La Nation Bénin...
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Le Conseil des ministres s'est réuni ce jeudi 02 mai 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
Déclaration d'utilité publique du périmètre autour du lac marin au quartier Donaten, entre le domaine de l'ex-hôtel Plm Alédjo, l'Epi de Siafato et l'Epi n°1.
Le périmètre déclaré d'utilité publique porte sur une superficie de 41 hectares 34 ares. Il constitue un potentiel touristique et attractif que le Gouvernement a retenu de mettre en valeur. A terme, il sera érigé sur ce site, un pôle d'infrastructures destiné à promouvoir le tourisme balnéaire dont l'économie locale tirera un meilleur profit.
Les ministres concernés par la mise en valeur du domaine sont instruits d'accomplir les diligences nécessaires afin que le processus d'expropriation subséquent soit achevé dans les 12 prochains mois.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté, au titre des mesures normatives, le décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration de l'Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'information (Anssi).
II- Communications.
II-1. Constitution d'une base de données des aspirants au métier d'enseignant du primaire et du secondaire général.
Les différents diagnostics réalisés sur le système éducatif béninois mettent en exergue un déficit quantitatif et qualitatif en personnel enseignant. Les écarts enregistrés s'accentuent au fil des années en raison de l'importance de plus en plus croissante de la population scolarisable.
C'est ainsi que dans certaines localités, il existe des groupes pédagogiques dépourvus d'enseignants, situation aggravée par un défaut d'utilisation optimale du temps scolaire, avec comme conséquence, une surcharge de travail chez nombre d'enseignants et des conditions d'études inappropriées pour les apprenants.
Face à ces préoccupations, il va sans dire que l'absence d'un mécanisme prospectif, efficace et efficient de gestion de personnel enseignant compromettra sur la durée, la qualité de l'éducation, si rien n'est fait.
A l'analyse, la résolution durable d'une telle situation nécessite des informations à un double niveau. Le premier niveau concerne l'état des lieux détaillé de l'ampleur des besoins. Le second se rapporte à la capacité à pourvoir effectivement aux besoins, d'où la nécessité d'explorer la quantité et la qualité des ressources humaines susceptibles de servir dans le sous-secteur.
C'est dans cette dynamique que s'inscrit l'option faite par le Gouvernement de constituer une base de données des aspirants au métier d'enseignant. Plus spécifiquement, il s'agira d'ouvrir des registres d'inscription à l'intention des titulaires :
- d'un diplôme des Ecoles Normales d'instituteurs (Eni) et des Ecoles Normales Supérieures (Ens) ;
- d'un diplôme de Baccalauréat au moins et candidats au métier d'enseignant au primaire ;
- d'un diplôme de Licence dans une discipline enseignée et candidats au métier d'enseignant du 1er cycle du secondaire général ;
- d'un diplôme de maîtrise ou de master 2 dans une discipline enseignée et candidats au métier d'enseignant du second cycle du secondaire général.
Par la suite, une appréciation des compétences des aspirants inscrits sera faite et permettra de constituer la base de données.
Les ministres des trois ordres d'enseignement veilleront à la bonne conduite des différentes étapes du processus.
II-2. Travaux de réaménagement du hall départ de l'aérogare de passagers de l'Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun.
En attendant la réalisation de l'aéroport de Glo-Djigbé dont les travaux sont prévus pour durer 3 ans, il est envisagé d'améliorer la capacité d'accueil ainsi que la qualité des services offerts à l'Aéroport international Cardinal Bernardin Gantin de Cadjèhoun. Cette mesure urgente vise à développer les conditions d'exploitation de cet aéroport dans le respect des normes internationales requises en matière de sûreté, de facilitation et de sécurité. Dans ce cadre, des études approfondies ont été réalisées par le Consultant Aéroport de Paris Ingénierie (ADPi) en vue de la planification et de la réalisation des travaux de réaménagement du hall départ de l'aérogare passagers de l'aéroport.
Au regard de l'envergure et de la spécificité du projet et pour garantir la qualité des ouvrages, il a été retenu une mise en concurrence des entreprises ayant des expériences avérées dans les travaux similaires.
A l'issue de l'analyse et de l'évaluation des offres, il ressort que les propositions du Groupement Franzetti Bénin/Cesa présentent des avantages comparatifs par rapport à celles de l'entreprise Sogea Satom qui sont les seules soumissionnaires.
