La Nation Bénin...
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Jeudi 30 mai prochain, se tiendra à Cotonou la trente-sixième session du Conseil des ministres des pays membres du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames). En prélude à cette rencontre, les experts se penchent, du 27 au 28 mai, sur les grands dossiers à l’ordre du jour.
Examen de litiges dont le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (Cames) fait l’objet, évaluation de la mise en œuvre du plan stratégique de développement de l’institution 2015-2019, relecture des textes juridiques, examen des procédures d’inscription aux concours et sur les listes d’aptitude et le programme de reconnaissance des diplômes… Tels sont les principaux axes du programme de la réunion des experts en prélude à la trente-sixième session du Conseil des ministres des pays membres du Cames prévue pour jeudi 30 mai prochain à Cotonou.
Depuis hier, les recteurs, chefs d’établissements d’enseignement supérieur, membres du Comité des experts du Conseil des ministres du Cames procèdent à l’analyse de chacun de ces dossiers afin d’en dégager les questionnements, les spécificités et les réponses à proposer à l’analyse du Conseil des ministres. L’orientation qui sera donnée à chacun de ces dossiers aura à l’avenir des répercussions certaines sur la qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique dans chacun des pays membres, a souligné la ministre béninoise de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Marie Odile Attanasso procédant à l’ouverture des travaux. Elle a invité les participants à faire montre d’objectivité, de discernement et d’un sens de responsabilité élevé dans leurs réflexions. Celles-ci touchent à la définition des politiques d’éducation et, partant, de développement des pays membres du Cames, tout progrès dépendant de la qualité des ressources humaines mises sur le marché du travail.
« Notre ambition sera satisfaite si au sortir de cet exercice, avec le comité des experts, le Cames se dote de nouveaux leviers de gouvernance ou les consolide aux fins de renforcer sa compétitivité à l’échelle de son espace en particulier et à l’international en général, selon la vision du Cames du futur contenue dans les recommandations issues des réflexions menées dans le cadre de la célébration du cinquantenaire en 2018 », indique Bertrand Mbatchi, secrétaire général du Cames.Pour ce faire, après l’élection du bureau du Comité des experts, les participants passent au peigne fin le rapport d’activités 2018 du secrétaire général, le rapport financier 2018 et celui du commissaire aux comptes. Un nouveau projet de Plan stratégique de développement du Cames (Psdc) pour la période 2020-2022 devrait être adopté ainsi que le projet de budget exercice 2020, après l’évaluation du Psdc qui arrive à son terme.En se prononçant sur les critiques formulées à l’encontre du Cames par des promus de l’institution, les experts proposeront un projet de résolution portant modification du Code d’éthique et de déontologie.
L’utilisation des méthodes innovantes de mobilisation des fonds de financement du Psdc, les textes juridiques et administratifs relus, le projet de règlement intérieur du sommet des chefs d’Etat, la problématique du passage au 100 % numérique pour le concours d’agrégation de médecine et productions animales, les labels Cames, sont également des points essentiels au menu des discussions prennent fin ce jour.
La réunion des experts précède celle des partenaires techniques et financiers et celle du Conseil de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames) prévues pour ce mercredi 29 mai avant la tenue du Conseil des ministres qui se penchera, jeudi, sur l’ensemble des dossiers débattus.

18 mois d’emprisonnment ferme contre l’ex-préfet du Littoral, Modeste Toboula et cinq millions F Cfa d’amende, 5 ans de prison ferme avec 5 millions F Cfa d’amende contre les sieurs Clément Dari, Salifou Assah, René Ganmavo et Magloire Saïzonou et 5 ans de prison avec sursis contre Basile Kougblénou et Basile Djossouvi. Ce sont les réquisitions du ministère public, Ulrich Gilbert Togbonon, procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) dans l’affaire de bradage du domaine de l’Etat au quartier Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou dans laquelle tous ces prévenus ont été incarcérés depuis le20 février dernier. Après un renvoi le 8 avril dernier pour cause de tenue de session criminelle de la Criet, le dossier a été pris ce lundi 27 mai.
