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Nouvelles

Organisation d'élèctions pacifiques: La Haac invite les organes de presse au professionnalisme

Les professionnels des médias sont appelés à plus de professionnalisme au cours de la campagne électorale qui démarre, ce vendredi 12 avril, en vue des élections législatives du 28 avril prochain. Adam Boni Tessi, président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, a dans une déclaration, hier jeudi 11 avril, rappelé les différentes dispositions que l’institution a prises dans ce cadre.

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication veille et joue sa partition en vue d’une campagne électorale apaisée. Les médias, acteurs principaux, doivent respecter les textes de loi ainsi que les décisions prises par la Haac, dans la perspective des élections législatives. Dans sa déclaration hier jeudi, Adam Boni Tessi a rappelé que la campagne électorale démarre officiellement ce vendredi 12 avril à 00 heure et prendra fin le 26 avril à minuit conformément aux règles édictées par la Commission électorale nationale autonome (Cena). « Le rôle des médias est de rendre audibles tous les messages des candidats et celui de la Haac, de veiller à ce que tout se passe scrupuleusement selon les textes de loi », suggère Adam Boni Tessi. Entre autres textes, il cite le code de déontologie de la presse au Bénin, les conventions signées par les organes audiovisuels, la loi portant libéralisation de l’espace audiovisuel au Bénin, la loi portant sur le numérique au Bénin, la loi organique sur la Haac, le Code électoral béninois, la Charte des partis politiques. Outre ces dispositions légales, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication a également pris deux décisions en cette période exceptionnelle. Il s’agit de celle portant réglementation de l’accès aux médias publics pendant la campagne médiatique pour les élections législatives prochaines et de celle qui réglemente l’accès aux médias du secteur privé. « Voilà deux précieux outils de travail pratiques que la Haac met à votre disposition pour un travail qui se veut véritablement professionnel», a martelé le président de la Haac. Il a aussi souligné que l’institution a pris toutes les décisions idoines pour un suivi méthodique de tous les médias où qu’ils se trouvent et d’où ils émettent. Il faut rappeler que la Haac met à la disposition de tout citoyen le numéro vert 21 31 77 67 pour signaler tout dérapage provenant des organes de presse.

Actualités 12 avr. 2019


Face au peuple sur l’émission télévisée « Le Moment politique »: Le message fort de Patrice Talon

Au cours de l’émission ‘‘Le Moment politique’’, le président de la République a lancé un message fort à l’ensemble de la classe politique. Celui de la paix à préserver à tout prix. Patrice Talon n’entend pas donner une quelconque caution à certains acteurs politiques qui intensifient les menaces sur les prochaines élections législatives.

L’ensemble de la classe politique a exprimé sa volonté d’une élection inclusive. Le chef de l’Etat aussi. Mais à l’arrivée, la recherche du consensus a fait défaut et la non participation des forces politiques de l’opposition a été actée pour la suite du processus électoral dont le top de la campagne a été donné par le président de la Cena hier. Depuis lors, des envolées verbales vont bon train, et les commentaires font craindre le pire. Profitant de l’entretien qu’il a accordé aux médias, le chef de l’Etat a lancé un message fort, qui du reste devra inspirer la classe politique, peut-être lui faire changer d’option. « Je voudrais prier la classe politique, les leaders politiques de ne pas appeler à incendier le pays », a souhaité le président de la République, Patrice Talon. « Si ce pays leur tient tant à cœur et qu’ils ont vocation à le diriger aujourd’hui ou demain, poursuit-il, ce n’est pas un pays brûlé, un pays en cendres qu’ils auront à diriger demain »,
rappelle-t-il avec insistance. La vie ne finit pas à un échec d’après le chef de l’Etat. Mais, cela permet souvent d’être plus aguerri et d’avoir des succès inespérés, plus grands plus tard. « Donc appeler à brûler le pays parce qu’on ne va pas à une élection, ce n’est pas responsable, ce n’est pas bien », a fait savoir Patrice Talon. « Il faut souhaiter que même si les élections doivent avoir lieu dans ces conditions, que cela nous permette d’aller de l’avant, que cela nous permette de mieux construire notre pays et que ce qui ne va pas maintenant, qu’on puisse le corriger dans l’avenir afin qu’on ne retrouve plus ces genres de choses », conseille, sagement le président
Patrice Talon très attaché à la qualité de la démocratie béninoise, plus forte à jamais.
Il faut rappeler que plusieurs organisations de la société civile ainsi que les confessions religieuses sans oublier les sages et têtes couronnées font instamment des messages appelant à la paix, à la cohésion afin que le processus électoral en cours se déroule sans anicroche.

