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Nouvelles

Session des ministres de la Sécurité et de la Défense de l’Initiative d’Accra : des réflexions pour éradiquer le terrorisme
A Cotonou où ils ont tenu, ce mercredi 13 avril, la 8e session de leur organisation commune, les ministres de la Sécurité et de la Défense de l’Initiative d’Accra ont réfléchi sur les stratégies pour bouter le terrorisme et autres actes d’insécurité hors des territoires de leurs pays. Ferme engagement des ministres de la Sécurité et de la Défense de l’Initiative d’Accra à Cotonou au cours de leur 8e session tenue hier, mercredi 13 avril, à Cotonou. C’est à la suite de la 16e réunion des chefs de services de renseignement et de sécurité de la même organisation. Pour eux, les actes terroristes qui ont lieu sur le territoire de certains pays au sud du Sahara ne dureront plus longtemps. Au cours de leurs assises, les ministres se sont penchés sur les recommandations des experts pour la mise en œuvre de l’opération ‘’Koudanlgou renforcée’’. Cette opération dont la planification a été faite et soumise à l’examen du ministre Alassane Séidou et ses pairs de la sous-région, est la version améliorée de ‘’Koudanlgou 4 zone 2’’ dont les résultats restent très éloquents. Grâce à cette descente conjointe des soldats de certains pays de l’Initiative d’Accra dans les bastions des terroristes, de nombreux hommes au service du mal et de la terreur ont été interpellés ou neutralisés. La nouvelle opération s’inspire donc des forces et faiblesses de la première pour des résultats plus probants pour le bonheur et le bien-être des populations dont la quiétude et les activités sont mises à mal par le règne de l’insécurité. A l’ouverture de la session des ministres, Benedict Dere, secrétaire exécutif de l’Initiative d’Accra, a remercié les différents pays impliqués pour la convergence de leurs efforts afin d’exterminer un ennemi commun qui étend ses tentacules dans la sous-région. Il a surtout rassuré de la pertinence des recommandations faites par les chefs des services de renseignement et de sécurité les 11 et 12 avril et qui constitueront le socle de la réflexion des ministres de la Sécurité et de la Défense. Convaincu des assurances du secrétaire exécutif, Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité a exhorté ses collègues au pragmatisme. Comme pour signifier que l’heure est aux actes pour dire « Non au terrorisme sur nos territoires». Il évoque comme point primordial, le passage en revue de l’opération ‘’Koudanlgou 4 zone 2’’ dans un premier temps. Puis, en se penchant sur le dossier de ‘’Koudanlgou renforcée’’, signale-t-il, il faudra trouver les pistes de solutions pour le succès de l’opération très attendue par les chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation. «Cette mission est à notre portée ; nous pouvons bouter le terrorisme hors de nos territoires. Le moment est venu de rentrer dans l’histoire en affichant notre solidarité légendaire et notre unité d’actions», a déclaré Alassane Séidou. « Ce sera une première en matière de lutte contre le terrorisme», a-t-il martelé. Le ministre a aussi rappelé deux autres points inscrits à l’ordre du jour de cette session. L’opérationnalisation du secrétariat exécutif de l’organisation et le point d’étape de la signature de l’acte portant création de l’Initiative d’Accra seront aussi débattus par les ministres participant à la session. A travers l’Initiative d’Accra, le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger et le Sénégal unissent leurs forces et moyens pour éradiquer aussi bien le terrorisme que tous les actes d’insécurité similaires, notamment la piraterie maritime, la criminalité transfrontalière et la prolifération des armes de tous genres. Actualités 14 avr. 2022


Vitalité de l’opposition et législatives 2023 : Paul Hounkpè échange avec Irénée Agossa
