La Nation Bénin...
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La loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin proscrit certains actes lors du vote au Bénin. En outre, les personnes reconnues coupables desdits actes sont passibles de peines allant jusqu’à 10 ans de réclusion.
Le jour du vote, au Bénin, il y a tant d’actes à éviter. Lesquels sont énoncés et punis par les articles 372 à 375 de la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin.
En effet, l’article 372 stipule que tout citoyen qui, à l'aide de fausses nouvelles, calomnies ou autres manœuvres frauduleuses, a soustrait ou détourné les suffrages ou a déterminé un ou plusieurs électeurs à s'abstenir de voter, est puni d'un emprisonnement de six (06) mois à un (01) an et d'une amende d’un million (1 000 000) francs Cfa à cinq millions (5 000000) de francs Cfa et ou d'une peine d'inéligibilité de trois (03) ans à cinq (05) ans. L’article suivant du code proscrit les attroupements, clameurs ou démonstrations menaçantes, pouvant troubler les opérations de vote, porter atteinte à l'exercice du droit électoral ou à la liberté du vote. En conséquence, toute personne reconnue coupable d’une ou de ces infractions peut écoper d'un emprisonnement d’un (01) an à deux (02) ans et d'une amende de cinq cent mille (500000) francs Cfa à un million (1000000) de francs Cfa et ou d'une peine d'inéligibilité de trois (03) ans à cinq (05) ans.
L’article 374 quant à lui, indique qu’est punie d'un emprisonnement d’un (01) an à cinq (05) ans etd'une amende de cinq cent mille (500000) francs Cfa à deux millions (2 000 000) de francs Cfa et ou d'une peine d'inéligibilité de trois (03) ans à cinq (05) ans, toute irruption consommée ou tentée avec violences dans un poste de vote en vue d'empêcher un choix. Le même article souligne que si les coupables sont porteurs d'armes et si le scrutin est violé, la peine sera la réclusion. Et ils sont passibles de la peine des travaux forcés à temps, si le crime est commis par suite d'un plan concerté pour être exécuté, soit dans toute la République, soit dans une ou plusieurs circonscriptions administratives.
Enfin, l’article 375 du code électoral interdit formellement la destruction et l'enlèvement frauduleux de l'urne contenant les suffrages émis. En cas de constatation, le coupable est puni « d'un emprisonnement d’un (01) an à cinq (05) ans et d'une amende de deux millions (2 000 000) francs Cfa à cinq millions (5 000 000) de francs Cfa. Mais si cette destruction ou cet enlèvement a été effectué en réunion, avec violence, la peine sera la réclusion et ou une peine d'inéligibilité de cinq (05) ans à dix (10) ans ».
Ces mêmes peines sont valables en cas « de destruction ou d'enlèvement des procès-verbaux ou de tout document constatant les résultats du scrutin, quand cette destruction ou cet enlèvement a pour but ou pour effet de fausser ces résultats ou de rendre impossible leur proclamation ». Il est donc important, pour tout bon citoyen, de respecter scrupuleusement toutes ces interdictions lors du déroulement du vote du dimanche 28 avril prochain afin de ne pas tomber sous le coup de la loi.

Solennellement ouverte hier jeudi 25 avril, la première session criminelle du Tribunal de première instance de Cotonou, au titre de l’année 2019, a connu du premier dossier inscrit à son rôle. Il s’agit en effet d’une affaire de meurtre et de tentative de meurtre pour laquelle le sieur Isaac Dieudonné Folly a été reconnu coupable et condamné à vingt ans de réclusion criminelle.
Jeune au regard innocent, Isaac Dieudonné Folly, en détention depuis 2012, y retourne pour purger sa peine de 20 ans d’emprisonnement ferme pour meurtre sur Ashley Gomez et tentative de meurtre sur dame Lucresse Hazoumè. C’est la décision rendue par le Tribunal de première instance de Cotonou qui a écouté l’accusé hier et l’a déclaré coupable au terme du premier dossier inscrit au rôle de la première session criminelle de 2019.
