La Nation Bénin...
Nouvelles

Des cas de vols de câbles cuivrés et de batteries des armoires optiques des nouvelles infrastructures de télécommunications de Bénin Télécoms font rage à Porto-Novo,
coupant parfois la ville de l’Internet et du téléphone conventionnel. L’ampleur du phénomène a fait descendre sur le terrain les autorités de la direction départementale de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé et de Bénin Télécom pour des actions de sensibilisation.
Des individus mal intentionnés ont repris du service avec les vols de câbles cuivrés des installations téléphoniques et de l’Internet de Bénin télécom. Les nouvelles infrastructures installées à coups de milliards par le gouvernement dans la ville font l’objet depuis un certain moment d’actes de vandalisme. Des batteries de certaines armoires optiques nouvellement construites sont volées. Certains coffrets dans lesquels sont installés les compteurs de la Sbee qui alimentent en énergie électrique les installations de télécommunication et de Tic sont vandalisés et d’autres laissés ouverts à toutes sortes d’intempéries. De sorte qu’il suffisait qu’un quidam disjoncte le compteur et toute la zone concernée sera coupée en Internet et en téléphone conventionnel. Plusieurs localités de Porto-Novo telles que Tokpota, Djassin et Koutongbé font les frais de ce phénomène et sont privées depuis plusieurs mois du téléphone conventionnel à cause de cette situation de vols de câbles. L’ampleur de ces actes d’incivisme a fait descendre sur le terrain le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé, Sylvain Ahounou et des responsables de Bénin télécoms. La délégation, accompagnée des éléments de la Police républicaine, a effectué, du lundi 27 au mercredi 29 mai dernier, une tournée de sensibilisation dans les cinq arrondissements de Porto-Novo où sont installés les ouvrages. Partout, la délégation s’est entretenue avec les chefs d’arrondissements, les chefs de quartiers de ville et les populations sur l’importance de ces ouvrages dans la disponibilité et la qualité de la communication téléphonique et de l’Internet. Ces derniers ont été sensibilisés à veiller sur ces installations de télécommunications, en alertant la Police républicaine de toute présence humaine autour desdits ouvrages. Le numéro vert de la Police, le 166 et les contacts téléphoniques des commissariats d’arrondissements ont été communiqués à l’auditoire.
Triste record
Le directeur de l’audit de Bénin Télécom services, Parfait Gbaguidi, représentant le liquidateur, condamne avec la dernière rigueur ce phénomène. Car, pour lui, c’est pour contourner le phénomène de vols de câbles cuivrés que le gouvernement a décidé de sécuriser davantage les installations de télécommunications de Bénin Télécoms avec le Projet de développement des infrastructures de télécommunications et des Tic. Mais malgré toutes ces mesures, force est, selon lui, de constater que le phénomène ne s’est pas arrêté. Les vandales rivalisent toujours d’ingéniosité en réussissant à sectionner les câbles et à les emporter. Parfait Gbaguidi appelle les élus communaux et locaux ainsi que les populations à la collaboration afin de venir à bout de ces actes d’incivisme. Le jeu en vaut la chandelle, insiste Gafari Akalla, chef équipe intervention de Porto-Novo qui renseigne que la ville capitale bat tristement le record en matière d’actes de vandalisme sur les installations de Bénin télécoms. Le directeur départemental de l’Economie numérique et de la Communication de l’Ouémé, Sylvain Ahounou, garde l’espoir que ces sensibilisations qui constituent les premières d’une série vont porter des fruits pour que soit freiné le phénomène.
Société 31 mai 2019

Le gouvernement s’est penché, au cours de son conseil des ministres du mercredi 29 mai, sur un problème préjudiciable à l’économie du pays; l’utilisation abusive et incontrôlée des véhicules administratifs. Ce secteur sera réglementé selon le relevé du Conseil des ministres afin de faire un peu d’économie à l’Etat.
Le gouvernement décide de la réglementation de la gestion du parc des véhicules et autres équipements motorisés de l’Etat et corrige ainsi vingt ans d’irrégularités. Un projet de décret a été pris à cet effet pour corriger celui de 1999 régissant le parc automobile de l’Etat. Ce dernier regorge, selon le relevé du Conseil des ministres du mercredi dernier, d’insuffisances notoires relevées dans son application. Ces insuffisances résultent de la non observance des dispositions du texte ou du manque de rigueur dans sa mise en application.Le conseil a fait remarquer que ce laxisme a entraîné des dérives et abus de toutes sortes au fil des années. Lesquels sont liés à l’utilisation fréquente de véhicules de fonction par des personnes non habilitées, l’attribution indue et la circulation injustifiée de véhicules de service, ainsi que l’emploi abusif de conducteurs de véhicules administratifs. « La relecture de ce décret est alors apparue nécessaire pour mettre fin à l’usage incontrôlé du matériel de l’Etat, affermir la responsabilisation des utilisateurs de véhicules de fonction, aux fins de parvenir à la rationalisation de la gestion du patrimoine de l’Etat », a précisé le Conseil qui annonce par ailleurs que l’emploi des conducteurs de véhicules administratifs sera revu. L’on peut constater avec la nouvelle réglementation que, seuls les véhicules de fonction des présidents des institutions constitutionnelles et légales, des membres du gouvernement, des personnalités ayant rang de ministre et les véhicules de commandement seront dotés de conducteurs de véhicules administratifs. Ce qui implique le redéploiement des autres conducteurs de véhicules administratifs dans d’autres structures administratives. Il convient de rappeler que la réglementation est élargie aux engins à deux roues, groupes électrogènes, équipements de manutention et de travaux publics et autres équipements motorisés susceptibles d’être acquis ou loués par l’Etat.
