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Nouvelles

Echanges sur la stratégie nationale de sécurité numérique: Réfléchir au renforcement de la confiance digitale

La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a procédé ce jeudi 14 mars, au lancement de l’atelier d’échanges sur la stratégie nationale de sécurité numérique à Cotonou. A l'occasion, elle a invité les participants à mener des réflexions en vue de renforcer la sécurité dans le cyberespace.

Les enjeux de la cybersécurité et son importance sont au cœur d'un l’atelier d’échanges sur la stratégie nationale de sécurité numérique, lancé ce jeudi 14 mars à Cotonou par la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou. A l'occasion, elle a salué la présence de l’Union internationale des Télécommunications (UIT) aux côtés du Bénin dans le cadre de ces assises. Selon la manager en chef du numérique au Bénin, la sécurité dans le cyberespace est primordiale, dans un contexte où la protection des identités, des données, des infrastructures et de la soudaineté est cruciale.
« Nous sommes dans une transformation numérique où il est nécessaire de bâtir la confiance numérique », a-t-elle insisté. Face aux menaces comme le vol des données personnelles, l’usurpation d’identité, l’atteinte à l’intégrité de l’information sur les personnes, il convient, selon la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, de renforcer la confiance numérique. « Mon souhait est que les réflexions se focalisent sur les voies et moyens pour bâtir la confiance numérique », a-t-elle indiqué.
A ce propos, elle rappelle quelques efforts du gouvernement béninois pour rester dans la dynamique de la révolution en la matière. La création de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) et la validation de ses textes en Conseil des ministres, le Code du numérique, la construction du data center, la mise en place des infrastructures à clés publiques et autres, constituent des pas de géant pour la sécurité dans le cyberespace.
Le représentant de l’Anssi-Bénin, Ouanilo Médégan Fagla, est revenu sur la transformation digitale de la société béninoise avec la mise en place d’une administration intelligente caractérisée par la dématérialisation progressive des services publics et privés. Selon lui, c’est pour faire face aux nouveaux défis du secteur du numérique que l’Anssi a été mise en place en vue de créer un environnement adéquat pour les ambitions économiques. L’Equipe nationale de réponse aux incidents, l’Exploitation de la National Public Key Infrastructures, le Laboratoire d’appui aux investigations et la National Cyber Range, sont autant de projets qui vont contribuer à renforcer la confiance numérique. A l’en croire, c’est une approche inclusive qui va déboucher sur cet idéal. Ainsi, tous les acteurs sont conviés à la protection des systèmes d’information de l’Etat, la participation à la lutte contre la cybercriminalité, la promotion de la confiance numérique, la sensibilisation et le renforcement des expertises.
L’expert de l’Union internationale des Télécommunications, Haythem El Mir, pour sa part, a insisté sur la nécessité de protéger les systèmes d’information contre les menaces et les attaques. Insiste-t-il, il faut la maitrise de la technologie et la capacité de protéger les données, pour faire face aux enjeux de la sécurité numérique.
« Les enjeux deviennent très considérables, mettant la technologie comme le socle pour le développement de l’économie numérique », a-t-il déclaré. Il affirme que les infrastructures informatiques deviennent essentielles pour la sûreté nationale, l’économie et même pour la paix sociale. C’est pourquoi, il apparaît nécessaire de définir une stratégie pour bâtir la confiance numérique et faire adhérer les usagers et les entreprises. « Si l’Etat a choisi la voie du développement technologique, il faudra alors assumer la responsabilité de maitriser la technologie et assurer sa sécurité», a-t-il conclu.

Actualités 15 mars 2019


Enquête Proxy Means Test-Ravip dans le cadre de l’Arch: Vers des prestations de services en faveur des bénéficiaires

La ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, entourée de ses collègues en charge de la Santé, Benjamin Hounkpatin et des Petites et moyennes entreprises, Modeste Kérékou, a procédé hier 13 mars à Cotonou, au lancement de l’enquête Proxy Means Test (Pmt) sur les bénéficiaires du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). Cette étape marque la validation du statut des bénéficiaires éligibles à la subvention de l’Etat dans le cadre de l’accès aux services assurance maladie dudit projet.

