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Nouvelles

Après 25 ans passés à l’UDS:Le maire de Pèrèrè démissionne pour rejoindre les FCBE

Issaou Babio Inoussa, maire de Pèrèrè, n’est plus membre de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), un des partis qui forment l’Alliance Soleil présidée par Sacca Lafia. Il a fait savoir son retrait de cette formation politique à travers une déclaration faite à la presse dimanche 5 avril dernier à Parakou. Par la même occasion, il a annoncé son ralliement aux Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE).

A l’en croire, son départ de l’UDS de Sacca Lafia où il a passé 25 ans, se justifie par «une crise interne sans précédent qui mine le parti dans la commune de Pèrèrè et qui fait que les militants s’entredéchirent, de sorte qu’on a l’impression que chacun fait son bon-vouloir». Il dit avoir choisi librement de partir après «un examen consciencieux et minutieux de cette crise», et à cause de «l’ingratitude d’une partie des militants UDS et des cadres de l’Alliance Soleil envers le chef de l’Etat avec qui ils ont tout obtenu». «Leurs propos mensongers voire diffamatoires fondés sur l’ethnocentrisme et le tribalisme mettent à mal la cohésion nationale et l’unité des fils et filles de ce pays », estime Issaou Babio Inoussa.

«Au regard de ces observations et au vu des nombreuses réalisations du chef de l’Etat et de son gouvernement à travers tout le pays en général et dans la commune de Pèrèrè en particulier, il m’échoit de vous annoncer ma démission de l’UDS et de l’Alliance Soleil à compter de ce jour», laisse-t-il entendre. « Je tiens à rassurer de ma ferme conviction et détermination à défendre les couleurs du chef de l’Etat à travers l’Alliance FCBE et continuer à me battre sur tous les fronts républicains pour le développement harmonieux de notre pays», ajoute le désormais ex-militant de l’UDS et de l’Alliance Soleil.

Son ralliement aux FCBE intervient quelques heures avant la clôture du dépôt des dossiers de candidatures pour les élections communales et municipales de mai prochain.
C.U.P A/R Borgou-Alibori

Actualités 07 avr. 2015


Ouverture de la 1ère session ordinaire de l’année 2015 au Parlement:150 lois adoptées et 805 milliards FCFA accordés sous la 6e législature

En vertu de l’article 87 de la Constitution et l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, les députés ont ouvert hier jeudi 2 avril, la première session ordinaire de l’année 2015. A l’occasion, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a fait le point de la 6e législature dont le mandat vient à terme le 15 mai prochain. Plus de 150 lois ont été adoptées et 805 milliards FCFA d’accords de crédits ont été mis à la disposition du gouvernement.

Les travaux de la première session de l’année 2015 sont désormais ouverts. L’ouverture a été effective grâce à la présence de 45 députés ayant favorisé l’atteinte du quorum. La cérémonie s’est déroulée en présence du gouvernement représenté par trois ministres, les diplomates accrédités au Bénin, les membres du Haut commandement militaire et les têtes couronnées de la ville de Porto-Novo. Mais cette séance plénière a failli frôler le report pour défaut de secrétaire parlementaire. Aucun des deux secrétaires parlementaires n’était présent. La première secrétaire parlementaire Claudine Prudencio serait en mission à l’étranger. Le deuxième secrétaire parlementaire André Okounlola serait sur le territoire national mais n’a pas fait le déplacement du palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Une situation exceptionnelle qui a obligé le président de l’Assemblée nationale a fait recours à une jurisprudence de la Cour constitutionnelle mais jamais appliquée. Il s’agit de la décision EP 11-014 du 22 février 2011 de la Haute juridiction qui autorise en article 2 le président de l’Assemblée nationale à désigner d’office un député pour assurer les fonctions de secrétaire parlementaire. Le président Mathurin Nago a mis en application cette décision jurisprudentielle en désignant le député Gonrondoubou Orou Déké pour suppléer aux secrétaires parlementaires dont la présence d’un au moins est indispensable pour la validité des décisions qui seront prises.
Une fois la difficulté contournée, le président de l’Assemblée nationale a eu le chemin balisé pour ouvrir les travaux. Lesquels sont marqués par son seul discours.
Mathurin Nago fera constater avec satisfaction la fin de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Une mandature qui cèdera la place à la septième législature à partir du 16 mai prochain. Il s’est posé la question de savoir si la mission a été bien accomplie. La réponse a été sans ambages. Pour Mathurin Nago, au cours de la législature qui s’achève, le Parlement s’est vaillamment acquitté de sa triple mission de législation, de contrôle de l’action du gouvernement et de représentation.

