La Nation Bénin...
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(Seulement neuf députés étaient présents)
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, n’a pu ouvrir, vendredi 12 avril dernier, les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 pour défaut de quorum. Mais cela ne l’a pas empêché de livrer son discours de circonstance dans un hémicycle où il n’y avait que neuf députés.
Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2019 seront finalement ouverts ce lundi 15 avril à l’Assemblée nationale. Ils n’ont pu l’être, vendredi dernier, pour défaut de quorum. Il n’y avait que neuf députés à l’ouverture de la séance plénière par Me Adrien Houngbédji. En plus du président de l’Assemblée nationale lui-même, on constatait la présence des députés Edmond Zinsou, Valentin Aditi Houdé, Bruno Amoussou, Maurice Chabi Katocha, Paulin Gbénou, Louis Vlavonou, Sofiath Schanou et Noël Akissoé. Les absences ont été notées dans tous les camps même dans celui du Parti du renouveau démocratique (Prd) de Me Adrien Houngbédji, lui-même. Face à cette difficulté de quorum, Me Adrien Houngbédji s’est limité seulement à la phase protocolaire de la cérémonie, renvoyant la procédure parlementaire proprement dite à ce lundi. La séance plénière de ce jour sera alors consacrée à l’ouverture des travaux quel que soit le nombre de députés présents et à la lecture des points inscrits à l’ordre du jour de cette première session ordinaire de l’année 2019 et la dernière pour le compte de la septième législature.
Le président de l’Assemblée nationale n’a d’ailleurs pas manqué de le souligner dans son discours de circonstance. Pour lui, cette session parlementaire, non seulement a un caractère particulier. « Ce 12 avril marque l’ouverture de la dernière session de la 7e législature. Il marque aussi le début de la campagne des élections législatives.
Il s’agit certes d’une coïncidence. Mais, on peut aussi y voir un signe, un clin d’œil de l’histoire. Je me garderai de l’interpréter », observe Me Adrien Houngbédji avant d’ajouter que la préparation et l’organisation des prochaines élections législatives se déroulent dans un climat de tension. « Si cette tension est une occasion pour notre démocratie d’arriver à maturité, oui alors, et alors seulement, elle serait porteuse d’espoir. Mais, si elle est, au contraire, prétexte à violence, à la remise en cause de l’ordre constitutionnel, et de l’Etat de droit, elle nous aura projetés dans une aventure aux conséquences incalculables », poursuit le président de l’Assemblée nationale d’un ton haussé et inhabituel. Il invite les uns et les autres à retrouver les vertus du dialogue et du consensus sur les questions qui fâchent en privilégiant l’intérêt supérieur de la nation pour que cette tension soit porteuse d’espoir et qu’elle s’éloigne des tentations de l’aventure. Me Adrien Houngbédji dit avoir la faiblesse de croire que tout est encore possible pour des législatives inclusives. Il appelle tout le monde à un sursaut patriotique pour permettre au Bénin de transcender les difficultés actuelles du processus électoral qui se poursuit actuellement avec les listes de l’Union progressiste et du Bloc républicain qualifiées par la Commission électorale nationale autonome (Céna) parce que seules à jour. « Nous avons déjà démontré, par le passé, notre capacité à aboutir, par le dialogue, à des solutions consensuelles et valorisantes pour notre classe politique et pour notre pays. Ces occasions ont toujours nécessité des concessions de part et d’autre, dans un sursaut patriotique. C’est à ce sursaut patriotique que je voudrais à nouveau vous appeler aujourd’hui. C’est à ce sursaut patriotique que nos populations et nos électeurs nous appellent», recommande le président de l’Assemblée nationale.
Me Adrien Houngbédji a prononcé son allocution en présence de ses hôtes dont le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et son collègue chargé de l’Energie, Jean-Claude Houssou, sans oublier les membres du corps diplomatique et des autorités politico-administratives, morales et religieuses de Porto-Novo.

Le procès des douze accusés en liberté provisoire et dont les cas ont été disjoints des autres déjà jugés dans l’affaire Icc Services s’est ouvert, vendredi 12 avril dernier, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Mais la cour n’a pu aller au bout de l’audience criminelle pour des soucis techniques l’obligeant à renvoyer la cause à demain mardi.
