La Nation Bénin...
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L’Assemblée nationale, 8e législature, compte désormais deux groupes parlementaires. Le dernier-né a vu le jour ce mardi. Dénommé groupe «Union progressiste », il est composé de 47 députés et présidé par Marcellin Ahonoukoun.
Le groupe parlementaire ‘’Union progressiste’’ est porté sur les fonts baptismaux avec des objectifs et ambitions clairs. Il entend faire surtout de la 8e législature, un modèle de rupture avec les travers et déviances observés depuis 1991. En d’autres termes, il s’agit de poursuivre l’assainissement de l’espace politique national, à travers la modernisation du travail parlementaire et la réduction drastique des écarts entre les préoccupations de la représentation nationale et les problèmes concrets des citoyens. « L’Assemblée nationale doit cesser d’être une institution de plus, budgétivore à volonté, installée dans le confort douillet de son statut, loin des préoccupations de nos populations et orientée plus vers l’animation des polémiques autour des concepts de philosophie et de sciences politiques, que vers l’identification et la levée au plan législatif des goulots d’étranglements des efforts quotidiens de notre peuple vers plus d’épanouissement culturel, social, économique et politique », précise Sèdami Fagla Mèdégan qui a lu la déclaration à la tribune de l’hémicycle. Le groupe parlementaire ‘’Union Progressiste’’ entend poursuivre, approfondir et parachever la réforme du système partisan enclenchée par la loi n° 2018-23 du 17 septembre 2018 portant Charte des partis politiques et le nouveau code électoral. Il incombe aux élus, à en croire Sèdami Fagla
Mèdégan, la responsabilité d’écouter davantage le peuple. « Notre peuple, en effet, n’a pas toujours compris les motivations et le sens des réformes qui ont été engagées au niveau de l’Assemblée nationale. Il nous faut davantage d’écoute et de pédagogie, pour autant qu’aucune réforme fondamentale, orientée vers l’avenir, ne saurait requérir une adhésion spontanée des principaux bénéficiaires sans une telle approche », poursuit-elle. Le nouveau groupe parlementaire s’engage à prendre sa part du feu pour le développement du Bénin. « Les enfants du Bénin debout, peuvent et doivent faire du Bénin un pays de démocratie, de droits de l’homme, de cohésion sociale, bien gouverné et dont la prospérité économique est équitablement partagée par tous les citoyens en général, et principalement par les couches vulnérables et pauvres », assure Sédami Fagla Mèdégan. En tant que «parti de transformation sociale orienté vers la justice sociale, la réduction des inégalités sociales et un développement durable », le groupe parlementaire « Union progressiste » se veut une majorité de 47 soldats au front, en première ligne dans le combat pour la démocratie, le progrès économique et la paix sociale. La naissance de « Union progressiste » porte désormais à deux le nombre de groupes parlementaires que compte la 8e législature après la création lors de la séance plénière du lundi dernier, du Bloc républicain composé de 36 députés et présidé par l’honorable Jean-Michel Abimbola.

Pour le dernier dossier au rôle de sa première session criminelle, le Tribunal de première instance de Cotonou a connu d’une affaire de meurtre perpétré par le nommé Théodore Tossa. Déclaré coupable au terme de l’audience qui s’est déroulée, lundi 20 mai dernier, le mis en cause a écopé de 15 ans d’emprisonnement ferme.
La masculinité, l’ego surdimensionné, la fierté malhabile peuvent changer le cours d’une vie. Théodore Tossa l’a appris à ses dépens même s’il se dit non-coupable. Après plus de dix ans de prison, il y retourne pour cinq autres années. Coupable de meurtre sur le nommé Mamadou Sinka, il a en effet, été condamné à 15 ans de réclusion criminelle. Un meurtre survenu dans des conditions bien banales, surtout quand on apprend que le mis en cause et la victime sont de bons amis. Mais qu’est-ce-qui a pu bien se passer pour que Théodore Tossa poignarde son ami Mamadou Sinka ?
Les faits !
Théodore Tossa, de nationalité béninoise et Mamadou Sinka de nationalité nigérienne, sont des amis qui habitaient tous deux, au quartier Enagnon à Akpakpa Dodomè (Cotonou). Le dimanche 25 janvier 2009, aux environs de 19h, les deux amis se sont retrouvés au niveau de la berge lagunaire de ladite zone, pour une lutte traditionnelle amicale. C’est ainsi que Théodore Tossa a été, à deux reprises, terrassé par son ami Mamadou Sinka. Hué par les spectateurs et se sentant humilié et blessé dans son amour propre, le nommé Théodore Tossa a provoqué une bagarre. Les protagonistes seront immédiatement séparés par l’assistance. N’ayant pas digéré une telle humiliation, Théodore Tossa aurait menacé de rendre le coup à son adversaire. Sans désemparer, il s’est retiré à son domicile pour y chercher un couteau au moyen duquel il a poignardé Mamadou Sinka au niveau du thorax. Transporté d’urgence au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou, Mamadou Sinka est décédé aussitôt, des suites de ses blessures. Interpellé et inculpé de meurtre, Théodore Tossa n’a pas reconnu les faits ni à l’enquête préliminaire ni devant le magistrat instructeur du 4e cabinet. Il a reconnu cependant s’être bagarré avec la victime Mamadou Sinka. Le mis en cause est en détention depuis le 28 janvier 2009.
La rançon de son ego !
