La Nation Bénin...



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Nouvelles

Investissement dans le cadre de vie: Des avancées en trois ans

Le gouvernement du Nouveau départ et de la Rupture a mis un point d’honneur à l’amélioration du cadre de vie des populations béninoises. Depuis le 26 décembre 2016, date historique à laquelle le Programme d’action du gouvernement a été lancé, les différents projets passent de l’étape de maquette à celle de la réalisation. Asphaltage, épis de Siafato et autres infrastructures routières changent l’image du Bénin à la grande satisfaction des citoyens.

Les projets d’aménagement et de voiries primaires, secondaires et tertiaires avec lampadaires, espace vert et espace post stationnement de bus évoluent à grands pas dans plusieurs villes du Bénin. Porto-Novo, Cotonou, Lokossa, Abomey-Calavi, Bohicon, Abomey, Parakou, Natitingou et Sèmè-Podji sont désormais en chantier. Au total, six cent cinquante kilomètres (650) de routes seront réalisées grâce à ce projet d’asphaltage, en cours, avec un investissement de neuf cent milliards de francs Cfa. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que le gouvernement du président Patrice Talon accorde, depuis trois ans, une attention à l’amélioration du cadre de vie des populations. Ce qui explique un investissement d’envergure dans les différents projets dont la réalisation fait suite à plusieurs mois d’étude. « Améliorer le cadre de vie des populations a été une préoccupation majeure du gouvernement qui va se concrétiser au cours de cette année. Dans ce domaine où les travaux d’aménagement urbain ont jusque-là été faits par petit bout, nous avons engagé un programme historique pour assainir notre environnement et améliorer le cadre de vie »,
a martelé le président Patrice Talon dans son discours sur l’état de la nation au Parlement, il y a quelques mois.
Les populations de Cotonou, notamment de Donatin, autrefois soumises aux affres de l’avancée de la mer, gardent un lointain souvenir de ce fléau. Le projet de protection de la côte à l’est de Cotonou conduit par le gouvernement du président Patrice Talon porte bien ses fruits. Environ deux cent mètres de terre sont déjà gagnés sur cette partie de la côte, les travaux réalisés au moyen des ouvrages en enrochement au niveau de l’épi A bis et des autres épis qui étaient dans le système de protection, sur une distance de 150 mètres de large étant achevés depuis le vendredi 28 décembre 2018. La phase II du projet s’étend depuis le chenal de la lagune de Cotonou au quartier Akpakpa-Dodomè jusqu’à la hauteur du quartier Ekpè dans la commune de Sèmè-Kpodji, d’un linéaire d’environ 15 kilomètres. Le chef de l’Etat a bien affiché sa détermination à lutter contre l’avancée de la mer en vue de préserver l’intégrité du territoire, comme il l’a martelé. « En un an à peine, les résultats sont remarquables puisqu’en plus de protéger la côte, nous avons réussi à faire reculer la mer en draguant un million m3 de sable pour récréer de la plage là où elle avait disparu », note Patrice Talon. La réussite de ce projet encourage les populations ayant fait la côte à regagner leurs maisons et les reconstruire.

Infrastructures routières

Les infrastructures routières sont la marque considérable dans les réalisations du gouvernement de la Rupture en trois ans. Les statistiques s’améliorent de plus en plus, grâce aux nombreux chantiers ouverts à travers tout le pays. « Notre démarche exige des ouvrages de qualité pour en garantir la durabilité », fait savoir notamment le président Talon.
Alassane Séidou, ministre des Infrastructures et des Transports, précise que douze projets sont en train d’être exécutés sur le terrain pour un linéaire total de 776 kilomètres carré pour un coût de 710 milliards de francs Cfa. Onze projets vont démarrer au cours du premier et du deuxième trimestres 2019 pour un linéaire total de 1077 kilomètres et un coût de 750 milliards de francs Cfa. Trois ouvrages sont en train d’être réalisés, deux sont pratiquement terminés, informe Alassane Séidou. Il s’agit des ouvrages de franchissement dont les ponts de Womey à Abomey-Calavi, de Tovègbamè dans la Vallée de l’Ouémé, et celui sur le fleuve Afon entre Djougou et Pehunco qui est pratiquement terminé d’après le ministre des Infrastructures et des Transports. Il est à réaliser entre Toffo et Lalo, distant de vingt-huit kilomètres, un pont pour relier les deux localités, autrefois difficiles d’accès.
En trois ans, le Bénin change de visage grâce aux différents chantiers qui concourent à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Actualités 08 avr. 2019


An III de la gouvernance Talon: Ces réformes qui ont changé le quotidien des producteurs

La Rupture arbore 36 mois de vie. Les réalisations, on ne les compte plus. Elles s’enchainent dans tous les domaines pour le plus grand bien des Béninois. Des paroles, la gouvernance Talon est passée aux actes, et depuis.

