La Nation Bénin...
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Les populations de Natitingou, comme chaque année de mars à mai font face à la pénurie d’eau. La situation a empiré cette année, où des ménages font des jours sans une goutte du liquide vital dans les robinets de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Approché, Marcel da Sylva, directeur départemental
Atacora de la Soneb explique et rassure.
Ouvrir le robinet d’eau et manquer de la moindre goutte d'eau. C’est la triste réalité que vivent la plupart des habitants de la cité des
Nanto depuis quelques semaines. La plainte est la même dans tous les ménages. « Nous manquons cruellement d’eau », s’indigne-t-on. Boriyouré, Kantaborifa, tous des quartiers de la ville situés en hauteur sont touchés par la pénurie. La direction départementale de l’Atacora de l’Agence Bénin Presse sise à Natitingou n’est non plus épargnée. Depuis plus de deux semaines, c’est seulement de l’air qui sort des robinets de la Soneb.
« C’est une situation de peine, voilà une population qui ne reçoit pas assez d’eau déjà à cause de nos limites par rapport à nos installations, mais qui se voit affaiblie davantage dans ses besoins par des événements difficiles », s’est désolé le directeur départemental de la Soneb de l’Atacora, Marcel da Sylva.
Pour lui, le pic de la situation a trait aux travaux d’asphaltage. « Il faut avouer qu’on a enregistré trop de casses de la part des engins chinois. Parfois, ce sont des tronçons très longs qui sont broyés littéralement et ces casses n’ont pas fait du bien à la pression sur le réseau », a regretté Marcel da Sylva.
Pourtant, soutient-il, avant le démarrage des travaux, des actions ont été menées dans le cadre de la reconnaissance de la position des conduites d’eau sur le terrain. « Des sondages avaient été faits pour repérer chaque conduite, et pour la mise en œuvre, on a désigné deux représentants de la Soneb comme point focal pour suivre les
travaux sur le terrain. Mais malgré leur présence, des casses sont enregistrées parce qu’ils donnent des instructions qui ne sont pas toujours respectées », a fustigé le directeur départemental.
Au-delà des casses liées aux travaux d’asphaltage, Marcel da Sylva a évoqué deux autres situations malheureuses. Il s’agit d’une section de conduite survenue, le samedi 30 mars dernier, et de la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Natitingou le dimanche 31 mars. « Cette pluie est venue clouer complètement la production, parce qu’elle a chargé la retenue de boue, des débris et même des poissons essoufflés », a-t-il expliqué. Une situation qui, à l’en croire, a occasionné l’arrêt des pompes de refoulement vers la station de traitement. Il en appelle à l’indulgence des populations. «A chaque fois, nous parons au plus pressé et nous travaillons au quotidien pour améliorer progressivement la fourniture », a-t-il rassuré.
Toutefois, le directeur départemental de la Soneb de l’Atacora a souhaité qu’un satisfecit soit décerné au gouvernement qui, a-t-il informé, est en train de prendre des dispositions pour régler définitivement le problème d’eau potable à Natitingou.

Le président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou, a reçu en audience, hier le bureau de la Commission béninoise des droits de l'homme. Conduit par son président, Isidore Clément Capo-Chichi, le bureau de la Cbdh a fait au professeur Joseph Djogbénou le bilan de la situation des droits de l’homme au Bénin et appelé à la préservation de la paix.
Conformément aux textes de la Commission béninoise des droits de l'homme (Cbdh) qui prévoient la visite aux présidents d’institutions, le bureau de la Cbdh a rencontré, hier, le président de la Cour constitutionnelle. Cette visite intervient après cent jours d’activités de la Cbdh. En effet, la Commission béninoise des droits de l'homme a été installée le 28 décembre 2018 par le président de la Cour constitutionnelle et son bureau a été élu le 3 janvier 2019.
Au cours des échanges, il a été question de la promotion et de la protection des droits de l'homme au Bénin. Le bureau de la Cbdh a donc fait au professeur Joseph Djogbénou le bilan de ses actions « Comme vous le savez, la Cour constitutionnelle, depuis environ 25 ans, a rendu plus de 1500 décisions portant sur la violation des droits de la personne humaine. Puisque nous recevons des plaintes, il était important de discuter avec le président sur comment travailler à gérer ces différentes plaintes pour que les droits de l’homme soient garantis», fait savoir le président de la Cbdh, Isidore Clément Capo-Chichi au sortir de l’audience.