Actualités 12 avr. 2019


Législatives du 28 Avril 2019: Les fermes recommandations du président Talon

En divers hier au Conseil des ministres, le président Patrice Talon a fermement recommandé à ses ministres, en lice pour les législatives prochaines, de ne faire usage ni de biens publics, ni de moyens de l’Etat pour leur campagne.

Il en sera de même pour tout attribut matériel lié à leur statut de ministre, qui doit être proscrit pendant ladite campagne. Recommandation valable aussi bien pour ceux-ci que pour leurs collaborateurs et tout responsable politico-administratif, pour peu qu’il soit candidat aux prochaines législatives.
Connaissant la rigueur dont fait preuve le président Talon, nul doute que cette exhortation voire cette mise en garde qui ne dit pas son nom, n’est pas tombée dans les oreilles d’un sourd. Contrairement aux gouvernances antérieures, tout le monde sait, et ses collaborateurs en premier, que le chef de l’Etat actuel n’hésite pas à révoquer, même ses proches, coupables de manquement grave.

Paul AMOUSSOU

Actualités 11 avr. 2019


Distribution des cartes d’électeurs à Natitingou: Timide sortie à Perma, Pouya et dans le 2e arrondissement

Les opérations de distribution de cartes d’électeurs lancées, il y a peu dans la cité des Nanto, n’ont pas encore véritablement pris leur envol dans cette commune. En dehors du 2e arrondissement (urbain) et de ceux de Perma et Pouya (périphériques), où ils sortent timidement, les bénéficiaires trainent encore le pas.

« J’ai eu satisfaction à 100% ; je n’ai connu aucune tracasserie et je n’ai même pas trainé deux minutes avant d’entrer en possession de ma carte. Cela m’a beaucoup enchanté», s’est réjoui Crédo Koudénoukpo, un bénéficiaire venu prendre sa carte, rencontré hier mercredi 10 avril, au siège du 2e arrondissement de Natitingou.
Il ne pouvait d’ailleurs en être autrement si l’agent commis à la tâche de distribution est disponible. Roméo Ditti, agent distributeur posté au 2e arrondissement, confie qu’il a au total 555 cartes à distribuer. Pour lui, depuis lundi 8 avril dernier où deux personnes s’étaient présentées et mardi le lendemain où 22 bénéficiaires sont entrés en possession du sésame, seulement 35 cartes sont parties de son stock vers 10 heures ce mercredi 10 avril, lors du passage de notre équipe.
Toutefois, aucune présence d’équipe de distribution n’était perceptible, hier matin, aux premier et troisième arrondissements de Natitingou.
Rabiou O. Séko, chef du troisième arrondissement de Natitingou, est bien conscient que l’opération concerne les personnes qui n’avaient pas dix-huit ans au moment de leur enrôlement. Il certifie donc avoir reçu cette liste qu’il déclare avoir affichée. Cependant, il a affirmé n’avoir reçu et installé aucune équipe commise aux tâches de distribution. « Franchement, c’est par le biais des médias que j’ai été informé du démarrage de la distribution des cartes aux nouveaux majeurs et aux demandeurs ayant déclaré ici même les avoir égarées », fait-il savoir. Il a confié que la mairie ne l’a informé de rien.
Le chef d’arrondissement de Péporiyakou, Eric Pontikamou contacté au téléphone a déclaré hier mercredi 10 avril, en fin de matinée, qu’il n’y avait pas d’équipe de distribution sur place.
Joint par les mêmes moyens, le CA de Perma, Adam Azad Azafla a signalé que l’opération de distribution a commencé mardi 9 avril dernier chez lui. Ceux qui se plaignent de n’avoir pas retrouvé leurs cartes, explique-t-il, sont ceux qui ne s’étaient pas manifestés au moment où les personnes concernées avaient été appelées à se rattraper en signalant leur omission.
Espérons que les équipes de distribution des autres arrondissements ou composantes de la commune de Natitingou s’installent pour que les nouveaux majeurs ou bénéficiaires puissent disposer de la carte pour accomplir leur devoir civique le 28 avril prochain.

Actualités 11 avr. 2019


Santé de la mère et de l’enfant: Le taux de mortalité grimpe dans le Mono

Le décompte des décès de nouveau-nés et de leur mère compte au nombre des indicateurs majeurs d’appréciation de la qualité de leur prise en charge dans les centres de santé. Les chiffres relevés pour le compte du système sanitaire du Mono, sur les trois dernières années, donnent froid dans le dos.