A la barre le lundi dernier, l’accusé Théodore Tossa est resté constant dans la dénégation des faits. Il nie avoir tué le nommé Mamadou Sinka. Il admet, néanmoins, la bagarre qu’il a provoquée pour restaurer sa fierté et son ego piétinés. Lors de ladite bagarre, il dit n’avoir pas attenté à la vie de son ami en le poignardant. Le voilà, pris au piège de la bagarre qu’il a lui-même instaurée pour flatter son ego.
Le ministère public va justement s’en servir pour établir l’élément intentionnel. Pour le représentant de la société, les faits d’homicide volontaire sont bien constitués. Le mis en cause a voulu essuyer l’affront et sous le coup de la colère, a eu une réaction disproportionnée. Rappelant le siège de l’infraction et les prescriptions du Code pénal, il a requis 20 ans d’emprisonnement ferme à l’encontre de l’accusé.
Le conseil de l’accusé a, quant à lui, plaidé pour l’acquittement de son client au bénéfice du doute. Trop d’irrégularités dans le dossier, a-t-il évoqué. Me Enosch Chadaré a fustigé le défaut d’enquête approfondie. Pour la défense, le doute vaut abstention. Il a donc invité le Tribunal à ne pas condamner l’accusé alors que pèsent sur le dossier de grands doutes.
Mais le Tribunal, après en avoir délibéré, a déclaré le nommé Théodore Tossa coupable de meurtre et l’a condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Composition du Tribunal
Président : Ghislaine Batcho Zodéhougan
Assesseurs :
Nadjimou Gado
Valentin Kpako
Freddy Yèhouénou
Armel Azodogbehou
Ministère public : Mario Elonm Metonou
Société 22 mai 2019

Portes closes sur la première session criminelle du Tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Comme prévu, 18 dossiers ont été vidés au total. Lors d'un point de presse qu’il a donné, hier mardi 21 mai au Parquet, le procureur de la République près le Tpi de Cotonou, Elon'm Mario Metonou, a fait le point des travaux.
Cinq dossiers de viol, quatre dossiers de vol à main armée, trois dossiers d'assassinat, deux dossiers de coups mortels, deux dossiers de meurtre, un dossier de non dénonciation de crime et un dossier d'avortement suivi de mort ; ainsi se présente la nomenclature des affaires dont a connu le Tribunal de première instance de Cotonou, siégeant pour la toute première fois en matière criminelle. Ces dix-huit dossiers jugés ont fait comparaître plusieurs accusés. « Le Tribunal a jugé effectivement 32 personnes et a prononcé les peines suivantes : deux acquittements, dix-huit condamnations à des peines d’emprisonnement à temps allant de trois à vingt ans, douze condamnations à perpétuité », fait savoir le procureur de la République près le Tpi de Cotonou Elon'm Mario Metonou. Il indique que la tenue des audiences criminelles au Tribunal n’a été rendue possible que grâce à l’évolution du droit pénal intervenue en République du Bénin le 18 mai 2018. Par conséquent, les personnes qui ont été jugées par le Tpi de Cotonou statuant en matière criminelle ont désormais le droit d’interjeter appel des décisions rendues contre elles. « La mise en œuvre de ce double degré de juridiction est un pas important dans le renforcement des droits de la défense », souligne le procureur Mario Metonou. Ainsi s’achève l’acte 1 du Tpi statuant en matière criminelle. Pour procéder à une évaluation de cette première expérience, les magistrats du Tpi de Cotonou se réunissent ce jour mercredi 22 mai en assemblée générale.
Travail d’équipe, travail réussi !
La clôture de la présente session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou a été l’occasion pour le procureur Elon’m Mario Metonou de saluer l’engagement de toutes les parties prenantes. Il le reconnaît sans ambages : « La réussite de la session criminelle qui s’est achevée est le résultat du travail acharné de plusieurs acteurs ». Il citera, en l’occurrence, les magistrats du siège et ceux du parquet pour leur sens de la justice et de l’abnégation, les avocats et notamment le bâtonnier Yvon Détchénou pour les commissions d’office au profit des accusés les plus démunis, le personnel non magistrat et les greffiers pour leur bonne volonté, les officiers de police judiciaire et les experts qui ont travaillé à la mise en état des procédures puis la presse pour sa contribution non seulement à l'information et à l'éducation des concitoyens mais aussi à la prévention du crime. Le procureur n’a pas manqué de remercier, en particulier, le ministre de la Justice et de la Législation pour son engagement. Il profitera de l’occasion pour exprimer l’appel du corps magistrat en faveur de la mise à disposition d’un budget spécial pour l'organisation des sessions criminelles à venir. La prochaine session criminelle du Tpi de Cotonou est d’ailleurs prévue pour se tenir au mois de juillet 2019.
Société 22 mai 2019

Le championnat national de football de Ligue 1 aborde, dès ce mercredi 22 mai, sa 33e journée. A cette occasion, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) est attendue à Porto-Novo par Avrankou Omnisports cet après-midi, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon battue lors de la précédente journée, se déplace, demain, jeudi 23 mai, à Cotonou pour affronter l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac).