L’affaire dite Icc Services (Investment consultancy and computering services), du nom de la principale structure de collecte illégale d’épargne et de placement de fonds ayant opéré au Bénin, de 2006 à 2010, à la manière du système de Ponzi revient sur tapis à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). Ce dossier est le dernier inscrit au rôle de la première session criminelle au titre de l'année 2019 de la Criet. Il a été pris, vendredi 12 avril dernier, par la cour dans le cadre du prolongement du procès sur cette affaire dans laquelle huit accusés dont les promoteurs de la structure ont été condamnés et fixés sur leur sort le 7 février dernier, après trente-deux journées d’audience. Le procès refait surface pour décider du sort, cette fois-ci, des douze accusés, tous en liberté provisoire, dont les cas ont été disjoints des autres déjà jugés. Les douze mis en cause sont, en effet, poursuivis pour des chefs d’accusation d’association de malfaiteurs, escroquerie avec appel au public, complicité d’escroquerie avec appel au public, exercice illégal des activités bancaires et de micro-finance, faux en écriture privée, corruption, recel d’escroquerie et vol de documents. Seuls les accusés Simon Mèhouénou Singbo et Abel Salomon Abou Yayi étaient, vendredi dernier, à la barre sur les douze attendus. Ils se sont présentés librement à la cour. Les dix autres à savoir, Brice Kouton alias Louba, Pascal Togbé, Guyonne Akplogan, Patrice Firmin Akplogan, Ernest Tété, André Tinkpon, Carlos Jean-Baptiste Kouakanou, Carine Fifamè Saïzonou, Patrice Adonnagbo et Murielle Kouton n’ont pas, quant à eux, répondu à la convocation. Réagissant sur leur absence, le procureur spécial près la Criet, Gilbert Ulrich Togbonon, assurant le rôle de ministère public, requiert que la cour les juge par procédure de défaut en matière criminelle, conformément à l’article 380 du Code de procédure pénale. Aussi, a-t-il été constaté l’absence de l’avocat de l’accusé Simon Mèhouénou Singbo. Or, il n’est pas possible pour la cour de poursuivre le procès avec ce dernier sans son conseil. Le Code de procédure pénale en son article 321 fait obligation à la cour de commettre d’office à l’accusé un autre avocat en cas de défaillance de celui qui devrait assurer sa défense.
Des comparants libres faits prisonniers
Mais cette diligence du choix d’un avocat commis d’office ne peut se faire sur siège, c’est-à-dire séance tenante. Puisqu’il faut saisir au préalable le barreau pour désigner un avocat pour la suite de la procédure, a expliqué le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, président de la Criet. Ce dernier, en conséquence, prend une ordonnance de prorogation de la session criminelle,qui devrait être close vendredi 12 avril, jusqu’au mardi 16 avril. La cour de céans décide alors de renvoyer la cause à demain. A cette nouvelle audience, la cour se prononcera sur les réquisitions de l’avocat général, lui demandant de juger par défaut les dix accusés absents. La cause étant renvoyée à demain, Gilbert Ulrich Togbonon requiert de la cour une ordonnance de prise de corps contre les deux mis en cause présents et qui ont comparu librement. La cour a statué et décidé d’accéder à cette demande du ministère public en ordonnance de prise de corps contre les deux accusés. La mise en œuvre de cette ordonnance devrait donc conduire Simon Mèhouénou Singbo et Abel Salomon Abou Yayi en prison. Ils deviennent alors prisonniers en attendant l’issue du procès de demain qui les fixera définitivement sur leur sort. Me Hervé Soukpo, avocat de l’accusé Abel Salomon Abou Yayi, a plaidé mais en vain la comparution libre de son client compte tenu de sa bonne volonté à se soumettre à la justice. L’audience a connu également la présence des condamnés témoins, en l’occurrence Guy Athanase Akplogan, président directeur général d’Icc Services, Emile Tégbénou, directeur de Porto-Novo d’Icc Services, Pamphile Dohou, directeur financier d’Icc Services et Clément Sohounou, directeur d’agence Icc Services Lalo, tous quatre extraits de la prison pour les faits de la cause?
