La Nation Bénin...



Résultat pour : unicvv card, 【 Visit Amsiga.com 】 ojM3t2s., high balance bins, bin fullz, cvv me card shop JYCL

Nouvelles

David Courbe à propos du passage au numérique: « Bien réalisé, cela peut apporter des ressources supplémentaires à l’Etat »

Propos recueillis par Paul AMOUSSOU, depuis Beijing

Groupe international de médias, StarTimes est spécialisé dans les technologies de l’information et de la communication. Il se distingue par son savoir-faire en matière de télévision numérique terrestre et satellitaire. David Courbe, responsable du département Marketing et Relations publiques de cette entreprise implantée dans une trentaine de pays africains, l’un des fleurons du secteur privé de la Chine, s’est prêté à nos questions. Il éclaire sur la vocation de StarTimes, les transformations édifiantes à mettre à l’actif de cette structure qui ne manque pas de valeurs sociales, et dont le slogan instructif est : ‘’Profitez de la vie numérique’’.

La Nation : Quels sont les domaines d’intervention de StarTimes ?

David Courbe : StarTimes est un opérateur de télévision numérique. Nous proposons des services de Tnt, de télévision par satellite et de streaming Internet dans près de 40 pays africains.
 
Dans le domaine de numérisation de la télévision, quelles sont vos offres ? Et quelles sont vos interventions en Afrique ?

StarTimes est le partenaire privilégié des gouvernements africains dans la transition de l’analogique vers le numérique du secteur de la télévision. La transition est un processus complexe et demandeur aux niveaux technologique, humain et financier. Ce pourquoi beaucoup de pays africains peinent à la compléter. Mais bien réalisé, le passage au numérique peut apporter des ressources supplémentaires à l’Etat, dynamiser le secteur de la télévision et accroître l’offre de programmes pour les populations. StarTimes offre une gamme de services complets, ce qui donne une grande flexibilité aux gouvernements pour réaliser une transition vers le numérique respectant les spécificités propres à leur pays.
Au Burundi, StarTimes a complété l’installation des infrastructures de Tnt et s’apprête à lancer une coentreprise avec la télévision nationale pour exploiter le réseau de Tnt. Il en va de même au Mozambique et en Zambie notamment.

De tous, lequel peut-on retenir comme domaine de prédilection ?

StarTimes a créé une quarantaine de chaînes, en plus des chaînes internationales et locales qui composent sa plate-forme. Et l’une de nos priorités aujourd’hui est d’accroître notre offre de programmes locaux ou en langue locale. Car nos abonnés veulent pouvoir regarder des programmes proches d’eux au niveau linguistique ou culturel. Nous avons monté à Pékin un centre de traduction qui double chaque année 1000 heures de programmes en français mais aussi en langues africaines telles que le swahili, le haoussa ou le yoruba. Nous proposons également des compétitions internationales de football telles que la Ligue Europa commentées en twi et en lingala. Ce qui n’existait pas avant. En parallèle, nous multiplions les productions africaines locales d’émissions de divertissement mais aussi de séries télévisées, qui rencontrent un très bon accueil chez nos abonnés.

Depuis 1988, année de la fondation de Star Times par PangXinxing, quelles sont les transformations édifiantes à mettre à l’actif de cette structure ?

Quand StarTimes a commencé à prospecter le marché africain en 2002, une chose nous a frappés. C’est que dans la plupart des pays d’Afrique, il n’existait qu’un seul opérateur de télévision payante, dont les tarifs étaient prohibitifs et accessibles aux seules classes supérieures. L’abonnement coûtait en moyenne 50 dollars par mois ! StarTimes a commencé à opérer en Afrique en 2008 avec une vision, «permettre à chaque famille africaine d’accéder à la télévision numérique et d’en jouir ». Nous veillons à proposer des services à des tarifs abordables pour les familles les plus modestes. Cela a poussé nos concurrents à revoir leurs prix à la baisse. Et aujourd’hui, en payant seulement 3 à 5 dollars par mois, n’importe quel foyer peut accéder aux bouquets de télévision numérique. C’est, je crois, notre principale contribution, avoir fait chuter les tarifs de la télévision payante et offert une alternative aux populations africaines.

Quelles sont les valeurs promues par StarTimes ? StarTimes s’illustre également par son investissement dans le social. Pourquoi et quelles sont les actions phares en la matière ?

StarTimes est une entreprise familiale qui souhaite généraliser la télévision numérique en Afrique. Cette identité est l’une des clés de notre succès. StarTimes compte aujourd’hui 25 millions d’utilisateurs dans plus de 30 pays d’Afrique. Et cet accès à ces millions de foyers, nous le mettons à disposition d’œuvres sociales, un domaine que nous prenons très à cœur. StarTimes est le partenaire de l’OnuSida, dont nous diffusons les messages de sensibilisation au Vih/Sida dans toute l’Afrique. En 2018, nous avons signé un accord avec Sos Villages d’enfants, avec qui, nous coopérons dans le domaine de l’autonomisation des jeunes. Et nous venons, le mois dernier, d’officialiser un partenariat avec l’Ong WildAid pour œuvrer à la protection de la faune africaine. D’autres projets devraient bientôt voir le jour.

En quoi consiste le projet « Accès à la télévision satellite pour 10 000 villages africains»? Le Bénin est-il concerné ? Sinon, le sera-t-il prochainement ?

En 2015, lors du sommet sino-africain du Focac, le président chinois Xi Jinping a annoncé que la Chine allait lancer le projet « Accès à la TV satellite pour 10 000 villages africains» afin de réduire la « fracture numérique », entre les personnes ayant accès à Internet et aux Tic, et les autres. Ce projet de coopération sino-africaine, que StarTimes met en œuvre, équipe des villages de plus de 20 pays d’Afrique de la télévision numérique. Dans chacun des 10 112 villages sélectionnés, des projecteurs et téléviseurs sont installés dans des espaces publics tels que les écoles. Ils sont équipés de système d’alimentation solaire pour que les villageois puissent profiter en permanence de quelque 20 chaînes gratuites. Des décodeurs sont également distribués aux familles du village. Au Bénin, ce projet, qui concerne 200 villages de tout le pays, est en cours de finalisation. StarTimes a également formé 440 techniciens béninois pour sa maintenance sur le long terme.

Quelles sont les perspectives à court et moyen termes de StarTimes ?

StarTimes a officiellement lancé l’an dernier son service de streaming StarTimes ON. C’est une application mobile qui permet de regarder via Internet la télévision en direct et des programmes à la demande. L’application compte déjà plus de 14 millions d’utilisateurs sur tout le continent. C’est un véritable succès. Ce type d’usage est amené à se développer en Afrique au fur et à mesure que les tarifs de la data mobile deviennent plus abordables, en particulier chez les jeunes. StarTimes entend accompagner cette transformation en proposant ce service innovant et économique adapté à un public africain?