Les matchs de la 33e journée du championnat national de Ligue 1 démarrent ce mercredi avec une rencontre alléchante entre Béké de Bèmbèrèkè et les Dragons de l’Ouémé, à N’dali. Contraint au nul (1-1) par l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae) lors de la 32e journée, Béké de Bèmbèrèkè, 2e au classement avec 45 points+10, devra s’imposer pour réduire l’écart de quatre points entre lui et le leader provisoire. Une pression supplémentaire sans doute pour cette formation qui n’a plus gagné depuis la 28e journée. Au repos le week-end dernier, les Dragons de l’Ouémé ont besoin également d’une victoire pour se relancer. Accrochés à domicile lors de la 31e journée, Mouri Ola Ogoubiyi et ses coéquipiers devront rivaliser d’ardeur pour retrouver le top 5 du classement. Ils totalisent 39 points et sont 8e au classement derrière Uss-Kraké et la Jeunesse sportive de Pobè. A la même heure, au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) doit défier Avrankou Omnisports pour se conforter dans le classement après sa victoire le dimanche dernier face à Dynamo d’Abomey sur le score de 1-0. 7es au classement avec 40 points, les coéquipiers de Razack Omotoyossi sont tenus de gagner cette équipe d’Avrankou Omnisports pour se relancer dans la course au titre. Battue (1-0) par l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbassogo, lors de la journée précédente, Avrankou Omnisports, 13e au classement avec 36 points devra batailler pour s’éloigner de la zone de relégation. 11e au classement avec 37 points, la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) accueille Energie Football club dans un duel de positionnement ce mercredi sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Vice-champion en titre, Energie Football club, 17e au classement avec 33 points, a besoin d’une victoire pour se relancer dans cette compétition où il joue le maintien en division d’élite. Pendant ce temps, à Missérété, l’Association sportive Ouémé Stars (Asos), contrainte au nul 0-0 lors de la 32e journée par la Jeunesse sportive de Pobè, va recevoir la lanterne rouge de la compétition, Soleil Football Club. Logé à la 12e place du classement avec 37 points-3, Asos est tenu aussi de gagner pour s’éloigner de la zone rouge.
Aspac # Tonnerre Fc à l’affiche demain
Au nombre des grands matchs de cette 33e journée, figure la rencontre entre l’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) et l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, ce jeudi 23 mai au stade René Pleven de Cotonou. Après leur victoire sur la lanterne rouge, Soleil Football club par le score de 0-2, les Portuaires voudront continuer sur cette lancée. Avec 44 points + 3, l’Aspac, 4e au classement, devra faire attention face à cette formation de l’As Tonnerre, qui a gagné depuis la 30e journée. 10e avec 38 points, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon a également besoin d’une bonne performance pour ramener la paix dans la famille du club. Coude-à-coude dans le classement, les Panthères de Djougou surprises à domicile par le 2e relégable, l’Association sportive de la Vallée Omnisports (Asvo) et Ayéma football club victorieux de l’As Tonnerre sur ses installations à Bohicon par le score de 1-2, sont au repos lors de cette 33e journée.
Société 22 mai 2019

Mettre en place un dispositif cohérent et efficace pour la promotion de l’emploi des jeunes et favoriser le développement personnel et l’esprit entrepreneurial au sein de la jeunesse en quête d’emploi, tels sont les objectifs du président Patrice Talon et de son gouvernement à travers l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi (Anpe). Urbain Amégbédji, directeur de l’Anpe, met ici en lumière la politique du gouvernement pour garantir l’emploi et les stratégies pour un mieux-être de la jeunesse.
La Nation : Quelle est la politique du gouvernement en matière d'emploi ?
Urbain Amégbédji : La politique du gouvernement en matière d’emploi consiste à créer les conditions favorables à l’épanouissement des entreprises, car ce n’est pas au gouvernement ni à l’Etat de créer l’emploi, c’est à l’entreprise privée. Pour que l’entreprise privée puisse créer de l’emploi, il revient au gouvernement d’assainir et de créer un climat favorable aux affaires de manière que des entreprises se sentent à l’aise, s’installent au Bénin, développent leurs affaires et dans ces conditions, elles seront amenées à recruter. L’investissement fait aujourd’hui par le gouvernement consiste à faciliter l’implantation et le développement des entreprises privées et à leur fournir différents facteurs qui favorisent leurs productions notamment en matière d’électricité, eau, d’accès à internet et aussi en matière du code des investissements et de la fiscalité. Toutes choses qui permettront aux entreprises de pouvoir préférer le Bénin parce qu’il offre de meilleures conditions d’installation et de développement.
Quel rôle joue alors l’Agence nationale pour la promotion de l’emploi ?
L’Anpe a pour mission de contribuer à l’élaboration et à la mise en œuvre de la politique du gouvernement. L’Anpe est une agence qui joue le rôle d’intermédiation entre les offreurs d’emploi et les demandeurs d’emploi. Nous sommes là afin d’accompagner les demandeurs d’emploi dans leur souci de pouvoir avoir un emploi auprès d’une entreprise ou de créer leur propre emploi. Le gouvernement met à notre disposition un certain nombre de mesures d’accompagnement des jeunes qui sont à la recherche de l’emploi ou à la recherche de la création d’une entreprise. Notre rôle est également d’accompagner les entreprises dans leur volonté de trouver les compétences et les ressources humaines qualifiées pouvant leur permettre de développer leurs affaires.
