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Nouvelles

Karaté Germanus 2019: Les meilleures karatékas honorées

La remise de médailles aux lauréates de la 1re édition du tournoi féminin de karaté Germanus 2019, s’est effectuée ce samedi 30 mars, au cours de la célébration de la journée de la fille béninoise à Cotonou. C’est l’occasion pour Jocelyne Alladayè, marraine de l’évènement et ancienne pratiquante de karaté-do d’inviter le public à soutenir les initiatives visant l’épanouissement des filles.

Organisée par Florence Ligan, responsable aux Affaires féminines de la Fédération béninoise de karaté-do, en collaboration avec l'Ong Capital jeunesse, en marge de la journée de la fille béninoise, la compétition féminine de karaté-do dénommée Germanus 2019 s’est achevée, samedi 30 mars dernier, avec la remise de médailles aux meilleures karatékas. Au cours de la cérémonie, les athlètes ont été entretenues sur la sexualité, l'éthique et la morale et le rôle des Tic. Jean Baptiste Elias, président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, Hector Agbo, représentant du ministre de l’Economie numérique, Jocelyne Alladayè, marraine de l’évènement ont donné à l’occasion de sages conseils à ces jeunes pratiquantes d’art martial.
Selon Jocelyne Alladaye, marraine de l’évènement, Karaté Germanus 2019 vise à célébrer les filles béninoises afin de répondre aux exigences de changement de comportement par l’adoption d’attitude et de mentalité positive et vertueuse. « Cette démarche consacrée à l’évolution, à la formation et à l’émancipation de la fille, nous semble salutaire et bénéfique pour tous », a-t-elle indiqué. Elle a alors invité la population à encourager et soutenir les initiatives visant l’épanouissement de la gent féminine.
Pour sa part, Florence Ligan, présidente de l’Ong Capital Jeunesse, rappelle l’objectif de l’évènement qui est de permettre à la fille béninoise d’être intellectuellement et mentalement forte afin de revendiquer ses droits et s’insérer facilement dans la vie professionnelle et de s’épanouir dans la pratique sportive. « Le karaté permet aux pratiquants d’aller au bout de leur objectif, quoiqu’en soient les obstacles sur leur chemin », a-t-elle renchéri.

Société 02 avr. 2019


Pape François au Maroc: Visite inédite sous le signe de paix et de fraternité

Du 30 au 31 mars dernier, le Pape François a effectué une visite à Rabat au Maroc, signe de l’ouverture du Royaume dans un pays à 99 % musulman. Entre l'appel de Jérusalem et l'éducation comme rempart à l'extrémisme, cette visite papale s’avère plus que symbolique.

Dans un contexte international marqué par une perte de repères et une montée des extrémismes, la visite du Pape François au Maroc, inédite, s’inscrit dans le prolongement de l’héritage de  la rencontre, il y a 34 ans, entre feu Sa Majesté Hassan II, et Sa Sainteté le Pape Jean Paul II.  C'est sous une pluie battante que le Commandeur des croyants, sa Majesté Mohammed VI et le Saint-Père ont été accueillis par une foule qui attendait sur l'esplanade de la Tour Hassan de Rabat, samedi 30 mars dernier.
Cette visite officielle de deux jours effectuée au Maroc par Sa Sainteté le Pape François se veut une occasion unique de rappeler que le Maroc est une terre de coexistence, de tolérance et de modération, surtout avec la  rencontre entre deux Autorités religieuses et morales que sont sa Majesté Mohammed VI et le Souverain pontife. Occasion également pour le Souverain chérifien, de prononcer, samedi dernier sur l’esplanade de la Mosquée Hassan à Rabat, un discours marquant, à travers lequel il a souligné la profondeur symbolique de cette visite, sa portée historique et l’enjeu civilisationnel qu’elle revêt.

