La Nation Bénin...
Nouvelles

*Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines*
Dans le cadre d’une tournée de travail entreprise dans les régions économiques du Bénin, l’administrateur provisoire de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, Alain Hinkati, était hier, mercredi 17 juillet, à Abomey, face aux opérateurs économiques du Zou. Rencontre au cours de laquelle les opérateurs économiques devaient aussi donner leurs avis sur les réformes en cours.
Pour mettre fin à la crise qui secouait la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin, le gouvernement a décidé de nommer un administrateur provisoire à sa tête et d’opérer les réformes nécessaires. C’est ainsi qu'une administration provisoire a été mise en place afin de finaliser pendant une phase transitoire les réformes statutaires et organiser les élections conformément aux nouveaux textes qui seront adoptés. Ces réformes visent à corriger de façon durable les dysfonctionnements et contre-performances relevés dans la gestion de l'institution consulaire. D’où l’importance de procéder à une relecture des textes qui la régissent.
Ainsi, après six mois d’activités à la tête de la Ccib, Alain Hinkati, l’administrateur provisoire a jugé utile de rencontrer les organisations professionnelles et de partager avec elles, les grandes lignes des réformes et recueillir leurs avis et suggestions.
D’après les statistiques enregistrées à la Ccib, moins de 10% des entreprises au Bénin sont membres des organisations professionnelles. Le Comité national de supervision ne s’est donc pas trompé en autorisant l’administrateur provisoire à solliciter directement les avis des acteurs du monde des affaires sur les réformes initiées au sein de l’institution consulaire.
Cette démarche de proximité se justifie aisément en ce sens qu'elle permet d’inciter beaucoup d’entreprises à se formaliser et à s’intéresser à la Chambre de commerce et d’industrie.
Au cours de cette rencontre, Alain Hinkati a expliqué aux opérateurs économiques présents que grâce aux réformes en cours, la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin assurera effectivement « la représentation, la protection et la promotion des intérêts communs des opérateurs économiques de la République du Bénin dans les domaines du commerce, de l’industrie et des prestations de services ». L’assemblée consulaire passe de 99 membres à 69 membres élus à raison de quarante-six (46) membres élus au niveau national et vingt-trois (23) membres élus au niveau des régions économiques.
Désormais, ces élections à la Ccib seront organisées par la Cena qui est au Bénin l’organe professionnel en la matière. Et le candidat à ces élections doit répondre à des critères bien précis.
L’autre nouveauté que portent les réformes est que « la fonction de membre de l’Assemblée consulaire est gratuite. Elle ne donne lieu à aucune rétribution directe ou indirecte. Toutefois, sont imputables au budget de la Chambre les dépenses encourues à l’occasion des missions confiées aux élus consulaires et les divers frais remboursables générés par leur participation aux réunions statutaires des organes de la Chambre. Les montants forfaitaires des frais de mission des élus ainsi que des frais de représentation des membres du Bureau consulaire sont fixés par décision du président du Bureau consulaire après avis de l’Assemblée consulaire et approbation du ministre de tutelle ».
De nouveaux textes qui ont suscité l’intérêt des acteurs présents à cette rencontre qui ont voulu bien comprendre le sens à donner à ces nouvelles orientations qui visent à révolutionner la Ccib.

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
L’Association des usagers du réseau de téléphonie mobile au Bénin (Aur-Bénin) a organisé, mercredi 10 juillet dernier à Bohicon, avec l’appui de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), un atelier de sensibilisation des promoteurs de transport routier, des clients, des élus locaux et Osc sur la réglementation postale et les droits du consommateur au Bénin.
Le but de cet atelier est de sensibiliser les parties prenantes, notamment, les promoteurs de compagnies de transport en commun de voyageurs, leurs clients et les élus locaux sur la réglementation postale en vigueur et les droits du consommateur au Bénin.
Pour les organisateurs, cette association œuvre pour la promotion des intérêts des consommateurs notamment dans le domaine des communications électroniques et de la poste. C'est face aux enjeux actuels et futurs du secteur postal au Bénin que l’association a initié cette action citoyenne qui bénéficie de l'appui technique et financier de l'Arcep-Bénin, l'autorité de régulation de ce secteur.
A l’ouverture des travaux, Edouard Wallace, président de l’Aur-Bénin, justifie le choix de la ville de Bohicon par le fait qu’elle se trouve être la zone centre regroupant les départements du Zou et des Collines avec pour pôle d'intervention, la ville-carrefour. A l'en croire, la tenue de cet atelier fait suite à plusieurs constats dont le transport, l'acheminement et la distribution de colis par des promoteurs privés sans autorisation préalable de l'Arcep-Bénin. On note la méconnaissance par les acteurs des textes de loi régissant le secteur postal au Bénin et le faible taux de promoteurs privés agréés sur la kyrielle de transporteurs routiers offrant des services postaux informels au Bénin. Puis, la faible promotion des droits du consommateur dans le secteur. Une situation qu’il urge de corriger pour la réorganisation du secteur en tenant compte des nouveaux textes.
