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Nouvelles

21e réunion des présidents des juridictions financières de l’Uemoa: Les systèmes de contrôle de gestion seront dynamisés

Le rideau est tombé, vendredi 5 juillet dernier, à Cotonou, sur la vingt-et-unième réunion annuelle statutaire des présidents des cours des comptes des Etats membres et des conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa. Des recommandations ont été formulées pour renforcer le contrôle de la gestion des finances publiques.

Des arrêts rendus dans la dynamique de mise en place d’un fonds jurisprudentiel financier public dans l’espace Uemoa ; des rapports de contrôle visant à améliorer la qualité de la gestion des finances publiques ; des suggestions relatives aux obligations du Pacte de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité dans l’Union et à la dette publique… Les juridictions financières de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’inscrivent dans une logique d’amélioration continue des pratiques professionnelles.
Au cours des trois jours de travaux à huis clos sous la direction  du professeur Kanvaly
Diomandé, la vingt-et-unième réunion annuelle statutaire des présidents des juridictions financières de l’espace tenue à Cotonou a passé en revue les systèmes de contrôle et les résultats obtenus au cours de l’année 2018. De même, l’état de mise en œuvre des vingt-et-une suggestions validées lors de l’édition précédente de la réunion statutaire a été examiné, selon la présidente de la chambre des comptes de la Cour suprême du Bénin, Ismath Bio Tchané Mamadou.
L’harmonisation des procédures et la fixation de normes communes de contrôle dans l’Union préoccupent les présidents des cours des comptes des Etats membres et les conseillers à la Cour des comptes de l’Uemoa. Pour ce faire, il sera proposé au Conseil des ministres de l’Uemoa, pour adoption, un nouveau manuel de vérification à l’usage des Cours des comptes avant la fin du mandat du Bénin à la présidence de cet organe de l’Union sous-régionale, à en croire
Malick Kamara Ndiaye, président de la Cour des comptes de l’Uemoa. Les assises de Cotonou ont réaffirmé le vœu que le Bénin et le Mali disposent enfin de leurs cours des comptes nationales respectives à l’instar des six autres Etats membres. L’adoption d’un statut de base des personnels (magistrats financiers) des cours des comptes pour mettre un terme aux disparités d’une juridiction à une autre, l’opérationnalisation de l’autonomie de gestion financière de ces juridictions financières, le renforcement des moyens consentis à ces juridictions au regard des nouvelles tâches de contrôle à elles dévolues, figurent parmi les recommandations.
Comme ses pairs, Ismath Bio Tchané Mamadou nourrit l’espoir que les mesures d’accompagnement nécessaires à la réussite des missions des juridictions financières, contenues dans le rapport général de la réunion, retiendront toute l’attention des membres du Conseil des ministres de l’Union. Car, la problématique du renforcement continu des moyens d’intervention au niveau des ressources humaines, financières et matérielles reste une préoccupation majeure au sein de l’Uemoa, pour faire fonctionner les outils et instruments des systèmes de contrôle de la gestion des finances publiques, justifie-t-elle.
La prochaine réunion statutaire se tiendra l’année prochaine à Bamako au Mali.

Actualités 08 juil. 2019


Obligations et responsabilités dans le commerce international: Les intervenants de la chaîne de transport mieux outillés

Des acteurs de la chaîne de transport maritime en savent désormais un peu plus sur leurs droits et devoirs pour mieux jouer leur rôle. C’est du moins l’espoir que nourrit le Conseil national des chargeurs du Bénin qui a organisé, du 2 au 5 juillet dernier, à Cotonou, une formation à leur intention.

