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Nouvelles

Solutions pour la sortie de l’impasse électorale : La Conférence des présidents du Parlement se réunit à nouveau

La journée de ce mardi 12 mars s’annonce décisive au palais des Gouverneurs à Porto-Novo avec la Conférence des présidents du Parlement qui tient une nouvelle réunion en vue de rechercher des solutions pour le dénouement heureux de la crise liée aux législatives du 28 avril prochain.

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, n’a pas du tout prêché dans le désert par rapport aux mémorandums et propositions de lois qu’il a demandés aux partis politiques qui se sont manifestés pour prendre part aux législatives d’avril prochain. Il a sollicité ces suggestions à travers des correspondances qu’il a adressées, vendredi 8 mars dernier, aux formations politiques par le biais du secrétaire général administratif du Parlement,
Thomas Dassi, en vue de la sortie de la crise électorale. Selon des indiscrétions, au délai fixé à 9h 30mn de ce lundi 11 mars, tous les partis politiques attendus ont répondu à la demande du président de l’Assemblée nationale en déposant leurs propositions sur sa table. L’Union sociale libérale (Usl) de Sébastien Ajavon, Restaurer l’Espoir (Re) de
Candide Azannai, le parti Dynamique unitaire pour la démocratie (Dud) de Valentin Aditi Houdé, l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn) de Claudine Prudencio, les Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) de Valentin Djénontin, tous ont envoyé leurs propositions. L’Union progressiste et le Bloc républicain, tous deux proches du chef de l’Etat, ont adressé chacun une correspondance au président de l’Assemblée nationale pour dire qu’ils n’ont pas de propositions à faire d’autant que leurs listes ont été déclarées en règle par la Commission électorale nationale autonome (Céna). Il revient alors aux partis politiques qui ont des problèmes avec leurs dossiers électoraux de faire connaître leurs propositions et suggestions pour que le débat soit mené pour la sortie de crise pour des élections législatives inclusives et apaisées.
Dans tous les cas, le point de la situation sera connu ce jour. Puisque le président Adrien Houngbédji a convoqué pour ce mardi, la Conférence des présidents afin d’apprécier lesdits mémorandums et propositions de lois modificatives de la Charte des partis politiques et du Code électoral faits par les partis politiques.

Une probable session extraordinaire

La rencontre pourrait aboutir à la convocation d’une session extraordinaire d’urgence pour la correction éventuelle de ces textes électoraux en vue d'une sortie de l’impasse électorale. La réunion de la Conférence des présidents de ce mardi s’annonce donc décisive pour la suite du processus électoral.
C’est la deuxième fois consécutive que la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale siège pour discuter des voies et moyens en vue de la sortie de l’impasse électorale liée aux législatives du 28 avril prochain. Le président du Parlement, Me Adrien Houngbédji et ses collègues membres de cet organe décisionnel de l’institution parlementaire composé des membres de son bureau, des présidents des cinq Commissions permanentes et des présidents des huit différents groupes parlementaires (Mouvance et Opposition) vont se pencher une fois encore sur la situation et décider de la suite. Leur 1re rencontre a été l’occasion pour Me Adrien Houngbédji de faire le point à ses collègues de la séance de travail qu’il a eue, la veille avec le chef de l’Etat, Patrice Talon, à la présidence de la République, avec la classe politique élargie au bureau du Parlement. Le président de la République avait instruit le président de l’Assemblée nationale aux fins de prendre langue avec tous les 10 chefs de partis politiques qui se sont manifestés pour aller aux élections législatives et de proposer, au plus tard ce mardi, des solutions pour un dénouement heureux de la crise. La Conférence des présidents du Parlement a salué cette démarche du chef de l’Etat et demandé à Me Adrien
Houngbédji de faire diligence. C’est donc à la suite de tout ceci que le président de l’Assemblée nationale a saisi, par le biais du secrétaire général du Parlement, Thomas Dassi, vendredi 8 mars dernier, les responsables de chacun des partis politiques concernés pour que soit de façon consensuelle trouvée la clé de sortie de crise pour relancer le processus électoral actuellement au point mort.

Le médiateur de la République monte au créneau ce jour

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, est aussi préoccupé par la situation sociopolitique actuelle du Bénin. Il monte au créneau ce jour pour faire une déclaration à la presse nationale et internationale pour lancer principalement aux acteurs politiques un appel pour des échéances électorales apaisées. Ainsi, en tant que garant de la concorde et de la paix sociale, le médiateur de la République entend jouer sa partition et peser de tout son poids pour que soient un moment de fête, les prochaines élections législatives, à l’instar des autres consultations électorales organisées sous le renouveau démocratique. Th. C. N

Actualités 12 mars 2019


Martine Gbaguidi, secrétaire générale de l’association Yénakpon: « Le faible rendement du manioc nous inquiète »

La production du gari nécessite une forte quantité de manioc. Cette matière première est soit achetée auprès des producteurs, soit cultivée par les actrices de la transformation, elles-mêmes, généralement réunies en association. Secrétaire générale de l’association Yénakpon créée en 2006 dans la commune de Savalou, Martine Gbaguidi évoque dans cette interview les réalités de ce secteur d'activité.