Irénée Agossa, président du parti ‘‘Restaurer la confiance’’, chez Paul Hounkpè, chef de file de l’opposition béninoise, ce mercredi 13 avril. Les deux anciens candidats à la présidentielle 2021 ont échangé, entre autres, sur des questions liées à la vitalité de l’opposition et sa participation aux législatives 2023. C’est l’une des rares fois que les deux challengers politiques se rencontrent après la présidentielle d’avril 2021. Irénée Agossa, président du parti Restaurer la confiance (Rlc), chez Paul Hounkpè dans l’après-midi de ce mercredi, à l’invitation de ce dernier. Il est accueilli avec ferveur par le chef de file de l’opposition et son équipe. Après les civilités d’usage, les deux personnalités échangent en tête-à-tête pendant une heure. Les législatives 2023 et l’animation de l’opposition politique sont, entre autres, les sujets abordés au cours de la rencontre, confie l’hôte de Paul Hounkpè. « Je tiens tout d’abord à remercier le chef de file de l’opposition qui automatiquement, après notre déclaration d’appartenance à l’opposition, a réagi et nous a invité pour que nous puissions échanger et voir comment prendre les dispositions qu’il faut pour que l’opposition non seulement joue son rôle mais gagne les élections prochaines », introduit Irénée Agossa face aux hommes des médias. « Nous avons beaucoup échangé, poursuit-il, sur ce qui va et ce qui ne va pas dans le pays, le rôle que doit jouer l’opposition dans le pays. Nous avons recadré tout ceci. Il (Paul Hounkpè) nous a fait le point global de l’activité de chef de file de l’opposition. Nous avons revu un peu les textes qui régissent cette structure. Et ensuite, nous avons projeté, dans un avenir proche, ce que nous devons faire pour que nous puissions réussir à être présents à ce rendez-vous historique de 2023 ». Au sujet de ces élections, Irénée Agossa pense que l’un des points essentiels, c’est la liste électorale. « Il faut que nous prenions des dispositions. Il faut que ce soit une liste électorale acceptée de tout le monde, qui puisse conduire à des élections acceptées par tous et qui va aussi conduire à un parlement voulu par le peuple. », affirme-t-il. S’agissant des observations du parti Rlc sur l’établissement de cette liste, Irénée Agossa promet de les envoyer au chef de file de l’opposition afin que le chef de l’Etat et les structures compétentes soient informés et que des dispositions soient prises. Pour sa vitalité, l’opposition s’apprête à marquer sa présence sur le terrain. Et à en croire Irénée Agossa, les législatives prochaines seront l’exemple palpable de ce combat politique. « L’autre chose qui est capitale, c’est que l’opposition serait plus perceptible. On cherche par tous les moyens à discréditer l’opposition pour déjà préparer l’opinion à cela, pour dire que l’opposition n’est pas active, qu’on ne la voit pas ou encore qu’il faut qu’elle se réunisse avant de gagner l’élection... Nous allons pouvoir nous voir pour mettre en place un cadre administratif convenable qui va nous permettre de changer les rapports de forces en 2023. 2023 est un objectif capital pour nous et historique pour notre démocratie », détaille l’ancien colistier de Corentin Kohoué à la présidentielle 2021. Actualités 14 avr. 2022


Fiba 3x3 U23 Nations League 2022 : Les sélections béninoises en regroupement
En prélude à  la participation du Bénin à la Fiba 3x3 U23 Nations League 2022, la Fédération béninoise de Basketball a dévoilé les listes des joueurs et joueuses retenus pour prendre part à un premier regroupement. Cette mise au vert  a démarré hier, mardi 12 avril  et prendra fin le samedi 16 avril prochain sur le terrain du centre communautaire Eya et au Hall des arts et loisirs de Cotonou.        Dame U21 Orou Yiranin Hamdyath   ( Elan Coton) Prodjinonto Sandrine (Renaissance Bbc) Dahassounou Imelda (Aspal) Keita Gbènankpon Véronica (Sénégal) Mohamed Rekiyath (Kabas) Tèssilimi A. Zéïnab (Aol) Homme U21 Adamou Haky (Elan Coton) Togbe Cherli (Real Sport) D’almeida Ursulo (Italie) Barre Abdou-Halil (Usa) Sane Rachide (Elan Coton) Andebi Taofic (Elan Coton) Dame U23 Adjanohoun Alésia (Energie) Osseni Malikath (Aol) Zakari Samirath (Renaissance Bbc) Alokpowanou Armandine (Aol) Atodjinou Michkath (Elan Coton) Behanzin Irville (Energie)   Homme U23   Goussanou Patrick (Elan Coton) Baboni Mama Tawadioun (Bosco Star) Ouikoun Jean-Bosco (Bosco Star) Do-Sacramento Armand (France) Alassane Fadil (Aspac) Makarimi Rafiou (Elan Coton) Sports 13 avr. 2022


