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Nouvelles

Edgar Maxime Déguénon, fondateur de l’Amap Bénin; « L’agriculture bio préserve la santé et l’environnement »

Edgar Maxime Déguénon, formateur et conseiller en horticulture et en irrigation, est le coordonnateur de l’Ong Hortitechs Développement qui vient en appui-conseil à l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap-Bénin) dont il est le fondateur. Il nous parle des activités de cette association qui prône le tout bio pour la préservation de l’environnement et de la santé, ainsi que des contraintes.

La Nation : Pourquoi avez-vous senti le besoin de fonder l’Amap Bénin ?

Edgar Maxime Déguénon : L’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) a été créée pour mettre directement en relation agriculteurs, transformateurs et consommateurs. Il s’agit d’un système de circuit court, un système d’économie solidaire qui permet de soutenir les agriculteurs locaux en préfinançant leur récolte, et aux consommateurs de déguster des produits de saison, issus d’une agriculture de proximité, dans le respect de la nature et de l’environnement.
Pourquoi opter pour une agriculture exclusivement bio ?

L’agriculture conventionnelle occasionne des dégâts. Il y a des avantages du point de vue sanitaire à préférer l’agriculture biologique. Le consommateur s’assure de manger des produits de qualité, parce qu’il y a une traçabilité qu’on peut vérifier facilement depuis les semences, les intrants organiques jusqu’à la commercialisation des produits. Des mesures sont prises pour que les produits soient bien gardés, entretenus dans des conditions d’hygiène. Du point de vue environnemental, le fait que les producteurs membres de l’Amap n’utilisent pas les engrais chimiques permet de protéger l’environnement, l’eau et le sol.

Quelles sont les contraintes à l’agriculture biologique et comment faites-vous pour les lever ?

Entre autres contraintes identifiées, il y avait des difficultés liées à l’arrosage, à la rupture par moments des intrants organiques, au transport des produits des champs vers les unités de transformation. L’Amap Bénin a eu un appui de Servair et de l’Ong Acting for Life (Afl), à travers le projet Fraibio mis en œuvre depuis octobre 2018 pour aider les producteurs issus de l’agriculture familiale à accéder à de nouveaux marchés. Les producteurs ont été formés, équipés en kits d’irrigation ; il y a également un magasin qui a été construit pour pouvoir abriter temporairement les fruits, légumes et autres produits. Un moyen de déplacement, une camionnette, a été mis à la disposition des producteurs pour le convoyage des produits dans de bonnes conditions.

Quel est le rôle de Hortitechs Développement aux côtés de l’Amap ?

L’Ong Initiatives pour le développement de la technologie agricole d’une horticulture protectrice de l’environnement et pour l’épanouissement économique et social « Hortitechs Développement » apporte un appui-conseil aux coopératives paysannes de l’Amap pour produire des fruits et légumes biologiques respectant les normes et les règles d’hygiène internationales. Nous veillons à ce que les produits cultivés par les membres de l’association soient sans intrants chimiques.

Ces produits sont-ils certifiés par un organisme ?

Il y a un organe qu’on appelle le Comité de régulation et d’évaluation (Cre), composé de producteurs, de consommateurs mais aussi d’autres organismes tels que l’Agence béninoise de la normalisation (Abenor), l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab), l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (Abssa) qui ont participé à la mise en place des outils de certification. L’organe de certification exige que le producteur ne soit pas loin, pour faciliter l’autocontrôle. La zone de production pour le moment, c’est: Sèmè-Podji, Ouidah, Tori, Toffo, Hêvié et Cotonou. Les fruits, légumes et jus de fruits de l’Amap Bénin sont certifiés bio Spg (Sytème participatif de garantie).

Avez-vous l’appui de l’Etat ?

Ce n’est pas encore très visible, mais je crois que ça va venir. J’ai dit tantôt qu’il y a des personnes ressources venant des institutions publiques dans le comité de régulation et d’évaluation. Il y a quelques jours, le ministère de l’Agriculture a organisé un atelier sur l’agriculture biologique et écologique et nous avons été invités. L’Etat commence à poser des pas et nous espérons qu’il viendra en appui à l’Amap pour la promotion d’une agriculture respectueuse de la nature.

Quelles sont les perspectives?

