devenu un hub logistique régional de croissance pour le Niger, le Mali, le Burkina Faso et le Nigéria. Acteur majeur de la chaîne logistique du pays, Bénin Terminal emploie 419 Béninois et développe une politique de sous-traitance qui permet de générer un millier d’emplois indirects. Bénin Terminal mène également des actions en faveur des populations en partenariat avec des Ong, par exemple le soutien à la scolarisation des jeunes affectés par le Vih, l’appui à l’autonomisation des jeunes et la sensibilisation à la préservation de l’environnement. Société 09 juin 2022


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