La Nation Bénin...



Résultat pour : mmoga vender monedas Visité Buyfc26coins.com. Todo perfecto, desde el pago hasta la entrega..QZkn

Nouvelles

Afrique subsaharienne / Rapport Africa’s Pulse : La croissance baisserait à 3,6 % en 2022
La dernière édition du rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale annonce un ralentissement de la croissance en Afrique subsaharienne. Confrontée à de nouveaux défis économiques, il est à craindre des troubles du fait de l’inflation et de l’aggravation de la crise alimentaire dans la région. La croissance en Afrique subsaharienne baisserait de 4 % en 2021 à 3,6 % en 2022, projette la dernière édition du rapport Africa’s Pulse de la Banque mondiale qui analyse les perspectives macroéconomiques à court terme de la région. La reprise post-Covid demeure inégale, incomplète et à géométrie variable à travers la région, selon l’étude. En Afrique de l’Est et australe, la croissance baisserait à 3,1 % en 2022 et se situerait aux alentours de 3,8 % en 2024, après 4,1 % en 2021. L’Afrique de l’Ouest et centrale atteindrait une croissance de 4,2 % en 2022 et de 4,6 % pour 2023. Ce ralentissement global de la croissance, indique la Banque, s’inscrit dans un contexte régional marqué par la persistance de nouveaux variants de la maladie à coronavirus (Covid-19), l’inflation globale, la perturbation des chaînes d’approvisionnement et les chocs climatiques. A cela, s’ajoute la montée des cours mondiaux des matières premières, qui s’est accélérée depuis le déclenchement du conflit entre la Russie et l’Ukraine, deux grands exportateurs d’engrais, de blé et autres. Toutes choses qui viennent exacerber les défis économiques de la région et surtout l’insécurité alimentaire déjà prégnante avec les difficultés d’approvisionnement et la flambée des prix des engrais et des produits alimentaires. A en croire les experts, les économies d’Afrique subsaharienne risquent fort d’être touchées elles-aussi par le durcissement de la conjoncture mondiale et une réduction des flux financiers étrangers vers la région. La hausse des prix du carburant et des denrées alimentaires se traduira par une inflation à la hausse, un renchérissement du niveau général des prix qui se fait sentir depuis l’année dernière. Parer au plus pressé ! Des millions de personnes vulnérables risquent de basculer dans l’extrême pauvreté, notamment dans les zones urbaines. Dans le contexte actuel d’instabilité politique accrue, on peut craindre que davantage de troubles civils n’éclatent du fait de l’inflation entraînée par les prix de l’énergie et de l’alimentation, alerte la Banque mondiale. Toutefois, « Les politiques commerciales peuvent changer la donne en garantissant la libre circulation des denrées alimentaires à travers la région», recommande Albert Zeufack, économiste en chef de la Banque mondiale pour l’Afrique, cité dans un communiqué en date du 13 avril rendu public par la Banque mondiale. « Avec des marges budgétaires limitées, préconise-t-il, les décideurs doivent se tourner vers des options innovantes comme la baisse ou la suppression temporaire des droits à l’importation sur les denrées alimentaires de base, pour venir en aide à leurs concitoyens. » Il est question pour les Etats de développer des programmes d’assurance sociale, d’épargne et d’emplois afin de renforcer la résilience économique, en protégeant les employés urbains du secteur informel et aussi en aidant les populations à investir dans leur santé et leur éducation. Actualités 15 avr. 2022


11e journée de la Super Ligue Pro de football du Bénin : Loto-Popo contraint de gagner
La Super Ligue Pro de football du Bénin va aborder sa 11e journée, ce week-end, avec des rencontres épiques pour le leader provisoire, Dynamo d’Abomey et son dauphin, Djeffa Fc. Vainqueurs respectifs de Béké et de l’As Cotonou lors de la journée précédente, ils sont attendus, demain samedi 16 avril, respectivement par Ayéma et Loto-Popo Fc, contraints de gagner pour ne pas s’enliser. La 11e journée de la Super Ligue Pro de football s’annonce alléchante, ce samedi 16 avril, avec d’une part le match entre le leader provisoire, Dynamo d’Abomey et Ayéma Fc et d’autre part la confrontation entre le tenant du titre Loto-Popo et le dauphin, Djeffa Fc. Vainqueur de Béké Fc, mercredi 13 avril dernier par le score de 1-0, le club de la capitale historique devra en découdre avec Ayéma Fc, leader de la ligue pro dans la zone D, afin de se maintenir en tête de ce classement. Cette rencontre apparaît comme un match de revanche pour Ayéma Fc lorsqu’on sait que la dernière confrontation entre les deux clubs en juin 2019 s’est soldée par la victoire (1-0) de Dynamo d’Abomey. Crédité de six victoires contre deux défaites et d’un match nul en neuf sorties, le club d’Abomey, leader provisoire avec 19 points +3, part ainsi avec la faveur des pronostics. Il pourra compter sur son attaque de feu (14 buts marqués) pour enchainer avec une 2e victoire consécutive afin de se maintenir au sommet du classement. Mais, c’est sans compter avec les protégés du président Pedro Ayéma qui restent sur des prestations un peu au-dessus de la moyenne depuis le début du tournoi. Contraint au nul (0-0) par Coton Fc, Ayéma Fc, 4e au classement avec 16 points +5 a besoin d’une victoire pour prendre la tête du classement. A Grand-Popo, Loto-Popo Fc et Djeffa Fc, le nouveau promu, se donnent rendez-vous dans un duel de positionnement. Resté sur trois victoires depuis le début de la compétition, Loto-Popo Fc qui n’a plus gagné depuis la 8e journée est contraint de remporter pour améliorer son classement. Accrochés (0-0) par les vice-champions en titre, les Buffles du Borgou, mercredi 13 avril dernier, Patrick Sèdjamè et ses coéquipiers devront être plus efficaces pour faire la différence face à la formation de Djeffa. 