Le secteur agricole au Bénin fait partie des domaines les plus révolutionnés depuis avril 2016. De nombreuses réformes y ont été menées pour le plus grand bien des acteurs. A travers la refonte de l’architecture structurale du secteur de l’agriculture avec notamment l’avènement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), l’Etat a pris le pari de l’engager sur la voie de son développement. Conséquence, le secteur agricole se porte mieux que par le passé et produit des résultats qui laissent admiratif. En pôle position de cette révolution agricole, le coton. L’or blanc a poussé sa production vers des seuils enviables bousculant les classements dans la sous-région, hissant ainsi le Bénin dans le peloton de tête de ces dernières années. D’une production de 269000 tonnes en 2015, le Bénin connaitra une production record pour la campagne 2018-2019. Plus de 700.000 tonnes sont attendues. L’embellie de l’or blanc devenue remarquable depuis 2016 et ceci sans les subventions de l’Etat poursuit sa courbe croissante. Autre gain, la filière génère beaucoup d’emplois.
« Le secteur dans lequel il y a eu le plus d’emplois depuis 2016, c’est le secteur agricole. 107979 ont été créés, surtout dans le coton ».
Mais il n’y a pas que l’or blanc pour faire les beaux jours de l’agriculture béninoise ces trois dernières années. Deuxième filière de rente après le coton, la filière anacarde renait grâce à de nombreuses mesures prises par le gouvernement. Mieux se porte-t-elle que par le passé, alliant des rendements nettement meilleurs. Mieux, cette filière est bien lorgnée par le secteur privé, des investisseurs et bien d’autres acteurs qui multiplient les initiatives pour mieux la réorganiser. La réorganiser ! C’est déjà le gouvernement du président Patrice Talon qui en a donné le top à travers de nombreuses mesures comme le respect des dispositions réglementaires, l’intensification des contrôles au niveau des frontières et surtout l’interdiction d’importation par voie terrestre des noix de cajou.
En matière de prouesses agricoles, l’on ne peut non plus occulter l’envolée de l’ananas béninois. Cette autre filière a été également impactée par la vague de réformes dans le secteur agricole. Outre l’amélioration des techniques de production et donc des rendements, il faut mentionner la levée de l’embargo qui pesait sur l’ananas béninois et empêchait son exportation vers le marché européen. Désormais, c’est chose faite. En somme, ces 36 derniers mois ont permis de révéler le secteur agricole béninois avec des prouesses et des performances qui augurent de lendemains radieux pour le producteur et les autres acteurs.

Assainissement des finances publiques

Assainir les finances publiques était plus qu’un impératif à l’avènement du régime du nouveau départ. Sur ce chantier, des pas qualitatifs ont été posés pour remettre en confiance le citoyen, booster l’investissement privé, rassurer le secteur privé et ainsi mobiliser plus de ressources. Il y a eu dans un premier temps, la réforme de la dématérialisation des finances publiques. Contestée comme bien de réformes du nouveau départ, elle a fini par s’imposer du fait des ambitions, avantages et technologies qu’elle porte. Mieux que par le passé, le secteur vit au rythme de la modernité avec de meilleurs résultats. Cela a eu pour conséquence immédiate la chute du taux de corruption. Les classements du Bénin, ces dernières années, illustrent clairement que la corruption a reculé et, les années à venir, l’impact se fera davantage sentir. Impossible d’évoquer l’assainissement des finances publiques sans citer les nouvelles lois votées au niveau du Parlement et destinées à protéger l’investissement privé et rassurer ses acteurs.

Actualités 08 avr. 2019


Appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey: La Badea et le Bénin signent un accord de prêt de 22 milliards F Cfa

40 millions de dollars US, soit plus de 22 milliards F Cfa, c’est le montant que mettra la Badea à la disposition du Bénin pour la mise en œuvre du projet d’appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey. La signature de l’accord de prêt a eu lieu, vendredi 5 avril dernier à Marrakech au Maroc.

