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Nouvelles

Gouvernance locale : L’acte final de la réforme de la décentralisation
C’est définitivement clos pour la réforme du processus de la décentralisation. Les décrets d’application du nouveau code de l’administration territoriale ont été pris, hier mercredi 1er juin, en conseil des ministres. La réforme de la décentralisation est à son étape ultime, celle de la prise des décrets d’application très attendus par les conseils communaux. Au cours du conseil des ministres de ce mercredi 1er juin, quatre décrets d’application de la loi n°202114 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale en République du Bénin ont été pris. Parmi ces décrets, figurent ceux régissant le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ainsi que les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Ces actes viennent parachever la réforme du processus de décentralisation entamée depuis quelques mois et qui confère un nouveau visage à la gouvernance locale avec la séparation des fonctions administratives et techniques de celles politiques. Les premières relevant désormais des compétences du secrétaire exécutif nommé après tirage au sort sur une liste d’aptitude préalablement établie et les secondes qui reviennent au maire élu. Avec ces actes règlementaires, les nouveaux acteurs de la décentralisation et ceux qui étaient déjà dans le dispositif sont mieux situés sur les prérogatives ainsi que les conditions et modalités de leur collaboration dont les grandes orientations étaient déjà contenues dans la loi n°2021 – 14 du 20 décembre 2021 portant Code de l’administration territoriale en République du Bénin. Le 28 avril dernier, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale rappelait à l’ordre certains conseils communaux qui faisaient dans la précipitation, en demandant à tous les maires d’attendre les orientations du gouvernement avant toutes opérations de réaménagement des commissions permanentes. Deux autres décrets pris procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire et ordinaire. Ils organisent aussi de façon exhaustive les critères de catégorisation des communes et prévoient une périodicité décennale pour leur évaluation en vue de l’actualisation. Parlant précisément des critères, les communes à statut particulier sont celles qui ont une population de plus de 200 000 habitants et ont pu mobiliser des ressources propres s’élevant à un milliard F Cfa. De leur côté, les communes à statut intermédiaire sont celles qui sont chefs-lieux de département ou abritent une population d’au moins 100 000 habitants et ont pu mobiliser durant les trois dernières années des ressources propres qui s’élèvent au moins à 500 millions F Cfa, ou encore ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Le reste des communes a le statut ordinaire jusqu’à la prochaine actualisation. En somme, cette répartition se base sur des critères qui non seulement sont objectifs mais motivent les communes à améliorer en permanence leurs performances afin de se hisser dans la catégorie supérieure ou de maintenir leur niveau. Une réforme planifiée La réforme du processus de la décentralisation a le mérite d’être bien coordonnée avec des objectifs et actions précis. Au début, c’est un diagnostic presque complet des 20 ans environ de gouvernance locale qui a été fait. Les principaux maux qui minent les communes ont ainsi été identifiés. « Les contre-performances relevées sont dues à plusieurs facteurs structurels dont la forte politisation des nominations aux fonctions techniques et administratives des mairies. Ce qui entrave la promotion d’une culture administrative moderne et professionnelle. De même, les recrutements de personnels ne tiennent pas souvent compte de la compétence ni des besoins réels des mairies. Ainsi, en général, nos communes ne disposent pas de cadres ayant des compétences en adéquation avec les exigences techniques des postes qu’ils occupent », relevait le gouvernement le 2 juin 2021. Il constate également que « malgré les sessions de renforcement de capacités et les contrôles assortis de sanctions, la mauvaise gouvernance persiste et des dysfonctionnements sont notés dans le processus de passation des marchés publics locaux. Par ailleurs, les communes rencontrent des difficultés dans la mobilisation de ressources propres et connaissent, pour la plupart, des insuffisances dans la planification budgétaire ». Les orientations essentielles de la réforme structurelle de la décentralisation ont été approuvées. Il s’agit de renforcer la séparation des fonctions politiques et techniques pour améliorer la reddition de comptes et lutter plus efficacement contre l’impunité, de mettre en place un dispositif opérationnel de relai des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal, d’améliorer les mécanismes de financement des investissements communaux puis de créer des synergies d’actions entre le conseil communal, ses démembrements, les associations de développement et les Ong. L’objectif final étant d’améliorer la gouvernance communale afin de créer une dynamique de valorisation des potentialités dont recèlent les communes. Avec méthode et un suivi régulier de la mise en œuvre, le gouvernement a adopté le 15 décembre 2021 les dispositifs institutionnels de mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. « Ces dispositifs s’inscrivent dans le cadre de l’opérationnalisation de ladite réforme. Ils consistent en la création d’une Commission nationale de mise en œuvre, d’un Comité technique de suivi et d’un Comité stratégique de supervision qui auront la charge de conduire la réforme conformément aux orientations du gouvernement », avait annoncé