Le Conseil a donc autorisé la passation de marché par entente directe entre la Société des Aéroports du Bénin (Sab) et le groupement Franzetti Bénin/Cesa pour la réalisation des travaux.
II-3. Compte rendu des actes de vandalisme perpétrés dans le cadre du processus électoral.
Le 28 avril 2019, le peuple béninois était aux urnes pour les élections législatives.
Si les opérations se sont globalement bien déroulées sur tout le territoire national, dans le calme et la discipline, il y a lieu, cependant, de constater que quelques incidents ont été enregistrés dans le centre-ville de Parakou, à Tchaourou, Savè et Glazoué, puis à Bantè, Savalou et Bassila.
En effet, des individus incontrôlés ont commis des actes de vandalisme, de barbarie, et ont même attenté à l'intégrité physique de citoyens dont le seul tort était de vouloir exercer leur droit civique.
Par ailleurs, trois jours après la tenue du scrutin, soit dans l'après-midi de ce mercredi 1er mai, au motif fallacieux d'une tentative d'arrestation de l'ancien président Boni Yayi, un attroupement s'est formé à son domicile et a ensuite investi une partie de la ville de Cotonou.
Dans un déchaînement de violence, les manifestants ont attaqué des édifices publics et des installations privées qu'ils ont dégradés ou incendiés. C'est le cas notamment du hall d'exposition d'un concessionnaire de véhicules situé à Cadjèhoun, de l'agence d'une banque locale au quartier Patte d'Oie.
C'est le cas aussi de la tour administrative abritant plusieurs ministères dont celui du Travail et de la Fonction publique où la guérite d'accueil a été saccagée, une dizaine de voitures mises à feu, une trentaine de motos, un ordinateur et un climatiseur dérobés.
Des actes de vandalisme ont été également observés dans la ville de Kandi ce même 1er mai.
Il y a lieu de souligner que lors de chacune de ces manifestations opportunistes, les Forces de Défense et de Sécurité sont intervenues avec beaucoup de professionnalisme dans le but de préserver l'ordre public.
Il se dégage des éléments de contexte que les meneurs de ces mouvements ont clairement affiché leur intention d'attenter à la stabilité de l'Etat. En témoigne, la présence de nombreux étrangers dans les rangs des manifestants. Ceux-ci, généralement de jeunes gens, sont drogués et équipés d'engins explosifs destinés à semer le désordre.
Les enquêtes sont ouvertes pour détecter les instigateurs de ces actes de vandalisme, situer les responsabilités et engager les poursuites nécessaires.
En prenant acte de ce compte rendu du ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique, le Conseil lui a donné des instructions fermes en vue de mettre fin au désordre et d'assurer la sécurité des honnêtes citoyens afin qu'ils continuent de vaquer à leurs occupations quotidiennes.
Fait à Cotonou, le 02 mai 2019.
Le sécrétaire général du
gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 03 mai 2019

Ainsi donc, de la peur, savamment distillée, on est passé à la paix menacée. Un ancien président du Bénin s’enorgueillissait et peut encore s’enorgueillir d’ailleurs, de ce que Jimmy Carter, l’ex président américain, lui a fait savoir qu’au Bénin, depuis lors, il n’y avait pas la paix mais la peur.
Sans doute, la peur de franchir le rubicond à partir duquel on ne contrôle rien, la peur de devoir en découdre, préférant le statu quo au jusqu’auboutisme tranchant dans le vif, préférant de battre en brèche plutôt que de devoir mordicus conforter sa position quoi qu’il advienne.Tel serait l’état d’esprit béninois. N’est-il pas bien ainsi ? Chacun se fera sa réponse, en fonction de ses déterminants. Qu’en serait-il, de cet état d’esprit cependant, à l’épreuve de la réalité ?
Rien ne vaut la paix, qui doit être cultivée, un comportement qui vaut et n’a de raison d’être que s’il est largement partagé comme le bon sens le serait.