Quel est l’état de la santé de la mère et de l’enfant dans le département du Mono? La situation n’est pas enviable et les statistiques l’illustrent assez bien. La mortalité maternelle est passée, dans le Mono, de 254,67 en 2016 à 202,83 en 2017 pour 100 000 naissances vivantes avant de grimper à 287,15 décès en 2018. Suivant la même courbe, la mortalité néonatale est passée de 24,75 en 2016 à 27,87 en 2017 puis, à 28,11 décès en 2018 pour 100 000 naissances vivantes. Ces données qui n’intègrent pas les « morts silencieuses » dues à la maternité dans la communauté, toutes choses qui échappent au système d’information sanitaire, ont été rendues publiques par le service de Santé de la mère et de l’enfant du département. Comparées aux normes internationales, les statistiques du Mono illustrent une « situation peu reluisante », admet le chef du service pour le département. Eléonore Lalèyè Dah rappelle que, selon les prescriptions des Objectifs de développement durable (Odd), il faut réduire la mortalité maternelle à moins de 70 décès pour 100 000 et les décès néonataux à 12 pour 1000 d’ici 2030. Mais, bien que préoccupante, la situation du Mono n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans la tendance nationale et explique l’attention spéciale du ministre Benjamin Hounkpatin pour le sous-secteur de santé de la mère et de l’enfant.

Des mesures hardies

Appuyés par le gouvernement, le ministre et ses collaborateurs s’attaquent, en effet, au mal par sa racine en mettant en application des mesures hardies allant du renforcement du système de surveillance au relèvement des capacités de prise en charge du plateau technique. La mise à disposition d’une ligne verte, le 91444444, puis l’instauration de la revue semestrielle des audits de décès et système de référence et contre-référence ainsi que les séances de validation des données, tous les lundis au niveau des directions départementales, sont quelques-unes des actions devant performer la surveillance.
Dans le cadre du second volet ayant trait au plateau technique, se déploie un programme d’équipement progressif des maternités du Mono. En plus de ce programme qui impacte aussi les autres départements, s’exécute une feuille de route de renforcement des compétences des professionnels du sous-secteur de santé de la mère et de l’enfant. Ces derniers bénéficient de stages cliniques périodiques et de formations continues sur la prise en charge des urgences. Ces quelques mesures ne seraient pas connues sans la collaboration du Dr Etienne Hounkonnou et son équipe de la direction départementale de Santé. Selon eux, il faut compter parmi les mesures la gratuité de la césarienne décrétée par l’Etat. La spécialiste des questions de santé de la mère et de l’enfant dans le Mono, Eléonore Lalèyè Dah, retient que le grand soulagement par rapport à la situation actuelle des décès est attendu du programme d’envergure intitulé Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) dont la phase pilote est déjà en cours dans trois zones sanitaires?

Société 11 avr. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Des mesures confortatives de l'agriculture nationale

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 10 avril 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I- Mesures normatives.

I-1. Mise en place de l'Agence nationale de Mécanisation agricole (ANaMA).

Le gouvernement, à travers son Programme d'action, met en œuvre une politique agricole visant à faire du secteur, le principal levier de développement économique, de garantie de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu'un pôle essentiel de création d'emplois.
Or le secteur, en dépit de l'augmentation constante de la production, reste confronté à de nombreuses difficultés liées entre autres, à un faible niveau de mécanisation agricole.
C'est en vue d'améliorer notablement les outils de travail et, par suite les rendements, à travers l'utilisation de matériels agricoles adaptés aux conditions agro-pédologiques de nos terroirs, que le Conseil a adopté le décret portant approbation des statuts de l'Agence nationale de Mécanisation agricole.
L'opérationnalisation de cette Agence permettra de relever, à terme, les défis actuels et futurs afin de faire face aux nouveaux enjeux du secteur, l'objectif visé étant de rendre notre agriculture plus compétitive.

I-2. Agrément de sociétés aux régimes préférentiels du code des investissements.

Le Conseil a adopté les décrets portant agrément au régime « C» du Code des Investissements :
- de la société Dongaco Textile Sarl, pour son projet d'installation d'une usine de fabrication de textiles ;
- de la société Dongaco Raffinerie d'huile végétale Sarl, pour son projet d'installation d'une usine de fabrication d'huile végétale ;
- de la société Dongaco Savon Détergent Cosmétique Sarl, pour son projet d'installation d'une usine de fabrication de savon de toilette, de savon de lessive et de détergent ; et de
- la société Dongaco papiers Sarl, pour son projet d'installation d'une usine de fabrication de papier rame et de papier toilette.
Toutes ces sociétés seront installées à Sèmè-Kpodji, dans le département de l'Ouémé, et vont générer plus de quatre cents (400) emplois permanents.

II- Communications.

II-1. Etudes pour l'aménagement et le bitumage de la route nationale RN36 : axe Wadon-Adjarra-Médjédjonou-Porto-Novo, y compris les bretelles.

Le projet d'aménagement et de bitumage de cette route et de ses bretelles, pour un linéaire de 18,5 km, participe de la volonté du gouvernement d'en améliorer la praticabilité, d'assurer la construction d'ouvrages de drainage et d'assainissement dans les localités traversées, d'absorber l'augmentation du trafic routier, et de faciliter les échanges avec le Nigeria voisin.
A l'issue des consultations, le bureau Acep a été retenu pour réaliser les études technico-économiques, d'impact environnemental, social et de sécurité routière, en vue de la réalisation diligente de l'ouvrage.