Bilan satisfaisant

Au plan législatif, la 6e législature a doté à ce jour le Bénin de plus de 150 lois au total, toutes catégories confondues contre 120 lois pour la précédente législature. Il a adopté 63 lois portant autorisations de ratification d’accords de crédits. Ce qui a permis à l’Assemblée nationale de mettre à la disposition du gouvernement des ressources financières évaluées à près de 805 milliards FCFA, pour la mise en œuvre de son programme de développement.
Le contrôle de l’action gouvernementale a connu aussi une place de choix. Plusieurs questions ont été posées au gouvernement pour permettre aux populations de mieux comprendre les choix opérées par l’Exécutif dans ses différentes actions de résolution des problèmes auxquels sont confrontés les Béninois. Certaines de ces interpellations ont abouti à la création de commission d’enquête parlementaire.
Sur le plan de la représentation, troisième mission constitutionnelle du Parlement, Mathurin Nago se félicite du bilan obtenu. L’Assemblée nationale a réussi à améliorer mieux que par le passé son image au plan régional et international. «Nous pouvons affirmer que la sixième législature a apporté sa pierre à la consolidation de la démocratie et de la gouvernance au Bénin», a souligné le président de l’Assemblée nationale. Toutefois, Mathurin Nago regrette que la présente législature ne puisse pas aller au-delà de ce bilan. Certains dossiers importants sont laissés sur les carreaux. Il cite le cas de la relecture du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour laquelle il a mis en place un comité qui a travaillé pendant plusieurs mois. La proposition de résolution sur la question a été déjà déposée pour étude et rapport à la commission en charge des Lois. Mathurin Nago, déplore que la 6e législature ne puisse pas disposer du temps matériel pour examiner ce dossier avant la fin de son mandat et améliorer le Règlement intérieur en cours d’application et vieux d’environs deux décennies. Il espère que la prochaine législature puisse faire aboutir ce dossier tout comme les autres abandonnés.

Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale

«A ce jour, pas un seul virement du gouvernement au Parlement»

Avant l’examen du projet de loi portant statut général des agents de la Fonction publique, le député Djibril Mama Débourou, 1er questeur de l’Assemblée nationale a émis un coup de gueule. Il a informé la plénière de ce qu’à la date de 2 avril 2015, le gouvernement n’a encore fait le moindre virement à l’Assemblée nationale pour le compte de son budget gestion 2015. Alors qu’on est déjà à plus de trois mois d’exécution du budget général de l’Etat gestion 2015. « Cela pose un problème de bonne gestion au niveau du gouvernement », souligne Djibril Mama Débourou. «Le comble est que j’ai appelé plusieurs fois le ministre de l’Economie et des Finances pour attirer son attention sur cet état de chose. Depuis un certain temps, il ne décroche même plus mes coups de fil», déplore-t-il, laissant croire que c’est par acrobatie que le Parlement tourne depuis trois mois. Le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago a appuyé son collègue. Il a reconnu qu’il faut effectivement donner les moyens à l’Assemblée nationale pour lui permettre de jouer sa partition. Il espère que l’appel du premier questeur sera entendu pour que l’Assemblée nationale ne soit pas financièrement bloquée. Mathurin Nago ne souhaite pas une situation qui mette en difficulté le fonctionnement des institutions de la République.
Th. C. N.