L’un mis dans l’autre, on a pu se rendre à l’évidence que les Béninois ont tâté, ces jours-ci, de la peur et de la paix menacée, certains tremblant telles des feuilles mortes sous les intonations des grenades lacrymogènes suscitées par les grabuges des ‘’maquisards de Cadjèhoun’’. Mais pas tant que cela, opposeraient ceux qui, loin du champ de ‘’bataille’’ de Cadjèhoun, à quelques encablures de là, n’ont pas pour autant renoncé à leurs pots de bière de tous les jours, comme si de rien n’était. Preuve que le mal, qui a fait si grand écho de par le monde, était tout circonscrit dans sa juste dimension. Comment en est-on arrivé à de tels extrêmes, écornant l’image d’oasis de paix et de démocratie que le Bénin entretient depuis trente ans?
Les égos ont supplanté la sagesse, générant le mal.
La peur a pris racine, depuis la veille des législatives puis lors du scrutin proprement dit, eu égard à la vendetta orchestrée dans le Centre et le Nord du pays. Et, dès les lendemains de publication des grandes tendances des résultats provisoires des législatives par la commission électorale, les indicateurs de vague à l’âme se sont accentués, avec ce qu’il convient d’appeler les ‘’évènements de Cadjèhoun’’. Il s’avère que le Bénin n’est pas plus béni que les autres pays qui ont connu des situations de trouble et de guerre. Et, pour ceux qui ont la foi, on peut concevoir que Dieu n’aime pas un pays plus qu’un autre. Il suffit d’un simple huberlulu, d’un rien du tout, pour que la mèche prenne feu ! Et pas plus en Côte d’Ivoire hier qu’au Bénin aujourd’hui, personne ne peut souhaiter de voir son pays flamber, à moins d’être le diable incarné ! Et Dieu sait qu’il y en a au sein de toute nation ! Quand bien même il s’en trouverait qui voudront voir et situer le diable ailleurs que là où il se trouve véritablement. Qu’importe du reste ! Le plus important est de se rendre à l’évidence qu’il est des nôtres, qu’il est dans nos rangs, et que lui ne s’embarrasse pas de devoir mettre le feu à la poudrière, quitte à tout sauter !
Pour que la paix soit préservée, il va sans dire qu’il faut se mettre d’accord que tout le monde en fait la culture et sait raison garder. Car, la guerre, gardons-nous-en, se fait toujours aux dépens des humains et des pays, rien qu’à voir la note des dommages causés en quelques heures de ‘’manifestations’’ aux contribuables béninois. En vérité, personne n’y gagne. La paix, elle, ne saurait toutefois être ou se faire aux dépens de tiers. Elle ne saurait se faire en tout cas aux dépens des opérateurs privés et des particuliers dont les biens ont été saccagés par des esprits dont on attend de savoir si c’est bien le bon peuple du Bénin qui soudain, a eu des envies de casses…Tant va la cruche à la rivière, qu’elle finit par se rompre?

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique a animé un point de presse dans la soirée d’hier mercredi 1er mai sur la supposée arrestation de l’ancien président de la République Boni Yayi. Sacca Lafia a démenti cette information et donnée la vraie version des faits.
« C’est du fake news », confie le ministre de l’Intérieur qui donne sa version des faits. Sacca Lafia fait savoir que l’armée et les forces de l’ordre et de sécurité ne se sont pas rendues à Cadjèhoun dans le but d’arrêter Thomas Boni Yayi. Il explique qu’elles y sont allées pour dissuader plutôt un mouvement de foule qui devrait prendre départ de ce quartier pour circuler dans la ville de Cotonou. « Etant donné qu’aucune manifestation de rue n’a été déclarée, nous avons envoyé des éléments sur le terrain afin d’étouffer le mouvement qui se préparait », clarifie Sacca Lafia. Il poursuit que la Police républicaine était dans son rôle régalien d’empêcher les troubles à l’ordre public. Cette mauvaise appréciation de la situation par les populations a entrainé des affrontement entre forces de l’ordre et certains groupes de personnes. Ces derniers procèdent à des jets de pierres à l’endroit des forces de l’ordre, brûlent des pneus ayant occasionné pas mal de dégâts. Face à la situation, le ministre Sacca Lafia a appelé les populations au calme.
Alexis METON
Actualités 02 mai 2019

En leur qualité d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji, Mathurin Coffi Nago et Bruno Amoussou, ont donné de la voix, mardi dernier, à propos de la situation politique nationale. Cette sortie qui s’est voulue pédagogique a éclairé, à bien des égards, par rapport à ladite situation.