II-2. Cession des usines de décorticage du riz paddy de Malanville et de Glazoué au profit de la société de transformation de riz (Sobétri) S.a.

Lors du Conseil des ministres, en sa séance du 19 octobre 2016, il avait été décidé de procéder à la cession intégrale des usines de transformation des produits agricoles, et des deux rizeries de Glazoué et de Malanville actuellement à l'arrêt, afin qu'elles soient réhabilitées pour contribuer, de par leur potentiel, au renforcement du tissu industriel de notre pays.
Mais l'appel d'offres lancé à cet effet le 18 août 2017, s'est révélé infructueux car les offres financières reçues étaient largement en deçà des prix d'acquisition et d'installation des usines.
C'est alors que la Sobétri S.a., qui avait déjà fait les meilleures offres financières pour les deux usines de riz, soit un montant de trois cent millions (300.000.000) F Cfa chacune, a manifesté son intérêt pour leur acquisition à un prix revu à la hausse.
Ainsi, le 14 décembre 2018, elle a soumis une proposition contenant :
- une offre financière globale d'un milliard cinq cent millions (1.500.000.000) F Cfa.
- une mise aux normes internationales des deux rizeries pour une capacité de production de 4 tonnes l'heure, soit 24.000 tonnes par usine et par an et 48.000 tonnes au total pour les deux ;
- un investissement de dix milliards (10.000.000.000) F Cfa pour la rénovation, le démarrage des activités et la création de 220 emplois directs et 800 emplois indirects ;
- un engagement pour la construction, dans un délai de deux ans après la date de démarrage, de deux autres usines de décorticage du riz paddy d'une capacité de 24.000 tonnes chacune, dans la vallée de l'Ouémé pour un investissement supplémentaire de quinze milliards (15.000.000.000) F Cfa.

A l'appui de cette offre, la Sobétri S.a. a démontré qu'elle est en consortium avec de grands groupes réputés dans le domaine, autant d'atouts qui attestent de la solidité de ses capacités.
Au regard de la qualité de son dossier, le Conseil a autorisé la cession des deux usines à Sobétri S.a. et instruit le ministre de l'Economie et des Finances de formaliser l'opération.

II- 3. Protection de la façade maritime et de certains postes frontaliers terrestres du Bénin.

Les actes de piraterie maritime survenant dans la sous-région ouest- africaine ont particulièrement affecté notre pays entre les années 2008 et 2011, sans oublier quelques autres cas survenus ultérieurement.
Une telle situation exige une surveillance permanente de nos frontières terrestres et maritimes, afin de renforcer la sécurisation de nos eaux et d'en rassurer les usagers.
A cet effet, la société norvégienne Vissim A.S., mondialement connue comme leader dans la conception des logiciels de surveillance maritime, a été identifiée en raison de son expérience, pour fournir des solutions de pointe à notre pays dans le cadre de la protection de toute sa façade maritime ainsi que de certaines de ses frontières terrestres. L'opération qui vise principalement à renforcer la sécurité autour de nos frontières et du Port de Cotonou permettra de :
- construire un nouveau centre national de contrôle maritime à Cotonou ;
- renforcer la surveillance et la protection des navires locaux contre les effets de la piraterie ;
- surveiller les zones de pollution et détecter les pollutions en mer ;
- améliorer la sécurité et la sûreté du trafic maritime ainsi que sur le lac Nokoué et sur les rivières intérieures.
Les solutions que propose la société Vissim A.S. prennent également en compte le déploiement de radars appropriés le long de la côte béninoise, de Grand-Popo à Sèmè-Kraké et ce, jusqu'à la Zone économique exclusive, afin de mieux lutter contre la pêche illégale et autres activités répréhensibles des bateaux mouillant dans nos eaux.

Fait à Cotonou, le 10 avril 2019.

Le secrétaire général du
gouvernement,


Edouard Ouin-Ouro

Actualités 11 avr. 2019


Métier de menuiserie dans le Mono: Chantal Hounsou, un modèle de reconversion

Métier requérant assez d’efforts physique. Il s'agit là de la menuiserie est loin d’attirer les femmes. Mieux, rien ne prédestinait Chantal Hounsou, 35 ans et mère de six enfants, à s’y retrouver. Suite à un accident de travail qui a invalidé son mari, le destin de cette couturière de formation a basculé. Après huit années de pratique de la menuiserie, elle ne regrette pas sa reconversion.