Annoncé depuis quelques mois, l’accord de financement du projet d’appui aux universités thématiques de Porto-Novo et d’Abomey par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (Badea) est effectif depuis vendredi 5 avril dernier. D’un montant de 40 millions de dollars US soit plus de 22 milliards F Cfa la signature des documents afférents au prêt est intervenue, vendredi 5 avril dernier, entre la délégation béninoise conduite par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, et le représentant de l’institution financière, en marge des assemblées annuelles de la Banque islamique de développement du 4 au 6 avril dernier à Marrakech au Maroc.
Cet accord de prêt fait suite à l’approbation du protocole par le conseil d’administration de la Badea lors de sa première réunion annuelle tenue du 6 au 8 mars dernier à Kigali au Rwanda. Une mission avait séjourné au Bénin du 21 au 30 janvier dernier pour échanger sur les modalités, sous l’égide du chargé de mission du président de la République,
Zul-Kifl Salami.
Selon les clauses, une première tranche de 20 millions de dollars sera concédée à un taux d’intérêt de 1,75 % par an pour une durée de 26 ans avec un délai de grâce de cinq ans. La seconde tranche du même montant est conclue au taux de 2,5 % par an pour une durée de 20 ans avec un délai de grâce de cinq ans.
Le prêt de la Badea représente environ 87 % du coût global du projet estimé à 46,03 millions de dollars US au total, soit environ 26 milliards F Cfa. Le reste du financement sera assuré sur le budget national.
D’une durée de quatre ans, le projet d’appui à l’Université nationale d’agriculture (Una) de Porto-Novo et à l’Université des sciences, technologie, ingénierie et mathématiques (Unstim) s’inscrit dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021). Il vise à augmenter la capacité d’accueil des étudiants au niveau des deux universités, en dotant la première d’une nouvelle faculté d’Agronomie d’une capacité initiale de 500 étudiants, à raison de 100 étudiants par promotion; et la seconde, d’un nouveau rectorat et d’un Institut des classes préparatoires d’ingénieurs d’une capacité initiale de 200 étudiants à raison de 100 étudiants par promotion.
Les deux universités seront dotées de blocs administratifs, d’amphithéâtres ainsi que de logements pour étudiants ; d’ateliers et laboratoires équipés en mobiliers et matériels adéquats. Les sites seront clôturés et davantage viabilisés.

Actualités 08 avr. 2019


Préparatifs dans le cadre des élections législatives: Le Bloc républicain arme ses candidats

Les membres du bureau politique du parti Bloc républicain (Br) étaient face aux candidats dudit parti, en lice pour les législatives du 28 avril prochain. Il était question pour les ténors de cette formation politique d’informer aussi bien les candidats titulaires que les suppléants sur la conduite à tenir sur le terrain.

Informer tous les candidats, titulaires et suppléants de l’évolution de la situation sociopolitique au Bénin à la date du jeudi 4 avril, les sensibiliser et leur donner les orientations et conduites à tenir en prélude à la campagne électorale. Ainsi se décline l’objectif de la rencontre tenue hier entre les membres du bureau politique du parti Bloc républicain (Br) et ses porte-flambeaux dans le cadre des législatives du 28 avril prochain.
François Abiola, un des ténors du Br, explique que concernant la situation sociopolitique du Bénin, le Br a souhaité qu’il y ait un consensus en vue de législatives inclusives, mais hélas. «Nous sommes venus mettre à jour les informations que nous avons afin de savoir nous comporter sur le terrain, pour savoir comment aborder nos différentes descentes sur le terrain et surtout pour savoir aborder les questions liées aux législatives. Sur le terrain nous devons défendre nos différentes candidatures… », a déclaré Chantal Ayi, deuxième titulaire sur la liste du Br dans la seizième circonscription électorale. Il s’agit, à l’issue des travaux à l’Assemblée nationale dans le cadre de la recherche du consensus, d’informer les populations pour que l’intoxication n’aille pas vers elles. « Nous sommes outillés pour aller vers les populations pour leur expliquer notre obligation d’aller aux élections avec les deux partis retenus à savoir : l’Union progressiste et le Bloc républicain…», renchérit Oswald Akpali, candidat suppléant sur la liste du Br dans la quinzième circonscription électorale. Avec sa collègue Chantal Ayi, ils ont répondu aux préoccupations des professionnels des médias.
A noter qu’au cours de cette même séance, les membres du parti Br se sont entendus sur les exigences de désignation de leurs délégués dans les bureaux de vote ainsi que la composition des comités communaux de campagne (Ccc) de leur parti politique.

Politique 05 avr. 2019


An III de Talon: D’importantes réformes législatives

Après trois ans d’exercice du pouvoir, la maison Justice est sans doute l’un des secteurs les plus impactés par les réformes de la Rupture. Que ce soit par des projets de lois ou des décisions du gouvernement, voire des propositions de lois portées par les membres du Bloc de la majorité parlementaire, les trois dernières années ont été fécondes d’initiatives législatives dont l’adoption et la promulgation ont profondément marqué le secteur de la Justice.