Les faits remontent au 31 juillet 2012. Isaac Dieudonné Folly, libéré le 22 juin 2012, après un séjour d’un mois à la prison civile de Cotonou, a fortuitement rencontré au stade de l’Amitié, Ashley Gomez, une jeune fille âgée de 18 ans, élève en classe de terminale. Prise de compassion pour Isaac qui lui a décrit sa vie précaire et qui cherchait un job, Ashley résolut de l’aider en le proposant à sa mère pour la gestion de la boutique que celle-ci envisageait d’ouvrir. Dans les heures suivantes, Ashley présente Isaac comme un vieil ami à sa mère. D’abord perplexe et peu rassurée du lien entre sa fille et le jeune homme inconnu, la mère de Ashley, dame Lucresse Hazoumè, finit par tolérer la fréquentation des deux jeunes. Le 31 juillet 2012, le jeune Isaac Folly, comme il en a pris l’habitude depuis environ un mois, se rend au domicile de Ashley Gomez. Il exécute quelques tâches domestiques. Puis dans l’après-midi, alors que Ashley était sortie avec ses deux nièces, laissant seule dans la maison sa mère et son ami Isaac Dieudonné Folly, ce dernier attaque dame Lucresse Hazoumè pour des raisons non élucidées, l’étouffe avec un pagne jusqu’à ce qu’elle perde connaissance.
Ayant entendu sonner quelques instants après son acte, il entraîne rapidement dame Lucresse Hazoumè dans un débarras et la ligote avant d’ouvrir à la jeune Ashley qui était revenue de ses courses avec ses nièces. La jeune fille demande des nouvelles de sa mère ; Isaac tente de lui faire croire que dame Lucresse Hazoumè est sortie mais Ashley entend sa mère crier depuis le débarras. Le temps qu’elle réalise ce qui se passait, la jeune fille se retrouve à terre, étranglée par Isaac Folly qui lui enfonce un tissu dans la bouche pour ensuite la ligoter et la traîner dans le débarras. Puis, il couvre avec un sac plastique la tête de chacune de ses deux victimes, décide d’en faire autant avec les deux petites nièces de Ashley avant de se raviser face à leurs supplications et de se contenter de les ligoter. Avant de quitter les lieux, Isaac enroule la mère et la fille dans un tapis, vole des bijoux, des numéraires et des portables. Dame Lucresse retrouve ses esprits quelque temps après, délivre ses nièces, découvre le corps sans vie de sa fille qui a succombé à l’agression. Elle alerte le voisinage et la police.
Après plusieurs semaines de cavale, l’accusé Isaac Folly a été appréhendé par la police à Sainte Rita à Cotonou. Ayant été écouté par les officiers de police judiciaire, présenté au parquet et auditionné par le juge du septième cabinet du Tribunal de première instance de Cotonou, Isaac Folly a reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure et soutenu qu’il s’agissait d’un acte involontaire. Il est déposé le 25 septembre 2012. C’est l’histoire dramatique du jeune Isaac Folly qui, au moment des faits, était âgé de 18 ans.
Réquisitions, plaidoiries et délibéré
Devant l’horreur des faits et l’ingratitude criminelle de l’accusé à l’égard de ses bienfaiteurs, le ministère public représenté par le procureur de la République, Elon’m Mario
Metonou, n’a pas eu du mal à démontrer l’intention criminelle de l’accusé. Au regard de la série d’actes que l’accusé a posés pour la réussite de son forfait, le ministère public soutient que les faits sont intentionnels et qu’il s’agit bien de faits de meurtre et de tentative de meurtre. Lesquelles infractions trouvent leur fondement dans les articles 21, 468, 480 du Code pénal. Abordant l’élément matériel, le ministère public rappelle les actions de l’accusé (violences, coups mortels, étranglement...) dont les résultantes directes sont la mort de la jeune Ashley Gomez, et la tentative de meurtre sur dame Lucresse Hazoumè. Laquelle tentative est tout à fait consommée, car elle a non seulement connu un début d’exécution mais aussi n’a pas manqué son effet du fait de la volonté de l’accusé mais par concours de circonstances. « Il y a eu violence sur les victimes et la volonté de donner la mort est intacte »,
va marteler le procureur de la République. Le ministère public a alors requis une peine de trente ans de réclusion criminelle contre l’accusé, à défaut de la réclusion à perpétuité prévue à l’article 480 du Code pénal.