le conseil des ministres. Une semaine plus tard, la loi 2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l’administration territoriale est promulguée, donnant ainsi un socle législatif à tout le processus de réforme. Toujours dans une lucidité constante, le gouvernement, voulant d’une réforme inclusive, a examiné et approuvé le 26 janvier 2022 le protocole d’accord de partenariat entre lui et l’Association nationale des communes du Bénin. Ce qui implique formellement la faîtière des communes dans la mise en œuvre de la réforme. Le 16 février 2022, il y a eu l’adoption de trois décrets portant attributions du préfet, organisation et fonctionnement des départements, attributions, organisation et fonctionnement de la Conférence administrative départementale puis attributions, organisation et fonctionnement du Conseil départemental de concertation et de coordination. Enfin, depuis le 1er avril dernier, les secrétaires exécutifs sont officiellement entrés en fonction et prennent déjà leurs marques dans l’administration des mairies Actualités 02 juin 2022


Décès d’une icône de la diplomatie béninoise : Témoignage de reconnaissance du chef de l’Etat
Le président Talon a assisté en personne, vendredi 27 mai, à la messe de requiem dite en l’église Bon Pasteur, à la mémoire de l’ambassadeur Cyrille Guy Sagbo qui venait de nous quitter pour l’éternité. Et cette présence a de quoi emplir de fierté les cœurs des ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite. Plusieurs raisons que nous pourrions ne pas connaitre et qui pourraient ne pas correspondre au sens qu’il nous plait de donner à cette présence, pourraient justifier l’assistance du chef de l’Etat à cet office ; cela, d’autant qu’il peut, comme tout citoyen, se rendre dans un lieu de culte pour des motifs personnels, sans signification particulière de quelque sorte. L’on est toutefois fondé à se demander si cette assistance du chef de l’Etat résulte des démarches que mènent les ambassadeurs à la retraite pour obtenir un protocole funéraire officiel digne en faveur des collègues disparus ou s’il s’agit tout simplement d’un hasard du calendrier du président de la République. Il demeure pour nous autres ambassadeurs à la retraite, que l’évènement mérite que nous en sachions gré à la Haute Autorité car, après tout, c’est bel et bien à l’occasion du décès d’un des nôtres qu’elle a fait le déplacement. Dès lors, l’on ne saurait nous en vouloir de tirer la couverture à nous à bon ou peut-être à mal escient. En tout état de cause, nous sommes redevables au chef de l’Etat de sa présence à cet office que nous avons perçue comme un geste de reconnaissance de ce qu’a été l’ambassadeur Sagbo, une icône des premières heures de la diplomatie béninoise ainsi que l’a fait valoir l’ecclésiastique au cours de son homélie. Notre reconnaissance envers le président de la République à cette occasion n’a d’égale que celle que nous avons manifestée naguère à l’égard du président Boni Yayi lorsqu’il s’était, lui aussi, déplacé pour honorer de sa présence la messe de requiem dite pour le repos de l’âme de l’ambassadeur Guy Hazoumè, à l’issue de laquelle il lui a décerné une décoration à titre posthume. Pour faire bonne mesure, il sied de se remémorer également l’assistance du président Talon à la messe de requiem dite pour le repos de l’âme de notre collègue et regrettée Arlette Vigninkin. Cyrille Sagbo a tout à la fois porté haut les couleurs de notre pays à l’étranger en sa qualité d’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire du Bénin près la France, géré toutes les ambassades du Bénin à travers le monde en sa qualité de secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, transmis son savoir à bon nombre d’étudiants en sa qualité de professionnel de droit international et offert ses services de consultant à plusieurs organisations internationales. La diplomatie est le département sur lequel le chef de l’Etat a toute ascendance à l’instar de l’armée. La Constitution lui en confère un droit régalien. L’ambassadeur représente la Haute Autorité ; il est son représentant personnel dans le pays accréditaire ; il représente également la nation entière. La charge est lourde et requiert la confiance totale du chef de l’Etat. C’est ce qui explique que ce soit lui-même qui le nomme et met fin à ses fonctions. Il est symptomatique que les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite n’aient jamais cessé de chercher à contribuer à la bonne gestion des affaires publiques. Ils ont à cœur de ne pas s’en départir afin de continuer à apporter leur touche à la bonne gouvernance du pays notamment en échangeant sur leur forum. Certains d’entre eux exposent et partagent sans désemparer leurs idées dans les périodiques avec à la clé des propositions concrètes pour une meilleure gestion des affaires publiques, d’autres éditent des ouvrages ou enseignent dans nos universités. Autant d’engagements qui démontrent leur attachement à la chose publique en soutien à l’action du gouvernement par les idées qu’ils émettent, nonobstant leur situation de retraité de la Fonction publique. Nul doute que les cabinets ministériels comptent des intellectuels de haut niveau. Gageons que s’il n’en était pas ainsi, la gestion des affaires publiques ne serait pas aussi performante qu’elle l’est. Mais il n’y a pas d’intellectuels que dans les cabinets ministériels et ils n’ont certainement pas l’exclusivité des meilleures idées pour faire avancer le pays ; et il sied que le pouvoir entende cela. Nous ne savons si notre pays est toujours un désert de compétences, mais ce que nous savons pour sûr, c’est que les compétences sont tributaires des idées ; et il est de notre conviction