Modeste Toboula et ses co-prévenus étaient tous à la barre hier. L’ex-préfet du Littoral devrait répondre des faits d’abus de fonction et de concussion, et ses co-prévenus des infractions de complicité d’abus de fonction, de stellionat, de délit d’initié et de complicité de stellionat. Chacun des mis en cause a livré sa part de vérité dans les faits qui lui sont reprochés. Le procès a duré plus de onze heures d’horloge sous la houlette de la cour présidée par Edouard Cyriaque Dossa, président de la Criet. Modeste Toboula et les autres mis en cause ont tenté d’apporter des éléments de réponse aux différentes questions de la cour, du ministère public et des avocats de l’Etat béninois et de leur défense pour permettre aux uns et aux autres de bien comprendre le dossier.
La cour a invité l’ancien ministre chargé de la Décentralisation, Barnabé Dassigli, limogé dans le cadre de ce dossier, à comparaitre à la barre mais à titre de témoin. Celui-ci a reconnu avoir autorisé en 2017 l’ex-préfet du Littoral à lever la mesure d’interdiction de tout lotissement dans la zone. Mais Barnabé Dassigli a dit qu’au moment où il donnait cette instruction à son collaborateur, il n’a aucunement connaissance du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches. Pour lui, le site appartiendrait à des particuliers. Ce n’est qu’à l’éclatement de l’affaire qu’il a été informé de l’existence d’un tel acte qui rendait le site d’utilité publique, explique l’ex-ministre chargé de la Décentralisation. Mais il sera contredit tout comme les mis en cause par le ministère public qui, dans ses réquisitions, a démontré que les faits mis à la charge des mis en cause sont fondés. Car, pour Gilbert Ulrich Togbonon, le domaine querellé appartient bel et bien à l’Etat. Le site est protégé par le décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches. Selon lui, ce décret, rendait le site d’utilité publique et par conséquent interdit toutes sortes de transactions sur le domaine. Les mis en cause ont donc violé ce décret, et ils doivent subir la rigueur de la loi, martèle Gilbert Ulrich Togbonon. Il demande alors à la cour de condamner chacun des prévenus aux peines requises plus haut. Mais le ministère public sera contre-attaqué par la quinzaine d’avocats assurant la défense des mis en cause. Tous sont allés dans la même direction pour plaider une relaxe pure et simple de leurs clients. Car, selon la défense, les mis en cause, surtout les acquéreurs n’ont commis aucune faute. Mieux, l’Etat qui poursuit n’a pas apporté la preuve que le domaine querellé lui appartient. Les avocats estiment le décret très insuffisant pour déclarer la zone d’utilité publique qui requiert une procédure rigoureuse et longue. Clôturant les débats, la cour renvoie le délibéré du dossier au 24 juin prochain pour fixer chaque mis en cause sur son sort.
Thibaud NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 28 mai 2019

Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a procédé, vendredi dernier à Cotonou, à la remise des subventions du gouvernement aux fédérations sportives et au Comité national olympique sportif béninois (Cnosb) au titre de l’année 2019. A cette occasion, il a rappelé le bien-fondé de ces subventions qui ont connu une augmentation de plus de 100 millions de francs Cfa.
Le gouvernement béninois a accordé, vendredi 24 mai dernier à Cotonou, des subventions aux fédérations sportives et au Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb) au titre de l’année en cours. Le montant total de ces subventions est passé de 553 millions de Francs Cfa en 2018 à 655 millions de Francs Cfa en 2019. Soit une augmentation de plus de 100 millions de francs Cfa. Selon le directeur du sport d'élite, Bonaventure Codjia, le gouvernement vient de rééditer une initiative qui contribue au financement des activités statutaires des différentes fédérations. Pour lui, depuis l’avènement du régime du Nouveau départ, le gouvernement à travers le ministre de la Culture, du Tourisme et des Sports, Oswald Homéky, a opté pour la remise des subventions à bonne date et en public aux fédérations sportives. Cela témoigne de la volonté du gouvernement d’attribuer les subventions aux acteurs sportifs de façon transparente. Il a alors exhorté les fédérations à bien gérer ces subventions. « Il faut une démarche de transparence pour gérer les subventions destinées à financer les activités statutaires », a-t-il déclaré.