L'éducation comme rempart à l'extrémisme

Cette visite, a rappelé le Souverain chérifien, coïncide avec le mois béni de Rajab, « période Sainte que l’Islam et la Chrétienté connurent l’un des épisodes les plus emblématiques de leur histoire », car «…sur ordre du Prophète Mohammed, les Musulmans fuyant les persécutions, quittèrent la Mecque et trouvèrent refuge auprès du Négus, le Roi chrétien de l’Abyssinie », met-il en relief.
« La visite de votre Sainteté au Maroc intervient dans un contexte de défis pour la communauté des Nations, la communauté de tous les croyants », indiquera le Roi Mohammed VI, ajoutant qu’« Il nous faut combattre des maux d’un autre âge qui se nourrissent de la trahison et de l’instrumentalisation du message divin en prônant le déni de l’Autre et autres théories scélérates ». Car, « Dans ce monde en quête de repères, le Royaume du Maroc n’a jamais cessé de clamer, d’enseigner et de vivre au quotidien la Fraternité des fils d’Abraham – pilier fondateur de la très riche diversité de la civilisation marocaine », dit encore le Roi Mohammed VI, selon qui « Au moment où les paradigmes se transforment, partout et sur tout, le dialogue inter-religieux doit aussi faire sa mue ».
Pour Sa Majesté Mohammed VI, « La religion est lumière, savoir, sagesse. Elle est également synonyme de paix, préconisant de substituer des combats plus nobles et sereins, à la course en armement et autres folies ». Occasion pour le souverain marocain, Commandant des croyants partageant avec le Saint Père la conviction d’une spiritualité agissante, au service du bien commun, de dénoncer « Tous les terroristes » qui ont en commun non pas la religion, mais l’ignorance de la religion…
Invitant à faire preuve d’idéalisme et de pragmatisme, le Roi Mohammed VI exhorte les uns et les autres à « être réalistes et exemplaires » face à l’intolérance, à embrasser les valeurs de modération, à réaliser les impératifs de connaissance, tout en saluant les efforts déployés par le Pape au service de la paix mondiale, ainsi que ses appels continus à l’éducation, au dialogue, à la cessation des violences et à la lutte contre la pauvreté, la corruption, le changement climatique, ces maux qui gangrènent les sociétés…
Abondant dans le même sens, le Pape a indiqué « La nécessité d’unir nos efforts, pour donner une nouvelle impulsion à la construction d’un monde plus solidaire, plus engagé dans l’effort honnête, courageux et indispensable d’un dialogue respectueux des richesses et des spécificités de chaque peuple et de chaque personne. « Il a également fait savoir que » C’est là un défi que nous sommes tous appelés à relever, surtout en ce temps où on risque de faire des différences et de la méconnaissance réciproque des motifs de rivalité et de désagrégation », ajoutant qu’ « Il est donc essentiel, pour participer à l’édification d’une société ouverte, plurielle et solidaire, de développer et d’assumer constamment et sans faiblesse la culture du dialogue comme chemin à parcourir ; la collaboration comme conduite; la connaissance réciproque comme méthode et critère ».

A pas de charge

Dès son arrivée, le Pape François s'est penché sur la question de Jérusalem avec le roi Mohamed VI. De cet échange est sorti un appel commun concernant le statut de Jérusalem. «Nous pensons important de préserver la ville sainte de Jérusalem/ Al Qods Acharif comme patrimoine commun de l'humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.» Ledit appel met en relief la nécessité de garantir «la pleine liberté d'accès aux fidèles des trois religions monothéistes et le droit de chacune d'y exercer son propre culte.»
Le Vatican et le royaume du Maroc s'accordent ainsi sur le fait que Jérusalem représente «un lieu de rencontre (...) symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue». A noter qu’au cours de son séjour, Sa Sainteté a été reçue au Palais royal avant de s'adresser aux Marocains, depuis l'Esplanade de la Tour Hassan. Il s'est également rendu dans le mausolée du roi Mohammed V, à l'Institut Mohamed VI de formation des Imams Mourchidines et des Mourchidates, avant de rejoindre le siège de Caritas pour y rencontrer les migrants. Samedi dernier, à l'Institut Mohamed VI de formation des Imams Mourchidines et des Mourchidates, des étudiants ont exprimé leur foi, et note remarquable, l'orchestre philarmonique du Maroc y a fait des chants arabe, hébraïque et catholique: signe du «dialogue des cultures», qui était précisément le thème choisi pour cette visite apostolique.  Dimanche 31 mars dernier, le Pontife s'est d'abord rendu au centre rural des services sociaux de Témara, avant de rencontrer les prêtres et le conseil œcuménique des églises, dans la cathédrale de Rabat, achevant ainsi sa tournée marocaine par une grande messe au sein du complexe sportif Prince Moulay Abdellah qui a réuni plusieurs milliers de fidèles.

International 02 avr. 2019


Election des représentants des médias à la Haac: Les membres de la Commission électorale installés

Le président du Conseil national du patronat audiovisuel (Cnpa), président de l’assemblée spéciale des Unions professionnelles des médias, Basile Tchibozo, a installé vendredi dernier, les membres de la Commission électorale autonome pour l’élections des représentants des médias à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication.

Dans quelques semaines, le mandat des conseillers de la 6e mandature de la Haute autorité de l’Audiovisuel et de la communication (Haac) arrivera à terme et une nouvelle mandature va s’installer.
A cet effet, les professionnels des médias ont enclenché le processus pour l’élection de leurs représentants au sein de cette institution de régulation des médias.
Dans ce cadre, le président de l’assemblée spéciale des unions des professionnels des médias, Basile Tchibozo a reçu le serment des membres de la Commission électorale pour l’élection des représentants des médias devant siéger à la prochaine mandature de la Haac, puis les a installés vendredi dernier.
Un serment qui dénote de leur engagement à accomplir dans la droiture la mission à eux confiée. Cette mission, selon les dires du président de l’assemblée spéciale, Basile Tchibozo, est d’organiser une élection libre, transparente et crédible.
Les 12 membres ainsi installés ont ensuite procédé à l’élection des cinq membres qui forment le bureau de la Cea- Haac. Il s’agit de Gaspard Adjamossi président, Malicki Lalèyè, vice-président, du coordonnateur au budget Fortuné Assogba,du secrétaire général Pintos Gnangnon, et de Aichath Allédji, rapporteur porte-parole.
Le secrétaire général du bureau de la commission, Pintos
Gnangnon reconnaît que la mission qui leur est confiée est de taille. « La mission qui nous a été confiée par nos collègues est rude, mais nous promettons de l’assumer en toute conscience afin de ne pas trahir cette confiance placée en nous », affirme-t-il.
La Cea-Haac, a 80 jours pour organiser l'élection et ses membres sont astreints à une obligation de réserve.
Ladite commission est chargée de l’organisation, du déroulement, de la supervision des opérations de vote, de la centralisation des résultats et de leur proclamation définitive.