« Si nous nous taisons, ce n’est pas parce que nous n’avons rien à dire, mais par sagesse… ». Tel est, en substance, le préambule de Bruno Amoussou, s’exprimant mardi 30 avril dernier, en présence de ses pairs anciens présidents de l’Assemblée nationale, Antoine Kolawolé Idji et Mathurin Coffi Nago. Effectuant cette sortie médiatique en leur qualité d’anciens présidents de l’Assemblée nationale, ils entendent ainsi ramener les anciens présidents d’institutions de la République comme eux, à savoir Nicéphore Soglo et Boni Yayi, à la raison, à la sagesse plutôt qu’à des déclarations et agissements tendant à mettre en péril l’unité nationale, à remettre en cause l’ordre institutionnel, voire provoquer le chaos, font-ils observer.
En filigrane, il apparait que ces anciens présidents de l’Assemblée nationale, réagissaient aux positions adoptées et aux déclarations faites ces jours-ci par
Nicéphore Soglo et Boni Yayi, relativement au processus électoral.
Occasion pour Bruno Amoussou, Antoine Kolawolé Idji et Mathurin Coffi Nago de dévoiler les dessous de tous les conciliabules qui ont eu cours jusqu’aux élections législatives auxquelles n’ont pu prendre part certains partis. Ils n’ont pas manqué de faire des déballages sur les tenants et les aboutissants réels de la situation politique nationale.
Du consensus et des élections inclusives
A ce propos, selon les trois personnalités politiques, le consensus devant aboutir à des élections législatives inclusives avait été trouvé au Parlement et ses conclusions signées par toutes les parties, dont les représentants de l’opposition dans le comité paritaire mis en place conformément aux vœux du président Patrice
Talon et dirigé par le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji. Mais, reniant leurs paroles et signatures, confient-ils, les représentants de l’opposition, deux jours après, ont rejeté en bloc les conclusions du comité paritaire, estimant que la solution parlementaire ne convenait plus et qu’il fallait plutôt aller à des assises nationales. En somme, une conférence nationale, comme si la situation sociopolitique était sans issue, et que l’ordre institutionnel était dans l’impasse…Selon les conférenciers, mardi dernier, ce sont sans doute leurs mentors, à savoir les anciens présidents Nicéphore Soglo et Boni Yayi qui auraient pesé de tout leur poids pour remettre en cause le consensus trouvé au Parlement pour que les élections législatives soient inclusives, suivant, paradoxalement, leurs vœux exprimés urbi et orbi. Selon Bruno Amoussou, il faut croire que les motivations affichées par certains leaders politiques diffèrent de la réalité, et, argumente-t-il, « on professe la paix devant les micros et on fait le contraire après » …
J’accuse…
Aussi, selon Bruno Amoussou et ses pairs, les motivations des deux anciens présidents seraient-elles autres. Et à les en croire, leurs intérêts seraient non pas la défense de la démocratie ou les intérêts du Bénin, mais, a martelé Bruno Amoussou, à plusieurs reprises, il y a deux niveaux de conflits qui interfèrent dans le processus électoral et les affaires du pays en général : celui politique et d’autres plus personnels. Se voulant précis à ce propos, il indique que ce sont les querelles personnelles entre les anciens chefs d’Etat et le président de la République actuel, Patrice Talon, qui s’immiscent et donnent une autre tournure aux problèmes politiques somme toute mineurs et faciles à régler. En d’autres termes, la question de la participation des partis dits de l’opposition se serait réglée si, a encore martelé Bruno Amoussou, des forces hostiles au régime actuel ne manœuvrent pas à « écourter le mandat du président Patrice Talon », et font feu de tout bois pour « un pourrissement de la situation politique », dit-il, soutenant que par le passé, des situations de crispations politiques ont été réglées dans les négociations comme savent le faire les députés béninois, sans qu’il ne soit obligé d’en arriver à des extrêmes ou à des assises nationales. L’appuyant, Mathurin Coffi Nago cite le cas des élections législatives et communales de 2015 qui ont pu se tenir grâce au dialogue politique ayant permis de régler la question de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) querellée, car ayant servi à organiser la présidentielle de 2011 sanctionnée par un K.o. sans précédent. Mais, déplorent les présidents Idji, Nago et Amoussou, cette fois-ci, « on privilégie la stratégie consistant à bloquer l’ordre constitutionnel » … En somme, de graves accusations, qui éclairent toutefois sous un jour nouveau les dessous des cartes politiques actuelles, inconnues jusque-là du grand public.
