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Nouvelles

Accident de la route à Zogbodomey : Une dizaine de morts et des blessés graves
Dix morts et plusieurs blessés, tel est le bilan de l’accident de la route qui s’est produit, vendredi 27 mai dernier, aux environs de 12 heures sur la route Cotonou-Bohicon, plus précisément dans l’arrondissement de Cana 1 (Zogbodomey). Le drame impliquait deux camions et deux taxis pleins de passagers. Le bilan immédiat de cet accident est de 9 morts et 5 blessés graves avec paralysie de la circulation durant plusieurs heures. A en croire les premiers témoins, le drame s’est produit aux environs de midi dans la localité de Houéhouédénou dans le village Gahousramè, commune de Zogbodomey. Alors qu’un camion lourdement chargé peinait à rouler sur la route en direction de Cotonou, le conducteur d’un autre camion derrière allant dans le même sens a tenté un dépassement sans prendre les précautions nécessaires. Alors, il s’est retrouvé nez à nez avec un taxi venant en sens inverse et rempli de passagers. Il le chevauche, l’écrasant avec tous les passagers à bord. Surpris, un second taxi vient s’incruster dans l’arrière du camion au milieu de la route. Les passagers de devant n’ont eu aucune chance contrairement à ceux qui sont à l’arrière et qui sont grièvement blessés. La vitesse de l’un et de l’autre justifie la violence du choc. Aucun des deux taxis n’est récupérable. Sur les lieux du drame, c’était l’émoi. Les commentaires et jérémiades allaient bon train. Bien que chanceux, les blessés garderont, sans nul doute, à vie les séquelles physiques et émotionnelles de cet accident. Des témoins mettent en cause la folie meurtrière des conducteurs de camions, bus et autres gros engins. Ils se prennent pour les rois de la route et font toujours des victimes. déplorent les usagers. Quelques instants après le drame, les premiers secours ont été portés aux blessés avant l’arrivée de la police qui s’est chargée par la suite de faire les constats d’usage et de rétablir la circulation paralysée par un embouteillage monstre. Région 30 mai 2022


Drame à Natitingou : Un enfant assasiné, l’auteur interpellé
L’homicide, ce samedi 28 mai, d’un enfant de six ans environ a attristé la population de Natitingou dans l’Atacora. L’auteur présumé de l’acte est un jeune qui s’adonne à des pratiques occultes. Un samedi dramatique pour les parents d’Ibrahim, un enfant de six ans environ égorgé par un jeune homme, la trentaine environ. Le drame s’est produit dans l’après-midi du samedi 28 mai au quartier Winkè à Natitingou et a mis toute la population en émoi. L’auteur de cet acte est un jeune homme détenteur d’un fétiche sis au domicile de son père, dans le voisinage de la victime. L’une des locataires de la maison a expliqué qu’il a appelé son enfant pour lui commander de la cigarette et elle s’y est opposée. Quelques minutes après, il appelle deux autres enfants à qui il propose de venir prendre de la mangue. Les deux l’ont suivi dans sa chambre. Le premier serait égorgé. Le second a pris peur, détale et informe ses parents de l’acte commis. Ces derniers, ne pouvant croire à ce petit qui a pu s’échapper ont pris du temps pour réagir, sur insistance du survivant. C’est ainsi que les dames, aidées d’un autre jeune, se sont portées sur les lieux pour demander à vérifier la pièce, mais le suspect s’y est opposé. Il a prévu, après le forfait, d’enterrer le corps dans la cour, sous un manguier en tentant de creuser une fosse, ont précisé les témoins. Il aurait dit à une locataire qu’il veut déterrer quelque chose sous ledit manguier. Dans cette tentative, le voisinage déjà mobilisé pour constater son forfait, a forcé d’entrer dans sa chambre. « On l’a vu en train de se laver les mains », souligne la locataire, toute meurtrie. Elle a précisé que le présumé auteur de l’assassinat du garçon a un comportement bizarre depuis la veille au retour de son voyage sur Parakou. Sur dénonciation d’un proche à lui, il a été interpellé par les éléments de la Police républicaine de Natitingou qui se sont portés promptement sur les lieux. Sur place, le jeune homme a déjà dissimulé le cadavre dans un tissu afin