Production des boutures de manioc : des kits à la disposition des multiplicateurs
Dans le cadre de l’amélioration de leurs activités, trente-trois multiplicateurs de boutures saines de manioc au niveau du pôle de développement agricole 4 ont reçu, ce lundi 11 avril à Parakou, des kits constitués de petits équipements de production. Ils ont comme mission de veiller à ce que les producteurs ne manquent pas de boutures de manioc. Pour appuyer les multiplicateurs de boutures saines de manioc dans leurs activités, des kits d’équipements d’une valeur de 18 456 500 F Cfa ont été prévus par le gouvernement. Composés d’accoutrements de travail, de brouettes, de houes, de coupe-coupe, d’arrosoirs, de décamètres, de bassines, de gangs, de rubans, de fongibles, de pulvérisateur, de paniers et autres, ceux du pôle de développement agricole 4 ont reçu, lundi 11 avril dernier à Parakou, ce qui leur revient. Appréciant cette action à l’endroit de ces multiplicateurs, le directeur général de l’Atda 4, Kassim Issiaka, a rappelé que le gouvernement a inscrit, aussi bien dans le Pag 1 que le Pag 2, le manioc en bonne place sur la liste des filières locomotives. C’est, selon lui, une filière qui contribue considérablement à la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin. « Cette filière a été confiée au pôle 4, pour en assurer le développement au niveau national. Sa promotion incombe donc à ce pôle », a expliqué le directeur général de l’Atda 4. Ainsi, un programme national de développement de cette filière a été élaboré. « C’est dans le cadre de sa mise en œuvre que, dans un premier temps, des multiplicateurs de boutures saines de manioc ont été identifiés, puis formés. Actuellement, des équipements sont en train d’être mis à leur disposition », a poursuivi Kassim Issiaka. Pour satisfaire les besoins en boutures des producteurs sur le terrain, il les a alors exhortés à se mettre au travail. Ils ont également été invités à prendre toutes les dispositions pour sauver et multiplier les boutures mises à leur disposition depuis l’année dernière. Au nom de ses collègues, le multiplicateur de boutures certifiées de manioc à Dassa-Zoumè, Désiré Balogoun a indiqué que c’est une joie immense qui l’anime, après avoir reçu ces équipements. « C’est un appui concret. Nous devons très sincèrement remercier le gouvernement pour ses efforts considérables afin de booster notre agriculture en général et la filière manioc en particulier », confie-t-il. Pour encourager le généreux donateur à continuer à les aider, il a promis qu’un bon usage sera fait du matériel. Sur le plan national, ces multiplicateurs sont au nombre de 100 dont 33 au niveau du pôle 4. Les 67 qui restent, sont également appelés à entrer en possession de leurs kits. Société 13 avr. 2022


5e édition de la formation des «Jeunes officiels» : Plus de 4 500 bénéficiaires outillés
Activité phare de l’Office béninois de Sport scolaire et universitaire (Obssu), la formation des «Jeunes officiels » a été lancée pour la cinquième fois, mardi 12 avril à Cotonou. Au total, 4 500 jeunes bénéficient de ce projet qui vise à assurer la relève des encadreurs sportifs, arbitres, secouristes et reporters sportifs. Engagé à promouvoir le sport à la base et préparer la relève de l’élite sportive nationale, l’Office béninois de Sport scolaire et universitaire (Obssu) a lancé, hier mardi 12 avril, sur toute l’étendue du territoire national, la 5e édition de la formation des «jeunes officiels». Issus des établissements d’enseignement du pays, plus de 4 500 jeunes sont outillés dans six métiers sportifs dont ceux d’arbitres et coaches de football et de basketball, secouristes ainsi que reporters sportifs. Dans le département du Littoral, c’est au Collège d’enseignement général Sainte Rita que s’est déroulée la cérémonie