Actualités 15 avr. 2019

Dans le cadre de la dématérialisation des procédures de mise à la retraite des agents de l’Etat, la ministre du Travail et de la Fonction publique Adidjatou Mathys et Frank Latif
Djigla, directeur adjoint du cabinet du ministre de l'Economie et des Finances ont procédé, vendredi 12 avril dernier, à la remise des carnets de pension aux agents de l’Etat admis à la retraite. A l'occasion, les bénéficiaires ont exprimé leur joie de recevoir ce document dès leur départ à la retraite.
Le gouvernement du Bénin, à travers la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys et Frank Latif Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, a concrétisé, vendredi 12 avril dernier à Cotonou, le rêve de plusieurs agents de l’Etat admis à la retraite en leur délivrant leurs carnets de pension. Au cours de la cérémonie, Frank Latif Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministre de l'Economie et des Finances, a rappelé les efforts du gouvernement depuis trois ans pour améliorer les procédures de mise à la retraite des agents. «Il y a trois ans, le gouvernement a pris l'engagement d'améliorer les conditions de vie des retraités en optant pour la célérité dans la gestion de leurs dossiers », a-t-il déclaré. A l’en croire, en respect des dispositions de la loi 86-014 du 26 septembre 1986 portant Code des pensions civiles et militaires de retraites, le gouvernement a mené des réformes dont la simplification des procédures de mise à la retraite, la bancarisation des pensions de retraite, la délivrance de bulletins de paye et le service continu aux retraité. « L'ensemble des services des deux ministères reste mobilisé pour accompagner les agents de l’administration tout au long de leur carrière », a-t-il indiqué.
Le président de la Fédération des associations des retraités de l’Administration centrale des Finances, Paulin Démidé, félicite à cet effet, la ministre du Travail et de la Fonction publique,
Adidjatou Mathys, pour les efforts en vue du traitement diligent des dossiers des pensionnés de retraite. Selon lui, cette cérémonie de remise de carnets de pension aux retraités est la preuve de la concrétisation du vœu des agents de la fonction publique de passer une agréable retraite après avoir servi la nation.
Une jouissance immédiate de ses droits
La ministre du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, félicite, au nom du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, tous les agents retraités de l’Etat ayant répondu présents à son appel. « Le titre que vous allez recevoir est celui qui vous permet de jouir de vos droits à la pension », a-t-elle souligné. Selon elle, l’ambition du gouvernement depuis 2016 est de garantir un meilleur service aux usagers de l’administration publique. A l’en croire, c’est face à ce défi que le ministère en charge du Travail et celui en charge de l’Economie et des Finances ont engagé, dans le cas particulier du volet «retraite et pension », des actions visant à améliorer le processus de traitement des dossiers de retraite. « Cette cérémonie de remise de carnets aux retraités constitue une phase pilote d’une série d’actions similaires à venir et visant à réduire les tracasseries aux agents de la fonction publique admis à une pension de retraite », a-t-elle précisé. Elle a témoigné de la détermination du gouvernement de la rupture à améliorer davantage la prestation de service en matière de jouissance immédiate de droits à une pension de retraite par les agents de l’Etat. Réitérant la volonté du gouvernement de rendre cette réforme pérenne pour le bien-être des retraités, elle a invité les gestionnaires des ressources humaines à prendre les dispositions nécessaires pour veiller à la bonne constitution des dossiers d’admission à la retraite et à leur transmission dans les délais prescrits par les textes en vigueur.
Cica Awassi, représentante des récipiendaires, a exprimé sa satisfaction de voir les peines des retraités s’amenuiser avec les réformes du gouvernement. Selon elle, les peines des retraités sont finies, car tout est désormais bien fait pour leur bonheur. Pour elle, le gouvernement vient d’accomplir une œuvre salvatrice à leur endroit. « Grande est notre joie de recevoir ce jour notre livret après notre admission à la retraite » a-t-elle conclu.

L’un des motifs de satisfaction après trois ans de gouvernance du Nouveau départ est sans doute l’amélioration notoire de la situation énergétique, surtout dans les zones enclavées. Quelque 143 localités rurales sont raccordées au réseau électrique dans 11 départements pour desservir 31 600 ménages depuis 2016.
