La Nation Bénin...
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La Cour constitutionnelle, par décision Dcc 19-242 du 31 mai 2019, a déclaré contraires à la Constitution du 11 décembre 1990, les dispositions de la loi n°2019-13 portant statut du personnel parlementaire en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale en sa séance plénière du 4 mars dernier.
La loi n°2019-13 portant statut du personnel parlementaire en République du Bénin adoptée par l’Assemblée nationale le 4 mars dernier a été cassée par la Cour constitutionnelle. Le Parlement devra donc revoir sa copie. C’est du moins, la décision du juge constitutionnel saisi par le président de la République, Patrice Talon qui a déféré, le 9 avril dernier, le texte à la Haute juridiction pour contrôle de conformité à la loi fondamentale du Bénin. Statuant en effet sur le dossier, la Cour constitutionnelle a jugé la loi non conforme à la Constitution béninoise. Cela, au motif que l’article 98 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui fixe les domaines de la loi ne confère pas pouvoir à l’Assemblée nationale de disposer sur le statut du personnel parlementaire. Pour le juge constitutionnel, le fondement de cette loi dérogatoire doit être recherché, dans ces conditions, dans le principe de la séparation des pouvoirs et dans ce cas régir l’ensemble du personnel des institutions de contre-pouvoir dans l’Etat. De façon plus claire, la Haute juridiction demande à l’Assemblée nationale de revoir sa copie en votant une loi générale qui prend en compte, outre le personnel du Parlement, celui des autres institutions de contre-pouvoir telles que la Cour constitutionnelle, la Haute cour de justice et autres. La lecture de la décision a été faite au titre des communications à l’entame de la séance plénière de ce jeudi 13 juin au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
La loi querellée, faut-il le signaler, est initiée sous la septième législature par le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian. Elle est composée de 116 articles répartis en 16 chapitres et organise la carrière des agents du Parlement. Elle devrait permettre de clarifier le statut juridique du personnel parlementaire ; protéger les agents parlementaires contre les aléas politiques ; sécuriser les emplois de l’administration parlementaire; bien gérer la carrière du fonctionnaire parlementaire et renforcer le principe de la continuité du service public malgré la succession des législatures. Le texte traite également des questions relatives, entre autres, à la hiérarchisation des emplois parlementaires ; aux modalités d’accès à la fonction publique parlementaire ; aux conditions relatives au stage probatoire et à la titularisation ; aux différents corps du personnel parlementaire ; aux droits du personnel parlementaire; aux positions administratives; à l’organisation des carrières ; à la rémunération et autres avantages ; aux récompenses et à la discipline; à la sécurité et la santé au travail; à la cessation de service et aux dispositions transitoires.
Ainsi, les députés de la huitième législature dont est encore membre l’auteur de cette loi, Robert Gbian, savent ce qu’ils ont désormais à faire s’ils tiennent à voir ce texte, promulgué et mis en vigueur dans l’intérêt de leurs collaborateurs.

Les produits certifiés bio de l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap Bénin) étaient sous les feux de la rampe, ce mercredi 12 juin à l’Institut français à Cotonou. C’était à la faveur d’un buffet bio et d’une exposition-vente organisés par Servair Bénin en collaboration avec les Ong Acting for Life (Afl) et Hortitechs Développement.
Manger sain et local, tel est le credo de l’Association pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap Bénin) qui approvisionne en fruits, légumes et jus de fruits certifiés bio Spg (Sytème participatif de garantie) le groupe Servair, leader français de la restauration et des métiers de la logistique du transport aérien. Les produits de l’organisation étaient à l’honneur hier à Cotonou, à l’occasion d’un buffet bio et d’une exposition-vente co-organisés par la Brasserie de l’Institut français (gérée par Servair Cotonou), l’Ong française Acting for Life (Afl) et Hortitechs Développement du Bénin.