Le taux de chômage au Bénin est de 2,3%, calculé en 2017 par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) en relation avec la Banque mondiale. Il faut ajouter tout de suite que ce taux faible s’accompagne d’un taux relativement élevé de sous-emploi qui est de 72%. On dira que le problème du Bénin, ce n’est pas le chômage mais d’abord le sous-emploi. Le Bénin a un problème de sous-emploi parce que la jeunesse béninoise est dynamique. Elle refuse de subir le chômage et de rester à la maison. Quand vous avez des jeunes diplômés ou non, contrairement à d’autres pays, ils ne restent pas les bras croisés même s’ils n’ont pas encore trouvé l’emploi qui correspond à leur profil. Ils exercent de petits métiers notamment les taxis-moto, la vente d’essence, la vente de tous produits. Toutes ces activités font que ces jeunes gagnent des ressources certes, mais pas à la mesure de leurs besoins. Ils sont considérés par le Bureau international du travail comme des travailleurs mais des travailleurs en sous-emploi parce que ne faisant pas un emploi qui correspond à leur qualification ou ne gagnant pas les revenus correspondant à leurs compétences. Même les Occidentaux s’étonnent que nous ayons un taux de chômage aussi faible.
Quelle stratégie mettez-vous en place pour satisfaire ces jeunes demandeurs d’emploi?
Nous les écoutons, nous essayons de tracer leur profil, et nous accompagnons ces jeunes qui viennent à nous en fonction du marché de l’emploi et en fonction de leur profil et de leur qualification. Beaucoup d’entre eux réussissent à trouver de l’emploi ou à se lancer dans la création d’une entreprise grâce aux mesures et aux accompagnements que nous leur donnons.
Parlant de mesures, les jeunes qui s’adressent à nous demandent deux types d’emploi. Soit ils veulent un emploi salarié et ils sont les plus nombreux, soit ils veulent se lancer dans l’entrepreneuriat. Pour ceux qui veulent un emploi salarié, le diagnostic que nous faisons le plus souvent, c’est qu’ils n’ont pas un curriculum vitae qui puisse intéresser les employeurs parce que n’ayant pas d’expérience du tout ou n’ayant pas suffisamment d’expérience. C’est pour cela qu’ils échouent dans les tentatives de se faire recruter. La solution à ce problème, c’est d’augmenter leur taux d’employabilité, ce que nous faisons en leur offrant des possibilités d’être employés dans des entreprises à nos frais ou plutôt aux frais de l’Etat. Ils sont appelés à aller travailler dans des entreprises, dans des ministères ou dans des structures publiques aux frais de l’Etat que nous payons pendant une année ou plus et ceci leur permet de pouvoir enrichir leur curriculum vitae de manière à être plus employables et à intéresser mieux les entreprises. Lorsqu’ils sont plutôt intéressés par l’entrepreneuriat, nous les accompagnons par divers modules de formation pouvant leur permettre de trouver leur idée d’entreprise, de créer leur entreprise ou de gérer mieux leur entreprise. Nous avons une série de modules qui les préparent aux métiers d’entrepreneurs et ces mesures vont jusqu’à l’élaboration de leur plan d’affaires qui leur permet de s’adresser à une banque ou à une institution financière pour se lancer.
Récemment, dans le cadre de la réalisation du Pag, le gouvernement a lancé le recrutement de plus de 1000 employés au profit des entreprises chinoises. Où en est-on concrètement ?
Ce recrutement révèle la mise en œuvre du Pag qui est à sa phase de croisière. De plus en plus, les entreprises qui ont gagné les marchés du Pag ont un grand besoin de ressources humaines pour pouvoir les exécuter et c’est dans ce cadre que l’Association des entreprises chinoises au Bénin a mutualisé ses efforts pour faire un recrutement en une seule fois. Cette association s’est adressée à nous pour gérer le volet logistique et technique de ce recrutement massif. Nous avons, à travers nos procédés, pu sélectionner pour ses entreprises environ 4000 personnes sur plus de 8000 personnes qui étaient inscrites sur notre site pour postuler à ces emplois. Le processus s’est déroulé normalement. D’abord par la publication de l’avis dans toutes les communes, dans toutes les agences de l’Anpe, à travers les médias pour que tout le monde soit informé. Nous avons recueilli les inscriptions, fait un tri de présélection, et ce sont ces 4000 qui ont planché devant les 14 entreprises chinoises qui avaient besoin de les recruter. Au terme de ce recrutement massif qui a eu lieu le 3 mai dernier à Canal Olympia de Wologuèdè, les entreprises chinoises ont pu sélectionner les meilleurs candidats pouvant servir dans leurs entreprises chargées de réaliser les marchés du Pag qu’ils avaient gagnés. Ce processus a été très satisfaisant. Environ 1000 demandeurs d’emploi ont pu avoir une promesse d’emploi et les entreprises chinoises ont pu sélectionner les meilleures compétences dont elles avaient besoin. Parmi ces employés, nous avons 143 cadres et agents d’encadrement et 821 ouvriers et manœuvres et ceux-ci vont pouvoir démarrer incessamment.
Quel appel avez-vous à l’endroit des jeunes ?
Je dirais aux jeunes de ne pas désespérer. L’amélioration de l’environnement des affaires est la chose la plus importante qui leur permettra de trouver l’emploi. L’emploi ne sera pas généré par le gouvernement directement. Le gouvernement recrutera mais cela ne suffira pas. Un travail important se fait pour que la place du Bénin puisse être une place enviable, une place prisée pour les entreprises de façon que le chômage puisse diminuer et que les jeunes puissent trouver du travail. Je demanderais également aux jeunes de ne pas ignorer l’entrepreneuriat. Les opportunités en matière d’entrepreneuriat sont énormes dans notre pays. Et ces opportunités sont à leur disposition. S’ils ont des difficultés, qu’ils viennent à nous et nous allons en discuter pour leur montrer les opportunités et les accompagner.