La crise énergétique aiguë qui sévissait jusqu’en 2016 est désormais un lointain souvenir au regard des performances enregistrées.Les groupes électrogènes ne tournent plus en effet à longueur de journée et de nuit, l’énergie électrique étant maintenant plus disponible qu'avant avec les centrales autrefois abandonnées mais réhabilitées depuis peu et de nouvelles construites à l’instar de celle de Maria Gléta 2. La Semaine de l’énergie électrique organisée du 6 au 11 avril dernier a permis au public de s’enquérir du bond quantitatif et qualitatif fait ces trois dernières années en matière de fourniture de l’énergie électrique. Une attention particulière a été accordée à l’électrification rurale sous le régime du Nouveau départ ; en témoignent les performances mises en lumière, à travers une vidéo-projectionlors de la clôture des manifestations, jeudi dernier au siège de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme).
Au plan administratif, le chantier autrefois en ruine au quartier
Fidjrossè (Cotonou) a été transformé en un joyau flambant neuf abritant le siège de l’Agence. Tout un symbole ! Mais ce qui intéresse davantage, souligne le directeur de l’agence, Francis Tchékpo, c’est le raccordement au réseau de 143 localités dans 11 départements avec la construction de 703 km de réseau haute tension (Hta) pur, 78 km de réseau mixte et 288 km de réseau basse tension (Bt). Des infrastructures qui ont coûté 15,6 milliards F Cfa et permis de desservir 31 600 ménages au total.
Dans le domaine de la promotion et la valorisation des énergies renouvelables, M. Francis Tchékpo note l’éclairage par système solaire photovoltaïque de 10 centres de santé et collèges d’enseignement général dans des localités rurales enclavées, l’alimentation par système solaire de 6 stations de pompage d’eau, l’installation de 20 chauffe-eau solaires, la valorisation de la biomasse à travers la construction de 25 bio-digesteurs au profit des ménages d’agro-éleveurs pour la production du biogaz.
En termes de projets, 75 autres bio-digesteurs sont en cours de construction. L’Aberme envisage de mettre en œuvre dès cette année un projet d’électrification de cent localités rurales sur financement de la Banque d'investissement et de développement de la Cedeao (Bidc). Cent autres localités sont visées sur un financement de la Banque africaine de développement (Bad) dont l’accord de prêt sera signé en septembre prochain, annonce le directeur général de l’Aberme.Les études d’avant-projet définitif pour l’électrification solaire de 550 infrastructures sociocommunautaires (centres de santé, collèges, commissariats, adduction d’eau villageoise sont en cours, poursuit-il.
L’autre chantier tout aussi important est la mise en œuvre de l’électrification hors réseau prévu dans le Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021) et qui s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement à savoir « Fournir à chaque Béninoise et Béninois, particulier ou acteur économique, un accès équitable et sans discrimination à un service électrique adéquat et de qualité, grâce à l’implication accrue du secteur privé ».



Pour sortir le pays de la tension préélectorale actuelle, plusieurs personnalités, aussi bien des universitaires que des politiques ont suggéré à Patrice Talon de convoquer des assises nationales à l’allure d’une conférence. Mais, le chef de l’Etat s’est d’abord interrogé sur le caractère de cette action.
Seraient-elles des assises à titre consultatif ou décisionnel ? Si c’est à titre consultatif, le président de la République dit l’avoir déjà fait en échangeant avec plusieurs composantes de la vie sociopolitique béninoise. Aussi Patrice Talon rejette-t-il une conférence à titre décisionnel, car la Constitution ne l’y autorise pas. Pour étayer son argumentaire, il cite l’article 4 de la Constitution qui prévoit juste deux modes par lesquels le peuple pourrait être consulté: la voie parlementaire ou la voie référendaire. Il n’est donc pas question de convoquer une nouvelle conférence nationale, aux dires du chef de l’Etat. Le faire, selon lui, revient à remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel, voire effectuer un coup d’Etat constitutionnel. Sur cette question précise, il dit avoir reçu l’avis des présidents d’institutions qui lui ont répondu par la négative. Ceux-ci ne voudraient en aucun cas que l’ordre constitutionnel soit remis en cause. D’autres voix suggèrent également à Patrice Talon d’user des prérogatives que lui confère l’article 68 de la Constitution pour faire baisser la tension actuelle. Le président de la République dit avoir entendu et lu cette proposition qui lui a été faite. Mais ce n’est toujours pas une voie appropriée, à l’en croire. Procéder de la sorte revient aussi à remettre en cause l’ordre constitutionnel actuel ou effectuer un coup d’Etat. Au-delà, Patrice Talon pourrait, en le faisant, ouvrir la voie à une jurisprudence quitte à permettre aux présidents futurs d’en user eux aussi, et peut-être à des fins inavouées. Pour lui, force doit rester à la loi.