Abordant la situation politique et la mission de la Cbdh, le président Isidore Clément Capo-Chichi va affirmer : « En tant que citoyens, nous avons tous une responsabilité, celle de protéger. Et la commission a aussi la mission de protéger en toutes circonstances. Nous devons tous travailler à ce que le conflit ne dégénère pas ». Le président de la Cbdh a également invité les professionnels des médias à plus de sensibilité, à ne pas porter des messages susceptibles d’engendrer une situation incontrôlable. Au demeurant, il assure : « Nous restons convaincus et le président de la Cour constitutionnelle nous a rassurés de ce que toutes les autorités, tous les pouvoirs publics travaillent à ce que la paix soit préservée au Bénin. C’est notre message », a conclu Isidore Clément Capo-Chichi?

Les pépiniéristes d’anacardier étaient mardi dernier, en assemblée générale à Bohicon. Réunis en coopératives, ils sont venus du Borgou-Alibori, de l’Atacora-Donga, du Zou-Collines et de l’Ouémé-Plateau. Les travaux ont débouché sur la mise en place de la Fédération nationale des pépiniéristes d’anacardier certifiés (Fenapac) dirigée par un bureau de cinq membres pour un mandat de trois ans.
Le processus de structuration des pépiniéristes d’anacardier évolue. Après la définition des formes juridiques, l'appui à l'organisation des assemblées générales constitutives et la mise en place de quatre coopératives de producteurs d'Anacardiers Greffés dans les départements de l'Atacora-Donga, du Borgou-Alibori, du Zou-Collines et de l'Ouémé-Plateau, les coopératives régionales se sont fédérées au niveau national en un Groupement d'intérêt économique (Gie). Cette initiative a eu le soutien de l'Agence territoriale de développement agricole (Atda4). Elle est accompagnée par TechnoServe à travers BeninCajù et la Fédération nationale des producteurs d'anacardes du Bénin (Fenapab). Ces deux Ong, à travers leurs responsables, Soulé Manigui (TechnoServe) et Joseph Tokoré (Fenapab) se sont mises ensemble pour renforcer le dispositif organisationnel de ces pépiniéristes de plantules greffées d'anacardier pour une meilleure performance de la filière anacarde. Il s’agissait de travailler en faveur d’une accélération et intégration de la filière cajou au Bénin. Ce faisant, l'appui institutionnel était, lors de cette assemblée générale, l'un des principaux axes d'intervention de BeninCajù qui est un projet inclusif, global et novateur pour la filière cajou au Bénin. Prévu pour la période 2015-2021 il est exécuté par l'Ong TechnoServe en partenariat avec son homologue le Catholic Relief Services.
Au cours de l’assemblée générale tenue, mardi dernier à Bohicon, BeninCajù a mis à la disposition de l’assemblée une charte graphique afin d'assurer une meilleure visibilité aux acteurs à travers une identité visuelle, en vue d'asseoir un cadre de dialogue fécond pour l'épanouissement de leurs activités.
Pour accompagner ces acteurs, il a élaboré un plan d'actions en vue d'accroitre leur capacité de production et de distribution des plantules greffées de l'anacardier sur des bases d'efficacité et de durabilité qui favorisent de meilleures performances de la filière anacarde. Dans sa stratégie de renforcement des acteurs de la filière cajou, BéninCajù fournit des assistances techniques aux partenaires du public et du privé afin de promouvoir la production des noix brutes d'anacarde, le développement des chaines de valeurs, et l'amélioration des revenus.
Le credo de ces Ong est que tous les acteurs soient associés à cet exercice de convergence d’idées pour une réelle amélioration des performances.
A l'issue de cette assemblée générale constitutive, les coopératives régionales de producteurs d'anacardiers greffés ont mis sur pied une fédération qui est désormais le creuset national de dialogue, de mobilisations des ressources et de promotion de leurs activités. Les membres fondateurs ont alors adopté les statuts et règlement intérieur de cette fédération. Les membres du conseil d'administration et du comité de surveillance ont été aussi élus et installés dans leurs fonctions respectives. Egalement, un comité de suivi a été mis en place pour l'enregistrement de la structure et l'élaboration du plan d'actions.
Au nom du bureau élu, le président Noël Chabi Yabi promet travailler dans la transparence pour le développement de la filière anacarde au Bénin.

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 17 avril 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises.
I- Mesures normatives.
I-1. Fixation des indemnités de garde, d'astreintes et d'heures supplémentaires dans les formations sanitaires publiques.
Le 25 juillet 2018, le Conseil des ministres avait pris la décision de suspendre la délivrance d'autorisation et de révoquer les autorisations pour l'exercice en clientèle privée des professions médicales et paramédicales par un agent public fonctionnaire ou contractuel.
Le but visé est d'assurer la disponibilité des professionnels de santé, agents publics, dans les formations sanitaires publiques. Toutefois, ils avaient, à leur convenance, le choix d'être exclusivement au service de l'Etat, ou d'y renoncer pour exercer leur profession dans le privé.