Société 01 avr. 2019


Championnat national de football: Les clubs affûtent leurs armes pour la suite de la bataille

Encore quelques jours et les hostilités reprendront de plus belle sur les pelouses des stades un tournant décisif du Bénin. Ce serait, pour les clubs animant les différents championnats de la Vitalor Ligue 1, Ligue 2 et le championnat national amateur de la Ligue 3, avec l’engagement renouvelé d’améliorer davantage leurs performances et leur classement. Pour ce faire, nombreux sont ces clubs qui ont décidé de ne pas s’accorder le moindre répit.

A la faveur des journées Fifa, l’heure est, depuis quelques jours, à la trêve dans les différents championnats nationaux de football de Ligue 1, Ligue 2 et Ligue 3. C’est l’occasion pour la plupart des club, de procéder à leur bilan à mi-parcours, puis aborder la manche retour avec de nouveaux engagements. En Vitalor Ligue 1, les Buffles Fc du Borgou, le Béké Fc, la Jsp, l’As Tonnerre et l’Aspac auront à cœur de confirmer leurs places en tête du classement. Il en est de même pour les Dragons de l’Ouémé, l’Esae, l’Upi Onm et l’Usk Kraké bien décidés à jouer les premiers rôles. Pour les autres, il s’agira de sauver ce qui peut encore l’être au titre de la saison.
Le contexte paraît le même en Vitalor Ligue 2. Réal Sport de Parakou, Hodio Fc de Comé, Espoir de Savalou, Dynamo de Parakou, Cavaliers de Nikki et As Cotonou qui se tiennent dans le peloton de tête, se donnent des forces pour la suite de la compétition. Jusqu’à la dernière journée, ils ne se feront pas de cadeau. Quant à Zazira de Parakou, Tanekas, Requins et Entente Fc perdus dans le ventre mou, ils continuent toujours de croire en leurs chances. Tous espèrent remonter au classement. Dans le bas du classement, chaque match aura désormais valeur de finale pour Mambas Noirs, Delta Fc de Glazoué, Akanké de Tchèti, Js Ouidah, Unb et Jeunesse sportive d’Agonli, tous menacés de relégation.
Pour la phase retour, chacun de ces clubs se prépare activement. Certains ont même profité du mercato pour renforcer leur effectif. Tel est le cas des Buffles qui ont recruté 3 joueurs de nationalités nigériane, malienne et ghanéenne. Pendant ce temps, c’est l’ex entraîneur de Dyto de Lomé et de Sémassi de Sokodé, Aboubakar Diouf, qui se voit confier l’encadrement de l’Upi Onm du président Valère Glèlè.
En prélude au démarrage de la phase retour de la Vitalor Ligue 1, les Dragons de l’Ouémé et l’Aspac ont opté pour des stages bloqués en dehors de leurs bases. Les Requins de l’Atlantique, quant à eux, étaient en stage du côté de Djidja.

Société 01 avr. 2019


« La liberté au cœur, le temps des semailles »: Me Adrien Houngbédji entre regrets et reconnaissance

En attendant un deuxième tome qui ne tardera pas, c’est à travers un premier tome intitulé « La liberté au cœur, le temps des semailles » que le président de l’Assemblée nationale Me Adrien Houngbédji livre, en 250 pages, un pan de l’histoire de sa vie et de son combat. De l’enfance à la jeunesse, du condamné à mort à l’exilé, sans oublier le brillant parcours d’homme de droit, cet ouvrage dont le lancement a eu lieu samedi 30 mars dernier révèle presque tout sur l’homme.