d’empêcher les agents de découvrir son crime, rapportent plusieurs témoins. Il a fallu la détermination des policiers pour retrouver le corps sans vie de l’enfant. Il a été conduit par la suite au poste de police pour la procédure judiciaire. La population alertée a voulu en découdre avec l’auteur présumé. Très tôt, ils ont pris d’assaut le poste de police pour exiger sa libération afin de se charger de lui. Avant le crime, il se faisait passer pour un homme de Dieu qui dispense l’enseignement biblique à ceux qui l’approchent. Le portail des lieux hermétiquement fermé, les manifestants ont tenté par diverses manières d’accéder à l’intérieur. La rue passant devant le commissariat a été bloquée de part et d’autre, alors que des pierres ont été jetées à l’intérieur. Mais c’est sans compter avec la réaction des forces de sécurité renforcées par des militaires pour disperser les manifestants et dégager la voie. Dans leur colère, ceux-ci ont mis le feu à deux pièces du suspect, une contenant un fétiche, l’autre servant de chambre à coucher. Région 30 mai 2022


Genève : Début de la Conférence internationale du Travail
Les représentants des gouvernements, des travail-leurs et des employeurs de 187 États membres sont réunis du 27 mai au 11 juin, à Genève (Suisse) pour la Conférence internationale du Travail. La sécurité, la santé au travail, l'apprentissage, ainsi que l'économie sociale et solidaire figurent parmi les points à l'ordre du jour de la réunion. La 110e session de la conférence internationale du travail se tient pour la première fois, de manière semi-présentielle, depuis deux ans. L’adoption d’un format hybride permet à ceux qui ne peuvent pas se déplacer en Suisse à cause de restrictions sanitaires et de voyage, liées à la pandémie de Covid-19, de participer aux travaux. L’Oit est dotée d’une structure unique qui rassemble des représentants des gouvernements, des employeurs et des travailleurs. Lors de la séance d'ouverture, les délégués ont élu le ministre du travail d’Argentine, Claudio Morino, comme Président de la conférence. Le ministre du travail du Qatar, Dr Ali Bin Samikh Al Marri, a été élu vice-président gouvernemental, le Brésilien Alexandre Furlan représentera à la vice-présidence les employeurs et la Péruvienne Paola del Carmen Egusquiza Granda, occupera le siège de vice-présidente au nom des travailleurs. Dans sa déclaration, Dr Samikh Al Marri a exprimé sa reconnaissance à ses pairs du groupe Asie-Pacifique pour leur marque de confiance et leur « reconnaissance des efforts accomplis par son pays dans le secteur du travail ». Durant sa déclaration d'ouverture, le Directeur général de l'Organisation internationale du Travail (Oit), le Britannique Guy Ryder, a rappelé qu’en général, les marchés du travail fonctionnent toujours à des niveaux d'heures de travail qui sont inférieurs (-3,8 %) à ceux d’avant la pandémie. Il constate que la reprise est très inégale. Les économies avancées ont pour la plupart repris rapidement leurs activités, ce qui n’est pas le cas pour les pays à revenu moyen et faible. Cette grande divergence rend le monde encore plus inégal. Six travailleurs sur dix vivent dans des pays où le revenu du travail n'a pas retrouvé son niveau d'avant la crise. Impact de la guerre en Ukraine En plus des symptômes sociaux et économiques persistants de la pandémie de Covid-19, le monde doit faire face à l'impact de la guerre en Ukraine. Guy Ryder a déclaré que « les conséquences se constatent dans les domaines de l'alimentation, de l'énergie et de la finance, avec de nouvelles perturbations des chaînes d'approvisionnement, une inflation galopante et des niveaux extraordinaires d'incertitude, d'insécurité et de tension ». Il a conclu son intervention en disant : « La paix durable dépend de la justice sociale, et la réalisation de la justice sociale dépend de la paix. Ceux qui recourent à la guerre nient la justice sociale. Et ceux qui font obstacle à la justice sociale mettent en danger la paix ». Programme Parmi les points à l'ordre du jour figurera l'amendement éventuel de la Déclaration de l’Oit relative aux principes et droits fondamentaux au travail, adoptée en 1998, afin d’y