La mise en œuvre de cette réforme nécessite des mesures d'accompagnement adéquates, au profit des agents restés au service de l'Etat, en vue de leur offrir de meilleures conditions de travail leur permettant de délivrer des prestations de qualité aux populations.
Le présent décret portant fixation des taux des indemnités de garde, d'astreintes et d'heures supplémentaires dans les formations sanitaires, a été adopté à cette fin.
Ledit décret vise spécifiquement à :
- garantir la continuité des soins dans les formations sanitaires publiques à travers une organisation cohérente du travail ;
- réglementer la gestion des ressources humaines en santé en tenant compte des contraintes organisationnelles requises ; et
- harmoniser les avantages accordés aux agents concernés par l'offre continue de soins dans les formations sanitaires publiques.
Les personnels de santé ainsi visés sont ceux intervenant dans les formations sanitaires publiques du ministère de la Santé.
I-2. Règlementation du temps de travail des professionnels de santé exerçant dans les hôpitaux publics.
L'adoption de ce décret s'inscrit dans le cadre de la définition des règles générales d'organisation du travail au niveau des structures sanitaires, pour une meilleure gestion du personnel de santé en poste dans ces hôpitaux.
En effet, dans l’exercice de leur profession, les personnels de santé concernés sont astreints aux consultations, aux soins et à la recherche, ou encore à l'encadrement pratique des stagiaires en ce qui concerne les praticiens hospitalo-universitaires.
Or, l'organisation actuelle du travail hebdomadaire ne précise pas la répartition des durées de chaque mission.
Le présent décret définit le cadre général d'organisation des charges auxquelles sont astreints ces professionnels de santé notamment les médecins généralistes, les praticiens hospitaliers, les praticiens hospitalo- universitaires et les paramédicaux par rapport aux activités de consultation, aux actes médicaux, chirurgicaux, et d'anesthésie. Il en est de même des soins infirmiers, obstétricaux, d'explorations diagnostiques, de visite générale et de recherche.
II- Communications.
Recrutement de cadres officiers pilotes, mécaniciens ou des bases et sous-officiers spécialistes au profit des Forces aériennes du Bénin.
Dans la perspective du recrutement de jeunes cadres, en vue de renforcer l'effectif des cadres officiers pilotes, mécaniciens ou des bases et de sous-officiers techniciens existant, des tests psychotechniques ont été organisés en novembre 2018.
Se fondant sur les résultats desdits tests, le Conseil a autorisé le recrutement de cadres dont les profils sont ainsi spécifiés, au profit des Forces aériennes du Bénin, au titre des années 2019 et 2020.
III- Manifestations et rencontres internationales.
Le Conseil a autorisé l'organisation, à Cotonou, de :
- la 20e Assemblée des ministres de la Santé des Etats de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest, du 29 avril au 3 mai 2019 ; et
- la rencontre de haut niveau sur le thème : « Un partenariat pour la santé des femmes, des enfants et des adolescents en Afrique pour l'accès à la santé pour tous » du 7 au 9 mai 2019 ; puis
- la participation du Bénin au 5e forum du Partenariat pour le Développement des Compétences en Sciences appliquées, Ingénierie et Technologies (Paset), sur la révolution industrielle et l'économie numérique, à Kigali au Rwanda, du 19 au 22 mai 2019.
Fait à Cotonou, le
17 avril 2019.
Le secrétaire général
du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro

L’élection des députés est une sélection, un test, une évaluation à plusieurs étapes interdépendantes et importantes dont la banalisation ne peut être que suicidaire pour un parti politique. L’Union Progressiste a tenu le pari de franchir avec succès les deux premières étapes de l’épreuve :
à la lumière de la Loi 2018-23 du 17 septembre 2018, son existence légale en tant que parti politique a été actée et sa participation aux élections législatives du 28 avril 2019 validée.
Les députés de la législature qui s’achève l’ont voulu dans leur ensemble. Ils y ont consacré des jours de séminaires, d’ateliers et de colloques, tant le diagnostic du système partisan en République du Bénin concluait à la négation du rôle des partis politiques dans l’animation de la vie publique et dans l’exercice de la gouvernance démocratique. Depuis l’entrée en vigueur de la Constitution du 11 décembre 1990, aucun chef de l’Etat élu n’est sorti des entrailles des partis politiques, alors que ces derniers se définissent comme ayant vocation à conquérir et à exercer le pouvoir par la volonté du peuple et pour l’intérêt du peuple.