« La chaîne de transport maritime international : obligations et responsabilités des intervenants », c’est le thème d’un atelier de formation qui a réuni, la semaine dernière, cinquante-trois acteurs du domaine à Cotonou, sur l’initiative du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb). Après quatre jours de riches et enrichissants échanges entre ces professionnels évoluant dans diverses branches des secteurs maritime et du commerce international, le rideau est tombé, vendredi 5 juillet dernier, sur cette session de renforcement des capacités qui augure de l’efficacité et de l’efficience dans leurs activités.
La formation s’est déroulée au siège du Cncb à Cotonou et a réuni des cadres et agents des sociétés d’importation et d’exportation, des entreprises portuaires, para-portuaires et ceux des secteurs connexes. Elle s’inscrit dans le cadre de la mission d’assistance du Conseil aux chargeurs et aux autres intervenants de la chaîne des transports, indique le directeur général du Cncb, Bruno Kangni. Ainsi, le Cncb entend apporter sa contribution, aussi modeste soit-elle, à la qualification et au renforcement des capacités du personnel, poursuit-il.
Au cours de la session, sous l’égide du consultant formateur Kossi Adihou, les participants ont échangé sur le concept de transport maritime international, les rôles des différents intervenants d’une chaîne de transport maritime, les limites des responsabilités ainsi que les obligations de chaque acteur. C’est à travers trois modules intitulés « Le commerce international des marchandises », « Le transport maritime des marchandises » et « Les obligations et responsabilités des intervenants de la chaîne de transport maritime ».
Le formateur Kossi Adihou, ancien directeur de l’Assistance et de la Promotion de la chaîne des transports, dit être satisfait de l’assiduité et de la curiosité dont ont fait montre les stagiaires au cours des travaux. La formation leur a permis d’actualiser leurs connaissances et a servi de tremplin pour partager les bonnes aptitudes en vue d’innover et d’accroître la compétitivité des entreprises portuaires et de toute la chaîne des transports.
De la définition de la vente internationale de marchandises aux rôles de chaque acteur, en passant par la présentation des différents intervenants, des incoterms relatifs aux droits et devoirs respectifs du vendeur et de l’acheteur lors d’une transaction commerciale, les participants disent être désormais outillés pour parler de la chaîne de transport maritime. Le cours a été intéressant, apprécie Modeste Gbènahou de Petrans-Bénin (Patronat des entreprises de transport de marchandises), un des participants. Les nouvelles connaissances acquises seront mises en application au profit des entreprises de transport et de commerce de marchandises, s’engage-t-il. La même satisfaction est notée chez Ginette A. Montcho de Customer Services qui, après avoir reçu son attestation au même titre que les autres participants, assure que la formation contribuera à booster le secteur des transports au Bénin.
Le directeur général du Cncb, pour sa part, les exhorte à continuer à approfondir les acquis. « Car la satisfaction du communicateur formateur de ce séminaire et celle du Cncb résident dans la mise en application correcte des notions transmises pendant ces quatre jours de donner et de recevoir », souligne Bruno Kangni. Il a par ailleurs rassuré les participants que leurs suggestions aux fins d’améliorer la qualité des prochaines sessions de formation seront analysées et prises en compte.

Société 08 juil. 2019


Table ronde de la 19e assemblée générale de l’Aca à Cotonou: Surmonter les risques liés aux investissements en Afrique

Par Claude Urbain PLAGBETO

Dans le cadre de l’assemblée générale annuelle de l’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) dont les travaux se déroulent du 3 au 5 juillet au Bénin, s’est tenue une table ronde des investisseurs,ce jeudi 4 juillet à Cotonou. Les échanges ont porté essentiellement sur les avantages et les modalités d’accès aux produits que propose l’organisation pour surmonter les risques liés au commerce et aux investissements en Afrique.

L’Agence pour l’assurance du Commerce en Afrique (Aca) est déterminée à contribuer au développement du commerce et des investissements sur le continent, en transformant le risque commercial en opportunité par l’offre d’assurance et de produits financiers. Le directeur général par intérim de la structure, John Lentaigne, l’a martelé, ce jeudi 4 juillet à Cotonou, à la faveur d’une table ronde des investisseurs organisée en marge de sa dix-neuvième assemblée générale qui s’ouvre officiellement ce matin.
La rencontre a permis aux participants provenant des 21 pays membres de l’Agence et aux partenaires techniques et financiers d’échanger sur les goulots d’étranglement liés au financement des transactions : exportation, importation, vente à crédit, conclusion de contrat. Seule institution multilatérale couvrant le risque politique et le risque commercial, l’Aca offre une large gamme de produits « flexibles » d’assurance et financiers qui sont adaptés aux besoins des investisseurs, des banques, des sociétés d’exportation et d’importation, des entrepreneurs, des courtiers d’assurance, des assureurs, et même des gouvernements et organismes publics africains, selon John Lentaigne. Tout cela devrait permettre de saisir les grandes opportunités qu’offre l’Afrique en matière de commerce et d’investissements et de les traduire dans la réalité, souligne-t-il.
Pour ce faire, l’Agence se propose de couvrir les risques liés aux opérations, tels que le défaut de paiement suite à la faillite du client, le refus injustifié de paiement, l’inconvertibilité de la monnaie locale en devise internationale, l’expropriation d’actifs par le gouvernement hôte, l’appel abusif de la caution fournie pour l’exécution des travaux, la destruction des investissements par des actes de violence politique, terroriste ou de sabotage.
A l’ouverture des travaux de la table ronde, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a exhorté les participants à porter au cœur de leurs échanges les voies et moyens pour que le secteur privé puisse davantage investir dans les secteurs structurants comme les infrastructures, l’agriculture, l’énergie.
Les recommandations issues de la table ronde seront portées vers les dirigeants africains pour que les ambitions nourries se traduisent dans la réalité, assure le ministre
Romuald Wadagni. Il s’est réjoui par ailleurs de la qualité et de la diversité des participants : avocats, huissiers, ministres, entrepreneurs, partenaires techniques et financiers et autres investisseurs. Le ministre a exprimé la satisfaction du gouvernement pour la confiance faite au Bénin par l’Agence qui a inauguré un siège régional, mercredi dernier, à Cotonou. Cela témoigne des efforts déployés par le gouvernement pour améliorer l’environnement des affaires et apporter un changement structurel au niveau de l’économie. « Nous ne ménagerons aucun effort à poursuivre ces changements, car le Bénin sait où il veut aller et a opté pour une gouvernance claire », rassure Romuald Wadagni.