Outre la gastronomie alléchante faite de divers mets à base des produits cultivés par les membres de l’Amap Bénin, des paniers de légumes et de fruits bio : concombre, carotte, gombo, amarante, navel, cornichon, laitue, ainsi que différentes gammes de jus de baobab, de gingembre, de mangue, d’ananas, de pastèque, ou de cocktail de fruits sont proposés au public à des prix abordables. Le panier de légumes de 3 kg coûte 2500 F Cfa ; celui de 6 à 8 kg est au prix de 5000 F et celui de 10 à 15 kg à 9500 F ; le pack de jus de fruits est livré entre 1600 et 2000 F Cfa.
Cet événement promotionnel s’inscrit dans le cadre du projet « Fraibio » d’appui aux producteurs issus de l’agriculture familiale pour l’accès à de nouveaux marchés. A travers ce programme financé à hauteur de 180 000 euros soit près de 120 millions F Cfa sur la période 2018-2022, l’Ong Afl participe à la création d’un partenariat durable entre l’organisation de producteurs et Servair Bénin qui redistribue à un large réseau de la restauration collective à Cotonou, précise Bertrand Lebel, directeur exécutif d’Acting for Life.
Comment garantir la disponibilité d’une offre régulière et stable de produits locaux en qualité et en quantité suffisante, tel est l'enjeu, souligne Christian Gauthier, directeur général adjoint pour l'Afrique de Servair. Pour ce faire, le groupe soutient l’Ong Afl qui appuie les paysans et les transformateurs à travers la fourniture de semences et autres intrants organiques, des équipements agricoles notamment en matière d’irrigation et de stockage des produits, des formations sur les normes de production agro-écologique et de sécurité sanitaire. Aussi, les accompagne-t-elle dans la négociation, la contractualisation et la sensibilisation des acheteurs (consommateurs, restaurateurs, transformateurs, entreprises privées, institutions publiques) à la commande de produits bio et locaux afin de leur assurer des débouchés commerciaux équitables et durables pour le développement de l’économie du territoire, ajoute Bertrand Lebel.
Avec plus de 10 ans d’expérience et l’appui-conseil de l’Ong Hortitechs Développement, l’Amap Bénin met en relation plus de 240 producteurs et 20 transformateurs pour servir plus de 600 consommateurs abonnés à 30 variétés de produits respectant les normes et règles d’hygiène. « Notre ambition, c’est d’étendre nos activités au-delà de Cotonou et périphéries », confie Luc Claude Adingni, président de l’Amap Bénin. Il exhorte d’une part les autres producteurs et transformateurs à se joindre au réseau pour booster la production biologique et durable, et d’autre part le public à adopter les produits sains qui préservent leur santé.

Dans le Mono, le préfet Komlan Zinsou et des personnalités telles que le maire de Comé et le député Euric Guidi de la 17e circonscription électorale ont procédé hier, mardi 11 juin, au lancement du Certificat d'études primaires (Cep) session de juin 2019 dans la salle de composition numéro 2 de l’école urbaine centre de Comé.
Dans la salle de composition numéro 2, ce sont 33 candidats dégourdis qui ont accueilli, dans la matinée d’hier, la délégation conduite par l’autorité préfectorale. Deux candidats étant absents sur les 35 attendus dans cette salle. Au préfet Komlan Zinsou qui voulait savoir, en effet, ceux qui ont envie de réussir, les candidats ont crié en chœur « moi, moi», en levant leurs doigts. Le spectacle provoque des éclats de rires qui font place, par la suite, aux encouragements et conseils de la délégation. Puis sonna 8h30. Le préfet défait les emballages dont l’intégrité a été préalablement validée par des candidats. Il en sort des épreuves portant sur la Compréhension de l’écrit prévue pour une durée de 60min. Cette phase écrite de l’examen prend fin ce vendredi dans le Mono tout comme dans les autres départements du Bénin.
A l’école urbaine centre de Comé, 702 candidats planchent dans 20 salles de composition. La plupart des salles avaient reçu la visite de la délégation préfectorale avant la cérémonie de lancement. Plusieurs autres centres d’examen de la cité des Waci ont été également visités avant la descente dans des communes telles que
Houéyogbé et Grand-Popo. Dans ces deux communes, le préfet et sa suite sont allés s’assurer notamment des conditions de prise en charge des candidats malentendants et malvoyants respectivement à Hainde et à Djanglanmey.