Sagesse
Forts de toutes ces observations, les anciens présidents de l’Assemblée nationale en appellent à la sagesse. Celle des anciens présidents Soglo et Yayi qui font, selon eux, des déclarations qui, dixit Idji Kolawolé, « ne conviennent pas », sont « indignes de leur statut », car appelant à « l’insurrection », « à la violence ». A défaut d’être entendu par qui de droit, ils invitent les populations notamment les jeunes à ne pas faire leur jeu, à ne pas céder à ces appels qui répondent non pas aux intérêts du pays, aux questions relatives au développement du Bénin, mais à d’autres déterminants, plutôt personnels…
Actualités 02 mai 2019

La Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) n’a pas pu exécuter son programme d’activité prévu dans le cadre de la célébration de la fête du Travail ce mercredi 1er mai à la Bourse du Travail. La foule mobilisée pour une marche a été dispersée par les agents de la Police républicaine pour défaut d’autorisation.
Mobilisés à la Bourse du Travail avec à leur tête le secrétaire général Nagnini Kassa Mampo, les militants de la Cstb ont été dispersés alors qu’ils s’apprêtaient à démarrer une marche programmée dans le cadre de la célébration du 1er mai. Cette marche, à en croire le secrétaire général, est devenue une tradition pour la confédération syndicale depuis quelques années. Mais cette année, elle n’a pas été autorisée par le directeur départemental de la Police républicaine qui avait d’ailleurs averti le secrétaire général, la veille. « C’est hier, dans la nuit, vers 21h que le commissaire de la direction départementale de la police m’a appelé pour me dire que la marche n’est pas autorisée, qu’il y a un décret qui interdit les marches et que le maire n’a pas autorisé la marche », a expliqué le secrétaire général avant de mobiliser sa troupe pour la manifestation. Malgré cet avertissement, Nagnini Kassa Mampo a invité les militants à la marche ce 1er mai. Le commissaire a alors déployé ses agents sur les lieux avec pour ordre d’empêcher la manifestation.
Présents sur les lieux, les agents de la Police républicaine ont dispersé la foule qui se mobilisait pour la cause. Signalons que le programme des manifestations annoncé par le secrétaire général prend en compte la marche qui va aboutir à la place de l’Etoile rouge où une déclaration officielle sera faite suivie d'un bilan de la lutte pour la satisfaction des revendications des travailleurs.

Au terme du processus électoral du 28 avril dernier, plusieurs irrégularités ont été relevées aussi bien au centre qu’au nord du Bénin. Aussi, des actes de vandalisme ont été posés par certains sans penser aux peines qu’ils encourent.
Le vote du dimanche dernier en vue du renouvellement de la législature finissante de l’Assemblée nationale a connu son épilogue. Toutefois, des irrégularités ont été relevées dans certaines régions du pays. Les auteurs des actes de vandalisme ainsi constatés sont passibles de peines au regard des dispositions de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin. L’article 363 de ladite loi précise : Est puni d’un emprisonnement d’un an à cinq ans et d’une amende de cinq cent mille (500 000) francs à deux millions (2 000 000) de francs Cfa, quiconque, pendant la durée des opérations électorales, de l’actualisation du fichier électoral national ou de l’établissement de la liste électorale permanente informatisée, s’est rendu coupable d’outrages ou de violences, soit envers le personnel recruté ou des responsables chargés des opérations électorales, de l’actualisation du fichier électoral national ou de la liste électorale permanente informatisée, ou qui, par voies de fait ou menaces, a retardé ou empêché les opérations électorales, d’actualisation du fichier électoral national ou de la liste électorale permanente informatisée. Si le scrutin a été violé, l’emprisonnement est de trois ans à cinq ans et l’amende de cinq cent mille (500 000) francs Cfa à deux millions (2 000 000) de francs Cfa et/ou d’une peine d’inéligibilité de trois ans à cinq ans ».