inclure des conditions de travail sûres et saines aux côtés du droit d'organisation et de négociation collective. Une première discussion sur l'apprentissage aura lieu, en vue de la possible création d'une nouvelle norme internationale du travail. Les commissions discuteront également du travail décent et de l'économie sociale et solidaire, ainsi que de l'objectif stratégique de l'emploi dans le cadre du mécanisme de suivi de la Déclaration de l’Oit sur la justice sociale pour une mondialisation équitable. Les commissions commenceront leurs travaux le 30 mai. Les séances plénières se tiendront du 6 au 11 juin. Le Sommet de haut niveau sur le monde du travail aura lieu le 10 juin. Trois jours plus tard, une réunion du Conseil d’administration de l’Organisation Internationale du Travail élira son bureau pour la période 2022-2023. Le nouveau directeur général de l’Oit, le Togolais Gilbert Houngbo, prendra ses fonctions le 1er octobre prochain. International 30 mai 2022


Association des Commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest : le député Gérard Gbénonchi élu secrétaire général
Le Bénin par l’entremise du député Gérard Gbénonchi, président de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale, prend la tête du secrétariat général de l’Association des Commissions des finances de l’Afrique de l’Ouest (Waapac). Cette élection est intervenue lors des travaux de la 8e conférence et assemblée générale annuelle de l’association qui se sont déroulés à Lomé au Togo. L'Association des Commissions des finances de l'Afrique de l'Ouest (Waapac) a un nouveau bureau exécutif. Le poste de secrétaire général est revenu au député béninois Gérard Gbénonchi, président de la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale, 8e législature. Il a été plébiscité par ses pairs pour un mandat de deux ans, mardi 24 mai dernier, lors des assises de la 8e Conférence et assemblée générale annuelle de l’association qui se sont déroulées à Lomé au Togo sur le thème: "Rôle des parlements dans les mécanismes de relance économique post Covid-19". A la tête du secrétariat général de Waapac, l’honorable Gérard Gbénonchi aura entre autres pour charges la coordination et la planification des activités du creuset. Il va assurer sa mission avec les autres membres du bureau de l’association dont le président, les 1er et 2e vice-présidents et le trésorier général. Le sacre du président de la Commission des Finances et des Echanges est surtout à l’actif de la délégation des parlementaires béninois à ces assises à savoir : les députés Gildas Agonkan, Bida Nouhoum et Patrice Nobimè Agbodranfo. Il rehausse l’image de la huitième législature et partant de tout le Bénin dans l’espace ouest-africain. L’autre temps fort des travaux, avant l’étape des élections, a été la communication présentée par le député Gérard Gbénonchi. Celui-ci a partagé avec les participants l’expérience du Bénin en matière de pratique du Débat d'orientation budgétaire (Dob) depuis 2014 et du vote parlementaire en période de Covid-19 en lien avec le thème central de la conférence. Dans sa présentation, le président de la Commission des Finances et des Echanges du Parlement béninois a informé que le Dob tire son fondement juridique de la directive de l'Uemoa relative aux lois de finances. Le Bénin n’a fait que transposer cette directive dans son droit positif interne à travers la loi organique n°2013-14 du 27 septembre 2013 portant sur la Loi organique relative à la Loi de finances (Lolf).   Nécessité de lois-programmes Ainsi, tout comme la directive, ce texte exige entre autres un Débat d'orientation budgétaire qui doit être tenu à l'Assemblée nationale au plus tard le 30 juin de chaque année. Depuis 2014 que le Bénin a tenu pour sa première fois le Dob, il s'est régulièrement conformé à cette exigence légale et dispose donc d'une expérience en la matière. Au plus tard le 30 juin prochain, le Bénin sera à sa 9e expérience pour cette pratique. Ce sera l'occasion pour les parlementaires d'être informés sur les orientations que le gouvernement entend donner au budget de l'État, gestion 2023 et de pouvoir faire des recommandations qu'ils jugeraient nécessaires