Le président du Cnosb, Julien Minavoa, se réjouit de cette volonté du gouvernement d’accompagner annuellement l’ensemble du mouvement sportif national. « Nous nous retrouvons une fois encore pour cette belle tradition que nous voulons pérenne », a-t-il confié. Pour lui, les subventions sont destinées aux activités statutaires au plan national et international. Il invite à cet effet les responsables de fédérations à payer les cotisations dans leurs fédérations internationales respectives.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a exprimé la reconnaissance du gouvernement aux différentes fédérations garantes de la gestion des disciplines sportives par délégation de pouvoir. A l’en croire, depuis 2016, aucune fédération ne perçoit pas moins du double de ce qu'elle percevait avant l’avènement du gouvernement du président Patrice Talon. C’est ce qui motive chaque année l’augmentation du montant des subventions. « Nous passerons cette année de 553 millions F Cfa en 2017 à 655 millions F Cfa avec une dotation de 100 millions au Comité national olympique et sportif béninois », a-t-il déclaré.
Il a alors invité les fédérations à travailler en vue de profiter de la décision du gouvernement de faciliter l’accompagnement de leurs activités par les entreprises privées. A l’en croire, c’est avec l’assurance que ces fonds profitent aux athlètes et que les activités ou compétitions statutaires s’organisent que le gouvernement octroie les subventions aux fédérations. Il convie les dirigeants de fédérations à poursuivre l'effort de vulgarisation des disciplines dans tous les départements du pays afin qu’elles enregistrent plus d'adhésion.
Pour lui, le Bénin est un pays de génies et de talents. Il souhaite que les acteurs sportifs continuent à donner le meilleur d’eux-mêmes en vue d'excellents résultats pour le Bénin. « Nous sommes fiers de vous mais nous attendons beaucoup de vous », a-t-il conclu. C’est ainsi que les uns après les autres, du Cnosb au
tonsimin-ball en passant par le base-ball, le triathlon, le handball, le basket-ball, le taekwondo, l’aviron et autres, le président du Cnosb et les dirigeants de fédérations sont rentrés en possession chacun de son chèque.
Montants accordés au Cnosb et aux fédérations
Cnosb : 100 millions F Cfa
Handball : 45 millions F Cfa
Basket-ball : 45 millions F Cfa
Volley-ball : 22 millions F Cfa
Athlétisme : 45 millions F Cfa
Tennis : 42 millions F Cfa
Pétanque : 35 millions F Cfa
Taekwondo : 22 millions F Cfa
Karaté : 22 millions F Cfa
Wushu : 21 millions F Cfa
Boxe : 22 millions F Cfa
Natation : 16 millions F Cfa
Gymnastique : 17 millions F Cfa
Rollers sport : 16,5 millions 500F Cfa
Scrabble : 25 millions F Cfa
Tennis de table : 10,5 millions F Cfa
Rugby : 15 millions F Cfa
Handisport : 15 millions F Cfa
Cyclisme : 22 millions F Cfa
Judo : 16 millions F Cfa
Lutte : 10 millions F Cfa
Maracana : 13 millions F Cfa
Tir à l'arc : 7,5 millions F Cfa
Badminton : 9, 5 millions F Cfa
Golf : 8,5 millions F Cfa
Escrime : 12 millions F Cfa
Haltérophilie : 5,5 millions F Cfa
Aviron : 7,5 millions F Cfa
Tchoukball : 2,5 millions F Cfa
Tonsinmin-ball : 2,5 millions F Cfa
Triathlon: 1 million F Cfa
Base-ball : 1million F Cfa

Parrain de la 4e édition des Journées Médias du Bénin (Jmb), le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a présidé, vendredi 24 mai dernier, la cérémonie de lancement des activités de cet évènement. Il a félicité à l’occasion les hommes des médias pour le travail qu’ils abattent pour la consolidation de la paix avant de les inviter à plus de professionnalisme.
L’édition 2019 des Journées Médias du Bénin s’est déroulée le week-end dernier à Cotonou. C’est le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, parrain de l’évènement, qui a présidé la cérémonie de lancement des activités. Il a salué à l’occasion les efforts d’Élan Médias qui s’organise chaque année pour favoriser ces moments de brassage entre journalistes. Selon lui, c’est un plaisir de venir à la rencontre des hommes des médias. A cet effet, il les invite à jouer impartialement leur rôle dans le pays.