Société 02 juil. 2019


Maintien de la notation B+ de Standard & Poor’s: Le Bénin confirme sa marche vers la stabilité financière

La notation B+ stable attribuée en décembre au Bénin est confirmée fin juin dernier par l’Agence internationale de notation financière « Standard & Poor's ». Selon un communiqué du ministère de l’Economie et des Finances en date du 28 juin dernier, l’agence américaine « maintient ainsi le Bénin en seconde position parmi les pays africains, au même niveau que le Sénégal et le Kenya ».

A travers cette évaluation, la première des deux revues de la notation prévues en 2019, le Bénin confirme son rang dans le peloton de tête des pays les mieux notés et les plus stables en Afrique. C’est le résultat des réformes engagées par le gouvernement et qui se soldent par une amélioration sensible du climat des affaires et l’attractivité de la destination Bénin pour les investisseurs étrangers.
Selon Standard & Poor's, cette dynamique devrait être maintenue sur la période 2019-2022 avec une croissance moyenne du produit intérieur brut (Pib) de 6,5 % et une maîtrise progressive du déficit budgétaire (établi à 3,9 % du Pib contre 4,7 % initialement prévu en 2018). Elle est soutenue par un accroissement des recettes publiques impulsé par la modernisation de l’administration fiscale et des douanes, la modernisation du Port de Cotonou et les performances agricoles.

Une augmentation des exportations est envisagée, grâce aux gains de productivité dans les filières coton, céréales et autres.
Pour ce qui est de la dette publique, l’agence annonce une tendance baissière avec un niveau largement en dessous du plafond communautaire de la zone Uemoa qui est de 70 % du Pib.
Le Bénin s’est résolument engagé dans la voie du respect des principaux standards internationaux en mettant en place des mécanismes et outils appropriés. Entre autres, le pays a fait un bond de 39 positions entre 2016 et 2018 en passant de la 115e à la 76e place au plan mondial pour l’Indice de performance de la logistique (Lpi) de la Banque mondiale et amélioré sa réglementation des affaires selon le classement de Doing Business 2018. A cela s’ajoute le satisfecit du Fonds monétaire international (Fmi) qui, le 21 juin dernier au terme de la quatrième revue de l’accord en faveur du Bénin au titre de la Facilité élargie de crédit, a approuvé un nouveau décaissement de 22,1 millions de dollars au profit du pays.

Claude Urbain PLAGBETO

Actualités 02 juil. 2019


Amélioration de l’environnement des réfugiés: Amnesty International Bénin initie le débat

La situation des réfugiés dans le monde ne saurait laisser les Etats et les différentes organisations qui interviennent dans la défense des droits de l’homme. C’est pour peindre l’environnement de toutes ces personnes en situation difficile et susciter des réflexions profondes à ce sujet, que Amnesty International Bénin a organisé jeudi 27 juin à l’Infosec, un atelier d’échanges.

Réfléchir à apporter secours et assistance dans des conditions optimales aux demandeurs d’asile et réfugiés atteints dans leur dignité. C’est à cet impératif que Amnesty International Bénin a convié les différentes organisations et structures intervenant dans la défense des droits de l’homme en général et plus particulièrement ceux des personnes vulnérables. Au cours de ce séminaire, les participants ont échangé d’une part sur les points et les stratégies de plaidoyer afin de permettre un meilleur leadership de l’Etat et d’autre part sur les mécanismes possibles pour que les organisations de la société civile présentes intègrent les cibles dans leurs planifications et programmes.
Ouvrant les échanges, le directeur de Amnesty International Bénin, Fidèle Marcos Kikan, a déploré le nombre croissant des réfugiés chaque année. «Depuis quelques années, nous traversons la pire des crises migratoires que l’humanité ait jamais connues. Les chiffres officiels, en l’occurrence ceux des Nations Unies, parlent de 70 millions. Mais ça ne prend pas en compte les 4 millions de réfugiés vénézuéliens ; ça ne prend pas en compte tous les mouvements de personnes qu'on observe au jour le jour, dans les différents déserts. Dans tous les cas, nous avons officiellement tout au moins 70 millions de personnes qui sont minées par ce fléau des temps modernes qui est politique, qui est social mais qui est aussi naturel, parfois dû aux catastrophes naturelles », fait-il observer. Faisant allusion à la situation au Bénin, il précise: « Les chiffres du Bénin ne sont pas si alarmants mais peuvent nous interpeller. On parle depuis quelques années de 1500– 1600». Même si des défis restent à relever, le directeur de Amnesty International Bénin reconnaît les efforts notables engagés pour améliorer la situation des réfugiés. Il met en exergue dans ce sens, la mise en place de la Commission nationale chargée des réfugiés, l’ordonnance 75 qui, dans son article 6, a prévu que les réfugiés et les demandeurs d’asile jouissent du même droit que les citoyens béninois et devraient donc être insérés dans le tissu social…« Mais jusqu’à aujourd’hui, alors que la procédure de demande d’asile peut durer six à douze mois, nous avons du mal à les insérer dans la vie socioprofessionnelle, alors que 30% d’enfants ou 44% de femmes sont en attente de leur statut de réfugiés ou même ont acquis le statut de réfugiés», va-t-il déplorer. Pour lui, cela devrait sonner comme un défi, un challenge pour les acteurs de la société civile, défenseurs des droits de l’homme. « Comment est-ce-que nous, nous travaillons pour finalement laisser 30% d’enfants, 44% de femmes au bord des routes ? C’est le sens de cette réunion. Nous devons penser à comment encourager ensemble l’Etat béninois qui est déjà sur une bonne trajectoire. Mais, pendant que nous demandons à l’Etat d’accomplir son devoir régalien de protection des personnes, comment est-ce que nous-mêmes, dans nos programmes, dans nos actions avec nos partenaires, nous pouvons prendre en charge une partie, ne serait-ce qu’infime, de ces personnes », interpelle-t-il pour inviter à la réflexion et à l’action.