à l'amélioration des projections de l’Exécutif, a indiqué le communicateur. Gérard Gbénonchi a axé le second point de son exposé sur les impacts de la crise de la Covid-19 au Bénin et rappelé les dispositions prises au niveau du Parlement, notamment depuis les travaux en commission jusqu’à la plénière, pour faciliter l'animation et la tenue à bonne date des Dob 2020 et 2021. Selon lui, le bien-être des populations dans le contexte particulier de la Covid-19 a fait l'objet de grandes préoccupations du Parlement. En termes de leçons apprises, la mise en œuvre du Dob en période de Covid-19 a révélé notamment la nécessité pour les pays de se doter de lois-programmes pour éviter la navigation à vue, informe le député béninois Actualités 30 mai 2022


Fédération béninoise de tennis de table: le processus du renouvellement du comité exécutif enclenché
Les membres de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) seront en assemblée générale élective, samedi 9 juillet prochain à Cotonou. En prélude à ces assises, Anoumou Maximin Ayi, secrétaire général de l’institution, a lancé, mercredi 25 mai dernier, l’appel à candidatures pour le renouvellement du comité exécutif. L’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) est prévue pour samedi 9 juillet prochain à Cotonou. Dans la perspective de ces assises, Anoumou Maximin Ayi, secrétaire général de l’institution, a lancé, mercredi 25 mai dernier, l’appel à candidatures pour le renouvellement du comité exécutif. Ainsi, conformément aux dispositions des articles 29, 30 et 31 des statuts, au règlement intérieur de l’institution, à la convention d’éthique et bonne gouvernance du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), les personnes désireuses de briguer un des neuf postes au sein du bureau exécutif ont jusqu’au 24 juin prochain pour déposer leurs candidatures au secrétariat du Cnos-Ben à Cotonou. En plus d’être de nationalité béninoise, ces personnes doivent avoir 25 ans révolus à la date des élections, jouir de leurs droits civiques et n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation à une peine infamante. Les candidats doivent être à jour de leurs cotisations et bénéficier du parrainage d’une ligue ou d’une association affiliée active. Toutefois, les candidats au poste de président ou de secrétaire général devront en plus des autres critères avoir été membres du Comité exécutif de la Fbtt ou assumer des responsabilités au sein de l’administration fédérale sur une olympiade complète au minimum. A noter qu’au terme de ce processus, les candidatures définitives seront communiquées par voie de presse avant la tenue de l’assemblée générale élective. Sports 30 mai 2022


Elaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle: les attentes de Patrice Talon
Le président Patrice Talon a procédé à l’installation de la commission chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin. Ce vendredi 27 mai au palais de la Marina, il a fait part de ses attentes à l’équipe dirigée par le professeur Bienvenu Akoha. Les membres de la commission chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin sont entrés en fonction. En procédant à leur installation, vendredi 27 mai au Palais de la Marina, Patrice Talon n’a pas manqué de donner quelques orientations. Il s’agira d’abord pour l’équipe présidée par le professeur Albert Bienvenu Akoha «d’essayer de rétablir la réalité de ce qu’étaient nos royaumes, et la manière dont ils étaient administrés, les règles de succession...». Il ne sera pas question de les moderniser mais plutôt de «réhabiliter ce qui se faisait pour rester conforme à nos traditions à l’exception de ce qui n’est plus compatible avec nos lois». A l’issue de cette étape, un rapport d’évaluation sera établi sur ce que sera désormais l’organisation de la chefferie traditionnelle au Bénin, sa structuration et le mode de succession. Des réflexions seront ensuite menées autour des prérogatives de la chefferie traditionnelle. Dans ce cadre, le président Patrice Talon a indiqué que les représentants des institutions de la République vont se joindre aux membres de la Commission, pour qu’ensemble, ils réfléchissent et proposent