« Je voudrais exhorter les hommes des médias à jouer leur partition pour le développement », a-t-il dit. A l’en croire, il est important de travailler de sorte que l’information soit mise à la disposition des médias pour pouvoir informer le public. « Car des fake-news peuvent détruire notre nation », a-t-il fait savoir. Selon lui, la gestion de l’information est essentielle, c’est pourquoi, il faut respecter la sacralité des informations avant leur diffusion ou publication. Mieux, les médias sont indispensables dans la vie d’une nation. « On ne peut pas faire sans les médias », a-t-il déclaré. Ainsi, il est utile dans le contexte actuel que les journalistes fassent leur travail avec rigueur et dans le respect de la déontologie et des lois de la République.
Ghislène Adimi, présidente d’Elan Média, a remercié le ministre pour avoir accepté de parrainer cette 4e édition des Journées Médias du Bénin. Pour elle, les Jmb constituent un moment de brassage inter-média qui permet aux professionnels des médias de participer aux activités sportives, ludiques et culturelles. Après la cérémonie de lancement, le ministre Aurélien Agbénonci a visité l’exposition des caricatures de Hector Sonon, invité sur Café Médias Plus Spécial Jmb 2019 pour une conférence sur le thème : « Les caricaturistes dans l’univers médiatique béninois ».

A travers les médias sociaux, les moteurs de recherche et autres, le numérique s’impose de plus en plus dans le secteur de l’éducation. Elèves, étudiants et enseignants béninois les utilisent pour échanger ou pour conforter leurs connaissances.
Les médias sociaux et les moteurs de recherche occupent aujourd’hui une place prépondérante dans le quotidien des apprenants et des enseignants béninois. Aucun corps du secteur de l’éducation n’échappe actuellement aux innovations technologiques. Élèves, étudiants et enseignants passent plusieurs heures sur les réseaux sociaux, Facebook, Whatsapp à utiliser les moteurs de recherche.
Un groupe d’enseignants de français du Complexe scolaire Notre Dame de Laurette à Cotonou fait usage de Facebook et Whatsapp pour échanger sur le contenu du programme d’études et les matériels didactiques. Membre de ce groupe, Claudette Fintounhoué pense que les réseaux sociaux et les moteurs de recherche présentent plusieurs avantages lorsqu’ils sont utilisés judicieusement. « C’est pourquoi, il importe d’éduquer les apprenants à cet effet », a-t-elle préconisé. Selon elle, l’usage des médias sociaux et des moteurs de recherche n’est pas institutionnalisé. « L’utilisation de l’internet n’est pas encore officielle mais les apprenants et les enseignants en profitent de façon informelle », a-t-elle expliqué. Pour elle, les élèves et les étudiants utilisent les moteurs de recherche pour faire les exposés. Selon Franck Adjibao, ingénieur en télécommunication, ces serveurs spécialisés facilitent des recherches rapides sur une foule de sujets même s’il n’est pas facile d’en évaluer l’exactitude et l’objectif. « Les moteurs de recherche sont comme un guide dans la très grande bibliothèque que constituent les informations du web » , a-t-il ajouté. A l’en croire, ils permettent aux élèves de découvrir des notions inconnues, de s’approprier les concepts et de les saisir par eux-mêmes. Toute choses qui font dire à Serge Daffa, enseignant de sciences de la vie et de la terre que les élèves utilisent l’internet dans le cadre des travaux de recherche, des exercices de maison et exposés de groupes sans passer par des bibliothèques classiques. « Ils découvrent même des notions qui ne leur sont pas encore enseignées en classe à travers les moteurs de recherche », a-t-il fait savoir.
Pour Jolias Codjia, censeur au Complexe scolaire Notre Dame de Laurette, les avantages du numérique sont multiples pour les enseignants. Cela leur permet, entre autres, de dynamiser les cours et les méthodes d’apprentissage, rendre les élèves plus autonomes, automatiser certaines tâches qui ne nécessitent pas de valeur ajoutée, simplifier la préparation du travail en amont. Ainsi, les enseignants peuvent facilement trouver des ressources pour conforter leurs connaissances mais également mettre à niveau les cours à dispenser.