Un environnement réceptif au Bénin

L’environnement institutionnel et juridique des réfugiés au niveau international est marqué par le nombre croissant de personnes sans protection de leur Etat et une protection internationale sous tension dû aux réticences des Etats. C’est ce qu’a laissé entendre le président de l’Ong Migration et Développement Ici et Là-bas, Fernand Azonnanon dans sa communication intitulée: « Généralités sur les demandeurs d’asile et les réfugiés :contexte et défis aux niveaux international, régional et national ». Il y aborde la protection internationale des réfugiés ; les principaux droits qui leur sont reconnus en vertu de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés ; les conditions réelles et parfois déplorables des demandeurs d’asile et des réfugiés ainsi que le contexte général de gestion de ce phénomène, de la détermination du statut de réfugié à la cessation du statut de réfugié. Au plan national, le communicateur salue le caractère réceptif de l’environnement légal et politique au Bénin. Il va citer à titre d'exemples, l’existence d’une structure administrative de protection des réfugiés, les partenariats et les programmes de développement à l’interne, la facilitation des procédures (la procédure dure au plus six mois, notamment trois mois en première instance au niveau du comité d’éligibilité et trois mois en deuxième instance en cas de recours). « Il y a eu beaucoup d’efforts au niveau législatif… Le comité d’éligibilité fait un travail très sérieux depuis la fin des années 80. Il est rare d’entendre que le Bénin a rejeté des demandeurs d’asile en situation réelle de difficulté », soutient le président de l’Ong Migration et Développement Ici et Là-bas, Fernand Azonnanon.  Il souligne aussi que toute personne qui bénéficie du statut de réfugié au Bénin bénéficie de tous les avantages reconnus par la loi aux réfugiés. Néanmoins, il reste à faire aussi bien au niveau national qu’international. Le communicateur évoque au niveau national la nécessité de renforcement des capacités des acteurs à travers l’amélioration du système de gestion des demandes d’asile, une meilleure surveillance… et au plan international, l’impératif de la solidarité internationale, la nécessité de travailler pour une migration sûre, ordonnée et régulière, le besoin d’harmonisation et d’application des lois…

Société 01 juil. 2019


Débat d’orientation budgétaire au Parlement: Plus de 8% de taux de croissance projeté en 2020

Le gouvernement table sur un taux de croissance économique qui dépasserait les 8% en 2020 et atteindrait 9,2 % à l’horizon 2022 contre 7,6 % en moyenne à fin 2019 et 6,7% en 2018. C’est du moins ce qu’il faut retenir du débat d’orientation budgétaire (Dob) 2020 qui a eu lieu, vendredi 28 juin dernier, à l’Assemblée nationale, en prélude à la finalisation du projet de budget général de l’Etat, gestion 2020.

Le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2020-2022 et les Documents de programmation pluriannuelle des dépenses (Dppd) étaient au cœur de la plénière du vendredi 28 juin dernier au Parlement. Cette discussion s’inscrit dans le cadre de l’exercice annuel de Débat d’orientation budgétaire prescrit par les dispositions de l’article 59 de la loi organique relative aux lois de Finances (Lolf). Elle a surtout porté sur la situation économique et financière sur la période 2016-2019 et les perspectives économiques et financières sur le triennal 2020-2022.
Selon le rapport de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale qui a étudié les différents documents budgétaires transmis au Parlement par le gouvernement par décret n°2019-166 du 19 juin 2019, l’Exécutif entend rester conforme, dans ses grandes orientations de la politique économique, au Programme d’action du gouvernement (Pag) et aux engagements pris par l’Etat dans le cadre du Programme économique et financier avec le Fonds monétaire international (Fmi). A travers ce programme, l’Etat affirme son engagement à multiplier les ressorts de l’économie béninoise et à l’asseoir sur des bases plus stables et plus solides afin d’accélérer durablement son taux de croissance et parvenir à une amélioration substantielle des conditions de vie des populations.
Tout en accélérant la croissance économique, la politique du gouvernement est également orientée vers la mise en place des filets sociaux au profit des couches les plus vulnérables à travers une batterie de mesures sociales dont plusieurs sont déjà initiées par le gouvernement comme l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), le Programme national d’alimentation scolaire intégrée, etc. Aussi, par sa politique économique et sociale, le gouvernement est-il résolu à atteindre les Objectifs de développement durable dont il a retenu les cibles prioritaires pertinentes pour le Bénin et pour lesquels, un système de coordination et de suivi des actions y relatives est mis en place.

2020 et 2021, années électorales

Sur la base de l’évolution probable de la conjoncture aux plans international et sous-régional et en tenant compte de l’évolution prévisible de l’économie sur la période 2020-2022, le gouvernement a envisagé plusieurs sentiers de croissance. Ainsi, des scénarii tendanciel, référentiel et optimiste ont été projetés. Lesquels scénarii propulsent le taux de croissance autour de 6,7% et 7,6% en 2019 et à moyen terme. Ce taux de croissance  économique pourrait dépasser les 8% en 2020 et atteindrait 9,2% à l’horizon 2022, selon le scénario optimiste supposant des conditions climatiques, des évolutions des cours des matières premières et de change particulièrement avantageuses. La croissance en 2020 et à moyen terme, table le gouvernement,  sera porté par le renforcement de la mise en œuvre des réformes économiques du Pag. Ainsi, à l’horizon 2022, les ressources du budget général de l’Etat atteindraient 1 653,2 milliards F Cfa. Au niveau des charges, elles s’afficheraient à 1 708,5 milliards F Cfa en 2022 contre 1 498,1 milliards F Cfa en 2020, soit une hausse de 14%. Sur la base de l’évolution des ressources et des charges du budget général, le déficit budgétaire devrait enregistrer une nette amélioration pour s’afficher à 139,8 milliards F Cfa en 2020 et à 55,3 milliards F Cfa en 2022, renseigne la Commission des Finances et des Echanges qui a présenté le rapport. Lequel rapport informe qu’au regard du cadrage macroéconomique, les ressources totales du budget général de l’Etat devraient afficher généralement une hausse de 10,9% en moyenne annuelle sur la période 2020-2022. Spécifiquement pour 2020, elles s’afficheraient à 1358,3 milliards contre 1211,9 milliards F Cfa en 2019, soit une hausse de 12,5%. Les dépenses du budget général de l’Etat connaîtront un taux de progression moyen de 7,6% sur la période 2020-2022. Plus généralement, la politique publique en matière de dépense sera axée sur la qualité de la dépense publique. Et de façon plus spécifique, l’Etat visera la priorisation des projets phares dans l’exécution des investissements publics ; la consolidation et la mise à l’échelle des mesures sociales (Arch, cantines scolaires) ; le renforcement de l’aménagement  du territoire à travers l’amélioration des ressources transférées aux communes ; le soutien aux actions de renforcement de la sécurité et de la défense ; le financement des élections municipales, communales et locales en 2020 et de la présidentielle de 2021.