Au plan départemental, ce sont au total 11 916 candidats dont 5 427 filles qui planchent, selon le directeur départemental en charge de l’Enseignement primaire. Lambert
Bossou indique que cet effectif est légèrement en baisse compte tenu du taux de réussite de 67,35% enregistré en 2018.
Sur le terrain, le préfet Komlan Zinsou dit avoir vu des candidats bien préparés. « Je dirai qu’ils sont très aguerris pour affronter les épreuves grâce au climat apaisé qui caractérise cette année scolaire », signale-t-il en saluant les sacrifices consentis par les acteurs du système éducatif et le gouvernement. Le député Euric Guidi relève, à son tour, la ponctualité dans la présence des candidats sur les lieux de composition et dans le démarrage de celle-ci. Souhaitant voir se maintenir ce bon comportement, il a exhorté notamment les parents à ne pas baisser la garde. « Il ne faut pas qu’il y ait des retards dès demain ou que certains abandonnent », plaide-t-il.
Pour finir, le préfet, le député et le maire de Comé, Pascal Hessou, invitent, tour à tour, les candidats à donner le meilleur d’eux-mêmes en vue d’améliorer le taux de réussite de l’année dernière. « Je souhaite que le département fasse mieux en termes de résultats. Qu’il occupe la tête du classement sur le plan national», souhaite le préfet Komlan Zinsou. Cet objectif est bien possible, selon le directeur départemental qui fait référence à la qualité de l’encadrement et l’accompagnement dont les apprenants ont bénéficié durant toute l’année scolaire.

Le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, accompagné du préfet de l’Atacora, Lydie Déré Chabi Nah, a lancé au complexe scolaire de Tchankossi, dans la commune de Matéri, l’examen du Certificat d’études primaires, ce mardi 11 juin. C'était en présence du maire et des autorités locales.
L’introduction de la dictée n’est pas éliminatoire mais elle constitue désormais une nouvelle matière entrant en compte dans l’évaluation des apprenants du cours primaire, a fait remarquer Salimane Karimou, ministre en charge des Enseignements maternel et primaire.Il s’agit d’améliorer les performances des enfants dans l’apprentissage du français qui demeure, selon lui, la langue de travail.
Le ministre, en bon père de famille, a fait le tour des quatre salles de composition du centre de lancement à Tchankossi pour rassurer tous les candidats sur le fait que les épreuves seraient à leur portée et qu’elles ont été composées par leurs encadreurs selon les programmes qui ont été exécutés au cours de l’année. Pour lui, les candidats ne doivent pas avoir peur, car ils ont terminé les programmes et la réussite est à leur portée.
« Lisez posément avant de commencer à répondre aux questions. Cette année, vous allez composer en dictée ; … cherchez les verbes auxquels les sujets se rapportent… », a conseillé entre autres Salimane Karimou aux candidats, avant de faire vérifier que les enveloppes contenant les épreuves étaient bien scellées.
Deux conditions essentielles, selon le ministre, fondent le choix du centre de l’examen. Il y a, relève le ministre, le choix selon la liste alphabétique des départements. Ainsi, après l’Alibori, c’est le tour de l’Atacora. Puis, cela dépend du taux de réussite (13% à Tchankossi sur 65% au plan national l’année dernière) et du taux de déperdition scolaire.
« On vient ici pour fouetter l’envie et le bien-fondé d’aller à l’école et la nécessité d’y maintenir les apprenants », justifie le ministre Salimane Karimou.
Il a félicité et témoigné sa gratitude à tous les acteurs du système éducatif pour le déroulement apaisé de l’année scolaire, notamment écoliers, parents d’élèves et le gouvernement pour tout son soutien.
Dans le centre de Tchankossi sont inscrits 134 apprenants dont 78 garçons et 56 filles. A l’appel ce matin, il y avait onze absents. Mais la présence d’un candidat libre avait attiré l’attention du ministre qui a relevé l’importance de ce premier parchemin qui atteste des compétences avérées d’un apprenant qui a régulièrement fait le cours primaire.