La Nation : Vous êtes secrétaire générale d’une association spécialisée dans la fabrication du gari. Parlez-nous des réalités de cette activité après 19 ans de pratique

Martine Gbaguidi : Vous devez reconnaître que la production du gari est une activité très difficile. Nous nous exposons au feu, au soleil, à la pluie, avec des impacts sanitaires énormes. Depuis 2006, nous, femmes transformatrices de manioc en gari, avons jugé utile de mettre sur pied une association pour mieux développer nos activités, au regard d’un certain nombre de contraintes. Mais ce n’est toujours pas facile de réunir le grand nombre au sein d'un même creuset, parce que nous venons d’horizons divers pour la même activité, généralement avec des mentalités différentes. Sans avoir une même idée et les mêmes objectifs, il est difficile de réussir en association. Mais puisqu’il était question de réunir les actrices d'un même secteur d’activité, nous nous sommes mises ensemble. Notre regroupement n’empêche pas les membres de vaquer à leurs propres occupations. Nous travaillons individuellement puis collectivement pour le compte de notre association au moins deux fois par mois. Nous menons nos activités au quartier Missè dans nos ateliers de transformation de manioc en gari, où beaucoup de personnes, aussi bien des grossistes que des détaillants viennent s’approvisionner en gari.

De quels apports bénéficiez-vous dans votre activité ?

Le gari de Missè, vous pouvez vous renseigner, est très prisé. Nous veillons à la qualité ainsi qu’à une bonne cuisson de notre gari, contrairement à d’autres. Mais les conditions de travail sont pénibles. Toutefois, la Fondation des Etats-Unis pour le développement en Afrique (Usadf) a songé à l’Union des groupements de femmes de Savalou (Ugfs). Ainsi, nous avons bénéficié d’une infrastructure de transformation de manioc en gari et dérivés, un tricycle, des bassines et autres matériels dont nous avons besoin pour nos activités. Avant, c’est à la main que nous faisons moudre le manioc, puis on se sert des roches pour presser la pâte afin d’extraire l’amidon avant de passer à la cuisson. Nous écrasons les maniocs, quelle que soit la quantité, à la main. Avec le dispositif, c’est tout évident que le risque est grand. Mais à défaut des moyens, nous nous y attelons jusqu’à l’arrivée du projet. Nous avions soumis nos difficultés et le projet a favorablement contribué à réduire nos peines.

Quelles sont vos difficultés ?

Nous nous exposons au feu, ce qui ne manque pas d’impact sur notre santé. En plus, la mévente dicte sa loi. Nous n’avons jamais vécu cette situation auparavant. Nous avons des stocks de gari invendus dans notre magasin. On ne vend plus comme avant et nous nous posons beaucoup de questions sur ce qui peut causer cette situation. Je dois vous dire que nous sommes très inquiètes parce que nous avons une très grande quantité de gari de Missè, l’un des meilleurs garis que beaucoup de personnes recherchent, jusque-là invendue. Néanmoins, nous continuons de produire, sinon si nous laissons nos maniocs dans les champs, ils vont se gâter. Nous fondons aussi notre espoir sur le fait qu’un jour, les autorités pourraient aider nos associations à trouver un marché pour écouler nos productions. Nous ne faisons qu’implorer la clémence du chef de l’Etat par rapport à la mévente. Ici, présentement, nous sommes deux associations. L’une s’appelle Allodognon et la seconde Yénakpon et les deux sont membres de l’Union communale des femmes transformatrices de manioc (Ucftm) dont je suis la secrétaire.

Selon vous, qu’est-ce qui peut expliquer cette mévente et l’absence de marché d'écoulement de vos productions ?

De nos renseignements, il ressort que des mesures ont été prises par rapport aux produits locaux. Ceux-ci, à ce qu’il parait, ne devraient plus sortir du territoire national. Alors qu’avant, il y avait de ces opportunités et nous vendons bien nos productions. On nous explique également que la vision du chef de l’Etat est que les populations doivent disposer suffisamment de nourritures. Mais je dois vous avouer que c’est très difficile pour nous, paysans. Parce que, si nos productions ne sont pas exportées, ne serait-ce qu’une petite quantité, le paysan ne pourra pas en jouir. Et la misère, sans doute, va s’intensifier.

Depuis que vous avez intégré cette unité, quel a été fondamentalement son impact dans l’amélioration des conditions de travail ?

Comme vous le voyez, il s’agit d’une unité de transformation construite avec douze foyers bien protégés pour empêcher la fumée et l’effet de la flamme qui, entre temps, nous dérangeaient. Beaucoup ont gardé des séquelles de l’ancienne méthode de fabrication du gari, usitée dans les maisons. Aujourd’hui, nous nous estimons heureuses, avec cette infrastructure.
L’union des associations de femmes transformatrices du manioc en gari était quand même importante, pour bénéficier de cette infrastructure. Nous travaillons individuellement comme je l’ai mentionné, puis collectivement pour le compte de l’association. Si nous démarrons la production du gari en juillet, au mois de mars de l’année suivante, nous marquons un arrêt. Pendant cette période, chaque femme dispose de temps nécessaire pour entreprendre ses propres activités.
Il suffit qu’elle dispose du manioc et des accessoires pour y parvenir. Nous travaillons deux fois par mois dans l’association. Je dois souligner que l’autre association a aussi son organisation et fait la même chose.

L’accès à la matière première, c'est-à-dire le manioc, est-il facile pour vous ? Comment parvenez-vous à en disposer en quantité ?