Présentant sa plaidoirie, le conseil de l’accusé Me Filibert Béhanzin a demandé une requalification des faits en homicide involontaire et en coups mortels. Soutenant sa thèse, il indique que le jeune homme n’a rien amené sur les lieux du crime pour commettre son forfait. Il n’a donc pas prévu commettre un meurtre. Par ailleurs, la défense avance que son client n’avait pas l’intention de donner la mort à la jeune fille mais de l’empêcher de crier. Me Filibert Béhanzin a également remis en cause l’expertise psycho-psychiatrique de l’accusé qui est réalisée en 2018 alors que les faits remontent à juillet 2012. Il y a donc défaut de concomitance entre le moment de la commission des faits et le moment de l’expertise. En effet, l’expertise psycho-psychiatrique révèle que l’état psychique et mental de l’accusé est normal, il a un tempérament colérique mais il est pénalement responsable. La défense soutient que l’accusé aurait pu être déséquilibré au moment des faits. Au terme de sa plaidoirie, Me Filibert Béhanzin a reconnu la culpabilité de son client et demandé que la peine soit revue à 10 ans de réclusion avec un aménagement de peine pour permettre au jeune homme d’apprendre un métier.
L’accusé, quant à lui, a une fois de plus reconnu les faits et est resté constant sur le fait que son forfait est involontaire. En dépit de son court séjour en milieu pénitentiaire, l’enquête de moralité lui est favorable.
Ouï le ministère public en ses réquisitions, ouï le conseil de l’accusé en ses plaidoiries, et après en avoir délibéré, le tribunal a déclaré le nommé Isaac Folly coupable d’avoir volontairement commis un homicide sur Ashley Gomez et d’avoir, dans les mêmes circonstances de temps et de lieu, tenter de commettre le même crime sur dame Lucresse Hazoumè; tentative qui n’a pas manqué son effet du fait de la volonté de l’accusé. Par conséquent et au regard des articles 21, 468, 480 du Code pénal, Isaac Folly a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Il dispose d’un délai de quinze jours francs pour interjeter appel contre le jugement.
Composition du tribunal
Président : Jacques Hounsou
Assesseurs :
Ambroise Adjiboye
Nadjimou Gado
Sandrine Mongbo
David Anani
Ministère public : Elon’m Mario Métonou
Société 26 avr. 2019

Il n’en est rien de la suspension des activités du Système des Nations Unies au Bénin.
C’est le démenti formel que l’organisation internationale a apporté à ces informations circulant sur les réseaux sociaux et qui se sont tôt amplifiées en cette période électorale. A travers un communiqué de presse dont le contenu est publié ci-dessous et signé du coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Siaka Coulibaly, l’organisation a exprimé sa désapprobation face à ces informations qu’elle juge sans fondement.
Lire le communiqué.


Le ministre José D. Tonato et le représentant résident du Pnud au Bénin, Adama Bocar Soko, ont procédé, ce mardi 23 avril à Cotonou, à la signature du document du projet « Processus du Plan national d’adaptation au Bénin ». Le but visé est d’inverser la vulnérabilité des populations face aux effets des changements climatiques.
Le Bénin est en voie de disposer d’un processus du Plan national d’adaptation (Pna) aux changements climatiques. Le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) matérialise son accord à accompagner son élaboration, à travers la signature du document du projet qui a eu lieu, ce mardi 23 avril entre son représentant résident au Bénin, Adama Bocar Soko, et le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato.
D’un coût global de 1 542 913,40 dollars Us, soit environ 900 millions F Cfa, le projet « Processus du Plan national d’adaptation au Bénin » est entièrement financé par le Fonds vert pour le climat. Il vise à réduire la vulnérabilité des populations aux changements climatiques, à intégrer l’adaptation aux changements climatiques dans les budgets et les processus nouveaux et existants de planification au développement ainsi que dans tous les secteurs et niveaux pertinents, selon le ministre José D. Tonato.