Peu avant 15h 30, ce samedi 23 mars 2019, Chantal Hounsou rejoint l’atelier de son mari où celui-ci l’attendait. Il s’agit d’un atelier de menuiserie sis au quartier Tchicomey, à Lokossa, au bord de la voie pavée menant du carrefour Tchessi à la buvette Hilton bar. Loin d’être un rendez-vous entre amoureux, cette visite permet à la jeune dame de donner un coup de main à son mari, Pierre Affadjinou Sossou.
Après l’instant des civilités, elle se saisit d’un rabot, en démonte la lame en acier, l’aiguise puis remonte l’instrument. Pendant ce temps, le mari finit de faire des tracés au crayon sur une planche qu’il tend à son épouse. Celle-ci prend le bois, l’ajuste sur la grande table de l’atelier et le passe à la scie. Au bout de quelques minutes, elle se sert du rabot préalablement mis au point pour polir la planche de bois. Au cours de cette manœuvre sur les quatre faces de la planche, Chantal soulève quelquefois le bois, l’examine du regard comme si elle en appréciait la rectitude. « Je réalise cette pièce pour un lit de deux places »,
indique-t-elle. Nombre de ces travaux de menuiserie n’ont plus de secret pour elle. « Elle peut fabriquer toute seule, des tables, bancs, tabourets, mobiliers de jardin et autres », s’enorgueillit son mari. L’épouse s’empresse de nuancer : « Il y a beaucoup d’autres meubles que je ne peux réaliser sans l’assistance de mon mari ».
Couturière de formation,
Chantal H. s’est reconvertie menuisière depuis 8 ans. Son aisance dans le maniement des outils et l’adresse de ses coups de scie laissent admiratif. Avant d’en arriver là, la grande difficulté qu’elle a affrontée en tant que femme, à l’en croire, concerne les efforts physiques que nécessite l’exécution des travaux en menuiserie. « Depuis le début de l’aventure, ma femme fait montre d’un engagement total. C'est elle qui va acheter le madrier et, à l’aide de pousse-pousse, ramène les planches de la scierie jusqu’à ce que je reprenne le contrôle de certains travaux », explique Pierre Affadjinou Sossou. Quand les articles issus des efforts conjugués du couple ne sont pas des commandes, ils sont exposés à la vente devant l’atelier. De façon spécifique, la menuisière a puisé dans ses expériences de femme pour devenir la reine de la fabrication des palettes et autres ustensiles de cuisine en bois qu’elle commercialise au marché notamment à Lokossa et à Comé. « Elle les réalise très bien », appuie Yollande Gbéton, une de ses nombreuses clientes.

Plus rentable que la couture

Admirée et encouragée pour avoir bravé les sentiers battus, Chantal H. ne serait devenue un modèle en menuiserie sans un concours de circonstances. Son destin a basculé suite à un accident de travail dont son mari a été victime. Pierre Affadjinou Sossou sollicité, courant 2009, pour réaliser la toiture d’un module de salles de classe à Savalou, dans le département des Collines, est tombé du toit. Les dégâts causes par l’accident sur sa santé l’engagent dans un combat contre la mort allant de la médecine moderne à la tradithérapie sans qu’il puisse retrouver toute sa motricité. Le récit de ce passé douloureux et les peines qu’il s’est données pour être encore de ce monde chagrinent le menuisier-charpentier dont le visage triste ne s’éclaircit que quand il raconte comment sa femme l’a convaincu, un matin, à se remettre au travail avec son assistance. « C’est après deux années de soins intenses pour mon mari que j’ai abandonné la couture pour le suivre à la menuiserie en raison de son état de santé. Il me dictait tout ce que je devais faire puisque je n’avais jamais appris le métier », confirme Chantal H. Cette décision n’a pas été bien accueillie de tout le monde. «Même mes parents, témoigne-t-elle, ont mis du temps avant de se résoudre à m’encourager», confie-t-elle. Si pour ses de parents, aucun sacrifice n’est de trop pour qu’une mère reste auprès de ses enfants sous le toit conjugal, les congénères de Chantal H. estiment plutôt excessif le risque qu’elle prend. Mais la menuisière dit ne pas en faire cas tant sa motivation est grande et porte une belle leçon d’amour. «J’étais en de bons termes avec mon mari quand il m’a dit : ‘’Je m’en vais sur un chantier…’’ Je ne vois donc pas pourquoi à la suite de son accident, je devrais l’abandonner », se défend-elle. A l’évaluation des huit années de sa reconversion, l’option se révèle, d’une part, un facteur de renforcement de la solidarité au niveau du couple et de leurs descendants. « Sa présence à mes côtés dans l’atelier renforce notre amour », témoigne Pierre A. Sossou. Les réalisations du couple bénéficient également de la contribution de leur progéniture qui suit les traces de la mère parallèlement aux études. C’est le cas notamment de l’aîné et de la cadette, Nadège Sossou qui passait, en cet après-midi du samedi 23 mars 2019, du vernis sur un guéridon dans le lot des meubles exposés pour la vente.
De l’autre, les attentes en matière de recettes sont comblées. « La menuiserie est plus rentable que la couture », tranche Chantal H., sans aucun regret d’avoir mis la couture en veilleuse. En l’avouant, elle semble heureuse d’avoir atteint l’objectif de mettre son ménage à l’abri du besoin. Cependant, pour conforter leurs revenus, le couple développe d’autres activités. C’est ainsi que la reine des palettes coud, à ses heures de pause, des caleçons et autres effets vestimentaires pour enfants à base des fripes quand la production de l’huile rouge, une troisième activité, lui laisse un peu de temps. Le mari, quant à lui, s’est initié aux consultations du Fâ et à la tradithérapie.

