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A l’instar de cette boîte de nuit vidée par ses occupants [/caption]
Rester à quel prix ?
Dans les regards, il y a cette folle envie de rester dans le périmètre du stade où la plupart ont vu passer une bonne partie de leur vie. La solution trouvée est de passer de l’autre côté de la route, pour rester dans la même zone, et tirer profit plus tard des aménagements. Pour cela, il y a un prix à payer. L’occasion faisant le larron, des promoteurs de biens immobiliers s’invitent dans le jeu de l’offre et de la demande et dictent leur loi. Selon les témoignages recueillis, il faut miser gros.
Pour Kassim Mohamed, vendeur de véhicules d’occasion, ce n’est pas la joie. « Toutes les boutiques sont prises, il faut rentrer dans les Vons pour espérer en trouver, or notre business a besoin de visibilité. Des gens étaient informés avant nous et avaient pris des dispositions pour rester dans la zone. C’est le cas de la dame qui est à côté. Elle a juste rejoint la boutique en face de l’autre côté de la rue. Tout est saturé. Dire aux clients de venir à Calavi, ce n’est pas aisé. S’il trouve l’opportunité ailleurs, c’est fini», se plaint-il.
La pression est infernale. Beaucoup disent ne pas pouvoir supporter cette surenchère.
«Les loyers ont augmenté de manière exponentielle. C’est insupportable. L’Etat a exigé trois mois d’avance, mais eux, ils spéculent », fulmine Sassou M.
Dame Danielle qui vient d’hériter du bar de sa défunte mère est à bout de souffle. «J’ai couru en vain pour trouver un local. Je n’ai pas des millions pour donner aux propriétaires. Vous trouvez un local de 50 ou 70 mille F Cfa, et c’est tellement petit qu’on ne peut rien en faire», se désole-t-elle, presque effondrée.
La seule certitude, c’est qu’un nouveau délai de grâce ne serait que pur miracle. Le compte à rebours a alors commencé pour de vrai. Les occupants des lieux en sont conscients, malgré les douleurs. « A l’impossible, nul n’est tenu. Je serai obligée de tout ramener à la maison », lâche une des tenancières de maquis, avant de se plonger, triste, dans son exercice de rangement n
« Le volet social n’a pas été occulté. »
C’est leur plus grande attente. Les occupants de la ceinture du stade de l’Amitié disent attendre de l’Etat des accompagnements pour « sauver leurs fonds de commerce». Le gouvernement l’a-t-il prévu ? Selon nos sources, l’Etat n’est pas resté sans y penser. La question est souvent évoquée lors des réunions avec les concernés. « Ce sont des Béninois et l’Etat n’a pas occulté le volet social », souffle une de nos sources qui ne donne pas d’autres précisions. De son côté, la direction générale de l’Office de gestion des stades n’a pas voulu accorder « pour le moment une interview » à ce sujet. La Nation continue de suivre l’évolution de ce dossier.
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08 avr. 2022