C’est le tout premier projet financé par ce bailleur au Bénin, fait remarquer Adama Bocar Soko. Et de son évolution, poursuit-il, dépendra la suite de la collaboration du Bénin avec le Fonds vert pour le climat. La direction générale de l’Environnement et du Climat (Dgec) qui est chargée d’assurer la coordination globale du processus Pna a donc une lourde responsabilité. Dans le cadre de ses fonctions, la structure aura non seulement à assurer la synergie entre les différents projets pour éviter qu’il y ait des doublons d’activités, de résultats ou de démarches, mais aussi et surtout à développer la complémentarité entre les différents projets, indique le ministre Tonato.
Le projet fait suite à plusieurs autres initiés par le gouvernement pour appuyer les réformes dans le secteur de l’environnement et du climat et dans les ministères sectoriels (Energie, santé, agriculture, eau, infrastructures, etc.) pour la construction de villes durables résilientes aux changements climatiques. Au nombre de ceux-ci, il y a successivement le projet de Préparation du Bénin à l’accès au Fonds vert pour le climat appuyé par le Pnud ; le projet d’Appui scientifique au processus Pna soutenu par la Giz et le projet d’appui à l’accélération du processus Pna au Bénin.
Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable témoigne sa gratitude aux différents partenaires, en particulier au Pnud pour avoir permis au Bénin de bénéficier du financement de ce projet par le Fonds vert pour le climat.
L’organisme n’entend pas s’arrêter en si bon chemin. Il jouera sa partition de bout en bout en veillant à la durabilité des interventions à travers l’appropriation nationale, le leadership national, la responsabilisation des parties prenantes, la gestion axée sur les résultats de développement et la redevabilité, rassure Adama Bocar Soko. Le Plan national d’adaptation qui résultera de la mise en œuvre du projet du processus contribuera à la réalisation des engagements du Pnud vis-à-vis du gouvernement contenus dans son document programme pays (Cpd) par rapport aux questions environnementales et de changements climatiques.

Seulement 32758 cartes d’électeurs ont été retirées sur un total de 91869 confectionnées pour le compte de l’Ouémé, soit un taux de 35,65%. Ces statistiques ont été livrées par l’expert de l’Agence nationale de traitement (Ant), Firmin Nouhoumon, en charge, dans ce département, de l’opération de distribution des cartes d’électeurs qui s’est déroulée du 8 au 21 avril dernier. Selon lui, la commune des Aguégués vient en tête avec 94,73% de cartes distribuées.
Elle est suivie d’Adjohoun avec 88,17%, Dangbo : 82,22%, Bonou : 75,11%, Avrankou : 74,21%, Akpro-Missérété : 64,44%, Adjarra: 52,91%, Sèmè-Podji : 18,47 et Porto-Novo, la lanterne rouge avec 4,37%. Ce faible taux de retrait des cartes dans les neuf communes du département, à en croire l’expert, peut se justifier par deux raisons. D'abord le comportement de certains chefs de quartiers et de villages qui, selon ses dires, ne se sont pas impliqués dans l’opération comme cela se doit. Il évoque ensuite le climat politique qui plombe le processus électoral en cours. L’expert Ant dans l’Ouémé informe que les cartes non retirées ont été convoyées, depuis la fin de l’opération, à l’Agence qui, à son tour, va les transmettre à la Commission électorale nationale autonome (Céna), qui offrira certainement une dernière chance aux bénéficiaires retardataires pour leur permettre de voter le dimanche prochain.
Il faut signaler que ces cartes d’électeurs sont de trois catégories. Il y a celles non retirées lors de la présidentielle de 2016, les cartes de 2019 issues du traitement des demandes de duplicata et de transfert d’un électeur d’un centre de vote à un autre et enfin les cartes des nouveaux majeurs révélés par la base de données du fichier de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi)?
Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Le candidat tête de liste du parti Union progressiste dans la 19e circonscription électorale,
Hyppolite Hazoumè, entend enlever quatre sièges sur les cinq en jeu, au soir des élections législatives du dimanche prochain.