Une décision salutaire
La prise de décret pour réglementer l’utilisation des biens matériels de l’Etat vient à point nommé, au regard des différentes plaintes des citoyens sur comment ces biens sont utilisés par ceux à qui ils sont attribués. Car, ces dérives engendrent des surcoûts ou dépenses inutiles à la caisse commune. Il s’agit visiblement d’une mesure salutaire du gouvernement du président Patrice Talon, qui vient en appui à la décision de passer en mode leasing afin d’améliorer la gestion du parc automobile de l’Etat. Toutes mesures qui témoignent de l’engagement du gouvernement à rationaliser les dépenses de l'Etat et assainir les finances publiques. Cette mesure implique l’instauration dans l’administration, de bonnes pratiques d’approches du bien public. Ce faisant, il ne fait l'ombre d’aucun doute que l’utilisation rationnelle des biens publics va générer des économies à l’Etat qui pourra les investir dans des projets pour le bien de ses citoyens?

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 29 mai 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I-Mesures normatives.
1-1. Règlementation de la gestion du parc des véhicules et autres équipements motorisés de l'Etat
Le décret régissant le parc automobile de l'Etat date de 1999. Vingt ans après, des insuffisances notoires ont été relevées dans son application. Elles résultent de plusieurs causes dont les principales tiennent de la non observance des dispositions du texte ou du manque de rigueur dans sa mise en œuvre.
Dès lors, des dérives et abus de toutes sortes se sont multipliés au fil des années. Il s'agit notamment de l'utilisation fréquente de véhicules de fonction par des personnes non habilitées, de l'attribution indue et de la circulation injustifiée de véhicules de service, ainsi que de l'emploi abusif de conducteurs de véhicules administratifs.
La relecture de ce décret est alors apparue nécessaire pour mettre fin à l'usage incontrôlé du matériel de l'Etat, affermir la responsabilisation des utilisateurs de véhicules de fonction, aux fins de parvenir à la rationalisation de la gestion du patrimoine de l'Etat.
Par ailleurs, l'emploi des conducteurs de véhicules administratifs sera revu. Ainsi, aux termes de la nouvelle règlementation, ces véhicules sont conduits par leurs attributaires ou par les chauffeurs personnels de ceux-ci.
Toutefois, les véhicules de fonction des présidents des institutions constitutionnelles et légales, des membres du Gouvernement et les véhicules des membres du haut commandement militaire seront dotés de conducteurs de véhicules administratifs.
Les autres conducteurs de véhicules feront l'objet d'un redéploiement dans d'autres structures administratives.
Enfin, le présent décret élargit le champ de la réglementation aux engins à deux roues, groupes électrogènes, équipements de manutention et de travaux publics et autres équipements motorisés susceptibles d'être acquis ou loués par l'Etat.
I-2. Adoption du projet de décret portant transmission à l'Assemblée nationale du projet de loi portant Code de l'électricité en République du Bénin.
Ledit projet engage le processus de révision du code de 2007 et intervient dans le contexte d'une nouvelle dynamique consacrée par l'adhésion de notre pays à divers instruments internationaux du secteur de l'électricité.
Il a également pour objectif de renforcer le rôle de l'Autorité de Régulation de l'Electricité et de créer des conditions attractives au secteur privé, en vue de favoriser notamment la production indépendante d'énergie.
A cet effet, le projet impulse une nouvelle gouvernance des projets, une simplification des procédures de passation des conventions et diverses incitations de nature fiscale.
Les ministres concernés accompliront les diligences nécessaires en vue de la transmission du projet à l'Assemblée nationale.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets fixant les modalités :
- de désignation des représentants de diverses Organisations au sein du Conseil économique et social (Ces) ; et
- de poursuite de la carrière hors hiérarchie par les magistrats ; puis le décret portant
- mode de détermination de l'assiette, du taux et des modalités de recouvrement de la redevance de régulation par l'Autorité de Régulation de l'Electricité (Are) auprès des opérateurs du secteur de l'électricité au Bénin.
II-Communications.
II-l. Contraour la conduite de la mission complète de maîtrise d'œuvre du projet d'aménagement de la corniche-Est de Cotonou.