Actualités 03 avr. 2015


Assemblée nationale:La session ordinaire des adieux de la 6e législature s’ouvre demain

Les députés de la 6e législature lancent les travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 demain jeudi 2 avril au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. C’est leur toute dernière session qui risque de ne connaître l’examen d'aucun dossier avant l’installation des députés de la prochaine législature.

Terminus, les députés de la 6e législature descendent ! Ils amorcent le dernier virage de leur mandat constitutionnel de quatre ans qui a démarré le 16 mai 2011. Ce sera à la faveur de l’ouverture des travaux de la première session ordinaire de l’année 2015 qui s’ouvre demain jeudi 2 avril au Parlement. Cette ouverture est une exigence de la Constitution béninoise qui stipule en son article 87 que «L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires par an. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois». Cette disposition constitutionnelle a été reprise in extenso par l’article 4 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
C’est donc en application de ces dispositions que les députés ouvrent solennellement demain les travaux de la première session ordinaire de cette année. Cette ouverture solennelle se fait en présence des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin, des autorités religieuses et des têtes couronnées du pays. Comme par le passé, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago aura à prononcer un discours. Un discours dans lequel il se prononce sur la situation sociopolitique et économique du Bénin, de la sous-région et du monde. Son discours est très attendu. En ce sens que Mathurin Nago ne ratera certainement pas l’occasion de se prononcer sur l'actualité politique. Surtout que c’est peut-être la toute dernière fois qu’il aura l'opportunité de s'adresser à ses mandants depuis le perchoir en tant que président de l’Assemblée nationale.
Il ne manquera pas non plus de faire le bilan global de la présente législature dont il évoquera sans doute les forces et faiblesses. Ensuite, il aura à dire au-revoir à ses collègues députés avec qui il est resté à l'hémicycle certains, depuis huit ans et d’autres quatre ans. Ils vont se dire au-revoir et se souhaiter bonne chance surtout ceux d’entre eux qui sont candidats aux législatives du 26 avril prochain.
Après cette ouverture, les députés vont se quitter pour descendre sur le terrain. Ils n’auront plus la tête à examiner les dossiers avant l’ouverture de la campagne électorale. Les nombreux dossiers en instance dans leurs tiroirs et placards seront alors reversés à la prochaine législature, la 7è de l’ère du renouveau démocratique qui prendra le relais à partir du 16 mai prochain. C’est donc la session des adieux de la 6e législature qui s’ouvre demain à l’hémicycle.

Actualités 01 avr. 2015


Note de conjoncture économique pour le mois de février 2015 :56,35 milliards de FCFA de recettes avec une augmentation du taux d'emploi

La Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation vient de rendre publique la note de conjoncture économique du mois de février 2015. Selon cette note, il y a eu une reprise de l'activité économique avec des recettes totales nettes qui se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA

Au plan national, l’activité économique en février 2015, selon la note de conjoncture économique que vient de rendre publique la Direction générale des affaires économiques du ministère de l'Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation s’est renforcée en comparaison au même mois un an plus tôt. L’indice global du chiffre d'affaires a connu une progression de 12,8%, tirée par la plupart des branches d'activité, à l'exception de la branche "Banques et Assurances".
L’emploi dans les grandes entreprises a connu un regain de 1,1% en lien avec les activités d'égrenage de coton.
Au niveau des finances publiques, les recettes totales nettes du mois de février 2015 se sont affichées à 56,35 milliards de FCFA, soit un taux de réalisation de 94,4%de l’objectif de recette du mois. Elles sont en hausse de 2,9% par rapport à leur niveau au même mois de l’année 2014.
Selon la note de conjoncture, le contexte économique international du même mois de février a été marqué par une reprise de l’activité dans les principaux pays avancés. Aux Etats-Unis, l'indice composite de la production manufacturière (PMI) s'est inscrit en hausse de 2,2% avec un taux de chômage qui s’est établi à 5,5%, son plus bas niveau depuis juin 2008. Dans la Zone Euro, les tensions déflationnistes s’amenuisent, avec un taux d’inflation de -0,3%.