Face aux participants à cet atelier, Hervé C. Guèdègbé, secrétaire exécutif de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep-Bénin), est revenu sur le nouveau service disponible qu’est la portabilité des numéros. Il les a entretenus sur les avantages de ce droit de l’usager des mobiles qu’est la portabilité des numéros. Puis, il est revenu sur les exigences de la règlementation du secteur postal au Bénin.Il a également expliqué les démarches légales relatives à la fourniture des services postaux par les compagnies de transport.

Par Claude Urbain PLAGBETO
Cotonou abrite, du 17 au 19 juillet, la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’Afrique de l’Ouest. Il est question de partager les expériences, de dynamiser le réseau Wimowa en vue de la mise en place d’une politique minière commune.
Les femmes exerçant dans les mines et le pétrole comptent prendre toute la place qui est la leur dans la promotion de ce secteur dominé par les hommes. Regroupées au sein du Réseau Women in Mining of West Africa (Wimowa), elles se retrouvent à Cotonou, depuis ce mercredi 17 juillet, pour échanger sur leurs activités, faire le bilan du réseau depuis 2016 afin de le dynamiser pour atteindre les objectifs fixés. Il s’agit de la quatrième réunion annuelle des associations des femmes du secteur des mines et du pétrole de l’espace ouest-africain qui se tient avec le soutien de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa).
Outre les représentantes des associations nationales de femmes du secteur de l’Union (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée-Bissau, Mali, Niger, Sénégal et Togo), la rencontre, qui dure trois jours, connaît la participation des représentantes des réseaux des femmes du secteur extractif de la Guinée Conakry, du Ghana et du Nigeria. « Notre ambition est d’avoir au sein du réseau toutes les associations de femmes de l’espace Cedeao », indique Aïda Marie-Rose Tamboura, coordonnatrice du Wimowa.
Au cours de la réunion, il est prévu l’actualisation du programme triennal élaboré en 2015 à Ouagadougou par le réseau et qui n’a pu être exécuté. « Nous sommes là pour voir par quels moyens nous pourrions atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés : nous battre pour arracher la place qui nous revient sur le terrain et non dans les bureaux, parce que rien ne nous sera donné gratuitement, et surtout d’aboutir à une politique minière commune », laisse entendre Mme Tamboura.
Le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, rassure que la Commission de l’Uemoa dont le leitmotiv est l’institutionnalisation du genre dans tous les programmes de développement sera aux côtés de ces femmes et ne ménagera aucun effort pour les accompagner dans leur démarche.
Ouvrant les travaux, le directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Eau et des Mines, Tossounon Alassane Kora Yarou, se réjouit que la réunion s’inscrive dans le sens d’un appui à la mise en œuvre du nouveau Code minier de l’Uemoa dont le processus d’approbation est en cours. Il dit être convaincu de ce que la synergie des actions constitue une condition d’efficacité des politique et stratégie de développement. A l’en croire, le secteur minier offre une opportunité formidable aux femmes pour s’affirmer et occuper la place qui leur est due dans le tissu économique, à travers leur contribution au développement du secteur, mais aussi pour leur apport au produit intérieur brut (Pib).
Les échanges tournent autour de l’appropriation du secteur minier par les femmes, la promotion des activités minières respectueuses de l’environnement, de la santé et du bien-être des populations et surtout des droits des enfants dont la place est dans les écoles et centres de formation et non sur les sites miniers.La majorité des pays de l’Afrique de l’Ouest dispose d’un sous-sol riche en minerais mais faiblement exploités, notamment une importante réserve de matériaux de construction à savoir le calcaire, l’argile, le sable, le gravier et les granites. Les actions de promotion visant à rendre le secteur plus attractif sont donc les bienvenues, estime Kora Yarou, saluant la détermination des femmes à ne pas y jouer les seconds rôles.

Par Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Le site de la végétation flottante et refuge des sitatunga, espèce animale protégée, n’est plus un cadre sûr à Lokossa dans le Mono. Outre l’activité de braconnage qui s’y développe, le département subit des prélèvements illicites de sable marin et fluvial à Grand-Popo, une ville déjà en proie à d’énormes problèmes environnementaux.
Le braconnage, proscrit au Bénin par la loi-cadre sur l'environnement et la Convention locale de gestion de l'aire communautaire de conservation de la biodiversité du lac Toho, à Lokossa, est pourtant devenu le sport favori de certains chasseurs. Du fait de leur indélicatesse, on dénombre cinq sitatunga, espèce animale protégée, tués pour le compte de ce mois de juillet 2019. « La situation est grave et va de mal en pis », se désole le directeur départemental en charge du Cadre de vie. « A notre visite du vendredi 05 juillet 2019, deux brigadiers, un pêcheur et un élu local, ont confirmé aussi les faits et se déclarent impuissants face aux indélicats »,
appuie Gabin Acclombessi. Alertant sur la gravité de la situation, il souhaite l’implication de tous pour faire cesser la forte pression des braconniers qui défient et l'association en charge de la gestion du site (AcvTosso) et les forestiers.
« L’Inspection forestière et les forces de sécurité sont invitées à prêter main forte à la Police environnementale et à l’Ong en charge du site pour la gestion de cette situation », lance-t-il.