Attentes des députés

Les documents budgétaires sur la période 2020-2022 présentés renseignent également sur la stratégie d’endettement; la situation financière des entreprises publiques; les perspectives des finances locales ; les perspectives  de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ; les perspectives au niveau du Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb) sans oublier les perspectives en matière de sécurité sociale. Ces options budgétaires du gouvernement sur la période 2020-2022 ont été débattues par les députés qui n’ont pas manqué de faire quelques recommandations.
Tout en saluant les efforts de l’Exécutif qui donnent des raisons d’espérer à travers les chiffres annoncés, les parlementaires ont surtout invité celui-ci à faire en sorte que le taux de croissance qui ne cesse de s’améliorer d’année en année puisse se ressentir dans le panier de la ménagère. Car, la pauvreté sévit cruellement dans le pays. Les députés recommandent au gouvernement d’intensifier les mesures sociales et de diversifier davantage les filières agricoles en intégrant la transformation des agrumes tels que les oranges fortement produites à Zakpota.
Il faut aussi accélérer le transfert des ressources aux communes à travers l’affectation des cadres compétents pour accompagner les maires dans leur gestion administrative et financière. Le sort de certains chantiers de développement, notamment routiers, a été évoqué. Les députés ont souhaité voir toutes ces préoccupations prises en compte par le gouvernement avant la finalisation et la transmission au Parlement du projet de budget général de l’Etat, gestion 2020. Mais ils ont été rassurés par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum qui leur a apporté des éléments de réponses à toutes leurs préoccupations?

suite en page 2
Coups de gueule parlementaires

L’absence du ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et du ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, n’a pas été du tout du goût de plusieurs députés qui ne sont pas allés du dos de la cuillère pour dénoncer la chose. Les couleurs de l’amertume ont été annoncées par l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou qui sera suivi par plusieurs autres de ses collègues dont Abdoulaye Gounou et Bonaventure Aké Natondé qui ont enfoncé le clou. En fait, pour ces députés, pour rien au monde, les deux ministres ne doivent s’absenter pour l’examen d’un dossier aussi sensible comme celui d’un Débat d’orientation budgétaire. Lequel débat est expressément prévu par l’article 59 de la loi organique relative aux lois de Finances (Lolf), un texte à valeur constitutionnelle. Pour les députés, les ministres Abdoulaye Bio Tchané et Romuald Wadagni devraient revoir leur agenda pour être présents aux travaux qui ont lieu une fois l’an, c’est-à-dire au plus tard le 30 juin, pour permettre au gouvernement de donner les grandes orientations de projet de budget général de l’Etat gestion de l’année suivante avant sa finalisation. Outre Abdoulaye Bio Tchané et Romuald Wadagni, les députés ajoutent à la liste les ministres chargés des autres secteurs vitaux comme l’Agriculture ; les Infrastructures, l’Energie ; l’Eau et les Affaires sociales.
La présence de tous ces ministres à portefeuilles stratégiques est plus qu’indispensable pour enrichir le Débat d’orientation budgétaire et éclairer la lanterne de la plénière, insistent les députés. Mais les parlementaires seront apaisés par le ministre de la Justice et de la Législation, Me Séverin Quenum. Il les a rassurés que cette absence n’est pas une banalisation du débat par le gouvernement. A l’en croire, le ministre de l’Economie et des Finances qui a présenté, mercredi 26 juin dernier, les grandes options budgétaires pluriannuelles à la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale et le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, n’ont pu faire le déplacement du palais des Gouverneurs, vendredi dernier, en raison des contraintes d’agenda. Mieux, l’information de la programmation de cette plénière n’est pas parvenue à temps au gouvernement, explique Me Sérevin Quenum pour tenter de dédouaner ses collègues mis à l’index.

Th. C. N.

Actualités 01 juil. 2019


243e anniversaire d’indépendance et 50 ans de présence humaine sur la lune: L’ambassade des Etats-Unis d’Amérique célèbre deux évènements majeurs

La représentation diplomatique américaine au Bénin a célébré, jeudi 27 juin dernier, le 243e anniversaire de son indépendance. L’événement coïncide cette année avec le 50e anniversaire de la présence humaine sur la lune. Deux grandes célébrations en une seule et même occasion qui ont par ailleurs permis de présenter l’état des relations entre les Etats-Unis d’Amérique et le Bénin.

Il y a 50 ans, les Américains ont prouvé au monde entier qu’il était possible de réaliser l’impossible. Plus question d’évoquer la présence humaine sur la lune comme une limite, une barrière infranchissable. 193 ans plus tôt, la même nation accédait à son indépendance. Ces deux grands événements, l’ambassade des Etats-Unis au Bénin les a célébré en un, jeudi 27 juin dernier, à Cotonou. Ils sont un thème commun, rappelle à l’entame de la célébration, l’ambassadeur Patricia
Mahoney. « La persévérance, la vision et le courage des personnes qui ont transformé le monde tel que nous le connaissons en un monde que nous avons imaginé », souligne la diplomate. Ces valeurs, elle les attribue à la nation et aux citoyens américains. Un peuple vaillant qui peut aller « au-delà de la compréhension et des capacités ».
C’est aussi sous le même sceau que la nation américaine, de l’avis de Patricia Mahoney, place sa collaboration avec le reste du monde, notamment le Bénin. Pour le compte de cette seule année, cent millions de dollars ont été mobilisés dans le cadre du partenariat entre les deux pays. « Nous collaborons avec le gouvernement et le peuple du Bénin pour un avenir plus prospère, avec des citoyens en meilleure santé et avec des institutions démocratiques fortes et des frontières sûres et pacifiques », indique-t-elle. De manière concrète, expose l’ambassadeur des Etats-Unis, cela représente beaucoup en termes de retombées. C’est ainsi par exemple que la représentation américaine au Bénin, pour aider les mères à ne plus parcourir de longues distances, fait examiner  et soigner gratuitement leurs enfants souffrant du paludisme par des relais communautaires proches de leur maison. « Cette possibilité, ajoutée à celles des autres mères montre comment notre collaboration avec le Bénin a aidé à réduire de 23% la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans sur une période de onze ans ».
La vision commune partagée entre les deux nations s’étend également au domaine de l’éducation, poursuit Patricia Mahoney.
Le département de la défense des Etats-Unis a fait bâtir par exemple une école dans le village de Kpakpa Agbagoulè, où les élèves surtout les filles, n’auront plus à marcher sur vingt kilomètres pour avoir accès à l’éducation, se réjouit-elle ensuite. A ces exemples non exhaustifs, elle ajoute l’appui de son pays à l’alimentation des écoliers dans le Borgou et l’Alibori, contribuant ainsi aux progrès de la stratégie nationale « Faim zéro ». Autre matérialisation de la bonne collaboration entre les deux pays, le Millennium challenge account II avec un investissement de 375 millions de dollars destinés prioritairement au secteur de l’énergie et la présence depuis 1978 au Bénin des volontaires du corps de la paix.
Aux Etats-Unis d’Amérique, le Bénin est reconnaissant pour tous ces efforts, fait savoir Hervé Djokpè, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. La qualité des relations entre les deux pays, les valeurs démocratiques, la défense des droits humains constituent autant d’éléments de l’important appui au développement dont bénéficie le Bénin, salue le représentant de la diplomatie béninoise en cette occasion. L’hymne national des deux pays majestueusement exécutés par deux toniques voix féminines à l’entame de la cérémonie et la traditionnelle séance de partage des coupes de champagne à la fin ont aussi ponctué cette cérémonie à laquelle de nombreux invités et des personnalités de divers rangs ont pris part.

Actualités 01 juil. 2019


Investiture du président de l’Assemblée nationale : Louis Vlavonou pour un Parlement de type nouveau

Une tradition depuis la quatrième législature, l’investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, s’est déroulée ce jeudi 27 juin, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Occasion pour le numéro 1 des députés béninois de dévoiler sa feuille de route pour les quatre prochaines années à la tête du Parlement  dont il entend bousculer certaines habitudes.