le rôle de la chefferie traditionnelle au sein de la République. Une grande responsabilité Il s’agira, selon le chef de l’Etat, d’établir comment la chefferie traditionnelle va contribuer à la cohésion sociale, aider dans les conciliations, ce qui peut lui être dévolu en matière de gestion de la cité, et de définir les moyens à mettre en place dans l’accomplissement de cette mission. « C’est donc pour engager le travail de définition préalable du concept, explorer toute la problématique qu’elle recouvre avant la saisine de l’Assemblée nationale pour le vote d’une loi organisant son régime juridique, que la présente commission est instituée », a indiqué le Conseil des ministres du 11 mai 2022. Il s’agira à terme, pour le gouvernement, de matérialiser la constitutionnalisation de la chefferie traditionnelle, une innovation introduite dans la loi 2019-40 portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, dont l’article 151-1 dispose: « L’Etat reconnaît la chefferie traditionnelle gardienne des us et coutumes dans les conditions fixées par la loi. ». La commission mise en place à cette fin est composée de quinze personnalités ayant des connaissances et compétences en histoire, géographie, socio-anthropologie, droit et sur le sujet. Elle a pour mission de rédiger l’avant-projet de loi portant composition, attributions, organisation et fonctionnement de la chefferie traditionnelle et d’élaborer des avant-projets de textes d’application de la loi. Patrice Talon reconnaît que la mission assignée à la commission est lourde, la responsabilité grande mais il fait confiance aux membres, car il s’agit d’experts chevronnés en la matière. Les ministres Raphaël Akotègnon, de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Alassane Seïdou de l'Intérieur et de la Sécurité publique, Séverin Maxime Quenum de la Justice et de la Législation et le chef du cabinet du président de la République, Wilson Gakpetor ont pris part à cette rencontre entre le président Patrice Talon et les membres de la commission chargée de l’élaboration du cadre juridique de la chefferie traditionnelle en République du Bénin. Actualités 30 mai 2022


Visite du corps diplomatique au Cpadd et « Prosel »: des résultats satisfaisants pour les projets
Une délégation du corps diplomatique accrédité au Bénin conduite par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué vendredi 27 mai, une descente au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji en vue de toucher du doigt leurs fruits. La délégation du corps diplomatique, avec à sa tête Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise, est satisfaite des projets mis en œuvre dans la commune de Ouidah et de leur impact sur les populations. Elle l’a exprimé au cours de sa visite au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji, vendredi 27 mai dernier. Au Cpadd où la délégation s’est premièrement rendue, elle a eu des échanges avec les autorités afin de mieux cerner le rôle et les attributions du centre. «J’ai l’immense plaisir de vous recevoir au sein du Cpadd et je vous souhaite, au nom de tout le personnel, la bienvenue », a lancé le chef de bataillon Abdou Moudjibou Abdoulaye, directeur général dudit centre. Il a par la suite présenté à la délégation les différentes formations qui s’y déroulent et dont l’excellente qualité est reconnue par nombre d’institutions internationales. Selon lui, le Cpadd est un véritable outil de contribution à la paix en Afrique et dans le monde. Il précise que cette reconnaissance internationale est le fruit des efforts des autorités nationales et des partenaires internationaux. «Je puis vous dire que le Cpadd est un bel exemple de l’efficacité de la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre les engins explosifs », a-t-il déclaré. Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), renchérit que ce centre contribue au rayonnement du Bénin dans la sous-région et sur le continent et à l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’est pour cela, ajoute-t-il, que le Pnud en coopération avec d’autres partenaires tels que le Japon, la France et la Belgique appuient, depuis plusieurs années, le Cpadd. Le représentant résident fait savoir que son institution aide actuellement plus d’une trentaine de pays à réduire le nombre d’armes en circulation et son intervention repose sur cinq piliers à savoir : le déminage, les initiatives de formation, de sensibilisation et d’éducation des populations pour la réduction de l’usage de mines, l’assistance aux survivants, la destruction des réserves et le plaidoyer pour l’élaboration et l’adoption d’instruments juridiques adéquats. Autonomisation des femmes Après la visite des locaux du Cpadd, cap a été mis sur le site du projet de Promotion du sel local iodé « Xwladjè » à Djègbadji. Là, la délégation a échangé avec les femmes salicultrices sur l’état d’avancement du projet et les perspectives. Christian Houétchénou, maire de la ville de Ouidah, a rappelé que le projet Prosel est une aubaine, car il rendra les femmes salicultrices plus professionnelles avec des produits très compétitifs sur le marché. « Nous rêvons comme d’autres pays d’exporter notre sel ‘’Xwladjè’’ afin de faire rentrer des devises au Bénin, surtout en cette période de cherté des produits de première nécessité dans le monde entier », ambitionne l’autorité communale. Se faisant le porte-parole des femmes, Christian Houétchénou sollicite l’appui des partenaires afin d’assurer une disponibilité pérenne du xwladjè sur les tables au Bénin, en Afrique et dans le monde entier. «Chaque fois que je suis au milieu des jeunes et des femmes, je suis très heureux parce que je sais que chaque dollar qu’on investit va apporter quelque chose non pas seulement aux femmes mais à toute la communauté», a déclaré Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Pnud. Il souligne aussi combien ce projet de promotion de sel local iodé tient à cœur au Pnud. Convergence d’intelligences Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a exprimé sa fierté d’avoir effectué ce déplacement. Après avoir rappelé la pertinence de la démarche, il a salué le corps diplomatique pour cette combinaison du bilatéral et du multilatéral qui a permis de mettre en place les différents projets dont le projet Prosel. « Nous sommes dans un contexte de cherté de la vie et c’est important de venir voir la réalité sur le terrain. On ne doit pas seulement se contenter de la version théorique de la coopération mais plutôt de voir la coopération en action », a-t-il soutenu. Il a révelé que depuis des millénaires, le sel est produit de manière artisanale et il s’avère important d’en moderniser le processus tout en préservant le côté traditionnel. «Je suis très heureux d’être dans une activité comme celle-ci. C’est une première cette année de pouvoir aller voir le fruit d’une coopération », a-t-il reconnu. Il a noté que le plus important est de faire une convergence d’intelligences mais aussi une mutualisation des moyens pour répondre aux défis auxquels le Bénin est confronté. Actualités 30 mai 2022


Réorganisation de la chefferie traditionnelle : Patrice Talon installe les membres de la commission
Le paysage de la chefferie traditionnelle aura bientôt un nouveau visage. A la suite de leur désignation en Conseil des ministres le mercredi 11 mai dernier, les membres de la commission chargée d’élaborer les actes nécessaires pour réformer la chefferie traditionnelle et l’amener à jouer pleinement son rôle pour le développement et la stabilité du Bénin ont été installés ce vendredi 27 mai par le chef de l’Etat, au terme d’une séance de travail au palais de la Marina. A cette occasion, Patrice Talon leur a précisé l’importance de leur mission qui peut se répartir en deux volets. Tout en reconnaissant la délicatesse de la mission confiée à cette équipe présidée par le professeur Albert Bienvenu Akoha, le président de la République lui demande, en ce qui concerne le premier volet du travail, "d'essayer de rétablir la réalité de ce qu'étaient nos royaumes et la manière dont ils étaient administrés, les règles de succession...". En réalité, il n’est pas question, nuance-t-il, de moderniser mais plutôt de "réhabiliter ce qui se faisait pour rester conforme à nos traditions à l'exception de ce qui n'est plus compatible avec nos lois". Quant au second volet, il sera constitué des réflexions autour des prérogatives de la chefferie traditionnelle. Appuyée par des membres des institutions de la république, la commission va proposer, entre autres, comment la chefferie traditionnelle va contribuer à la cohésion sociale et aider dans les conciliations. Elle va aussi explorer ce qui peut être dévolu à la chefferie traditionnelle en matière de gestion de la cité et définir les moyens à mettre en place dans l'accomplissement de cette charge.     Société 29 mai 2022