de lancement officiel de ladite formation. A cette occasion, Edgard Folykoué Djossou, directeur départemental des Sports du Littoral, s’est réjoui de la tenue de cette activité après la pandémie du coronavirus. «Enfin, les activités sportives sont de retour dans le Littoral», a-t-il déclaré avant de saluer l’Obssu pour le travail qu’il abat sous l’égide du ministre des Sports, Oswald Homéky. Pierre Tonon, représentant des formateurs, se dit heureux de cette initiative qui permettra de doter le Bénin d’une relève de qualité. « Nous félicitons le gouvernement pour cette initiative louable », a-t-il confié. C’est alors qu’il prend l’engagement au nom des formateurs de remplir cette mission avec beaucoup d’amour afin que l’objectif soit atteint. Donald Alexis Acakpo, directeur général de l’Office béninois de Sport scolaire et universitaire (Obssu), a témoigné sa reconnaissance au ministre des Sports pour avoir favorisé la mise en place de ce projet. « Le ministre connait le bien-fondé de cette formation et a augmenté le budget de cette édition », a-t-il reconnu. Il a invité les bénéficiaires à suivre les cours de façon assidue afin d’avoir de bonnes notes lors des évaluations. « Vous avez tout à gagner en y mettant du sérieux, car vous aurez une attestation à la fin de votre formation », a-t-il conclu. Pour sa part, Ernest Sossou, directeur de cabinet du ministre des Sports, a rappelé l’implication personnelle du ministre qui se bat pour que les objectifs assignés à ce projet soient atteints. Satisfait du choix des formateurs et de la conduite du projet, il reste convaincu que le chemin est balisé pour bâtir la relève des officiels sportifs du Bénin. «Nous sommes dans la logique de construire le sport de demain et vous êtes les privilégiés », a-t-il conclu. Sports 13 avr. 2022


Entretien avec le président du parti Gsr : « Aller à une élection, ce n’est pas faire du tourisme… »
A quelques mois des élections législatives de janvier 2023, Antoine Guédou Vissétogbé, président du parti Grande solidarité républicaine (Gsr), révèle les activités menées au sein de sa formation politique et évoque la participation de l’opposition au scrutin. LA NATION : Comment se porte le parti Grs ? Antoine Guédou Vissétogbé: Le Grs se porte bien et mal. Bien parce que notre posture dès la création du parti n’est pas le gain facile, c’est de construire une famille. C’est de construire un ensemble cohérent et nous y sommes. De 2015 à ce jour, ça fait sept ans que nous y travaillons, ça ne se concrétise pas du jour au lendemain. Nous voulons faire en sorte qu’on ne lutte pas pour des intérêts individuels, qu’on ne lutte pas pour le gain, mais qu’on lutte pour la cause du peuple. Sur ce plan, le Grs se porte bien, parce que nous continuons vaille que vaille notre marche vers la construction de cet objectif. Mais le Gsr se porte mal comme tous les partis politiques de l’opposition. Qu’en est-il du Front pour la restauration de la démocratie ? Le Front pour la restauration de la démocratie a été créé dans des conditions claires. C’était pour aller à l’élection présidentielle, car pour les législatives, les alliances sont interdites. Donc, il n’est pas question de se regrouper en partis pour dire qu’on participe aux législatives. Ce que nous pouvons faire à la limite était de voir nos revendications communes et de les porter. Donc, le front a été créé pour les élections présidentielles et nous sommes à quelques mois des législatives. On ne peut pas reprocher aux dirigeants des partis du front de ne pas réagir. Quand nous sortons, c’est au nom de nos partis en vertu des principes que nous avons établis dès le départ. Nous ne sortons pas au nom du Front, ça serait tricher. Si vous vous mettez tout de suite en Front, on dira que vous êtes en train de constituer une alliance et c’est contre les normes en vigueur. Nous respectons la loi. Le Gsr prendra-t-il part aux législatives de janvier 2023 ? La participation à une telle compétition relève d’abord du bureau national, ensuite du conseil national qui va l’approuver. Nous