que nous pouvons nous féliciter du fait qu’ici, en République du Bénin, nous sommes un champ verdi d’idées, mais que celles-ci finissent, trop souvent, par se laisser intimider et décourager, à leur corps défendant, par manque d’écoute. Dans un système démocratique, émettre des idées fait la quintessence de la vie sociopolitique. Ne pas les prendre en considération, tout au moins pour les examiner, c’est là qu’est le désagrément. Et les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires du Bénin à la retraite jouent largement leur partition en ne tarissant pas d’idées aux fins de l’édification harmonieuse de notre société ; aussi, serait-il équitable et de bon ton que l’on prête l’oreille à leurs doléances et que l’on fasse droit à leurs requêtes d’autant qu’elles sont justifiées. Il ne nous parait pas convenant que des personnalités qui ont eu le grand honneur et la lourde charge de représenter le chef de l’Etat en personne et le pays entier ne soient pas gratifiées d’une décoration. Il ne nous parait déjà pas conséquent que l’on nomme un ambassadeur dans un pays étranger pour représenter tout un pays sans lui avoir décerné préalablement une décoration, faisant de lui commandeur de l’ordre national du Bénin, signe extérieur de la nécessaire confiance que le chef de l’Etat qui l’accrédite place en lui et garantie de la considération, mais aussi du respect additionnel que les autorités du pays accréditaire devront lui témoigner. Il est de notre opinion qu’un ambassadeur sans décoration nationale est, de facto, privé d’une partie de l’étoffe dont il a besoin pour remplir aisément ses fonctions de plénipotentiaire. Il ne serait pas sérieux que l’on nous oppose qu’en principe toute décoration résulte du mérite et qu’il conviendrait d’attendre que l’ambassadeur ait fait la preuve de son efficacité auprès du pays dans lequel il a été envoyé avant de lui décerner une décoration à la fin de sa mission. Je répondrai alors que celui que le chef de l’Etat envoie dans un pays étranger pour le représenter n’est pas censé être un blanc-bec. On ne le dépêche pas à l’extérieur pour y aller faire ses armes ; on l’y dépêche parce qu’il a déjà fait ses armes. De manière discursive et en toute équité, il ne nous parait pas normal que les ambassadeurs et ministres plénipotentiaires à la retraite de notre pays ne bénéficient pas d’une décoration dans l’Ordre national en signe de reconnaissance des services loyaux rendus à la nation. Au demeurant, il arrive paradoxalement qu’un ambassadeur soit décoré en fin de mission par le pays accréditaire alors que son propre pays qui l’y a accrédité ne lui a décerné aucune décoration ni au début ni en fin de mission. Cette situation interpelle le ministère des Affaires étrangères et les services du protocole de notre pays. Lorsqu’un ambassadeur décède, qu’il soit déjà à la retraite ou non, nous estimons que le Conseil des ministres serait bienvenu à observer une minute de silence en sa mémoire. Un ambassadeur est un citoyen comme tout autre Béninois il est vrai, sauf qu’il a eu le mérite de représenter le chef de l’Etat dans un pays étranger. *Ambassadeur Par Candide AHOUANSOU* Société 02 juin 2022


Mise en place du plan comptable des matières de l’Etat : Assainir la gestion du patrimoine non foncier
Le processus d’élaboration des comptes des matières de l’Etat aborde, depuis mardi 31 mai dernier à Grand-Popo, la phase de validation. Le projet est soumis, durant trois jours, à la dernière touche du collège des experts venus du ministère de l’Economie et des Finances (Mef) et d’autres ministères sectoriels. Le représentant du secrétaire général du Mef, Bertrand Oteyami, a expliqué l’importance de cet outil dans la réforme de la gestion du patrimoine de l’Etat béninois.
La comptabilité des matières est l’une des quatre composantes de la comptabilité de l’Etat, aux termes des dispositions de l’article 78 de la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 relative aux lois de finances. Mais, force est de constater  que depuis plusieurs années, la comptabilité des matières est «négligée et reléguée au second plan » au Bénin.
Ce qui n’est pas du goût du gouvernement qui a décidé non seulement de restaurer mais d’aller un peu plus loin en opérant une réforme de la comptabilité des matières sur la période 2022-2025. Dans la mise en œuvre de cette décision sous la coupole du ministère de l’Economie et des Finances, il est défini le cadre des comptes des matières, en cohérence avec le plan comptable de l’Etat. Lesquels comptes sont soumis, depuis mardi, à la validation des experts à l’occasion d’un atelier à Grand-Popo.
Durant les trois jours dédiés à cet atelier, il sera question de la classification des biens dans les comptes des matières devant figurer dans le plan comptable des matières de l’Etat (Pcme) en vue de leur codification. De même, les participants vont s’atteler à la validation du projet de cadre comptable des matières de l’Etat. C’est la validation du projet de plan comptable des matières de l’Etat qui mettra fin aux travaux.
En somme, «il convient de mettre en place des référentiels et des outils nécessaires de gestion du patrimoine non foncier, afin de garantir la fiabilité des données et d’assurer l’image fidèle des bilans de l’Etat», souligne  Labiou Djibril Amadou, directeur général du Matériel et de la logistique.
Pour sa part, Herbert Mèdo, directeur du Centre national de formation comptable (Cenafoc), reconnaît que l’élaboration d’un plan comptable des matières est quelque chose de substantiel qui repositionne le Bénin dans l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) dont « les exigences sont ambitieuses en matière de comptabilité des matières ».