Economie 05 juil. 2019


Promotion des investissements en Afrique : L’Aca et Mufg Bank signent un partenariat

En marge de l’assemblée générale à Cotonou, l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca) et le groupe japonais Mufg Bank ont procédé, ce jeudi 4 juillet, à la signature d’un mémorandum d’entente. L’accord permettra un partage d’informations et une coopération accrue dans le but de soutenir les pays membres de l’Agence ainsi que les clients du groupe bancaire Mufg en Afrique.

Les deux structures entretiennent depuis un an des relations d’affaires. C’est ainsi que Mufg Bank a permis un financement structuré innovant en faveur de la République du Bénin et l’octroi par la Côte d’Ivoire du tout premier prêt social par un Etat souverain africain.
Sébastien Rozès, responsable des marchés émergents chez Mufg Bank pour la région Emea (Europe, Moyen-Orient et Afrique), salue l’avènement du protocole d’accord qui permettra, à l’en croire, de tirer davantage profit du statut de l’Aca en tant qu’organisation supranationale pour soutenir les clients, les transactions commerciales et les investissements en Afrique.
John Lentaigne, directeur général par intérim de l’Aca, exprime, lui aussi, sa satisfaction pour ce partenariat stratégique avec le plus grand groupe bancaire du Japon, espérant que des opportunités encore plus importantes se présenteront prochainement aux deux entités.

C.U.P.

Actualités 05 juil. 2019


Développement de zones économiques spéciales: Le Bénin et la Chine en pourparlers

Les gouvernements béninois et chinois sont en discussion en vue du développement de zones économiques spéciales au Bénin. Dans ce cadre, le directeur général de l'Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), était en visite de travail en Chine où il a pris part à la 1re Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, tenue du 27 au 29 juin dernier à Changsha. En marge de cet événement, Laurent Gangbès a rencontré des investisseurs et visité des zones industrielles.

Le Bénin s’est lancé dans l’initiative de la promotion industrielle. A cet effet, le pays voudrait bénéficier du soutien de la Chine, une nation qui force l’admiration en matière de développement économique dans le monde. « Le Bénin a regardé les modèles de pays qui ont réussi dans le développement économique. Et nous avons pris le modèle de la Chine. C’est la raison pour laquelle, lors du Forum sur la coopération Chine-Afrique (Focac) en 2018, le président de la République, Patrice Talon, a rencontré son homologue Xi Jinping. Et nous avons décidé de nous inscrire fortement dans l’une des huit initiatives du gouvernement chinois en direction des pays africains », a déclaré le directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex), Laurent Gangbès, au micro de nos confrères de Radio Chine internationale (Rci).C’était à la faveur de l’ouverture, le 27 juin dernier, de la première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique.
« Donc, nous nous sommes inscrits dans l’initiative de la promotion industrielle et nous avons décidé d’engager les discussions avec des entreprises chinoises pour nous aider à développer notre zone économique commerciale », a poursuivi Laurent Gangbès. Cette première Exposition économique et commerciale Chine-Afrique, clôturée le 29 juin dernier en Chine, a donc été l’occasion pour la délégation béninoise, d’échanger avec des autorités chinoises, des investisseurs et chefs d’entreprises au sujet du projet de zones économiques au Bénin. En dehors de ces rencontres, le directeur de l’Agence pour la promotion des investissements et des exportations (Apiex) s’est rendu, le dimanche 30 juin, sur le site de la zone industrielle de Shekou pour une nouvelle visite de travail. Le lendemain, c’est-à-dire, le lundi 1er juillet, Laurent Gangbès s’est rendu sur deux autres zones industrielles et a rencontré les chefs d’entreprises et investisseurs de la ville de Ningbo et de Kunshan. Devant ceux-ci, le Dg Apiex a présenté les réformes menées par le gouvernement du président Patrice Talon, concernant, entre autres, l’amélioration du climat des affaires, les opportunités d’investissement au Bénin, sans oublier le dispositif de facilitation de leur installation.
Il a martelé que ces zones économiques seront couronnées de succès car, le Bénin regorge d’énormes potentiels. « Nous sommes un petit pays mais nous avons autour de nous plus de trois cent millions d’habitants. Et nous avons des pays enclavés qui sont obligés d’emprunter notre port pour toutes leurs importations. Nous pensons qu’en mettant en place une zone économique commerciale, nous allons non seulement permettre le développement des activités au niveau de Cotonou mais aussi favoriser le développement, le business au niveau de toute la région et au niveau du monde. Ceci, compte tenu du fait que nous avons une position privilégiée au niveau du port de notre pays », a soutenu Laurent Gangbès dans son interview accordée à Rci.