« J’espère dégager quatre sièges sur les cinq au profit de ma liste, l’Union progressiste », ambitionne le candidat Hyppolyte Hazoumè, tête de liste du parti Union progressiste dans la 19e circonscription électorale. Il compte relever ce défi dans cette circonscription électorale regroupant Sèmè-Podji, Porto-Novo, Aguégués et Adjarra. Néanmoins, ce challenge reste, à ses yeux, une lourde responsabilité pour lui et ses colistiers Victor Hounsa, maire des Aguégués, David Biokou, Germain Wanvoègbè et Reine Oussou positionnés respectivement 2e, 3e, 4e et 5e sur la liste.
Surpris en pleine campagne, samedi 20 avril dernier, à l’école primaire publique de Houinta dans la commune de Sèmè-Podji, Hyppolite Hazoumè était en pleine séance de sensibilisation des électeurs sur le scrutin. En leur recommandant de voter utile, il leur demande d’apposer le cachet « A voté » sur le logo «Baobab » de l’Union progressiste une fois qu’ils seront seuls dans l’isoloir. Le candidat a présenté à la grande foule mobilisée pour la circonstance le spécimen du bulletin de vote et leur a expliqué comment ils vont voter pour que leur suffrage ne soit pas déclaré nul lors des décomptes de voix.
Hyppolite Hazoumè n’a pas manqué d’inviter les militants concernés par l’opération de retrait de carte d’électeur à aller chercher leur précieux sésame. Car, c’est la seule condition pour être autorisé à avoir accès au poste de vote. Il a passé le même message partout où il est allé notamment à Sèkandji, Ekpè, Djrègbé, Towè, Wèkè, Kétonou dans la commune de Sèmè-Podji. A chacune de ces étapes, le candidat en a appelé à la paix. « Je vous demande de sortir massivement pour accomplir votre devoir civique le 28 avril prochain. Ne cédez pas à la provocation et à la violence. Le Bénin est un pays de paix. Il est un et indivisible », a insisté Hyppolite Hazoumè qui compte initier une fois au parlement, des lois en faveur des jeunes pour mieux impacter cette couche.

La décision gouvernementale, de mettre aux enchères, dans leur état actuel, les logements économiques et sociaux non encore attribués, a rencontré l’adhésion de la population. Une adhésion massive traduite par l’enregistrement de plus de 3 300 dossiers d’offres de prix d’acquisition.
Les potentiels acquéreurs ont jeté leur dévolu sur toutes les villes où l’Agence foncière de l’habitat (Afh) n’a pu attribuer la totalité des villas construites dans le cadre du programme
« 10 000 logements économiques ». Ainsi, leurs offres de prix portent sur les logements réalisés dans les villes de Parakou, Abomey-Calavi, Adjarra et Lokossa.
Le dépôt des offres ayant pris fin, le 27 mars dernier, le point de cette première phase de l’inédit mécanisme d’enchères fait état de 3 300 dossiers convoyés des différentes structures du ministère en charge du Cadre de vie. Et de cette abondante moisson, se dégagent spécifiquement pour Lokossa 240 propositions de potentiels acquéreurs. Ce point a été présenté, à la préfecture de Lokossa, en marge des travaux de la session d’avril de la Conférence administrative départementale du Mono.
A Lokossa, 99 villas non attribuées sont en état de dégradation depuis une dizaine d’années sur les sites de Fongba et d’Agnivèdji. Au total, 100 logements y étaient construits, en 2009 pour marquer le 49e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale. Mais au décompte, un seul a pu être attribué jusqu’à ce jour. Les logements construits sont de type F2 (250 m2), F3 (300 m2) et F4 (350 m2) à l’instar des autres villes impactées par le programme. Le type F3, par exemple, qui est un modèle intermédiaire entre les deux autres et érigé sur une superficie de 300 m2, est constitué de deux chambres à coucher, d’une salle d’eau, d’une cuisine puis d’une terrasse de 2,96 m2.