En votant la nouvelle Loi portant Charte des Partis politiques, les députés de la 7e législature entendaient clairement œuvrer à la clarification du paysage politique et à donner aux partis, les moyens de déployer tout le potentiel que la démocratie attend d’eux. Malheureusement, tout en étant d’accord sur la démarche unificatrice qui devrait les conduire à des regroupements plus lisibles au plan idéologique notamment, ils n’ont pas tous réussi à s’affranchir des considérations de détails (leadership politique, visibilité institutionnelle, logos) pour s’attaquer à l’essentiel du mal.
Ensemble, plus forts
L’Union Progressiste, forte de près d’une centaine de partis politiques et de plus de deux cents associations et mouvements politiques, a bénéficié de la grande couverture nationale de ses géniteurs pour relever le défi du sérieux et de la rigueur dans la constitution de ses dossiers administratifs :
les partis dits d’opposition ont aussi tenté de se regrouper, mais ils ont échoué faute d’encadrement et de coaching visant ce résultat.
L’Union Progressiste, à travers ses tout premiers 83 candidats titulaires et 83 suppléants, est fière de servir de cobaye pour l’expérience en cours dans le laboratoire démocratique béninois.
Certes, cette expérience se déroulera dans un contexte marqué par la méfiance, la suspicion, les invectives de tous genres, l’intoxication par voie de médias électroniques, l’hostilité, les appels à la désobéissance civile, à l’insurrection populaire, à la rébellion contre les décisions de justice, bref la remise en cause des acquis de notre République.
La particularité du contexte de campagne qui est le nôtre, impose une stratégie ciblant à la fois nos adversaires légaux et ceux qui ont échoué à le devenir. Avant d’affronter les premiers, il nous reviendra, partout où nous passerons, de déconstruire l’imaginaire véhiculé dans la société par les seconds dans le but d’empêcher la tenue de cette élection, et de nous plonger dans un vide juridique préjudiciable au fonctionnement harmonieux de nos institutions, de notre pays.
Face aux seconds, les candidats progressistes s’engagent à rétablir la vérité des faits politiques d’amener ceux qui, sans parti pris, sans interprétations tendancieuses, ont envie de comprendre comment l’opposition béninoise en est arrivée à s’éloigner de l’essentiel. L’Union Progressiste est convaincue que l’opposition a elle-même volontairement, mais savamment, planifié et exécuté son plan d’auto-exclusion de cette compétition politique dans le but d’arrêter les réformes initiées et de revenir au statu quo ante. Enchaînant chaises vides, comportements capricieux, volte-face, et reniements de signatures, l’opposition a fini par se suicider.
Comment comprendre, en effet, qu’après avoir participé aux travaux de la commission sur la réforme du système partisan, voté les mécanismes qui en ont découlé et échoué à se regrouper, elle dénonce tous ses engagements ? Comment expliquer le fait qu’elle porte plainte contre les structures chargées de l’organisation des législatives et refuse d’admettre les décisions découlant de ses propres requêtes ? Comment qualifier le fait qu’elle réclame la dissolution de toutes les institutions qui émettent des avis contraires aux siens, dans un Etat de droit ?
Des questions
A quoi relier le fait qu’elle affirme son attachement au consensus, à la paix tout en diabolisant tous les acteurs clefs du dialogue social ? A quoi rattacher enfin sa revendication de participation aux élections du 28 avril et sa réclamation d’assises nationales pour discuter de cette participation ? Cette chaîne de comportements de l’opposition qui relèvent d’un véritable dilatoire n’est pas naïve : elle était réfléchie mais hélas peu mûrie pour que sa mise en œuvre arrête la marche de notre pays vers la transparence, la justice, le progrès.
Les populations béninoises, à l’écoute des candidats de l’Union Progressiste ont fini par dire : « On a tout compris ! ». L’opposition s’est auto-exclue pour empêcher notre marche irréversible vers le respect de la République, de la Constitution, de la dignité humaine, en vue de l’épanouissement de nos populations. L’enjeu majeur des élections législatives du 28 avril 2019 est biface : la victoire écrasante du parti et le taux de participation.
A ceux qui ont prédit que sans l’opposition, l’Union Progressiste va vaincre sans péril et va gagner sans combattre ; que l’élection annoncée est un match amical, parce que les deux partis candidats sont soutenus par le Président de la République, les candidats progressistes répondent que l’Union Progressiste n’est pas un agrégat de partis sans identité ni sensibilités ; qu’elle n’est pas un assemblage mécanique d’entités sans affinités et à la solde du pouvoir ; qu’elle n’est pas non plus la propriété de l’homme d’Etat auquel elle entend s’imposer pour donner un contenu humain aux réformes et aux projets en cours, là où les faux partis d’hier ont échoué.