Faut-il rappeler la kyrielle de lois promulguées le 28 juin 2018 par le chef de l’Etat Patrice Talon ? De la loi n° 2018-01 portant statut de la magistrature en République du Bénin à la loi n° 2017-43 modifiant et complétant la loi n° 2015-18 du 13 juillet 2017 portant statut général de la fonction publique ; en passant par la loi n° 2018-14 modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin ; la loi n° 2018-13 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin modifiée et la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme ; la loi n° 2017-42 portant statut des personnels de la Police républicaine ; la loi n° 2018- 02 modifiant et complétant la loi organique sur le Conseil Supérieur de la Magistrature ; la loi n° 2018-10 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone littorale en République du Bénin et la loi n° 2018-12 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin. Qui n’a pas entendu parler de la loi N°2018-31 du 09 octobre 2018 portant code électoral en République du Bénin, ou de la loi 2018-23 du 17 septembre 2018 portant charte des partis politiques en République du Bénin… ?

Le bilan est pléthorique

« Comment ne pas évoquer, au titre des réformes législatives majeures, la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), qui se révèle être un précieux instrument de lutte contre la corruption et dont le travail de salubrité que nous pouvons tous observer renseigne qu’elle manquait à l’édifice juridictionnel de notre pays ? Oh ! J’entends bien que, dans ce domaine, l’unanimité ne peut être faite tant nous cessons d’être d’accord dès que l’un des nôtres se trouve épinglé. A fortiori, quand c’est soi-même. Chacun voudrait bien que cette action ne l’atteigne jamais, ni directement, ni indirectement. Une telle logique, humainement compréhensible du reste, exige simplement de chacun de renoncer au vice pour épouser la vertu. Dans tous les cas, nous le savons tous maintenant, le Gouvernement est décidé à garder le cap et à assainir définitivement la gouvernance ». C’est ce qu’avait déclaré le chef de l’Etat Patrice Talon lors de son discours sur l’état de la nation en décembre 2018. Des propos qui dénotent bien l’importance que le président Patrice Talon accorde à la lutte contre la corruption à travers cette cour. En effet, en moins d’un an, la Criet a déjà connu de grandes affaires et réglé d’épineux dossiers dont la légendaire affaire Icc Services. Née de la loi 2018-13 du 2 juillet 2018 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme, la Criet est, conformément à l'article 5 de ladite loi, une cour pénale spéciale chargée de la répression du crime de terrorisme, des infractions à caractère économique telles que prévues par la législation pénale en vigueur ainsi que de la répression du trafic de stupéfiants et des infractions connexes. Elle a une compétence nationale et siège à Cotonou. Mais, elle tient provisoirement ses audiences à Porto-Novo dans les bâtiments du ministère de la Justice et de la Législation. « L’une des preuves les plus éloquentes de ce que nous sommes sur la bonne voie, c’est le classement 2018 de l’Indice Mo Ibrahim de la Gouvernance en Afrique, l’un des baromètres de l’état du continent, au terme duquel le Bénin se situe dans le top 3 des pays de la Cédéao », s’est félicité le chef de l’Etat dans son discours dernier sur l’état de la nation.  Par ailleurs, dans le souci d’assurer la qualité et la disponibilité des acteurs de la justice, il a été créé l’Ecole de formation des professionnels de la Justice. Et le gouvernement vient de décider du recrutement d’auditeurs de justice à affecter aux nouvelles juridictions.

Juridictions commerciales

Des réformes législatives, le Bénin en a vraiment connu lors des trois dernières années d’exercice du pouvoir par le chef d’Etat Patrice Talon. Le Programme d’action du gouvernement (Pag) dans son pilier 1 « Consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance », ne prévoit d’ailleurs-t-il pas la mise en place des instruments juridiques favorables au développement humain, social et économique ? Appuyé dans cette initiative par la Banque mondiale, le gouvernement béninois a déjà entamé la mise en place des tribunaux de commerce avec celui de la capitale économique. Le tribunal de commerce de Cotonou, après un an d’exercice, a déjà connu de plusieurs centaines de litiges et réglé, en temps record, des différends engageant des centaines de milliards. « La mise en place du tribunal de commerce de Cotonou s’inscrit ainsi dans une vision, celle de rendre dynamiques les activités économiques du Bénin. L’objectif c’est d’offrir aux opérateurs économiques des solutions simples, professionnelles et rapides aux contentieux qui peuvent naître à l’occasion de leurs activités économiques dans le pays. La particularité du tribunal de commerce, c’est qu’il implique les acteurs économiques. Il est donc composé, non seulement des magistrats, mais aussi des juges professionnels qui sont issus du monde des affaires et qui participent de bout en comble à la prise des décisions au même titre que les magistrats. Ils sont d’ailleurs en nombre supérieur lorsqu’il s’agit de prononcer une décision. Toutes choses pour offrir les solutions les plus adaptées possibles aux justiciables», explique le président du Tcc, William Kodjoh Kpakpassou.