Le réseautage social entre les acteurs
Franck Adjibao, jeune ingénieur en télécommunication, pense que Facebook (famille et amis), LinkedIn, Trello (contacts professionnels et orientation) et Twitter (micro-blog entre contacts) sont les plateformes les plus utilisées de nos jours entre enseignants, apprenants, membres d’administrations scolaires, collaborateurs et autres. Pour lui, avec l’avènement de l’Internet, le réseautage social recouvre les applications web qui servent à constituer une communauté en reliant des amis, des collègues, des enseignants, des apprenants et plus généralement des individus employant ensemble une variété d’outils numériques dans le but de faciliter, par exemple, la collaboration ou la gestion des carrières professionnelles. On peut avoir des groupes Facebook ou whatsapp des étudiants d’une même promotion ou des enseignants d’une même matière. Pour lui, certains groupes d’enseignants font leur animation pédagogique via les réseaux sociaux (Whatsapp et Facebook). Ils se servent également des technologies de l’information et de la communication pour faire certains travaux de façon virtuelle.
Société 27 mai 2019

C’est la ville d’Aplahoué, dans le Couffo, située à quelque 148 km de la capitale économique du Bénin, qui est retenue pour abriter ce lundi 27 mai le lancement officiel des épreuves du Brevet d’études du premier cycle (Bepc).
Après le Lycée Houffon d’Abomey en 2018, c’est le tour du Collège d’enseignement général 1 d’Aplahoué de servir de cadre au lancement officiel du Bepc, session de mai 2019. Prenant la mesure de cet honneur fait à la ville, voire tout le département du Couffo, les autorités ont mis les soins nécessaires à la préparation de cet évènement. Dans ce centre de composition du Ceg 1 d’Aplahoué, en effet, plusieurs dispositions ont été prises allant de l’affichage des numéros des candidats à la salubrité du centre en passant par des consignes de sécurité. La cérémonie de lancement proprement dite placée sous la houlette du ministre en charge de l’Enseignement secondaire, annoncé pour être effectivement présent par ses collaborateurs de la direction départementale, sera marquée, comme à l’accoutumée, par deux temps forts.
Dans un premier temps, le ministre Mahougnon Kakpo et sa suite vont prodiguer des conseils aux candidats avant de procéder à la distribution des épreuves de communication écrite. La délégation ministérielle ne manquera pas de visiter quelques autres centres de composition, dans un second temps, en vue de s’assurer du bon démarrage de cet examen.
287 centres de composition sont ouverts sur l’ensemble du territoire du Bénin pour 205.733 candidats enregistrés. Avec un taux d’accroissement de 10,40% par rapport à l’effectif de 2018 (186 352 candidats), les statistiques de cette année font état de ce que le département de l’Atlantique présente le plus gros effectif, soit 43 631 candidats contre 5 352 pour la Donga qui ferme la marche. A noter que 9 199 candidats dont 3 734 filles sont attendus pour l’examen dans le département du Couffo.

Les Panthères de Djougou reçoivent les Buffles du Borgou, le dimanche 26 mai prochain au stade
Atchoukouma, lors de la 34e journée du championnat national de football de Ligue 1. Un derby de revanche au nombre des huit matchs prévus pour le compte de cette journée.
Panthères # Buffles. C’est l’une des rencontres phares de la 34e journée du championnat national de football de Ligue 1, prévue pour ce week-end sur les différents stades retenus pour la circonstance. Battues (1-0) lors de la phase aller par les Buffles, les Panthères de Djougou auront l’occasion de prendre leur revanche lors de ce derby septentrional. Au repos, lors de la journée précédente, les poulains d’Arafat Agoro affûtent leurs armes depuis lundi pour se défendre devant leur public. Ils ont l’obligation de se racheter lorsqu’on sait qu’ils ont été surpris lors de leur dernière sortie à domicile par l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo) par le score de 0-1.
5e au classement avec 43 points +2, les Panthères de Djougou devront l’emporter pour espérer poursuivre la course au titre désormais menée par le trio Buffles du Borgou, Béké de Bèmbèrèkè (48 points +14) et Ayéma (45 points+8). Vainqueurs de Dynamo d’Abomey (1-0) au stade municipal de Parakou, le mercredi 23 mai dernier, les Buffles du Borgou n’ont pas aussi droit à l’erreur de peur de se faire rattraper par les autres prétendants au titre. Avec 51 points +12, le leader provisoire a également besoin d’une victoire pour confirmer son hégémonie sur ses adversaires. C’est donc un derby régional à double enjeu pour le nouvel entraîneur des Buffles du Borgou, Hamidou Harouna qui a besoin aussi d’enchaîner avec une troisième victoire après ses succès lors de ses deux précédents matchs.