Le manioc, matière de base de nos activités n’est pas si difficile à trouver. Nous achetons généralement auprès des cultivateurs. Nous-mêmes, nous en cultivons, puisque nos activités en dépendent. Chaque fois que nous sentons le besoin, nous allons vers les producteurs, pour discuter des modalités d’achat. Parfois, eux-mêmes viennent nous voir. Le rendement du manioc est en baisse, donc n’est plus satisfaisant pour les producteurs et cela nous inquiète beaucoup. La production du manioc ne donne plus comme avant, donc cela n’arrange pas quand on en achète le champ complet, pour exploitation. C’est la seule difficulté que nous avons. On se demande si cela est lié à la qualité des boutures de manioc que nos producteurs plantent ou bien si c’est l’effet des changements climatiques. On en était là quand les responsables du projet Acma sont venus sur le terrain et travaillent aussi bien avec les producteurs de manioc, les transformatrices que les commerçantes. Ils échangent avec les maillons de la chaîne de valeur de production. Avec les producteurs, le projet s’engage à trouver des boutures de qualité pour un meilleur rendement. Sinon, jusque-là, ce que nous achetons chez les producteurs, quand on déterre, ce n’est plus rassurant. Peut-être que c’est le sol qui s’est appauvri aussi pour que le rendement soit en régression.

Etant donné que vous travaillez ensemble pour l’association, y a-t-il un mécanisme de distribution des ressources après la vente ?

Nous sommes bien organisées à cet effet. Chaque fois que nous travaillons pour l’association, nous nous enregistrons. Nous connaissons les femmes qui sont présentes au cours de la période à laquelle nous démarrons la production du gari. Cette période se situe entre Juillet et mars de l’année suivante. Le nombre de présence au cours de cette période est connu ainsi que les absences. C’est en fonction de la présence que nous partageons les recettes après avoir enlevé les prix des autres matières achetées.

Y a-t-il une amélioration avec cette unité moderne, comparativement à vos ateliers domestiques ?

Nos unités de production dans les maisons dégagent plus de chaleur, de fumée que cette unité moderne. Les foyers sont au dehors et bien espacés, et nous sommes bien à l’aise. Seulement que désormais, nous sommes très éloignées de la ville. Quand le projet est venu, ils ont construit au total neuf infrastructures au profit de l’union. Il y en a à Sohèdji, Agblakindji, Agbodranfo, Monkpa, Lahotan, Ouèssè, et à Missè ici chez nous. Sur les neuf unités, trois ont de magasins. Nous ici, nous ne disposons pas de magasin et nous nous en plaignons, même avec notre gestionnaire et l’agronome mis à notre disposition. Il faut dire que lorsque nous offrions le site, les responsables du projet ne savent pas que nous allons pouvoir y travailler convenablement. C’est pourquoi ils n’ont pas jugé utile de nous construire de magasin et ont préféré en doter les unités de Agbodranfo, Agblakindji et Ouèssè. C’est après que, compte tenu de notre dévouement et notre détermination au travail, ils ont regretté de ne l’avoir pas fait.

Quels sont vos besoins actuels pour accroître la production du gari ?

Nos besoins actuellement sont énormes. Nous manquons de magasin, d’une citerne ou un forage pour limiter nos peines en eau. Nous sommes obligées chaque fois que nous avons besoin en eau, de prendre des bidons dans les tricycles pour nous en approvisionner. Nous ne disposons pas aussi suffisamment de fûts, bassines, bidons, tamis, presse, couteaux, … Si des personnes de bonne volonté peuvent nous y aider, cela nous soulagerait.

Société 12 mars 2019


30 ans d’existence des Sœurs Sarc: Un livre en hommage à Feu Mgr Vincent Mensah

Les sœurs des Servantes de l’amour rédempteur du Christ (Sarc) rendent hommage à l’initiateur de leur union en 1988, Feu Mgr Vincent Mensah, ex-évêque du diocèse de Porto-Novo, à travers un livre écrit sur la vie de l’illustre prélat. L’ouvrage a été lancé, jeudi 7 mars dernier, à la cathédrale Notre Dame de Porto-Novo pour marquer le 30e anniversaire des Sarc dont l’apothéose est prévue pour le 30 mars prochain à travers une messe solennelle.