Réforme du système partisan

« L’assainissement ne s’est pas seulement limité aux finances publiques et à la gouvernance économique. Il a également pris en compte le système politique jusqu’ici marqué par une multiplication à outrance des partis et, partant, leur inaptitude à animer réellement le débat politique. Sur le plan législatif, en effet, l’année 2018 a été marquée par des réformes majeures mises en œuvre et d’initiatives partagées entre le Parlement et le Gouvernement, en vue de la mise en place progressive d’un cadre institutionnel et démocratique plus équilibré.  Au nombre de ces réformes figure le vote des lois portant respectivement Charte des partis politiques et Code électoral en République du Bénin. Désormais donc, l’action politique sera plus homogène et plus prévisible. Les partis politiques répondront, mieux que par le passé, à leurs obligations constitutionnelles et légales. Notre pays avance ainsi inexorablement vers la rationalisation de son paysage politique. Le tout, sans remettre en cause le multipartisme intégral que nous chérissons tant, mais juste en l’encadrant de conditions objectives de représentativité. Ce faisant, nos populations désespéreront moins de la classe politique. Elles savent dorénavant que la démocratie, c’est moins la prolifération des partis politiques que la promotion d’idéologies et de projets de société visant à améliorer leur quotidien. Elles savent aussi qu’à l’avenir, nos institutions politiques fonctionneront de manière plus harmonieuse. Tout ceci crédibilise davantage notre pays dont l’amélioration de l’environnement des affaires, déjà perceptible, s’en ressentira davantage ». Extrait du discours du président Patrice Talon sur l’état de la nation qui illustre toute l’opportunité de la réforme du système partisan.

Actualités 05 avr. 2019


Positionnement des partis/Législatives d’avril 2019: Progressistes en première et Républicains en deuxième place

Poursuivre le processus électoral pour des élections à bonne date. C’est la ligne de conduite qui découle de la concertation des présidents d’institutions avec le chef de l’Etat lundi dernier. Cela a été entériné par le Conseil des ministres en sa séance du mercredi dernier. C’est dans ce cadre que la Commission électorale nationale autonome a invité, hier, les deux partis en lice à procéder au tirage au sort pour connaître leur position sur le bulletin unique.

Sur le bulletin unique, l’Union progressiste est en première position et le Bloc républicain en deuxième. C’est le résultat du tirage au sort que la Commission électorale nationale autonome (Céna) a organisé hier à l’intention des deux partis en lice, face à la presse nationale et internationale. A l’entame, les principes du tirage au sort ont été expliqués aux représentants des deux partis. Comme lors du dépôt de candidature, c’est Éric Sangan qui a conduit la délégation de l’Union progressiste et le député Jean-Michel Abimbola en tête de celle du Bloc républicain. Le tirage s’est fait en deux phases. La première a permis d’identifier le parti qui tirera en premier sa position et la seconde phase a porté sur le positionnement proprement dit des partis sur le bulletin unique.
Suivant l’ordre d’arrivée des partis politiques lors du dépôt de candidature, c’est l’Union progressiste qui a été premièrement invité à tirer pour la première phase. Pour rappel, ce soir du 26 février dernier, l’Union progressiste était le deuxième parti à se présenter et le Bloc républicain était arrivé en cinquième position. Pour le compte de la première phase de tirage, Eric Sangan a choisi le numéro 2 et Jean Michel Abimbola le numéro 1.
Premier à choisir pour la seconde phase, celle du positionnement proprement dit, le député Jean-Michel Abimbola (Bloc républicain) a tiré la deuxième position et Éric Sangan (Union progressiste) la première place. Ainsi, les logos des partis sur le bulletin unique se présenteront comme suit : Union progressiste à gauche et Bloc républicain à droite si le bulletin est présenté à l’horizontal. Au cas où le bulletin est présenté sur la verticale, l’Union progressiste sera en haut et le Bloc républicain en bas.