Lorsqu’acteur politique, on décide à presque 80 ans de publier un essai autobiographique, il ne fait l’ombre du moindre doute que l’on dépose ses mémoires pour la postérité. Et c’est bien ce que fait Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale à travers son dernier ouvrage intitulé « La liberté au cœur, le temps des semailles » paru aux éditions L’Archipel.
« Ecrire un livre pour parler de soi-même, de son vécu, de ses expériences n’est pas chose aisée… J’ai voulu dire mon parcours depuis mon enfance jusqu’à la conférence nationale, juste une partie. Un deuxième livre viendra », introduit l’auteur lui-même au lancement. Et, c’est là tout l’intérêt de cet essai : le parcours d’Adrien Houngbédji. Cet avocat dont le nom reste indubitablement collé à l’histoire du renouveau démocratique au Bénin a une trajectoire de vie peu commune. C’est un homme avec une destinée toute particulière. Un leader parfois incompris, « trop vite jugé », qui a une histoire de vie semblable à celle de Mandela, diront certains au cours du lancement de l’ouvrage.
Mais, c’est le regard de l’auteur lui-même qui importe. Il ne revendique aucun laurier singulier. Il pense tout au plus avoir eu sa vie et l’assume sans rechigner. Néanmoins, il se veut très reconnaissant à ses deux géniteurs. Bien plus au père qu’à la mère. A cette dernière, digne descendante des célèbres rois d’Abomey, il dit devoir « le sens du service et de l’Etat ». Etonnant tout de même, quand on sait qu’elle est ménagère et pas instruite. Mais, il y a eu surtout le père de Me Adrien Houngbédji, ce fonctionnaire des douanes qui, comme bien de ses pairs, en ce temps-là, a voulu faire de son premier-né un modèle qui transcende tout. Il lui enseigne l’excellence, le congratule et l’honore quand il brille dans les études, mais se veut rigoureux, chicote à la main quand chutent les rendements du jeune Adrien. Il a été de toutes les grandes décisions prises par l’actuel président du Parlement béninois, qui ont donné un tournant majeur à sa vie politique et même professionnelle. Par exemple lorsqu’il l’incite à trouver le chemin de la liberté en allant lui rendre visite en prison. S’ensuivra, le 5 mars 1975, jour de ses 33 ans, l’évasion spectaculaire d’Adrien Houngbédji de la prison en serviette pour prendre la tangente et échapper à ses oppresseurs. Mais, le livre va bien au-delà des épisodes et confessions familiaux et présente surtout le parcours d’Adrien dans le temps.

La liberté au cœur !

Le titre du livre est évocateur, pour résumer un pan de la vie d’un homme qui s’est, maintes fois, battu pour sa propre liberté et pour celle des autres. Ce que laisse entrevoir aussi l’ouvrage, ce sont les valeurs fortes qui caractérisent l’auteur : sa force de combat, son humilité, son esprit de pardon, sa ténacité, son courage. Cinq fois candidat malheureux à l’élection présidentielle, trois fois patron du perchoir au Parlement, ancien exilé, promoteur de la conférence nationale de février 1990, l’histoire de Houngbédji rencontre bien celle de la société dont il est le produit. Et, il la raconte, d’une belle plume, exaltante et captivante. Un mérite que plus d’un intervenant a salué au lancement, car il reste l’un des rares acteurs politiques béninois qui adorent écrire. On peut donc partager l’appel de certains invités au lancement qui ont souhaité que sa vie soit scénarisée à travers un film. A l’histoire de vie racontée, samedi dernier, se sont ajoutés les témoignages de proches ou lointains amis, venus dire publiquement les mérites de cet homme auprès de qui, admet Pascal Irenée Koupaki, « on apprend beaucoup ». le recteur de l’Université d’Abomey-
Calavi, Maxime da Cruz, pour sa part, se félicite de ce legs à la postérité de l’un des plus grands acteurs politiques de ces trois dernières décennies au Bénin.

Culture 01 avr. 2019


Tourou: L’aéroport officiellement mis en service

L’aéroport de Tourou, à Parakou, est fonctionnel, depuis vendredi 29 mars dernier, dans l’après-midi. En témoigne le vol inaugural consacrant sa mise en service officielle objet d’une cérémonie que le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a présidée.

Longtemps attendu, l’aéroport de Tourou, à Parakou, a enregistré ses tout premiers passagers, vendredi 29 mars dernier. C’est à la faveur d’un vol de la compagnie aérienne « Air Bénin Taxi », en provenance de Cotonou et à bord duquel ils se trouvaient. L’appareil a atterri sur le tarmac de l’aéroport aux environs de 17 heures.
Arrivé exceptionnellement pour la cérémonie, le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Seïdou Adambi, a officiellement annoncé l’ouverture de cet aéroport pour les vols locaux. « Pour le moment, ceux internationaux ne sont pas concernés », a-t-il précisé. Désormais, c’est de cet aéroport que partiront les vols en partance pour Cotonou, et atterriront ceux qui en proviendront. « C’est de concert avec les services de l’Anac que le gouvernement a pris cette décision », a indiqué le ministre. Il a également rassuré de la poursuite des travaux afin de rendre l’aéroport conforme aux standards internationaux, de le faire reconnaître par l’Asecna et de l’Oaci.
Désormais, il n’est plus question pour les aéronefs de recourir à la piste en terre rouge et latéritique de l’ancienne aérogare de la ville. Le risque de voir les animaux occuper la piste ou la population la traverser est réglé.
Il y a quelques mois, une délégation du gouvernement et de la mairie de Parakou était déjà sur les lieux, en compagnie de partenaires. De nationalité danoise, ceux-ci avaient pour mission de voir dans quelles mesures, il fallait rendre l’ouvrage opérationnel. Le ministre Samou Seidou Adambi a assuré qu’ils sont toujours sur le dossier. Le gouvernement, a-t-il poursuivi, est toujours en contact avec eux. Les derniers éléments des négociations entre les deux devraient intervenir dans les prochains jours. Ce qui permettra une meilleure gestion de l’aéroport.0