Le Gouvernement a prévu l'aménagement des berges de la lagune de Cotonou, pour soutenir les nombreux chantiers ouverts dans le but de rendre plus attractif le cadre de vie de nos villes, et améliorer ainsi le bien- être des populations.
C'est dans ce cadre qu'il est retenu la mise en valeur d'un plan d'eau ainsi que la modernisation du centre-ville et du quartier Akpakpa-Dodomè, et la création d'un lac marin à Plm Alédjo/El Dorado Beach Club.
Tous ces aménagements d'envergure sont destinés à réaliser, sur ces berges, des espaces de loisirs et de détente tout en stimulant l'investissement privé. Ainsi, la vocation commerciale du vieux centre-ville sera confortée par un développement immobilier de grand standing et une transformation du plan de circulation aux fins de l'adapter à ce nouveau paysage urbain.
D'ores et déjà, les études d'exécution pour l'aménagement des berges du côté Ouest de la lagune et la construction d'un boulevard Lagunaire ont été conduites en 2017 et 2018. Pour les compléter, il est pertinent de disposer de l'étude d'aménagement d'une voie de corniche sur la section Est des berges. Le Bureau d'études Acep a été identifié à cette fin.
La corniche-Est proprement dite s'étend sur un linéaire de 2,23 km décomposé en 3 sections. Les travaux consistent principalement en :
- une chaussée bidirectionnelle à 2 voies de circulation ;
- 2 accotements dédiés aux 2 roues ;
- un trottoir abritant les ouvrages d'assainissement ;
- une piste cyclable pour parcours santé ;
- un espace vert de largeur variable pour parcours sportif ;
- un mur végétalisé ; et
- une voie de desserte entre le quartier Enagnon et la zone résidentielle.
II-2.Transfert des infrastructures déployées dans le cadre du Programme de Renforcement des Structures centrales de Gouvernance (Prscg) à la Société béninoise d'infrastructures numériques (Sbin S.a.).
Ce Programme a pour finalité d'instaurer une meilleure gestion de l'information au sein de l’Administration publique et de contribuer à la mise en œuvre de sa dématérialisation pour la rendre intelligente (Smart Gouv).
Plus précisément, il vise à améliorer l'efficacité et la transparence de l'action publique à travers notamment :
- la création d'un réseau informatique national performant et sécurisé, pour le déploiement et les usages d'applications informatiques dans l'Administration ;
- la construction d'un Centre de données (data center) national pour héberger le cœur du réseau informatique, les applications, les services, les sites web et les données de structures publiques.
Les infrastructures déployées dans ce cadre font partie du patrimoine numérique de l'Etat et, à ce titre, le Conseil a décidé de leur transfert à la Sbin S.a. aux fins d'une gestion optimale.
II-3. Autorisation pour la conclusion d'une convention de concession et d'un contrat d'achat d'énergie, relatifs à la construction d'une centrale thermique de 25 Mw.
Le Conseil a marqué son accord pour la conclusion de ladite convention de concession avec la société Genesis Energy. La réalisation de cette centrale, à des conditions avantageuses pour notre pays, découle de la politique d'autonomie énergétique engagée par le Gouvernement pour rendre disponible et permanente à court terme, l'électricité de qualité.
Il a, par conséquent, instruit les Ministres concernés de prendre les dispositions appropriées pour faciliter le développement du projet de la centrale thermique à turbine dual fuel, sur le site de Maria-Gléta 1, en régime Boot.
II-4. Compte rendu de l'examen des rapports des inspections générales des ministères au titre de l'année 2018.
Sur la période de janvier à décembre 2018,197 rapports ont été produits par 16 ministères. Les insuffisances relevées concernent notamment les marchés publics, la gestion du matériel et du patrimoine de l'Etat, la performance des structures contrôlées, la gestion administrative, financière et comptable, la gestion des ressources humaines et la gouvernance administrative des structures.
S'agissant des insuffisances liées à la gestion financière et comptable, elles ont mis en exergue des frais indûment perçus ou détournés (frais de missions et Tva notamment) à d'autres fins et non recouvrés, ce qui constitue un manque à gagner considérable pour l'Etat.
A cet effet, il convient de relever que certains inspecteurs, ayant compris l'importance de l'enjeu, ont œuvré pour le recouvrement de ces frais. Leurs diligences ont ainsi permis de récupérer plus d'un milliard trois cents millions (1.300.000.000) F Cfa entre le 31 décembre 2017 et le 31 décembre 2018.
En dépit de ces efforts, le Conseil note que des progrès restent à faire pour assurer au plan financier notamment, une gouvernance de qualité dans l'Administration publique.
C'est pourquoi le Conseil a instruit les Ministres chargés de la Justice, du Travail et des Finances, d'engager les procédures disciplinaires et judiciaires appropriées à l'encontre des agents indélicats.
Il sera mis sur pied un organe chargé du suivi de l'exécution des décisions prises par le Conseil des Ministres à l'encontre des personnes mises en cause dans tous les cas de malversation.