Prélèvement illicite de sable
A Grand-Popo, c’est une activité illicite de prélèvement de sable qui se développe. Effectués généralement, selon des témoins, entre 5 heures et 7 heures du matin, ces prélèvements couvrent environ une longueur de 15 m sur une largeur de 5m et une profondeur moyenne de 0,3m, soit approximativement un volume de 22.5 m3 de sable prélevé, à en croire des sources de la direction départementale en charge du Cadre de vie. « Le mardi 2 juillet dernier, nous avons été alertés que du prélèvement de sable se fait au niveau de l’embouchure à Avlo dans la commune de Grand-Popo.
Les investigations et visites de terrain effectuées conjointement avec l’Agence du développement du Lac Ahémé (Adelac) d’une part et avec le chef service environnement de la mairie de Grand-Popo d’autre part, confirment les faits qui se produisent aux abords de la lagune côtière de Grand-Popo, à l’entrée de l’embouchure », soutient le directeur départemental, Gabin Acclombessi.
Dans la même commune, au niveau du village de Gbèfa, c’est le sable fluvial qui se prélève pour une activité de fabrication de briques sur place. Gabin Acclombessi et ses collaborateurs se sont également rendus sur les lieux en compagnie des agents de la mairie de Grand-Popo. La délégation a pu constater l’effectivité de cette activité et les récentes briques sur les bords de la lagune au niveau du village Gbèfa Agonninkanmin. « Nos investigations sur place ne nous ont pas révélé les mis en cause. Néanmoins, le chef du village d’Avlo plage a été instruit afin de procéder à l’identification des contrevenants », poursuit-il.
Face à ces activités qui constituent de nouvelles menaces sur l’environnement de sa juridiction territoriale, le maire de la ville entend prendre ses responsabilités.
A la direction départementale en charge du Cadre de vie, le maire Anani Hlondji a promis de mettre tout en œuvre pour la sensibilisation des riverains et contribuer à appréhender les auteurs du prélèvement de sable. Les sites sur lesquels se pratiquent ces activités de prélèvement sont pris en compte dans le cadre du Programme de gestion du Littoral ouest-africain (Waca). L’exécution des travaux envisagés dans ce cadre sur financement de la Banque mondiale pourrait connaître des difficultés si les prélèvements se poursuivaient, avertit le directeur départemental.

Par Alexis METON
Les responsables des Organisations non gouvernementales chargées de la protection de l’environnement participent du mercredi 17 au jeudi 18 juillet à un atelier de sensibilisation à la nécessité de collaborer et de partager des expériences dans la mise en œuvre des conventions relatives à l’environnement. Cette initiative vise à parvenir à brève échéance à une gestion concertée et coordonnée pour plus d’efficacité et de ces conventions internationales qui, dorénavant, appellent à la prise en compte des Objectifs de développement durable (Odd).
La nécessité de collaborer pour partager les expériences mobilise les acteurs des Organisations non gouvernementales de défense et de protection de l’environnement et les autorités du ministère du Cadre de vie et du Développement durable pour un atelier de deux jours.
L’atelier vise à sensibiliser ces acteurs pour une gestion efficace des conventions ratifiées par le Bénin dans le domaine de l’environnement. Il va permettre de jeter les bases stratégiques et opérationnelles avec tous les acteurs de l’environnement afin que le Bénin puisse disposer à terme d’un système d’informations environnementales factuelles devant faciliter la prise de décisions par les autorités à divers niveaux et l’élaboration de projets intégrés dans le domaine de l’environnement, a informé Ibila Djibril, coordonnateur du projet de renforcement des capacités nationales pour la gestion des conventions relatives à l’environnement en lien avec les Objectifs de développement durable et la mise en place d’un système d’informations statistiques.
« Il a été décidé, après une évaluation objective du mode de gestion de ces conventions, de renforcer et de développer la collaboration et la coopération non seulement avec les ministères sectoriels mais aussi avec les acteurs de la société civile dont l’un des atouts majeurs est leur capacité d’intervention directe là où les populations et les autorités locales ont réellement besoin d’être accompagnées pour faire face à un problème d’environnement, qu’il s’agisse d’inondations, de sécheresse, des risques et phénomènes climatiques, de perte de diversité biologique, des ravages de l’usage inapproprié de produits chimiques… », a affirmé Ibila Djibril. D’après lui, une activité de sensibilisation ou de conscientisation est bien essentielle pour permettre l’identification d’un problème et en favoriser une prise de conscience collective. Une telle activité s’inscrit dans un processus qui permet non seulement de susciter la réflexion mais aussi de passer à l’action avec pour principale finalité de promouvoir des solutions alternatives ou des idées nouvelles afin de transformer une situation jugée problématique ou de répondre à un besoin essentiel. Il a salué la forte présence des acteurs des Ong qui traduit, selon lui, leur engagement professionnel et citoyen à contribuer en général à une meilleure gestion de l’environnement et en particulier à une gestion efficace des conventions internationales relatives à l’environnement qui, par nature, revêtent un caractère transversal et requièrent, par conséquent, une approche concertée et intégrée dans leur mise en œuvre.