Palmier à huile au Bénin : 1,75 million de plants prévus pour la campagne
Au Bénin, la campagne de plantation de palmier à huile sélectionné a été officiellement lancée le 27 mai 2022 au village Illasso-Nagot, arrondissement de Yoko, commune de Sakété. Pour cette 3e édition, il est prévu 1 750 000 plants sélectionnés dont 125 000 subventionnés par le gouvernement. Le palmier à huile au Bénin veut retrouver sa gloire. Les acteurs se sont engagés pour cela lors du lancement de la campagne sur le site de Sosthène Salako, un des bénéficiaires des plants subventionnés. Au titre de la 3e édition de cette campagne, il est prévu 1 750 000 plants sélectionnés dont 125 000 subventionnés par le gouvernement. Pour être élu promoteur bénéficiant de plants sélectionnés, il faut avoir réservé au moins les plants auprès d’un pépiniériste agréé, avoir un site propice pour le palmier à huile et respecter les itinéraires techniques pour la mise en terre. Après que l’Agence Territoriale de Développement Agricole – Plateau (ATDA-Plateau) s’est assurée du respect de tous ces critères par le demandeur, ce dernier est doté de la moitié de ses besoins en plants. En effet, sur un site d’un hectare par exemple, il est recommandé la mise en terre de 143 plants. Le promoteur supporte la moitié, et l’ATDA-Plateau l’autre moitié. Environnement 28 mai 2022


Variole du singe :La flambée est « maîtrisable » selon l’OMS
Alors que plus de 250 cas confirmés et suspects de variole du singe ont été recensés depuis la détection du premier cas le 7 mai dernier en dehors des foyers habituels de la maladie, cette flambée des infections si inhabituelle soit-elle, reste « maîtrisable », a indiqué le mardi 24 mai 2021 l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Plus de peur que de mal.
Selon l’Oms, le risque pour le grand public semble être faible, car les principaux modes de transmission ont été ceux décrits dans le passé.  « Ce que nous savons de ce virus et de ces modes de transmission, cette flambée peut encore être contenue. C’est l’objectif de l’Oms et des États membres de contenir cette flambée et de l’arrêter », a déclaré lors d’une conférence de presse à Genève, Dr Rosamund Lewis, Cheffe du Secrétariat de la variole du programme d’urgence de l’OMS. Mais l’agence sanitaire mondiale de l’ONU ne stoppe pas pour autant la surveillance. Elle enchaîne les réunions, en pleine Assemblée mondiale de la santé à Genève, pour faire à ses Etats membres des recommandations sur la conduite à tenir face à cette pathologie, signalée dans 16 pays. Il est possible de stopper la transmission du virus dans les pays non endémiques, puisque l’Oms ne voit pas de signe d’une mutation du virus. Ce virus présentait moins de mutations mais que le séquençage permettrait de mieux comprendre la récente flambée de nouvelles infections. « La maladie infectieuse n’a pas tendance à évoluer », a fait valoir l’OMS. Dans le même temps, les cas de contaminations dans le rang des homosexuels font polémique. La variole du singe est une zoonose virale (un virus transmis à l'homme par les animaux) avec des symptômes très similaires à ceux observés dans le passé chez les patients atteints de variole, bien qu'elle soit cliniquement moins sévère. Il existe deux groupes viraux de la variole du singe : le groupe viral ouest-africain et le groupe viral du bassin du Congo (Afrique centrale). Le nom de variole du singe provient de la découverte initiale du virus chez des singes dans un laboratoire danois en 1958. Le premier cas humain a été identifié chez un enfant en République démocratique du Congo en 1970. Santé 28 mai 2022


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