Les nouvelles prévisions de l'OCDE indiquent un taux de croissance de 1,4% pour 2015 contre une prévision initiale de 1,1%, soutenue par la baisse des prix du pétrole, le recul de l'euro et une politique monétaire plus accommodante.
Sur les marchés internationaux des matières premières, le cours du pétrole poursuit sa remontée. Le cours du baril s’est affiché à 54,06 $US (31 245,06 FCFA) contre 44,37 $US (25 060,26 FCFA) le mois précédent et 105,38 $US (50 610,85 FCFA) un an plus tôt, soit une augmentation de 21,8% par rapport au mois de janvier 2015 et un repli de 48,7% en comparaison à sa valeur de février 2014. En ce qui concerne le coton, le cours s’est également inscrit en hausse. Le cours moyen a été de 897,91 FCFA le kilogramme contre 564,69 FCFA en janvier 2015 et 1 003,76 FCFA le kilogramme un an plus tôt.

Economie 26 mars 2015


Sénégal:Karim Wade écope de 6 ans de prison et 138 milliards FCFA d’amende

Karim Wade a été condamné, hier lundi 23 mars 2015, par la Cour de répression de l’enrichissement illicite, à une peine de prison de 6 ans, en plus d’une amende de 138 milliards de FCFA.

Le verdict est tombé hier lundi 23 mars 2015 au palais de Justice de Dakar, situé au quartier Rebeuss, à une centaine de mètres de la prison où est détenu Karim Wade. Le fils de l’ancien président du Sénégal, Me Abdoulaye Wade, a été condamné par la Cour de répression de l’enrichissement illicite (CREI) à une peine de six ans de prison assortie d’une amende de 138 milliards de FCFA.

«On vient de condamner un adversaire politique», s’exclame Mamadou Diop Decroix, membre du Parti démocratique sénégalais. Justement, c’est samedi 21 mars dernier que Karim Wade a été porté comme candidat à la prochaine présidentielle par le Parti démocratique sénégalais. Karim qui écope d'une peine de prison de six ans, donc de plus de cinq ans, perd ainsi tous ses droits civiques et politiques.
Le fils de l’ancien président du Sénégal a été interpelé le 15 avril 2013, avant d’être déféré au parquet deux jours plus tard, le 17 avril 2015. Selon les juristes sénégalais, Karim Wade peut attaquer cette décision à travers un pourvoi à déposer auprès de la Cour suprême.
Le verdict tombé, c’est la désolation totale aux abords du tribunal de Dakar. Les militants et autres sympathisants du PDS se sont écroulés. L’ancien ministres des Sports du Sénégal, El Hadji Daouda Faye, est lui sorti de la salle d’audience, en cris. D’autres partisans du PDS menacent que «Karim Wade ne passera pas la nuit en prison».

Afrik.com

International 24 mars 2015


Audiences au palais de la Marina:Un émissaire de Denis Sassou Nguesso reçu par Boni Yayi

Le président de la République a reçu en audience, samedi 21 mars dernier, le ministre d'Etat congolais Aimé-Emmanuel Yoka. Il a été essentiellement question de la coopération bilatérale entre le Bénin et le Congo.