Ariel GBAGUIDI (Stag)
Actualités 12 avr. 2019

Très attendu sur le débat politique en cours au Bénin, le président Patrice Talon s’est exprimé et expliqué dans la soirée d’hier au cours d’un « Le Moment politique » multi-canal diffusé sur les médias et les réseaux sociaux. Il a notamment, au cours de l’entretien, réaffirmé son ambition de voir l’ordre constitutionnel préservé, quelles que soient les conditions.
«Il ne faut pas que la volonté d’agir nous fasse sortir du cadrage constitutionnel. C’est bien pour ça que je voudrais dire à mes concitoyens que je resterai autant un homme d’action, autant un défenseur de la démocratie, des libertés, de la rigueur, et du respect de l’ordre constitutionnel pour lequel j’ai prêté serment ». L’adresse du chef de l’Etat lors de son entretien télévisé est claire. Pas question de remettre en cause l’ordre constitutionnel. Autant Patrice Talon n’a pas envie de se substituer au Parlement, autant il ne compte pas user de son pouvoir pour disposer de lois encadrant les élections.
« Pas de remise en cause de l’ordre constitutionnel », martèle le chef de l’Etat pour qui, « la démocratie doit rester un outil de développement ». Toutes les fois qu’en respectant les dispositions de l’ordre constitutionnel, en préservant la démocratie, « nous allons trouver les voies et moyens pour corriger nos travers, nous allons le faire parce que c’est cela qui nous permettra de mieux vivre », déclare-t-il. Pour lui, la volonté de réformer le système partisan fait partie des priorités de la législature finissante et il ne serait pas indiqué de reculer sur ce chantier qui permettra d’assainir les mœurs politiques. « Nous avons déjà, d’une certaine manière, réussi un peu ce que nous espérions. Parce que nous voulons que les partis politiques fusionnent, deviennent de grands ensembles politiques »,
laisse-t-il entendre. « De 250 partis politiques, nous avons aujourd’hui plus de 150, 200 partis qui sont regroupés en deux partis politiques… Ce qui se passe, il faut pouvoir également le lire sous un autre angle certes difficile mais qui ouvre le chemin d’un succès de la réforme du système partisan »,
apprécie le président patrice Talon.
Ce n’est pas parce que ce qui se passe n’honore pas l’image démocratique du Bénin que cela constitue un blocage du fonctionnement démocratique du pays, se défend le chef de l’Etat. « La compétition politique est par définition sélective. Ce n’est pas parce que tout le monde participe au débat politique et concourt au choix des dirigeants que tout le monde dirige à la fois, que tout le monde exerce à la fois les fonctions politiques »,
poursuit-il.
Favorable à la recherche de voies et moyens pour restaurer l’image du Bénin et corriger les travers, il ne manque pas non plus de situer les responsabilités et de rétrocéder à l’opposition sa part de responsabilité dans la situation actuelle. « Les partis de la minorité parlementaire, notamment ceux qui se réclament de l’opposition, ont trouvé l’occasion de remettre complètement en cause ce qui était déjà un acquis pour tout le monde »,
s’est-il offusqué, se réjouissant par ailleurs du fait que
« désormais au Bénin, les partis politiques ne doivent plus être des partis politiques de quartier, de commune, de circonscription électorale, de régions, mais des partis politiques d’envergure nationale ».

Les populations des départements de l’Ouémé, du Plateau, de l’Atlantique et du Littoral seront mieux prises en compte désormais par les actions de Plan international. L’organisation a inauguré, jeudi 11 avril, en présence des populations qui ont effectué massivement le déplacement, son aire d’influence et de mise en œuvre de programmes implantée dans la commune d’Adjohoun.