Dernière ligne droite dans le cadre du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). C’est dans ce cadre que s’inscrit le lancement de l’enquête Proxy Means Test (Pmt) sur les bénéficiaires dudit projet. Cette étape va accélérer les prestations de services prévues dans le cadre de l’Arch.
« L’enquête Proxy Means Test s’inscrit dans la suite logique de l’identification communautaire des pauvres extrêmes et non extrêmes », explique la ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro. Cette étape, qui vise à finaliser la base de données des bénéficiaires du projet, permettra de collecter des informations nécessaires sur les conditions de vie des populations cibles, explique-t-elle. « Elle constitue le filtre statistique pour que ces populations soient identifiées avec précision, comme étant les personnes qui répondent aux critères définis pour bénéficier de l’assistance de l’Etat dans le cadre des projets sociaux », souligne-t-elle.
L’enquête Pmt permettra de collecter des informations sur les caractéristiques socio démographiques des ménages pour confirmer ou infirmer leur statut de pauvreté. Elle sera couplée avec un enrôlement complémentaire au Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).
« Sur le plan opérationnel, l’enquête Pmt va apporter les derniers éléments pour un bon arrimage avec la base de données du Ravip et déclenchera prochainement l’impression des cartes biométriques pour les bénéficiaires de la phase pilote du volet ‘’assurance-maladie’’ du projet Arch », développe la ministre des Affaires sociales.
L’enquête Pmt sera opérationnalisée par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Son directeur général, Laurent Hounsa explique les spécificités de la présente.
« De l’enquête Pmt classique déjà expérimentée au Bénin et dont les outils et le dispositif sont maîtrisés et stabilisés, nous sommes passés à une enquête ‘’Pmt’’ avec de nouveaux modules et une refonte totale de l’outil de collecte de données, aux fins de la réalisation du registre social unique au Bénin ». Il rassure des dispositions de l’Insae pour la bonne conduite de l’opération.
La présente enquête précède l’étape finale de la validation communautaire qui fournira une liste consensuelle de pauvres à l’échelle nationale. La finalité est d’installer un registre social unique des bénéficiaires potentiels de tous les programmes de protection sociale au Bénin, précise le coordonnateur de l’Unité de coordination du projet Arch, Venant Quenum.
La zone sanitaire Abomey-Calavi et Sô-Ava est retenue pour ouvrir cette enquête qui s’étendra aux deux autres zones, Dassa-Zoumè-Glazoué puis, Copargo-Ouaké avant l’extension au plan national.

Société 14 mars 2019


Sécurité alimentaire et nutritionnelle: La patate douce à chair orange : une alternative

La patate douce à chair orange est depuis mardi 12 mars dernier, au centre d’un atelier à Parakou. Prévue pour une semaine, la rencontre fait suite au lancement, lundi 11 mars dernier à l’université de la ville, d’un projet consacré à cette culture. Elle vise, pour une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle, à harmoniser les plans d’actions.

En perte de vitesse depuis quelques années, la production de la patate douce à chair orange est sur le point d’être relancée au Bénin. Après le lancement du projet dénommé Sweet Potata qui améliorera la compétitivité de ses chaînes de valeur, elle fait l’objet d’un atelier depuis mardi 12 mars dernier à Parakou.
Outre le Bénin, le projet financé par l’Union africaine avec l’accompagnement de l’Union européenne prend également en compte le Nigeria et le Niger. D’une durée de trois ans, sa phase expérimentale au Bénin couvrira les départements de l’Ouémé, de l’Atlantique et de l’Alibori.
Selon le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho, ce projet va considérablement réduire les problèmes de malnutrition. Pour son coordonnateur au Bénin, Ismaël Moumouni,
enseignant chercheur à la Faculté d’agronomie de l’Université de Parakou, il vient à point nommé. Son premier objectif, a-t-il assuré, sera d’améliorer la disponibilité des variétés des semences de patates douces à chair orange au profit des producteurs. Il s’agira de développer des packages technologiques qui pourraient leur permettre de produire avec un rendement appréciable ce tubercule. Avec la carence en vitamine A qui, aujourd’hui, est devenue un problème de santé publique, le professeur estime qu’il est important de valoriser les ressources locales comme ce potentiel. Ce qui, poursuit-il, va régler les problèmes liés à la nutrition.
Enfin, il y a le marché avec beaucoup de mythes qui entourent la production et la consommation de cette patate. A terme, il faudra travailler pour l’amener à rentrer davantage dans les habitudes alimentaires.
Les participants à cet atelier sont des universitaires aussi bien du Bénin que de certains pays de la sous-région ouest africaine. Directement impliqués dans la mise en œuvre du projet, ces chercheurs vont s’accorder sur un certain nombre de terminologies et d’activités. Ce qui permettra la mise en œuvre d’une planification opérationnelle avec une répartition des tâches à exécuter.