Economie 04 juil. 2019


Assurance de risques d’investissement: L’Aca ouvre son bureau régional pour l’Afrique de l’Ouest à Cotonou

L’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca) a inauguré, mercredi 3 juillet, son siège pour l’Afrique de l’Ouest à Cotonou.  L’institution compte ainsi se faire plus proche des gouvernements de la sous-région, mais aussi du secteur privé, principales cibles de ses activités.

L’inauguration du siège de l’Agence pour l’assurance du commerce en Afrique (Aca) donne carte blanche à cette institution pour desservir à partir du Bénin, les autres pays de la sous-région ouest africaine impactés par ses activités et visés par ses produits. Assureur panafricain de risque d'investissement (« politique ») et de risque de crédit (commercial), l’Aca contribue à améliorer la perception des risques en Afrique afin d’attirer davantage d'investissements sur le continent. Des risques, autant réels que perçus, qui ont par le passé contribué à réduire l’appétit des investisseurs pour l'Afrique.
Pour le Bénin, c’est un honneur, a laissé entendre le ministre de l’Economie et des Finances,
Romuald Wadagni. « Cette ouverture de bureau dans notre pays est une marque de confiance de l’Aca qui croit aux qualités de la gouvernance au Bénin avec les bonnes perspectives économiques », souligne-t-il. Décider de se positionner dans notre pays est une décision forte, un symbole, a indiqué le ministre qui a profité de son passage pour visiter les locaux de l’institution et s’assurer qu’elle s’installe bien pour démarrer ses activités. Pour lui, le Bénin peut se sentir davantage honoré parce que plusieurs pays s’étaient porté candidats. Mais « le Conseil d’administration et l’Assemblée générale de l’Aca ont pris la décision de l’installer au Bénin, ce qui honore notre pays », se réjouit le ministre.
Aussi, a-t-il indiqué que « l’ouverture de ce bureau permettra à l’Aca, d’être plus proche des gouvernements de la sous-région, mais également du secteur privé ». On oublie souvent, rappelle Romuald Wadagni, que l’Aca, ce n’est pas que les gouvernements, mais d’abord le secteur privé. « Le fait pour vous d’avoir un bureau régional ici est une opportunité pour être très proche du secteur privé pour présenter vos produits et expliquer en quoi vous pouvez accompagner la transformation structurelle des économies de la sous-région », lance ensuite le ministre aux responsables de l’Aca. En tout cas, salue le ministre, cette présence de l’Aca est une opportunité pour venir rapidement auprès des cibles et « cette ouverture de bureau permet à chacun de gagner ». Pour ce qui le concerne, le gouvernement béninois ne marchandera pas son soutien. Il l’a promis et rassuré de son engagement à accompagner la structure.