Le livre « Monseigneur Vincent Mensah : Témoin du possible » est désormais sur le marché. Il est co-écrit par la sœur Arlette Gomez, membre des Servantes de l’amour rédempteur du Christ (Sarc) et de Stephens Akplogan. L’ouvrage est composé de 161 pages et est préfacé par Mgr Aristide Gonsallo, évêque du diocèse de Porto-Novo. C’est d’ailleurs ce dernier qui a procédé, jeudi 7 mars dernier, au lancement officiel du livre édité en février 2019. Cette cérémonie s’inscrit dans le sillage des diverses manifestations spirituelles, culturelles et intellectuelles organisées par les sœurs Sarc pour commémorer le 30e anniversaire de l’existence depuis 1988 de leur pieuse union fondée officiellement en 1994 par Feu Mgr Vincent Mensah, alors évêque du diocèse de Porto-Novo. Le livre fait revivre les œuvres de l’illustre prélat, premier évêque africain à la tête du diocèse de Porto-Novo après le missionnaire Mgr Noël Boucheix, fait savoir le père Nicolas Hazoumè qui a fait la présentation de l’ouvrage.
On retient essentiellement que Mgr Vincent Mensah a été un personnage célèbre et bien aimé. Un homme plutôt secret, discret et mal connu de tous en dépit de ses trente années passées à la tête du diocèse de Porto-Novo. « Monseigneur Mensah est un homme qui se laisse peu découvrir, taiseux, introverti et peu loquace, ce qui fait de lui un personnage énigmatique, mais un homme de grande valeur qui fit de grandes choses comme beaucoup le reconnurent volontiers », note le père Nicolas Hazoumè. Le prélat a eu à son actif plusieurs œuvres de développement réussies dans plusieurs secteurs dont la culture des vocations sacerdotales et religieuses, les défis de l’auto-prise en charge ; l’approfondissement de la spiritualité de la croix ; le vécu de sa devise épiscopale : « en faisant la vérité dans la charité ».
Les œuvres majeures, rappelle le père présentateur, qui ont plus couronné la mission de l’évêque émérite dans le diocèse de Porto-Novo ont été l’initiative et la conduite du premier synode diocésain en 1998-1999 et la naissance de la pieuse association des Sarc. A travers la naissance de cette famille religieuse, Mgr Vincent Mensah traduit en acte concret son amour de la croix, son amour du service et son amour du pauvre, fait savoir père Nicolas Hazoumè, curé de Dangbo.
Pour Arlette Gomez, co-auteur du livre, l’initiative de la publication du livre a été prise pour raviver le souvenir de ce grand homme qui a tout donné à l’église famille du Bénin en général et au diocèse de Porto-Novo en particulier. L’actuel évêque de Porto-Novo félicite les Sœurs Sarc pour l’initiative de cette production livresque sur Mgr Vincent Mensah, né le 19 juillet 1924 et ordonné prêtre à Rome le 21 décembre 1952, après un doctorat en Droit canonique, puis sacré évêque le 19 décembre 1970 à Porto-Novo. Il décéda au cours d’un voyage en France le 10 mars 2010 après son admission à la retraite le 18 juin 2000 et son retrait dans son Agoué natal dans la commune de Grand-Popo.

Société 12 mars 2019


Célébration de la 24e journée internationale de la femme: A Saham assurance vie, le personnel féminin honore et protège la vie

Donneuses de vie, les femmes adorent la protéger. Celles de Saham assurance vie, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme ont, vendredi 8 mars dernier, collecté des dizaines de poches de sang pour matérialiser le slogan « sang donné, vie sauvée ».

Pas de gros foulards, pas de buffets géants, encore moins une fanfare ou un orchestre. Juste une salle climatisée et bien équipée, un personnel du service de transfusion sanguine et en face, des femmes travaillant à Saham assurance vie, des hommes aussi, quelques clients et usagers des lieux. C’était là, le décor de la célébration de la Journée internationale de la femme (Jif) à Saham assurance vie. La tradition dans cette entité, depuis trois ans, à l’occasion de la Jif, c’est de poser des actes qui honorent, mais surtout protègent la vie. Femmes opérant dans l’assurance vie, Exupérance Gbogblénou épouse Hounkpè et ses collègues conçoivent la Jif non pas comme une occasion de festivités, mais plutôt comme une aubaine pour chaque femme de sauver une vie. « Pour nous, cette fête est une occasion pour penser aux couches sociales défavorisées, notamment les femmes et les enfants qui perdent la vie, faute de sang », confie sereine Exupérance Gbogblénou épouse Hounkpè, présidente du comité d’organisation. « Nous sommes dans l’assurance. Nous ne pouvons que penser à comment sauver des vies », assure-t-elle. Comme un serment, ces femmes voudraient non seulement assurer leurs obligations professionnelles, mais en plus, elles ne ratent pas la moindre occasion pour poser des actes qui préservent la vie. Engagées, elles le sont à fond et cela s’est bien illustré à travers la forte mobilisation qu’elles ont sonnée autour de cette opération de collecte de poches de sang.
Leur geste louable laisse admiratifs, non seulement les donneurs, mais aussi la hiérarchie de Saham assurance vie. Ismaël Pattey, directeur général par intérim, épouse entièrement la philosophie des femmes de la compagnie à être des protectrices de la vie au travail, et partout ailleurs dans la vie active et sociale. Il note, avec satisfaction, les améliorations notées au fil des éditions dans l’organisation de cette fête. « Les besoins en sang sont importants et les femmes de Saham assurance vie ont trouvé la meilleure manière d’y contribuer en mobilisant des poches de sang »,
laisse-t-il entendre. « Tout en restant de braves travailleuses »,
elles donnent aussi un sens positif à cette fête, apprécie-t-il. Pour l’acte III de la Jif dans cette structure, les femmes peuvent se frotter les mains et se féliciter d’avoir, grâce à leur geste sauvé des dizaines de vie.

Société 11 mars 2019


Journée internationale de la femme: Aurélie Adam Soulé Zoumarou pour une réduction de la fracture numérique

Dans le cadre de la Journée internationale de la femme, le ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) a organisé, vendredi 8 mars dernier, dans le studio de la télévision BB24, un débat sur le leadership féminin dans le numérique. A cette occasion, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a convié les fournisseurs des services du numérique à favoriser l’accès des femmes à leurs produits en vue de la réduction de la fracture numérique de genre.