La huitième législature a officiellement pris son envol avec l’investiture, ce jeudi 27 juin, de son président, Louis Vlavonou. Dans son discours d’investiture, Louis Vlavonou a levé un coin de voile sur ses actions prioritaires pour les quatre prochaines années à la tête du parlement. Lesquelles actions devront lui permettre de bâtir un Parlement de type nouveau. En urgence, il compte doter l’Assemblée nationale d’un code d'éthique afin d’atteindre l’objectif visant à redorer le blason de l’institution parlementaire. «Au plus simple, commençons par la ponctualité, l’utilisation rationnelle du temps, le respect mutuel, la dignité dans tous nos comportements à l’hémicycle comme dans la vie courante, dans notre rôle permanent de représentants du peuple. Travaillons à l’amélioration de l’image du Parlement et des parlementaires », souligne le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou dit être convaincu que le respect de l’éthique dans les comportements de tous les parlementaires fera, sans doute, tache d’huile au sein de la classe politique, et même au-delà. C'est l’une des exigences pour le succès de la réforme du système partisan, insiste-t-il. Il compte relancer à cet effet le projet de révision du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Il entend vaincre enfin toutes les résistances pour engager résolument la huitième législature à ouvrir ce nouveau champ d’action. Louis Vlavonou n’épargne pas l’administration parlementaire de ses réformes. Il rêve d’une administration parlementaire respectueuse des normes administratives, débarrassée des considérations clientélistes et soucieuse d’efficacité. J’espère que la restauration des normes administratives dans la gestion du personnel améliorera ses performances, indique-t-il. «Comme vous le constatez, les défis à relever par la présente législature sont nombreux et variés, et notre responsabilité en tant que représentants de la nation est grande. Mais loin de nous laisser aller à un pessimisme, je voudrais vous assurer de ma détermination inébranlable à  travailler en symbiose avec toutes les composantes du Parlement pour remplir efficacement le mandat que le peuple a bien voulu nous confier », assure le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou dit vouloir compter sur tout le monde, notamment les ressources intérieures et les partenaires techniques et financiers qui ont toujours soutenu l’Assemblée nationale dans la réalisation de ses objectifs. Il invite ses collègues députés à se mettre résolument au travail, à transcender les divergences politiques et à faire preuve de disponibilité pour qu'ensemble ils puissent inscrire la huitième législature en bonne place dans le palmarès du Parlement béninois. « C'est seulement de cette façon que nous apporterons notre contribution au combat quotidien que le peuple tout entier mène pour le développement de notre pays, notre cher Bénin », souligne Louis Vlavonou?
 

Cap sur l’apaisement de la situation politique

Le président de l’Assemblée nationale n’a pas passé sous silence la tension politique née des législatives d’avril 2019. Outre ses activités constitutionnelles, c’est-à-dire légiférer et contrôler l’action du gouvernement, la  huitième législature se doit, estime Louis Vlavonou, d’élargir son champ d’action et d’innover compte tenu de la tension politique nationale. « Nous nous y sommes invité d’autant plus que les électeurs nous ont envoyé des messages que nous ne saurions ignorer. Par-delà les appréciations partisanes qui grossissent ou minimisent tel ou tel aspect de la réalité nationale, il reste que les conditions de déroulement du scrutin législatif imposent des comportements nouveaux et appellent de notre part une recherche constante des conditions de restauration de la confiance », analyse le président de l’Assemblée nationale. Selon lui, la confiance mutuelle entre les populations a été ébranlée par des incompréhensions dont la persistance pourrait nuire à la cohésion sociale et à l’unité nationale. « Pour diverses raisons, des forces politiques n’ont pu prendre part au scrutin. Elles en éprouvent de légitimes frustrations, sources de clivages dans notre société. Le Parlement ne saurait rester indifférent devant une telle situation », défend Louis Vlavonou. Il promet d’examiner le plus tôt possible avec ses collègues les initiatives à prendre pour rétablir le dialogue entre les acteurs politiques et ce, dans un climat de sérénité retrouvée. « J’y consacrerai tout le temps qu’il faudra car, en la matière, aucun sacrifice ne sera de trop », ajoute le président de l’Assemblée nationale, même si les raisons de cette situation sont multiples. «Quelles qu’en soient les causes, il est de notre devoir de député d’avoir une écoute attentive des préoccupations des populations, de celles des organisations de la société civile et de la diaspora afin de rassurer tout un chacun et rétablir la confiance en nos institutions », relève Louis Vlavonou, décidé à analyser avec minutie les messages des électeurs à travers notamment les bulletins nuls et le niveau inhabituel d'abstention lors des élections législatives du 28 avril dernier.

La 8e législature, fruit de la réforme du système partisan
Le président de l’Assemblée nationale est revenu sur la réforme du système partisan qui a conduit à la mise en place de la huitième législature. Louis Vlavonou a rappelé que ce bouleversement noté dans l’univers politique béninois a été préparé depuis plusieurs décennies à travers diverses initiatives. Cette réforme, rappelle-t-il, a été appelée de tous ses vœux par son prédécesseur, Me Adrien
Houngbédji qui le martelait déjà, lors de son discours d’investiture le 15 juin 2015. Cela, en ces termes : «  …je veux proclamer ici l’impérieuse nécessité d’une réforme approfondie de notre système partisan. Aboutir à un nombre très réduit de partis politiques au lieu des deux cents (200) actuellement dénombrés. Les construire autour d’un projet de société, instaurer en leur sein des règles efficaces d’alternance, assurer un financement public conséquent de leurs activités assorti d’un contrôle non moins public, interdire la transhumance…, le tout pour permettre aux partis d’être de vrais socles qui jouent efficacement leur rôle dans l’animation de la vie politique et dans la conquête du pouvoir d’Etat. Sans réforme d’envergure, le risque est grand de voir notre classe politique disparaitre progressivement et à jamais… ». Louis Vlavonou est revenu sur ces propos de son prédécesseur pour montrer toute la pertinence et la nécessité de la réforme du système partisan. Il salue par conséquent les députés de la septième législature qui se sont saisi de cette aspiration, largement partagée, pour enrichir l’arsenal juridique d’une nouvelle Charte des partis politiques et d’un nouveau Code électoral. Pour Louis Vlavonou, l’objectif majeur de cette réforme politique a été de doter le Bénin d’acteurs d’une démocratie véritable, et non de façade, qui transforment les comportements et améliorent les conditions de vie de la population.
Le président de l’Assemblée nationale regrette, tout de même,  les difficultés qui sont apparues dans la mise en œuvre de ces réformes. Lesquelles difficultés ont conduit à l’organisation des élections législatives du 28 avril 2019 dans un climat de crispation. «Il est regrettable que certains de nos concitoyens aient choisi la violence pour exprimer leur désaccord et se soient livrés à des actions qu’il convient de condamner avec fermeté et de bannir à jamais. Celles-ci ont entrainé des pertes de vies humaines, des destructions de biens publics et privés, autant de dégâts dont nul ne peut s’honorer, quelles que soient la cause défendue et les frustrations subies », souligne Louis Vlavonou.