Le directeur général de l’Environnement et du Climat, Martin Aïna Pépin, se réjouit de l’initiative de cet atelier qui vient mettre fin aux plaintes des Ong qui estiment que l’Etat central ne s’intéresse pas à elles, alors qu’elles sont des acteurs clés dans le domaine de l’environnement. Il estime que l’Etat et les Ong doivent œuvrer ensemble ; d’où la nécessité de situer les responsabilités pour retrouver le rôle qui revient à chacun afin d’aller plus loin dans la préservation du cadre de vie. Martin Aïna Pépin souligne que la collaboration est nécessaire dans un contexte de plus en plus exigeant marqué par l’obligation faite à l’Etat de mettre en œuvre les Odd dont ceux relatifs à l’environnement avec pour finalité d’atteindre les cibles priorisées. Ainsi, « la société civile a pour rôle d’être attentive en matière de gestion environnementale et de se constituer en groupe de pression pour influer sur les décisions et les pratiques portant atteinte à l’environnement », a soutenu le Dgec. Pour sa part, le vice-président du comité de pilotage, Delphin Aïdji, fait savoir que depuis la convention de Rio, l’environnement est au cœur des politiques de tous les gouvernements n

Kokouvi EKLOU
Le président de la prochaine mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication est connu depuis ce jour. Il s’agit de Rémi Prosper Moretti nommé en Conseil des ministres ce mercredi.
Il fait partie des trois membres proposés par l’Exécutif pour siéger au sein de l’instance de régulation des médias, à savoir Bastien Salami et Bilikissou Ali Machiffa. A leurs côtés ils retrouveront les représentants du Parlement que sont Ali Camarou, Mariane Domingo et Fernand Gbaguidi ainsi que les professionnels des médias Armand Hounsou, Franck Kpochémé et Cécile Ahoumènou.
Il est à rappeler que Rémi Prosper Moretti était précédemment membre du Conseil supérieur de la magistrature en qualité de personnalité extérieure. Ancien employé de Bell Bénin communication, il est diplômé en télécommunications, option transmission numérique et ingénieur en télécommunications. Il est spécialisé en traitement de l’information et du signal.
Le nouveau président de la HAAC a été également conseiller communal et adjoint au maire de Kandi.
Actualités 17 juil. 2019

Le taux de parité fixe de la monnaie unique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, eco avec la monnaie européenne Euro préoccupe déjà le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), Alassane Dramane Ouattara. Il a saisi l’occasion de la 21e session ordinaire de la Conférence, le 12 juillet dernier, à Abidjan en Côte d’Ivoire, pour lever un coin de voile sur la question du régime de change qui entourera la future monnaie unique de l’Afrique de l’Ouest.
Selon le président ivoirien, Alassane D. Ouattara, en 2020, l’Eco, la nouvelle monnaie adoptée par la Cedeao remplacera le Franc Cfa qui est la monnaie commune des pays de l’Uemoa. Une monnaie ayant un taux de parité fixe avec l’Euro. « Seulement, il n’y aura pas de changement immédiat de parité avec l’Euro», indique-t-il.
«Sur le taux de change, aucun changement de parité ne devrait intervenir entre le F Cfa, devenu Eco, et l'Euro, si cette nouvelle monnaie devrait arriver à adoption en 2020. Cela ne se fera pas dans l'immédiat. C'est un processus qui peut prendre plusieurs années», a déclaré Alassane D. Ouattara.
Justifiant sa position par rapport à la question, le président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa estime que la parité entre le F Cfa et l’Euro a donné de bons résultats au plan économique, dont la maîtrise de l’inflation dans la zone de l’union. « Nous considérons que ce taux de change fixe vis-à-vis de l'euro va servir nos économies, la maitrise de l'inflation, avoir les taux de croissance les plus élevés du continent, améliorer la gouvernance dans tous les secteurs et surtout assurer les meilleures conditions de vie pour les populations », précise-t-il.
Bruno SEWADE

Propos recueillis par Anselme Pascal AGUEHOUNDE
Ingénieur statisticien en fonction à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest, l’ancien ministre Antonin Dossou a récemment lancé son ouvrage : "Partages : Le défi de la gouvernance publique en Afrique subsaharienne". Y a-t-il anguille sous roche derrière une telle initiative ? L’économiste répond, parle de ses motivations profondes et se prononce sur des sujets comme la gouvernance au Bénin et en Afrique, les défis, la convergence vers la monnaie unique…
La Nation : Après neuf ans d'expérience dans la gestion des affaires publiques, vous avez décidé de partager ce qui pour vous est le défi de la gouvernance en Afrique. Qu'est-ce qui vous a inspiré ? Des constats, votre expérience au gouvernement, vos convictions … ?
Antonin Dossou : Certainement ! Mais fondamentalement, c’est le souci de la transmission. Je dois dire qu’en 2006, quand j’ai été nommé directeur de cabinet, je n’ai trouvé aucun livre dans lequel apprendre à tenir un cabinet. C’est vrai qu’il y a des écoles d’administration qui forment à être administrateur. Mais comment être un directeur de cabinet efficace ? Il a fallu que j’apprenne de mes expériences, de l’épreuve sur le terrain. Je me suis dit qu’il serait alors intéressant de laisser des traces après cette expérience que j’ai vécue. Cela permettra à d’autres d’éviter des erreurs que nous avons pu commettre dans ce parcours. J’ai choisi de transmettre, de franchir le pas au regard du constat que beaucoup d’aînés brillants dotés de qualités exceptionnelles n’ont pas forcément réussi à laisser des traces pour que nous nous en inspirions. J’espère qu’à travers ‘’Partages’’, d’autres qui ont beaucoup de choses à dire vont se jeter à l’eau comme moi.