« Leadership féminin dans le numérique : que peut le numérique pour les femmes ?» C’est autour de cette problématique que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a convié toutes les femmes de son ministère et celles des structures sous tutelle, vendredi 8 mars dernier, dans le studio de la télévision BB24 à Cotonou. A cette occasion, elle a invité les femmes à réfléchir en de pareilles circonstances sur les efforts faits pour leur épanouissement et non à se contenter des activités festives. « Il ne s’agira pas de nous dire bonne fête, mais de réfléchir sur ce qui est fait pour les femmes», a-t-elle déclaré. A l’en croire, les femmes sont confrontées à une fracture numérique et il faut travailler en vue de créer des produits et des services de communication à elles destinés. La ministre de l’Economie numérique se désole ainsi du manque de compétences féminines dans le domaine et prône la promotion du genre dans les structures sous sa tutelle. A la suite des interrogations de la ministre sur les produits et offres accessibles prioritairement aux femmes, le panel composé d’éminentes femmes du monde du numérique a tenté de répondre de bout en bout aux préoccupations de l’assistance et celles du modérateur.
Olive Francisco, collaboratrice de la Voix des consommateurs, reconnait l’importance du numérique pour la gent féminine. « Le numérique s’intègre à tous les secteurs et permet à la femme de s’affirmer » a-t-elle confié. A ce propos, elle propose des formations et des sensibilisations pour réduire le gap entre l’accès des femmes et des hommes au numérique. Pour Renée Placidia Biviga Mombo, directrice gestion du risque et de la conformité de Mtn, les opportunités du numérique sont énormes pour les femmes.
« Je pense qu’on peut créer des contenus et applications pour valoriser les femmes », a-t-elle indiqué. Pour elle, à travers des plateformes de formations pour les jeunes filles, on peut réduire la fracture numérique d’ici à là. Pour Opportune Quenum, directrice adjointe de cabinet du Menc, le ministère est dans cette logique et organise chaque année la journée des jeunes filles dans le secteur des technologies de l’information et de la communication. Pour Dolorès Chabi-Kao de la Fondation Etisalat Bénin, le numérique permet l’accès des femmes aux médias et à l’information, leur autonomie financière et leur organisation en réseaux à travers intranet. Pour sa part, Marlyse Bada, directrice commerciale de Isocel, pense qu’il faut prioriser les secteurs de la santé, de l’inclusion financière et des formations pour réduire la fracture numérique.

De la prise en compte des femmes

Le directeur général de l’Agence béninoise des services universels des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), Emile Kougbadi, estime que tout ce qui est lié au genre doit être pris en compte dans les produits et offres pour favoriser l’accès des femmes au numérique. En témoigne la plateforme mise à la disposition du ministère de l’Agriculture par l’Absu-Cep pour permettre aux femmes rurales d’avoir accès aux prix des produits dans les marchés à travers des messages écrits et vocaux.
Suite aux propositions faites pour les différents panélistes et vu les opportunités qu’offre ce secteur aux femmes, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou a convié les fournisseurs de services numériques et l’assistance à continuer la réflexion pour l’accessibilité des femmes aux services digitaux. Contrairement aux panélistes, elle pense que la segmentation portant sur le genre est d’actualité. Elle fait le plaidoyer pour que les acteurs du numérique puissent adapter leurs programmes aux besoins de la gent féminine. « Mon appel est de segmenter par rapport à la gent féminine en tenant compte des offres dans les secteurs de la santé, entrepreneuriat, agriculture et autres pour impacter le milieu. Faites-vous notre porte-parole», a-t-elle conclu.

Actualités 11 mars 2019


Journée internationale de la femme: Royal Air Maroc souhaite le meilleur pour les femmes

Considérant la femme comme un meilleur parti, la Royal Air Maroc ne s’est point mise en marge de la célébration de la journée à elle dédiée, vendredi 8 mars dernier, à Cotonou. A travers un dîner de gala présidé par la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, elle a rendu des hommages dignes de nom à la gent féminine. Elle a mis les petits plats dans les grands pour répondre au mieux à ce rendez-vous auquel elle a convié la femme, mère, épouse, agent de développement…

Sous les airs endiablés de l’orchestre égayant l’assistance, la compagnie marocaine a procédé au tirage au sort d’une tombola qui a fait de nombreuses heureuses dans le rang des femmes invitées. Billets d’avion et autres cadeaux non moins importants ont comblé ces dames à qui Hicham Ben Osmane, directeur de la compagnie au Bénin, a voulu rendre hommages. « On a envie de rendre un hommage particulier aux femmes, car elles nous impressionnent régulièrement », a-t-il confié, souhaitant le meilleur des envols aux femmes. Se référant à l’histoire, il a fait une rétrospective des combats menés par les femmes et la communauté internationale pour en arriver aujourd’hui à leur droit de vote et à tous les droits susceptibles d’établir une certaine équité dans les rapports entre elles et les hommes. Toutes choses qui ont conduit Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, à solliciter le concours des hommes pour aider à promouvoir les droits de la femme et à lui accorder la place qui lui revient de droit dans la cité.

Kokouvi EKLOU

Société 11 mars 2019


Campagne médiatique des législatives du 28 avril 2019: Des recommandations pour une meilleure régulation des organes de presse

Dans le cadre de la campagne médiatique des élections législatives du 28 avril prochain, la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) est archi-prête par rapport à la régulation des organes de presse. En témoignent les mesures qu’elle a prises au cours de son atelier préparatoire pour la gestion de la campagne médiatique des élections législatives d’avril prochain dont les travaux commencés, mercredi 6 mars à Parakou, se sont achevés jeudi 7 mars dernier.