Société 10 avr. 2019


Circuit ITF/CAT de Lomé: Le Bénin sur le podium grâce aux frères Nahum

L'équipe de tennis du Bénin catégorie Minime a participé du 30 mars au 5 avril dernier à Lomé au Togo au tournoi international baptisé Circuit ITF/CAT U14 et organisé par l’International Tennis Fédération et la Confédération africaine de Tennis. Une participation qu’elle a eu le mérite d’étoffer avec des performances exceptionnelles des frères Gloriana et Gillian Nahum.

Le Bénin a fini sur le podium du tournoi international baptisé Circuit ITF/CAT U14 à Lomé en remportant la 2e place avec 7 médailles, dont une en or, 5 en argent et la dernière en bronze. Des performances qui dénotent du niveau de son tennis et de ses représentants dont les frères Nahum qui à eux seuls ont remporté six des sept médailles ramenées au bercail par l’équipe nationale.
Pour ce tournoi où se sont engagés 26 garçons et 22 filles provenant entre autres du Nigeria, de la Côte d'Ivoire, du Ghana, du Kenya, de Madagascar et de l'Egypte, les joueurs béninois ont fait preuve d'exemplarité et se sont distingués par la qualité de leur jeu.
Ainsi, après une victoire convaincante sur la Nigériane Onoja Iye (5-7, 6-4, 10-7), Gloriana Nahum a surclassé l'Egyptienne Ragab Ramy, annoncée comme la tête d'affiche du tournoi, sur le score sans appel de 6-0 et 6-0. En demi-finale et devant un public déchaîné, elle a vaincu la Togolaise Valentine Talaki en trois manches (4-6, 6-1, 10-2) sur ses installations. En finale, elle est venue à bout de l'Ivoirienne Lynbell Minet, au terme d'un match haletant et plein de suspense durant les deux premiers sets (4-6, 6-4). Sa combativité une fois retrouvée, elle finit le match en roue libre (8-0 puis 10-2 au final) et décroche une médaille d'or bien méritée.
Dans le tournoi de double qu'elle a joué avec la Kenyane Varese Shakira, elle a aligné des victoires sur les Togolaises et les Nigérianes avant de s'incliner en finale contre la paire Talaki Valentine/Tchamoussa, qui jouait devant son public.

Coup dur

Victime en quarts de finale d'ampoules aux pieds et aux mains et de douleurs persistantes au pied gauche, la jeune tenniswoman de 12 ans a su trouver des ressources physiques et mentales pour se hisser en finale après des victoires convaincantes contre la Malgache Rajaobelina Iriela, (6-3, 6-4), l'Egyptienne Ramy Ragab (6-7, 6-1, 10-5) et la Nigériane Onoja Iyè (6-4, 6-3). En finale, elle menait encore au second set contre l'Ivoirienne Lynbell Minet avant de se blesser sérieusement au genou, et de s'avouer vaincue, trahie par son corps et l’enchaînement des matchs (14 matchs en 7 jours !).
Diminuée et affaiblie, Gloriana Nahum montera une dernière fois sur le court central du stade de Lomé avec sa compatriote Rodia Noudogbessi pour jouer une seconde finale d'affilée en double. Jusqu'au bout, elle n'a pas voulu abandonner, malgré les consignes des entraîneurs qui craignaient de voir sa blessure s'aggraver. « N'eût été sa blessure, Gloriana Nahum aurait gagné toutes ses finales. Techniquement, tactiquement et en terme de combativité, elle est au-dessus des autres », a confirmé Dieudonné Yeropa, l'un des entraîneurs fédéraux accompagnant la délégation béninoise.
Gloriana Nahum finit donc cette tournée avec quatre finales sur les quatre tournois joués, et bien que blessée, ramène à son pays une médaille d'or et trois médailles en argent.