12e au classement avec 11 points -1, le club de la Loterie nationale du Bénin devra éviter une défaite face à cette équipe qui joue les trouble-fêtes depuis l’entame du tournoi. Tombeur de l’As Cotonou (1-0) lors de la 10e journée, Djeffa Fc, 2e au classement avec 18 points +5 est une formation difficile à manœuvrer. Avec la deuxième meilleure attaque de la compétition (13 buts marqués), il ne fera pas le déplacement du Mono en victime expiatoire. En dehors de ces deux matchs, il y aura également, ce samedi 16 avril, les confrontations entre la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp) et Dadjè Fc au stade Jean-Paul Gascon de Pobè et le duel des retrouvailles entre les Cavaliers et Adjidja Fc au stade municipal de Nikki. ----------------- Programme de la 11e journée ----------------------- Samedi 16 avril 2022 Loto-Popo Fc – Djeffa Fc à Grand-Popo Dynamo d’Abomey – Ayéma Fc à Abomey Jsp – Dadjè Fc à Jpg de Pobè Cavaliers – Adjidja Fc à Nikki Dimanche 17 avril 2022 Espoir Fc – Asvo à Savalou Eternel – Panthères à Cotonou Buffles – As Cotonou à Parakou Béké Fc – Coton Fc à Bembèrèkè Sports 15 avr. 2022


1re session ordinaire 2022 du Parlement Louis Vlavonou appelle à l’engagement des députés
Les travaux de la première session ordinaire de l’année 2022 de l’Assemblée nationale ont été lancés, hier jeudi 14 avril. Dans son discours inaugural, le président du Parlement, Louis Vlavonou, a exhorté ses collègues députés à rester davantage engagés pour relever les défis de cette session dans un contexte de fin de législature. Les députés renouent avec le chemin de l’hémicycle après trois mois de vacances. Cette rentrée parlementaire effectuée, ce jeudi, s’inscrit dans le cadre de la première session ordinaire de l’année 2022, conformément à l’article 87 de la Constitution béninoise. Cette session ordinaire est l’avant-dernière pour le compte de la huitième législature. Pour le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, qui a lancé les travaux avec un quorum de 62 députés, cette session qui s’ouvre ne sera certainement pas de tout repos. Il en veut pour preuve le projet d’ordre du jour qui renseigne que les députés auront à examiner un nombre impressionnant de dossiers dont des projets et propositions de lois, des pétitions, des questions au gouvernement, des rapports relatifs à des décrets de ratification de conventions de financement. Le président de l’institution parlementaire confie vouloir compter sur la disponibilité habituelle et l’esprit républicain des uns et des autres afin de finaliser le plus grand nombre de dossiers possible au cours de cette session. Car, rappelle-t-il, la deuxième session ordinaire encore appelée session budgétaire qui va s’ouvrir en octobre prochain, la toute dernière de la législature, sera exceptionnellement raccourcie, en raison de la tenue avancée des élections législatives du 8 janvier 2023. Il se dit toutefois optimiste, du reste, au regard de l’organisation qu’il a mise en place et qui aujourd’hui fonctionne au mieux pour y parvenir. Laquelle organisation a permis, souligne Louis Vlavonou, au Parlement d’examiner et d’adopter plusieurs dossiers au cours de la dernière session. Entre autres, il cite le vote de huit lois ordinaires d’une importance capitale, dont la loi-cadre sur l’enseignement et la formation technique et professionnelle en République du Bénin, la loi portant code de l’administration territoriale et la loi portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin. Il rappelle que c’est au cours de cette session que l’Assemblée nationale a adopté, le 9 décembre 2021, la loi n° 2021-016 du 23 décembre 2021 portant loi de finances pour la gestion 2022, un budget équilibré en ressources et en charges à la somme de 2 541, 203 milliards FCfa accordée au gouvernement pour la réalisation de son programme d’action pour la période 2021-2026. Cherté de la vie et terrorisme Une loi de finances rectificative a été aussi adoptée, rappelle le président de l’Assemblée nationale. Louis Vlavonou promet de revenir plus en détail sur le bilan de toutes les activités menées pendant la période du 1er octobre 2021 au 31 mars 2022 à la faveur de l’examen de son rapport d’activités programmé pour la séance plénière du jeudi 21 avril prochain. Le président de l’Assemblée nationale n’a pas omis de rappeler le contexte particulier marqué, selon lui, par une conjoncture difficile, complexe et préoccupante, dans lequel s’ouvrent les travaux de cette session. Il fait allusion aux attaques terroristes et à la hausse généralisée des prix de tous les biens et services de base auxquelles est confronté le Bénin, à l’instar d’autres pays de la sous-région et même à l’international, après les effets pervers de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19. Louis Vlavonou souhaite que cette grave crise liée à la cherté de la vie trouve le plus rapidement possible une issue, afin d’abréger les difficultés supplémentaires qu’elle a occasionnées. Il félicite le gouvernement et en premier son chef, le président Patrice Talon pour sa gestion efficiente de toutes ces crises. Il loue les récentes mesures