Actualités 01 avr. 2019


Autorisation de ratification de prêts au Parlement : 107 milliards F Cfa pour la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara

Les députés ont donné leur feu vert, vendredi 29 mars dernier, au gouvernement pour la ratification de deux accords de prêt, d’un montant total de 107 milliards FCfa, au profit du projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara longue de 209,68km.

Le projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara longue de 209,68 km sera bientôt effectif. L’Assemblée nationale autorise le gouvernement à ratifier deux accords de prêt de la Banque africaine de développement (Bad) et le programme Africa growing together fund (Agtf) signés à cet effet à Cotonou, le 18 janvier 2019, entre la République du Bénin et la Bad.
Les deux prêts portent sur un montant total de 106 999 505 840 FCfa dont 78 668 923 010 F Cfa au titre de prêt direct de la Bad et 28 330 782 830 francs CFA pour le compte du programme Agtf de la Bad. Le prêt direct de 78 668 923 010 F Cfa de la Bad est conclu pour une durée de remboursement de 25 ans dont 08 ans de différé en capital
avec un taux d’intérêt d’un 1% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. Ces caractéristiques permettent de dégager un élément don de 44,3%, témoignant de la concessionnalité du financement, informe la commission des Finances et des Echanges qui a présenté le rapport en plénière. Quant au prêt Agtf d’un montant de 28 330 782 830 F Cfa, il est également contracté aux mêmes conditions que le premier. Les deux accords sont prévus pour entrer en vigueur à partir du 20 juin prochain.
Le projet s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement dont l’objectif est de faire des infrastructures de transport un levier important pour soutenir la croissance économique et faciliter le développement des exportations. De façon spécifique, le projet vise : la mise en 2x2 voies des traversées de Djougou et Péhunco et l’aménagement et le bitumage en 1x2 voies de la sortie de Djougou à l’entrée de Péhunco sur un linéaire total de 72,48 km (Lot 1) ; la mise en 2x2 de la traversée de Kérou, et l’aménagement et le bitumage de la route Péhunco-Kérou en 1x2 voies sur un linéaire total de 72,94 km (Lot 2) et l’aménagement et le bitumage en 1x2 voies du tronçon commençant à partir de la sortie de Kérou au PK 183 + 980 sur un linéaire d’environ 38,56 km. La réalisation de ce projet permettra au tronçon Djougou-Péhunco-Kérou-Banikoara (209,68 km) de jouer pleinement son rôle de désenclavement du Nord du Bénin en favorisant notamment la croissance économique et le renforcement de l’intégration régionale à travers : l’amélioration du niveau de service de la route ; le désenclavement des grands bassins cotonniers et céréaliers ; l’accroissement de l’approvisionnement des centres de consommation en produits vivriers et le renforcement des échanges commerciaux et la sécurité alimentaire.
Seulement, les deux accords de prêt ne bouclent pas encore totalement le projet dont le coût total, hors taxe et hors douane, est estimé à la somme de 128,125 milliards F Cfa dont 106, 999 705 840 milliards francs Cfa au titre des deux prêts de la Bad adoptés par les députés vendredi dernier. Le gouvernement a décroché un financement de 6, 172 555 370 milliards francs Cfa sous forme de don de la Facilité d’investissement pour le transport en Afrique (Aitf) de l’Union européenne administrée par la Bad. Les négociations en vue de la signature du protocole d’accord de don y afférent interviendront après l’approbation du financement au profit du Bénin par l’Union européenne, précise la commission des Finances et des Echanges. Il est prévu, toujours dans le cadre du bouclage du financement du projet, un prêt de 10 milliards F Cfa auprès de la Banque ouest- africaine de développement (Boad). Le reste du financement, soit 4, 952 738 790 milliards F Cfa, est à la charge du Bénin. C’est dire que d’ici là le projet d’aménagement et de bitumage de la route Djougou-Pèhunco-Kérou-Banikoara qui reliera trois départements à savoir la Donga, l’Atacora et l’Alibori au réseau routier national sera une réalité pour le bonheur des usagers de cet axe qui souffrent de sa dégradation avancée.