«Les relations d'amitié et de coopération entre le Bénin et le Congo sont très vieilles, mais toujours fraîches, de plus en plus portées par les liens fraternels qui unissent les présidents des deux pays», a indiqué , Aimé-Emmanuel Yoka, ministre d'Etat congolais Garde des Sceaux, chargé de la Justice et des Droits humains, «Nous avons fait un bref inventaire de ces relations sur tous les plans, et réfléchi sur les voies et moyens pour les promouvoir et les diversifier autant que faire se peut, d'autant qu'il y a une importante colonie congolaise au Bénin et vice-versa» affirme-t-il. Pour l'émissaire du président Denis Sassou Nguesso, il est de la responsabilité des dirigeants des deux pays de faire en sorte que ces communautés soient totalement intégrées et se sentent comme chez elles dans leur pays d'accueil respectif.
Le président de la République a également échangé avec son ministre en charge de l'Urbanisme, Christian Sossouhounto, en compagnie des responsables des agences de maîtrise d'ouvrage délégué que sont l'AGETUR, l'AGETIP, et la SERHAU. D’abord, il a été question de l'état d'avancement du Programme d'assainissement des 77 communes lancé depuis peu. A ce sujet, la situation des villes de Sakété, Pobè, Ouidah, Bohicon a été passée au peigne fin. Avec la dernière visite effectuée auprès des institutions partenaires, à savoir la Banque ouest africaine de développement (BOAD), la Banque d'investissement de la CEDEAO (BIDC), et la Banque africaine de développement (BAD), les derniers réglages ont été effectués et les travaux sont prévus pour démarrer dans la première quinzaine du mois d'avril, notamment à Pobé et Sakété.

S'agissant du Projet d'aménagement urbain d'appui à la décentralisation (PAURAD) financé par la Banque mondiale et qui prend en compte les villes de Kandi, Parakou, Sèmè-Podji, Cotonou, Porto-Novo, Lokossa, Abomey, Bohicon, les études sont bouclées et les travaux démarreront incessamment, assure le ministre. Quant au Programme d'urgence de gestion environnementale en milieu urbain (PUGEMU), les travaux avancent également avec satisfaction.

Certains chantiers ouverts au titre de ce projet sont déjà achevés, tel que le pont de Funai. Les autres, rassure Christian Sossouhounto, avancent à un rythme soutenu et augurent d'une livraison des travaux à bonne date.
Vendredi 20 mars, le président de la République a reçu, Mgr François Gnonhossou, nouvel évêque de Dassa-Zoumé, en compagnie de Mgr Antoine Ganyè, président de la Conférence épiscopale du Bénin.

Actualités 23 mars 2015


Incendie d’un dépôt d’essence à Parakou:Des centaines de bidons de «kpayo» partis en fumée

Un grand dépôt d’essence de contrebande communément appelée « kpayo » a pris feu dans l’après-midi du samedi 14 mars dernier au quartier Ganou dans le 1er arrondissement de Parakou.

Grâce à la détermination des sapeurs-pompiers qui sont venus à bout des flammes au bout de quatre heures d’horloge, l’on ne déplore, fort heureusement, aucune perte en vie humaine mais les dégâts matériels sont considérables. Des centaines de bidons d’essence de 25 litres sont partis dans les explosions laissant apercevoir des flammes intenses et une épaisse couche de fumée dans le ciel. Il y avait au total 932 bidons dont 58 bidons d’huile à moteur et plus de 240 bidons vides, à en croire Abdoulaye Gado, gérant du dépôt. L’incendie s’est déclenché, raconte-t-il, alors qu’un client sans bidon vidait l’essence pour défaut de «garanti».

Actualités 16 mars 2015


Situation socio-politique nationale:Les FCBE apportent des clarifications

L’honorable Bida Nouhoum, porte-parole des FCBE, a rencontré, samedi 14 mars dernier, au Chant d’oiseau à Cotonou, les étudiants et ressortissants de la Donga. Au cours de la conférence publique qu’il a dirigée aux côtés de son collègue Christophe Houssou, l’occasion lui a permis d’échanger avec eux sur les questions de l’actualité nationale. Le développement économique du pays, les supposées démissions en cascade enregistrées dans les rangs des FCBE à la veille des élections, ainsi que le projet de révision de la Constitution.

Les questions liées au développement et à l’avenir de la nation doivent préoccuper tous les citoyens sans exception. Ce qui, d’une manière ou d’une autre, leur permettrait de mieux se positionner au cours des débats publics. Tel est le souci des honorables Bida Nouhoum et Christophe Houssou qui, en tant que représentant du peuple ayant le devoir constitutionnel de porter les informations nécessaires et utiles aux populations, ont tenu à échanger, samedi 14 mars dernier, avec les étudiants et ressortissants de la Donga résidents à Cotonou.
Le premier point abordé au cours de leur conférence publique a été le développement économique du pays.