Le séminaire préparatoire organisé par la Haac pour envisager les dispositions à prendre ainsi que les modalités de suivi de la campagne médiatique des législatives du 28 avril prochain, a pris fin, jeudi 7 mars dernier à Parakou. Au cours des travaux, plusieurs mesures ont été prises.
Sur le plan formel, a indiqué le rapporteur général du séminaire, Corneille Fandohan, deux décisions ont été proposées pour réglementer les activités des médias du service public et ceux du privé. Pour ce qui est du fond, des innovations ont été relevées au niveau de l’audiovisuel et de la presse écrite. En ce qui concerne l’audiovisuel, le séminaire a mis en exergue la suppression des émissions interactives au niveau des radios privées au cours de la campagne, puis a proposé deux genres d’interventions. S’agissant de la presse écrite, la prise en compte du site web du quotidien de service public « La Nation » a été souhaitée, en plus d’autres dispositions.
Selon le conseiller Félix Chabi Adimi, représentant le président de la Haac et qui a procédé à la clôture des travaux, les objectifs poursuivis en organisant le séminaire ont été atteints. « La Haac est suffisamment outillée pour accomplir sa mission, en tant qu’institution impliquée dans l’organisation des élections législatives prochaines», a-t-il assuré.

Actualités 11 mars 2019


Célébration de la 24e Journée internationale de la femme: Leadership féminin et égalité pour ligne de pensée

À l'instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré la Journée internationale de la femme (Jif). Le thème retenu par le Bénin et autour duquel les réflexions ont été menées est « Leadership féminin en politique et l'égalité pour ligne de pensée ».

C’est à la Maison des jeunes de Bohicon que se sont déroulées les manifestations en présence de Bintou Chabi Adam Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance ; Fortuné Nouatin, ministre de la Défense nationale et du maire de la commune de Bohicon, Luc Atrokpo. Une commémoration de la Jif à laquelle ont pris part un nombre impressionnant de femmes venues d’un peu partout.
Pour le maire de Bohicon, le thème retenu par la communauté internationale « L'égalité pour ligne de pensée, des constructions intelligentes, le changement par l'innovation » est en corrélation avec le Programme d’actions du gouvernement (Pag) dont le pilier 3 concerne l'amélioration des conditions de vie des populations et surtout le renforcement des services sociaux de base et la protection sociale. Les moyens pouvant assurer progressivement l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes concernent essentiellement, cite le maire Atrokpo, l’amélioration du statut juridique de la femme, l'accès équitable aux informations et services de santé, la participation aux instances de prise de décisions et l'ouverture équitable aux opportunités économiques et financières. Et, dans ce combat, l’élu de Bohicon estime que les collectivités territoriales ont leur partition à jouer.
Plusieurs autres interventions à cette occasion ont évoqué des problèmes auxquels les femmes sont confrontées quotidiennement dans notre société. Il s’agit, entre autres, des violences faites aux femmes et qui sont lourdes de conséquences. Elles causent des traumatismes physiques et des dommages psychologiques irréversibles sur la femme, la fille voire chez les garçons. L’élimination des violences faites aux femmes et aux filles et des discriminations basées sur le sexe constitue donc un défi majeur à relever pour réaliser l’égalité genre et favoriser les constructions intelligentes indispensables pour conduire des changements par l’innovation au sein de nos sociétés.
Et, à la ministre Bintou Chabi Adam Taro de rappeler les efforts du gouvernement pour l’amélioration des conditions de la femme. Des actions qui auraient tout de même permis que la femme béninoise soit perçue de nos jours comme un agent de développement au même titre que l’homme. Cependant, se désole-t-elle, l’environnement socioculturel demeure hostile à l’idée qu’une femme puisse jouir des mêmes droits et privilèges que l’homme. C’est pourquoi il importe d’innover en recherchant des outils toujours plus modernes de consolidation et de pérennisation des acquis en faveur de l’amélioration de l’égalité genre. Aussi, l’autorité invite-t-elle à inverser la tendance dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques... où l’on note une sous-représentation des femmes. Ce qui leur constitue un obstacle pour avoir une influence déterminante sur les innovations nécessaires pour une transformation positive de la société, alors qu’il est essentiel que les idées et les expériences des femmes influencent également la conception et la mise en œuvre des innovations.
Après les échanges, cette commémoration s’est poursuivie dans une ambiance festive faite d’animations et de repas partagés par les femmes n

Société 11 mars 2019


Autorisation de ratification d’accords au Parlement : 16, 225 milliards F Cfa pour fournir l’électricité à 100 localités

L’Assemblée nationale a délibéré et autorisé, au cours de sa séance plénière du vendredi 8 mars dernier, le gouvernement à ratifier trois accords de financement dont un prêt d’un montant de 16,225 milliards F Cfa de la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) destiné à électrifier 100 localités rurales au Bénin.