Si la pression monte déjà dans les différents états-majors de ces deux formations du nord du pays, elle n’en est pas moins dans les rangs de Béké de Bèmbèrèkè qui joue demain, samedi 25 mai, au stade René Pleven de Cotonou, la lanterne rouge, Soleil Football club, 25 points. Les protégés de Francis Koto Gbian auront à cœur de confirmer leur suprématie sur cette formation de Soleil Fc qu’ils avaient battue lors du premier tour. Mais c’est sans compter sur les joueurs de Soleil Football club qui ont émerveillé à Missérété en se débarrassant de l’Association sportive Ouémé Stars par le score de 0-2. Avec comme objectif le maintien en division d’élite, Soleil Football club devra éviter une nouvelle défaite à domicile après celle subie le week-end dernier face à l’Association sportive du Port autonome de Cotonou lors de la 32e journée de la compétition. A la même heure, après avoir réussi à contraindre l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae) lors de la 33e journée, au partage des points, la Jeunesse sportive de Pobè, 41 points +2, va recevoir l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac).
Auteur d’un nul (2-2) en déplacement, mercredi dernier, face à l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké), Avrankou Omnisports défie, ce dimanche 26 mai, au stade René Pleven de Cotonou, la formation d’Esae. Avec le même nombre de points (37) que le premier relégable, le capitaine d’Avrankou Ominsports, Enock Odjo (10 buts) et ses coéquipiers devront éviter une défaite face à Esae de peur de tomber dans la zone rouge. Ce match entre Esae et Avrankou Omnisports apparaît également comme un match de positionnement car il suffirait d’une victoire pour les visiteurs, 13e au classement pour rejoindre Esae, 8e avec 40 points.
Energie et Dragons pour se relancer
Le déplacement d’Energie Football club à Missérété pour affronter Ayéma, 3e au classement et la confrontation entre les Dragons de l’Ouémé et l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbassogo (Upi-Onm) vont aussi focaliser les attentions lors de cette 34e journée de la Ligue 1. Etrillés (4-1) par Béké de Bèmbèrèkè à N’dali, les Dragons de l’Ouémé, 9e avec 39 points auront la possibilité de laver cet affront à domicile, ce dimanche 26 mai face à Upi-Onm, 15e avec 36 points -14 au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo. Contraints au nul (0-0) par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac), lors de la journée précédente, les Electriciens, 17e au classement avec 34 points -1, devront absolument éviter une défaite face à Ayéma pour ne pas faire leurs adieux à la division d’élite. Deux confrontations déséquilibrées, vu le positionnement des protagonistes dans la compétition. Défaite donc interdite pour Energie Fc pour se maintenir en Ligue 1 et pour les Dragons de l’Ouémé qui continuent de lorgner le titre. Pour boucler cette 34e journée, le public du Zou et celui de l’Ouémé et du Plateau auront aussi droit à un derby dans le Zou et un autre dans le Plateau. Il s’agit du duel fratricide entre Dynamo d’Abomey et l’As Tonnerre de Bohicon à Zakpota et la confrontation entre l’Uss-Kraké et l’Association sportive Ouémé Stars (Asos) au Saint Louis Stadium de Sèmè-Kraké.
Société 24 mai 2019

Comme annoncé, la Cour constitutionnelle a vidé, hier jeudi 23 mai, le contentieux électoral né des législatives d’avril 2019. Parmi les soupirants au poste de député, seul Benoît Assouan Dègla a eu gain de cause. La Haute juridiction a restitué la vérité des urnes et accordé un siège supplémentaire au Bloc républicain au détriment de l’Union progressiste qui perd ainsi un siège.