Les présidents des juridictions commerciales, les greffiers en chef et autres acteurs de la justice des 17 Etats membres de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada), prennent part du 11 au 14 juin à Cotonou à un atelier de validation des nouveaux formulaires des registres de commerce et de crédit mobilier (Rccm) et d’harmonisation de la liste des secteurs d’activités dans l’espace. Ces innovations permettront de fiabiliser l’information sur les opérateurs économiques.
L’atelier de validation des nouveaux formulaires des registres de commerce et de crédit mobilier (Rccm) et d’harmonisation de la liste des secteurs d’activités au sein de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) est l’aboutissement d’un long processus, s’est satisfait à l’ouverture des travaux, le secrétaire permanent de l’organisation, le professeur Cossi Dorothée Sossa. L’informatisation des fichiers du Registre du commerce et du crédit mobilier (Rccm) est déjà vieille de plus d’une décennie, rappelle-t-il. Mais, les moyens n’ont pas immédiatement suivi, admet-il. De l’eau aura donc coulé sous le pont et seule la volonté de faire avancer ce projet a permis de franchir des pas significatifs dont l’un des heureux aboutissements n’est que cet atelier. La rencontre se veut une opportunité pour « prendre en compte les évolutions technologiques en vue d’assurer une information juridique et financière fiable, sincère et accessible sur les commerçants et les sociétés commerciales ainsi que sur les sûretés consenties ».
Pour le secrétaire permanent de l’Ohada, la mise en place d’un système d’information interconnecté au niveau local, national et régional favorise la constitution de fichiers locaux, nationaux et régionaux informatisés, la transmission de données en temps réels ainsi que la fiabilité et l’accessibilité des données. Il ira encore plus loin, pour saluer le développement (enfin) d’une « solution logicielle de gestion des registres locaux et des fichiers nationaux du Rccm » à travers le Projet d’amélioration du climat des investissements (Paci). Le concours financier du groupe de la Banque mondiale a été déterminant pour parvenir à cet aboutissement qui fait suite à l’approbation par les Etats membres de l’organisation, en 2013, des termes de référence proposés à cet effet, souligne, reconnaissant, le professeur Cossi Dorothée Sossa.
Pour ce qui est de cette nouvelle solution, elle est déjà installée et déployée dans dix Etats membres notamment le Burkina Faso, la République centrafricaine, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée équatoriale, le Mali, le Niger et le Togo et s’étendra progressivement à tous les autres Etats membres de l’Ohada.
Harmoniser la liste des secteurs d’activités de l’Ohada
« Le logiciel développé devra à présent intégrer les formulaires mis à jour en adéquation avec les actes uniformes en vigueur et tenir compte d’une nomenclature uniformisée des codes des valeurs que peuvent prendre les champs de ces formulaires. Son efficacité dans l’exploitation quotidienne, de même que l’affranchissement des barrières linguistiques lors des consolidations au niveau régional sont à ce prix », explique-t-il. C’est d’ailleurs là, l’une des missions essentielles des quatre jours que dure la rencontre de Cotonou, destinée à permettre l’exploitation efficace du logiciel de gestion du Rccm-Ohada grâce à la mise à jour des formulaires datant de 2012 et la confection de ceux découlant des récents textes. Il permettra aussi d’harmoniser la liste des secteurs d’activités dans l’espace Ohada, car la modernisation du Rccm permet de fiabiliser l’information sur les opérateurs économiques et de favoriser la confiance dans la zone Ohada. « Elle est de nature à mieux répondre aux attentes de transparence des opérateurs économiques tout en satisfaisant aux exigences technologiques actuelles », complète le professeur Cossi Dorothée Sossa.
En y donnant une base légale, le droit Ohada reconnaît la validité des documents électroniques (écrit et signature électroniques), l’utilisation et la conservation des documents électroniques, de même qu’il favorise la dématérialisation des formalités administratives des entreprises et des garanties du crédit, note-t-il.