Que partage donc Antonin Dossou dans son œuvre ‘’Partages’’ ?
‘’Partages’’ est un livre construit en trois grandes parties. La première que j’appelle « La rétrospection » décrit un peu mon parcours depuis ma tendre enfance, mon parcours scolaire et universitaire ; mes premiers pas dans l’administration puis à la Banque centrale. Mais tout cela pour montrer que, pour diriger, il n’y a pas de génération spontanée. Il faut vraiment être préparé au leadership à tous points de vue y compris en famille. Vous devez être un père ou une mère de famille exemplaire, car vos enfants vous regardent et à la limite vous copient. C’est donc l’éducation qui est la clé de voûte à ce niveau. La deuxième partie de ‘’Partages’’, je l’ai intitulée « Au cœur de l’action publique ». C’est là que je décris mon expérience en tant que directeur de cabinet puis ministre ; les grands chantiers plus ou moins exécutés. J’insiste sur l’organisation de la pensée pour le développement, l’évaluation des politiques publiques et sur quelques réformes qui ont été conduites ; certaines avec bonheur et d’autres avec moins de succès. Dans la troisième partie, je tire des leçons de cette expérience. J’en donne ma lecture, m’inspirant de la citation de feu Nelson Mandela qui dit ceci : « Je n’échoue jamais. Soit je gagne, soit j’apprends ». Moi aussi je peux dire qu’il n’est pas question de parler d’échec. Il y a eu des succès certes, mais il y a également eu des apprentissages. Ce sont ces apprentissages qui permettent de se bonifier, de s’améliorer pour faire mieux. Globalement, voilà comment l’ouvrage est construit. Alors, je partage dans cette œuvre le défi de la gouvernance publique en Afrique subsaharienne.
Et quels sont, selon vous, les principaux défis de la gouvernance publique au Bénin et en Afrique subsaharienne ?
Le premier défi, c’est bien celui de la bonne gouvernance, le défi de l’exemple. Le deuxième défi, c’est celui de la préparation au leadership. En matière de gestion, je l’ai dit, il n’y a pas de génération spontanée. Il faut se préparer. L’éducation doit être le point de départ. Le troisième défi est celui de la perception de la fonction ministérielle.
Ministre, étymologiquement, veut dire serviteur. Mais c’est comme si c’était le contraire. Le ministre devient le patron tout puissant, il ne peut même plus tenir son téléphone, il faut que ce soit son garde du corps qui le lui tienne. C’est vrai qu’il est important parce que ses responsabilités sont grandes. Un gouvernement de 20 personnes est appelé à prendre des décisions qui vont engager 11 millions de Béninois. C’est à ce titre que la fonction est importante et non au regard du profit à en tirer. La population elle aussi perçoit le ministre comme celui qui a percé, qui a réussi, qui a beaucoup d’argent. Alors, on vient lui présenter des sollicitations diverses. Certains se laissent aller au jeu, notamment lorsqu’ils sont politiciens et qu’ils ont en ligne de mire les prochaines élections. Dans ces conditions, ce ministre pourrait être amené à chercher une compensation financière à travers les affaires publiques… Au moment de la Révolution, il y avait un slogan qui n’était pas mauvais : « Se servir, non ! Servir le peuple, oui ! ». Tous les fonctionnaires doivent avoir cela à l’esprit.
Le quatrième défi, c’est celui d’une évaluation performante des politiques publiques. C’est indispensable. Dans mon livre, je rappelle que Dieu est le premier évaluateur. Dans le récit de la création, on voit Dieu créer quelque chose chaque jour et chaque soir, il apprécie ce qu’il a fait. Evaluer, c’est apprécier la mise en œuvre de la politique publique telle que définie. La politique publique est conçue pour modifier une situation. Une fois élaborée et mise en œuvre, il faut l’évaluer. En amont, il faut voir si les objectifs sont pertinents et s’ils sont bien définis par rapport à la situation que l’on veut redresser. En aval, il faudra voir si les objectifs sont bien atteints, on parlera d’efficacité. On verra ensuite si ces objectifs ont été atteints sans gaspillage de ressources, on parlera alors d’efficience. Puis à la fin, on cherchera à savoir si ces objectifs atteints ont permis de changer de façon durable, pérenne la situation des populations. Si oui, on pourra dire que la politique a réussi. C’est un outil puissant qui n’est malheureusement pas utilisé de façon optimale dans nos pays.
Au Bénin, et c’est une fierté de le dire, l’évaluation des politiques publiques a été formalisée en 2008-2009 et en quelques années, le Bénin est devenu le leader en Afrique francophone, en matière d’évaluation des politiques publiques. Je pense que nous tenons encore très bien notre rang. Le bureau de l’évaluation des politiques publiques est aujourd’hui installé auprès du secrétariat général de la Présidence.