Assurer avant d’engager des financements

John Lentaigne, directeur général par intérim de l’Aca, n’est pas moins heureux de voir Cotonou devenir le hub régional de la structure. « C’est un choix naturel », souligne le dirigeant. La raison, c’est que le Bénin a été le premier pays en Afrique de l’Ouest à adhérer à l’Aca. Mieux, l’Aca a déjà assuré plus d’un milliard de dollars de risques pour le Bénin. Autant d’éléments qui fondent selon lui, la fierté de son équipe à prendre ses marques dans la sous-région en opérant depuis le Bénin.  Geneviève Ahinful, la représentante résidente pour le bureau régional de l’Aca de l’Afrique de l’Ouest n’est pas moins heureuse, de son côté. En plus de voir l’Aca disposer d’un bureau quoique provisoire, elle s’y sent déjà bien, et surtout comme chez elle. Mental au point donc pour donner le top des activités de l’Aca, surtout que l’accueil des autorités béninoises était bien chaleureux, selon son témoignage. Aux côtés du gouvernement et du secteur privé, elle se dit prête pour accompagner encore plus le projet Bénin révélé.
« Nous sommes heureux d'ouvrir enfin nos portes au Bénin, l'un des pays d'Afrique de l'Ouest les plus dynamiques et en pleine croissance. Nous sommes ici pour être de solides partenaires de développement pour le pays ainsi que pour d'autres pays de la région qui cherchent à mitiger les risques pour leur économie afin d'aider à attirer davantage d'investissements », a confié Geneviève Ahinful.
Le lancement du Bureau est l'une des activités qui se dérouleront à Cotonou, en marge de l’Assemblée générale annuelle de l'Aca, du 3 au 5 juillet 2019. Dans le cadre de cette assemblée et en collaboration avec le gouvernement du Bénin, l’Aca organisera également sa 6e table ronde annuelle des investisseurs le jeudi 4 juillet, suivie de l'Assemblée générale proprement dite le 5 juillet au Golden Tulip Le Diplomate.

Actualités 04 juil. 2019


Carnet noir: Moïse Mensah n’est plus

Isidore Alexis GOZO (Stag.)

L’ancien Haut-commissaire à la gouvernance concertée sous le régime de Boni Yayi, Moïse Christophe Mensah n’est plus. Il a tiré sa révérence des suites d’une longue maladie, tôt ce mardi 2 juillet, dans sa 85e année.

Moïse Mensah a rejoint le père céleste, tôt ce mardi 2 juillet, des suites d’une longue maladie dans sa 85e année. L’illustre disparu est né le 22 mars 1934 à Sassandra en Côte d'Ivoire et a suivi une formation d'ingénieur agronome à l'Institut d'études sociales de la Haye.  Plus tard, il a étudié à l'école de banque à Paris.  Il a été ministre du Développement rural et de la Coopération de décembre 1965 à décembre 1966, et dirigeant simultanément la Société nationale pour le Développement rural. Sous le président Christophe Soglo dont il n’appréciait plus les options, il choisit de démissionner de son poste et partit à l'étranger.  Il est devenu représentant régional de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture en 1967 et directeur général adjoint en Afrique trois ans plus tard.  Moïse Mensah est devenu par la suite, président adjoint du Fonds international pour le développement agricole en 1978. Il a été candidat au poste de directeur général de l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture en 1987, mais a été battu par Edouard Saouma.  A la faveur du renouveau démocratique, en 1991, Moïse Mensah a choisi de se présenter à la présidentielle.  Au premier tour, il a obtenu 39.984 voix, soit 3,4%. Il est devenu ministre des Finances en 1996 sous Mathieu Kérékou. Président d’honneur du Parti Impulsion pour le progrès et la démocratie (Ipd), son intégrité et ses qualités lui ont valu sa nomination en 2008 par le président Boni Yayi comme Haut-commissaire à la gouvernance concertée.

Actualités 03 juil. 2019


Développement de solutions numériques en milieu rural: La Banque mondiale alloue 100 millions de dollars au Bénin

Kokouvi EKLOU

Un crédit de 100 millions de dollars a été approuvé par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin, le 1er juillet dernier, à Washington, pour améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.

Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida) au profit du Bénin. Ceci en vue d’aider les autorités du pays à améliorer l'accès aux services à haut débit dans les zones rurales et à promouvoir le recours aux solutions numériques pour renforcer l’efficacité de certaines chaînes de valeur, l’inclusion financière et l’accès aux marchés.  C’est ce qui ressort du communiqué de presse publié par la Banque mondiale à cet effet.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales, à travers lequel ces fonds seront investis,  permettra d’accroître la productivité et la compétitivité de deux secteurs clés pour la croissance : l’agriculture et les technologies de l’information et de la communication (Tic). Quatre chaînes de valeur sont au cœur des efforts, note le communiqué. Il s’agit du riz, du maïs, du karité et des légumes. L’objectif est d’améliorer l’accès des petits producteurs aux informations, aux services financiers et aux marchés et, ce faisant, d’accroître la productivité et les volumes de vente et réduire les pertes après récolte. Le projet aidera par ailleurs, selon les termes du communiqué de presse, le Bénin à améliorer la connectivité et l’accès aux services numériques dans les zones rurales, en renforçant le réseau en fibre optique de la ville de Parakou et en densifiant les infrastructures connexes dans et autour de Parakou. Près de 1,6 million de petits agriculteurs, et en particulier 1 million de femmes, seront impactés par le projet qui aura des effets positifs pour les 560 000 personnes travaillant dans les quatre filières concernées, dont 290 000 femmes.
« La plupart des petits agriculteurs ne savent pas se servir d’outils et de plateformes numériques, d’où un taux d’adoption extrêmement faible. Le projet viendra directement renforcer les infrastructures numériques et proposer des solutions alternatives à des services logistiques inadaptés. En permettant l’accès aux marchés de consommation à des prix compétitifs, il aura un effet positif sur l’économie agricole rurale », souligne Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin.
Le projet prévoit également de favoriser la réhabilitation d’environ 600 kilomètres de pistes rurales et d’assurer l’entretien de 2 400 kilomètres de routes sur une période de quatre ans dans la principale zone de production concernée. En développant la connectivité numérique dans les communautés rurales et en apportant des solutions alternatives au raccordement à l’électricité, grâce à des panneaux solaires et d’autres options innovantes et durables, il contribuera à l’émancipation économique des agricultrices. Enfin, il promouvra l’adoption de services financiers numériques dans les zones rurales, en particulier par les femmes travaillant dans l’agriculture.
Le Projet de transformation numérique des régions rurales s’inscrit dans le cadre du Plan national du Bénin (2018-2025) et du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et est en cohérence avec le cadre de partenariat-pays de la Banque mondiale (Cpf 2018-2023). Il tient dans la stratégie d’ensemble de l’institution pour accélérer la transformation numérique de l’Afrique et contribue directement aux objectifs de son initiative destinée à aider le continent à partir à la conquête de l'économie digitale (DE4A). Cette nouvelle opération, qui s'articule autour de l’approche de maximisation des financements pour le développement, s’attache à lever des fonds privés et à optimiser l’utilisation des ressources publiques, lit-on dans le communiqué de presse.
Un appui considérable qui vient conforter le gouvernement dans son ambition de faire de l’économie numérique un levier de développement du pays.

Actualités 03 juil. 2019


Dématérialisation des procédures fiscales: Les avantages de la plateforme « eBilan »

La réforme des procédures fiscales est marquée par la conception et l’implémentation d’une nouvelle fonctionnalité dénommée « eBilan ». Cette innovation technologique permet aux contribuables de satisfaire à l’obligation déclarative des états financiers de façon électronique.

Finies les difficultés et tracasseries liées à l’élaboration et au dépôt des états financiers ! Les entreprises et autres organisations ont désormais à leur disposition une plateforme pour satisfaire à l’obligation qui leur est faite d’accompagner la déclaration de leur bénéfice de l’année écoulée de ces documents comptables.
A l’instar de la plateforme multifonctionnelle « e-Services » qui offre la possibilité aux grandes entreprises de déclarer et de payer leurs impôts en ligne, la mise en place de ce portail web s’inscrit dans la vision du Plan d’orientation stratégique de l’administration fiscale (Posaf) visant à rendre l’administration moderne et performante au service de l’usager à l’horizon 2021. La direction générale  des Impôts (Dgi), dans sa dynamique de dématérialiser les procédures fiscales, entend ainsi faciliter les formalités pour les contribuables.  
Selon Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts, la dématérialisation du dépôt des états financiers contribue à la modernisation de la gestion de l’impôt pour le bonheur aussi bien de l’administration fiscale que des partenaires. A l’en croire, le portail « eBilan » devrait non seulement mettre fin aux longues files d’attente des contribuables observées lors du dépôt et dispenser ceux-ci de la production en cinq exemplaires des états financiers, mais aussi débarrasser l’administration fiscale des cargaisons de papiers qui encombrent ses locaux.
En fait, la Dgi disposait d’un guichet unique de dépôt des états financiers ; ce qui nécessite des moyens logistiques, financiers et humains conséquents au profit de cette entité commise pour la collecte et la mise à disposition de ces documents au profit des autres destinataires que sont l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae), la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), le greffe du tribunal de commerce. La nouvelle plateforme informatique instaure un environnement intégré et structuré de gestion de l’information financière qui permettra de disposer d’une base de données fiables sur la production de richesse, de produire en temps réel des statistiques plus exactes et d’élaborer des politiques conséquentes pour le développement des affaires, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.
Pour l’entreprise, elle réduit le coût de production et de transmission de ces documents (frais de déplacement, papiers, encre et autres consommables) et lui permet d’échanger, via le centre de messagerie intégré, avec les autres acteurs intervenant sur la plateforme dans un cadre de réseau social professionnel.