Il a consisté à faire le bilan des réalisations du président de la République, Boni Yayi, depuis son avènement au pouvoir en 2006 et sa réélection, il y a 4 ans, par rapport aux engagements pris auprès des populations et aux promesses qui leur avaient été faites.
Par rapport aux démissions en cascade annoncées au sein des FCBE, le député a laissé entendre que c’est de la désinformation et de la pure intoxication. «Que ce soit au niveau de la Coordination nationale des FCBE, que ce soit au niveau du délégataire que je suis, ayant eu l’honneur de déposer la liste de cette force politique, nous n’avons pas enregistré de démissions. C’est tout une imagination pour destabiliser les FCBE, et créer de la psychose.

En dehors des deux cas enregistrés au départ avec des personnes qui n’étaient pas d’accord avec leur positionnement, il n’y a pas eu de démissions en cascade. Contrairement à ce qui a été rapporté, nous avons plutôt enregistré l’arrivée des militants d’autres alliances politiques. Le maire Patrice Houssou-Guèdè d’Abomey-Calavi dont on avance le cas, n’est pas un élu FCBE, nous l’avons plutôt aidé à occuper son poste», a expliqué Bida Nouhoum. Avec des députés élus dans presque toutes les 24 circonscriptions électorales, plus de 900 conseillers locaux élus et six élections déjà remportées sous le règne de leur chef, les FCBE demeurent et resteront, selon lui, la première force politique dans l’histoire du Bénin.
Abordant le dernier point de cette conférence publique, Bida Nouhoum a d’abord fait la genèse de l’amendement du projet de révision de la Constitution initié par le président Boni Yayi depuis 2008. «La décision DCC 14 du 20 novembre 2014 de la Cour constitutionnelle a indiqué que le projet de révision qui est actuellement sur la table de l’Assemblée nationale, ne permet pas une nouvelle République. Par conséquent, un 3è mandat pour le président Boni Yayi n’est pas possible. Si les intentions de ceux qui se servent de cette question comme thème de campagne ne sont pas ailleurs, le débat est donc clos. Mieux, Yayi Boni a souhaité que sans consensus au Parlement, cette révision n’ait pas lieu.

Qu’on cesse d’abuser de l’analphabétisme des populations», ont tranché Bida Nouhoum et Christophe Houssou. Tout en conviant les détracteurs des FCBE à un débat contradictoire, Nouhoum Bida leur demande de lui apporter la preuve que le projet d’amendement de la Constitution a touché à l’âge et à la limitation de mandat.

Politique 16 mars 2015


Assemblée nationale :Plus de 100 milliards FCFA d’accords de crédits autorisés

A l’unanimité des députés présents et représentés, l’Assemblée nationale a autorisé, au cours de sa séance plénière d’hier jeudi 12 mars à l’hémicycle, le gouvernement à ratifier quatre accords de financement. L’ensemble de ces accords est évalué à plus de 100 milliards FCFA destinés à la réalisation de projets dans les domaines de la fourniture d’énergie électrique, du pavage et de l’assainissement des rues dans des communes, de la construction de marchés et de la lutte contre l’érosion côtière à Cotonou.

Les députés étaient en séance plénière hier à l’Assemblée nationale. Ils ont favorablement examiné quatre dossiers d’autorisation de ratification par le gouvernement de projets d’accords de financement au profit du développement du Bénin. Le premier dossier concerne le protocole d’accord de prêt signé à Cotonou le 17 décembre 2014 entre le Bénin et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), dans le cadre du financement partiel du projet de pavage de rue et d’assainissement dans les villes de Bembérèkè, Bonou, Bopa, Dogbo, Ifangni, Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et Zè. Le montant de l’accord est de 15 milliards FCFA.