Nous sommes dans la dynamique d’étendre les activités de l’Amap. Des démarches sont menées dans ce sens. Des groupements de producteurs se rapprochent également de nous, comme les maraîchers du Mono-Couffo, de l’Atacora-Donga, de Kandi, etc. Nous avons commencé des renforcements de capacités sur les normes de production agro-écologique et de sécurité sanitaire ainsi que des visites de champs.
Au-delà du Bénin, il y a l’Amap Togo. Grâce au partenariat avec Afl, ils étaient en visite auprès de l’Amap Bénin pour s’enquérir de ce qui se fait et le démultiplier. L’objectif, c’est de pouvoir garantir la disponibilité d’une offre régulière et stable de produits locaux en qualité et en quantité suffisante et à des prix raisonnables pour les restaurateurs et les consommateurs, tout en assurant une rémunération équitable des producteurs.

Société 19 juin 2019


Baccalauréat 2019: Le centre de Tchaourou finalement délocalisé au Ceg Banikani

Les candidats à l’examen du Baccalauréat, session de juin 2019, au centre du Ceg 1 Tchaourou, composeront finalement au Ceg Banikani, dans le 2e arrondissement de Parakou. C’est pour des raisons de sécurité et d’équité.

Permettre à tous les candidats de composer dans les mêmes conditions. Tel est le souci de la direction de l’Office du baccalauréat, en délocalisant le centre de composition initialement prévu au Ceg 1 Tchaourou, au Ceg Banikani à Parakou.
Même si c’est seulement à 48 heures de l’examen que les candidats concernés ont été informés, le directeur de l’Office du baccalauréat, Alphonse da Silva, assure que tout sera fait pour qu’ils puissent aller composer. « C’est pour des raisons de sécurité mentale, physique et corporelle pour eux-mêmes, pour pouvoir composer et avoir les mêmes chances que les autres candidats, que cette décision a été prise », se défend le directeur. Bien que ce soit une conséquence des affrontements qu’il y a eus dans la localité, il se refuse de croire que l’objectif soit de pénaliser les candidats concernés. « Il ne s’agit pas de les stigmatiser ou de leur faire payer pour les manifestations organisées dans leur localité, surtout que l’année scolaire n’a pas connu de perturbations », a insisté le professeur Alphonse da Silva. La réalité, confiera-t-il, c’est qu’au cours des actes de débordements, le commissariat de la ville où le matériel sensible était censé être gardé en sécurité, a été incendié.
En attendant, ces candidats sont contraints de parcourir près de 56 km pour se rendre à Parakou. Ce n’est pas évident que tous aient des parents qui vont les héberger pendant les trois jours de composition. Mais si c’est la solution pour sauver les meubles, estimera le superviseur général du Baccalauréat session 2019 dans le Borgou et l’Alibori, Serges Atténoukon, l’Office du baccalauréat n’a pas le choix.
Toutefois, ce n’est pas la première fois que des candidats sont obligés de se déplacer de leurs localités pour aller composer dans une autre. Ils sont donc condamnés à s’adapter à la nouvelle situation qui leur est proposée.

Education 19 juin 2019


Mesures coercitives contre Boyi Yayi: Les avocats de Boni Yayi montent au créneau

Le tribunal de Cotonou, par la voix du procureur de la République, envisage des mesures coercitives contre l’ancien chef d’Etat, Boni Yayi. Cette décision n’est pas du goût des avocats de ce dernier. Ils ont apporté, au détour d’une conférence de presse, hier mardi 18 juin, à Cotonou, des clarifications, tout en appelant à la préservation de la paix au Bénin.