prises par l’Exécutif ainsi que la mise à disposition de 80 milliards F Cfa pour contenir les prix des produits de grande consommation et pour les rendre disponibles. « L’engagement des acteurs impliqués et le déploiement des mesures idoines me font garder l’espoir que bientôt, nous aurons dépassé cette funeste situation », souligne Louis Vlavonou. Il rassure de l’engagement franc de la Représentation nationale de soutenir et d’accompagner toutes les initiatives qu’impose cette conjoncture exceptionnelle. Le président de l’Assemblée nationale adresse le même message d’encouragement aux forces de sécurité et de défense au front dans la lutte contre les attaques des groupes extrémistes. Il salue aussi la mémoire de toutes les victimes de cette barbarie. ------------ La Télévision hémicycle renforce la Radio hémicycle -------- Les travaux d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2022 ont été retransmis en direct, hier, sur la Télévision hémicycle mise en service ce même jeudi. La création de cette chaîne désormais captable sur les smartphones, explique Louis Vlavonou, s’inscrit dans le cadre de sa vision de faire de la redevabilité l’un des principes cardinaux de son action. « C’est le complément nécessaire et indispensable qu’il fallait à la Radio hémicycle pour faire connaître au monde entier les débats nourris qui se mènent à l’intérieur de ce temple de la démocratie qu’est l’hémicycle », détaille le président de l’Assemblée nationale. Selon lui, grâce à la Télévision hémicycle, les populations pourront suivre en direct les séances plénières, qu’elles soient au marché, dans leurs ateliers, au champ ou ailleurs. « C’est une révolution dans la sous-région et le Parlement béninois se révèle à lui-même avec émerveillement pour l’avoir fait en comptant sur ses propres forces et sur ses propres ressources », fait savoir Louis Vlavonou. Il se réjouit d’avoir réussi par ailleurs avec ses collègues à moderniser, voire à révolutionner la gestion financière, matérielle et des ressources humaines du Parlement. « Ensemble donc, nous avons décidé de faire de notre législature une référence et pendant qu’on égrène les derniers mois pour tendre vers la fin, j’ai l’intime conviction que notre bilan témoignera en nos lieu et place », apprécie le président de l’Assemblée nationale. Actualités 15 avr. 2022


Le père Boccovo au sujet du triduum Pascal : ‘’La passion, la mort et la résurrection du Christ sont célébrées’’
Les rites du triduum pascal ont démarré, ce jeudi 14 avril, et s’achèveront dans la nuit du samedi 16 avril. Le père Justin Boccovo, curé de la paroisse Notre Dame de la Visitation, de Gbèdagba à Cotonou, évoque les subtilités de cette commémoration. LA NATION : Le carême chrétien tire à sa fin. Quels sont les rites marquant la Semaine sainte ? Père Justin Boccovo : Le triduum pascal est le sommet de la Semaine sainte, parce que cela nous rappelle les trois jours de la passion, de la mort et de la résurrection du Christ. Cela commence le Jeudi saint et s’achève le Samedi saint. Quels sont les rites du Jeudi saint ? Le soir du Jeudi saint, Jésus a institué deux sacrements à savoir le sacrement de l’Eucharistie et celui de l’ordre des prêtres. L’Eucharistie est le sacrifice d’amour qui consiste à dire sur le pain : « Ceci est mon corps », et sur le vin : « Ceci est mon sang ». Donc, le corps et le sang du Christ qui seront offerts, le Vendredi saint en sacrifice, cela a été institué la veille par le sacrifice de la messe. Et en même temps que le sacrifice de la messe, on institue les apôtres comme prêtres devant offrir ce sacrifice tous les jours jusqu’à la fin des temps. La messe du Jeudi saint est appelée la Sainte scène. Le cœur de cette célébration est en principe le lavement des pieds. On lave les pieds aux douze apôtres pour montrer que le sacrifice et le service sont liés. C’est pourquoi, Jésus a lavé les pieds aux douze apôtres. Nous avons dû interrompre cette pratique à cause de la pandémie du coronavirus depuis deux ans. Même après que les mesures liées à la Covid ont été allégées, il n’y aura pas de lavement des pieds cette année dans le diocèse de Cotonou. Cela veut dire que le prêtre est au service de la communauté comme Jésus l’a été. Il s’est abaissé pour laver les pieds à ses disciples. Le prêtre également doit aller jusqu’à l’abaissement, jusqu’à l’humiliation pour le service du peuple de Dieu. Donc, il représente le Christ en personne lorsqu’il préside l’Eucharistie. Et dans la nuit du Jeudi saint, il y a l’adoration des différents groupes de la paroisse devant le Saint sacrement jusqu’au lendemain. Après cette messe, commence la passion du Christ. On peut dire que c’est la nuit des douleurs au Jardin des Oliviers, la nuit de sueur, d’angoisse. On invite les chrétiens à rester en adoration pour communier à la passion du Christ, cette nuit du jeudi jusqu’au vendredi. Comment s’organise la commémoration du Vendredi saint ? Le vendredi, on ne célèbre pas de messe dans l’Eglise catholique parce que le fondateur, ou l’auteur de la messe, est mort. Il sera crucifié sur la croix le Vendredi saint. Dans cette journée du vendredi, il y a essentiellement le chemin de croix. Le chemin de la croix était communautaire, et se déroulait dans les rues. A cause du coronavirus, nous avons dû interrompre cela. Cette année aussi, il n’y aura pas de chemin de croix, mais nous allons le vivre à l’intérieur des églises. Le chemin de la croix permet de rappeler les étapes de