n’avons pas manqué d’élections législatives jusque-là, et nous savons prendre nos responsabilités. A moins de dix mois des élections, on n’a pas encore évolué dans l’établissement de la liste électorale. Si vous n’avez pas toutes les données, vous ne pouvez pas apprécier. Il nous faut un certain nombre de cartes en main pour jouer. Aller à une élection, ce n’est pas faire du tourisme. Et aller aux élections ne donne pas droit à un prix Nobel. J’ai entendu dire « vivement que l’opposition s’organise », et je réponds « vivement que la mouvance se corrige ». En tant qu’acteur de l’opposition, vous avez sans doute noté des éléments positifs dans la gouvernance actuelle. Pouvez-vous nous en donner des exemples ? Sur le plan infrastructurel, je suis resté sur ma soif. Au plan des réformes, il y a deux choses que j’approuve, notamment la charte des partis politiques. C’est vrai que l’application a été dénaturée. En dehors de la charte, j’ai aimé le parrainage, mais je condamne la Commission des lois qui a ajouté le terme « au moins à 10 % ». Nous avons dit qu’il faut qu’on ait au moins 10 candidats, pas plus. Donc, nous avons retenu 100 divisé par 10, et chacun devrait avoir 10%. Aussi, j’ai aimé la propreté de nos villes. Quel type de parlement attendez-vous pour la 9e législature ? Le type de parlement est fonction de la libéralisation de l’espace politique. Nous, nous aurions souhaité avoir des parlementaires plus indépendants. Mais peut-on l’avoir dans l’état actuel des choses ? Face à 109 députés, que peuvent faire 10 ou 20 opposants. Il faut équilibrer les forces. Mais que fait réellement le Gsr pour changer la donne ? Nous faisons un travail énorme aujourd’hui, on n’aurait pas dû faire le quart de ce que nous faisons aujourd’hui pour sensibiliser les gens, pour les ramener à la chose politique. Nous avons organisé cette année, précisément le 12 février, notre congrès et mis une cinquantaine de jeunes en formation. En décembre 2021, pour le compte des quatre départements du nord, nous avons organisé une concertation sur le respect des textes de la République. Actualités 13 avr. 2022


Projet de promotion de l’aquaculture et de la pêche durable : Accroître les ressources halieutiques pour l’économie nationale
Le Bénin entend renforcer la production de ressources halieutiques en vue de la sécurité alimentaire. C’est à travers le Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac) qui sera déployé au cours des cinq prochaines années. Accroître la contribution du secteur de la pêche et de l’aquaculture aux économies locales et nationale, tel est l’objectif du Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac) initié par le gouvernement. Ce faisant, il entend contribuer à la sécurité alimentaire à travers l’amélioration de la gouvernance, le développement de la production et de la productivité de la filière aquacole, la gestion durable des pêches continentale et maritime et le développement des chaînes de valeur compétitives. La durée prévisionnelle du projet est estimée à soixante mois, étalée sur la période 2021-2026. Le Promac sera mis en œuvre à travers trois composantes relatives au développement de la pisciculture compétitive et résiliente au climat, au renforcement des chaînes de valeur commerciales et de la gestion durable de la pêche. D’envergure nationale, le projet sera déployé dans trois principales zones du territoire national, sous l’égide du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche. La première, c’est la façade maritime, notamment dans les départements du Mono, de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé. La deuxième zone concerne les plans et cours d’eau continentaux, les bas-fonds, les forages artésiens et les plaines inondables dispersés dans les bassins versants du Sud et du Centre, en l’occurrence dans le Mono, l’Atlantique, l’Ouémé et le Zou. Enfin, le projet touchera aussi les retenues et cours d’eau du Centre et du Nord à travers les départements des Collines, du Zou, de l’Alibori, de l’Atacora, de la Donga et du Borgou. Cibles