Un autre défi, c’est celui de la gestion du temps. Le temps, j’ai l’habitude de le dire, c’est une donnée de développement. Une journée, c’est 24 heures partout, que l’on se trouve aux Etats-Unis, en Chine ou au Bénin. Mais comment ces 24 heures se gèrent ? C’est ce qui fait la différence ! Lorsque vous avez une réunion de 30 personnes et qu’elle commence avec une heure de retard, ce n’est pas une heure qu’on a perdue. C’est trente heures. Car chacune des personnes aurait pu mettre individuellement à profit cette heure pour le développement. Vous vous imaginez ce que représentent trente heures perdues en termes de capacité de production, d’offres de services ! On n’en a pas toujours conscience ! Les autres ont déjà compris ce que c’est que le temps. C’est pourquoi ils disent « Time is money ». Le temps, c’est de l’argent parce qu’il peut se monnayer, il peut être utilement mis à profit pour accroître la production.
Que propose M. Antonin Dossou pour la bonne gouvernance au Bénin ?
Il nous faut simplement relever ces défis. Le poisson pourrit par la tête. Les élites font à peine 1% de la population mais c’est eux qui sont appelés à définir les stratégies pour le bien-être des 100% de la population. C’est donc aux hommes d’Etat, aux élites, aux hauts fonctionnaires qu’il appartient d’abord de changer les donnes. La clé, la solution, c’est l’amélioration de la qualité de la gouvernance et du leadership transformationnel. Toutes les propositions sont tournées vers ces solutions : amélioration de la gouvernance et du leadership. Ce qui implique une utilisation rationnelle du temps, des ressources, une bonne définition des politiques et surtout une capacité accrue de mise en œuvre de ces politiques pour le bien-être des populations, et une évaluation efficace de ces politiques, c’est sans oublier la lutte contre l’impunité… Après, il y a une dimension éthique importante : c’est la capacité à résister à la tentation de s’enrichir sur le dos de l’Etat. Cela engage les convictions individuelles. Toutefois, lorsque le chemin est balisé, on résiste mieux à la tentation. C’est pourquoi je peux proposer aussi des balises pour vérifier l’efficacité des élites. Il y a un exercice au Rwanda qui m’a beaucoup inspiré. Chaque fin d’année, notamment les deux premières semaines du mois de décembre sont consacrées à l’évaluation des performances de la haute administration. Par tous les canaux possibles, sms, réseaux sociaux, radios et télévisions…, la population a la capacité d’interpeller et de noter les dirigeants (ministres, maires, chefs de projets…) et ceux-ci répondent devant le président de la République ou le président de l’Assemblée nationale. Lorsque les objectifs ont été atteints, vous avez le carton vert. Lorsqu’ils sont partiellement atteints, au-delà de 50% quand même, vous avez le carton jaune. Lorsqu’ils ne sont pas atteints ou sont à moins de 50% au terme de l’échéance qui vous a été accordée, vous avez le carton rouge. Quand vous avez le carton rouge, vous n’êtes plus là l’année d’après. Quand vous avez le carton jaune, on vous donne une seconde chance. Quand vous avez deux cartons jaunes de suite, cela équivaut au carton rouge. Mais quand vous avez le carton vert, vous avez les encouragements de toute la population pour continuer. C’est peut-être spécifique au Rwanda mais pourquoi ne pas copier les bonnes pratiques.
L’autre conviction que j’exprime, c’est qu’il nous faut plus d’hommes d’Etat que de politiciens. James Freeman a bien dit : « La différence entre le politicien et l’homme d’Etat est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération ». Etre homme d’Etat, ce n’est pas facile. S’oublier pour penser aux prochaines générations, prendre des décisions qui ne sont pas forcément à notre avantage individuel, ce n’est pas toujours aisé mais c’est ce qu’il nous faut.
Si l'on vous demandait si l'Afrique et en particulier le Bénin, au regard de la gouvernance actuelle, a de beaux jours devant lui, que répondriez-vous ?
Bien-sûr ! La prospérité, je dirai même la prospérité partagée, est à bout de bras. Nous devons accroître les richesses, les revenus. Et nous savons comment faire. Il nous faut nous unir, à l’image des Ecureuils du Bénin, pour réaliser des exploits et gagner le pari. Mettons-nous ensemble, définissons des programmes qui vont au-delà de l’horizon électoral et qui engagent l’ensemble du pays sur des générations. Et là, parce que cela aura été fait de commun accord, chaque gouvernement jouera sa partition quelle que soit sa configuration et c’est le pays qui gagne.
Au travers de l’ouvrage ‘’Partages’’, plusieurs enseignements ressortent notamment la préparation au leadership, la conviction que le développement de l’Afrique est possible, que le développement du Bénin est possible car nous avons beaucoup de potentialités. Nous sommes certes en retard mais nous voyons bien avec les indicateurs quels progrès il nous reste à faire.
Une question d’actualité pour l’économiste que vous êtes ! Que pensez-vous de la monnaie unique pour les pays de la Cedeao ?