33 milliards Fcfa pour lutter contre les inondations à Cotonou

32,797 850 milliards F Cfa, c’est le montant de l’accord de prêt signé par échange de lettres, le 18 décembre 2018 à Cotonou et le 19 décembre 2018 à Luxembourg, entre la République du Bénin et la Banque européenne d’investissement (Bei), dans le cadre du contrat de financement du projet « Drainage eaux pluviales à Cotonou » pour lequel l’Assemblée nationale donne désormais son quitus au président de la République, Patrice Talon, en vue de sa ratification. Les députés ont validé le document d’accord à l’unanimité, au regard de l’importance du projet. Lequel vise à réduire durablement la fréquence et l’envergure des inondations dans la ville de Cotonou, notamment dans les six des cinquante bassins versants de la ville, de façon à améliorer l’environnement urbain, permettant de faciliter la circulation des usagers et la conduite des activités dans les zones concernées. Plus spécifiquement, le projet vise notamment à construire environ 7 739 mètres linéaires de collecteurs primaires de drainage pluvial, 4806 mètres linéaires de pavés de rues et aménager environ 3 600 mètres linéaires de trottoirs le long de l’avenue Mgr Isidore de Souza du Pont de Dantopka au carrefour Sobébra à Cotonou. Ainsi, la réalisation du projet « Drainage eaux pluviales à Cotonou » permettra d’assurer l’écoulement, de façon convenable, des eaux de pluie vers les exutoires adéquats et de réduire la propagation des maladies hydriques. Le coût total du projet estimé à 32 797 850 000 Francs Cfa est désormais donc bouclé. En fait, ce montant couvre une partie du programme d’assainissement pluvial à Cotonou dont le coût global est évalué à 238 083 018 911 Francs Cfa. Le crédit obtenu de la Bei a été contracté par le gouvernement sur une durée de remboursement de 25 ans dont 5 ans de différés en capital avec un taux de 1,6% l’an du montant décaissé et non encore remboursé.

L’Afd renforce la Sbee avec 10 milliards F Cfa

Les députés ont adopté le projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention de crédit d’un montant de 9, 892 008 445 milliards F Cfa, signée le 10 décembre 2018, entre la République du Bénin et l’Agence française de développement (Afd) dans le cadre du financement partiel du Projet de restructuration et d’extension du système de répartition et de distribution (Presredi) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce projet ambitionne de renforcer les infrastructures électriques de la Sbee, en vue d’améliorer la qualité des services de fourniture de l’électricité dans les villes et environs de Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Bohicon et Lokossa. De façon spécifique, le Presredi vise le renforcement et l’extension des réseaux électriques, la répartition et la distribution dans ces villes et alentours ainsi que la réalisation de 10 000 branchements électriques au profit des ménages… Ainsi, la réalisation de ce projet contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de la Sbee, par des actions de formation des agents d’exploitation et de maintenance et du personnel chargé des études ; à la satisfaction des besoins en énergie électrique des localités de Cotonou dans le Littoral, Porto-Novo, Akpro-Missérété et Sèmè-Kpodji dans l’Ouémé, Lokossa dans le Mono, Dogbo, Djakotomey, Klouékanmey et Toviklin dans le Couffo, Abomey, Bohicon et Zogbodomey dans le Zou et à l’atteinte du septième Objectif du nouveau programme mondial de développement durable (Odd) pour la planète à savoir : « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable ».
Le prêt de l’Afd d’un montant de 9, 892 008 445 milliards F Cfa désormais validé par l’Assemblée nationale est un financement partiel sur le coût global du projet estimé à la somme de 21, 047 679 247 milliards Francs Cfa. Ce prêt qui intervient à la suite du financement partiel du Fonds africain de développement (Fad) membre du groupe de la Banque africaine de développement (Bad) pour un montant de 9, 102 704 400 à raison de 5, 049 217 600 milliards F Cfa sous forme de prêt et 4, 053 486 800 milliards F Cfa au titre de don devrait boucler le coût total du projet puisque les 2, 052 966 402 milliards F Cfa restants sont mis à la charge de la Sbee.

Actualités 01 avr. 2019


Le numérique à l’Université d’Abomey: Des ministres présentent les opportunités

La ministre de l’Economie numérique et de la communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, et Marie-Odile Attanasso, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ont visité l’Université nationale des sciences techniques, d’ingénierie et des mathématiques (Unstim) d’Abomey, vendredi 29 mars dernier. A l’occasion, elles ont présenté aux apprenants les opportunités que le numérique offre au monde académique.