la souffrance du Christ. Nous allons rappeler tout cela. Les chrétiens sont invités à parcourir les 14 stations dans l’espérance de la résurrection. C’est une souffrance qui est ouverte sur la résurrection. La deuxième activité importante du Vendredi saint est ce que nous appelons la passion du Christ. Cela s’observe fondamentalement en trois ou quatre étapes. Il y a les lectures et le cœur de ces lectures, l’évangile de la passion selon saint Jean. Tous les Vendredis saints, de façon invariable, on écoute la passion du Christ selon St Jean. Nous aurons ensuite la grande prière universelle qui regroupe 10 intentions et prend en compte toutes les situations de vie des hommes. On prie pour tout le monde, même pour les non chrétiens. C’est une prière qui couvre la totalité de l’univers. Il s’ensuivra la vénération de la croix, où chacun venait autrefois baiser la croix, mais depuis deux ou trois ans, cela est suspendu pour raison de coronavirus. Mais la croix sera toujours mise en valeur ce vendredi saint, même si c’est de façon brève. On aura enfin l’étape qui clôt la célébration de la passion à savoir le partage de la communion. C’est dire que les saintes réserves de la nuit de Jeudi saint sont conservées jusqu’au soir du Vendredi saint où on peut communier au corps du Christ. On achève la célébration dans le recueillement. Le Christ est mort sur la croix à 15 h, donc on reste en silence autour du tombeau jusqu’au samedi. On continue à prier, à se recueillir en silence, et le samedi déjà à partir de 20 h, on annonce la grande fête de la résurrection. Quelles sont les étapes de la célébration du Samedi saint ? La grande première étape est ce que nous appelons la célébration de la lumière. Le Christ ressuscité apporte la lumière dans nos ténèbres. La seconde étape est l’écoute des lectures, c’est-à-dire que la parole de Dieu est au cœur de chaque célébration. Il y a 7 lectures de l’Ancien testament qui sont proposées et le prêtre a le loisir de choisir le nombre de lectures qui lui convient pour que la célébration ne soit pas interminable. Et il y a une lecture du Nouveau testament, la lettre de St Paul apôtre aux Romains et cette année, ce sera l’évangile selon St Luc. Il s’ensuivra la célébration du baptême, parce que ce qui caractérise la résurrection du Christ, la nuit de la Pâque, ce sont les baptisés de Pâques. Ils vont faire leur entrée dans l’église, rayonnants de lumière. Et c’est cela qui fait la célébration de la Pâques. Après cette étape, les autres chrétiens vont renouveler leur engagement baptismal, et nous allons dire que nous allons suivre le Christ jusqu’à la fin de notre vie. Nous procéderons à l’aspersion d’eau bénite sur tous les fidèles. La messe va alors se poursuivre comme à l’ordinaire. Et ce qui est également caractéristique de la nuit de Pâques, c’est le chant de l’alléluia. Le lendemain de la veillée, il y a la célébration du dimanche de Pâques où les chrétiens viennent rendre grâce. Et il y a une petite prolongation qu’on appelle le Lundi de Pâques, le lundi de Galilée. C’est toujours pour célébrer la résurrection. Il faut dire que les festivités pascales durent 50 jours, pour permettre aux chrétiens de proclamer à cor et à cri sur tous les toits, que le Christ est vraiment ressuscité. Culture 15 avr. 2022


Chemin de la croix : Plus qu’une routine, un parcours d’amour
En ce jour, vendredi saint, l’Eglise catholique revit la passion du Christ. Plus qu’une tradition, ce dernier chemin de la croix du temps de carême et la célébration de la passion qui s’ensuit, plongent les fidèles dans la prière et la repentance mais surtout, les engagent sur le chemin de l’amour inépuisable et ineffable du Dieu qui se donne entièrement. Tous les vendredis du temps de carême et plus spécialement en ce vendredi saint, les fidèles catholiques vivent le chemin de la croix dans une certaine prédisposition spirituelle et physique. Il est vrai que depuis 2020, du fait de la crise sanitaire, le chemin de la croix du vendredi saint ne rassemble plus du monde sur les voies publiques mais l’exercice spirituel demeure intact. Et les fidèles sont appelés à en apercevoir le sens profond, à le vivre avec foi et non dans une posture routinière. Le chemin de la croix est, en effet, une ancienne tradition de l’Église catholique qui remonte au quatrième siècle, quand les chrétiens se rendaient en pèlerinage en Terre Sainte. Pour le pape François, la Croix de Jésus est la parole par laquelle Dieu a répondu au mal dans le monde. Dans son discours aux Journées mondiales de la jeunesse (Jmj) du 26 juillet 2013, il perce le mystère du chemin de la croix en huit arguments. Primo, le chemin de croix est un chemin de confiance en Dieu. « Dans la Croix du Christ, il y a tout l’amour de Dieu, il y a son immense Miséricorde. Et c’est un amour auquel nous pouvons nous fier, auquel nous pouvons croire… Ayons confiance en Jésus et remettons-nous totalement à Lui, car Lui ne déçoit jamais personne! C’est seulement dans le Christ mort et ressuscité que nous trouvons le Salut et la Rédemption», explique le pape François. Pour le souverain pontife, le chemin de croix plonge aussi dans l’histoire et interpelle directement chaque fidèle. Dans ce sens, le vicaire du Christ interroge : « Et toi, comme lequel d’entre eux veux-tu être? Comme Pilate, comme le Cyrénéen, comme Marie ? Jésus te regarde en ce moment et te dit : "Veux-tu m’aider à porter la Croix ? Frères et sœurs, toi, avec toute ta force de