Avec le peuple
L’Union Progressiste est un parti de seconde gauche. Un parti d’obédience sociale-démocrate. Un parti de masse qui se fond dans le peuple et accueille tous ceux et celles qui partagent ses valeurs. L’identité du parti ; son âme, est dans ses textes. Ceux de l’Union Progressiste la distinguent de son adversaire politique du 28 avril 2019 et lui imposent de combattre sans complaisance pour le triomphe de ses idéaux.
L’Union Progressiste se bat avec le peuple et pour le peuple en vue du triomphe de la démocratie, de la bonne gouvernance, de la justice sociale, de l’égalité et de la fraternité. A ceux qui, dans certaines contrées du pays nous font passer pour un « parti des étrangers », notre réponse sera de faire du rejet de l’exclusion, notre combat majeur et notre combat de tous les jours.
C’est pourquoi pour l’Union Progressiste, tout citoyen béninois, quelle que soit sa position sociale, son statut ou sa condition, est une fin en soi et non un moyen. Nous protégeons et protégerons partout les faibles, les pauvres, les personnes diminuées et les handicapés. Nous nous battrons pour que chaque Béninois se sente chez lui, partout au Bénin. A l’heure où partout, les manques et les besoins poussent à des replis identitaires de tous genres, marchepied vers des extrémismes de tout acabit et de tous les dangers, l’Union Progressiste promet à tout Béninois la protection, la défense, et l’accompagnement social.
Quand tout devient difficile pour tous et qu’il faut redéfinir les conditions du vivre et du construire ensemble, l’homme a plus besoin de solidarité que de compétitivité, d’entraide que de concurrence, d’Union pour Progresser que d’un Bloc de Roc pour se barricader et pour se protéger des autres .
Par Mariam CHABI TALATA,
Inspectrice de l’Enseignement Secondaire en Philosophie,
Candidate de l’Union Progressiste dans la 8e circonscription électorale

Malgré ses efforts pour la protection des droits humains, le Bénin présente encore quelques insuffisances. Engagée pour une meilleure prise en compte de la dimension humaine dans la mise en œuvre de toute action publique, l’organisation non gouvernementale Changement social Bénin a initié, ce mardi 16 avril, à l’endroit des acteurs concernés, un atelier national d’appropriation des standards internationaux en matière de prévention de la torture.
Le plaidoyer pour la mise en place d’un mécanisme national de prévention de la torture au Bénin que conduit l’organisation non gouvernementale Changement social Bénin (Csb) « vise essentiellement, sans pour autant soustraire les auteurs d’actes répréhensibles à la sanction de la loi, la prise de mesures urgentes pour améliorer les conditions de détention; à travers l’institutionnalisation d’un mécanisme national de prévention de la torture ».
Initiative opportune, salue Alexandrine Tchékéssi, directrice exécutive de Csb pour elle, « ce projet arrive dans un contexte où il fera bouger les lignes en vue d’une correction de la politique de gestion des conditions de vie en milieu carcéral ». Depuis l’avènement du renouveau démocratique, fait-elle observer, le Bénin a toujours été perçu, au regard de son dispositif normatif, comme un modèle en matière de droits humains. Cependant, rappelle Alexandrine Tchékéssi, « le caractère idéaliste des textes n’a jamais préjugé d’une effectivité de leur substance dans la réalité ». En clair, des textes aux réalités, de nombreux efforts sont encore attendus. Dans ce combat pour l’effectivité des droits humains, la dignité des personnes privées de liberté et l’avènement d’un mécanisme national de prévention de la torture, la Commission béninoise des droits de l’Homme se dit prête à accompagner. Elle est partante pour la mise en œuvre du projet afin que les objectifs fixés soient atteints et pour que le Bénin se dote de son mécanisme, assure sa vice-présidente, Sidikatou Adamon Houédété.
La récurrence de la problématique des mauvaises conditions de vie en milieu carcéral est notamment une conséquence de l’inexistence d’un mécanisme national de prévention de la torture au Bénin, avertit Sidikatou Adamon Houédété. Elle insiste sur l’opportunité que représente une telle initiative en vue de l’avènement de ce mécanisme tant espéré. Mécanisme dont la mise en œuvre nécessite de la part de l’Etat la mise en place de certains instruments et structures. Là encore, la partition est bien jouée, soutient Clément Akouègnon Dassi, secrétaire général adjoint du ministère en charge de la Justice. Tout en soulignant l’importance et même l’urgence d’un tel mécanisme, il s’est dit satisfait des réformes introduites par le gouvernement et celles à venir.