Des élections à bonne date !

A l’occasion du tirage au sort des positions sur le bulletin unique, la Commission électorale nationale autonome n’a pas manqué de revenir sur son calendrier électoral bouleversé. Le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a expliqué que la Céna avait ralenti quelque peu son calendrier pour rester en conformité avec la volonté de la recherche du consensus. « Mais, la reprise du processus électoral ayant été ordonné, suite à la concertation des présidents d’institutions et au Conseil des ministres du mercredi dernier, la Céna se trouve dans l’obligation de poursuivre la mise en œuvre de son calendrier… », a-t-il laissé entendre.
Les positions déjà connues, les activités imminentes seront, à en croire la vice-présidente de la Céna, Geneviève Boko Nadjo, la confection et la validation du bulletin unique par les partis, puis la remise du spécimen du bulletin unique aux partis politiques en lice. Il y aura ensuite l’allocution de lancement de la campagne électorale par le président de la Céna le 11 avril, conformément au calendrier établi. La campagne électorale se déroulera du 12 au 26 avril puis, les populations seront appelées aux urnes le 28 avril, comme prévu, pour les législatives. « Ce qui importe pour nous à la Céna, c’est que tout se passe bien et que tout se passe dans la paix, la concorde et la convivialité », a rappelé le président de la Céna, Emmanuel Tiando.

Actualités 05 avr. 2019


Renforcement de capacité en période électorale: Accompagner les journalistes pour une bonne couverture des législatives

Le ministère de l’Economie numérique et de la Communication s’active pour une bonne couverture médiatique au cours de la période électorale que traverse actuellement le Bénin. Il a initié une formation à cet effet au profit d’acteurs des médias et de webactivistes à Cotonou, les 4 et 5 avril.

Accompagner les acteurs des médias à revisiter les fondamentaux de leur profession pour une couverture médiatique sans anicroche du processus électoral en cours. C’est l’objectif principal de la session de renforcement de capacité de 48 heures initiée depuis hier, jeudi 4 avril, au profit d’une quarantaine de journalistes par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication. La collecte, le traitement et la diffusion en période électorale, jugée sensible nécessitant plus d’abnégation et de responsabilité de la part des acteurs des médias, l’initiative de cette formation prise par la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a été fortement appréciée. L’Union des professionnels des médias en est particulièrement heureuse. Son premier-vice président, Zakiath Latoundji, l’en remercie. A l’ouverture des travaux de l’atelier, elle a, au nom des participants exprimé la gratitude de l’union pour ce coup de pouce qui aidera les professionnels des médias « à jouer efficacement leur rôle tout au long du processus électoral ». Cette session de renforcement de capacités est une aubaine « pour que nos productions soient de très bonne qualité », laisse-t-elle entendre.
Comme elle, Brice Kodjo, responsable à la formation d’Afrika Stratégies France, structure en charge de la formation, se veut reconnaissant au ministre de l’Economie numérique qui aura permis, apprécie-t-il, la tenue effective de la formation. Il reconnait notamment son leadership et son implication effective dans sa mise en œuvre. Pour lui, l’activité des médias en période électorale a un fort impact sur les populations et impose de ce fait, un comportement plus responsable. « Le cycle électoral est à maturité. C’est la veillée d'arme. Acteurs de la communication, l’heure a sonné d’affuter les armes pour revisiter les reflexes pour des prestations dignes en période électorale ». L’exhortation du secrétaire général du ministère, Serge Koudjo est sans appel. Celui-ci estime important l’engagement des médias en période électorale et leur attribue un rôle non négligeable. Une période qui, indique-t-il, requiert plus de compétences dans la collecte et la diffusion de l’information, le respect des normes du journalisme… Pour répondre à ces exigences, il faut, selon lui, satisfaire les besoins en recyclage et se « mettre au top pour les défis ». Deux experts, Max Savi Carmel et Fabi Kouassi ont entretenu les participants à la formation sur divers thèmes en lien avec la pratique journalistique au cours de la première journée. La formation prendra fin ce jour.

Actualités 05 avr. 2019


Recensement national des artisansw: 3000 conducteurs sollicitent la reconduction de l’opération

Le recensement national des artisans, initiative du gouvernement qui participe de sa détermination à sortir ces acteurs de la précarité, a pris fin le 17 mars dernier, après une première prolongation du délai. Toutefois, beaucoup d’artisans parmi lesquels les conducteurs n’ont pas pu se faire enregistrer et implorent la clémence du chef de l’Etat pour une nouvelle phase.