Ils ne sont pas restés en retrait des débats qui se mènent sur leur client. Les avocats de Boni Yayi ont réagi hier suite à la sortie du procureur de la République relative à des mesures coercitives à prendre contre l’ancien chef d’Etat. La mesure coercitive s’entend, selon Maître Kato Attita, comme diverses dispositions tendant à mettre sous contrôle judiciaire ou sous mandat d’amener, de dépôt et autres tout individu qui, délibérément, s’est soustrait à la justice. Or, de son entendement, l’ex-président ne s’est pas soustrait à la justice.
« Boni Yayi s’est expliqué et nous avons fourni la preuve de cette explication », a dit Me Kato Attita, soulignant qu’il est important de rétablir la vérité dans ce dossier. Il convient, selon l’avocat, de revoir les choses dans le sens de la préservation de la paix et de l’Etat de droit.
Envisager une mesure coercitive n’est pas une procédure banale, d’après Renaud Agbodjo qui rappelle également qu’il faille tenir au principe de la présomption d’innocence.
L’avocat de Boni Yayi rapporte que, selon son client, les conditions ne sont pas réunies pour qu’il soit écouté par le juge d’instruction.
« Notre travail s’arrête à interpeller pour que les gens fassent bien leur travail, notre travail s’arrête à inviter la justice à être équitable, égalitaire et indépendante. Puisque ce sont ces principes qui la gouvernent », a-t-il insisté.

Actualités 19 juin 2019


Pour refus de se faire écouter: Des mesures coercitives envisagées contre Boni Yayi
[caption id="attachment_32808" align="alignnone" width="1024"]Le procureur Mario Metonou[/caption]

 Du nouveau sur la situation de l’ancien président Boni Yayi dont l’audition a été manquée deux fois de suite. Lors d'un point de presse qu'il a animé ce jour, le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou Elon'm Mario Metonou a fait savoir que le juge d’instruction envisage des mesures coercitives à son encontre.

Le refus de Monsieur Boni Yayi de se prêter aux questions du juge d'instruction, en dépit de la prévenance et de la délicatesse observées à son égard, a conduit à présent le juge à envisager à son encontre la mise en œuvre de mesures coercitives ». C’est ce qu’a laissé entendre le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Cotonou Elon'm Mario Metonou. Il précise en effet que la décision du juge d'auditionner Boni Yayi à domicile, est non seulement légale mais procède aussi d'usages établis qui tirent leur fondement des égards dus à son rang. Il rappelle dans ce sens que Me Adrien Houngbédji, alors président de l'Assemblée nationale, a été auditionné dans le cadre d'une enquête préliminaire, à son domicile à Porto-Novo par des fonctionnaires de la Police républicaine partis de Cotonou. Et de surcroît, il ajoute que Boni Yayi, lui-même, alors qu'il était chef de l’Etat, avait été entendu à la présidence de la République par un juge d'instruction dans le cadre d'une affaire. A en croire le procureur Mario Metonou, une telle audition n’est pas la première et c'est le refus de l’ancien président Boni Yayi de s’y prêter qui a conduit le juge d’instruction du 4ème cabinet Aubert Kodjo à envisager des mesures coercitives. Mais de quelles mesures s’agit-il ? Une assignation à domicile ? Un mandat de comparution ? Le déclenchement de la procédure de mise en accusation devant la Haute Cour de Justice… ? Nous en saurons davantage dans les jours suivants.

 

Actualités 18 juin 2019


Le président Patrice Talon aux start-upeurs béninois à Sèmè city : « Tony Elumelu est une référence universelle »

Le président de la République a créé la surprise en se déplaçant à Sèmè city, lundi 17 juin, aux cotés de l’homme d’affaires nigérian Tony Elumelu. Le chef de l’Etat a saisi l’occasion pour dire tout le bien qu’il pense de l’homme.

Le président Patrice Talon n’a pas du tout tari d’éloges à l’endroit du patron de la Fondation Elumelu. « Tony Elumelu est une référence universelle », laisse-t-il entendre, soulevant haut la main de l’homme d’affaires nigérian. « J’ai été certes un tout petit homme d’affaires, mais c’est un homme que je respecte et je rêve que bon nombre de Béninois l’aient comme référence », enchaine-t-il. Mieux, le chef de l’Etat souhaite que prenant exemple sur son parcours et sa réussite, les jeunes non seulement l’imitent, mais aussi parviennent à le dépasser à force de travail et d’abnégation. « Vous devez être capables d’aller plus loin que lui pour faire sa fierté », exhorte le président Patrice Talon. Il ambitionne surtout de voir les jeunes entrepreneurs devenir tous des « Elumelu juniors ».
La partition de son gouvernement sera entière pour les y conduire, promet-il. L’une des illustrations de cet engagement, c’est Sèmè city, l'un des projets phares du Programme d’action de son gouvernement qui s’associe à la Fondation Tony Elumelu, la plus importante organisation philanthropique de soutien à l’entrepreneuriat en Afrique pour accélérer le développement du Bénin. Sèmè City, la cité internationale de l’innovation et du savoir rassemble dans un même lieu des institutions de formation, des centres de recherche et des incubateurs.