Ses efforts personnels ont payé et les prétentions des avocats du Bloc républicain quant à la répartition des sièges dans la dixième circonscription électorale, ont prospéré. Benoit Assouan Dègla est rétabli dans ses droits. Il a été proclamé par la Cour constitutionnelle, député de la huitième mandature de l’Assemblée nationale. La Cour, dans son délibéré, a rectifié les erreurs portant sur le nombre de suffrages exprimés en faveur des deux partis politiques. En effet, la Haute juridiction, lors de l’instruction des recours, a pu constater les irrégularités qui ont entaché les opérations de dépouillement. Plusieurs suffrages exprimés dans la 10e circonscription électorale, en faveur du Bloc républicain, n’avaient pas été pris en compte. Il en ressort que la répartition des sièges est tout aussi inexacte. Mutatis mutando (en changeant ce qui doit être changé), la Cour constitutionnelle a accordé un siège supplémentaire au parti Bloc républicain et invalidé le dernier siège accordé au Parti Union progressiste dans la dixième circonscription électorale. Benoît Assouan Dègla étant le prochain titulaire sur la liste du Bloc républicain, le siège parlementaire lui revient en lieu et place de Marcelin Aka Orou.
Le ministre Jean Claude Dona Houssou n’a pas connu fortune identique. Son recours a été rejeté après examen de la Cour. Tous les autres recours connaîtront le même sort: le rejet. Tous les autres députés dont les sièges ont fait objet de recours peuvent donc siéger en toute quiétude. Il s’agit nommément de Dominique Atchawé, Wallis Zoumarou, Bida Y. Abdouramani, Boniface Yèhouétomè, Natondé Aké, Nestor Noutai, Badirou Aguemon, Comlan Patrice Nobime, David C. Biokou, Salifou Issa, Alassane Seidou, des députés élus du parti Bloc Républicain dans la 5e Circonscription électorale, des députés élus du parti Union progressiste dans la 20e Circonscription électorale et des députés élus du parti Union progressiste dans la 9e Circonscription électorale.
Rappelons que le règlement du contentieux électoral a été fait suivant une procédure publique et contradictoire où chaque requérant a eu l’opportunité de présenter ses prétentions et de les soutenir avec des preuves, d’abord lors de la mise en état, vendredi 17 mai dernier puis à l’audience publique mercredi 22 mai dernier. Avec sa décision rendue hier, la Cour constitutionnelle met ainsi fin au processus électoral.

Louis Philippe Sessi Houndégnon et Nazaire Hounnonkpè perdent le grade d’officier général à eux accordé depuis le 1er août 2015 par l’ex-président de la République Boni Yayi. La décision a été rendue ce jeudi 23 mai par la Chambre administrative de la Cour suprême saisie par les sieurs Jean Tozé et César Agbossaga, tous deux hauts gradés de l’ex-Police nationale. Ces derniers avaient attaqué le décret n°2015-416 du 1er août 2015 portant nomination des officiers généraux des Forces de sécurité publique et assimilées devant la Haute juridiction au motif que l’acte n’est pas légal.
Cette promotion ne suivrait pas la loi n°2015-20 du 19 juin 2015 portant statut spécial des personnels des Forces de sécurité publique et assimilées en République du Bénin. Aussi, les deux promus ne rempliraient-ils pas les conditions prévues par la loi, notamment le nombre d’années requis dans leur ancien grade de contrôleur général de Police pouvant leur permettre de monter en grade d’officiers généraux. Quatre années après, la Cour suprême donne raison aux deux requérants. La décision d’annulation de l’acte querellé qui est tombée depuis hier rétrograde par voie de conséquence Louis Philippe Sessi Houndégnon et Nazaire Hounnonkpè qui retournent désormais dans leur ancien grade de contrôleur général de Police dans lequel ils évoluaient avant cette promotion contestée.
Il faut rappeler que le même dossier a fait l’objet de recours devant la Cour constitutionnelle le 18 août 2015 par le sieur Serge Médéton Dahandé. En effet, ce dernier forme un recours en inconstitutionnalité contre le décret querellé. La Cour constitutionnelle a rendu sa décision DD 16-054 du 28 avril 2016 à travers laquelle la Haute juridiction s’est déclarée incompétente parce que la demande formulée par le requérant Serge Médéton Dahandé relève purement d’un contrôle de légalité alors que la Cour constitutionnelle est juge de la constitutionnalité et non de la légalité. Les deux officiers de la Police républicaine savent désormais à quoi s’en tenir depuis ce jeudi avec l’arrêt de la Cour suprême qui tire un trait sur leur promotion.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 24 mai 2019

Organisée par le ministère de l'Economie numérique et de la Communication, une formation conduite par la Gsm Association, a regroupé, ce jeudi 23 mai, toutes les parties prenantes du secteur numérique à Cotonou. Une trentaine de participants ont été formés lors de cet atelier dont l'objectif est de lever tous les obstacles à l'accès aux technologies de l'information et de la communication (Tic), surtout leur utilisation par les femmes.