Couper court aux anomalies

Spécifiquement au niveau du ministère de l’Economie et des Finances, les documents soumis à l’atelier sont très attendus pour couper court aux anomalies qui caractérisent, selon les cadres du Mef, l’histoire de la gestion du patrimoine au Bénin. Et le représentant du secrétaire général du ministère n’a pas manqué de le faire savoir en donnant le top des travaux. Bertrand Oteyami a souhaité que la qualité des documents à rendre à l’issue de la rencontre de Grand-Popo permette à l’équipe de développement informatique du Mef de commencer par alimenter la base de gestion des données du Système d’information de gestion des Finances publiques (Sigfp).
A l’en croire, la mise en berne de la comptabilité des matières dans la gestion des finances publiques depuis quelques années a eu pour conséquences des pertes énormes des biens de l’Etat, l’instabilité des finances publiques, la méconnaissance de l’ensemble du patrimoine de l’Etat et la gestion non normative.
Pour finir, il a tenu à rappeler que la comptabilité des matières a été introduite au Dahomey, devenu Bénin, par le colon pour mieux atteindre son objectif d’occupation du territoire. Après les indépendances et pendant la période révolutionnaire, poursuit M. Oteyami, elle a servi de base à la gestion du matériel et de la logistique de l’Etat. Ce qui n’est plus le cas depuis quelques années.
Société 02 juin 2022


Désignation du successeur du roi de Kouandé: plaidoyer pour lever la suspension du processus
  Le processus de désignation du successeur du roi de Kouandé décédé en novembre 2021 enregistre quelques contestations dans le rang des candidats. Pour éviter des troubles à l’ordre public, l’autorité préfectorale de l’Atacora suspend le processus. Mais les acteurs traditionnels plaident pour la levée de la suspension. Le collège électoral devant choisir le successeur du roi de Kouandé, Bagana Sorou II décédé en novembre 2021 plaide pour la relance du processus. Suite aux contestations de certains candidats au trône, le préfet de l’Atacora a suspendu le processus de désignation du successeur du roi de Kouandé, par souci de maintien de l’ordre public. Dans sa correspondance n°035f-Sg-Cm-Sa en date du 29 mars 2022, l’autorité préfectorale a indiqué que cette contestation n’est pas de nature à préserver la paix. L’arrêté préfectoral a pour objectif d’éviter des troubles à l’ordre public au regard des réactions de certains camps, dans le cadre de la désignation du nouveau roi de Kouandé qui devrait intervenir depuis mars 2022. Cette situation a amené les sages du conseil électoral à tenter des médiations auprès de l’autorité pour la relance du processus. Ce collège présidé par Sa Majesté Fô Sounon, l’adjoint direct du roi Bagana Sorou II, rassure dans une correspondance au préfet que ces réactions contestataires rassurent de la vitalité du processus. « Les contestations et les désaccords sont dans l’ordre normal des choses dans ce genre de processus. Ils participent de la vitalité de la course au trône dans la culture bariba. Les membres du collège électoral que nous sommes savons judicieusement et sans ambages celui qui sera désigné à l’issue du processus, car, ne siègent au sein de cet organe que des sachants et des personnes ressources qui incarnent la mémoire de la tradition. Par voie de conséquence, nous vous promettons fermement de mobiliser nos énergies et de prendre nos responsabilités pour conduire le processus sans anicroche », plaide-t-il. Sa Majesté Fô Sounon apprécie la préoccupation du préfet pour la paix sociale et la sécurité et adhère à sa prudente démarche. Culture 02 juin 2022


Développement durable: des jeunes s’engagent pour le bien-être des populations à la base
  Pour l’association Mam@ki, la journée du dimanche 29 mai était bien chargée à Parakou. A peine les membres de ses organes élus, puis l’installation officielle de son bureau national actée, elle s’est mise à pied d’œuvre pour le bien-être des populations à la base. Grande était, dimanche 29 mai dernier à Parakou, la mobilisation des membres de l’association Mam@ki. Outre la lecture, l’amendement et l’adoption des textes fondamentaux de l’association, ils ont également procédé à l’installation de leur bureau national. Leur objectif principal est d’avoir, à l’horizon 2030, plusieurs personnes impactées, transformées, autonomes et épanouies, vivant dans un environnement sain et travaillant activement pour le développement durable du Bénin, avec des répercussions objectives et perceptibles. Pour y parvenir, ils comptent former des ambassadeurs sur les questions de leadership, de développement personnel, de l’entrepreneuriat, de la promotion du genre et de la protection de l’enfance, de l’éducation, de l’assainissement, de la vie associative, de l’autonomisation professionnelle. C’est pour les répartir en équipes, à raison de 25 ambassadeurs actifs dans chaque commune du Bénin et 50 pour chacune des villes stratégiques comme Parakou, Djougou, Malanville, Bohicon, Cotonou, Porto-Novo et Abomey-Calavi. Le bureau de l’association est présidé par Moufid Sobabè Assouma. Il est appuyé par une équipe dont la secrétaire générale et le trésorier général sont respectivement Mendelle Béhanzin et Moucharaf Alidou. Pour ne pas décevoir la confiance placée en eux, ils ont promis d’être à la hauteur de la tâche qui leur a été assignée. Ils ont rappelé la vision de ce creuset de jeunes dont la mission essentielle est de contribuer au bien-être des populations à la base. L’ambition, c’est de vivre épanouis en parfaite santé dans un cadre de vie sain, en vue de participer efficacement au développement durable de la communauté. «C’est notre contribution pour accompagner l’Etat central, les collectivités locales à la base», ont-ils insisté. « La démarche sera une démarche adaptable, flexible et surtout participative», a assuré le président Moufid Sobabè Assouma. Avec les membres de l’association, ils ont ensuite pris l’engagement de fédérer leurs énergies afin de pouvoir développer et impacter leur génération. En effet, c’est le 29 août 2021 que se sont déroulés le lancement et la présentation de l’association. Et neuf mois après, il y a eu l’installation officielle des membres de son bureau national. Région 02 juin 2022