Actualités 18 juin 2019


Renouvellement des membres de la Haac: Franck Kpochémè, Armand Hounsou et Cécile Ahoumènou provisoirement élus

 L’élection des représentants des médias au sein de la 6e mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) s’est déroulée sur l’ensemble du territoire national le samedi 15 juin dernier. A l’issue du scrutin, les résultats provisoires donnent Franck Kpochémè, Armand Hounsou et Cécile Ahoumènou respectivement représentants de la presse écrite, de l’audiovisuel et des techniciens élus.

Le verdict est tombé. En attendant les résultats définitifs de la Commission électorale autonome de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Cea-Haac), les noms des nouveaux représentants des professionnels des médias au sein de la Haac (6e mandature), sont désormais connus. Il s’agit de l’ancien président de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), Franck Kpochémè élu dans la catégorie presse écrite, Armand Hounsou élu dans la catégorie audiovisuelle et enfin Cécile Ahoumènou, dans la catégorie des techniciens.
Après délibération, le score est resté serré entre les candidats Franck Kpochémè et Basile Tchibozo, dans la catégorie presse écrite. Mais, l’ancien président de l’Upmb a ratissé large dans la plupart des centres de vote, sauf à Cotonou. Au décompte final, le candidat Franck Kpochémè s’en sort provisoirement avec 196 voix soit 46% des suffrages contre 175 voix soit 41% pour son challenger, Basile Tchibozo. Brice Ogoubiyi a recueilli 29 voix soit 7% suivi de Guy Constant Ehoumi qui ferme la marche avec 23 voix soit 5% des suffrages. Dans la catégorie audiovisuelle, Armand Hounsou vient en tête avec 458 voix soit 69% des suffrages contre 115 voix soit 17% pour Martine de Souza et 80 voix soit 12% des suffrages pour Hilaire N’Da.
Dans la catégorie des techniciens, Cécile Ahoumènou recueille 156 voix soit 51% des suffrages devant Gervais Zossou, 79 voix soit 26%, Honoré Atohoun et Sophie Atalé qui ont eu respectivement 29 voix soit 9%, et enfin Bernard Bonou qui boucle la boucle avec 12 voix soit 4% des suffrages.
Franck Kpochémè, Armand Hounsou et Cécile Ahoumènou s’en sortent donc vainqueurs et sont prêts à siéger à la Haac pour le compte de la 6e mandature. Mais en attendant, tous les regards sont tournés vers la Cea-Haac pour la proclamation des résultats définitifs.

Actualités 18 juin 2019


Désignation des membres de la Haac, 6e mandature: Les regards tournés vers le bureau du Parlement et le chef de l’Etat

Le bureau de l’Assemblée nationale et le président de la République, Patrice Talon sont attendus dans les tout prochains jours pour désigner leurs six représentants, à raison de trois chacun, pour que soient au grand complet les membres de la sixième mandature de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). Puisque les trois représentants des professionnels des médias sont désormais connus.