Cette descente sur le campus de l’Université d’Abomey s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de la généralisation de l’usage du numérique par l’éducation. En présence d’un nombre impressionnant d’étudiants mobilisés par le recteur Gérard Dègan, la délégation ministérielle a échangé sur les projets phares et prioritaires du Programme d’action du gouvernement (Pag) et les atouts du numérique.
A travers des échanges directs, les ministres Aurélie Adam Soulé Zoumarou et Marie-Odile Attanasso ont répondu aux diverses préoccupations des étudiants de l’Unstim relatives, entre autres, à la disponibilité de la connexion, aux avantages liés aux points numériques installés dans une quarantaine de localités du Bénin, au projet Génération numérique. Ils ont voulu tout savoir en ce qui concerne ces projets numériques exécutés par le ministère de l’Economie numérique et de la Communication et à travers l’Agence béninoise du service universel des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep). Ainsi, ce sont des milliers d’ordinateurs avec contenus numériques et accès à Internet qui sont mis à la disposition de 50 établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire du Bénin.
Selon la ministre Aurélie Adam Soulé, il est évident aujourd’hui que le gouvernement travaille sans relâche afin que la révolution numérique soit une réalité au Bénin. Le gouvernement a interconnecté les sites universitaires et surtout densifié le réseau à fibre optique pour une couverture qui s’étend sur tout le pays. Déjà avec ce qui est fait dans ce domaine, se réjouit-elle, « le Bénin compte désormais dans le concert des nations ». En tout cas, avec l’implantation de la fibre optique qui traverse ces localités, c’est un bond qualitatif que connaît le numérique au Bénin. Ce qui permet aux jeunes talents dans nos universités dont celle d’Abomey de se révéler au monde entier à travers leurs innovations et autres nouvelles applications mises au point par eux.
Aussi, s’agira-t-il d’amener les jeunes béninois à se prendre en charge grâce au numérique en profitant des énormes potentiels pour se positionner sur les marchés des grands pays du monde. Alors, ces centres numériques communautaires érigés sont un cadre idéal pour se familiariser avec le numérique, outil qu’il est indispensable désormais de maîtriser, et surtout un lieu de formation pour apprendre à développer des applications informatiques.
Au cours des échanges, les deux ministres ont fait toucher du doigt aux étudiants du campus d’Abomey l’importance de l’économie numérique et tout le profit qu'ils pourraient en tirer en adoptant les nouvelles technologies de l’information et de la communication. en outre, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, avant d’inviter les étudiants à innover et à initier des projets sur le numérique pour se mettre au pas des grandes universités leur a conseillé d’aller sur Internet pour prendre connaissance du Programme d’action du gouvernement (Pag) porteur de plusieurs projets pour la jeunesse dans le secteur du numérique.
Il est à noter qu’avant de se rendre à l’Université d’Abomey pour rencontrer les jeunes, la délégation ministérielle a d’abord marqué un arrêt au Point numérique communautaire de Vidolé à Abomey. Ce point de connectivité de la ville d’Abomey est doté d’une dizaine d’ordinateurs connectés à la fibre optique désormais densifiée pour servir à tous.

Actualités 01 avr. 2019


Grille tarifaire des actes médicaux: L’harmonisation au coeur d’un atelier

Le conseil de l’Ordre national des médecins du Bénin œuvre pour une harmonisation des tarifs des actes médicaux. Au cours d’un atelier de deux jours qui a démarré, mercredi 27 mars dernier à Ouidah, les membres du conseil ont plaidé pour l’assainissement du secteur médical au Bénin.

La conception des certificats médicaux et leur coût, la grille tarifaire des actes médicaux et le contrat de travail type pour les médecins sont les différentes thématiques abordées par le conseil de l’Ordre national des médecins du Bénin. Cet atelier qui a duré deux jours vise à harmoniser la grille tarifaire des actes médicaux sur toute l’étendue du territoire national.
Le président de l’Ordre national des médecins du Bénin s’est dit fier de la qualité des participants aux travaux centrés sur des questions pertinentes qui font, selon lui, partie des préoccupations des médecins. Francis Dossou a laissé entendre que l’attachement des professionnels à l’ordre constitue une véritable source de motivation qui les pousse à mieux s’investir pour redorer le blason de la corporation. Pour lui, il s’agit d’un atelier de restauration de la profession médicale afin de donner de la valeur à la signature du médecin béninois. Il a exhorté les différents acteurs à travailler pour trouver des solutions pertinentes aux maux qui minent la corporation. « Il est temps que les uns et les autres puissent parler d’une seule et même voix afin de faire des actions de développement du secteur médical une priorité », a-t-il affirmé.
Francis Dossou a alors assuré que sa disponibilité ne fera point défaut. Un nouveau jour, poursuit-il, se lève donc pour le bonheur des populations et celui des médecins. Il note par ailleurs que les différentes propositions qui sortiront de cet atelier seront portées à la connaissance des instances officielles pour qu’un certain nombre d’actes soient pris afin d’avoir des dispositions légales pour la règlementation de la profession médicale.

Santé 29 mars 2019


Photographe: Un métier qui nourrit son homme malgré tout

Il est indispensable pour les prises de vue lors des mariages, baptêmes, anniversaires et bien d’autres cérémonies. Nous parlons bien-sûr du photographe. Comme jadis, ce métier n’a pas perdu de sa valeur, et continue de nourrir son homme en dépit de l’invasion des smartphones et autres inventions technologiques à la portée de tous.