Plusieurs délégations étrangères à Porto-Novo

Outre les ministres du gouvernement et des membres du corps diplomatique accrédités au Bénin ainsi que les représentants des Organisations internationales, la cérémonie d’investiture du nouveau président de l’Assemblée nationale a été rehaussée par plusieurs délégations parlementaires étrangères. Il s’agit du président de l’Assemblée nationale de la Côte d’Ivoire, Amadou Soumahoro, du premier vice-président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, Bénéwendé Stanislas Sankara, du deuxième vice-président de l’Assemblée nationale du Ghana,  Alban Sumana Kingsford Bagbin, et des délégations du Parlement du Niger et du Réseau des parlementaires africains de lutte contre la corruption (Apnac) conduites respectivement par Issa Moumouni et Fabrice Fifonsi. Ils ont effectué le déplacement de Porto-Novo pour témoigner leur soutien et leur solidarité à la huitième législature. En dehors du président du Parlement ivoirien, Amadou Soumahoro et du député nigérien Bénéwendé Stanislas Sankara qui n’ont pas voulu parler, toutes les autres délégations parlementaires ainsi que le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip/Uemoa) représenté par l’honorable Janvier Yahouédéou, ont salué la vitalité de la démocratie béninoise. Ils ont dit tout le bien qu'ils pensent de la huitième législature à laquelle ils souhaitent une fructueuse et pacifique mandature pour le renforcement de la paix, de la démocratie et du développement au Bénin et dans la sous-région? 

Actualités 28 juin 2019


Projet d’autonomisation des femmes et de dividende démographique du Sahel: Investir dans les femmes et les filles pour réduire la pauvreté

Le Projet d'autonomisation des femmes et de dividende démographique du Sahel (Swedd) est un projet régional, multisectoriel, conçu à l'initiative de sept pays de la sous-région dont le Bénin. Il est financé par la Banque mondiale à hauteur de 90 millions de dollars US pour le Bénin et se concentre sur les zones et territoires de grande fragilité. Son lancement officiel a eu lieu, ce jeudi 27 juin à Cotonou, inaugurant ainsi une ère d’espoir pour les cibles, notamment les jeunes filles et les jeunes femmes.

Le Projet d'autonomisation des femmes et de dividende démographique du Sahel (Swedd) cible prioritairement les jeunes filles, les adolescentes et les femmes qui se trouvent au cœur de la transition démographique, nécessaire pour construire une croissance durable et renverser la tendance négative de la pauvreté en Afrique. Il représente pour la Banque mondiale qui en assure le financement, un moyen très important dans sa stratégie de réduction de l'extrême pauvreté sur le continent africain, rappelle la représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, Katrina Sharkey. Il sera exécuté dans les 77 communes du Bénin et agira sur les fléaux comme la prévalence élevée du mariage des enfants, les grossesses précoces, la déscolarisation des filles…
Grâce au Swedd, plus de trente mille adolescentes scolarisées de milieux déshérités bénéficieront de fonds pour leur prise en charge en vue de leur maintien à l'école. Elles recevront également des kits scolaires en début d'année. 4500 mères des plus méritantes dans le lot recevront des fonds pour renforcer leurs activités génératrices de revenus. Les 120 meilleures adolescentes et filles du Bénin auront droit à des bourses d'accompagnement pour celles qui seront inscrites dans les filières de l'enseignement technique et les séries C et D de l’enseignement secondaire général.
Pour les adolescentes et filles non scolarisées, le projet prévoit de prendre en charge trente mille parmi elles pour une formation dans les filières porteuses en activités génératrices de revenus, en lien avec les potentialités de chaque département. Ensuite, elles recevront des fonds d'achat d'équipements et de matériels pour le démarrage de leurs activités. Le Swedd a aussi prévu que 1200 adolescentes et filles non scolarisées suivent des formations traditionnellement réservées aux hommes à savoir la maçonnerie, le staffage, la vitrerie, la mécanique, la soudure, la conduite de véhicules, la fabrication des lampes solaires... Elles  seront réparties dans des groupements de vingt personnes et recevront les moyens pour l'achat de matériels et d’équipements.

Multiples impacts

Dans les pays retenus par le projet, les filles et les femmes sont en proie à d'énormes difficultés. En milieu rural surtout, beaucoup de jeunes filles continuent d'être mariées avant l'âge adulte. Les taux de fécondité des adolescentes dans les zones rurales du Bénin sont environ le double de ceux des zones urbaines. Les grossesses précoces rendent les adolescentes deux fois plus susceptibles de mourir pendant l'accouchement, par rapport aux mères de plus de 19 ans. Dans le même temps, un décès maternel sur cinq touche une jeune mère de moins de 18 ans et celles qui survivent à cette première naissance sans fistule ni autre handicap permanent auront plus d’enfants et gagneront moins que les femmes mariées plus tard. A cela s’ajoute le risque de malnutrition chronique ou de retard de croissance. Ces données, Katrina Sharkey les a exposées pour illustrer combien important est ce projet. « Si nous voulons une Afrique sans pauvreté, nous devons agir en urgence. Investir dans les femmes et les filles est essentiel pour réduire la pauvreté. Améliorer la vie d’une femme, c’est toucher toute une famille et toute une nation », plaide-t-elle. « Offrir aux femmes des chances égales de réaliser leur potentiel est une formidable opportunité. Un progrès économique et social profond commence par la protection et l’autonomisation de cette frange de la population », enchaine la représentante résidente de la Banque mondiale.
« Le Swedd représente une opportunité unique pour le Bénin. C’est aussi une expérience unique de co-création et de partage d’expériences avec six autres pays de la sous-région», soutient, quant à elle, Barbara Laurenceau au nom de l’Unfpa, l’un des partenaires majeurs du projet. L’appui et le soutien multiforme de son institution ne feront en aucun cas défaut, assure-t-elle.
Au nom du chef de l’Etat, le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané rappelle l’importance du projet. « A l’horizon 2050, la population africaine subsaharienne qui est aujourd’hui de 920 millions va littéralement doubler», indique le ministre d’Etat qui mentionne le Sahel comme une région à fort taux d’accroissement démographique.