Dernière chose que je dirais aux jeunes et cela également aux parents, c’est que l’emploi est lié à la consommation. Si nous avons des comportements extravertis, sachons que nous envoyons notre argent soutenir l’emploi dans les pays de provenance des produits que nous consommons. Si le riz que nous consommons est un riz importé, sachons que nous contribuons à payer le salaire d’un ouvrier qui le fabrique ailleurs. Mais si le riz que nous consommons est du riz béninois, nous contribuons à soutenir l’emploi d’un Béninois ou à en créer davantage. C’est donc aberrant et paradoxal que des jeunes qui cherchent l’emploi n’aient d’autres manières de consommation que de consommer uniquement étranger. Ils contribuent à soutenir et à créer l’emploi ailleurs que là où ils recherchent l’emploi. Ce même message va aussi à l’endroit des parents. Ils ne peuvent pas chercher de l’emploi à leurs enfants en ayant des comportements de consommation extravertis. L’emploi est lié à notre consommation. Plus nous consommerons nos produits, plus nos entreprises se développeront et auront des besoins de recrutement et plus nous aurons des chances de réduire le chômage.

Dans le cadre du jeûne du Ramadan, le réseau de téléphonie mobile Moov Bénin, à travers sa fondation Etisalat Bénin, est allé soutenir les fidèles musulmans de la mosquée centrale de Dassa- Zoumè. C’était hier, mardi 21 mai, au cours d’une cérémonie de remise de vivres à une centaine de musulmans de cette mosquée, sous l’égide de la secrétaire exécutive de cette fondation, Dolorès Chabi Kao.
Des sacs de riz, des cartons de sucre, des boîtes de café, de Milo, de lait, des bidons d’huile, des paquets de thé, etc. C’est ce à quoi les fidèles musulmans de la mosquée centrale de Dassa- Zoumè ont eu droit hier.
Selon la secrétaire exécutive de la fondation Etisalat Bénin, Dolorès Chabi Kao, la cible dans cette opération de don n’est composée que de personnes vulnérables. Mais, elle explique que ce n’est pas seulement cette catégorie de personnes qui est prise en compte par les opérations de dons de sa fondation.
« Nous faisons aussi des dons aux abonnés du réseau Moov Bénin », souligne-t-elle, avant de faire remarquer que c’est le volet social de l’opération qui a eu lieu à la mosquée centrale de Dassa-Zoumè. Car, il s’agit de personnes qui ne sont pas nécessairement des abonnés du réseau Moov Bénin, mais qui n’ont pas assez de moyens pour supporter cette période de jeûne du Ramadan.
« Nous avons la chance de voir Moov Bénin dans nos quatre murs ce mardi 21 mai pour nous donner des vivres dans le cadre du jeûne du Ramadan », se réjouit le président de la mosquée centrale de Dassa-Zoumè, El Hadj Soulémane Olabodi qui s’est confondu en remerciements envers le réseau Moov Bénin. Car, dit-il, « Nous avons vu beaucoup de choses comme le riz, le sucre, le lait, le café, l’huile, le thé, etc. ».
Des remerciements
El Hadj Soulémane Olabodi déclare qu’il ne sait pas comment remercier une fois de plus Moov Bénin dans la mesure où les responsables de la fondation Etisalat ont voulu que les vivres soient donnés à cent fidèles musulmans de la mosquée.
« Nous allons gérer les vivres pour que les cent fidèles musulmans des deux sexes puissent vraiment en bénéficier», promet le président de la mosquée. Pour lui, ces vivres sont d’un grand secours pour les bénéficiaires.
« Pendant cette période de jeûne, nous mangeons beaucoup », déclare El Hadj
Soulémane Olabodi qui estime que ce geste de Moov Bénin vient soulager les bénéficiaires.
Et de souhaiter que cette aide vienne régulièrement dans la mesure où en cette période de Ramadan, ça se partage dans la beauté et la joie.
Pour sa part, l’imam de la mosquée centrale de Dassa- Zoumè, Adam Baloubi, a manqué de mots pour remercier Allah qui a béni, selon lui, ce mois de Ramadan. Car, au cours de ce mois, indique-t-il, les gens aiment faire des gestes comme Moov Bénin l’a fait ce mardi. « Nous sommes très ravis et très contents », se réjouit-il, avant de rappeler que le prophète Mahomet promet le paradis à celui qui donne à manger et à boire pendant cette période de jeûne.
Au nom de la communauté musulmane de cette mosquée, des membres du comité de gestion et des responsables à divers niveaux, l’imam Adam Baloubi a salué le geste de Moov Bénin à travers la fondation Etisalat. Une action qui, dit-il, restera gravée dans l’histoire de la mosquée.
Après la mosquée centrale de Dassa-Zoumè, la remise de vivres, selon Dolorès Chabi Kao, se poursuivra dans les prochains jours dans le département de l’Ouémé.

Renvoyé pour défaut de conseil, le quatorzième dossier au rôle de la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou a finalement été vidé lundi 20 mai dernier. Poursuivi pour les faits de viol, l’accusé Innocent Palou a été déclaré coupable et a écopé de trois ans de réclusion criminelle ; une peine qu’il a déjà purgée.