Le compte à rebours en vue du renouvellement des neuf membres de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a commencé après l’élection, samedi 15 juin dernier, des trois représentants des professionnels des médias au sein de cette institution de la République. Laquelle élection a consacré la victoire de Franck Kpochémé au titre de la catégorie Presse écrite, Armand Hounsou et Cécile Ahoumènou pour le compte respectivement de l’Audiovisuel et de Technicien des télécommunications. Les regards sont désormais tournés vers le bureau de l’Assemblée nationale et le président de la République habilités à désigner les six membres restants. En effet, aux termes de la loi organique n°92 -021du 21 août 1992 relative à la Haac, le bureau de l’Assemblée nationale désigne trois représentants à savoir : un communicateur ; un juriste et une personnalité de la Société civile. Idem pour le président de la République qui nomme aussi trois personnes à savoir un communicateur ; un juriste et une personnalité de la Société civile. Et l’article 20 de la même loi prévoit que : « Le renouvellement des membres de la Haac doit intervenir au moins un mois avant l’expiration de leur mandat ». En l’espèce, ce délai d’un mois expire normalement le jeudi 20 juin prochain puisque les membres de la Haac, cinquième mandature, ont été installés le 21 juillet 2014 par le président de la République pour un mandat de cinq ans non révocable et non renouvelable. Techniquement, ce mandat arrive à terme le 20 juillet prochain à minuit. Ainsi, à l’aune des dispositions de l’article 20 de la loi organique sur la Haac, les noms des six membres restants doivent être connus au plus tard d’ici jeudi 20 juin prochain. Le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou et les autres membres de son bureau devraient être en train de se préparer pour procéder à la désignation de leurs trois représentants au sein de la prochaine Haac. Il devrait en être de même du côté du président de la République qui, habituellement, boucle la boucle en désignant ses représentants à la suite des professionnels des médias et du bureau de l’Assemblée nationale. A titre illustratif, pour la 5e mandature, les médias ont élu leurs trois représentants (Marie-Richard Magnidet, Souleymane Ashanti et Romaric Kessou) le 17 mai 2014 ; le bureau de l’Assemblée nationale d’alors a désigné les siens (Pascal Zantou, Félix Adimi et Rosette Gbessou) le 18 juin 2014 et l’ex-président de la République a nommé ses représentants (Adam Boni Tessi, Gracias Noutaïs Holo et Lambert Dogo) le 23 juin 2014. L’ordre risque d’être à nouveau respecté pour la désignation des membres de cette Haac, sixième mandature. C’est dire que les tout prochains jours seront davantage riches en actualité liée au renouvellement des membres de la Haac.

Critères rigoureux

Il faut dire qu’aux termes de l’article 14 de la loi organique relative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), nul ne peut être membre de la Haac s’il n’est de nationalité béninoise; s’il ne jouit de tous ses droits civils et politiques ; s’il ne réside sur le territoire de la République du Bénin un an au moins ; s’il n’est de bonne moralité et d’une grande probité ;
s’il ne justifie d’une expérience professionnelle d’au moins dix ans en ce qui concerne les professionnels des médias. La Haac est dirigée par un bureau composé d’un président, un vice-président et deux rapporteurs. Ce bureau est assisté d’un secrétariat administratif. Le président de la Haac est nommé après consultation du président de l’Assemblée nationale par décret pris en Conseil des ministres. Les autres membres du bureau, excepté bien sûr le président, sont élus par leurs pairs au scrutin secret et à la majorité absolue. Les fonctions de membre de la Haac sont incompatibles avec tout mandat électif, tout emploi public et toute activité professionnelle.
La Haac, conformément aux dispositions des articles 24, 142 et 143 de la Constitution du 11 décembre 1990 a pour mission : de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ainsi que de tous les moyens de communication de masse dans le respect de la loi ; de veiller au respect de la déontologie en matière d’information et à l’accès équitable des partis politiques, des associations et des citoyens aux moyens officiels d’information et de communication ; de garantir l’utilisation équitable et appropriée des organismes publics de presse et de communication audiovisuelle par les Institutions de la République, chacune en fonction de ses missions constitutionnelles et d’assurer le cas échéant les arbitrages nécessaires. Elle est une institution indépendante de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression de quelque nature que ce soit.

Actualités 18 juin 2019


Jeu concours Capsules Coca-Cola/Sobebra: Albérique Tchétinmè enlève la 2e voiture Toyota Rush

Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè est l’heureux gagnant de la deuxième et dernière voiture de marque Toyota Rush du Jeu concours Capsules Coca-Cola/Sobebra. Il a enlevé ce gros lot à l’issue du second tirage au sort de ce jeu tombola qui s’est déroulé, samedi 15 juin dernier, à Porto-Novo. C’était à la faveur d’une cérémonie riche en couleurs et en émotions au cours de laquelle plusieurs autres prix intermédiaires dont des tablettes ont été distribués à d’autres gagnants.