Il faut écouter le maire de la commune d’Adjohoun, Léon Bocovè, évoquer l’inauguration de l’aire d’influence et de mise en œuvre de programmes implantée dans sa localité comme un « événement majeur», pour comprendre la joie qui animait ses administrés en cette matinée du jeudi 11 avril. Pour eux, c’est une nouvelle ère qui s’ouvre et, le maire dira que l’érection de cette infrastructure marque « un tournant décisif pour les communes et renforcera les initiatives déjà mises en œuvre dans les localités au profit des enfants pour un monde empreint d’équité et de justice ». C’est un acte à portée significative qui montre l’intérêt que Plan accorde à la cause des enfants dans un monde miné par l’injustice sociale, reconnait-il. Une grande responsabilité à assumer, note-t-il, en promettant de prendre celle de l’administration locale et de l’assumer.
Ce joyau permettra l’exécution de programmes de développement en faveur des enfants et des filles des communautés dans les quatre départements visés. Un palier supplémentaire vient ainsi d’être franchi dans la défense des droits des enfants et la promotion de l’égalité en faveur des filles. Karl-Frederick Paul, représentant résident de Plan international Bénin, dira, pour sa part, que son organisation en quête de rendements meilleurs et pour mieux impacter les enfants s’est associée depuis le 1er juillet 2018 à l’ex-Bornefonden au regard de la similitude entre leurs actions respectives. Depuis lors, selon lui, a vu le jour une structure majeure dans le domaine de la défense des droits de l’enfant et l’égalité des filles. Ce qui élargit son champ d’action et lui permet de toucher, en plus de ses actions habituelles, plus de dix mille autres enfants. Florence Yèhouénou, porte-parole des enfants, reconnaît ces actions. Profitant de l’inauguration de l’aire d’Adjohoun, elle a exprimé, combien grande est sa joie de voir l’organisation se rapprocher davantage des enfants des quatre départements ciblés. « Avec Plan international, nous sentons du soutien à nos côtés et sensibilisons nos pairs, notamment les filles. Avec l’ouverture de cette aire, nous irons encore plus loin», s’est-elle engagée.
Témoignages
Les actions de Plan international touchent le quotidien des populations béninoises, depuis des années. Elles impactent notamment le bien-être de la femme, mais spécifiquement les enfants avec pour focus, l’égalité aux filles. Plusieurs localités du pays ont ainsi vu leurs conditions changées grâce à elles. Avec l’ouverture de cette aire d’influence, il va sans dire qu’elle en fera davantage. Déjà, ce sont les préfets des localités bénéficiaires qui sont venus témoigner de l’impact des actions de Plan international sur la vie de leurs populations. « Les actions de Plan en faveur des femmes et des enfants m’interpellent en tant que femme et mère. Au nom des populations de l’Atacora, je puis dire que, depuis 2016, la convention qui lie le département et Plan international s’est renforcée », signale Déré Chabi Nah, préfet de l’Atacora. Elle voit à travers cette organisation, « un partenaire privilégié pour la protection des femmes et des enfants ».
Elle fait notamment allusion au projet « Zegromis », entendez zéro grossesse en milieu scolaire. Mais, la charge ne pèsera pas que sur Plan. Elle promet la contribution de l’Etat à travers une ligne budgétaire. Le cadre existe aujourd’hui pour en finir avec les prédateurs qui brisent l’avenir des enfants d’aujourd’hui, les adultes de demain, soutient-elle.
Christophe Mègbédji du Couffo se veut lui reconnaissant. Il remercie surtout Plan international pour toutes ses actions et pour avoir étendu ses tentacules dans tout le pays. Aux actions de l’organisation, il demande d’associer toutes les énergies possibles pour repousser loin les barrières des inégalités. «Le combat et la lutte doivent se poursuivre même après Plan international », plaide le préfet du Zou, Firmin Kouton. Celui de l’Ouémé, Joachim Apithy, assure de son côté que Plan international travaille avec 58 partenaires locaux et voit à travers lui un partenaire privilégié du gouvernement depuis environ 25 ans.