Les conducteurs de taxis, réunis au sein du Collectif des syndicats de conducteurs et travailleurs assimilés du Bénin (Cosycotrab) qui regroupe trente-deux organisations implorent la clémence du président de la République, pour une nouvelle phase du recensement national des artisans qui a pris fin il y a quelques semaines. Les conducteurs laissés en rade après ce processus de recensement national des artisans, pour diverses raisons, avoisinent trois mille selon les explications de Abraham Agbowakounou, secrétaire général de l’Organisation des conducteurs de taxis ville des communes du Bénin (Octavic-Bénin). Des trois mille conducteurs, affirme-t-il, seulement deux chauffeurs de son organisation ont pu se faire recenser. « La majorité des conducteurs de taxi-ville n’ont pas su que ce recensement les concerne. Ils ne savent pas qu’ils sont aussi des artisans », a indiqué le secrétaire général d’Octavic-Bénin qui aurait pu peser de tout son poids dans la sensibilisation des siens lors du déroulement du recensement. Selon A. K., l’un des deux conducteurs ayant réussi à se faire recenser, c’est par un pur hasard. Il a confié qu’il s’est rendu à Tori-Bossito avec des passagers lorsqu’il a été informé de l’opération. Ainsi, a-t-il profité de cette occasion pour se faire enrôler contrairement à d’autres conducteurs qui ont tenté vainement au dernier moment. « Je voudrais demander la possibilité de relancer le recensement national des artisans pour nous conducteurs qui ne l’avons pas fait », plaide Abraham Agbowakounou qui compte sur l’indulgence du chef de l’Etat. Noël Guédessi, président du Cosycotrab, souhaite aussi que les autorités donnent cette chance aux conducteurs pour qu’ils bénéficient des multiples avantages du recensement au même titre que les autres. « Nous prions le chef de l’Etat de bien vouloir autoriser une nouvelle phase de recensement des artisans, pour que nos camarades conducteurs puissent se faire enregistrer facilement », demande-t-il. « Nous n’avons pas eu assez de temps pour faire la sensibilisation comme nous l’avions fait pour le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). C’est pourquoi nous faisons cette requête », poursuit Noël Guédessi. Il est vrai que selon le président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin, Soufyanou Imorou, tous les artisans ne peuvent pas se faire recenser. Mais, au regard du nombre important de conducteurs laissés en rade, le chef de l’Etat aura une oreille attentive aux doléances des responsables de conducteurs.

Société 04 avr. 2019


Cinquantenaire du décès de Victorin Fèliho: Honorer la mémoire d’un parlementaire de l’Aof

Le 10 avril prochain, la famille Fèliho commémorera les 50 ans du décès de Victorin Fèliho, parlementaire à l’Assemblée de l’Afrique occidentale française. Dans ce cadre, le comité d’organisation a animé une conférence de presse, sous l’égide de Dah Djèhoué Fèliho, ce mercredi 3 avril à Cotonou pour lever un coin de voile sur sa personnalité et le programme des festivités.

La famille Fèliho n’entend pas passer sous silence le jubilé d’or du décès de Victorin Fèliho, un homme qui a marqué son temps par ses actions.
Albin Fèliho, commissaire général du comité d’organisation du cinquantenaire, fait savoir que Victorin Fèliho est un être peu commun qui mérite d’être magnifié, célébré et révélé. Selon lui, l’homme a une personnalité à trois dimensions. D’une part, sur le plan religieux, l’homme qui est son grand-père a bénéficié d’une distinction pontificale en raison de ses généreuses actions en faveur de l’Eglise catholique dans le Dahomey d’alors. A titre illustratif, il révèle que le domaine sur lequel trône la paroisse St Michel de Cotonou est un don qu’il a fait à cette église en quête d’espace pour s’établir. Ce que confirme aussi pour sa part Dah Djèhoué Fèliho qui souligne que leur grand-père était reconnu pour sa générosité. Mieux, il n’a pas lésiné sur les moyens pour accompagner l’évangélisation en terre dahoméenne. La deuxième dimension, poursuit Albin Fèliho, c’est l’homme politique. Il a été parlementaire à l’Assemblée de l’Afrique occidentale française à Dakar, indique-t-il. « Il représentait les communautés africaines au sein de l’Assemblée française », précise Albin Fèliho, ajoutant qu’il a été membre du Prd de feu président Sourou Migan Apity et conseiller communal à Abomey. Sur le plan professionnel, il a été un opérateur économique « riche de façon proverbiale » et membre de la Chambre de commerce et d’industrie du Dahomey.
De sa vie, note Dah Djèhouè Fèliho, les enfants de la famille doivent retenir le don de soi, la générosité, l’amour du travail bien fait et la crainte de Dieu. En matière d’effort personnel, Dah Djèhoué Fèliho mentionne un adage connu en milieu fon, œuvre de leur grand-père : « On demande un vélo à Fèliho. Si tu sais le piloter, tu en auras acheté ». Cet adage, poursuit-il, est destiné à motiver au travail, à l’effort et à ne compter que sur soi. Toutefois, martèle-t-il, Victorin Fèliho aimait assister les populations en difficulté.
En raison de toutes ces fonctions qu’il a occupées, souligne Dah Djèhoué  Fèliho, il mérite d’être célébré 50 ans après son décès. A cet effet, diverses manifestations sont prévues en son honneur aussi bien à Cotonou qu’à Abomey. Elles sont d’ordre intellectuel (conférence-débat conduite par des universitaires), culturel et cultuel et ont démarré le 13 janvier dernier pour prendre fin le 10 novembre prochain avec pour temps forts le 10 avril à Cotonou et les 23, 24 et 25 août à Abomey.