Le jeu concours Capsules Coca-Cola/Sobebra a connu son épilogue, samedi 15 juin dernier, à Porto-Novo, avec le deuxième et dernier tirage au sort de l’heureux gagnant de la seconde voiture de marque Toyota Rush qui est revenue à Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Ce dernier a été tiré au sort sous la supervision de l’huissier de justice, Me Charles Coovi, en présence du directeur commercial et marketing de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Patrick Razafimbélo et de la responsable marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou. La procédure du tirage était totalement transparente. Elle a consisté en la remise dans une urne transparente des noms de chacun des 49 détenteurs de capsules à quatre étoiles requises pour participer au jeu tombola. Une volontaire au sein du public s’est proposée pour procéder au tirage de l’heureux gagnant du jour. Pour garantir l’équité et l’égalité dans le tirage, l’huissier de justice a pris le soin de bander le visage de cette dernière. Ensuite, est venu le moment tant attendu où la jeune dame plonge sa main dans l’urne pour en sortir un seul nom : celui d’Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Il sonnait exactement 18 h 08 mn. A la lecture du nom par l’huissier de justice, Me Charles Coovi, l’heureux gagnant n’a pu se contenir. Il sautait de joie. Oubliant même ses chaussures, il a fait le tour des lieux de la cérémonie, les deux mains tendues vers le ciel, avant d’échouer devant le véhicule Toyota Rush flambant neuf de couleur blanche, superbement exposé sur les lieux. Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè était vraiment ivre de joie. Agé de 34 ans et assistant commercial dans un établissement à Cotonou, l’heureux du jour ne s’en revenait pas. Il était fou de joie d’enlever la deuxième voiture de marque Toyota Rush en mise pour ce Jeu concours Capsules Coca-Cola. Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè dit être un fidèle consommateur des produits Coca-Cola. Il a acheté la fameuse bouteille qui lui a permis de trouver la capsule à quatre étoiles au bar Coca-Cola situé au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Cotonou. Il l’a décapsulée vers 22h et découvert l’agréable surprise. « Je ne saurais dire ce que je ressens en ce moment. Je ne peux pas imaginer que cette soirée sera réservée spécialement pour moi. Merci à Coca-Cola et à la Sobébra », a déclaré l’heureux gagnant qui a pris la clé de l’imposante voiture des mains de la responsable marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou qui avait à ses côtés le directeur commercial et marketing de la Société béninoise de brasseries (Sobebra), Patrick Razafimbélo.
Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè monte à bord de la voiture dont il devient désormais, sur un coup du destin, le propriétaire. Il met en marche le moteur et lance les phares et les clignotants du véhicule qui fait vraiment rêver. Lui qui avait déjà une voiture compte réfléchir avec le temps pour voir comment il pourra gérer cette seconde caisse dont le sort lui a fait grâce.

Coca-Cola, un label mondial

La responsable Marketing Coca-Cola en Afrique de l’Ouest et du Centre francophone, Azizah Abdou, est revenue sur le processus du jeu tombola lancé par sa société du 1er avril au 31 mai dernier. Selon elle, il suffisait au consommateur d’acheter un Coca-Cola, un Fanta citron ou un Sprite de 60 cl. Le client lira un message sous la capsule pour découvrir, s’il a gagné un lot qui part des bouteilles de boissons, des tee-shirts, des porte-clés et autres gadgets, jusqu’au gros lot, la voiture Toyota (deux au total) en passant par des motos et des tablettes. La première voiture a été enlevée, il y a quelques jours, par le jeune élève Christian Agonma tiré au sort, dans les mêmes conditions que Albérique Lougnon Aboua Tchétinmè. Plusieurs autres lots intermédiaires dont deux tablettes ont été remis à d’autres gagnants au cours de la même cérémonie du samedi 15 juin dernier. Ainsi, des tablettes ont été remises à Ulriel Dosseh Vodounon et à Dossa Zanou Dègbégnon. Le meilleur danseur de la soirée a été aussi gratifié de prix composé d’une somme de 50 mille francs Cfa et d’un voyage de rêve en Côte d’Ivoire.
Pour Azizah Abdou, ce jeu tombola est la meilleure façon pour Coca-Cola de célébrer ses fidèles et inconditionnels consommateurs. C’est-à-dire ceux-là qui, en dehors de l’eau, ne boivent que Coca-Cola, un label mondial depuis plus de 100 ans. Cette marque est au Bénin depuis plus de 50 ans, grâce à la Sobébra, une entreprise leader engagée à désaltérer la population avec une gamme de produits riches et accessibles à toutes les classes sociales du pays, vante la responsable Coca-Cola Afrique de l’Ouest et du Centre francophone. « Partout où il y a du bonheur et rafraîchissement, Coca-Cola est là avec son goût unique et ses diverses autres marques comme Fanta et Sprite », fait savoir Azizah Abdou avant d’inviter la population à continuer à consommer les produits de Coca-Cola parce qu’ils sont les meilleurs de par leur grande qualité.
Abondant dans le même sens, le chef Produit boissons non alcoolisées de la Sobébra, Nelly Mèdagbé, explique qu’à travers ce concours de promotion, Coca-Cola/Sobébra entend se rapprocher davantage de ses consommateurs. « Depuis quelques années, Coca-Cola ne fait plus de grandes actions à l’endroit de ses clients consommateurs des boissons non alcoolisées et des boissons gazeuses », précise-t-elle. Ce jeu concours a été donc initié, ajoute Nelly Mèdagbé, pour remercier toute la clientèle et lui dire que Coca-Cola est dans la place. Le chef Produits boissons non alcoolisées de la Sobébra annonce que la fin de ce jeu concours n’est que le début de plusieurs autres surprises à la Sobébra. D’autres grandes actions de promotion et innovations qui peuvent ne pas être forcément des jeux tombola sont prévues pour d’ici avant la fin de l’année 2019, promet-elle. Pour cela, le chef Produit boissons non alcoolisées de la Sobebra invite les clients à rester aux aguets et à continuer de consommer les produits de la société afin d’en bénéficier. Nelly Mèdagbé rassure par ailleurs de la qualité des produits de la Sobebra, comme en témoigne, explique-t-elle, les nombreuses certifications reçues à l’international. Elle exhorte alors les populations encore incrédules à faire un tour à la Sobebra pour découvrir toutes les merveilles qu’opère la société qui reste une référence en matière de brasserie.