En présence de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou et de la directrice générale de l’Agence de développement de la Cité internationale de l’Innovation et du Savoir de Sèmè City, Claude Borna, le fournisseur d’accès à internet au Bénin, Isocel, a lancé la première phase de déploiement de son réseau en fibre optique. A travers, ce projet, Isocel s’engage à accompagner le gouvernement dans sa vision d’offrir l’internet très haut débit aux utilisateurs.
La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a assisté, ce mardi 16 avril, au lancement de la première phase du vaste réseau de déploiement de fibre optique dénommée iNGAN (iSocel Next Generation Access Network) à Cotonou. C’est le lieu pour elle de remercier le fournisseur d’accès à internet, Isocel, pour ce projet qui vise à renforcer la qualité de l’internet et la fourniture de produits innovants aux populations béninoises. « Nous avons besoin que l’internet fixe se développe pour l’accès résidentiel et pour son usage des entreprises », a-t-elle déclaré. A ce propos, elle souhaite la mise en œuvre de ce projet dans tout le pays. « Je souhaite que ce produit se développe et puisse prendre en compte les usages et les réalités locales », a-t-elle ajouté. Elle félicite par la même occasion Isocel pour sa contribution dans le secteur du numérique en augmentant ses investissements pour contribuer à positionner le Bénin comme hub technologique sous-régional.
Le directeur général de Isocel, Robert Aouad, salue l’ambition du gouvernement béninois qui, à travers l’organisation en 2016 de l’évènement dénommé Innov Bénin, a montré une nouvelle dynamique pour le secteur du numérique. Toutes choses qui ont permis à Isocel de croire en lui. A travers ce projet, Isocel renouvelle son engagement d’offrir l’internet très haut débit afin de répondre à la demande de plus en plus croissante en bande passante des utilisateurs. « Nous pensons contribuer à la vision du gouvernement qui veut de l’internet de très haut débit pour les populations », a-t-il déclaré. Pour lui, ce projet est réalisé à hauteur de 20% sur fonds propre par Isocel soit 1,5 milliard pour un investissement total d’environ 7 milliards F Cfa.
Cette cérémonie s’est achevée par la signature d’un accord de partenariat entre l’Agence de développement de la Cité internationale de l’Innovation et du Savoir dénommé Sèmè City et Isocel. Un geste qui va permettre d’offrir aux utilisateurs à savoir: les écoliers, les lycéens, les chercheurs, les artisans, les startups, ainsi que des entreprises porteuses de projets innovants du Sèmè City Open Park (Scop), l’accès gratuit à internet via la connexion au nouveau réseau iNGAN.

Le réalisateur Sanvi Panou n’a pas encore dit son dernier mot au cinéma. Après plus de 50 ans de métier, il ne compte pas raccrocher sans avoir concrétisé un vieux, mais grand projet, celui d’immortaliser Kwame Nkrumah à travers un documentaire.
« Il faut que la nouvelle génération sache qui est Kwame Nkrumah ». C’est le nouveau challenge que s’impose le réalisateur Sanvi Panou. Bientôt, 80 printemps avec un demi-siècle de parcours dans le domaine culturel (musique, production, cinéma…), le réalisateur bénino-togolais n’est pas prêt à raccrocher. Tant qu’il reste à faire, il faut y aller. Telle semble la devise de Sanvi. Panafricaniste, il voudrait aussi révéler les pères fondateurs de ce mouvement de valorisation du continent noir à travers son art. Personnalité choisie : Kwame Nkrumah. Pour lui, l’ancien premier ministre et président de la République du Ghana, grand homme d’Etat, est un exemple de leader indépendantiste et panafricaniste à promouvoir. Quand il évoque ce grand homme noir, on peut s’apercevoir qu’il en est un disciple et un fanatique. Cependant, ce n’est pas seulement pour ces raisons qu’il veut orienter sa caméra sur la vie de cet illustre dirigeant. Il voudrait en effet l’immortaliser, l’offrir en exemple aux futures générations, quelque peu en perte de repères, afin que son exemple leur reste et leur serve de référence. Deux à trois ans de travaux seront alors indispensables pour conduire et finaliser un tel documentaire. Serait-ce la grande dernière qui signera la fin de carrière de Sanvi Panou ?
Difficile de le dire. Toutefois, ce qui est certain, c’est que le réalisateur semble prêt à relever encore bien de défis.
Cette pile d’informations sur son prochain projet au septième art, il les a révélées au cours d’une conférence de presse animée, il y a quelques jours, à son domicile à Cotonou. Il en a profité pour évoquer brièvement la situation des arts et de la culture sur le continent. Comme il fallait s’y attendre, le financement des films, les difficultés des producteurs et bien d’autres préoccupations ont fait l’objet de la causerie entre le réalisateur et les hommes des médias.