Rodia Noudogbessi, l'autre Béninoise gagnante

Solidement installée dans le paysage tennistique béninois depuis de longues années, Rodia Noudogbessi a encore brillamment représenté le Bénin lors de cette tournée, en se qualifiant pour la demi-finale lors de la première étape après des victoires marquantes contre Ranya Diabaté de la Cote d'Ivoire (7-6,6-3) et Mary Udofa du Nigeria (6-0,0-6,10-5). Elle s'inclina de justesse en demi-finale et finit 4e de cette étape.
Elle se consolera par la suite avec une médaille d'argent après sa qualification acquise lors du tournoi de double, où elle n'a pu défendre ses chances en raison de la blessure de sa partenaire de double Gloriana Nahum.

Gillian Nahum épate chez les garçons

Personne ne s'attendait à voir le grand frère de Gloriana Nahum performer dans un tournoi aussi relevé. Avec son talent naturel et son jeu très agressif, il déjoua bien vite les pronostics et se hissa en demi-finale aux dépens du Togolais Kossi Dogbéfu au terme d'un match totalement maîtrisé (7-5, 6-3), malgré le soutien massif des spectateurs togolais très bruyants. Physiquement émoussé, il n'a pu rééditer l'exploit lors de sa demi-finale devant le Nigerian Ibrahim Suleiman. Il se rattrape de la belle des manières en livrant un match d'anthologie face à la tête de série n°1 du tournoi, le malgache Finoana Rakotomalala, qu'il finit par gagner au bout d'un troisième set de toute beauté, non sans avoir sauvé au passage deux balles de match. Pour Romain Sètomé, entraîneur et capitaine de la délégation béninoise, « Gillian a livré un match auquel personne ne s'attendait. Techniquement, il a été extraordinaire». Sa médaille de bronze aura été bien méritée.
Avec son partenaire de double, il décrochera également une médaille d’argent pour le compte du Benin après avoir manqué à plusieurs reprises l'occasion de remporter la finale qui les a opposés à l'équipe togolaise composée de Isaac Padio et de Kossi Dogbéfu. Assurément, il marche dans les pas de sa sœur et pourrait bien vite faire écrire le nom du Bénin au plus haut niveau de la scène continentale, à l'instar de ses glorieux aînés.
Au terme de cette tournée, le Bénin finit donc 2e avec 7 médailles, dont une en or, 5 en argent et la dernière en bronze. La Fédération béninoise de Tennis a encore prouvé, notamment au plan continental, tout le potentiel dont dispose le Bénin en matière d'athlètes de haut niveau. Ses efforts méritent d'être reconnus, encouragés et encore plus soutenus par tous. La nation entière en sortira toujours gagnante.

Société 10 avr. 2019


Législatives du 28 avril prochain: Br et Up fixés sur leur ordre de passage sur les médias publics

Les partis Bloc républicain (Br) et Union progressiste (Up) connaissent désormais leur tour de passage sur les médias du service public pour la campagne médiatique dans le cadre des législatives du 28 avril prochain. C’était au terme d’un tirage au sort effectué hier au siège de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) à Cotonou.

Le processus électoral dans le cadre des législatives du 28 avril prochain suit inexorablement son cours. A la suite de la Commission électorale nationale autonome, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé, hier, au tirage au sort de l’ordre de passage des messages des deux partis politiques en lice pour ces élections, sur les médias du service public. Ceux-ci sont au nombre de cinq à savoir : la Télévision nationale, la Radio nationale, Radio Bénin Alafia, le quotidien ‘‘La Nation’’ et l’Agence Bénin presse (Abp).
Ainsi, après le tirage au sort, il est à retenir que l’Union progressiste (Up) ouvrira le bal des passages sur la Télévision nationale, la Radio nationale et le site internet de l’Abp. Sur Radio Bénin Alafia et dans les colonnes du journal ‘‘La Nation’’ et son site internet, l’Up va délivrer son message en second rang. Le Bloc républicain (Br), quant à lui, passera en premier sur Radio Bénin Alafia et dans les colonnes du journal ‘‘La Nation’’ et son site internet. Contrairement à l’Up, le message du Br sera entendu en seconde position, sur la Télévision nationale, la Radio nationale et le site internet de l’Abp.
Peu avant ce tirage au sort, le président de la Haac, dans sa déclaration liminaire, a rappelé que cette cérémonie est l’acte initial concret et incontournable de la mise en œuvre d’une part essentielle de la campagne médiatique proprement dite.