Société 04 avr. 2019


Obsèques de Mgr Paul Vieira à Djougou: Les ultimes hommages à un bâtisseur

Le nonce apostolique pour le Bénin et le Togo, Brian Udaigwe, a présidé mercredi 3 avril 2019, l’office religieux consacré aux tout derniers hommages au regretté évêque de Djougou. Après la célébration au stade de la ville, c’était dans la cathédrale du chef-lieu du département de la Donga que le corps de Paul Vieira a été inhumé, en présence d’un collège de 12 évêques et du président de la Conférence épiscopale du Bénin, Mgr Victor Agbanou.

C’est dans un stade Atchoukouma de Djougou noir de monde que les ultimes hommages ont été rendus, mercredi 3 avril 2019, à Mgr Paul Vieira, évêque de Djougou décédé en Italie le mois dernier. Ministres, présidents d’institutions et personnalités politico-administratives, fidèles et clergé se sont mobilisés pour l’office religieux célébré à l’occasion.
Selon Mgr Brian Udaigwe, nonce apostolique pour le Bénin et le Togo, la douleur est vive, car malgré les nombreuses complications de son état de santé, on était bien loin de s’attendre à recevoir la triste nouvelle de son départ à l’Eucharistie éternelle dans la matinée de ce 21 mars. Cependant, la communauté s’honore de toutes les grandes actions et œuvres qui portent son empreinte. Il s’est battu et mis au service de l’Eglise et du peuple de Dieu. Il serait fastidieux, selon lui, d’énumérer ses actions et l’Eternel des armées le reconnait comme un pasteur digne de lui. L’heure est venue de lui rendre des hommages dignes de son rang.
Mgr Clet Fèliho, évêque de Kandi, retient que le disparu est entré dans la maison de la miséricorde où Dieu ne rejette personne. Ses œuvres de bienfaisance, témoigne-t-il, constituent l’expression vivante de sa foi. Elles mettent en évidence les vrais mobiles de sa présence dans la cité des Kpétoni plus de 23 ans. Choisi comme pasteur par pure condescendance de Dieu et non par son propre mérite, a-t-il relevé, le prélat s’était jusqu’au plus profond de son être entièrement mis à la disposition de celui qui souffre dans ses entrailles lorsque la dignité de l’être humain est mise à mal.
Un sacerdoce qu'un représentant des familles Vieira et Gomez, reconnait dans la mesure où lesdites familles l’ont entièrement donné à l’Eglise. Il a témoigné sa gratitude à toutes les personnalités, particulièrement au chef de l’Etat qui s’est personnellement investi dans la sécurité, l’organisation et les finances liées aux derniers hommages à l’illustre disparu.
Mgr Victor Agbanou, président de la Conférence épiscopale du Bénin, nourrit les mêmes sentiments dans le message de reconnaissance qu’il a adressé à l’assistance pour la partition notoire de tous et celle particulière du président Patrice Talon.
La Haute Cour de justice, la Cour suprême, respectivement représentées par leurs présidents, Marie-Cécile de Dravo épouse Zinzindohoué et Ousmane Batoko, le ministre de la Justice, Séverin Quenum, le roi Kpétoni Koda VI, les têtes couronnées et plusieurs autres personnalités ont tenu à lui rendre les derniers hommages malgré la canicule qui a prévalu.
La dépouille de Mgr Paul Vieira repose dans la cathédrale de Djougou.

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