Mise en terre des plants performants d’anacardiers: une prévision de 20 000 hectares pour booster la filière
  La 38e édition de la journée nationale de l’arbre est marquée par le lancement de la campagne nationale de mise en terre des plants performants d’anacardiers à Birni dans la commune de Kouandé, hier mercredi 1er juin. Cette activité du ministère de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche (Maep) à travers les Agences territoriales de développement agricole (Atda) a permis de mettre en terre des plants d’anacardiers sur un site de 2,72 hectares. « Pour la campagne 2022-2023, il est prévu la mise à disposition des producteurs d’anacarde de 2 000 000 plants performants de cajou pour la création de 20 000 hectares de nouvelles plantations dans quarante-trois communes productrices d’anacarde et la réhabilitation de 70 000 hectares d’anciennes plantations », a informé le colonel Sylvestre Fandohan, conseiller technique à la recherche en agriculture et alimentation, représentant Gaston Dossouhoui au lancement de la campagne à Birni. Il est envisagé la production de 300 000 tonnes de noix brutes de cajou, la transformation de 50 % de la production nationale, l’installation de 60 000 hectares de nouvelles plantations, la réhabilitation de 250 000 hectares d’anciennes plantations. Mieux, le Pag 2 prévoit la création de 500 000 hectares de plantation d’anacardier d’ici cinq ans. Dans ce cadre, le Bénin met en œuvre avec le soutien de la Banque mondiale, le Projet d’appui à la compétitivité des filières agricoles et à la diversification des exportations (Pacofide). Son objectif est d’améliorer la compétitivité et l’accès au marché des exportations pour les chaînes de valeur ciblées des filières d’intervention, dont l’anacarde. Hier, au lancement de la campagne, des plants performants d’anacardiers ont été mis en terre sur un site de 2,72 hectares à Birni dans la commune de Kouandé. Il s’agit d’un site modèle qui va servir d’exemple pour la forte production d’anacardier. Selon Samuel Akpovi, représentant de la coordonnatrice du Pacofide, le gouvernement du Bénin a retenu la filière anacarde comme une filière à haute valeur ajoutée pour contribuer non seulement au développement économique et social du pays, mais aussi pour atténuer les effets pervers des changements climatiques. Il indique qu’environ 300 000 plants sont déjà certifiés et réceptionnés par le projet du 16 au 22 mai 2022. L’anacarde, d’après lui, est une culture pérenne, une source potentielle de création d’emplois, de richesse et de réduction de la pauvreté en milieu rural. Ainsi, le projet entend concrétiser les ambitions du gouvernement et combler les attentes des producteurs en termes d’augmentation de rendement, de revenu et d’amélioration des conditions de vie des populations. L’Atda pôle 2, en charge de la filière, contribue à 18 % à la production nationale après le pôle 4 et Kouandé est une commune par excellence dans le pôle. Selon Yérima Bori Bata, l’anacarde devient la deuxième spéculation sur laquelle le gouvernement du Bénin compte et prévoit des projets et programmes pour accompagner cette filière dans l’atteinte des objectifs. Il préconise la production d’anacardier pour régénérer la végétation que les pratiques culturales ont dévastée. Sanni Didier Kouandé-Sounon, maire de Kouandé a, pour sa part, constaté que sa commune compte déjà 405 hectares du projet et les producteurs ont prévu de doubler la superficie. Environnement 02 juin 2022


Célébration de la journée nationale de l’arbre: la tradition respectée dans le Borgou
  A l’instar des autres départements du Bénin, le Borgou a sacrifié à la célébration, ce mercredi 1er juin, de la 38e Journée nationale de l’arbre. L’occasion a permis de faire le point de la précédente édition, en termes de plants ayant survécu, au niveau des communes. Dans le Borgou, c’est au Ceg Guéré, commune de Bembèrèkè, que les manifestations officielles de la 38e Journée nationale de l’arbre, ce mercredi 1er juin, ont eu lieu sur le plan départemental. L’évènement couplé avec la campagne nationale de reboisement a été placé sous la présidence du préfet Djibril Mama Cissé. Ce dernier avait à ses côtés le chef de l’Inspection forestière du Borgou, le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Ensemble avec les membres de la Conférence administrative départementale du Borgou, ils ont mis plusieurs plants en terre. Les populations des autres communes du département ont également sacrifié à la tradition. C’est le cas à Parakou où le site choisi cette année pour la mise en terre des plants est à Baka-Sud, dans le 2e arrondissement. «C’est un site qui est préparé pour devenir une forêt communale », a expliqué le responsable de la section communale des Eaux, Forêts et Chasse de Parakou, le capitaine Florentin Comlan Akobi. « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable », tel est le thème retenu pour la célébration de cette année. Il encourage la promotion de certaines espèces végétales locales dont la résilience, pour avoir survécu à l’ère du temps en dépit des effets du changement climatique, n’est plus à démontrer. Malheureusement, elles sont en voie de disparition. Ainsi, que ce soit à Bembèrèkè ou dans toutes les sept autres communes du Borgou, la priorité a été accordée aux essences Adansonia digitata communément appelée Baobab, Ceiba pentandra connue sous le nom du Kapokier, Khaya senegalensis ou Caïlcédrat et Gmelina arborea ou Mélina. Ce fut également l’occasion, pour faire le point par rapport à l’entretien des plants mis en terre pour la précédente édition de ladite journée. Au niveau de l’Inspection forestière du Borgou, le travail effectué dans ce sens révèle un taux de survie estimé à 75 %. «Les taux de réussite obtenus dans le département sont divers. Le plus fort taux a été enregistré à Sinendé. Il est de 92 %. Le plus faible qui est de 47 % a été observé à Tchaourou», a informé le lieutenant-colonel Vincent de Paul Béhanzin. Il lie les 25 % qui n’ont pas survécu, soit au passage des feux de brousse, à la transhumance, au manque d’entretien, soit aux poches de sécheresse enregistrées, sans oublier l’incivisme des populations. Environnement 02 juin 2022