La révocation de l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo est légale. Ainsi en a décidé la chambre administrative de la Cour suprême qui a délibéré en audience publique, ce jeudi 11 avril, sur le recours de l’ancien maire de Cotonou visant l’annulation de sa révocation par le gouvernement. Léhady Vinagnon Soglo est ainsi enfin fixé sur son sort. Le délibéré de l’affaire était prévu pour tomber lors de l’audience du 21 février dernier. Mais cela n’a pu être effectif.
La cause a été renvoyée par la haute juridiction à ce jeudi 11 avril. Ce qui est désormais fait. Les carottes sont donc définitivement cuites pour lui puisque la décision de la Cour suprême n’est susceptible d'aucun recours. Cette décision balise désormais la voie à l’élection d’un nouveau maire à la tête de Cotonou, pour le reste du mandat du conseil municipal. Cette élection viendra mettre un terme à l’intérim jusqu’ici assuré par le premier adjoint au maire de Cotonou, Isidore Gnonlonfoun. Car, sans que le contentieux ne soit vidé, il ne saurait y avoir élection d’un autre maire. Cela, conformément à l’article 60 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin qui dispose qu’«En cas de décès, de démission, de suspension ou de révocation, le maire est remplacé provisoirement par le premier adjoint selon les modalités définies par le règlement intérieur du conseil communal. Le délai de ce remplacement peut excéder les 15 jours prévus à l’article 43 ci-dessus pour l’élection du nouveau maire, sauf les cas de suspension ou de révocation qui sont soumis aux délais contentieux ». L’élection du nouveau maire de Cotonou n’est donc plus qu’une question de jours au regard des dispositions légales.
Pour rappel, l’ex-maire de Cotonou, Léhady Vinagnon Soglo a été révoqué pour un certain nombre de manquements par le conseil des ministres en date du 2 août 2017, à la suite de sa suspension par le ministre de la Décentralisation d’alors, Barnabé Dassigli. N'ademettant pas de cette décision, il a décidé de porter le contentieux devant la chambre administrative de la Cour suprême à qui il demande d’annuler l’acte de sa révocation. Le contentieux qui a fait son petit bonhomme de chemin a livré son verdict ce jeudi 11 avril avec l’arrêt de la haute juridiction qui déboute le requérant.
Th. C. N

Les professionnels des médias sont appelés à plus de professionnalisme au cours de la campagne électorale qui démarre, ce vendredi 12 avril, en vue des élections législatives du 28 avril prochain. Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, a dans une déclaration, hier jeudi 11 avril, rappelé les différentes dispositions que l’institution a prises dans ce cadre.
La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication veille et joue sa partition en vue d’une campagne électorale apaisée. Les médias, acteurs principaux, doivent respecter les textes de loi ainsi que les décisions prises par la Haac, dans la perspective des élections législatives. Dans sa déclaration hier jeudi, Adam Boni Tessi a rappelé que la campagne électorale démarre officiellement ce vendredi 12 avril à 00 heure et prendra fin le 26 avril à minuit conformément aux règles édictées par la Commission électorale nationale autonome (Cena). « Le rôle des médias est de rendre audibles tous les messages des candidats et celui de la Haac, de veiller à ce que tout se passe scrupuleusement selon les textes de loi », suggère Adam Boni Tessi. Entre autres textes, il cite le code de déontologie de la presse au Bénin, les conventions signées par les organes audiovisuels, la loi portant libéralisation de l’espace audiovisuel au Bénin, la loi portant sur le numérique au Bénin, la loi organique sur la Haac, le Code électoral béninois, la Charte des partis politiques. Outre ces dispositions légales, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a également pris deux décisions en cette période exceptionnelle. Il s’agit de celle portant réglementation de l’accès aux médias publics pendant la campagne médiatique pour les élections législatives prochaines et de celle qui réglemente l’accès aux médias du secteur privé. « Voilà deux précieux outils de travail pratiques que la Haac met à votre disposition pour un travail qui se veut véritablement professionnel», a martelé le président de la Haac. Il a aussi souligné que l’institution a pris toutes les décisions idoines pour un suivi méthodique de tous les médias où qu’ils se trouvent et d’où ils émettent. Il faut rappeler que la Haac met à la disposition de tout citoyen le numéro vert 21 31 77 67 pour signaler tout dérapage provenant des organes de presse.
Actualités 12 avr. 2019