Toujours engagé pour les droits de l’homme
Toute la carrière de Sanvi Panou depuis plus de 50 ans a tourné autour des droits de l’homme. C’est un engagement ferme auquel il n’a jamais voulu déroger. Il en a fait son challenge. Mieux, il ressent le besoin de poursuivre ce combat qu’il voudrait éternel. Pour cet homme de cinéma (surtout) dont l’impressionnant parcours inspire plus d’un, c’est un combat personnel qu’il a décidé de conduire et chacune de ses œuvres, à défaut de faire la part belle, laisse une fenêtre ouverte à cette thématique. Et, comme s’il n’en a pas fait assez, Sanvi Panou à travers un clip réalisé et produit par ses soins, pousse encore loin son engagement. Cette œuvre, il la dédie entièrement à cette cause et voudrait qu’elle serve à sensibiliser ceux qui entravent la jouissance de ces droits.
« Je suis revenu sur la scène musicale parce que les droits de l’homme sont menacés »,
explique-t-il.
Culture 16 avr. 2019

Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Bienvenu Koudjo, a installé à Kétou le Conseil d’administration de l’Université nationale d’Agriculture (Una) pour de grands défis de gouvernance.
L’Université nationale d’Agriculture est dotée désormais de son Conseil d’administration composé de sept membres. Ils ont été officiellement installés, jeudi dernier, et renvoyés à l’exercice de leurs fonctions. Ils proviennent du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, du ministère de l’Economie et des Finances, du ministère chargé de la Fonction publique, du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, de la Chambre nationale d’agriculture, de l’Institut national de recherches agricoles du Bénin (Inrab) et de la mairie de Porto-Novo, représentant les différentes communes abritant les installations de l’Una.
La présidence du Conseil d’administration est assurée par Charles Omer Ogounchi, représentant du Mesrs. Cela, conformément au décret n°2018-386 du 29 août 2018 qui nomme les sept membres de cet organe décisionnel. L’acte a d’ailleurs été lu par le directeur de cabinet du Mesrs, Bienvenu Koudjo, qui a procédé à l’installation officielle du Conseil d’administration dont le mandat est de trois ans. Il a insisté à l’occasion sur l’importance du Conseil d’administration qui est un organe de gestion de haute portée administrative et politique pour l’Una. Sa mise en place s’inscrit ainsi dans la vision du gouvernement d’un nouveau mode de gouvernance dans les universités publiques du Bénin. Elle correspond aussi à l’ambition du chef de l’Etat de reconstruire, moderniser l’organisation et la gestion du système éducatif afin d’améliorer la qualité de l’enseignement, d’adapter le système d’enseignement aux besoins des entreprises et renforcer la recherche scientifique pour promouvoir sa part du programme de développement économique du Bénin. C’est pourquoi le gouvernement a prévu l’installation d’un Conseil d’administration à la tête de chacune des quatre Universités publiques du Bénin, a expliqué le directeur de cabinet du Mesrs. Ce Conseil d’administration installé, aura essentiellement pour mission de définir et d’actualiser régulièrement la politique de développement et les orientations stratégiques de l’Una ; d’adopter chaque année le programme d’activités et le projet de budget de l’université et les transmettre au ministère ; et d’assurer le suivi de la mise en œuvre de ce programme annuel d’activités, souligne Bienvenu Koudjo. Le président du Conseil d’administration de l’Una, Charles Omer Ogounchi, se dit bien conscient de la lourde et délicate responsabilité que le gouvernement leur assigne pour veiller au bon fonctionnement de l’Una qui doit être exemplaire dans sa gouvernance.

Les crimes maritimes et la pêche illégale récurrents dans le golfe de Guinée nécessitent une recherche de solutions idoines pour protéger les côtes béninoises des actes de piraterie. Le recours du gouvernement à la société norvégienne Vissim A. S. paraît alors judicieux, tant la menace reste prégnante, pour la sécurité de la navigation.
Si les mesures ont permis de réduire l’ampleur des actes de criminalité maritime et de piraterie, récurrents au large des côtes béninoises ces dix dernières années, le pays n’est toujours pas à l’abri, du fait de sa proximité géographique avec les zones à haut risque. La menace de piraterie, de brigandage et de kidnapping est permanente. En effet, le taux d’attaques contre les navires et les marins en transit dans le golfe de Guinée reste élevé. Six marins russes ont été enlevés puis relâchés par les pirates qui ont attaqué et pillé leur bateau « Msc Mandy » pendant plus de deux heures, le 1er janvier dernier, à quelque 20 milles marins du port de Cotonou. Quelques mois plus tôt, ce sont des pêcheurs qui ont fait les frais des bandits de la mer, amenant l’autorité préfectorale du Littoral à déclencher dès le 5 mars 2018 l’opération dite « Ouragan » dirigée par la Police républicaine et le génie militaire contre les occupants illégaux du domaine public fluvial et maritime.