« Les communications mobiles et les femmes: combler le fossé entre les sexes ». C'est le thème de la formation qui a réuni, ce jeudi 23 mai, les acteurs du numérique à Cotonou. Au nom des participants, la directrice adjointe de cabinet de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Opportune Quenum, a remercié le gouvernement à travers la ministre de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou pour avoir initié cette formation. Selon elle, le contenu de la formation témoigne de l’importance du travail à abattre pour réduire la fracture numérique liée au genre au Bénin. « Il y a un travail sérieux à faire en ce qui concerne la problématique de la fracture numérique », a-t-elle indiqué. A l’en croire, les formateurs ont appris aux participants à identifier les obstacles qui favorisent la fracture numérique liée au genre en vue de les combattre. « Nous avons eu des notions qui nous permettront de soulever ces problèmes dans nos différents domaines », a-t-elle confié.
Au nom des formateurs de la Gsm Association, Alain Betu a remercié les deux ministres du gouvernement pour avoir honoré de leur présence ce rendez-vous du donner et du recevoir. C’est le lieu pour lui de saluer la sensibilisation et mobilisation qui ont été faites autour de cette initiative par la ministre de l’Economie numérique et de la Communication. Il a aussi salué l’exactitude et l’assiduité des participants à cette formation. Pour Alain Betu, il est nécessaire que les décideurs travaillent avec les parties prenantes pour s'attaquer aux dangers liés à l'accès des femmes aux Tic.
La ministre de l’Economie numérique, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a rappelé le bien-fondé de cette initiative qui, selon elle, fait suite aux échanges sur la problématique du genre dans le secteur du numérique et les opportunités qui peuvent s’offrir aux femmes en la matière lors de la célébration de la journée internationale de la femme dans les studios de la télévision BB24 en mars dernier.
Mise sur le marché des services orientés vers les femmes
Selon la ministre, cette causerie-débat a permis d’exposer les difficultés des femmes face à l’accessibilité aux services numériques. Elle reste convaincue que les fournisseurs de services internet doivent avoir une attitude clairement volontaire quant à la fourniture ou la mise sur le marché de services spécifiquement orientés vers la gent féminine quelles que soient la localité et les activités de cette frange de la population. « Cette formation est la suite des échanges avec toutes les parties prenantes en mars dernier », a-t-elle martelé. A l’en croire, il faut poursuivre la sensibilisation autour de la problématique du genre dans le secteur du numérique et précisément dans le secteur mobile.
C’est pourquoi, la Gsm Association a été choisie pour aguerrir toutes les parties prenantes du secteur au Bénin à savoir les fournisseurs d’accès à internet, les opérateurs Gsm, l’agence de service universel, l’Arcep, les start-up, les représentants des ministères, les représentants des associations de consommateurs et autres. Selon elle, la Gsm Association est une association qui œuvre pour l’évolution, le succès du secteur mobile dans le monde entier. « La Gsm Association représente près de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde » a-t-elle fait savoir. Elle pense que le Menc ne va pas s’arrêter en si bon chemin et promet beaucoup d’autres formations pour combler ce fossé entre les deux sexes. « C’est la première d’une série de formations qui sera organisée au Bénin » a-t-elle rappelé. Le vœu le plus cher de la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou est qu’au sortir de cette formation, le Bénin avance sur le volet de la réduction de la fracture numérique liée au genre. «Nous devons tous contribuer à réduire cette fracture liée au genre. C’est pourquoi, je suis rassurée que les acquis de cette journée vont donner des résultats probants » a-t-elle conclu.
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, félicite les femmes pour leur participation massive à cette formation. Pour elle, c’est également le rôle de son département ministériel d’accompagner des initiatives d’envergure. A l’en croire, le numérique est nécessaire pour toutes les communautés. «Les femmes ont beaucoup d’oportunités dans le domaine du numérique, notamment les microcrédits mobiles et bien d’autres innovations». C’est pourquoi, elle invite les participants à impacter après cette formation leurs milieux afin que la réduction de la fracture numérique liée au genre soit une réalité.