L’autre avantage de l’atelier qui se tient à Cotonou, c’est qu’il permettra les disparités parfois constatées dans l’exploitation du logiciel, d’un pays à un autre. « Cette situation est très clairement porteuse de graves difficultés quant à une codification logicielle uniformisée et crée un blocage dans l’exploitation optimale et uniforme de la solution logicielle » et entraîne aussi une perturbation réelle de la consolidation au niveau régional des données générées par le Rccm dans les Etats membres. « Aucune statistique utile n’est évidemment concevable dans ces conditions », soutient le secrétaire permanent qui suggère de ce fait une harmonisation de la liste des activités et secteurs d’activités économiques dans l’espace pour l’intégrer au logiciel.
On comprend ainsi, pourquoi à la suite de Claude Olympio de la Commission nationale de l’Ohada et de Dia Magueye de la Banque mondiale, le ministre en charge de la Justice, Séverin Quenum, a plaidé que les participants procèdent à une vulgarisation à grande échelle dans leurs pays des innovations adoptées à Cotonou pour un partage optimal au sein des administrations. Il ne tarit pas lui non plus d’éloges à l’endroit du nouveau dispositif dont il loue la sécurité, la célérité, la loyauté et la transparence.

L’athlète international béninois de Taekwondo, Jéhudiel Kiki, 24 ans, catégorie senior -68 Kg s’est adjugé, dimanche 9 juin dernier, la médaille de bronze à l'Open d'Autriche de Taekwondo. Plusieurs fois champion du Bénin et l’un des six athlètes béninois bénéficiaires des bourses de la Solidarité olympique, il vient de faire retentir l’hymne national à Innsbruck en Autriche.
Le Bénin est monté sur la troisième marche du podium à l'Open d'Autriche de Taekwondo grâce au boursier olympique Jehudiel Kiki. Le jeune athlète a remporté la médaille de bronze à cette compétition qui s’est déroulée du 7 au 9 juin dernier à Innsbruck. Médaillé d'or lors de la 38e Coupe internationale Reutlingen en Allemagne, en janvier dernier, Jéhudiel Kiki vient de faire une fois encore la fierté du Bénin et de la famille du Taekwondo en particulier. Comme à son habitude, il a su puiser dans ses potentialités pour s’imposer face à des athlètes venus du Niger, de la Slovaquie et du Danemark. Il fait notamment parler son savoir-faire et son adresse lors des combats.
L’athlète au parcours élogieux s’est imposé respectivement face au Danois 7-6, au Slovaque 15-5, au Nigérien 6-4 avant de tomber face au Croate 10-18. Faut-il le rappeler, Jéhudiel Kiki a connu le haut niveau depuis juin 2010 lors de la Coupe du monde francophone de la discipline à Cotonou. Il a à son actif beaucoup d’autres médailles, notamment lors des Jeux africains juniors à Rabat au Maroc en 2010, lors de la Coupe Onatel à Ouagadougou
en 2014, de la Coupe du Monde francophone en 2016 et du Tournoi international de l’Amitié à Lomé en 2017. Après cette médaille de bronze, Jéhudiel Kiki n’a pas baissé les bras ; il se prépare pour l'Open de Luxembourg qui aura lieu le week-end prochain n

Le lauréat des Trophées African Banker Awards 2019 dans la catégorie ‘’Meilleur ministre des Finances de l’année’’ est Romuald Wadagni. Reconnaissance des mérites d’un jeune et dynamique ministre qui a su apporter de la plus-value à l’économie béninoise au chevet de laquelle il est depuis 2016.
African Banker Awards est le plus grand événement annuel pour les banques en Afrique et le plus important événement qui célèbre et récompense les institutions et les individus qui façonnent le secteur des finances en Afrique. Organisée par le prestigieux magazine African Banker et Business in Africa Events, la cérémonie des prix African Banker Awards est placée sous le haut patronage de la Banque africaine de développement (Bad) et parrainée par le Fonds de garantie africain et la Bank of Industry. Les lauréats sont annoncés en marge des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement, comme c’est le cas ce mardi 11 juin à Malabo en Guinée Equatoriale.