Le nombre total de bénéficiaires directs et indirects attendus du projet est estimé à environ 672 601 personnes dont 62 601 en aquaculture (6 394 directs) et 610 000 pour la pêche (62 305 directs). Un Cadre de politique de réinstallation (Cpr) et un Cadre de gestion environnementale et sociale (Cges) sont élaborés pour évaluer et atténuer les impacts sociaux et environnementaux potentiels des activités du projet sur les populations affectées et le cadre de vie. Les interventions porteront sur les différents maillons allant de l’approvisionnement en intrants à la transformation et la vente en gros/détails des produits, en passant par la production à travers la pêche de capture et la pisciculture. Toutes choses qui devront permettre d’améliorer les performances économiques des acteurs dans un environnement durable. Au nombre des infrastructures de soutien, le projet contribuera à mettre à disposition des équipements de cinq écloseries de tilapia/clarias pour une capacité de production de 60 millions d’alevins par an, de cinq fabriques d’aliments pour une capacité totale de 20 000 tonnes/an. La production attendue en alevins est de 59 millions d’alevins par an dont 36 millions de tilapia, 22 millions de clarias et 1 million d’autres espèces. Tout en s’appuyant sur les infrastructures existantes et fonctionnelles, le projet participera à mettre en place des zones aquacoles au bénéfice des coopératives/groupements des jeunes et des femmes. Il appuiera la construction et l’équipement de 500 ha d’étangs et 75 000 m3 de cages et d’enclos à leur profit. Les activités de formation technique et entrepreneuriale viseront quelque 6 000 pisciculteurs, 200 agents techniques de vulgarisation dont 50 % de femmes. Equipements Il sera aussi question de favoriser une commercialisation résiliente et inclusive à travers l’appui à la création de marchés de poissons de pêche et d’aquaculture et équipés de chambre froide, fabrique de glace, traitement et hall de poissons avec infrastructures de vente de poissons vivants dans les villes d’Abomey-Calavi, Cotonou, Porto-Novo. Il est prévu l’acquisition de 20 foyers améliorés et 20 séchoirs solaires et d’un lot d’équipements informatiques pour l’interprofession des pisciculteurs, l’acquisition de cinq camions frigorifiques, de 100 glacières ainsi que des moyens adéquats de transport des alevins et des poissons. Le renforcement des capacités des acteurs de la chaîne de valeur de la pêche se traduira également par la formation des acteurs sur la conservation par le froid et sur les techniques de fumage, séchage et autres techniques de transformation afin de limiter les pertes après capture et l’impact des pratiques sur leur santé. Dans le cadre de la gestion durable de la pêche, deux plans de gestion des pêcheries seront mis en œuvre. Un point de débarquement aménagé (Pda) sera érigé à Grand-Popo. Le renforcement de la capacité opérationnelle de la Brigade de Surveillance et de Contrôle des plans d’eau figure également au rang des priorités. Par ailleurs, le projet contribuera à appuyer la mise en place de 21 réserves biologiques en milieu continental et régional à travers le golfe de Guinée. Economie 13 avr. 2022


Marée haute dans le golfe de Guinée : Vigilance accrue sur la côte
Les populations côtières et les pêcheurs sont appelés à maintenir la vigilance. Dans sa furie, l’océan pourrait réserver des surprises, les prochaines semaines. Après un début de mois agité, le calme revient sur la côte. Mais selon les prévisions, la menace n’est pas derrière nous. Les prochaines semaines pourraient être critiques. « Les populations doivent suffisamment faire attention. Je parle surtout des personnes qui vont à la plage et des pêcheurs. Nous devons être sur le qui-vive pour ne pas être piégés par les vagues », souligne Dr Zacharie Sohou, directeur de l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob). En effet, le mois de mars s’est éclipsé laissant derrière lui, sur la côte à l’Est de Cotonou, un déferlement inquiétant de vagues. Plusieurs maisons ont été détruites