Société 14 mars 2019


Amélioration du climat des affaires au Bénin: Le Tribunal de commerce prouve toute son utilité

Finis les longs contentieux dans le domaine des affaires au Bénin ! Le Tribunal de commerce de Cotonou (Tcc) démontre toute son utilité, en veillant à l’exécution des contrats, au règlement de l’insolvabilité et à la protection des investisseurs minoritaires.

De 750 jours en 2017, le délai moyen de traitement du contentieux commercial est passé à 57 jours à fin 2018 au Bénin. Des affaires sont même réglées en 72 heures voire en 24 heures, confie William
Kodjoh-Kpakpassou, président du
Tribunal de commerce de Cotonou. Cette célérité est le résultat de l’installation de cette juridiction devenue opérationnelle depuis décembre 2017 et qui se révèle un outil efficace de règlement des litiges commerciaux d’une part et de promotion des investissements d’autre part. « Le défi était de remédier à tous les reproches qui sont faits au système judiciaire béninois dans le monde des affaires, notamment les questions de lenteur, d’efficacité, de compétence, etc. », rappelle-t-il.
A la faveur d’une séance d’information sur les principales réformes « Doing Business » organisée début mars à Cotonou par l’Agence pour la promotion des importations et des exportations (Apiex), il a également souligné que les décisions et les informations sur la justice commerciale, notamment les rôles d’audience, les actes pris dans le cadre du fonctionnement du tribunal, la législation concernant les juridictions de commerce, sont publiées en ligne sur le site du tribunal, favorisant l’accès facile à la jurisprudence en la matière et permettant la prévisibilité de l’activité de jugement. Ainsi, les parties prenantes n’ont plus besoin de voir quelqu’un pour savoir si l’affaire les concernant est programmée ou pas, et il n’y a plus d’appel des affaires à l’audience. « Le résultat, c’est que nous gagnons du temps à l’audience, au moins une heure à deux heures par dossier », assure le président du tribunal de commerce. Et avec la publication de la décision en ligne dès que le juge l’a prononcée, signée et déposée au greffier en chef du tribunal, c’est la transparence judiciaire qui est assurée. «Celui qui a gagné ou perdu, il lit la décision et les autres acteurs du pays peuvent y avoir accès et comprendre les motivations qui ont conduit à ladite décision», explique William Kodjoh-Kpakpassou.
Il précise aussi que la nouvelle loi sur le tribunal de commerce a porté le jugement des affaires en dernier ressort au niveau de 5 millions F Cfa. C’est dire que pour les contentieux qui portent sur un montant de 0 à 5 millions au maximum, la décision est sans appel.

Accroissement des revenus

Ce qui intéresse davantage, c’est l’accroissement du recouvrement des créances à travers la célérité dans le règlement des contentieux. « Une efficacité qui procure plus de ressources à l’Etat », à en croire le président du Tcc. Des dizaines de décisions sont rendues par an et les créances sont payées plus aisément, même celles qui portent sur des centaines de milliards de francs, informe-t-il.
Aussi, assiste-t-on au dénouement rapide du contentieux des baux commerciaux qui concerne le plus souvent le non-paiement des loyers. En la matière, il y a beaucoup de règlements à l’amiable qui ont eu lieu au Tcc et portant sur des centaines de millions, assure le président William Kodjoh-
Kpakpassou. Puisque la loi impose la conciliation préalable obligatoire, un centre de conciliation est mis à disposition des parties prenantes qui peuvent s’asseoir autour d’une même table et tenter de régler leurs affaires. « Tout n’est pas compliqué en justice et il n’y a pas de magie en justice : tout est question d’organisation», laisse entendre le magistrat.
Dans cette même veine d’amélioration du climat des affaires, s’inscrit le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Camec/Ccib) créé depuis 2003 et dont le décret n°2018-265 du 27 juin 2018 portant attributions, organisation et fonctionnement, a été signé l’année dernière. Selon William Sourou, secrétaire permanent du Camec, une liste de référence des arbitres nationaux sera bientôt disponible pour s’ajouter à celle des 24 médiateurs formés et certifiés en vue de promouvoir les modes alternatifs de règlement des contentieux au profit des opérateurs économiques.