Viol sur mineure de moins de 13 ans, c’est sous ce chef d’accusation que le nommé Innocent Palou, la soixantaine, a comparu le lundi dernier. Au terme de l’audience, il a été déclaré coupable et a pris trois ans d’emprisonnement ferme pour ce forfait, qui semble être le mal du siècle. Le crime s’est déroulé dans des circonstances qui ne permettent pas de retenir aisément l’imputabilité de l’acte au mis en cause.
Les faits !
Agée de 9 ans au moment des faits, la fillette A.D. vit chez son tuteur et son épouse. Le tuteur a l’habitude de la déposer au domicile de son beau-père pour se rendre au service et la récupérer au retour. Au domicile du beau-père, se trouvaient également une domestique connue sous la dénomination de Honon et un gardien, le sieur Innocent Palou, chargé de veiller sur le grand père malvoyant.
Dans la journée du 24 février 2016, au domicile du beau-père, le nommé Innocent Palou, s’étant retrouvé seul avec la fillette, et l’a entraîné dans l’une des chambres de la maison avant d’entretenir des rapports intimes avec elle. La domestique Honon qui faisait la lessive dans la cour a remarqué l’absence de la fillette et l’a aussitôt appelée. La fillette apparaît avec les yeux tout rouges et une démarche inhabituelle. La nouvelle fut aussitôt portée au tuteur de la jeune fille, qui la transporta le lendemain chez un gynécologue, surtout du fait que la petite n’arrivait pas à marcher correctement.
Interpellé et inculpé de viol sur mineure de moins de treize ans, l’accusé a reconnu les faits tant à l’enquête préliminaire que lors de son interrogatoire de première comparution devant le juge instructeur, bien qu’il ait par la suite tenté de les dénier.
Confrontation !
A la barre, le mis en cause Innocent Palou a poursuivi dans la dénégation des faits. Il assure ne pas avoir tenu des rapports avec la fillette. Il reconnait avoir souvent échangé avec elle, mais dans des termes bien courtois.
Cité pour comparaître, le tuteur de la victime rapporte les propos de la fillette. Il soutient que la jeune fille a avoué aux officiers de police judiciaire que le nommé Innocent Palou l’a bel et bien contraint à tenir des rapports sexuels avec elle. Le tuteur atteste d’ailleurs avoir constaté que la fillette ne marchait plus normalement, et c’est ce qui l’aurait motivé à la conduire aux soins le lendemain chez le gynécologue. La nommée Honon, qui a été la première à voir la fillette après les faits, va également confirmer qu’elle a vu la fillette mal en point sortir de la chambre de l’accusé Innocent Palou, alors gardien. Elle ajoute que c’est la première fois qu’elle a surpris la petite et l’accusé ensemble. Mais le mis en cause laisse entendre que la fillette a l’habitude de fréquenter sa chambre sans qu’il la touche pour autant. Innocent Palou dit voir la fillette comme l’enfant qu’elle est et rien de plus. Si la fille connait des rapports sexuels, l’accusé soutient que ce ne serait certainement pas avec lui. Le certificat médical de la victime fait état de ce que la fillette n’est pas à son premier acte. Il va donc sans dire que l’acte du 24 février n’était pas le premier.
Au final, ni la victime, lors des diverses auditions, ni le tuteur, ni la domestique, n’auront été constants sur les circonstances de commission des faits. L’accusé est-il, a priori, capable d’un tel acte ? La lecture des pièces apportera davantage de précisions sur l’homme. De tempérament mélancolique mais très sociable, le mis en cause est décrit par le rapport d’expertise médico-psychologique comme un homme équilibré et responsable. L’enquête de moralité lui est favorable. Il est présenté comme un homme sérieux, exemplaire, rigoureux, introverti qui est très peu enclin au sexe.
Dénouement !
Citant l’article 3 de la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes, les articles 189 et 345 du Code de l’enfant et l’article 553 du Code pénal, le représentant de la société a situé le siège de l’infraction de viol et plus précisément de l’infraction de viol sur mineure de moins de treize ans. Démontrant l’élément matériel, le ministère public fait savoir que le toucher vaginal suffit à emporter le crime. Or, dans le cas d’espèce, soutient le magistrat du parquet, le mis en cause a posé la main sur la petite, l’a contrainte à se coucher, lui a fermé la bouche et a tenu des rapports avec elle. Il citera les déclarations de la victime, celles de la dame surnommée Honon et celles de l’accusé lui-même lors de l’enquête préliminaire. A en croire le ministère public, l’élément intentionnel est lié à l’élément matériel. « Innocent Palou a bien mûri son acte avant de l’exécuter. Il a eu le temps de baliser le terrain et ceci, en invitant la jeune fille à venir le regarder en chambre pendant qu’il prend sa douche », va déclarer le ministère public. Il reconnait toutefois que l’accusé bénéficie d’une bonne enquête de moralité et semble bien sociable. Cela n’empêchera pas le ministère public de requérir, à l’égard de l’accusé, la réclusion criminelle à perpétuité conformément au Code de l’enfant et au Code pénal.