Cette première phase fera place au dépouillement et à l’attribution des villas aux meilleures offres de prix. Le cahier des charges dispose, entre autres, au titre des modalités du mécanisme, l’obligation pour les acquéreurs de réhabiliter les logements dans un délai de 12 mois à compter du jour de la signature de l’acte de vente en l’étude des notaires commis.

L’armée béninoise a réagi aux menaces djihadistes aux portes du pays en menant du 18 au 22 avril dernier une opération de grande envergure dans la zone frontalière avec le Burkina Faso, confronté à des attaques terroristes ces dernières années. De sérieuses prises ont été faites, selon l’état-major général des armées.
De nombreux suspects arrêtés et remis entre les mains de la Police républicaine. C’est le bilan de l’opération « Djidjoho », menée du 18 au 22 avril dernier par l’armée béninoise dans la zone frontalière avec le Burkina Faso, au nord-ouest du pays. Face aux menaces djihadistes contre son territoire du fait de son voisinage avec le pays des hommes intègres, le Bénin a réagi à travers son armée. Ainsi, près de mille soldats ont été déployés dans cette région soupçonnée d’abriter des djihadistes, selon des sources sécuritaires.
Cette opération de l’armée vise prioritairement à localiser et à neutraliser d’éventuelles forces hostiles tapies dans la région, à en croire le colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre. Une action concertée entre l’armée et les forces paramilitaires telles que la Police républicaine et la Douane et menée sur instructions du président de la République. L’objectif du gouvernement, à travers cette initiative qui participe au renforcement de la sécurité des zones frontalières de la partie septentrionale est d’empêcher par tous les moyens de présumés djihadistes d’agir sur le territoire béninois.
« Les présidents de la sous-région ont décidé de rendre la vie difficile aux éventuels groupes armés qui errent d'un pays à un autre. Le Bénin pour sa part a décidé de changer de modus operandi et de monter en puissance dans sa stratégie. Il s'agit de ratisser large en vue de nettoyer cette région. Nous restons proactifs pour faire face à d'éventuels groupes hostiles qui voudraient mettre en difficulté notre pays », a indiqué le colonel Fructueux Gbaguidi.
Traqués de toutes parts par l’armée burkinabè, les djihadistes auraient trouvé refuge dans les zones frontalières avec certains pays de la sous-région dont le Bénin qui entend donc se prémunir contre toute éventuelle présence suspecte.
Selon le colonel Fructueux Gbaguidi, chef d’état-major de l’armée de terre, l’opération conçue et préparée de longue date s’est essentiellement déroulée dans les parcs W et Penjari, et s’étend du département de l’Alibori à celui de l’Atacora. Elle s’inscrit dans le cadre des actions de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent menées dans la sous-région et fait suite à l’opération
« Otapuanu », déclenchée le 8 mars dernier par les autorités militaires burkinabè pour sécuriser les régions est et centre-est du Burkina Faso, cible de plusieurs attaques terroristes ces dernières années.
A l’instar du Bénin, tous les pays sont en alerte maximale et ont pris aussi des mesures sécuritaires pour parer à toutes menaces terroristes à leurs frontières avec le Burkina Faso.

Le positionnement d’une femme parmi les candidats titulaires dans la 9e circonscription électorale ne passe pas inaperçu. C’est un honneur, estiment des électrices dans certaines localités de cette circonscription, et elles promettent d’honorer cette candidate à travers un vote massif en sa faveur.
Tam-tams, gongs, castagnettes… Vendredi 19 avril dernier à Awaya (commune de Dassa Zounmè), les femmes sont sorties massivement pour rencontrer l’une des leurs, candidate titulaire dans la 9e circonscription électorale, et la célébrer. Très vite, la séance d’échanges entre les leaders de l’Union progressiste et ces femmes va se transformer en une fête populaire au cours de laquelle, Christelle Dossi Houndonougbo a été magnifiée par ses sœurs. « Gnonnou Zogbin » !