C’est indispensable. Ça va permettre d’élargir le champ des échanges, le champ de la production et de la mobilisation des moyens pour mieux progresser. Cela va nous permettre de gagner du temps et je l’ai dit, le temps est une donnée de développement. L’on ne se rend pas compte des avantages, des bénéfices que nous avons déjà, avec le Cfa qui est utilisé dans seulement huit pays. Quand vous voulez aller à Lomé, vous ne vous posez pas de questions sur la monnaie à utiliser, sur là où faire le change. Vous savez que votre franc Cfa a cours libératoire dans le pays où vous allez. Mais quand vous voulez aller au Ghana, vous vous demandez comment faire pour avoir des Cedi ou des dollars. En changeant du Cfa au dollar, vous perdez déjà un peu et une fois là-bas, vous perdez encore en changeant les dollars et pour revenir au Bénin, c’est la même chose. Ces pertes peuvent être évitées si la monnaie était la même. Si je peux aller au Ghana ou au Nigeria, profiter de l’intensité des flux commerciaux entre le Bénin et le Nigeria, sans me soucier du change, quel gain énorme !
Maintenant, nous économistes, avons des réflexions à conduire pour que les points de vue convergent. Quel va être le régime de change, quelle banque centrale va conduire tout cela, quelle politique économique derrière l’Eco… ? Lorsque vous avez la monnaie commune, cela signifie qu’il ne reste à la disposition des Etats, que la dimension budgétaire pour régler leurs problèmes. En Economie, on parlera de convergence. Il faudrait que les économies convergent. Car si les Etats ont des dépenses qu’ils ne peuvent pas couvrir et par rapport auxquelles ils vont s’endetter, ces dettes vont peser sur la monnaie commune. Et donc les mauvaises pratiques de certains Etats peuvent tirer vers le bas, d’autres Etats qui sont vertueux. Il faut alors qu’on se donne des règles, des limites à ne pas dépasser dans le cadre du déficit budgétaire. C’est donc des choses qui restent à construire. Les chefs d’Etat disent qu’en un an, ça doit se faire, attendons de voir. J’espère qu’on y arrivera. Je suis résolument optimiste pour ce qui est de la nécessité de la monnaie unique et du but à atteindre, mais réticent par rapport au délai, il faut être honnête. Assurer une convergence en un an, c’est difficile. Mais vous savez, la monnaie est un instrument de souveraineté politique et lorsque des chefs d’Etat se réunissent et disent qu’ils veulent avoir une monnaie unique, cela veut dire qu’on va y arriver.
M. Antonin Dossou est à la Bceao actuellement. Il est revenu au pays lancer son ouvrage sur le défi de la gouvernance publique, il a peut-être en perspective de revenir travailler pour son pays !!!!
Euh … à la Bceao, je travaille pour le pays ! Le Bénin se doit d’être représenté de façon valable, digne et efficace dans les institutions internationales. Nous parlons actuellement de la monnaie Eco. Mais si nous ne savons pas négocier et mettre en exergue les spécificités et la volonté du Bénin en la matière, peut-être que nous passerons à côté et que la volonté d’autres Etats sera affirmée ! C’est à cela aussi que nous servons. Ne vous en faites pas, je travaille pour le Bénin, bien qu’étant à la Bceao, je sers déjà mon pays.

Par Sabin LOUMEDJINON
Avant l’ultime rencontre de la Coupe d’Afrique des Nations prévue pour le 19 juillet prochain au Caire, il y a un constat qui n’échappe à personne : aucun entraineur expatrié n’est parvenu à se hisser en finale de la compétition.
Vendredi 19 juin prochain, au Caire, c’est un Africain qui sera à la tête de l’équipe qui gagnera le trophée continental. Le Sénégal devant affronter l’Algérie pour cette finale de la 32e édition de la Coupe d’Afrique des Nations. Et, à la tête des sélections de ces deux pays qualifiés de favoris de la compétition, se trouvent des coaches locaux : Aliou Cissé pour les Lions de la Téranga et Djamel Belmadi pour les Fennecs d’Algérie.
Sur les 24 équipes alignées au départ de la compétition, 13 avaient sur leurs bancs des entraineurs expatriés contre 11 entraineurs locaux. Mais à l’arrivée, aucun des sorciers Blancs n’a pointé son nez. C’est encore une fois la preuve du dynamisme du football africain qui peut, de nos jours, entamer une rupture progressive avec ce qui peut être appelé « le mythe des entraineurs expatriés ». Car le ballon est rond pour tous. Et Africains, et Européens et Sud-américains vont dans les mêmes écoles de formation pour obtenir leurs diplômes de technicien. Si les Africains arrivent à obtenir les moyens et disposant d’un environnement adapté à un travail professionnel, rien ne pourrait, a priori, les empêcher d’obtenir des résultats conséquents.
Des Africains ont fait la pluie et le beau temps dans de grands championnats du monde en damant souvent le pion à leurs coéquipiers des autres continents. Pourquoi ne seront-ils pas capables de faire de même à la tête des sélections de leurs pays respectifs ? Même si être grand joueur n’est pas forcément synonyme de meilleur entraineur, nombreux sont ces nationaux qui ont tout de même donné la preuve de leur compétence à la tête des sélections de leur pays.
Et même s’ils sont parfois négligés, leurs résultats parlent en leur faveur. Il est important de souligner que pratiquement la moitié des trophées de cette prestigieuse compétition (16 sur 32 maintenant avec l’édition 2019), ont été remportés par des coaches locaux.