Le conseil de l’accusé, Me Yvon Détchénou va déplorer le manque de sensibilité du ministère public avant de plaider pour l’acquittement de son client au bénéfice du doute. « Si face au viol, on doit être implacable, je vous invite, monsieur le président, messieurs les assesseurs, lorsqu’il y a le moindre doute, lorsque les faits ne sont pas limpides, à dire qu’il n’y a pas viol », a suggéré le bâtonnier dans sa plaidoirie avant de relever les imprécisions, les imperfections du dossier. Me Yvon Détchénou a évoqué les contradictions dans les déclarations du tuteur et de la domestique puis le rapport médical qui ne fait mention d’aucune pénétration vaginale, d’aucune plaie, mais qui atteste de ce qu’il y a eu viol. Il fait remarquer que la victime n’a même pas d’acte de naissance précisant son âge, en raison de quoi, l’on ne saurait établir la minorité.
S’agissant du crime de viol, Me Yvon Détchénou laisse entendre que l’acte de pénétration doit être établi. Se fondant sur le rapport médical, il déclare qu’il n’y a mention d’aucune déchirure, d’aucun traumatisme, d’aucune éraflure ou plaie, d’aucune marque de sang prouvant la défloraison de la fillette. A l’en croire, la pénétration définie dans la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes, n’est pas établie. « On cherche une application rigoureuse de la loi », va rappeler le conseil de l’accusé. C’est ce qui, selon lui, justifie sa demande d’acquittement du mis en cause au bénéfice du doute.
« Qu’il vous plaise de constater que les éléments constitutifs de viol ne sont pas établis … et qu’il vous plaise d’acquitter le nommé Innocent Palou au bénéfice du doute », a-t-il conclu.
Après en avoir délibéré, le Tribunal a disqualifié le crime de viol sur mineure de moins de 13 ans et a déclaré le nommé Innocent Palou coupable de délit d’atteinte sexuelle sur mineure de moins de 15 ans et l’a condamné à trois ans de réclusion criminelle n
Composition du Tribunal
Président : JacquesHounsou
Assesseurs :
Ambroise Adjiboye
Aubert Kodjo
Fortunato Kadjegbin
Arnaud Toffoun
Ministère public : Antoine J. Abévi
Société 22 mai 2019

Dans son adresse à la nation, tant attendue, le président de la République, Patrice Talon, ce lundi 20 mai, a réitéré son credo relatif à la nécessité de réformer le pays pour le faire développer. Avant-hier en tant que potentiel candidat à la présidentielle, hier en tant que candidat, et puis en qualité de chef de l’Etat, il n’a eu, en effet, de cesse de partager cette préoccupation avec ses compatriotes. Selon lui, notre démocratie n’aura été qu’un miroir aux alouettes si on continue de couver ses tares sans les corriger, si elle ne procure pas le bien-être individuellement et ne le favorise pas collectivement.
Lui, persuadé qu’il ne faut renvoyer aux calendes grecques « l’impérieuse nécessité d’accélération du développement » qui passe par des réformes, douloureuses soient-elles, s’est donné pour credo de réformer, et invite chacun de ses compatriotes à porter leur part de la croix, à opérer leur parcelle de renoncement afin que l’œuvre, salvatrice, en tout cas nécessaire, s’accomplisse, aboutisse…
Cela étant, c’est un président de la République, en père de la nation comme on dit qui s’est adressé hier à la nation, conscient des écueils qui ne manquent pas sur le difficile chemin des mutations, mais résolu à mener la barque Bénin plus loin, au-delà en tout cas de la « situation critique à des égards » du pays. En langage militaire, on parle d’avoir une vision globale…de la situation. Car, il n’a pas manqué de relever les difficultés et écueils liés à la vie sociopolitique, qu’il n’occulte pas comme à ses habitudes, en tout réalisme. Tout en faisant preuve de compassion, surtout à l’égard des victimes des violences liées aux élections ou du drame ayant emporté notre compatriote Fiacre Gbédji. Il fait aussi preuve d’ouverture, encore, en exhortant le nouveau Parlement à « procéder à la relecture responsable de la Charte des partis et du Code électoral, pour les actualiser en tenant compte des réalités de l’évolution de notre pays ».Patrice Talon n’est pas moins ferme et résolu, en ce qui concerne l’orientation qui doit être celle du pays : « Nos incompréhensions, nos contradictions et même nos dérapages ne doivent pas avoir pour conséquence de nous ancrer dans l’immobilisme…», soutient-il.
Certes, le chef de l’Etat ne s’embarrasse pas de savoir, suite aux polémiques nées des dernières élections, à qui attribuer le tort des tournures prises par les situations, tout de même, il ne fait l’ombre d’aucun doute dans son esprit que les remèdes qui doivent être administrés au pays, sont bien ceux préconisés sous sa férule. La marque d’un homme d’Etat n’est-elle pas d’avoir une vision, y compris contre l’opinion émotive de la masse ? Lorsque l’on consulte l’Histoire, on s’en rend aisément compte, de Churchill à Konrad Adenauer, en passant par De Gaulle.
Paul AMOUSSOU

Dans une correspondance aux députés, en date du lundi 20 mai, le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba a rappelé à la huitième législature, les défis qui doivent être les siens en vue d’une mandature réussie.
Le président de l’Ong Alcrer, Martin Vihoutou Assogba met la huitième législature devant ses responsabilités. A travers une lettre ouverte à elle adressée ce lundi 20 mai, il a énoncé quelques principes républicains qui doivent guider l’action de la nouvelle mandature.