Par ailleurs, le ministre de l'Economie et des Finances est particulièrement instruit à l'effet de :
- proscrire les pratiques telles que les préfinancements entre les structures, l'émission d'ordres de mission sans l'exécution effective de la mission, le paiement de dépenses non éligibles ou dont les pièces justificatives ne sont pas valables ;
- rappeler l'obligation de reversement systématique au Trésor public, de la Tva collectée ; et
- organiser des séances de renforcement de capacités des Inspecteurs généraux des ministères, pour une harmonisation des pratiques en matière de recouvrement des fonds indûment perçus ou détournés.
II-5. Compte rendu de la mise en œuvre des mesures découlant de la cession partielle de l'Industrie du Bois du Bénin (Ibb) S.a.
La cession de l'Ibb S.a. le 28 décembre 2009 a généré, à l'entrée en vigueur de la convention y relative, quelques difficultés liées à la compensation des dettes et créances croisées entre l'Onab et l'Ibb S.a., et à la situation administrative des ex-agents de l'Office national du Bois (Onab) transférés à l'Ibb S.a.
A cet effet, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable a soumis un rapport circonstancié au Conseil qui en a pris acte.
Sur cette base, le Conseil a ordonné :
1- l'apurement au profit de l'Onab, par le repreneur de l'Ibb S.a., du solde débiteur de 1.270.885.599 F Cfa ;
2- le préfinancement par l'Onab, à titre de règlement à l'amiable des indemnités évaluées à 216.125.556 F Cfa, aux travailleurs transférés à l'Ibb S.a., cette dette restant à la charge du repreneur ;
3- la finalisation, de concert avec celui-ci, de la relecture des documents contractuels consacrant la cession de ladite société et, en cas d'échec des négociations, la résiliation conformément aux textes en vigueur, des actes de cession partielle de l'Ibb S.a.
II-6. Prix des produits pétroliers au titre du mois de juin 2019.
En application du mécanisme d'ajustement, les prix à la pompe au titre du mois de juin 2019 sont les suivants :
- essence : 560 F/l
- pétrole : 575 F/l
- gasoil : 580 F/l
- mélange : 640 F/l
- gaz domestique : 516 F/kg
III- Manifestations et Rencontres internationales.
Le Conseil a autorisé la participation du Bénin à la 40e session du comité du Codex alimentaire sur les méthodes d'analyse et d'échantillonnage, à Budapest, en Hongrie, du 27 au 31 mai 2019.
IV- Mesures individuelles.
Les nominations suivantes ont été prononcées.
- A la présidence de la République
Directeur général de l'Agence des Services et Systèmes d'information (Assi) :
Monsieur Serge Laurent A. Adjovi, cumulativement avec ses fonctions actuelles.
- Au ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche
Sur proposition du ministre,
Directeur général de l'Agence béninoise de Sécurité sanitaire des Aliments (Abssa) :
Monsieur Sètondji Epiphane Hossou.
Fait à Cotonou, le 29 mai 2019.
Le secrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

En présence de sa collègue de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et de la ministre de l’Economie numérique et de la Prospective du Mali, Kamissa Camara, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a lancé, ce jeudi 30 mai, la journée de consultation régionale des pays francophones d’Afrique sur la coopération numérique. Plusieurs thématiques sont au menu de cette rencontre dont l’objectif est de débattre des avantages des technologies numériques sur la société et l’économie.
Le Bénin a abrité ce jeudi 30 mai, la journée de consultation régionale des pays francophones d’Afrique sur la coopération numérique. Au cours de la cérémonie de lancement des travaux, Danio Campanelli, coordonnateur des conférences ministérielles à l’Organisation mondiale du Commerce, a félicité le Bénin pour le choix porté sur lui d’abriter cette rencontre internationale sur le numérique. Selon lui, au regard des enjeux, des défis et des opportunités qu’offre ce secteur, cette journée de consultation vient à point nommé.
A sa suite, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a exprimé sa satisfaction de voir, l’ensemble des délégations des pays francophones, répondre présentes à cette journée de consultation régionale sur la coopération numérique à Cotonou. A cette occasion, elle a rappelé l’historique de la mise en place du Panel de haut niveau des Nations Unies sur la coopération numérique et le choix porté sur le Bénin d’organiser ses assises. Selon elle, ce groupe de haut niveau, sur la coopération numérique, a pour principal objectif de faire progresser les propositions visant à renforcer la coopération dans le domaine du numérique entre les gouvernements, le secteur privé, la société civile, les organisations internationales, les milieux techniques et universitaires ainsi que les acteurs concernés. « Le Groupe de haut niveau sur la coopération numérique a pour tâche de sensibiliser le public au pouvoir transformateur qu’ont les technologies numériques sur la société et l’économie », a-t-elle déclaré. Pour elle, cette rencontre va permettre de débattre des moyens de garantir un avenir numérique qui soit sûr et inclusif dans le respect des normes applicables des droits de l’homme. A l’en croire, cette journée est le fruit d’une initiative co-organisée par les ministères en charge du Numérique et celui chargé des Affaires étrangères, le Panel de haut niveau sur la coopération et l’Organisation internationale de la Francophonie.