Actualités 14 mars 2019


Appui au développement du football: Le gouvernement accorde une subvention de 400 millions F Cfa aux clubs

Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, a procédé, ce mercredi 13 mars à Cotonou, à la remise des subventions de l’Etat aux clubs en championnat et à la Fédération béninoise de football (Fbf) au titre de l’année 2019. Chacun des clubs de Ligue 1, 2 et 3 est reparti respectivement avec 10 millions, 6 millions et 4 millions de F Cfa.

Le gouvernement a accordé au titre de l’année 2019 à tous les clubs de Ligue 1, 2 et 3 et à la Fédération béninoise de football (Fbf), un accompagnement financier qui s’élève à un montant total de 400 millions de F Cfa, ce mercredi 13 mars à Cotonou. Ainsi, chaque club de Ligue 1 est reparti avec 10 millions F Cfa tandis que ceux de Ligue 2 et 3 ont bénéficié respectivement de 6 millions et 4 millions de F Cfa chacun. Pour son fonctionnement, la Fédération béninoise de football a reçu une subvention de 20 millions de F Cfa.
A l'occasion, le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, a renouvelé sa confiance au comité exécutif de la Fédération béninoise de football et a invité tous les acteurs à l’union sacrée autour de l’équipe nationale qui affronte le Togo le 24 mars prochain. « Il n’y a plus d’adversaires, désormais tous les acteurs sont dans la grande famille du football béninois pour des victoires plus grandes », a-t-il déclaré. Pour lui, seuls le consensus et le travail bien fait garantissent le développement du sport-roi béninois. C’est cette ambiance qui donne l’envie aux jeunes de travailler pour pratiquer leur passion et subvenir à leurs besoins. Il a alors félicité les responsables de clubs engagés dans les différents championnats pour leurs efforts à faire participer leurs équipes aux compétitions. «Je voudrais saluer le travail qui se fait au sein des clubs de football du Bénin, de la commission des arbitres et de toutes les structures qui participent au bon déroulement des compétitions », a-t-il indiqué.
Après avoir rappelé les nouvelles mesures fiscales en faveur du développement des activités sportives, le ministre Oswald Homéky a réitéré son engagement à apporter sa caution morale aux clubs qui souhaitent mobiliser des financements privés. « Nous sommes disposé à apporter notre caution morale pour vous aider à mobiliser des financements privés», a-t-il ajouté.
Préoccupé par la modernisation des différentes compétitions, le ministre Oswald Homéky a promis de travailler avec les responsables de clubs afin que le système de transfert des joueurs soit dématérialisé. « La liste et le contrat des joueurs avec les clubs doivent être numérisés pour une gestion optimale de la carrière des joueurs », a-t-il préconisé.

Actualités 14 mars 2019


Caisse nationale de sécurité sociale: Des pistes de réformes pour une meilleure gouvernance

Les membres du Conseil d’administration, les directeurs techniques et centraux, les responsables syndicaux et autres acteurs au plus haut niveau de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) ont assisté, ce mercredi 13 mars, à la restitution des conclusions de l’évaluation actuarielle du régime général de la caisse. Les travaux conduits par le Bureau international du travail (Bit) révèlent la bonne santé actuelle de l’entreprise, mais ils dégagent aussi des pistes pour des perspectives plus heureuses à long terme.

Aux termes des dispositions de l’article 37 de la loi N° 98-019 du 21 mars 2003 portant Code de sécurité sociale en République du Bénin, il est prescrit dans la gouvernance de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), une évaluation actuarielle à intervalle de cinq ans. Sauf que la dernière évaluation en date au niveau de l’organisme remonte à 2003. Les raisons, « certaines contraintes notamment celles inhérentes à la disponibilité de données nécessaires », justifie le directeur général de la Cnss, Dramane Diatema. En effet, «une étude actuarielle a pour but de déterminer la solvabilité à moyen et long termes d’un régime d’assurance, commerciale ou sociale. Or, dans les régimes de sécurité sociale, en particulier ceux qui doivent attribuer des pensions, cette perspective de long terme n’est souvent ni bien comprise, ni prise en compte comme elle le devrait », explique-t-il ensuite. L’évaluation faite dans le cadre d’une telle étude, sert à vérifier si les recettes et les dépenses seront équilibrées, à l’avenir, compte tenu du système de financement y compris le taux de cotisation qui a été retenu. En somme, l’évaluation actuarielle est bénéfique pour la Cnss pour ses perspectives et c’est fort de cela que la mobilisation des responsables de l’organisme était très forte à la restitution de ladite évaluation. Dramane Diatema rappelle même dans son mot à l’ouverture des travaux qu’une telle évaluation est d’une nécessité évidente pour la Cnss.
Cosme Kangnidé, conseiller technique à la prévoyance sociale du ministère en charge du Travail est lui aussi heureux de voir, enfin, cette étude se faire. Il mentionne trois fondements (juridique, technique et de gouvernance) comme avantages majeurs que devrait tirer la Cnss de cette évaluation.