100 nouvelles localités rurales du Bénin seront bientôt électrifiées. Elles sortiront du noir grâce à un prêt décroché par le gouvernement auprès de la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) dans le cadre du financement partiel du Projet d’électrification rurale de 100 localités par le réseau centralisé en République du Bénin. Les députés ont autorisé, vendredi 8 mars dernier, le chef de l’Etat à ratifier l’accord de financement, d’un montant de 16,225 milliards F Cfa, pour la réalisation de ce projet. La maîtrise d’ouvrage déléguée et la maîtrise d’œuvre du projet seront assurées par l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme).
Le réseau électrique à construire couvre 11 départements sur 12 que compte le Bénin. Seul le département du Littoral n’a pas été pris en compte. Sur les 100 localités rurales à desservir par le réseau centralisé, 12 se retrouvent dans le département de l’Alibori, 12 dans l’Atacora, 12 dans l’Atlantique, neuf dans le Borgou, 14 dans les Collines, 12 dans le Couffo, cinq dans la Donga, deux dans le Mono, sept dans l’Ouémé, deux dans le Plateau et 13 dans le Zou. Les 100 localités ont été sélectionnées selon des critères de choix prévus, notamment le statut administratif de la localité (chef-lieu d’arrondissement en priorité) et la distance de la localité par rapport au réseau électrique conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), précise le rapport relatif au dossier présenté à la plénière par la Commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. Le coût total du projet est évalué à 18,425 milliards de francs Cfa dont 16,225 milliards F Cfa au titre de prêt de la Bidc et 2,2 milliards F Cfa environ à la charge du budget national. Le prêt de la Bidc, qui entre en vigueur à partir du 18 avril prochain est consenti pour une durée de 25 ans dont cinq ans de différé en capital avec la semestrialité comme période de remboursement. Les caractéristiques de l’accord de prêt permettent de dégager un élément don de 28,7%, souligne la commission des Finances et des Echanges présidée par le député Raphaël Akotègnon.
Les députés qui sont intervenus dans le débat général ont tous apprécié ce projet à sa juste valeur. Car, il permettra non seulement d’augmenter le taux d’accès des populations rurales à l’électricité qui sera porté de 8,3% à 9,9% ; le taux de couverture en milieu rural de 35,30% à 39,92% et le taux de desserte en milieu rural de 45,3 à 50,50% mais aussi d’améliorer leurs conditions de vie par la promotion de l’économie locale. De façon spécifique, le projet vise la fourniture et l’installation des lignes de transport et de distribution haute tension de l’énergie électrique en milieu rural. Tout en félicitant le gouvernement pour la pertinence du projet, les députés dont André Okounlola ont reproché à ce dernier de n’avoir pas versé au dossier la liste détaillée des 100 localités rurales retenues pour un meilleur suivi. Le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, représentant le gouvernement à la séance plénière, a apporté des éléments de réponse pour rassurer les députés qui ont adopté, à l’unanimité, le projet d’accord signé à Cotonou le 19 décembre 2018 entre le Bénin et la Bidc.

20, 8 milliards F Cfa pour 44 adductions d’eau villageoise
Les députés ont autorisé la ratification de l’accord de prêt, d’un montant de 20,735 milliards F Cfa, signé entre la République du Bénin et la Banque d’investissement et du développement de la Cedeao (Bidc) dans le cadre du financement du projet de construction, de renforcement et de réhabilitation de 44 adductions d’eau villageoise (Aev) au Bénin. Lequel projet est évalué, au total, à la somme de 23,815 milliards F Cfa dont 20, 735 milliards F Cfa au titre de l’accord de prêt et 3,080 milliards F Cfa environ comme contribution du budget national. Le crédit obtenu de la Bidc est contracté pour une durée de remboursement de 25 ans dont cinq ans de différé en capital. La périodicité de remboursement est la semestrialité.
Les caractéristiques techniques de l’accord prévu pour entrer en vigueur dès le 18 avril prochain dégagent un élément de 31,2 %, informe la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale qui a présenté le rapport sur le dossier de prêt. Ce projet vise spécifiquement à construire 37 Aev et renforcer 7 anciennes et à réhabiliter et agrandir des branchements particuliers domestiques pour l’alimentation en eau
potable. De nouvelles bornes fontaines pour l’alimentation en eau potable seront réalisées et les capacités institutionnelles des différents acteurs des Aev seront renforcées. En d’autres termes, la réalisation de ce projet permettra d’améliorer notablement l’accès des populations à l’eau potable en milieu rural avec la construction de ces nouveaux systèmes d’adduction d’eau qui permettront d’alimenter 224 mille nouveaux bénéficiaires dans plusieurs localités du Bénin.
Plusieurs députés ont saisi l’occasion de l’examen de ce dossier pour exprimer certaines préoccupations en matière d’eau potable dans le pays. L’honorable Patrice Nobimè Agbodranfo a plaidé, par exemple, pour la prise en compte urgente de l’arrondissement de Godomey dans la commune d’Abomey-Calavi par le projet au regard de sa forte densité en population et du déficit criand en eau potable qui s’y observe. Mais l’élu du peuple sera rassuré par le ministre en charge de l’Eau, Samou Adambi, qui a défendu le dossier face aux députés. Celui-ci a expliqué que l’arrondissement de Godomey fait partie des 44 localités cibles du projet initié par l’Agence nationale d’approbation en eau potable en milieu rural (Anaepmr).