jeune, qu’est-ce que tu lui réponds ? ». Tertio, le chemin de la croix rappelle que Jésus souffre avec ceux qui mettent en lui leur confiance. Il est pour eux, une consolation et leur donne l’espérance. « Dans la Croix du Christ, il y a la souffrance, le péché de l’homme, aussi le nôtre, et Lui accueille tout avec les bras ouverts, prend sur ses épaules nos croix et nous dit : "Courage ! Tu n’es pas seul à les porter ! Je les porte avec toi, J’ai vaincu la mort et Je suis venu te donner espérance, te donner la vie"», relève le pape François. Quatrième raison, le chemin de la croix invite à l’action. « Mais la Croix du Christ invite aussi à nous laisser contaminer par cet amour, elle nous enseigne alors à regarder toujours l’autre avec miséricorde et amour, surtout la personne qui souffre, qui a besoin d’aide, qui attend une parole, un geste », va déclarer le saint Père. Le cinquième argument que le pape évoque, c’est la croix comme symbole d’amour mais aussi de jugement. Il souligne : «Elle (la croix) est aussi jugement: Dieu nous juge en nous aimant. Rappelons-nous cela : Dieu nous juge en nous aimant. Si j’accueille son amour je suis sauvé, si je le refuse je suis condamné, non par Lui, mais par moi-même, parce que Dieu ne condamne pas, Lui ne fait qu’aimer et sauver ». Victoire sur le mal Dans son adresse aux Jmj du 26 juillet 2013, le saint Père François fait comprendre que le chemin de la croix révèle la réponse de Dieu au mal dans le monde. «La Croix de Jésus est la Parole par laquelle Dieu a répondu au mal. Parfois il nous semble que Dieu ne répond pas au mal, qu’Il demeure silencieux. En réalité, Dieu a parlé, a répondu, et sa réponse est la Croix du Christ: une Parole qui est amour, miséricorde, pardon », soutient le pape. Il ajoute que le chemin de croix donne la certitude de l’amour fidèle de Dieu pour l’homme. «Qu’est-ce que la Croix a laissé en ceux qui l’ont vue et en ceux qui l’ont touchée ? Qu’est-ce que la Croix laisse en chacun de nous? Elle laisse le bien que personne ne peut nous donner: la certitude de l’amour fidèle de Dieu pour nous », assure le saint Père. In fine, le chemin de la croix guide de la Croix à la Résurrection. Et le souverain pontife engage tous les fidèles dans une prière unanime : « Ô Jésus, guide-nous de la Croix à la Résurrection, et apprends-nous que ce n’est pas le mal qui aura le dernier mot, mais l’amour, la miséricorde et le pardon. Ô Christ, aide-nous à nous exclamer à nouveau : "Hier j’étais crucifié avec le Christ, aujourd’hui je suis glorifié avec Lui. Hier j’étais mort avec Lui, aujourd’hui je suis vivant avec Lui. Hier j’étais enseveli avec Lui, aujourd’hui je suis ressuscité avec Lui" ». L’Eglise revit donc à travers le chemin de la croix, le mystère de l’amour incommensurable de Dieu pour l’homme, un amour qui ne craint pas la souffrance, un amour qui a vaincu la plus grande peur de l’homme : la mort. Par ricochet, le chemin de la croix est alors un chemin de confiance, d’espérance et de foi en celui qui a vaincu la mort et qui par sa mort ouvre le chemin de la vie éternelle. Culture 15 avr. 2022


Session des ministres de la sécurité et de la défense à Cotonou : La consolidation de l’Initiative d’Accra actée
Au terme de leur 8e session qui s’est tenue à Cotonou, les ministres de la Sécurité et de la Défense de l’Initiative d’Accra ont formulé des recommandations dont la mise en œuvre effective permettra à la sous-région de bouter le terrorisme hors de ses frontières. L’étau se resserre de plus en plus autour de ces «âmes égarées » qui ne cessent de perpétrer des actes terroristes dans la sous-région ouest-africaine. La 8e session des ministres de la Sécurité et de la Défense des pays membres de l’Initiative d’Accra qui s’est tenue mercredi 13 avril dernier a formulé d’importantes recommandations dont la mise en œuvre sonnera le glas du terrorisme. Les ministres Alassane Séidou, Fortunet Nouatin et leurs collègues du Niger, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Togo et du Ghana ont recommandé de « déployer l’opération «Koudanlgou renforcée » après la signature du projet d’accord portant création, organisation et fonctionnement de la Force multinationale conjointe (Fmc) ». C’est une opération militaire dont une première version dénommée « Koudanlgou 4 zone 2 » a connu une réussite sans faille. Toujours dans la dynamique de mettre fin au terrorisme, il a été validé le Plan d’opération (Oplan) et recommandé que les experts opérationnels, financiers et logistiques se réunissent au plus tard avant fin avril 2022 afin de proposer un budget adéquat qui sera soumis à l’approbation des ministres. Les ministres de la Sécurité et de la Défense ont aussi recommandé de prendre les mesures nécessaires en vue de la signature de l’accord portant création de l’Initiative d’Accra et de l’acte additionnel portant organisation et fonctionnement du secrétariat exécutif par les autorités compétentes des Etats membres. A cet effet, ils ont instruit le secrétariat exécutif pour prendre les contacts nécessaires auprès des Etats membres afin de parvenir à la signature desdits documents dans un délai raisonnable. L’autre moment fort de cette rencontre de Cotonou, c’est la validation du principe d’instauration du droit de poursuite au sein de l’Initiative d’Accra. A cet égard, les ministres ont mandaté le secrétaire exécutif à l’effet de prendre les mesures en vue de l’élaboration puis l’adoption d’un instrument juridique définissant les