Célébration de la journée nationale de l’arbre: valorisation des essences autochtones
C’est le palais royal de Houégbadja dans la ville historique d’Abomey qui a accueilli cette année la célébration de la journée nationale de l’arbre. C’était hier mercredi 1er juin. Une célébration présidée par la directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Akakpo Adanbiola, et le chef d’état-major général des Armées, le Gl Fructueux Gbaguidi. A cette 38e édition, le thème retenu est « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable ». La journée nationale de l’arbre (Jna) est organisée par la direction générale des Eaux, Forêts et Chasse qui a pour mission d’organiser et d’animer les campagnes nationales de reboisement et de célébrer les différentes journées nationales et internationales relatives au secteur forestier. L’objectif de ces actions est d’inciter les populations à gérer durablement les ressources forestières. Hier à Abomey, le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse, Rémy Hêfoumè, a fait un bilan exhaustif des Jna passées. Durant la campagne écoulée, la production globale de plants, toutes essences confondues, est de 38 327 237. Les essences majoritairement produites sont le Teck, l’Acacia, le Gmelina, l’Eucalyptus et le Khaya. Au titre de la 37e Jna, 145 730 plants, toutes essences confondues, dont des essences autochtones de grande valeur économique, ont été mis en terre dans le pays sur une superficie totale de 95,125 hectares et 25 450 mètres linéaires. La directrice de cabinet du ministère du Cadre de vie, Jeanne Akakpo Adanbiola, fait observer qu’avec la décennie 2021-2030 dédiée à la restauration des écosystèmes forestiers, il importe de prendre des résolutions qui garantissent une durabilité des actions entreprises. C’est pourquoi, le thème de cette année est intitulé « Valorisation des essences autochtones pour une économie verte durable ». Ce thème traduit la volonté du gouvernement d’orienter davantage son choix vers les essences autochtones pour asseoir une économie verte stable et prospère. En effet, il est démontré que les essences autochtones sont les plus résilientes face aux effets néfastes des changements climatiques. Lutter durablement contre les changements climatiques consisterait, entre autres, à faire la promotion de ces essences dans le reboisement et l’utilisation des produits forestiers ligneux et non ligneux. Car les écosystèmes sains et efficaces renforcent la résilience naturelle face aux effets néfastes du changement climatique et réduisent la vulnérabilité des personnes. La valorisation des essences autochtones consiste également à donner davantage de plus-value aux biens et services qu’elles procurent à travers le développement de nouvelles chaines de valeur. Environnement 02 juin 2022


Compte rendu du Conseil des ministres: un plan d’action adopté suite à la tournée gouvernementale sur ‘‘la vie chère’’
Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 1er juin 2022, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives I- 1. Adoption de textes d’application dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation. Quatre décrets y relatifs ont fait l’objet de délibération du Conseil. Les deux premiers procèdent à une classification formelle des communes suivant les statuts particulier, intermédiaire ou ordinaire, puis organisent de façon exhaustive, les critères de catégorisation de celles-ci de même qu’ils prévoient la périodicité décennale pour leur évaluation aux fins d’actualisation. Ainsi, sont classées dans la catégorie « communes à statut particulier », celles dont la population est d’au moins 200.000 habitants et qui ont mobilisé, sur une période de trois années consécutives, des ressources propres s’élevant à un milliard de francs Cfa au minimum. Dans la catégorie des « communes à statut intermédiaire», on retrouve celles qui : - soit sont chef-lieu de département ; - soit ont une population d’au moins 100.000 habitants et ont mobilisé de façon consécutive sur les trois ans précédant l’année d’évaluation, des ressources propres s’élevant à 500.000.000 FCfa ; - ou ont joué un rôle prépondérant dans l’histoire du Bénin. Quant aux collectivités territoriales ne remplissant pas ces critères, elles sont classées dans la catégorie des « communes à statut ordinaire». Par ailleurs, les deux autres décrets fixent respectivement : - le cadre général des règlements intérieurs des conseils communaux ; puis - les conditions et modalités de délégation de pouvoirs et de signature du maire au secrétaire exécutif. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale veillera à la bonne application de ces différents textes. I- 2. Création et approbation des statuts de l’Agence des Systèmes d’information et du Numérique. Depuis 2016, la mise en œuvre des projets du secteur du Numérique relatifs au déploiement du haut et très haut débit, à la dématérialisation, à la sécurité des systèmes d’information et des réseaux, au service universel et à l’extension des réseaux dans les zones rurales ainsi qu’au développement des usages communautaires, a été organisée autour de quatre agences d’exécution que sont : - l’Agence du développement du numérique (Adn) ; - l’Agence des services et systèmes d’information (Assi) ; - l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) ; - l’Agence béninoise du service universel des communications Electroniques et de la poste (Absucep). Les besoins d’optimisation de cette architecture, en lien avec l’opérationnalisation de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin) commandent, pour plus de rationalité, d’efficacité et de cohérence de l’action publique, de procéder à la fusion des quatre agences d’exécution en une seule. Par conséquent, a été adopté le présent décret portant création et approbation des statuts de l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin), placée sous la double tutelle du ministère du Numérique et de la Digitalisation, et du ministère de l’Economie et des Finances. Le Conseil a, par ailleurs, adopté comme autres mesures normatives, les décrets portant : - convocation du corps électoral en vue de l’élection des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des Métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature ; - nomination des membres du Conseil d’administration de : ■ l’Agence nationale de Protection civile ; et ■ l’Agence des systèmes d’information et du numérique. II- Communications II-1. Mise en œuvre des recommandations du rapport d’évaluation mutuelle du dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme au Bénin. Ledit rapport, sur la base des insuffisances relevées, propose un plan d’action autour de neuf volets stratégiques visant notamment le renforcement du cadre législatif et réglementaire de la lutte, de la politique et des stratégies nationales, des capacités opérationnelles et stratégiques, des capacités d’enquêtes et de poursuite, du contrôle et de la supervision des institutions financières, des systèmes de conformité des entreprises professionnelles non financières ainsi que de la lutte contre le financement du terrorisme. Le Conseil s’est donc prononcé en faveur de la mise en œuvre de ce plan d’action dont le ministre de l’Economie et des Finances suivra l’exécution rigoureuse. II- 2. Organisation des élections des membres de l’Assemblée consulaire de la Chambre des métiers de l’Artisanat du Bénin, première mandature. Après l’adoption du décret n° 2022-193 du 23 mars 2022 portant régime électoral à ladite chambre, qui fixe les règles applicables à l’élection de ses membres, l’étape suivante est la mise en place effective de cet organe. Véritable établissement public à caractère professionnel, il a pour mission la défense, la représentation, la protection et la promotion des intérêts des artisans et des entreprises artisanales auprès des collectivités locales, des instances nationales, sous-régionales et internationales. C’est pour assurer sa mise en place prochaine que le Conseil a autorisé la tenue des élections le dimanche 24 juillet 2022, en vue de la désignation de ses quatre-vingts (80) membres puis de leur installation. II- 3. Compte rendu de la tournée gouvernementale d’information et de sensibilisation des populations sur la conjoncture économique. Organisée du 12 au 24 mai 2022, cette tournée a permis d’engager des échanges directs avec les populations, de les informer sur les faits générateurs de la conjoncture actuelle ainsi que des réponses apportées par le Gouvernement, puis de les sensibiliser sur les réflexes à développer en pareil contexte. A l’issue de la tournée, les délégations gouvernementales ont recueilli environ 1 100 doléances et préoccupations formulées par les populations sur toute l’étendue du territoire national. Certaines d’entre elles sont directement liées à la cherté de la vie cependant que d’autres sont d’ordre structurel ou spécifique. Le Conseil a approuvé ce compte rendu et, sur la base des suggestions recueillies, instruit les ministres aux fins de prendre diverses mesures. Il s’agit : - du ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, en collaboration avec l’ensemble des ministres, à l’effet d’organiser sur une base annuelle, une campagne d’information et de sensibilisation des populations sur les mesures et actions du gouvernement ; - du même ministre, aux fins de prendre les mesures appropriées, en collaboration avec le ministre de l’Industrie et du Commerce et le ministre chargé de la Décentralisation, pour mutualiser les ressources des directions départementales en vue d’une intensification des contrôles de prix et l’application des mesures répressives conformément à la loi ; - du ministre de l’Industrie et du Commerce, en collaboration avec le ministre de l’Economie et des Finances, pour fixer par arrêté, le plafonnement du prix de vente au détail de la farine de blé au consommateur final, sur toute l’étendue du territoire national. Les mêmes ministres prendront un autre arrêté concernant le prix du ciment. Des contrôles seront renforcés et tout contrevenant se verra appliquer les textes en vigueur puis, le cas échéant, suspendu du circuit de distribution du ciment. Par ailleurs, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche est instruit, en lien avec les sociétés de distribution, à l’effet de créer des magasins de cession des intrants vivriers dans toutes les 77 communes. Le même ministre, en plus de ceux chargés de la Sécurité publique et de la Décentralisation, et en collaboration avec le Chef de mission de surveillance et de sécurisation des espaces de transhumance pastorale puis avec le Haut- Commissaire à la sédentarisation, organisera une mission d’information et de sensibilisation sur le