Le second projet de loi porte sur l’autorisation de ratification des accords de prêt signés à Washington, le 10 octobre 2014 entre la République du Bénin et la Banque arabe de développement économique en Afrique (BADEA), le Fonds kowéitien pour le développement économique (FKDEA) et le fonds de l’OPEP pour le développement international (OFID) dans le cadre du financement additionnel du projet de protection de la côte à l’est de la ville de Cotonou. Le coût global des trois accords de ce projet est de 7,5 milliards FCFA.
La troisième autorisation de ratification accordée par les députés est relative à l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC), dans le cadre du financement partiel du projet de réalisation des marchés de Savalou et de Glazoué. Le montant de cet accord est de 800 millions FCFA.
Le dernier dossier examiné par la Représentation nationale est le projet de loi portant autorisation de ratification du crédit-bail signé à Djeddah, le 10 décembre 2014 entre la République du Bénin et la Banque islamique de Développement dans le cadre du financement partiel du projet de construction d’une réalisation d’une centrale thermique de 120 MW à Maria Gléta (Phase 1) en République du Bénin. Ce prêt est estimé à 78,452 457 200 FCFA milliards FCFA. Ce qui porte, pour tout calcul fait, l’ensemble des quatre accords de financement à près de 101, 8 milliards FCFA.

Le délestage en débats !

Selon la Commission des Finances et des Echanges qui a préparé le rapport, la réalisation du projet de construction de la centrale électrique de 120 MW à Maria Gléta, dans la commune d’Abomey-Calavi est d’importance capitale pour le développement du Bénin. Il contribuera à l’amélioration des conditions de vie des populations à travers la résorption du déficit de l’offre d’électricité et la satisfaction d’une demande croissante, à la réduction de la dépendance énergétique du Bénin vis-à-vis des pays de la sous-région, notamment le Ghana, le Nigeria et la Côte d’Ivoire d’une part et la perte d’énergie relativement élevée sur le réseau électrique national d’autre part et l’accroissement des performances techniques et financières des entreprises du secteur (CEB, SBEE) par la réduction des coupures d’électricité.

Le coût total du projet de construction de la centrale électrique est évalué à 106 461 821 100 francs CFA dont 78.452 457 200 FCFA pris en charge par la BID sous forme de crédit-bail. Le reste du financement devra être libéré par la BOAD et l’Etat béninois. Actualité oblige, ce dernier accord de crédit a surtout retenu l’attention des députés qui ont saisi l’occasion pour demander des explications au gouvernement par rapport au délestage sauvage que le pays vit actuellement. Plusieurs députés ont voulu savoir ce qu’est devenue la centrale électrique de 80 Mw construite toujours à Maria Gléta à 45 milliards FCFA et dont on ne voit pas l’impact sur le terrain. Ils ont demandé au gouvernement de tirer leçon des errements de ce vaste projet pour que la centrale électrique de Maria Gléta 2 ne soit pas comme celle de Maria Gléta 1 décriée par tous. Là-dessus, le ministre chargé des Relations avec les Institutions, Gustave Dépo Sonon, a rassuré les députés des mesures prises par le gouvernement pour que la nouvelle centrale électrique en projet soit profitable au développement du Bénin.

Actualités 13 mars 2015


Course pour les législatives dans la 22e circonscription électorale :Christine Ouinsavi démissionne en vain de la liste FCBE

La CENA aurait opposé une fin de non recevoir à la démission de Christine Ouinsavi de la liste FCBE dans la 22e circonscription électorale et à sa demande de retrait de son dossier de candidature. Elle n’a pas accepté son débarquement de la tête de liste au profit de Jean-Michel Abimbola qu’elle devra suppléer dorénavant. Par contre Moussou Monhossou, un autre démissionnaire de la liste FCBE pour les mêmes raisons de mauvais positionnement que Christine Ouinsavi, a vu la CENA accéder à sa doléance.