Des prix
Outre des distinctions accordées à la ‘’Banque africaine de l'année’’, au ‘’ Banquier africain de l'année’’, à la ‘’ Meilleure banque de détail en Afrique’’, ‘’ Prix pour l'inclusion financière’’, etc. une reconnaissance individuelle est également accordée dans les catégories ‘’banques régionales’’, ‘’gouverneur de la banque centrale de l’année’’, ‘’Ministre des Finances de l'année’’…Selon le président du comité des récompenses, Omar Ben Yedder, éditeur du groupe et directeur général d'Ic Publications Group, éditeur du magazine African Banker, « Un nombre record » de nominés a été enregistré cette année, dont il avoue être « impressionné par la qualité et l'ampleur ». Soit plus de 400 personnalités des milieux des banques et des finances, ayant apporté des innovations et un certain stimulus dans le secteur où elles exercent grâce à leur management. C’est dire le mérite de Romuald Wadagni, ministre de l’Economie et des Finances béninois, lauréat 2019 dans la catégorie ‘’Ministre des finances de l'année’’. Sans doute le fruit de sa débauche d’énergie pour les finances béninoises, allant par monts et par vaux pour décrocher les financements résilients et innovants pour les actions confortatives de développement au Bénin.
Actualités 12 juin 2019

Les Béninois ne sont pas sans s’interroger sur la situation de l’ex-président de la République, Boni Yayi, au regard du dispositif sécuritaire en place depuis début mai dernier dans le sillage de sa résidence, suite aux malheureux évènements post-électoraux. A quel régime est-il soumis ? Est-ce d’une ‘’résidence surveillée’’ qu’il s’agit comme le soutient une certaine opinion ? Est-il en conflit avec la loi ? Et que lui reproche-t-on ? Eléments de réponse.
Dernièrement, l’ancien président Boni Yayi devrait être entendu par un juge. Rendez-vous manqué cependant. C’est dire qu’il y a une situation judiciaire le concernant, et à propos de laquelle, les Béninois seraient déjà fixés si le concerné ne s’était pas fait porter pâle, encore que ce dont il souffre diffère selon son avocat ou son médecin. Il est question à la fois de lombo-sciatique ou de cardiopathie, suivant les versions.
Quoi qu’il en soit, tout en lui souhaitant une santé à toute épreuve, et en attendant d’y voir clair, il importe de souligner, selon nos informations, que l’ancien président n’est pas assigné à résidence, et que le dispositif sécuritaire est mis à son avantage, c’est-à-dire pour sa sécurité et celle du voisinage. Chose compréhensible, vu les troubles qui se sont produits les 1er et 2 mai derniers, et au cœur desquels il s’est trouvé. Une résidence surveillée suppose du reste une procédure judiciaire dont la conclusion serait ce terme. Selon toute vraisemblance, Boni Yayi n’est donc pas mis en quarantaine, car il réside chez lui avec les siens, recevant les visites des siens, de ses avocats et médecins qui œuvrent à ses bons soins et intérêts.
Cela étant, il revient aux autorités sécuritaires et judiciaires béninoises de fixer l’opinion, tant nationale qu’internationale, sur cette situation comme toute autre, à propos de laquelle les interprétations les plus fantasques sont faites et auxquelles il convient de mettre un terme, notamment sur le plan international. D’autant plus qu’il y a, en effet, et de plus en plus, des projections fausses, car loin des réalités, qui sont faites du pays. Exemple de la Rencontre africaine des droits de l’homme, une organisation qui se permet de demander, via une radio internationale, aux autorités de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) de faire pression sur les autorités gouvernementales béninoises, au motif que le «dialogue serait au point mort au Bénin ». Soutenir une telle position, c’est perdre de vue celui qui a instigué le dialogue et manquer d'indexer, pour la clarté du débat, ceux qui s’y opposent! Qui a tendu la main et qui la rejette ! Et quid du dialogue, qui ne peut être dicté que par une volonté, et rien d’autre comme déterminant, volonté affichée par le pouvoir d’aller à l’apaisement, au lendemain d’une élection qui a créé, il est vrai, des frustrations. Frustrations en général nées de la turpitude des plaignants eux-mêmes qui n’autorisent pas la cabale qui ne dit pas son nom, alimentée depuis peu pour ternir l’image du Bénin au nom d’intérêts inavoués. Chose inacceptable qui a assez duré.