Ces attaques influencent donc le commerce entre les continents et pendant la croissance économique des pays en induisant l’augmentation des polices d’assurance, et par conséquent, une perte en termes de fréquentation des ports. Celles répertoriées dans les eaux bordant la Côte d’Ivoire jusqu’à la République démocratique du Congo ont plus que doublé en 2018, selon le Bureau maritime international (Bmi). Les six navires détournés dans le monde l’an dernier, l’ont été au niveau de la côte ouest-africaine qui a également enregistré 13 cas de tirs sur les bateaux et plusieurs cas de kidnapping donnant lieu à des rançons, selon la même source.
Dans le même temps, la pêche illégale se poursuit dans la zone, privant de ressources financières importantes et nutritives bien nécessaires les populations locales. Au Bénin, l’enjeu est de taille en ce sens que le port de Cotonou demeure le «poumon de l’économie nationale », vu son apport capital au produit intérieur brut (60 % du Pib). Pas plus tard que la semaine dernière, un atelier de soixante-douze heures a été consacré au sujet, en l’occurrence à la formation des acteurs de la justice pénale.
Aussi, la pollution marine par le transport de substances illicites et les trafics de toutes sortes, notamment la traite des personnes, restent également des défis dans la région. En Conseil des ministres du 11 janvier 2018, le gouvernement s’était déjà penché sur le phénomène de la pollution en mer en décidant, entre autres, de déployer un patrouilleur spécialement pour la surveillance permanente des installations abandonnées sur le champ pétrolifère de Sèmè, lesquelles constituent un danger aussi bien pour la sécurité des navires, pour l’environnement que pour les populations. Mieux vaut prévenir que guérir, dit l’adage. C’est en ce sens que le recours à la société norvégienne Vissim A.S., mondialement connue dans la conception des logiciels de surveillance maritime, paraît pertinent.
Nobles ambitions
Un mémorandum d’entente a été signé entre le gouvernement et la société Vissim A.S, le 30 novembre 2018 à Cotonou, dans le cadre du projet de mise en place d’un système de gestion efficace de l’espace maritime du Bénin, en vue de rassurer les opérateurs maritimes et autres usagers des côtes béninoises.Construire un nouveau centre national de contrôle maritime à Cotonou, renforcer la surveillance et la protection des navires locaux contre les effets de la piraterie, surveiller les zones de pollution et détecter les pollutions en mer et améliorer la sécurité et la sûreté du trafic maritime ainsi que sur le lac Nokoué et sur les rivières intérieures. Telles sont les missions assignées à cette société identifiée par le gouvernement pour fournir des solutions de pointe au Bénin dans le cadre de la protection de toute sa façade maritime ainsi que de certaines de ses frontières terrestres.
L'opération vise principalement à renforcer la sécurité autour de nos frontières et du Port de Cotonou, selon le Conseil des ministres en date du 10 avril dernier. Pour ce faire, la société devrait prendre en compte le déploiement de radars appropriés le long de la côte béninoise, de Grand-Popo à Sèmè-Kraké et ce, jusqu'à la zone économique exclusive, afin d’assurer la surveillance permanente des frontières terrestres et maritimes. Il est question de renforcer la sécurisation des eaux et d'en rassurer les usagers dans la lutte contre la pêche illégale et autres activités répréhensibles des bateaux mouillant dans nos eaux, afin que le pays ne connaisse plus les actes de piraterie maritime qui sont encore légion dans la sous-région ouest-africaine.
Mais, la délicatesse de la question des crimes maritimes montre qu’elle dépasse les compétences d’un seul pays. La lutte nécessite des actions concertées : une approche maritime coordonnée soutenue par le renforcement de la diplomatie navale, l’adoption de législations et règlementations communes et de stratégies globales contre tous les actes de vol à main armée ou la pêche illégale en mer, mais aussi et surtout l’instauration de patrouilles maritimes bilatérales ou régionales. Dans ce cadre, plusieurs projets sont mis en œuvre tels que l’Appui à la stratégie maritime intégrée de l’Afrique de l’Ouest (Swaims) de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (Onudc); Gulf of Guinea Inter-régional Network (Gogin) ; le Projet pour l’amélioration de la gouvernance régionale des pêches en Afrique de l’Ouest (Pescao). Il convient de veiller à ce que les fruits tiennent la promesse des fleurs, à travers l’atteinte des objectifs.