Société 17 juin 2019


Recherche agricole au service du développement: Deux chercheurs béninois distingués

Les professeurs Adolphe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan, deux monuments de la recherche agricole au Bénin, en Afrique et dans monde, ont été distingués, mercredi 12 juin dernier à Cotonou. Ils ont été honorés par les acteurs du secteur agricole béninois pour la qualité de leurs travaux de recherche.

Adolphe Adjanohoun, actuel directeur général de l’Institut national de recherche agricole du Bénin (Inrab) et Joseph Hounhouigan, ex-doyen de la Faculté des sciences agronomiques (Fsa) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), et actuel directeur du laboratoire de sciences des aliments de la Fsa. Ces deux professeurs chevronnés, rompus à la tâche et fermement attachés aux recherches scientifiques dans le secteur agricole ont été distingués, mercredi dernier, par les acteurs du secteur agricole et les autorités béninoises au plus haut niveau. Sans oublier leurs parents, amis et collègues de service.
En effet, les deux impétrants se consacrent depuis plusieurs dizaines d’années à la recherche agricole. Riz, maïs, manioc, ananas, palmier à huile, soja, presque tous les produits agricoles ont été revisités par des centaines de projets de recherches coordonnés distinctement par les deux éminents professeurs. Des recherches qui, indique-t-on, ont produit des fruits dont les producteurs, partout dans le monde, usent et abusent chaque jour. A cela s’ajoutent leurs publications scientifiques indénombrables. Immenses et denses, les parcours des deux nominés forcent admiration et respect.
La distinction de ce jour est « la preuve de ce qu’ils représentent» dans le secteur agricole et en milieu universitaire, a déclaré
Patrice Sewadé, porte-parole des organisateurs de la cérémonie de distinction et coordonnateur des associations Sojagnon et Redad, entendez Réseau de développement d’agriculture durable. Mais Adophe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan ne sont pas que des enseignants-chercheurs. Ils sont également des pères et des époux attentionnés et diplomates malgré le long moment qu’ils consacrent à leurs travaux, témoignent des proches des deux professeurs. C’est un mari «doux», laisse entendre la femme d’Adolphe Adjanohoun au beau milieu de son témoignage, enflammant de ce fait l’assistance.
L’éloge de dame Cynthia Hounhouigan épouse Hodé envers son père Joseph Hounhouigan donne également la chair de poule. L’exemple de papa l’a poussée, dit-elle, à chercher une âme sœur à l’image de son géniteur. Autrement dit, les deux brillants chercheurs sont des oiseaux rares. La belle preuve, c’est qu’ils sont les seuls à avoir été retenus sur une longue liste de propositions de noms, après un tri « sévère », effectué par le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Ce dernier en donne, lui-même, la certitude avant de livrer, plus loin, un témoignage émouvant à l’endroit des heureux élus.
Se succédant au pupitre, Adolphe Adjanohoun et Joseph Hounhouigan ont exprimé toute leur gratitude aux organisateurs de cette cérémonie de « distinction inédite », aux autorités béninoises ainsi qu'à leurs parents, amis et collègues. Pour les deux chercheurs, la distinction qui leur a été décernée est un encouragement à mieux faire. Ils n’ont pas manqué de souligner l’importance de la recherche scientifique pour le développement d’une nation (comme le Bénin) et de louer, par ailleurs, les efforts du régime de la Rupture visant à améliorer le quotidien des enseignants du supérieur, l’environnement de la recherche au Bénin et la vulgarisation des résultats de recherche. Il est à noter que les deux récipiendaires ont reçu leurs prix des mains des ministres Gaston
Dossouhoui de l’Agriculture et Marie Odile Attanasso en charge de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.