modalités pratiques de l’exercice du droit de poursuite. Par ailleurs, il a été formulé une recommandation afin de renforcer l’interopérabilité entre les différentes forces nationales des pays membres notamment en matière de Systèmes d’information et de communication (Sic). A cet effet, il est prévu que le Ghana accueille dans les plus brefs délais une réunion d’experts en vue de faire des propositions concrètes à soumettre aux prochaines rencontres. Engagés à poursuivre leur chemin ensemble en unissant leurs forces et moyens, les ministres des pays membres de l’Initiative d’Accra ont examiné et validé le nouveau programme de formation révisé et recommandé sa mise en œuvre courant le deuxième trimestre 2022. Ils ont aussi adopté le bilan des activités de l’Initiative d’Accra pour l’année 2022 et encouragé le Secrétariat Exécutif à poursuivre ses efforts visant à consolider l’organisation. Cependant, forts du constat de la non-participation du Mali aux assises du fait de la sanction de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest, les ministres de la Sécurité et de la Défense entendent entamer un plaidoyer pour une dérogation spéciale afin que le pays prenne part aux activités visant à bouter l’insécurité hors de la sous-région. Actualités 15 avr. 2022


Transfert des ouvrages de distribution d’énergie : Le plan d’action élaboré
L’assistant technique du ministre de l’Energie, Raouf Badarou, a ouvert, hier jeudi 14 avril à Cotonou, un atelier de 48 h sur l’élaboration du plan d’action pour le transfert et la prise en charge des ouvrages de distribution de l’électricité du Mca-Bénin II. A l’occasion, les agents techniques de la Société béninoise d’énergie électrique ont été formés pour une gestion efficace desdits ouvrages. La pérennisation et la durabilité des infrastructures et ouvrages électriques financés et réalisés dans le cadre du deuxième Compact du Millennium challenge account (Mca-Bénin II) préoccupent les parties prenantes dont le gouvernement. Pour ce faire, un atelier est organisé, les 14 et 15 avril 2022, sur l’élaboration du plan d’action pour le transfert et la prise en charge des ouvrages de distribution de l’électricité du Mca-Bénin II. Gérard Zagrodnik, directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), a noté que c’est un programme très ambitieux de 169 milliards F Cfa. Les travaux actuellement à un niveau très avancé se déroulent sur plusieurs sites dont Cotonou, Bohicon, Parakou, Djougou et Natitingou, fait-il savoir. Gabriel Dégbègni, coordonnateur national du Millennium challenge account (Mca Bénin II), a assuré que les projets Postes, lignes et dispatching en cours de réalisation par Mca-Bénin II introduisent dans le réseau de la Sbee une multitude d’équipements et de nouvelles technologies auxquels ses agents techniques ne sont pas habitués. Il s’agit notamment des postes Gis à contrôle-commande numérique, des nouvelles liaisons souterraines 63 kV avec des protections numériques, le système de téléconduite du réseau utilisant la transmission par fibres optiques, etc. De même, il sera également mis à la disposition de la Sbee, « des camions laboratoires de détection de défauts et de maintenance des câbles souterrains, ainsi que des outillages spéciaux et de nouveaux appareils de maintenance ». A cela s’ajoutent plusieurs lots et stocks d’équipements de protection individuelle et collective de sécurité, ainsi que d’importants lots de pièces de rechange de première nécessité pour chaque type d’ouvrage en construction. Sans oublier le volet des formations spécialisées à l’intention du personnel technique de la Sbee/Ceb. De nouvelles compétences requises Toutes choses qui, selon Oswald Acclassato, chef projet Mca, nécessitent de nouveaux profils et de nouvelles compétences pour une bonne prise en main et la durabilité des infrastructures. Satisfait de l’agenda de l’atelier, Raoufou Badarou, représentant du ministre de l’Energie, a souligné la pertinence des thématiques retenues pour la mise à niveau des agents techniques de la Sbee. Le transfert de compétences fait partie des composantes du projet Mca II et les installations, a-t-il apprécié, sont de nouvelle génération. Aussi, requièrent-elles une mise à niveau du personnel technique de la Sbee pour leur durabilité et leur gestion efficace, a-t-il relevé. L’introduction de ce plateau technologique moderne au réseau de la Sbee, a-t-il expliqué, constitue un changement majeur. Ainsi, de nouvelles procédures d’exploitation et de nouveaux métiers exigeant des prérequis feront leur apparition nécessitant une préparation, voire une revue de l’organisation de la gestion du réseau, et un accompagnement ciblé pour s’assurer des conditions de transfert et de prise en charge, en vue d’une exploitation durable. Actualités 15 avr. 2022


Lancement du nouveau Nissan Navara à Cotonou : la Sonaec dévoile le « meilleur pick-up » de sa génération