Eviter les fraudes

Le système génère une attestation électronique de dépôt et dématérialise le visa obligatoire prévu par la directive n°04/2009/Cm/Uemoa du 27 mars 2009 pour la recevabilité des états financiers, émanant des membres de l’Ordre des experts comptables ou d’un salarié de l’entreprise attestant de sa qualité par l’immatriculation à la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). L’Ordre des experts comptables et comptables agréés du Bénin (Oecca-Bénin) a récemment dénoncé plusieurs cas de falsification d’attestation de présentation des états financiers et d’exercice illégal de la profession d’expert-comptable.
La nouvelle réforme contribuera à lutter contre ces violations des textes régissant la production et le contrôle de l’information financière contenue dans les états financiers et qui sont de nature à éroder l’assiette fiscale. En effet, l’entreprise devra indiquer directement en ligne son expert-comptable afin d’obtenir le visa obligatoire. Les membres de l’Oecca-Bénin et les centres de gestion agréés (Cga), quant à eux, disposent sur la plateforme d’un espace sécurisé pour recevoir en temps réel les états financiers de leurs clients, échanger avec eux avant de viser les états financiers de façon électronique en vue de leur retransmission à la Dgi, indique Lambert Sokpin, chef projet « e-Bilan ».
L’accès aux ressources de la plateforme est conditionnée à une inscription préalable en ligne à l’adresse « https://ebilan.impots.bj ». Trois types de comptes peuvent y être ouverts: « Entreprise », « Professionnel comptable » et « Ong, associations et organismes à but non lucratif » disposant d’un numéro Identifiant fiscal unique (Ifu) et des informations identitaires et de la localisation.

Actualités 03 juil. 2019


Pr Francis Dossou à propos de l’exercice en clientèle privée des professions médicales : « Le mérite de l’Etat c’est d’avoir réussi à faire appliquer la loi »

Depuis l’avènement du régime de la Rupture, des réformes sont engagées dans le secteur de la santé pour améliorer la qualité des soins administrés aux populations. De son côté, l’Ordre national des médecins du Bénin essaie d’accompagner ces réformes à travers plusieurs actions sur le terrain. Pr Francis Dossou, son président, nous fait le bilan de sa première année à la tête de l’organisation, les objectifs atteints et les mesures pour accompagner l’Etat.

La Nation : Vous venez de faire un an à la tête de l’Ordre national des médecins du Bénin. Globalement, quel bilan peut-on faire de vos activités depuis votre prise de fonction?

Pr Francis Dossou : Parlant de  bilan, c’est difficile à retracer  parce que nous n’avons pas pu faire tout ce que nous souhaitons. Mais, nous avons quand même réussi à suivre notre feuille de route, notre plan d’action. Puisque notre mandat a commencé par un séminaire qui a permis d’établir les  bases sur lesquelles nous voulions marcher; donc un plan stratégique a été élaboré pour les quatre années de notre mandat. Et ce plan stratégique a été morcelé, avec la première phase, c’est-à-dire un plan d’action pour la première année. On s’est retrouvé ensuite pour faire un plan d’action pour l’année 2019 qu’on est en train de suivre actuellement. En fonction de ce plan, je peux dire que nous avons su rester en synergie avec cette vision et à quelques insuffisances près, on a réussi à répondre aux attentes et aux sollicitations du ministère pour ce qui est des visites de sites des demandeurs d’autorisations  d’ouverture de sites. Nous avons traité  les dossiers d’ouverture en clientèle privée et nous avons essayé de répondre à l’actualité. L’actualité au départ, c’était l’interpellation des médecins qui avaient des cabinets et des cliniques soi-disant non autorisés par le gouvernement qui avait entre-temps gelé la demande d’autorisation. Nous avons dû prendre un avocat pour essayer de laver l’honneur de nos confrères.