Tirer le meilleur de la transformation numérique
Pour la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, cette journée servira à recueillir les propositions des participants sur la façon d’améliorer la coopération entre les pays, entre les secteurs d’activités dans le domaine numérique et à partager les bonnes pratiques dans le secteur. « Le processus de consultation conduisant au rapport devrait permettre de stimuler les diverses parties prenantes à débattre entre elles des moyens de coopérer pour tirer le meilleur parti de la transformation numérique », a-t-elle conclu.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci se réjouit quant à lui, de lancer les travaux de cette première session du Réseau francophone des ministres de l’Economie numérique installé lors du sommet de la francophonie tenu à Arevan en Arménie en octobre 2018. Il a rappelé que c’est lors de la visite de la présidente de l’Organisation internationale de la francophonie à Cotonou qu’il a plu au président Patrice Talon de lancer l’idée d’un espace de coordination des actions entre les ministres de l’Economie numérique afin de répondre aux défis du secteur du numérique. Selon lui, ce réseau présidé par la ministre de l’Economie numérique du Bénin s’inscrit dans la stratégie de la francophonie numérique qui a été adoptée lors du sommet de Kinshasa en 2012.
« Il aspire à faire du numérique un outil de croissance économique et un catalyseur d’une société de l’information inclusive et transparente favorisant la diversité culturelle », a-t-il déclaré. Pour le ministre Aurélien Agbénonci, en dépit des avancées que l’on peut noter dans le secteur dans les pays respectifs à travers le nombre croissant des solutions innovantes, des efforts restent à faire pour bénéficier des opportunités offertes par les technologies numériques. Et pour cause ! Selon le rapport sur la mesure de la société de l’information de l’Uit, 80% des populations des pays sous-développés n’utilisent pas l’internet contre 20% dans les pays développés. A l’en croire, plusieurs défis sont à relever pour combler ce fossé dû à l’insuffisance d’infrastructure de qualité, à l’éducation et à la formation. Il reste convaincu que les échanges de cette rencontre vont aboutir à des recommandations qui vont rehausser le secteur du numérique dans les Etats membres.

En vue d’améliorer ses relations avec les prestataires, l’Exécutif béninois, par le truchement du ministre des Finances, Romuald Wadagni, vient de simplifier la liste des pièces exigées lors du paiement desdits prestataires.
Plus qu’une bonne nouvelle, c’est un grand soulagement pour les prestataires de l’Etat. Désormais, ils n’auront plus à présenter de pièces administratives avant d’entrer en possession de leurs dus auprès des comptables publics. L’information a été portée, lundi dernier, à l’attention des différents acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que ceux de la chaîne de passation des marchés publics par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Ce dernier a, en effet, pris une note circulaire en date du lundi 27 mai dernier, dans laquelle il a énoncé la nouvelle procédure à suivre pour le paiement des prestataires de l’Etat. Et cette procédure est constituée de trois étapes.
La première, c’est qu’à l’attribution définitive des marchés publics, la personne responsable desdits marchés est tenue de prendre cinq différentes pièces administratives par prestataire dont l’extrait du registre de commerce de son entreprise et l’attestation de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss). Au cours de la deuxième étape, celle d’engagement et d’ordonnancement, seules les deux pièces précédemment citées sont exigées
« pour s’assurer de la validité »
des documents, à en croire la note circulaire de l’argentier national. « Cependant, poursuit-il, pour faciliter les prélèvements à la source des impôts, l’ordonnateur précisera sur la fiche de liquidation de la Tva, le régime fiscal de l’entreprise ». La troisième et dernière étape est celle du paiement proprement dit. A ce niveau, les prestataires qui souhaitent toucher des fonds, sont exemptés de toutes pièces « par les comptables publics ».
Il s’agit là d’une mesure assez louable qui, sans doute, soulagera les partenaires de services de l’Etat qui, il y a peu, se plaignaient de la complexité du processus et du temps très long mis par l’Etat avant de les satisfaire. A l’avènement du régime de la Rupture en avril 2016, le temps de paiement des prestataires a été drastiquement réduit. Reste la simplification de la procédure qui, enfin, a vu le jour. Autant dire que les deux parties ont de quoi jubiler car, cette nouvelle mesure vient améliorer leurs relations y compris le climat de confiance entre elles. Aussi, dans sa note circulaire, Romuald Wadagni fait-il savoir que cette décision modifie et complète les dispositions antérieures contenues dans l’annexe n°2 de la lettre portant notification de la répartition des crédits ouverts au budget de l’Etat, gestion 2019.