Actualités 14 juin 2019


Désignation dans les Parlement régionaux et autres: Les députés de l’Union progressiste font reporter les travaux

Le groupe parlementaire Union progressiste n’a pas permis ce jeudi 13 juin, à l’Assemblée nationale de désigner et d’adopter la liste de ses 26 représentants au sein des Parlements régionaux et de certaines institutions à caractère national.

L’on devra patienter jusqu’à la séance plénière du mardi 18 juin prochain pour connaitre les représentants de l’Assemblée nationale au sein des Parlements régionaux en l’occurrence le Parlement panafricain, le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Cip/Uémoa), le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ainsi que dans certaines institutions à caractère national telles que la Haute cour de justice (Hcj), la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh) et l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp). La séance plénière de ce jeudi 13 juin a révélé que les députés, surtout ceux de l’Union progressiste, ne sont pas toujours prêts. Le constat a été fait par le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Selon lui, jusqu’à l’ouverture de la séance plénière d’hier, il n’a reçu que la liste des propositions de noms des députés du groupe parlementaire Bloc républicain. Or, lors de la séance plénière du jeudi 6 juin dernier au cours de laquelle la clé de répartition des sièges à pourvoir a été adoptée, il a été convenu que les deux groupes parlementaires devraient faire parvenir au président de l’Assemblée nationale pour adoption, leurs listes avant la plénière de ce jeudi. Le président de l’Assemblée nationale a fait constater, dès lors, que tous les ingrédients ne sont pas réunis pour permettre à la plénière de vider ce dossier.
Le président du groupe parlementaire de l’Union progressiste, Marcellin Ahonoukoun, prend alors la parole et informe la plénière qu’il y a encore quelques réglages à faire à l’interne de son bloc avant de déposer sa liste. Cette difficulté ne pourra pas être réglée hier, dit-il au président Louis Vlavonou qui voudrait suspendre les travaux pour les reprendre à 20h.
Marcellin Ahonoukoun demande au président de l’Assemblée nationale de lui accorder la journée de ce vendredi 14 juin ou carrément celle du lundi 17 juin en vue de permettre à son groupe parlementaire de finaliser ses tractations pour déposer sa liste. Le président de l’Assemblée nationale a préféré accorder jusqu’au mardi 18 juin aux députés progressistes pour leur permettre de disposer suffisamment de temps pour se mettre au pas au même titre que leurs collègues du Bloc républicain.
Il faut signaler que, conformément à la clé de répartition adoptée le jeudi 6 juin dernier, le groupe parlementaire de l’Union progressiste va désigner neuf représentants au sein des Parlements régionaux contre six pour leurs collègues du Bloc républicain. Six et cinq sièges reviennent respectivement à l’Union progressiste et au Bloc républicain en ce qui concerne le partage des postes au sein des institutions à caractère national. Ainsi, la séance plénière décisive devant permettre à l’Assemblée nationale, 8e législature de désigner ses 26 représentants au sein des Parlements régionaux et autres institutions à caractère national a été renvoyée à mardi 18 juin prochain.

Actualités 14 juin 2019


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