Les chantiers du projet asphaltage dans la ville de Cotonou ont été visités par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, vendredi 7 juin dernier. A la tête d’une délégation composée du personnel de l’Agence du Cadre de vie et du Développement du territoire et des chefs de projets ainsi que des différents corps de contrôle, José Tonato a apprécié l’évolution des travaux, initiés par le gouvernement pour améliorer le cadre de vie des populations.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a exprimé sa satisfaction au sujet de l’état d’avancement global du projet asphaltage initié par le gouvernement. C’est au terme d’une visite sur les différents chantiers, vendredi dernier, en compagnie des cadres de l’Agence du Cadre de vie, des chargés de mission et des corps de contrôle. La délégation ministérielle a parcouru les rues à asphalter de Saint Michel, Zongo, Jonquet, Ayélawadjè, Akpakpa, Gbégamey, Agontikon, Haie vive, Fidjrossè, pour voir ce qui est fait depuis le lancement des travaux. Trois différentes entreprises en charge des chantiers ont présenté l’état d’avancement des travaux qui tourne autour de 25 % sur une prévision de 32 % selon le planning, avec un retard de cinq mois par endroits, dû à la pluie selon les entreprises. Le ministre José Tonato n’a pas caché ses impressions: « Je ne suis pas totalement satisfait. Je ne suis pas satisfait sur plusieurs plans, sur certains lots, à cause des retards, des malfaçons, du non-respect des normes de sécurité, des pénibilités par rapport à la vie des populations riveraines…Tout ça fait partie des problèmes que nous réglons». Tout de même, José Tonato confie qu’il est satisfait de l’avancement global du projet et des quatre lots qu’il a visités dans la ville de Cotonou. « Nous avons deux lots presque exemplaires, le lot 6 A au niveau des quartiers Cocotiers, Haie Vive, aéroport … exécuté par la société Sogea Satom, dont les travaux se rapportent à l’assainissement, au terrassement et aux chaussées; une bonne partie du quartier Cocotiers a reçu des caniveaux, les couches de base, les pavés sont déjà posés dans les ruelles et le lot 3 A tenu par la société Sino Hydro qui nous donne beaucoup de satisfaction», a-t-il indiqué.
Pour Paulin Goulomè, ingénieur, chef de mission chargé des lots 6 A et 3 A, le respect des normes est effectif. « Tout ce que nous faisons pour le projet asphaltage suit des normes en la matière. En tant que mission de contrôle, je peux dire que les travaux qui se réalisent se font selon les règles de l’art », a-t-il indiqué.
Satisfaction et défis
« Je voudrais manifester toute ma joie, en dehors des observations faites par le ministre pour corriger certains dysfonctionnements constatés », a confié Augustin Houessinon, deuxième adjoint au maire de Cotonou. Dans dix mois au maximum, la physionomie de la ville de Cotonou va changer, parce que les travaux d’asphaltage qui sont entrepris comportent non seulement la construction des ouvrages d’assainissement, mais également l’aménagement des voies et aussi l’éclairage et la pose des arbres pour l’ombre, a précisé l’élu municipal. « Il y a tout un verdissement qui va rendre joyeuses les populations et nous en sommes conscients, très fiers et nous remercions le gouvernement pour ce projet », a-t-il insisté avant de souhaiter que la pression soit maintenue sur les entreprises qui ont quelques difficultés. Le défi pour le gouvernement dans ce projet, c’est zéro centimètre de terre non revêtue au quartier les Cocotiers et dans la Haie vive. Mieux, les entreprises doivent réaliser des infrastructures résistantes mais esthétiques. « Zéro concession pour les défauts, les entreprises doivent le savoir », a rappelé le ministre José Tonato. Il faut souligner que les forces de sécurité sont instruites pour dégager des véhicules en stationnement dans les emprises du projet dans la ville de Cotonou, aux fins d’accélérer les travaux qui, à terme, vont contenter le chef de l’Etat, Patrice Talon, comme il l’a martelé au lancement de son Programme d’action, le 16 décembre 2016. « Rien que ça, je m’en contenterais », avait-il dit.