A l’occasion d’un point de presse donné mercredi 29 mai dernier, le procureur de la République, Elon’m Mario Metonou, s’est prononcé sur l’évolution de la procédure ouverte contre la soixantaine de personnes interpellées dans le cadre des actes de violence enregistrés les 1er et 2 mai derniers à Cotonou. Une instruction a été ouverte sur décision du juge des flagrants délits. Les mis en cause ont été inculpés. Saisi, le juge des libertés et de la détention a mis quatre prévenus sous contrôle judiciaire et soixante sous mandat de dépôt.
Saisi de trente procédures concernant soixante-quatre personnes, le juge d’instruction a inculpé les mis en cause des chefs d’accusation de violences et voies de fait, participation à un attroupement armé, incitation directe à un attroupement armé et entrave à une enquête de police. Il a saisi le juge des libertés et de la détention qui a placé quatre inculpés sous contrôle judiciaire et soixante sous mandat de dépôt. Les personnes interpellées dans le cadre des actes de vandalisme sont donc loin de se tirer d’affaire. Au regard de l’évolution du dossier, l’affaire dépasse le juge correctionnel et tombe dans le giron du juge criminel. L’on pouvait déjà s’y attendre, vu la déclaration d’incompétence du juge des flagrants délits et l’ouverture d’une instruction. A en croire le procureur Elon’m Mario Metonou, les informations ouvertes devant un juge d’instruction unique vont permettre non seulement de sanctionner efficacement les auteurs directs des actes de violence, mais également de rechercher, d’interpeller et de poursuivre les commanditaires de ces actes.
« Au fil des investigations, ce qui apparaissait au début comme un mouvement spontané, s’est révélé être une action planifiée, concertée et bien coordonnée. Les auteurs des violences se déplaçaient en bandes et ne s’attaquaient qu’aux infrastructures et aux personnes précédemment identifiées. Un faisceau d’indices issus des différentes procédures permet d’établir des liens d’une part entre les personnes interpellées et d’autre part entre elles et des commanditaires », explique le procureur.
Il ajoute qu’au regard de ces éléments, la poursuite des mis en cause en flagrant délit et devant des juridictions séparées n’était plus favorable à une bonne administration de la justice. On comprend alors pourquoi, sous réquisitions du ministère public à l’audience des flagrants délits tenue mardi 28 mai dernier, le Tribunal s’est déclaré incompétent et a renvoyé le ministère public à mieux se pourvoir.
Rappelons que les infractions à la charge des prévenus sont survenues à Cotonou les 1er et 2 mai derniers où des individus ont saccagé des édifices publics et privés, brûlé des véhicules appartenant aussi bien à des particuliers qu’à l’Etat, dégradé des voies publiques. Le parquet de Cotonou, à la suite de cet événement, a ouvert des procédures contre une soixantaine de personnes interpellées.

Une vingtaine de journalistes du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Burkina Faso prennent part à Grand Bassam (Côte d’ivoire) depuis lundi 27 mai à un atelier sous-régional de formation en investigation économique. La rencontre est initiée dans le cadre du projet de formation et d’appui aux journalistes pour une couverture professionnelle des questions économiques par la Konrad-Adenauer-Stiftung et vise à susciter l’intérêt autour du journalisme d’investigation en économie.
Les 23 journalistes participant à l’atelier sous-régional de formation en investigation économique ont été retenus sur appel à candidatures par la Fondation Konrad-Adenauer. Ils viennent de la presse écrite et des médias en ligne du Togo, du Bénin, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Burkina Faso. Il a fallu, selon Florian
Karner, représentant résident de la
Konrad-Adenauer-Stiftung en Côte d’Ivoire, procéder à une sélection rigoureuse sur plus d’une centaine de postulants pour avoir 23 meilleurs dossiers. La rencontre se déroule du 27 au 31 mai à Grand Bassam en Côte d’Ivoire et se veut une opportunité pour inverser la situation actuelle en matière de journalisme d’investigation économique dans la sous-région. Ce projet est une initiative du programme dialogue politique en Afrique de l’Ouest de la Fondation Konrad-Adenauer-Stiftung qui vise à améliorer la capacité des professionnels des médias dans le domaine de l’investigation économique afin de mieux jouer leur rôle de promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance. Il s’agira d’apporter aux journalistes un soutien pour mener des enquêtes et faire des reportages sur des sujets économiques revêtant un enjeu capital pour les Etats de la sous-région.
A l’ouverture des travaux, Florian Karner est revenu sur les objectifs d’une telle initiative. Les journalistes sont un levier important de la bonne gouvernance, précise-t-il. Il va donc les exhorter à migrer de l’information politique qui intéresse de moins en moins le lectorat pour aller vers des sujets économiques. «Les rares articles économiques ne sont pas traités en profondeur. Il n’y a pas de démocratie sans une transparence dans la gouvernance économique. En tant que quatrième pouvoir, la presse doit jouer son rôle de contrôle de la gestion de l’Etat par les pouvoirs publics en vue d’une meilleure information de la population », suggère-t-il. Pour ce qui est de la Konrad-
Adenauer-Stiftung, il rappelle que c’est fidèle à sa mission de promotion de la bonne gouvernance qu’elle a initié ce projet à l’endroit des journalistes.