Défis majeurs

Cinq défis majeurs doivent impérativement être relevés dans la région. Il faut entre autres, selon lui,  construire le capital humain avec l’éducation et la santé, améliorer la gouvernance et créer des emplois. Le Bénin s’insère très bien à travers ces chiffres avec une population relativement jeune, mais confrontée à de nombreuses difficultés. Le Swedd est donc une réponse appropriée pour améliorer le niveau d’autonomisation des filles et des femmes, lance le ministre qui voit aussi à travers ce projet, une marche assurée vers les Objectifs de développement durable.
A terme, grâce au Swedd et à sa cagnotte estimée à cinquante milliards de francs Cfa, le Bénin, par son adhésion, pourra réduire davantage la mortalité, la morbidité et la malnutrition, augmenter l'éducation féminine, mitiger les normes et pratiques néfastes qui limitent les options et les choix des femmes, lutter contre le mariage des enfants et élargir les programmes de planification familiale. Au total, 50% au moins de la population béninoise des villes et des campagnes sera impactée par le projet avec la formation de 1540 jeunes leaders membres de 154 associations et la mise en place d'un dispositif d'information et de distribution de contraceptifs, sans oublier la formation de 5000 sages-femmes qui recevront un complément de formation sur les services de la santé de reproduction. Plusieurs membres du gouvernement ont pris part à la cérémonie officielle de lancement du projet.

Société 28 juin 2019


Edito: Des problèmes, des solutions

Gouverner, c’est prévoir. C’est bien souvent dit, mais si peu mis en application sous nos cieux. C’est pourtant la raison d’être, par essence, d’un gouvernement qui se doit, par anticipation, de porter les problèmes de la cité et d’en concevoir les solutions à la satisfaction générale, faire de sorte à amoindrir les pénibilités des populations de qui il tient mandat.C’est ce message fort qu’il convient de lire dans l’initiative du gouvernement actuel de mettre à la disposition des aspirants au hadj un cadre convenable. Evidemment, avec le joyau rendu disponible par le gouvernement Talon, la mémoire très sélective de la masse y voit une évidence, perdant déjà de vue le chaos précédent, si soudain lointain, et jeté aux oubliettes. Rafraichissons-nous la mémoire.

Faut-il le rappeler, de tout temps, avant d’aller au pèlerinage à la Mecque, les aspirants béninois à cette recommandation du livre saint musulman,  sont confrontés à un parcours de combattant chaque année, paraissant tels des réfugiés dans leur propre pays, sans boussole, livrés à eux-mêmes, comme s’ils n’avaient aucun répondant administratif, comme si dans le pays, il n’y avait la moindre autorité, aucun responsable public en charge des cultes ! Tout tournait en l’eau de boudin si tout ne partait en vrille, et chaque année davantage, malgré la mise en place de structure spécialisée. Mais depuis peu, sous le gouvernement de la Rupture, ce tableau chaotique n’existe plus grâce à une organisation minutieuse du hadj, sous la férule du ministre Aurélien Agbénonci.
Ordre fut également mis dans le pèlerinage du christianisme céleste à Sèmè-Podji, parmi tant d’autres restructurations. Pour un pèlerinage d’envergure internationale, il était tout simplement inadmissible d’assister au spectacle de pèlerins couverts de poussière pourtant incompatible avec le blanc dont ils sont vêtus, embarqués tel du bétail dans des camions et autres véhicules brinquebalants.  Désormais mieux civilisé, ce pèlerinage qui a valeur économique de par la foule d’étrangers qu’il draine, présente meilleure mine.
Loin d’être un cas isolé, la dynamique mise en branle pour régler les problèmes de l’organisation du hadj au Bénin, à qui plus de dignité et d’efficacité sont conférées, est la marque d’action du gouvernement Talon. Cela n’est pas assez apprécié à sa juste valeur, à l’ère de l’intoxication à tout-va. Aussi, faut-il le souligner. D’autant que cette recette est d’application récurrente dans la gouvernance Talon.
On peut la déceler notamment dans la décision de libérer l’emprise de la voie publique occupée depuis des générations, au point qu’il paraissait, non seulement coutumier de procéder de la sorte, mais quasiment comme si cela relevait d’une culture entendue, voire de civilisation (sic) à laquelle il ne fallait pas toucher, selon certains bien-pensants qui ont tenté vainement de justifier la bêtise. Ce qui avait en tout cas justifié les récriminations amplifiées par les opposants au régime Talon, qui y ont vu là leur veau d’or grâce auquel il leur a paru astucieux, à tort, d’enrôler des adeptes à leur cause. Le projet Asphaltage vient pourtant démontrer que le meilleur usage à faire des voies publiques n’était pas celui auquel les Béninois étaient habitués.  
Dans la même veine, on parlera du droit de grève dont le recadrage fait grand bien à l’école béninoise ainsi qu’au secteur de la santé. Et il est loisible de noter que le chantage permanent, exercé dans ces secteurs dont les syndiqués sont réputés insatiables dans leurs réclamations corporatistes, comme dans bien de pans de l’administration, aura cessé ! Au bonheur des usagers que nous sommes.
Ainsi va la gouvernance Talon, à régler comme jamais les problèmes du pays comme on peut s’en rendre compte à chaque relevé du Conseil des ministres, sauf si l’on attend du gouvernement Talon autre chose que ce sur quoi il s’est engagé. Gouvernance atypique dans bien de ses approches, mais toute en efficacité. Non pas qu’il ne lui arrive pas de se tromper et qu’il ne lui arrivera pas de se tromper. Mais il est rassurant de savoir qu’il y a un cerveau à la tête du pays,une tête qui pense le moindre détail touchant à la vie de la communauté, un timonier qui tient fermement les gouvernails du Bénin. Structuration que nous n’avons pas beaucoup eue à la tête du pays, ces trente dernières années de Renouveau démocratique.

Actualités 28 juin 2019


Deuxième année de mise en vigueur du Mca-Bénin II: La coordination nationale rassure de l’atteinte des objectifs

La coordination nationale du deuxième compact du Millennium Challenge Account-Bénin (Mca-Bénin II) a fait le point des activités menées deux ans après la mise en vigueur de ce programme et levé un coin de voile sur les perspectives dans un futur proche. C’était au siège du programme à Cotonou, au cours d’une conférence de presse animée hier, jeudi 27 juin, par le coordonnateur national, Gabriel Dégbégni, assisté du directeur résident du Millennium Challenge Corporation (Mcc), Christopher Broughton et du ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou.