Alliant élégance, puissance et confort, le nouveau pick-up Nissan Navara a été présenté au public, ce jeudi 14 avril par la Sonaec à son siège à Cotonou. Ce nouveau bijou de la marque japonaise, qui affiche également des finitions intérieures haut de gamme et des équipements technologiques de dernière génération, se présente comme le « partenaire idéal » pour tous les voyages. Du nouveau dans le showroom de la Sonaec à Cotonou ! Le tout dernier modèle de Nissan Navara est désormais disponible à partir de 19 millions F Cfa, avec trois ans de garantie. « Ce joyau qui existe en version boîte manuelle comme en boîte automatique, en simple comme en double cabine, en deux ou quatre roues motrices, répond à un triple critère : qualité, exigence et innovation accrues », souligne Nicolas Adagbè, directeur général de la Société nouvelle d’automobile d’équipement et de commerce (Sonaec). Présentant ses atouts, ce jeudi au lancement du nouveau véhicule à Cotonou, il insiste sur le design irrésistible et autres améliorations apportées par la célèbre marque japonaise par rapport à l’ancien modèle commercialisé depuis 2015, « de nombreux atouts qui font de lui le meilleur pick-up de sa génération ». Capot plus haut et plus solide, phares Led, hayon avec des feux de nouvelle génération, freins équipés d’un système d’urgence intelligent et d’avertisseurs pour éviter les collisions, Nissan Navara s’inscrit véritablement dans le futur. Mieux, « le moteur allie puissance, force, robustesse avec une faible consommation en carburant», ajoute-t-il. Et à bord, le nouveau Navara offre une vue d’ensemble autour du moniteur de vue, des compartiments astucieux et plus spacieux pour faciliter le transport d’objets plus hauts, toutes choses qui confèrent une praticabilité polyvalente au confort luxueux. « C’est un pick-up robuste qui domine tous les terrains, de par sa tenue de route exceptionnelle, avec de véritables capacités et des performances irréprochables», témoigne Fortuné Nouatin, utilisateur personnel du Nissan Navara. « Il est conçu pour conquérir les terrains accidentés, difficiles d’accès et s’avère indispensable lors des opérations des Forces armées béninoises (Fab) », poursuit le ministre en charge de la Défense nationale.   Facilités « Sa version militaire connue sous le vocable Acmat n’a jamais déçu les Fab que ce soit pour la tactique que pour le transport de troupes », ajoute-t-il. Ainsi, Nissan répond parfaitement aux aspirations sans cesse renouvelées des consommateurs, confie Casimir Migan, vice-président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Cci-Bénin). Il rappelle les mesures incitatives prises dans la loi de finances exercice 2022 dans le secteur automobile, lesquelles visent à inciter les Béninois à se procurer les véhicules sortis directement d’usines. Il cite l’abattement sur la valeur en douane de 100 % pour les voitures électriques à l’état neuf, 95 % pour les voitures hybrides et 90 % pour les autres voitures à l’état neuf, ainsi que l’exonération de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva), qui font que ces véhicules reviennent à des prix plus attractifs. « Je vous invite à accompagner le chef de l’Etat dans sa vision de changer le Bénin », exhorte-t-il, avant de souhaiter pleine réussite commerciale au nouveau produit de la Sonaec et de la firme Nissan. Le lancement du nouveau Nissan Navara a eu lieu en présence de Takahisa Tsugawa, ambassadeur du Japon près le Bénin, d’Augustin Tabé Gbian, président du Conseil économique et social, et de nombreux opérateurs économiques qui sont tombés sous le charme du pick-up. Actualités 15 avr. 2022


Protection des élèves contre les abus sexuels : La charte de bonnes pratiques bientôt renforcée
Au regard de ses effets, la charte de bonnes pratiques pour la protection des élèves contre les abus sexuels en milieu scolaire mérite d’être renforcée. C’est l’une des recommandations de l’atelier de validation du rapport de l’étude sur ladite charte qui a eu lieu hier mercredi 13 avril 2022. Une charte révisée pour plus d’efficacité. C’est le vœu des acteurs présents hier à l’atelier de validation du rapport de l’étude sur les effets de la charte de bonnes pratiques (Cbp) pour la protection des élèves contre les abus sexuels en milieu scolaire au Bénin. Sidérés par les résultats présentés à cet atelier initié par le Cercle International pour la Promotion de la Création (Cipcre Bénin), ils ont exprimé leur satisfécit. « Si cette charte n’avait pas existé, il aurait fallu l’inventer. Il faut maintenir le cap et envisager des mécanismes pour renforcer son application afin que désormais la scolarité des élèves filles soit sécurisée», souligne Justin Houadjèto, assistant du directeur de cabinet du ministre des Enseignements maternel et primaire. En effet, au nombre des initiatives prises pour lutter contre le phénomène des abus sexuels, figure en bonne place la Cbp instituée par arrêtés ministériels en date du 17 décembre 2015 pour l’Enseignement secondaire et en date du 21 décembre 2016 pour l’Enseignement primaire. Il s’agit, selon Denga Sahgui, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Enseignement secondaire, d’une convention locale où s’engagent les six parties de chaque établissement scolaire, c’est-à-dire les enseignants, les élèves, les parents d’élèves, les vendeurs, le personnel de service, les responsables de l’administration. Après le lancement de sa généralisation en 2017 sur toute l’étendue du territoire national, des résultats probants ont été notés en termes de diminution des cas d’abus sexuels. Et l’étude commanditée sur les effets de cette charte et d’autres initiatives sur la période de 2011 à 2020 fournit encore des données scientifiques. Les résultats présentés ont fait l’objet de débats et de travaux de groupes pour aboutir à des perspectives. Beaucoup plaident pour une approche systémique dans l’application de la charte pour les trois ordres d’enseignement. Tirer profit de tout ce qui marche Pour Elidja Zossou, directeur national du