Les règles du jeu

L’enregistrement des messages se fera dans les locaux de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (Ortb) 48 heures au moins avant leur diffusion pour ce qui concerne les radios et télé. Le top pourrait être donné le 11 avril prochain à 8 heures. Le seul type d’intervention possible pour le compte de cette campagne médiatique sur les organes de presse du service public est la déclaration. « Chaque parti politique en lice a droit à sept enregistrements de sept minutes durant toute la campagne… »,
a martelé Rosette Bessou
Houngnibo, conseillère à la Haac et présidente de la Commission législative et contentieux. En plus de ces règles, elle cite plusieurs autres articles de la décision n°19-021/Haac du 04 avril 2019 portant règlementation de l’accès aux médias publics pendant la campagne médiatique pour les élections législatives.
« La Haac, conformément aux lois, aux règlements de la République, mettra à votre service en toute impartialité et égalité les moyens publics d’information pour faire passer librement vos messages. Les électeurs les attendent avec impatience et nous nous efforcerons de les rendre parfaitement audibles par chacun et par tous… », rassure le président de la Haac, Adam Boni Tessi. « Cependant », poursuit-il, « la Haac veillera spécialement à ce que vos propos ne soient empreints ni de violence, ni de haine, ni de violation, ni de tribalisme, ni d’atteinte à la paix et à la cohésion sociale… ». Pour permettre aux partis politiques de mieux s’imprégner des règles qui encadrent cette campagne médiatique, le président de la Haac a remis, en main propre, à chacun des deux représentants desdits partis politiques, une copie des décisions n°19-021/Haac du 04 avril 2019 portant règlementation de l’accès aux médias publics pendant la campagne médiatique pour les élections législatives et n°19-022/Haac du 04 avril 2019 portant règlementation de l’accès aux médias privés pendant la campagne médiatique pour les élections législatives.
Signalons qu’à ce tirage au sort, le Br a été représenté par une délégation conduite par le député Jean-Michel Abimbola. Le parti Up a, quant à lui, été représenté par une délégation ayant à sa tête le candidat Éric Sangan.

Actualités 09 avr. 2019


Echanges commerciaux: La Chine, premier client du Bénin selon l’Insae

Le Bénin, au cours du quatrième trimestre de 2018, a eu pour client principal, la Chine. C’est ce qui ressort du bulletin d’information de l’Institut national de la statistique et d’analyse économique (Insae) publié en mars 2019.

La Chine est le premier client du Bénin avec 17,4% de la valeur globale des biens vendus à l’extérieur par le pays au cours du quatrième trimestre de l’année 2018, a précisé le bulletin d’information trimestriel de l’Institut national de la statistique et d’analyse économique. Les principaux produits exportés vers ce pays sont le coton, pour une valeur totale de 11 552 millions de francs Cfa. Ce qui correspond à un volume de 11 991,9 tonnes, les barres et profilés en fer ou en acier y compris les palplanches, pour une valeur de 1 704 millions de francs Cfa avec un volume de 5116,9 tonnes et les produits laminés plats, en fer ou en acier non alliés, non plaqués ni revêtus pour une valeur de 842 millions de francs Cfa, soit un volume de 2 210,3 tonnes. Toutefois, la Chine est en deuxième place parmi les principaux fournisseurs du Bénin avec 11,1% de la valeur totale des biens acquis à l’extérieur au titre du quatrième trimestre de l’année 2018.
Les principaux produits importés détaillés par le bulletin sont les motocycles (y compris les cyclomoteurs) et cycles, avec ou sans moteur, fauteuils roulants et autres véhicules pour invalides. Le tout pour une valeur totale de 7 452 millions de francs Cfa et un poids total de 5 330,1 tonnes. A cette liste s’ajoutent le riz pour une valeur totale de 6 568 millions de francs Cfa, correspondant à 25 002,3 tonnes et enfin les véhicules automobiles pour le transport de marchandises et véhicules automobiles à usages spéciaux pour une valeur de 4330 millions de francs Cfa avec un poids total de 3 812,9 tonnes.
Selon le trimestriel de l’Insae, le Nigeria est le deuxième client du Bénin avec 13,3% de la valeur des exportations. Les viandes et abats comestibles, frais, réfrigérés ou congelés à l'exclusion des viandes et abats impropres à la consommation humaine, les graisses et huiles végétales fixes, brutes, raffinées ou fractionnées, autres que douces, sont les principaux produits que le Bénin a exportés vers ce pays au titre de ce trimestre. Les valeurs respectives sont de 5 244 millions de francs Cfa, 3225 millions de francs Cfa et 2 814 millions de francs Cfa des poids respectifs de 5 448,0 tonnes, 6 198,4 tonnes et 4 789,8 tonnes.
Le troisième pays partenaire du Bénin à l’exportation au titre du quatrième trimestre de l’année 2018 est le Viêtnam avec au total, 10,2% de la valeur des exportations. Les principaux produits exportés en direction de ce pays sont le coton, pour une valeur de 9 505 millions de francs Cfa, les fruits à l'exclusion des fruits oléagineux, frais ou secs pour une valeur de 32 millions de francs Cfa et les verres pour une valeur de 9 millions de francs Cfa. Le Bénin dispose également d’autres pays comme partenaires à l’exportation pour un volume de produits non moins important.

Actualités 09 avr. 2019


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