Comme lui, Raphaël Lakpé, président de l’Autorité nationale de la presse de la Côte d’ivoire (Anp), a souligné tout l’intérêt du journalisme d’investigation. Le journaliste d’investigation est formé pour informer. Sa méthode se caractérise par la diversification de ses sources, le traitement approfondi de ses sujets. Il invite alors les participants à la formation à cultiver des qualités professionnelles comme le courage, l’indépendance d’esprit, la patience et la passion. La formation prend fin le 31 mai prochain. Les dix meilleures propositions d’investigation bénéficieront d’un programme de mentorat qui les mettra en relation avec un expert en journalisme d'investigation et d’une subvention de la Konrad-Adenauer-Stiftung pour conduire les investigations sur le terrain?
De Grand Bassam, Josué F. MEHOUENOU
Société 29 mai 2019

26 postes attendent d’être pourvus par l’Assemblée nationale, 8e législature. Il s'agit de ses représentants devant siéger au sein des Parlements régionaux et certaines institutions nationales. La séance plénière décisive est prévue pour le vendredi 31 mai prochain au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
L’Assemblée nationale désigne ses représentants au sein des Parlements régionaux, notamment le Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Cip-Uémoa), le Parlement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et le Parlement de l’Union africaine, vendredi 31 mai prochain. Les députés de la 8e législature vont pourvoir également les postes de leurs représentants au sein de certaines institutions nationales telles que la Haute cour de justice (Hcj), la Commission béninoise des Droits de l’Homme (Cbdh) et l’Autorité de protection des données à caractère personnel (Apdp).
Cette désignation est une tradition à l’Assemblée nationale. Les représentants du Parlement béninois doivent être renouvelés au sein de ces institutions régionales et nationales à chaque début de législature. Le dossier a été inscrit à l’ordre du jour de la séance plénière de ce mardi 28 mai à l’Assemblée nationale. Mais il n’a pu être examiné pour des questions de procédure. Le processus de désignation de ces représentants a été enclenché par le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale qui a saisi le président du Parlement, Louis Vlavonou par une correspondance. Laquelle correspondance informe l’Assemblée nationale des modalités de désignation des députés devant siéger au sein de ces Parlements régionaux et institutions nationales. Le président de l’Assemblée nationale a affecté la lettre du secrétaire général administratif du Parlement au président de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme pour étude. Cette commission aura à proposer les clés de répartition des sièges en tenant compte de la configuration politique du Parlement. Le rapport de la Commission chargée des Lois devrait être examiné par la plénière du vendredi prochain.
Un groupe de députés a proposé hier l’étude en procédure d’urgence du dossier. Mais celui-ci n’a pas fait enregistrer sa demande pour permettre au président Louis Vlavonou, président de céans, de leur faire droit. La demande a été donc retournée aux requérants afin qu’ils formalisent l’examen en procédure d’urgence du dossier. Si tout marche bien, la désignation des députés au sein des Parlements régionaux devrait donc aller très vite vendredi prochain.
Il faut souligner qu’au total, 26 postes sont à pourvoir par les députés. La 8e législature aura à choisir cinq députés pour aller siéger au sein du Parlement de la Cedeao, cinq pour le Cip-Uemoa, cinq pour le Parlement panafricain, six au titre de la Haute cour de justice, deux pour la Cbdh et trois pour l’Apdp.

En prélude à la présentation de ses lettres de créance au chef de l’Etat dans les semaines à venir, le nouvel ambassadeur de l’Inde près le Bénin, Abbay Thakur a présenté ses copies figurées au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. C’était hier, lundi 27 mai, au cours d’un tête-à-tête qui leur a permis de revisiter la coopération entre les deux pays.
L’Inde est un important partenaire pour le Bénin, a affirmé le nouvel ambassadeur de ce pays, Abbay Thakur. Lors de la présentation hier, de ses copies figurées au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, il a indiqué que les relations entre les deux pays datent de très longtemps.
« Nous avons de gros projets de développement, de partenariat, de business et de voyage pour le Bénin », informe le nouvel ambassadeur qui rassure que son pays accorde beaucoup d’importance à ces projets qui lui tiennent à cœur, compte tenu du niveau de croissance atteint par le Bénin aujourd’hui.
Le nouvel ambassadeur reconnaît que son pays a reçu des visites de haut niveau et que de leur côté, ils s’apprêtent à en faire de même. C’est pourquoi, il est venu présenter ses lettres de créance. Et en prélude à cette cérémonie qui se déroulera dans quelques semaines, il se réjouit des conseils qu’il a reçus auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération.
Abbay Thakur promet que l’une de ses priorités dans les jours à venir, c’est de développer les relations de coopération entre les deux pays. Ensuite, améliorer les conditions d’octroi de bourses d’études, ainsi que d’autres programmes.