Quant à l’article 364 premier et deuxième alinéas, il est écrit : Est puni d’un emprisonnement de deux ans à cinq ans et d’une amende de cinq millions (5 000 000) de francs Cfa à dix millions (10 000 000) de francs Cfa, la destruction ou l’enlèvement frauduleux du matériel ou de l’équipement destiné aux opérations électorales, à l’actualisation du fichier électoral national ou à l’établissement de la liste électorale permanente informatisée…». Les articles 365, 373, 374, 375 punissent également les infractions commises dans le cadre du déroulement du vote.
Des actes de vandalisme
Plusieurs actes de vandalisme commis le jour du scrutin ont été, entre autres, des sorties de divinités locales, des cas de blessés à la suite d’accrochages entre militants des deux partis en lice et ceux de l’opposition, différents heurts entre populations et forces de l’ordre à Bantè. On note également un engin blindé incendié à Savè après des échauffourées. A Parakou, un groupe de jeunes manifestants armés de gourdin, de machettes et d’armes à feu a dispersé et renvoyé les votants et les agents des bureaux de vote. Ce fait a contraint les populations à ne pas se rendre dans les centres de vote…
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a souligné quant à lui que le processus a connu quelques incidents dans le centre-ville de Parakou, Savè, Glazoué, Bantè, Savalou et Manigri où des individus incontrôlés s’en sont pris aux matériels de vote et aux équipements de la police républicaine et à ses hommes ainsi qu’à des biens privés et à des journalistes. «Diverses menaces proférées via les réseaux sociaux ont dissuadé les citoyens d’aller accomplir leur devoir civique », a fait remarquer Sacca Lafia. Suivant les dispositions du code électoral évoquées supra, les présumés auteurs de ces actes savent désormais à quoi s’en tenir. Déjà, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique annonce que les auteurs et les commanditaires de ces actes de vandalisme, de barbarie et de violences répétées seront poursuivis et sanctionnés avec la dernière rigueur, conformément aux textes en vigueur en République du Bénin.

Le président de la Cour constitutionnelle, Me Joseph Djogbénou, a accompli son devoir citoyen tôt ce dimanche 28 avril à l’Ecole primaire publique Sikè Sud à Cotonou, ceci, dans le cadre de l’élection des membres de l’Assemblée nationale, 8e législature.
Il sonnait neuf heures huit minutes quand le véhicule du président de la Cour constitutionnelle a franchi le seuil de l’Ecole primaire publique Sikè Sud au quartier Dagbédji Sikè dans le 7e arrondissement de Cotonou. Après les formalités d’usage, Me Joseph Djogbénou s’isole, appose son cachet sur le bulletin de vote et l’insère dans l’urne à neuf heures dix minutes au niveau du poste de vote n°1. Fier d’avoir accompli son devoir civique, il espère un scrutin de grande qualité. « Il faut considérer que notre démocratie, en tant que processus, avance ; que le Bénin tient ses élections à bonne date ; et que, évidemment, nous attendons de ce scrutin, qu’il soit un scrutin de grande qualité avec des critères de transparence, d’équité entre les parties et de rigueur dans l’organisation… »,
a-t-il déclaré, après avoir exprimé son suffrage. « Nous espérons qu’au soir du scrutin, nous triompherons ensemble… », ajoute le président de la Cour constitutionnelle.
Revenant sur le déroulement de la campagne électorale, Me Joseph Djogbénou dit avoir assisté à une campagne apaisée. « Chacun l’a constaté… », rappelle-t-il.

Les personnes qui tenteraient de troubler les opérations de vote ou se livreraient à des actes de sabotage seront immédiatement conduites devant le procureur de la République. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci l’a fait savoir samedi 27 avril dernier lors d’un point de presse donné au terme de sa rencontre avec le corps diplomatique africain accrédité au Bénin.
« Comme il est de coutume, il y aura permanence au parquet. Et avec le concours du ministre de la Justice et de la Législation, des dispositions sont prises pour que les fauteurs de trouble fassent l'objet de comparution immédiate. C’est ce qu’a annoncé le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Aurélien Agbénonci en compagnie de son collègue Garde des sceaux Sévérin Quenum, face à la presse. Il est évident que les forces de l’ordre ont été instruites pour réprimer toute entrave à l’ordre public et présenter automatiquement les contrevenants.