C’est dans notre rôle de faire en sorte que la médecine soit exécutée avec dignité. Après, nous avons essayé de changer de siège parce que celui dans lequel nous étions, était une salle annexe d’une direction au niveau du ministère. Ce n’était pas très honorable quand les collègues, les confrères venaient pour leur dossier; ils étaient obligés de rester au dehors, au soleil ou sous la pluie. Ce n’était pas du tout agréable. Donc, nous avons décidé de changer de siège même s’il a fallu dépenser un peu plus, or avant, le siège qu’on occupait était gratuit au niveau du ministère. Mais, c’est juste deux salles qu’on nous avait octroyées, une pour les réunions et l’autre pour le secrétariat mais pas très pratiques. Là maintenant, nous sommes dans un siège un peu plus spacieux où les confrères sont plus à l’aise et disposent d’une connexion wifi qui est ouverte. On essaie de les mettre à l’aise. Il reste encore des choses à faire bien sûr, comme l’amélioration de la salle d’attente avec éventuellement, beaucoup plus de commodités. Mais c’est déjà mieux qu’au départ.
Nous avons également réalisé un certain nombre d’enseignements post universitaires. Déjà en décembre 2018, nous étions à l’Institut des sciences biomédicales appliquées (Isba) où nous avons développé un thème intéressant sur le serment d’Hippocrate. Le serment d’Hippocrate qui a été développé a permis de rappeler un certain nombre de choses aux médecins. Leur rappeler le serment qu’ils ont prêté à la fin de leurs études. Nous avons fait un autre enseignement post-universitaire qui était cette fois-ci, délocalisé à Parakou où nous avons parlé de deux thèmes importants à savoir la déontologie médicale et la responsabilité professionnelle du médecin. Entre-temps, on a réussi à obtenir quelques facilités du gouvernement. Globalement, on va dire que c’est un bilan relativement positif. En tout cas, les confrères sont un peu plus fiers d’être médecins aujourd’hui. C’est vrai, on n’a pas tout fait mais on peut dire qu’on est sur  la bonne voie et on s’en va vers des lendemains meilleurs.

L’un des axes du plan stratégique de l’Ordre national des médecins du Bénin, c’est le rayonnement et le positionnement pour une visibilité de l’institution. Où en êtes-vous par rapport à ce point ?

Ça a déjà commencé par le changement de siège parce que l’Ordre des médecins, c’est quand même une institution respectable et ce n’est pas intéressant de se cacher dans un cagibi. Nous avons déjà pris un siège en location et nous sommes en train d’envisager un siège réellement définitif pour abriter l’institution. Ce n’est pas encore fait mais nous avons pris une parcelle à Cotonou et sur laquelle nous allons ériger le siège le plus respectable, qui nous ressemble un peu plus. Nous avons pu faire rayonner l’Ordre en communiquant un peu mieux. C’est important de communiquer et de dire ce que nous faisons, ce que nous sommes. Et là, l’avenir s’annonce plus radieux.

Vous avez parlé de l’exercice en clientèle privée, quel regard portez-vous sur les réformes engagées par le gouvernement dans le secteur sanitaire ?

Pour le moment, il n’y a pas de réformes, il s'agit de la mise en application des textes vieux de vingt ans. La loi que le gouvernement a déterrée, c’est la loi 97-0 20 qui organise l’exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales. En mettant en application les dispositions de cette loi, ça paraît tout nouveau, ça paraît exceptionnel mais non. Le mérite du gouvernement, c’est d’avoir réussi à faire appliquer la loi. Ce n’est pas encore les réformes. Les réformes, il me semble qu’elles viennent dans l'avenir. Les premières touches avaient été envoyées entre temps et il y a eu une opposition des syndicats parce qu’ils voulaient avoir le contenu des propositions de la Commission des réformes. Ils ont fini par l’avoir mais au prix de grèves interminables. Donc, ce contenu est reporté à une autre mission plus restreinte qui étudie la mise en application. Ce qui se fait actuellement, c’est l’application stricte des textes de loi. Il y a des grincements de dents certes, mais la loi, c’est la loi. Il faut l’appliquer.

Comment se passe la collaboration de l’Ordre avec le gouvernement ?

L’Ordre des médecins participe à la délivrance des autorisations d’exercice en clientèle privée prévu par la loi. Il participe également à l’ouverture et l’exploitation d’établissements de santé prévus par la loi et suivant les règles proposées par cette même loi. Et puis nous allons sur le terrain pour nous assurer que ces différents établissements respectent les normes prescrites. On essaie aussi de convaincre les confrères afin qu’ils se mettent à jour.

Un an après votre prise de  fonction, quelles sont les perspectives ?

C’est continuer à marcher de façon orthodoxe que possible en définissant des plans d’actions annuels, en écoutant les confrères qui parlent et écrivent beaucoup sur whatsapp. On les écoute, on essaye de prendre en compte leurs propositions. On a bientôt une assemblée générale prévue pour fin juillet ou début août pour les écouter de vive voix, leur rendre compte de nos activités et repartir de l’avant. Nous  éditons en ce moment un magazine qui retrace nos actions et les perspectives, qui traite de thèmes divers tels que les comportements à avoir lorsqu’on est médecin. C’est un bulletin d’information qui sera accessible à tous, aussi bien le grand public que le public médical pur. Ça va intéresser les administrations et les laboratoires.

Société 02 juil. 2019


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