Conclusions et recommandations

L’expert Georges Langis du Bit qui s’est occupé de la restitution de l’étude, chiffres et graphiques au point semble satisfait des conclusions des travaux. Lesquelles assurent d’une bonne santé de la Cnss et augurent de perspectives heureuses. Néanmoins il n’y a pas matière à dormir sur ses lauriers. Ainsi, recommande-t-il à la caisse, entre autres, une réallocation du taux de la branche des prestations familiales vers la branche des pensions. Il suggère aussi que les données soient systématiquement inscrites sur les systèmes informatiques. « Il est recommandé d’introduire un maximum de gains assurables afin de minimiser les pressions financières futures sur le
régime… l’introduction de régimes complémentaires », propose-t-il dans ses conclusions. Face à la hausse de l’âge de retraite, chose inévitable selon ses analyses, il penche pour une augmentation du taux de couverture, ainsi que l’ajustement automatique des différents paramètres du régime.
Georges Langis a aussi révélé que dans le Code de sécurité sociale, il existe une
coordination entre la Cnss et le Fonds national des retraités qui peine à se concrétiser. Il recommande alors de mettre en place une coordination entre les prestations des deux organismes « afin d’avoir un système de sécurité performant qui permette aux travailleurs de changer de secteur d’activité, de passer d’un employeur à un autre sans subir de pertes importantes de droits ». Enfin, au niveau de la politique de financement et de placements, il demande de continuer l’élaboration des règles de financement, d’adopter une politique d’investissement formelle tenant compte du financement et d’y attribuer un rôle actif à la Cnss.

Actualités 14 mars 2019


JIF 2019 au Bénin: Les femmes de la microfinance réfléchissent à leur situation

Les thèmes « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » ont été le socle des échanges entre les acteurs de la microfinance au Bénin. Des échanges qui se sont tenus le 8 mars 2019 et qui ont mis en exergue les maux qui affectent et freinent l’épanouissement socio-économique de la femme béninoise.

Les actions en cours pour l’instauration d’une planète 50 – 50 d’ici 2030, c’est la dynamique actuelle qui reste le lit des nombreuses luttes menées au profit de la femme. Camille Ogoussan, directeur général de la microfinance et représentant le ministre des Affaires sociales et de la microfinance emprunte l’optique d’une amélioration des conditions de la femme à l’ouverture officielle des échanges. Il met bien en exergue le thème retenu au niveau international qui est «Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement» pour convier tous les acteurs à une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Il soutient l’appel au leadership féminin comme moteur de développement tout en restant collé au thème retenu au plan national qui est «Leadership féminin et l’égalité pour ligne de pensée.» Il profite pour exhorter tous à travailler à un avenir où l’innovation et la technologie ouvriront de nouvelles portes aux femmes et aux filles. Les propos du directeur général de la microfinance émeuvent les deux acteurs majeurs de cette célébration dans le secteur de la microfinance, Alidé et Adapami. Pour le système financier décentralisé Alidé, son directeur Valère Houssou renchérit que l’innovation est de voir les femmes et les hommes engagés ensemble pour la transformation digitale en tant que nouveau paradigme dans l’offre des services financiers. Une exigence qui découle de la contribution à la réalisation des objectifs de développement durable (Odd). Il est revenu à Maurille Couthon, directeur de AdapamI de repréciser le pari du projet qui prône l’égalité femme homme avec la ferme conviction que la jouissance de droits et d’opportunités par la femme constitue une arme contre nombreux maux qui l’affectent et qui freinent son épanouissement social, économique et professionnelle. Le projet entend contribuer à réduire les inégalités notées dans le secteur de la microfinance de manière active et participative.
Les communications, « Réflexions sur les métiers d’homme ou métiers de la femme » cas des Sfd et « Femme, conciliation travail et famille » animées respectivement par Raoul Yakpa et Sylvie Ehako ont exhibé les nombreux obstacles à la réalité du genre avec des solutions énoncées qui restent de réelles approches à l’amélioration de la condition de la femme autant dans le ménage qu’en entreprise. Les échanges ont été davantage enrichis via le panel fait de deux employés : Gaston Deguenon et Odette Kouagou, d’une employeuse Valentine Adoukonou, directrice de Africa finances et du consultant en microfinance Sylvestre Honvou. Leurs témoignages et expériences professionnelles et familiales ont conduit à des pistes de sortie de crise. L’estime de soi, l’autodétermination, le recrutement genre sensible, le présentisme, l’accompagnement de l’époux, les engagements individuels et collectifs de même que la mise en place d’instruments juridiques opérants sont autant de recommandations faites par les acteurs réunis à l’occasion pour en appeler à la conscience des citoyens et surtout de l’Etat dont le rôle est capital. C’est d’ailleurs un impératif qu’a rappelé Mathieu Rioux, représentant d’Affaires Mondiales Canada, un partenaire au développement pour qui, l’égalité femmes-hommes est une valeur fondamentale et une priorité. Il exprime toute sa conviction de voir les échanges concourir à l’atteinte des objectifs d’égalité du genre voulu par Alidé soutenu par Adapami dont le financement vient d’Affaires Mondiales Canada. L’épanouissement de la femme en entreprise et en famille est donc une priorité à laquelle s’attachent les acteurs du secteur de la microfinance au Bénin qui n’entendent plus baisser les bras.
Source : Force Com One