programme de sédentarisation et veillera à son accélération. En outre, dans le secteur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le ministre fera rétablir les rations normales de restauration dans les différents campus universitaires et prendra toutes les dispositions utiles pour le paiement du solde des primes de rentrée et des primes pédagogiques aux bénéficiaires. Dans la même logique de prise en compte des doléances exprimées, le ministre du Numérique et de la Digitalisation, de concert avec le ministre chargé de l’Enseignement supérieur, veillera à finaliser les tests sur les 10 sites universitaires concernés par la 1re phase de mise en œuvre du projet de Réseau béninois d’Education et de Recherche afin de les rendre fonctionnels à la rentrée universitaire 2022-2023. Enfin, le ministre d’Etat, ministre du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale, avec le coordonnateur du Bureau d’analyse et d’investigation et tous les ministres concernés, conviendront d’un plan d’action précis et géolocalisé de réponses à l’ensemble des préoccupations structurelles et spécifiques enregistrées au cours de la tournée. III. Rencontres et manifestations internationales. Le Conseil a autorisé l’organisation au Bénin : - en juin 2022, d’un colloque régional par la Cour constitutionnelle et la Cedeao, sur le thème « Les relations entre les juridictions constitutionnelles et les juridictions communautaires»; - du 13 au 17 juin 2022, du 7e Atelier régional des Centres d’excellence d’Afrique pour l’impact sur le développement ; - du 30 juin au 2 juillet 2022, du 7e Congrès statutaire et de l’Assemblée générale de l’association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français ; ainsi que - la participation du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche à ses réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur, au titre de l’année 2022. IV. Mesures individuelles Les nominations suivantes ont été prononcées, sur proposition des ministres respectifs.  Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance Locale Directeur général du Centre de Formation pour l’Administration locale Monsieur Christian Raoul Kouthon  Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique Conseiller technique aux activités académiques, de recherche et à l’innovation Monsieur Philippe Laleye Conseiller technique à la digitalisation et au suivi des projets E-éducation Monsieur Maxime Hinson Conseiller technique au suivi des réformes institutionnelles, des infrastructures et équipements universitaires Madame Armèle Fidèle Anihouvi Gayet Conseiller technique à la promotion de l’entreprenariat, du partenariat et du dialogue social Madame Rosalie Worou Directeur de la Planification, de l’Administration et des Finances Monsieur Yaï Narcisse Agani. Fait à Cotonou, le 1er juin 2022, Le secrétaire général du gouvernement, Edouard Ouin-Ouro Actualités 02 juin 2022


Mission de prospection: une délégation de la Haute Cour de justice bientôt en France
  Une délégation de la Haute Cour de justice (Hcj) du Bénin se prépare à se rendre dans les tout prochains jours en mission en France. Elle se rendra dans l’Hexagone pour s’enquérir des réalités de son homologue français notamment la Cour de justice de la République en matière de jugement des hautes personnalités de l’Etat et s’en inspirer éventuellement dans le cadre de la réforme visant à concrétiser la fonctionnalité juridictionnelle de l’institution. En prélude à ce voyage, la présidente de la Haute Cour de justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’est entretenue, hier mercredi 1er juin à son cabinet, avec l’ambassadeur de France près le Bénin, Marc Vizy. Ce dernier s’est réjoui de l’audience qui lui a permis de visiter pour la première fois les locaux de la Hcj à Porto-Novo depuis sa prise de fonction au Bénin, mais surtout d’échanger sur la préparation et les modalités pratiques de cette mission prochaine dans son pays. Puisque le bon séjour de la délégation dans l’Hexagone nécessite que des rendez-vous soient pris d’avance. « La Haute Cour de justice du Bénin est un peu ralentie dans son fonctionnement par des lourdeurs peut-être administratives et juridiques », relève Marc Vizy. Ce voyage s’inscrit donc dans le cadre des nombreuses initiatives de la présidente de la Hcj qui reste très préoccupée par la situation de son institution qui n’a reçu ni jugé jusqu’ici aucun dossier depuis sa création. Cette mission pourrait être le début de réflexion sur d’autres formes de partenariat devant venir en appui au projet de réforme, entrevoit l’ambassadeur de France près le Bénin. Un expert français, assure-t-il, pourrait venir au Bénin travailler avec la Hcj pour faciliter et accélérer la concrétisation de la réforme visant à lever les goulots d’étranglement en cause. Le diplomate français a été reçu en audience, hier, avec deux de ses collaboratrices. Il faut signaler qu’aux termes de la Constitution française, la Cour de justice de la République est compétente pour juger les membres du gouvernement en l’occurrence le Premier ministre, les ministres et les secrétaires d’Etat ; lesquels sont pénalement responsables des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, qualifiés de crimes ou délits au moment de leur commission. Les infractions n’ayant aucun lien avec la conduite de la politique de la nation sont du ressort des juridictions pénales de droit commun. La Haute Cour, quant à elle, est l’unique juridiction qui peut juger le président de la République française « en cas de manquement à ses devoirs incompatibles avec l’exercice de son mandat ». Au Bénin, les compétences de ces deux juridictions françaises sont dévolues à la Haute Cour de Justice.   Actualités 02 juin 2022


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