C’était le slogan pour exprimer leur enthousiasme. « Nous avons longtemps espéré ce moment », fait savoir l’une d’elles, dansant de toutes ses forces au milieu de la foule. Pour cette sympathisante, les femmes d’Awaya et de Soclogbo ont longtemps attendu de la voir dans une position confortable. « Elle était toujours suppléante. Cette fois-ci, c’est la bonne », se réjouit une autre, invitant ses paires à ovationner la liste Union progressiste.
S’ensuivra une longue séance d’échanges au cours de laquelle Christelle Dossi Houndonougbo, deuxième candidate titulaire sur la liste de l’Union progressiste, et son suppléant Nicaise Fagnon donnent des explications sur les raisons qui militent en faveur du choix du logo de leur parti, le géant baobab au feuillage vert, le 28 avril prochain. « Nous sommes un parti social. Nous constituons la principale force pour solutionner les difficultés des populations à la base », soutient Nicaise Fagnon.
Christelle Dossi Houndonougbo, pour sa part, rappelle à ces femmes qui se réclament éclaireuses et promettent de porter la bonne nouvelle de sa candidature partout ,qu’elles doivent « donner la force à l’Union progressiste de contrôler le Parlement et dans un an, de contrôler les municipalités et les mairies ».
Si depuis dix ans, les liens avec ces femmes n’ont pu être rompus, le scrutin du 28 avril prochain donne l’occasion de les consolider davantage, indique par ailleurs la candidate. « Je travaille avec ces femmes depuis 10 ans, ce qui justifie d’ailleurs qu’elles parlent de Gnonnou Zogbin. Avec elles, nous avons déjà mené plusieurs campagnes pour les élections. Elles me connaissent bien et se plaignaient de me voir toujours derrière les hommes. C’est une obligation pour elles de voter car elles ont eu ce qu’elles ont toujours réclamé »,
rappelle aussi la candidate.
Exhortation à remplir les urnes avec des logos estampillés Union progressiste le 28 avril, mais aussi exhortation en faveur de la paix. Les candidats de l’Up ont alors invité ces militantes à préserver la paix par tous les moyens et à ne céder à la moindre provocation. Avant de rejoindre les « Gnonnou zogbin »
à Awaya, la deuxième candidate Up dans la neuvième et son staff ont parcouru plusieurs autres localités. Ils étaient notamment avec les populations de Kpékpédé et Adjallè dans l’arrondissement de Tré, mais aussi à Dassa centre et Kpossègan dans l’arrondissement de Gbaffo.

Classé 148e en 2017 sur 164 pays avec une note de 0,069, le Bénin vient de renverser la vapeur au dernier classement de l’Union internationale des télécommunications (Uit) sur la cybersécurité. Au classement 2018 que l’Uit vient de rendre public en effet, le Bénin est passé au 80e rang sur 175 pays évalués sur le plan mondial, et occupe la 8e place sur le plan africain.
C’est le fruit des initiatives fortes prises dans le secteur, sous la férule d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou qui peut se targuer de voir ainsi récompensés ses efforts et ceux de ses collaborateurs à divers niveaux du secteur numérique. Sa débauche d’énergie pour hisser le numérique à la hauteur des ambitions du président Patrice Talon, payante, à bien des égards, est ainsi révélée par ce classement dans lequel le Bénin fait un bond plus qu’honorable. Preuve que la création de l'Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'information (Anssi) et la mise en vigueur du Code numérique constituent, entre autres, des initiatives confortatives de l’Economie numérique, et de ce que le Bénin est sur la bonne trajectoire en la matière et prend les dispositions idoines et conséquentes. Toutes choses que l’adhésion du Bénin au Protocole additionnel à la Convention sur la cybercriminalité va davantage conforter. Ce qui, ajouté à d’autres mesures et initiatives impulsées par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, présage de bonnes perspectives pour le Bénin dans le classement 2019 de l’Uit. En ligne de mire du Bénin, selon des indiscrétions, le top 5 sur le plan continental en matière de mesures protectrices contre la cybercriminalité, et pourquoi pas figurer dans le gotha des nations ayant des pratiques vertueuses et progressant dans le secteur sur le plan international.
P. A.
Actualités 24 avr. 2019