Société 13 mars 2019


Solutions parlementaires pour sortir de la crise électorale: Les partis politiques mettent sur la table leurs propositions

La Conférence des présidents de l’Assemblée nationale s’est réunie, ce mardi 12 mars, et a décidé de la mise sur pied d’un comité parlementaire restreint de cinq membres pour examiner les propositions des partis politiques et faire des recommandations législatives concrètes en vue de la sortie de l’impasse dans laquelle se trouve le processus des élections législatives du 28 avril prochain.

Les travaux de la Conférence des présidents de ce mardi auront surtout permis aux participants de prendre connaissance des propositions faites par les différents partis politiques qui se sont manifestés pour prendre part aux élections législatives du 28 avril prochain pour sortir de la crise électorale. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) et
Restaurer l’espoir (Re), tous deux de l’opposition, proposent conjointement, par exemple, à en croire des sources parlementaires, l’adoption d’une loi modificative à titre exceptionnel de la charte des partis politiques et du Code électoral en vue de rendre inclusives les élections législatives d’avril prochain ; la relecture du calendrier électoral dans le sens du report des élections législatives en tenant compte des délais constitutionnels ; la délivrance sans délai du quitus fiscal à tous les demandeurs qui remplissent les conditions sans « interférences politiques » et la suppression du certificat de conformité comme pièce à fournir dans les dossiers de candidatures.
Pour sa part, l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio suggère principalement, poursuivent les mêmes sources, l’amendement de l’article 242 du Code électoral afin de respecter l’expression du suffrage des électeurs dans une circonscription électorale ainsi que l’article 46 du Code électoral de sorte à permettre aux partis politiques de disposer d’un délai de 72h après la publication des listes par la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour compléter les pièces ou données manquantes à leurs dossiers et enfin l’article 112 du Code électoral pour réduire le délai de dépôt du compte prévisionnel de campagne à 20 jours avant la date des élections. Le parti Force cauris pour le développement du Bénin (Fcdb) de Soumanou Toléba appelle, de son côté, à la modification du calendrier électoral pour des élections législatives sans exclusion tout en respectant le délai constitutionnel du 15 mai prochain, date de la fin de la mandature des députés de la septième législature.