Deux ans après la mise en vigueur du deuxième compact du Millennium Challenge Account-Bénin (Mca-Bénin II), le coordonateur national, Gabriel Dégbégni et les différents acteurs impliqués ont fait  le point de la mise en œuvre du programme à travers ses quatre projets au cours d’une conférence de presse ce jeudi.  
Selon lui, dans le cadre du projet,  « Renforcement des politiques et renforcement institutionnelle », les réformes à conduire dans le sous secteur de l’électricité au Bénin sont orientées sur les leviers stratégiques. Ici, dit-il, trois grands axes ont été retenus. Il s’agit de la réforme des politiques, de la régulation et du renforcement des institutions ; l’amélioration de la gouvernance et de la gestion de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) ; puis l’information et l’éducation du public. Au niveau de ce projet, le coordonnateur a rappelé les grandes décisions et les décrets qui ont été pris pour améliorer l’ensemble de la gouvernance dans le sous-secteur de l’énergie au Bénin. En ce qui concerne la Sbee par exemple, des mesures, selon lui, ont été prises pour la signature d’un contrat pour une gestion déléguée de la société. Sans que non seulement, les intérêts des travailleurs ne soient pas brimés, mais également avec des services de qualité aux clients, a rassuré le ministre en charge de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Toujours au titre de ce projet, des séances de sensibilisation ont été menées à l’endroit des populations sur les changements de politiques intervenus dans le secteur de l’énergie.
Pour ce qui est du projet « Production d’électricité », le coordonnateur national de Mca-Bénin II indique que durant la deuxième année de mise en œuvre du programme, des bases ont été posées pour permettre l’accroissement d’environ 50 Mw, de la capacité totale installée au Bénin au terme de la production d’électricité. Tout en réduisant, ajoute-t-il, la dépendance du pays vis-à-vis des sources d’approvisionnement externes. Il a rappelé la construction prochaine par des producteurs indépendants d’électricité, de centrales solaires photovoltaïques d’une capacité de 50 Mw à Bohicon, Parakou, Natitingou et Djougou.
Gabriel Dégbégni a aussi expliqué que dans le projet «Distribution d’électricité», l’objectif est de renforcer et de moderniser les infrastructures de distribution d’énergie électrique au Bénin. Le projet envisage aussi, souligne-t-il, de contribuer à moderniser et à densifier le réseau desservant Cotonou, ses environs, de même que les réseaux régionaux sélectionnés comme Sèmè-Podji; Porto-Novo; Bohicon; Parakou; Djougou et Natitingou pour compléter les investissements dans la production solaire. C’est ainsi que des accords ont été signés avec ces différentes communes au cours de cette deuxième année du programme.                          

Les grands travaux démarrés
     
Les avancées qui ont été enregistrées dans les projets relatifs à l’électricité hors-réseau ; l’intégration genre dans le programme et surtout la question liée à la gouvernance du programme n’ont pas été occultées par le coordonnateur national. Concernant précisément la gouvernance, Gabriel Dégbégni a indiqué que les réunions statutaires du programme se tiennent régulièrement, des passations des marchés se font à bonne date, des travaux de construction de certaines infrastructures ont démarré, de même que plusieurs autres activités.
Avant la présentation des différentes activités par le coordonnateur national, c’est le directeur résident de Millennium challenge corporation (Mcc), Christopher Broughton qui a rappelé l’importance de ce deuxième compact pour le Bénin. Pour lui, les grands travaux ont été déjà réalisés. C’est pourquoi, il a remercié les différentes équipes du programme qui, selon lui, ont travaillé ensemble pour atteindre ce niveau de performance. Il s’agit notamment de l’achèvement des grands travaux, la mise en place du contrat lié à la gestion déléguée de la Sbee qui, insiste-t-il, n’est pas une privatisation de la société et un remarquable avancement dans l’élaboration des fondamentaux de l’électrification hors-réseau comme un cadre qui attire l’investissement privé.
« Il faut qu’on fasse tout pour ne pas retourner un dollar ou un franc Cfa au peuple américain », a déclaré le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou après la présentation des différentes réalisations par le coordonnateur national du Mca-Bénin II et les appréciations du directeur résident du Mcc. Pour lui, le Bénin mettra tout en œuvre pour mener le programme jusqu’au bout. Car, c’est la première fois que le Bénin bénéficie d’un don aussi important dans le domaine de l’énergie.
Dona Jean-Claude Houssou se réjouit de l’avènement de ce programme qui vient s’aligner sur les différents projets du gouvernement dans son Programme d’action. C’est pourquoi, il compte sur la détermination des uns et des autres pour l’atteinte de l’objectif de ce programme qui est la disponibilité d’une énergie électrique efficace et fiable pour une croissance économique forte et durable.

Actualités 28 juin 2019


Conférence des préfets à Abomey: La situation à l'intérieur des départements

La première conférence des préfets de l’année 2019 s’est ouverte hier, jeudi 27 juin, à Abomey, en présence de tous les préfets des départements ainsi que des ministres en charge de la Décentralisation et de l’Intérieur.  

La conférence des préfets des départements réunit périodiquement tous les responsables en charge de l'administration territoriale. Elle permet d'échanger non seulement sur la vie et le fonctionnement des départements, mais aussi de mesurer l'avancée du processus de décentralisation et de déconcentration dans  l'ensemble des structures du ministère. Le but de cette 1re  conférence des préfets de l’année qui se tient à Abomey est d’étudier la situation à l'intérieur des départements, élaborer des Plans de décentralisation et de déconcentration des ministères ainsi que les conditions de leur mise en œuvre, la mise en œuvre du plan de l’opération Guépard 2018-2019 relative à la gestion de la transhumance dans les départements, la fonction publique territoriale et autres. Ainsi, cette rencontre permettra d'apprécier le niveau de mise en œuvre des actions majeures entrant dans le cadre de la réforme de l'administration territoriale dans notre pays. Il s'agit pour ces responsables de relever les difficultés qui handicapent la mise en œuvre de certaines actions afin d'envisager des solutions idoines qui guideront la mise en œuvre des plans de travail pour le compte de cette année 2019. La bonne administration du territoire est une fonction déterminante qu'il faut assumer avec engagement et loyauté, et créer les conditions propices à la réalisation des objectifs de développement du Bénin.
Hier, à l’ouverture des travaux de cette rencontre qui dure deux jours, le ministre en charge de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Séïdou, indique que les points de dysfonctionnement et les problèmes souvent évoqués relativement à la vie des populations et au fonctionnement des communes et préfectures sont bien notés. Il précise même qu'ils sont bien connus au niveau de son ministère. Il rassure que son cabinet et lui-même s’emploient déjà à trouver progressivement des solutions à beaucoup d'entre eux. Mais, poursuit-il, les autres seront analysés et des solutions durables y seront apportées ensemble avec les préfets et dans la mesure des moyens techniques et financiers du ministère.
Le ministre Alassane Séïdou a rappelé les actions majeures à entreprendre au titre de l'année 2019. Il s'agit notamment de la poursuite du processus d'élaboration des Plans départementaux des actions de développement (Pdcad); la mise en œuvre du projet de construction du Centre de formation pour l'Administration locale; le suivi du processus d'élaboration des Plans de décentralisation et de déconcentration des autres ministères sectoriels; la mise en œuvre des recommandations issues des travaux d'actualisation de la Ponadec; l'actualisation du guide d'assistance-conseil aux communes pour y intégrer les nouvelles modalités suggérées;  la relecture des textes de la décentralisation.
Ce sont là, autant d'actions et  défis à relever en conjuguant les efforts et en faisant preuve de disponibilité et de rigueur au travail. Ce qui contribuera, à coup sûr, à propulser ce secteur et à lui donner la place de choix qui lui revient dans le développement du Bénin. Cette rencontre prend fin ce vendredi après-midi.

Actualités 28 juin 2019


1026 - 1566