par l’océan qui, pendant quelques jours, a mis une pression énorme sur les populations de Sèyivè dans la commune de Sèmè-Podji. C’est un phénomène qui s’observe souvent quand une surcôte est en conjonction avec la marée haute et une houle importante. Cela entraîne sur la côte, plusieurs impacts dont l’érosion côtière, les submersions marines, les pertes de propriétés et d’habitats, voire des pertes en vie humaine sur le littoral. « Cette furie est due à une tempête, puis à l’augmentation du niveau des vagues qui est allé jusqu’à 1,8 m. Ces deux phénomènes, ensemble, rendent bouillant l’océan font déferler les vagues sur la côte avec une certaine énergie qui les fait sortir de leurs limites habituelles », fait remarquer Dr Zacharie Sohou qui apprécie les dégâts. « La mer a de ce fait retiré du sable et accentué l’érosion côtière à des endroits où on pensait que tout était déjà stable, à cause des travaux confortatifs et de la protection des épis. Il y a lieu de renforcer les ouvrages après des études. Au dernier épi, c’est la catastrophe, mais c’est tout à fait naturel. Toutes les forces sont concentrées sur ce côté-là », déplore le chercheur. L’appel à la vigilance lancé par le gouvernement, il y a une semaine, n’est donc pas anodin. Dans un communiqué en date du 7 avril 2022, le ministère du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd) appelait les populations riveraines de la côte à la vigilance, notamment celles situées dans les zones des segments de Sèyivè à l’Est du champ d’épis de Cotonou, d’Ahloboé à l’Ouest non loin d’Avlékété. « Je rappelle que ces segments, après les travaux de protection côtière, doivent être considérés pour l’heure comme impropres à toute installation et tout aménagement », précisait le communiqué. La même exhortation est allée à l’endroit des populations riveraines du segment de Grand-Popo sur lequel les travaux transfrontaliers de protection côtière sont en cours de démarrage. Le calme avant la tempête La période critique devrait démarrer mi-mai 2022. « Nous ne sommes pas encore dans la période des hautes vagues. Mais nous l’approchons. Peut-être que la montée des eaux qui vient de se produire vient d’une période précoce. D’ici mi-mai, nous allons rentrer dans la période de mer agitée jusqu’au mois de septembre », prévient le directeur de l’Irhob. En attendant, ces derniers jours, on assiste à une accalmie précaire sur la côte. « Pour la période du lundi 11 au mercredi 13 avril 2022, la situation est verte », prévient l'Institut de recherches halieutiques et océanologiques du Bénin (Irhob) sur sa plateforme. Le bulletin Météo marine de l’Agence nationale de météorologie indique que sur la période du 12 au 15 avril 2022, la mer sera « peu agitée » de Sèmè-Podji à Grand-Popo. Entre les 14 et 15 avril 2022, la hauteur des vagues peut atteindre 1,5 m à Cotonou et à Sèmè-Podji autour de 17 h. « Les prochaines 72 h sur le littoral, les valeurs du coefficient de marée varieront entre 66 (valeur moyenne) et 96 (valeur haute). Par conséquent, les courants des marées seront moyens à forts en cours de période », renseigne Météo Bénin. La période sera marquée par un temps variablement nuageux avec un risque d’activités pluvio-orageuses aussi bien en mer que sur le pays. Mais les vagues peuvent surprendre à tout moment, surtout qu’on tend vers la période critique et qu’avec les changements climatiques, nul ne sait quand les catastrophes peuvent subvenir. Actualités 13 avr. 2022


Atelier de peinture/Expo Art du Bénin : Des enfants à besoins spécifiques laissent parler leur imagination