Amnistier et gracier

La Fcdb propose également qu’une dérogation soit accordée aux candidats n’ayant pas de quitus fiscal afin de leur permettre d’aller aux élections sans oublier la révision de l’article 242 du Code électoral en supprimant la condition des 10% des suffrages valablement exprimés au plan national. Tout comme les autres partis politiques, l’Union sociale libérale (Usl) de Sébastien Ajavon fait savoir aussi ses recommandations. Le parti de l’homme d’affaires, pour ce qui le concerne, suggère entre autres l’abrogation de la Charte des partis politiques et du Code électoral en vigueur; la suppression du processus électoral en cours ; la reconnaissance de l’existence juridique de tous les partis politiques de l’opposition et la modification du calendrier électoral. La Dynamique unitaire pour la démocratie et le développement (Dud) de Valentin Aditi Houdé n’est pas aussi restée les bras croisés, à en croire les mêmes sources parlementaires. Le parti a également recommandé quelques mesures urgentes pour la sortie de crise. Comme la plupart des autres partis cités supra, la Dud propose aussi l’arrêt du processus électoral en cours à la Céna en rapportant le décret convoquant le corps électoral ; la relecture du Code électoral et la Charte des partis politiques, l’amnistie et la grâce présidentielle pour certains compatriotes qui, pour une raison ou une autre, ont été obligés de partir du pays ou jetés en prison, afin qu’ils viennent participer au développement du Bénin.
Quant aux partis de l’Union progressiste (Up) et du Bloc républicain (Br), tous deux de la mouvance présidentielle, ils n’ont pas fait de propositions dans leurs correspondances adressées au président de l’Assemblée nationale et versées sur la table de la réunion d’hier. Tout simplement parce qu’ils ont été déclarés en règle par la Céna et donc n’ont pas de problèmes avec le processus électoral en cours pour lequel les autres partis politiques ont été disqualifiés. La conférence des présidents s’est donc imprégnée des différentes propositions avant de responsabiliser un comité de cinq personnes pour mener des réflexions de fond à soumettre à l’ensemble des autres membres. C’est dire que d’ici demain jeudi l’on pourrait avoir une idée plus ou moins claire des propositions de sortie de la crise liée aux élections législatives du 28 avril prochain?
Un comité de cinq députés mis sur pied
La clé de sortie de la crise électorale se retrouve désormais dans les mains d’un comité parlementaire de cinq membres. Lequel est composé de deux députés de la mouvance présidentielle, deux de l’opposition et du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui le dirige d’ailleurs. La mise sur pied de ce comité a été la principale décision prise ce mardi 12 mars, par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui s’est réunie au palais des Gouverneurs à Porto-Novo sous la présidence effective de Me Adrien Houngbédji. La réunion, la deuxième du genre en moins d’une semaine, a été convoquée par le président de l’Assemblée nationale pour se pencher essentiellement sur les mémorandums et propositions déposés sur sa table, à sa demande, suite à la mission que lui a confiée mercredi 6 mars dernier le chef de l’Etat, par les partis politiques qui se sont manifestés pour prendre part aux élections législatives du 28 avril prochain.
Selon des sources parlementaires, la Conférence des présidents, après près de trois heures de travaux hier, a responsabilisé le comité restreint en vue de faire des propositions à soumettre à l’appréciation de l’ensemble des membres de la Conférence des présidents. Compte tenu de l’urgence, le comité se retrouve ce mercredi pour réfléchir sur la question et faire ses suggestions. Lesquelles seront examinées demain jeudi 14 mars par l’ensemble des membres de la Conférence des présidents du Parlement. Les conclusions de cette rencontre seront traduites en propositions de lois à étudier par la commission des Lois puis examinées par la plénière des députés. Cela, à la faveur de la quatrième session extraordinaire de l’année 2019 que la Conférence des présidents pourrait éventuellement retenir?

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 13 mars 2019


Message de paix du médiateur de la République :Le peuple invité à aller aux législatives en « citoyens matures »

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, est monté au créneau ce mardi à son cabinet à Porto-Novo, pour inviter tout le peuple béninois à aller aux urnes le 28 avril prochain, en citoyens « matures et responsables ».