La liste Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) continue d’enregistrer des démissions. Vendredi 27 février dernier, elle a connu la démission de la candidate Christine Ouinsavi. Celle-ci a signifié par exploit d’huissier au président de la Commission électorale nationale autonome (CENA), son retrait de la liste FCBE dans la 22è circonscription électorale qui regroupe les communes de Kétou et de Pobè. L’ancienne ministre du Commerce du président Boni Yayi dit avoir pris cette décision, suite à son constat que la liste FCBE préalablement déposée à la CENA a été modifiée. Sur cette première liste, elle aurait été positionnée comme tête de liste conformément aux échanges qu’elle a eus au téléphone avec le chef de l’Etat qui l’aurait contrainte avec insistance, à abandonner sa formation politique pour aller à ces élections sous la bannière FCBE. Grande a été la stupéfaction de Christine Ouinsavi de constater que cette première liste déposée à la CENA par les FCBE le mardi 24 février, a subi des modifications.

Lesquelles n’ont pas épargné la 22è circonscription électorale. Positionnée tête de liste, elle dit avoir été débarquée au profit de l’actuel ministre de la Culture, Jean Michel Abimbola qu’elle supplée. Christine Ouinsavi dénonce une stigmatisation de la gent féminine par le chef de l’Etat qui a toujours chanté la promotion de la femme comme son cheval de bataille. Elle refuse de croire que le chef de l’Etat ait cédé aux menaces de certains militants FCBE de la 22è circonscription électorale qui, à travers une marche à Kétou le jeudi 26 février dernier, ont protesté contre son positionnement comme tête de liste. "C'est le chef de l’État qui a insisté pour me mettre sur la liste FCBE alors que j'allais partir aux élections avec ma formation politique. J'ai accepté malgré moi. Je constate qu'on veut m'empêcher d'être candidate", a-t-elle déclaré toute horrifiée à la presse.
Très froissée, Christine Ouinsavi s’était rendue samedi dernier à la CENA pour retirer son dossier de candidature et se positionner sur une autre liste. Mais l’institution en charge de la gestion des élections législatives lui a opposé une fin de non recevoir. La CENA a refusé de lui remettre le dossier de candidature. Le représentant des FCBE qui a déposé ladite liste, l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou aurait demandé au président de la CENA de ne pas lui remettre le dossier. Par contre le candidat Monhossou Moussou n’a pas connu les mêmes déboires que Christine Ouinsavi. Positionné troisième sur la liste FCBE dans la 12è circonscription électorale, il a vu sa démission validée par la CENA. Et n'a pas tardé à se trouver un nouveau point de chute : la liste Union pour le Bénin (UB) sur laquelle il a réussi à se faire positionner tête de liste.

Ce que prévoit le Code électoral

Par rapport au contentieux entre Christine Ouinsavi et la CENA, le Code électoral est clair. En son article 383 alinéa 1, il prévoit qu’aucun retrait de candidature n’est admis après la délivrance du récépissé définitif par le président de la CENA. Laquelle délivrance intervient après versement du cautionnement de 8, 3 millions FCFA à raison de 100 000 FCFA par candidat titulaire et par liste en lice. Ce qui appelle à une question. Est-ce que la CENA a déjà délivré le récépissé définitif au représentant de la liste FCBE ? Toutes nos tentatives pour joindre à cet effet le président de la CENA, Emmanuel Tiando et l’honorable Bida Nouhoum Youssoufou qui a déposé la liste FCBE à la CENA, ont été infructueuses. Sinon à l’aune de la loi électorale, si ce récépissé définitif n’a pas encore été délivré, le président de la CENA n’a aucun droit de refuser le retrait de la candidate Christine Ouinsavi de la liste aux élections législatives d’avril prochain. L’ancienne ministre a la possibilité de saisir la Cour constitutionnelle pour entendre raison. Juge du contentieux des élections législatives, la Haute juridiction pourra clarifier les choses et trancher ce litige.
Th. C. N.

Actualités 02 mars 2015


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