Des enfants malentendants de l’école de Louho (Porto-Novo) et leurs camarades entendants venus d’un peu partout du Bénin, ont peint, ce dimanche 10 avril, des tableaux qu’ils comptent offrir au chef de l’Etat, Patrice Talon. L’atelier artistique est organisé en marge de l’exposition Art du Bénin.Ils ont donné libre cours à leur imagination, leur sens de créativité, pour dire merci au président de la République qui a initié l’exposition publique diptyque, en particulier l’atelier pédagogique au profit des enfants. En une heure d’exercice, les apprenants de Louho et leurs camarades des autres écoles ont réalisé à peu près une demi-douzaine de tableaux sur lesquels on voit toutes sortes de textes, de figures et de dessins identifiables et non identifiables, en différentes couleurs. L'idée qui sous-tend cette activité, selon l'équipe de médiation culturelle, c'est de montrer une fois encore que le handicap ne doit pas être un frein à la créativité artistique et l'épanouissement des enfants. A l'occasion de cet exercice, les enfants entendants ont découvert d’anciens tableaux réalisés par leurs amis de Louho qui les ont offerts à la première dame, Claudine Talon. L’artiste peintre, Claudine Dan, a encadré les enfants au cours de cet atelier pédagogique. Elle se réjouit de l'œuvre accomplie par les apprenants, et rappelle que l'activité du jour avec les enfants à besoins spécifiques, est une initiative de la première dame qui a demandé à la Galerie nationale d'exposer les œuvres créées par les enfants de Louho. Ceci, pour montrer tout leur potentiel artistique et inspirer d'autres enfants. Actualités 12 avr. 2022


Carte postale / Trésor royal restitué : A la découverte des Assen
L’Assen est un autel portatif cérémoniel dédié à un mort, en l’occurrence le roi défunt du Danxômè. Il est réalisé en métal ou alliage de métaux après le décès de la personne à qui il est destiné. « C’est sur cet Assen qu’on fait les libations, qu’on immole des animaux. L’Assen est implanté dans le sol et on invoque les âmes des ancêtres là-dessus. Lorsque ce rituel est fait, on cuisine les animaux immolés et on revient pour une offrande, puis les vivants consomment le reste des repas. Ce qui est une sorte de communion entre les morts et les vivants», explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Cinq Assen ont été ramenés de Paris, et exposés au palais de la Marina. Parmi eux, il y en a qui sortent de la définition ordinaire du Assen. Il s’agit des Hotagantin, relève Calixte C. B. Biah. « Si vous regardez bien, les Assen Hotagantin n’ont pas de tige qu’on fixe au sol. Et comme l’indique son nom, il est fixé au sommet des temples et des tombes. Lorsque vous allez sur le site des palais royaux à Abomey, vous verrez ces Assen qui sont fixés au sommet des tombes et des temples. Ce sont également des Assen cérémoniels », détaille le conservateur. Mais quel que soit son type, rappelle-t-il, l’Assen est fabriqué lorsque celui à qui il est dédié n’est plus. Il est réalisé pour honorer le disparu. L’Assen d’un roi porte les emblèmes de ce dernier. Cela permet d’identifier clairement à qui il appartient. Par exemple, parmi les 26 œuvres exposées, il y a l’Assen Hotaganti du roi Glèlè qui se fait distinguer par la représentation du lion. Les Assen rituels et Hotagantin sont des chefs-dœuvre réalisés par les orfèvres de la cour royale du Danxômè. Des spécialistes renseignent que la famille la plus reconnue dans cette spécialité est celle des Hountondji. Mystère Dans le lot des cinq, il y a un Assen qui intrigue : celui du roi Béhanzin qui était encore vivant au moment de la prise d’Abomey par le général Dodds et ses hommes. « La logique est qu’un roi régnant ne peut en aucun cas se faire fabriquer son propre Assen», rappelle le conservateur. Alors, comment est-ce que Dodds a pu mettre la main sur un Assen de Béhanzin et l’a emporté en France ? C’est une interrogation courante sur le site de l’exposition diptyque. Mais il y a une hypothèse, affirme Alain Godonou, commissaire du volet trésors royaux de l’exposition. « Tout le temps, quand Guedègbé a consulté l’oracle, le fâ a toujours répondu de la même façon : le roi ne peut pas gagner cette guerre. La cour a beau multiplier les sacrifices, la réponse est restée la même. Donc, on pense que la cour avait déjà anticipé le départ du roi et avait préparé à l’insu du roi, son assen. C’est la seule explication plausible qu’il y a…», indique-t-il. Ariel GBAGUIDI Culture 12 avr. 2022


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