Actualités 11 juin 2019

(Les conseils du ministre Salimane Karimou aux 219 241 candidats)
L’examen du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2019 démarre ce mardi 11 juin, sur toute l’étendue du territoire national. La première épreuve de composition, celle de la Compréhension de l’écrit, sera officiellement lancée dans la commune de Matéri, précisément au centre d’examen du Complexe scolaire de Tchanhoun-Cossi.
219 241 candidats dont 102 746 filles affrontent, dès ce mardi 11 juin, les épreuves écrites du Certificat d’études primaires (Cep) session de 2019. Ils sont répartis dans 764 centres d’examen. Les candidats à besoins spécifiques qui jouissent des mêmes droits et avantages que leurs camaradesdits sains sont au nombre de 88. Ces derniers composeront dans 11 centres sur l’ensemble du territoire national. Comparativement à l’année dernière, l’effectif total des candidats en 2019 est en baisse de 1,13%, informe le ministre des Enseignements maternel et primaire (Memp), Salimane Karimou, lors de son message à la veille du lancement de l’examen. Il explique cette régression, entre autres, par le nombre de plus en plus réduit de candidats libres au Cep et l’interdiction formelle faite aux directeurs d’écoles de présenter des candidats autres que ceux régulièrement inscrits dans les classes du Cours moyen niveau II (Cm2). Puisqu’il n’est plus permis, selon le ministre, aux directeurs d’écoles de présenter des candidats des classes inférieures au Cm2.
Le ministre Salimane Karimou a particulièrement insisté sur le contexte dans lequel se déroule le Cep 2019. Ce contexte est marqué, à l’en croire, par un réel climat de paix dans les écoles. Tout ceci a été possible grâce à la volonté et au leadership éclairé du chef de l’Etat qui, connaissant les problèmes du secteur de l’éducation, a su apporter les solutions idoines qui portent déjà leurs fruits, relève le ministre des Enseignements maternel et primaire. Il salue le gouvernement pour la sollicitude permanente dont a bénéficié le sous-secteur des enseignements maternel et primaire. Le ministre Salimane
Karimou n’oublie aucun des autres acteurs de l’école, notamment, les enseignants, partenaires sociaux, partenaires techniques et financiers, parents d’élèves. Il leur rend un vibrant hommage pour leur accompagnement très apprécié grâce auquel les écoliers, neuf mois durant, ont été préparés et outillés pour affronter avec sérénité et détermination les épreuves écrites, orales et pratiques du Cep 2019 qui consacre le retour de la dictée parmi les matières prévues. Salimane Karimou a invité les candidats à rester sereins et à « ne point céder à la peur, ni être angoissés, car les épreuves auxquelles ils seront soumis sont de leur niveau, de même type que celles souvent proposées en classe ». Il conseille par ailleurs aux candidats, pour être dans de bonnes conditions physiques et mentales, de bien ranger leurs effets afin ne rien oublier à la maison, surtout leurs cartes d’identité et de prendre toutes les dispositions pour parer aux intempéries éventuelles. Aussi, les candidats doivent-ils prendre toutes les dispositions pour être à l’heure au centre, éviter la tricherie et se conformer aux consignes des surveillants de salles.
Le ministre des Enseignements maternel et primaire n’a pas manqué d’exhorter les chefs de centres et surveillants à s’acquitter convenablement de leurs devoirs en tant que représentants de l’Etat dans les centres et les salles d’examen. « C’est parce que l’Etat vous fait confiance que vous avez été sélectionnés. Je suis persuadé que vous serez à la hauteur de la tâche qui vous a été confiée et que vous l’accomplirez avec dévouement, professionnalisme et probité. Tenez grand compte des exigences légales et juridiques de votre mission», rappelle Salimane Karimou avant de souhaiter beaucoup de courage et surtout de succès aux 219 241 candidats pour que le taux de réussite cette année soit nettement meilleur à celui de l’an dernier à l’heure de la proclamation des résultats de cet examen qui ouvre la porte des cours secondaires.