« Je n’ai jamais sollicité les services d’un photographe… », déclare Zoulkiflou Adamou, 32 ans, gestionnaire de base de données dans une entreprise de la place. Assis sur sa moto, les yeux rivés sur l’écran de son ordinateur à la place des Martyrs à Cotonou, il explique qu’il a fait le choix de prendre ses photos avec son portable. Ceci, en raison de la qualité de l’image que rend son smartphone. « C’est une image de haute définition. Ensuite, j’ai ma photothèque qui est en ligne et j’y accède à distance… », ajoute-t-il presqu’en souriant. Il se propose de nous montrer sa collection de photos en ligne, en dévoilant celles prises au cours de sa soutenance en master, il y a six semaines. En réalité, Zoulkiflou Adamou rogne ou retouche, à son gré, les photos à l’aide d’un logiciel, avant de les sauvegarder. A l’entendre, le processus de mise en ligne, pour une photo, dure cinq secondes au maximum, si la connexion internet est stable. « C’est rapide, et ça coûte zéro franc… », se réjouit-il.
A quelques mètres de la place des Martyrs, dame Antoinette range dans un énorme sac, des tenues cousues avec le pagne africain à divers motifs, et très prisés par les touristes occidentaux. Sur le sujet en débat, elle affirme que pour mieux promouvoir ses articles, elle sollicite aussi les services d’un photographe professionnel. Mais, en plus de l’album photos qu’elle doit obtenir de la part du photographe, elle sollicite aussi la version numérique de ses vues. « J’envoie les photos numériques des articles à mon fils au Brésil afin qu’il m’aide à les promouvoir là-bas… », informe-t-elle. Il lui est aussi arrivé de prendre des images avec son téléphone portable dans l’optique de les partager ou les imprimer. Outre l’album photos qu’elle achète elle-même, dame Antoinette paie 500 F Cfa pour obtenir les deux versions des photos. Début janvier 2019, elle en a commandé pour tout son stock, c’est-à-dire 250 photos.
Avec l’invasion du marché des téléphones portables intelligents, Zoulkiflou Adamou et dame Antoinette pensent que le métier de photographe professionnel est menacé de disparition. « Mais, les photographes peuvent continuer par vivre de leur métier s’ils font preuve de créativité afin de s’adapter à la multiplication des marchés de smartphones, du numérique et autres innovations technologiques à la portée de tous… », relativise Zoulkiflou Adamou.

Pas de menace, la photographie nourrit son homme malgré tout…

Les prises de vue avec les smartphones et autres accessoires ne constituent guère une menace pour le métier de photographe. « Les images prises avec ces appareils ne respectent aucune norme de cadrage ; et le laborantin est obligé de les modifier avant d’obtenir un cadrage acceptable… Par contre, celles prises par le photographe professionnel avec son appareil photo font toujours la différence… », apprécie Gratien Capo, chef section photo à l’Office national d’imprimerie et de presse (Onip). Il est appuyé par son confrère de la direction de communication du Mca-Bénin II, Teddy Attila. « Un photographe professionnel est très bien placé pour vous apporter les rendus en images que vous espérez dans diverses situations… Vous pouvez être sûr d'avoir de très bons résultats qui vous donneront des émotions chaque fois que vous allez poser vos yeux sur elles… », complimente l’intéressé.
Visiblement, c’est un métier qui, est loin d’atteindre son apogée, et continue de nourrir son homme.
Pour Gratien Capo, le photographe appliqué et dynamique, tire toujours le meilleur de son art en termes d’argent. Un avis tout à fait partagé par Teddy Attila. D’ailleurs, il dit avoir remarqué, après un petit calcul, qu’il est possible pour un photographe professionnel et actif d’arrondir ses fins de semaine à, au moins, cent mille francs Cfa. En réalité, ce qui fait vivre le photographe, aux dires du patron de la section photo à l’Onip, ce sont les visites de terrains, les rencontres sportives, les cérémonies officielles et autres. De plus, explique-t-il, le métier se conforme de jour en jour à la révolution du numérique. En exemple, l’album-photo d’antan a été remplacé par le photo-book. Il s’agit, en effet, d’un livre de photos bien légendées que le photographe professionnel réalise à la demande de ses clients ; ceux-là qui aiment les belles innovations. Mieux,
« aujourd’hui au Nigeria », révèle Gratien Capo, « les clients réalisent de plus en plus la photo-lumière : une forme de tableau numérique, posé dans leur chambre, sur laquelle ils peuvent voir les photos défilées en boucle ». C’est également au photographe professionnel de réaliser, en partie, la photo-lumière, explique-t-il.
Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’avènement du numérique multiplie les sources de revenus du photographe professionnel, fait-il remarquer.
Par contre, ce qui menace la photographie, selon Gratien Capo, c’est l’amateurisme de la jeune génération. Celle-ci est « impatiente » de gagner de l’argent, se désole-t-il. Or, les jeunes doivent d’abord accorder du prix aux formations théoriques et ateliers pratiques, organisés dans les universités. « Ce qui n’est souvent pas le cas, et malheureusement, ils improvisent sur le terrain et se laissent emporter par la facilité… », déplore le numéro un des photographes de l’Onip. Il saisit alors l’occasion pour les inviter à une prise rapide de conscience.
Il s’avère que la photographie a encore de beaux jours devant elle. Et les professionnels de la photo continuent par nous émerveiller et surtout ils tirent un large profit de leur métier.

Actualités 29 mars 2019


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