« Nous pensons également aux échanges entre les officiels et les hommes d’affaires », conclut-il. « Je suis heureux de recevoir cet après-midi, les copies figurées du nouvel ambassadeur de l’Inde près le Bénin qui réside pour le moment à Abuja au Nigeria », se réjouit le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Il espère que l’Inde pourrait inscrire le Bénin sur la liste des 18 ambassades à installer dans le monde cette année.
Pour le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, la cérémonie d’hier a été l’occasion pour son hôte et lui de voir comment dynamiser les relations de coopération entre les deux pays, comment faire pour que les projets se concrétisent. A ce sujet, il cite le projet d’adduction d’eau potable dans les zones rurales, le projet dans le domaine des Technologies de l’information et de la communication, puis des projets dans les domaines de l’éducation et d’énergie solaire. Il s’agit, selon Aurélien Agbénonci, de projets qui raffermissent les liens de coopération entre le Bénin et l’Inde, qui datent de longtemps et qui devraient leur permettre de travailler dans l’intérêt des deux communautés.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération déclare avoir été surpris de ce que l’ambassadeur lui a dit, à savoir que le Bénin a déjà atteint un taux de croissance économique de plus de 6%. Ce qui n’est pas donné à n’importe quel pays dans le monde.

Un collège de professeurs-chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi a animé, jeudi 23 mai dernier à l’Institut français de Cotonou, une conférence sur le thème « Eliminer le paludisme au Bénin : Rêve ou réalité ? ». Organisée par l’Institut de recherche pour le développement (Ird), cette activité vise à accélérer le processus d’élimination du paludisme.
Rien qu’à considérer les résultats de la lutte contre le paludisme dans certains pays dans le monde et d’Afrique, il est permis d’en arriver à l’élimination du paludisme de la planète d’ici 2030, et ce conformément à l’objectif fixé par l’Organisation mondiale de la Santé (Oms). C’est dire que l’élimination du paludisme au Bénin n’est pas un rêve mais peut être une réalité. C’est la substance des interventions d’un collège de chercheurs de l’Université d’Abomey-Calavi, lors du café de la science à l’Institut français de Cotonou.
« Il est possible d’éliminer le paludisme dans le monde et au Bénin», affirme le professeur-chercheur et coordonnatrice du Programme national de lutte contre le paludisme au Bénin, Aurore Hounto. Elle en veut pour preuve les progrès enregistrés par certains pays dans le monde ces dernières années. Grâce à leurs efforts, certains pays ont réussi à éliminer le paludisme, tandis que d’autres sont en voie de le faire d’ici 2020. Il s’agit, cite-t-elle, de l’Ethiopie et du Rwanda qui ont pu avoir une baisse considérable des cas de paludisme en 2017. Aussi, la Chine et El Salvador ont-ils rapporté 0 cas de paludisme la même année. En 2018, le Paraguay a été certifié exempt de paludisme. Plus récemment, le Maroc, l’Algérie et l’Argentine ont été certifiés exempts du paludisme. En outre, une quinzaine d'autres pays sont en voie de l'élimination du paludisme, comme le Swaziland ou le Cap-Vert pour 2020. Plusieurs autres pays sont attendus à cette même date pour voir le paludisme disparaitre complètement de leurs territoires. Pour Aurore Hounto, si des pays ont réussi à éliminer cette maladie, les autres pays dont le nôtre peuvent aussi atteindre l’objectif de 2030.
Mais à quel prix ?
Luc Djogbénou, professeur-chercheur à l’Institut régional de santé publique (Irsp) et à l’Université d’Abomey-Calavi (Uac) a expliqué qu’il importe d’agir sur les deux facteurs favorisant la prolifération des anophèles, vecteurs de la maladie. Il s’agit, appuie le professeur Armel Djênontin, de l’homme et de l’environnement dans lequel nous vivons. En plus de ces facteurs, le professeur Aurore Hounto est revenue sur d’autres stratégies dans lesquelles il faut investir de même que les bonnes méthodes à appliquer. Car, le paludisme reste et demeure une endémie tropicale majeure qui constitue un problème de santé publique avec comme cibles vulnérables les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.
En 2017, dit-elle, 2019 millions cas de paludisme ont été enregistrés dans le monde dont 200 millions en Afrique. Par ailleurs, 435 mille malades en décèdent dans le monde dont 403 mille en Afrique. Ce qui atteste que l’Afrique paie le lourd tribut à cette maladie. Le rythme de progrès doit être accéléré pour atteindre l’objectif fixé par l’Oms. D’où le comblement des écarts de couverture d’accès aux outils fondamentaux recommandés par l’Oms pour la prévention, le diagnostic et le traitement. « Ce n’est qu’en agissant ainsi qu’on peut arriver à réduire les nouveaux cas de paludisme », souligne-t-elle. Ceci, ajoute-t-elle, passe également par un leadership politique important avec une augmentation du financement domestique.