« Nous avons rassuré le corps diplomatique africain de ce que les forces de sécurité ont reçu des instructions fermes pour ne pas faire usage de violence disproportionnée mais pour ceiller à la protection de nos citoyens et des opérations de vote", a certifié le ministre Aurélien Agbénonci. « Le Bénin est un État de droit, si un citoyen se comporte mal, il fera face à la force de la loi » va-t-il d’ailleurs ajouter. A en croire le ministre Aurélien Agbénonci les opérations de vote prévues pour se tenir entre 7h et 16h, vont se dérouler dans le calme total. « Ce scrutin va se dérouler dans le calme, la sérénité et la sécurité maximale nécessaire", dixit Aurélien Agbénonci.
Actualités 28 avr. 2019



Six des huit matchs de la 26e journée du championnat national de football de Ligue 1 auront lieu, ce samedi 27 avril, compte tenu du réaménagement du calendrier dû au scrutin législatif du dimanche prochain. Les deux confrontations entre la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac) et l’Université polytechnique Obiang Nguéma Mbassogo (Upi-Onm), d’une part et celle entre Soleil et
Dragons de l’Ouémé, d’autre part sont prévues pour le lundi 29 avril prochain.
L’Association sportive du Port autonome de Cotonou (Aspac) se déplace, ce samedi 27 avril sur le terrain du Centre de formation de Missérété pour défier Ayéma Football Club à la faveur de la 26e journée du championnat national de football de Ligue 1. Contrainte au nul (0-0) lors de la journée précédente par Avrankou Omnisports, l’Aspac 4e avec 34 points +4 a besoin d’une victoire pour retrouver sa place dans le classement. Devancés par les Dragons de l’Ouémé, les Portuaires auront à cœur de remporter cette partie face à une formation d’Ayéma qu’ils avaient battue au match aller par le score étriqué de 1-0. 13e au classement avec 28 points, Ayéma Football Club devra se battre pour prendre une double revanche sur l’Aspac qui l’avait également éliminé en quarts de finale de la Coupe du Bénin de football.
Vainqueur de Energie Football Club, le mercredi 24 avril dernier, au Saint Louis Stadium de Sèmè-Kraké sur le score de 1-0, l’Union sportive de Sèmè-Kraké (Uss-Kraké) affronte demain, l’Ecole supérieure d’Administration, d’Economie, du Journalisme et des Métiers de l’Audiovisuel (Esae) au stade René Pleven de Cotonou. Cette rencontre paraît équilibrée entre Esae, 12e avec 29 points-2 et Uss-Kraké, 10e avec 30 points-1. A la même heure, battue (1-0) à domicile par la Jeunesse athlétique de Cotonou (Jac), le mercredi 24 avril dernier, l’Association sportive Tonnerre de Bohicon, 4e au classement avec 33 points +5 ira défier la Jeunesse sportive de Pobè sur ses installations. Revigorés par leur victoire (4-1) sur Soleil Football Club lors de la journée précédente, les joueurs de Dynamo d’Abomey feront un déplacement périlleux à Djougou, ce samedi 27 avril pour affronter les Panthères de la localité au stade Atchoukouma. Béké de Bèmbèrèkè, 2e avec 38 points, au repos le mercredi dernier, accueille au stade de N’dali l’Association sportive Oussou Saka (Asos) 8e au classement avec 32 points +4.
Les Dragons à l’heure de la confirmation
Les Dragons de l’Ouémé, victorieux des Panthères de Djougou sur le score de 3-1, lors de la 25e journée, sont attendus par Soleil Football Club, le lundi 29 avril prochain au stade René Pleven de Cotonou. Un duel sans doute déséquilibré entre le 3e au classement, les Dragons de l’Ouémé (34 points +4) et Soleil Football Club, lanterne rouge du tournoi avec 16 points -19. Les joueurs de Soleil Football Club, auteurs de prestations en dents de scie, devront batailler dur pour ne pas perdre le match comme à l’aller. Vainqueurs de cette formation lors de la phase aller sur le score de 1-0, les Dragons de l’Ouémé emmenés par le vétéran Mouri Ogounbiyi disposent de tous les atouts pour surprendre Soleil à domicile.
Les rencontres de cette 26e journée de la Ligue 1 sont décisives aussi bien pour les clubs au sommet du classement que pour ceux qui jouent le maintien. Vaincus lors de la journée précédente, les Buffles du Borgou, leaders provisoires et Energie Football Club seront au repos lors de cette 26e journée.