Certains l’ont même fait à plusieurs reprises. C’est le cas du Ghanéen Kumi Gyami. Il est le premier Africain à avoir remporté trois fois le trophée (Can de 1963 au Ghana, 1965 en Tunisie et de 1982 en Libye).
Mieux que lui, l’Egyptien Hassan Shehata a réussi l’exploit qui restera à jamais gravé dans les mémoires, en décrochant le Graal trois fois successivement avec son pays, l’Égypte en 2006, 2008 et 2010.
Toujours dans ce registre, deux autres techniciens se sont distingués par leur sacre dans la compétition en tant que joueur d’abord puis sélectionneur.
L’Egyptien Mahmoud El-Gohary a gagné le trophée en 1957 en tant que joueur des Pharaons puis trois décennies plus tard, il offre le même trophée à son pays en étant sur le banc principal. C’est aussi le cas du Nigérian Stephen Keshi, qui remporte le titre en 1994 en tant que joueur puis en 2013 cette fois dans la posture de technicien.
L’interminable mouvement des entraineurs blancs à la tête des sélections africaines est-il rentable ?
Les fédérations gagneraient à faire un peu plus confiance aux sélectionneurs africains en Coupe d’Afrique. Car, en réalité, ce sont des millions de nos francs qui vont chaque année en fumée sans qu’on n’ait une suite dans l’encadrement des équipes africaines.
Mieux, c’est aujourd’hui une question de souveraineté. Les grandes nations européennes n’ont plus, de nos jours, des expatriés à la tête de leurs sélections nationales.
Qui mieux pourra maîtriser l’environnement socioculturel et les dessous d’une équipe nationale qu’un entraîneur local ?

Dans le but de toucher du doigt l’usage fait du matériel offert à des groupements de femmes dans le cadre du Projet d’autonomisation économique de la femme et promotion du genre (Paef-Pg) et du Programme de protection des couches vulnérables (Ppcv), la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, a entamé, jeudi 11 juillet dernier, une tournée dans plusieurs localités du Bénin.
« J’avais dépêché une mission qui a sillonné tout le pays, pour remettre du matériel et des équipements aux groupements de femmes. Il est de mon devoir de venir, quelques mois après, constater la mise en place effective et l’usage qui est fait desdits équipements et voir ce qui se passe sur le terrain ». Par cette déclaration, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, explique l’objet de la tournée qu’elle a entreprise depuis jeudi dernier sur toute l’étendue du territoire national. Ainsi, cette visite de terrain chez les femmes bénéficiaires du Projet d’autonomisation économique de la femme et promotion du genre (Pafe-Pg) et du Programme de protection des couches vulnérables (Ppcv), a conduit la ministre, jeudi et vendredi derniers, à Kétou, Adja-Ouèrè, Ifangni, Dangbo et Porto-Novo.
Dans la commune d’Ifangni, par exemple, la ministre s’est rendue au siège d’une association de personnes du troisième âge qui fait la transformation de noix de palme et du manioc. Leurs conditions de travail étaient médiocres. Mais grâce à l’appui du Paef-Pg et du Ppcv, cette association a très rapidement augmenté ses capacités de production et, en conséquence, multiplié ses revenus. Paulin Dossou Hounsa, président de ladite association, fait un témoignage poignant et dit, par la même occasion, toute sa gratitude au gouvernement du président Patrice Talon.
A Dangbo, le même constat a été fait. Le matériel et les équipements sont utilisés à bon escient et cela procure d’énormes avantages aux groupements de femmes notamment sur le plan financier. Ici, les bénéficiaires ne manquent pas également de tirer chapeau à l’Exécutif béninois. Même les élus locaux se joignent à la danse. Mahudo Djossou, maire de Dangbo dit être heureux de « constater tout comme la ministre que les femmes profitent bien de cet appui du gouvernement » et prend l’engagement de « les suivre particulièrement pour que ce groupement se développe dans ses activités ». A Kétou, le premier citoyen de la ville n’a pas caché ses sentiments. « Il y a beaucoup de difficultés que ces équipements sont venus régler. Aujourd’hui, il y a tout ce qu’il faut à ce groupement pour faire du bon gari, du bon tapioca et les dérivés. C’est une manière de contribuer à la lutte contre la pauvreté et de rendre autonome la femme », se réjouit Théophile Dessa.
Profitant de la présence de la ministre, les bénéficiaires ont formulé de nouvelles doléances à l’endroit du gouvernement. En réponse, Bintou Chabi Adam Taro dit avoir pris acte desdites doléances et a promis de revenir ou d’envoyer, d’ici à là, des missions à cet effet. C’était également l’occasion pour elle de revenir sur le processus ayant débouché sur le choix des groupements bénéficiaires de ces deux projets.
Pour rappel, le Paef-Pg est un projet entièrement financé par le gouvernement béninois pour un montant de 8 milliards francs Cfa sur une période de cinq ans, soit de 2017 à 2021. Pour sa première année de mise en œuvre, environ 2,5 milliards de francs Cfa ont été débloqués par le gouvernement pour équiper plus de 850 groupements de femmes à travers tout le Bénin.