« Peuple béninois, le temps est venu pour nous de nous lever comme un seul homme pour aller aux élections. Le processus démocratique exige ce sursaut de chacune et de chacun de nous ». C’est l’appel que lance le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, à tous les citoyens béninois pour des élections apaisées le 28 avril prochain. Pour lui, tout le monde doit s’engager, en dépit des divergences politiques, pour la réussite de la première consultation politique de l’ère du Nouveau départ qui ouvre la voie à une série d’autres élections. Joseph Gnonlonfoun a lancé ce message à la faveur d’une déclaration qu’il a faite à la presse, ce mardi 12 mars, au siège de son institution à Porto-Novo. A l’en croire, l’activité politique doit consister à s’engager positivement, malgré la diversité des opinions, au service de la République, une et indivisible. Il est dès lors, selon le médiateur de la République, important que tous les sacrifices soient consentis entre les acteurs du jeu électoral pour que soient trouvés des compromis dynamiques nécessaires pour l’organisation de ce scrutin. Ces compromis ne devraient en aucun cas signifier l’abandon des idées ou opinions ou la victoire d’un camp sur un autre. Car, les divergences d’aujourd’hui peuvent être des atouts de demain. « Chacun d’entre nous doit retenir son ego et rechercher l’harmonie dans un patriotisme engageant. C’est cela la concertation, le consensus car aucun humain n’a le monopole de la vérité », souligne le médiateur de la République, invitant chaque conducteur d’hommes et responsable où qu'il se trouve aujourd’hui à travailler pour la paix. Ces derniers doivent renoncer à quelque animosité et quelque jugement absolu afin de ne pas paralyser le présent et hypothéquer l’avenir du peuple. « Nos anciens devraient nous y aider. Je le leur demande en toute politesse et en toute humilité. Je souhaite aussi que nos dirigeants sachent que le pouvoir est un service avant tout », poursuit le médiateur de la République. Joseph Gnonlonfoun n’a pas manqué de saluer tous les acteurs engagés dans le processus électoral en tant que candidats ou en tant qu’acteurs ou encore en tant qu’organisateurs pour des élections libres, transparentes et apaisées. Il faut rappeler que le médiateur de la République est une autorité administrative indépendante, éprise de paix et animée par la recherche de la concorde et de l’unité nationale.

Actualités 13 mars 2019


Journée internationale de la femme : Moov Bénin honore son personnel féminin

Lui reconnaître ses mérites et témoigner à son égard toute son affection à l’occasion de la Journée internationale de la femme. C’est ce qui a motivé la direction générale de Moov Bénin à rassembler son personnel féminin autour d’un déjeuner à Cotonou, vendredi 8 mars dernier.

Elles sont une vingtaine à bénéficier de divers cadeaux à l’issue de la tombola qui a agrémenté le déjeuner offert au personnel féminin par la direction générale de Moov Bénin à l’occasion de la Journée internationale de la femme, le vendredi dernier. Rassemblées autour d’un buffet bien achalandé, les femmes du personnel de l’opérateur de téléphonie mobile Moov Bénin qui se sont montrées les plus chanceuses sont rentrées comblées. Quoique les lots soient modestes, elles n’ont pas eu de mots pour qualifier cette attention dont elles font l’objet à l’occasion de l’évènement à elles dédié. Rayonnantes dans le pagne à elles offertes par la direction générale pour la circonstance, elles n’ont guère caché leur joie et leurs émotions face au geste des responsables de l’entreprise. Pour Roukayath Badarou, commerciale au niveau du service Corporate, rien de tel ne s’était produit auparavant dans l’entreprise. Si des fêtes du personnel y sont régulièrement organisées, une telle journée n’a été jamais célébrée depuis son recrutement. «C’est une première au sein de l’entreprise et tout a été fait pour nous honorer. Pagne, cadeaux et puis le repas partagé ensemble….», soutient-elle, tout en relevant que « c’est le geste qui est important». Un geste par lequel le personnel se dit considéré par la direction générale. «Ils nous montrent par cette attention que nous comptons beaucoup pour eux », note une autre d’un air enjoué.
Le personnel féminin de toutes les agences de l’opérateur de téléphonie mobile ainsi que de la direction générale a honoré de sa présence ce déjeuner qui, selon les responsables, tient lieu de retrouvailles entre les femmes de l’entreprise. Nombre d’entre elles par cette opportunité se sont revues pour quelques instants d’échanges autour de repas faits de main de maître par le chef cuisinier des lieux.
L’opportunité donnée au personnel féminin de Moov Bénin de célébrer la Journée internationale de la femme reste pour Claudine Azonsi du service Marketing un évènement marquant pour chacune d’elles et fera date.
A tour de rôle et sous des airs langoureux célébrant les mérites de la femme, les convives se sont servies des repas de leur choix pour se donner du plaisir en cette journée si spéciale pour elles.
A travers sourires et rires elles affichent leur bonheur et certaines d’entre elles se permettent d’esquisser des pas de danse pour amuser la galerie. Des signes qui laissent croire que l’évènement est venu à point nommé et qu’il faille le rééditer comme l’ont souhaité bon nombre d’entre elles à la fin du déjeuner.

Actualités 12 mars 2019


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