Selon lui, les députés ne doivent pas perdre de vue les conditions délicates dans lesquelles ils ont été mandatés. « Les circonstances particulières dans lesquelles se sont déroulées ces élections vous recommandent une humilité permanente et un sens élevé de patriotisme pour transformer les douleurs de la crise électorale en succès politiques pour le développement national. La nation dont vous êtes les dignes représentants ne vous pardonnera pas d’oublier ces circonstances douloureuses dans lesquelles certains d’entre nous n’auraient jamais dû perdre la vie ! », avertit Martin
Vihoutou Assogba.
Il invite les députés à prendre la mesure de l’enjeu. « Je souhaite faire pleinement confiance en votre capacité à vous mettre résolument au service exclusif du peuple
béninois, à l’écoute de son attachement à la démocratie et de ses besoins socio-économiques », espère-t-il, les invitant au contrôle de l’action gouvernementale sans complaisance, avec lucidité et intégrité.
« J’espère, sans en douter, que les ors et les lambris du pouvoir ne vous détourneront pas de cette voie si proche de la voix du peuple. C’est à cette condition que nous resterons toujours mobilisés derrière vous, à vous soutenir », conseille-t-il.
L’Ong Alcrer se dit prête à accompagner l’élan de développement dans lequel s’engageront les députés de la huitième législature. « N’hésitez pas à revenir vers nous pour nous rendre compte de votre travail et prendre en compte notre mot et nos envies de développement », laisse-t-il entendre.
Selon le président de ladite Ong, la nouvelle législature doit bâtir sa mandature sur la promotion des valeurs républicaines, en l’occurrence la lutte contre la corruption, la déclaration du patrimoine et le respect des textes.
« L’article 3 de la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et les infractions connexes en République du Bénin vous oblige à déclarer vos biens à la prise et à la fin de vos fonctions », rappelle Martin Vihoutou Assogba.
Evoquant l’article 4 de la loi sur la corruption, il indique que le «refus de déclaration est puni d’une amende dont le montant est égal à six mois de rémunération perçue ou à recevoir dans la fonction occupée ».
Il exhorte les députés à se démarquer positivement afin de mériter la confiance placée en eux par le peuple : « J’invite humblement votre législature à faire la différence pour vous montrer davantage dignes de respecter les lois de la République ; vous êtes les représentants de la Nation, c’est vous qui légiférez et le respect de ces lois doit commencer par chacun de vous en vue de donner le bon exemple au peuple ».

Les 36 députés élus sur la liste du Bloc républicain se fondent en un seul groupe parlementaire dénommé « Bloc républicain » qui se réclame de la minorité parlementaire mais entend accompagner les actions du président Patrice Talon.
La huitième législature enregistre son premier groupe parlementaire. Il est dénommé ‘’Bloc républicain’’ et est composé des 36 députés élus sur cette liste à l’issue des élections législatives d’avril 2019. Le groupe parlementaire est présidé par le député Jean-Michel
Abimbola. La déclaration de constitution de cet organe politique de l’Assemblée nationale a été lue à la tribune de l’hémicycle, en marge de la séance plénière de ce lundi 20 mai au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Selon l’honorable Chantal Ahyi qui en a fait la lecture, le groupe parlementaire « Bloc républicain» entend initier et défendre toute réforme législative qui consacre ou renforce la confiance du peuple béninois en ses institutions; la vitalité de la démocratie axée sur le développement ; un système économique de libre entreprise faisant la part belle à l’économie numérique, et où l’Etat met en place les conditions d’un développement rationnel et assaini grâce à une lutte plus accrue contre la corruption, la mal gouvernance et l’impunité. Il s’engage également à promouvoir une politique sociale plus adaptée par la mise en place et un accès équitable aux services sociaux de base; l’instauration d’une administration publique plus performante au service des citoyens; un régime politique de démocratie pluraliste dans lequel les droits de la personne humaine et l’Etat de droit sont mieux promus et garantis.
Aussi, le député Jean-Michel Abimbola et les siens veulent-ils œuvrer à soutenir le gouvernement dans toutes ses réformes politiques, institutionnelles, économiques et sociales toutes les fois que celles-ci seront conformes à ses aspirations idéologiques et axées sur la préservation de l’intérêt général. « Le groupe parlementaire se réclame de la minorité parlementaire. Toutefois, nous tenons à rassurer que bien qu’étant de la minorité, nos idées et notre combat ne seront pas minoritaires. Ils ne sauraient l’être dans la mesure où elles sont partagées par tous les Béninois épris de paix et de justice sociale, de développement économique dans un environnement favorisant la saine et loyale compétition des valeurs productrices de richesses », précise la déclaration rendue publique hier. Pour les députés du Bloc républicain, cette conviction les conforte dans l’idée que le Bénin, laboratoire de la démocratie en Afrique et qui a lancé le concept de la Conférence nationale en 1990 est en passe de rééditer l’exploit en expérimentant une réforme du système partisan qui fera école et qui sera dupliquée très rapidement dans tous les pays qui ambitionnent une démocratie qui nourrit effectivement le peuple.
L’Union progressiste s’annonce pour ce jour
Les députés du parti Union progressiste annoncent eux aussi la création de leur groupe parlementaire pour ce mardi 21 mai. Ils n’étaient pas prêts ce lundi pour emboîter le pas à leurs collègues du Bloc républicain. L’honorable Marcellin Ahonoukoun, au nom du parti, a demandé au président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, le report à ce mardi de la création du groupe parlementaire de l’Union progressiste. Demande à laquelle ce dernier a accédé. Le parti se retrouve donc ce mardi pour mettre sur pied ce groupe parlementaire.
Actualités 21 mai 2019