Cipcre-Bénin, les travaux ont permis d’identifier de nombreuses initiatives à prendre en compte dans le cadre de cette lutte. « Je retiens que la protection de nos enfants contre tout ce qui peut les distraire, les abus sexuels et les violences, est une préoccupation partagée par tous les acteurs. Nous avons intérêt à tirer profit de tout ce qui marche dans les initiatives pour les mettre dans une convergence pour plus d’efficacité », a-t-il souligné. Il a par la suite dévoilé quelques perspectives. « Le cabinet a essayé de trouver tous les ingrédients qui vont permettre d’aller vers une nouvelle version qui tienne compte des facteurs. Il faut faire en sorte que les comités de veille soient composés, non plus seulement des acteurs qui sont à l’intérieur de l’école, mais aussi ceux qui sont en dehors. Parce que les auteurs des abus sur nos enfants sont de plus en plus hors de l’école. Nous devons aller vers une révision pour des mécanismes de financement renforcés de sorte que les acteurs à la base puissent mieux fonctionner et qu’on ne laisse plus les engagements dans une certaine volatilité », a déclaré Elidja Zossou, directeur national du Cipcre-Bénin. Que ce soit le ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle (Mestfp), le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp), la société civile et même les élèves pairs éducateurs, ils sont tous déterminés. Quant à eux, Cipcre-Bénin et ses partenaires maintiennent le cap pour l’éradication des abus sexuels en milieu scolaire. Société 14 avr. 2022


Mise en œuvre du projet Swedd-Bénin : Les espaces sûrs lancés depuis le centre social de Pobè
Le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance a procédé au lancement officiel des espaces sûrs du projet Swedd, mardi 12 avril dernier, au Centre de promotion sociale de Pobè. A l’occasion, les adolescentes ont exprimé leur reconnaissance au gouvernement et aux acteurs de la chaîne de protection de l’enfance pour cet attachement à leur bien-être. Un cadre d’accueil, d’écoute, d’orientation et de formation est érigé au Centre de promotion sociale de la commune de Pobè. A en croire Mireille Bio Idrissou du projet Swedd, il s’agit d’un cadre privilégié où sont accueillies les jeunes filles, les adolescentes afin de les accompagner dans le renforcement de leurs connaissances en matière de santé reproductive. Elle explique que cette approche a été adoptée en vue de suivre de près la plupart de ces enfants qui ont abandonné l’école ou qui n’ont pas eu la chance d’y mettre pieds. Une sorte de deuxième chance. Dans le cadre du projet Sweed, il sera réalisé au plan national, 770 centres dénommés des espaces sûrs, à raison de 10 par commune. A juste titre, le préfet du département du Plateau, représentant le ministre des Affaires sociales, a lancé l’opérationnalisation desdits espaces à partir du modèle type du Centre de promotion sociale de Pobè. « A travers l’accompagnement qui sera donné à ces filles dans les espaces sûrs, je reste fortement convaincu que la notion de la parenté responsable ne sera plus une vaine expression dans nos contrées », a déclaré le préfet Daniel Valère Sêtonnougbo qui indique que le sous projet «Compétences de vie et santé de reproduction » du projet Swedd est le plus sensible du dividende démographique. Car, il apparaît comme une réponse aux défis de la croissance démographique exponentielle qui caractérise le Bénin, en ce sens qu’il vise à impacter directement les filles à risque de grossesses précoces souvent non désirées et de mariages forcés, généralement précoces. Un nouveau départ Au niveau des espaces sûrs, les adolescentes bénéficieront de l’accompagnement de mentors. Selon Mireille Bio Idrissou, le mentor est un coach ou la deuxième maman, une maman moderne qui doit pouvoir développer une très grande proximité avec les enfants, car les sujets qu’elles sont appelées à aborder à l’intérieur de ces espaces sont sensibles, et dans le contexte africain, il n’est pas aisé de parler de sexualité avec des adolescentes. « Le Bénin doit compter parmi les pays où le taux de prévalence en planification familiale chez les femmes est amélioré et les statistiques en lien avec les grossesses précoces et le mariage forcé chez les adolescentes et jeunes filles, considérablement en baisse ». Tel est le vœu formulé par le représentant du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance en soulignant que c’est à cette fin que le gouvernement du président Patrice Talon a joué sa partition pour l’admission du Bénin dans le cercle des pays bénéficiaires du projet Swedd. Le préfet du Plateau, Daniel Valère Sêtonnougbo, a invité toutes les communautés qui accueilleront les espaces sûrs à l’instar de la commune de Pobè, à retenir que le développement passe également par les filles. A Pobè, c’est l’Ong Centre de pensée et d’action pour un développement économique et social (Cpades) qui a rempli son cahier des charges à travers la réalisation de l’espace sûr inauguré au Centre de promotion sociale. Il faut noter que le projet Swedd s’articule autour de plusieurs composantes dont la première vise à créer la demande pour les services de santé de reproduction, la deuxième à répondre à la demande créée par la première en renforçant les capacités dans l’offre de services de qualité. Une troisième composante vise à faire le plaidoyer au haut niveau afin que les politiques soient élaborées pour le soutien du dividende démographique. Société 14 avr. 2022


1053 - 2205