17 milliards F Cfa au profit du réseau électrique au nord-Bénin
L’Association internationale de développement (Aid) vole au secours du Bénin avec un montant de près de 17 milliards F Cfa dont 50% environ sous forme de don et la seconde moitié sous forme de prêt pour aider à combler le déficit d’offre en électricité dans le nord-Bénin principalement dans les communes de Malanville, Kandi et Bembérèkè. Le gouvernement a été autorisé, vendredi dernier, par l’Assemblée nationale à ratifier l’accord de prêt estimé à un montant de 8 593 036 700 F Cfa signé à Cotonou, le 27 novembre 2018, entre la République du Bénin et l’Aid dans le cadre du financement du projet d’interconnexion électrique régionale, dorsale Nord de 330 KV. Le coût total hors taxe et hors douane du projet est évalué à 16 957 088 000 F Cfa, entièrement à la charge de l’Aid. Un crédit de 8 364 051 300 F Cfa, représentant environ 50% du coût total du projet, sera mis à la disposition du Bénin sous forme de don. Le prêt portant sur un montant de 8 593 036 700 F Cfa est conclu pour une durée de 38 ans dont 6 ans de différé en capital. Le prêt est remboursé semestriellement d’ici 15 février et 15 août. Il entre en vigueur au plus tard le 27 mars prochain. Les caractéristiques de l’accord dégagent un élément don de 62,2 % témoignant de la concessionnalité du prêt, renseigne la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale. Selon celle-ci, le projet de l’interconnexion électrique régionale de la dorsale nord s’inscrit dans le cadre d’un vaste programme d’infrastructures du système d’échanges d’énergie électrique ouest africaine (Wapp/Eeeoa) mis en place par les Etats membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest.
Le projet va permettre de combler le déficit d’offre en électricité et de diversifier les services d’approvisionnement afin de garantir aux communes cibles l’accès à une électricité fiable, en continu et à un coût accessible, via la liaison à la ligne de transport Onigbolo-Parakou-Malanville de 161 Kv.
Plus spécifiquement, le projet va permettre de mettre à la disposition de la clientèle de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en moyenne 720 Gwh; réduire le coût moyen de production d’énergie électrique sur le réseau de la Sbee ; contribuer à satisfaire la demande actuelle évaluée à 210 Mw et la demande potentielle estimée à 320 Mw et de raccorder au réseau de la Sbee environ 10 000 nouveaux abonnés supplémentaires. Le dossier a été examiné sans grand débat des députés visiblement convaincus de la pertinence des objectifs du projet?

Actualités 11 mars 2019


Examen d’accord de financement au Parlement: 17,5 milliards F Cfa pour les filières riz, maïs et manioc

Les filières riz, maïs et manioc bénéficient d’un financement de 17,475 milliards F Cfa dont une première moitié sous forme de don et l’autre moitié sous forme de prêt du Fonds international de développement agricole (Fida) pour la promotion de ces cultures. Les députés ont autorisé, ce jeudi 7 mars, le gouvernement à ratifier l’accord de prêt qui s’insère dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam).

Le président de la République, Patrice Talon est autorisé à ratifier l’accord de prêt d’un montant de 13,2 millions d’euros, soit 8 737 347 240 F Cfa, signé à Rome, le 8 février dernier, entre la République du Bénin et le Fonds international de développement agricole (Fida) dans le cadre du financement partiel du Projet d’appui au développement agricole et à l’accès aux marchés (Padaam). Les députés ont donné leur quitus pour cet accord à la faveur de leur séance plénière de ce jeudi, la première pour le compte de la troisième session extraordinaire de l’année 2019 ouverte hier même. En fait, le financement obtenu du Fida s’élève à 26, 640 millions d’euros, soit  17,475 milliards F Cfa  de francs Cfa, représentant 29,7% du coût total du projet évalué à 104, 400 millions d’euros équivalent à 55,8 milliards F Cfa. Le Fida contribue à hauteur de 50% de ce montant soit 8 737 347 240 F Cfa sous forme de don et 50% sous forme de prêt. Les 8 737 347 240 F Cfa de prêt sont contractés pour une durée de 40 ans dont 10 ans de différé en capital. La commission de service est de 0,75% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé. Le prêt est remboursé par semestrialité.
Selon la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale présidée par le député Raphaël Akotègnon qui a présenté le dossier à la plénière, les caractéristiques de cet accord permettent de dégager un élément don de 58,9% témoignant de la concessionnalité du prêt. Le reste du financement, soit 70,3%  du coût total du Padaam sera donc mobilisé par d’autres partenaires financiers du Bénin dont le Fonds Opep pour le développement international et des privés. La commission des Finances et des Echanges a mis l’accent sur l’importance de ce projet qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du quatrième axe stratégique du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021) et du Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2017-2025). Le projet vise à réduire substantiellement la pauvreté rurale à travers la promotion des filières agricoles conventionnelles porteuses de croissance que sont le riz, le maïs et le manioc.

Projet pertinent

Plus spécifiquement, le Padaam permettra d’améliorer la sécurité alimentaire et les revenus des petits agriculteurs de la zone d’intervention du projet, en particulier les femmes et les jeunes à travers notamment l’accès des petits exploitants aux intrants et aux services de conseil de qualité; le développement des infrastructures d’irrigation et de marché; l’appui aux investissements de transformation et de commercialisation et le renforcement des capacités des organisations professionnelles à fournir des services efficaces à leurs membres.
Autrement dit, la réalisation de ce projet permettra au secteur agricole de contribuer pleinement à la croissance économique en favorisant le développement et la promotion des trois filières agricoles cibles, souligne la commission des Finances et des Echanges. Ces objectifs ont séduit Rosine Vieyra Soglo qui souhaite que le financement soit effectivement utilisé pour le projet. Car, elle trouve anormal que le Bénin qui dispose d’eau, de vallées et de milliers d’hectares de terre non cultivés aille s’approvisionner par exemple en tomate et autres au Burkina Faso qui n'est pas très bien arrosé. La doyenne d’âge du Parlement se dit plus heureuse pour le Padaam car il permettra aux jeunes paysans d’avoir l’emploi et d’être impactés.
André Okounlola pour sa part, a félicité le gouvernement surtout pour sa vision consistant à développer d’autres filières agricoles en dehors du coton. Il a alors invité le gouvernement à prendre des mesures pour l’écoulement du riz, du maïs et du manioc qui seront produits en grande quantité prochainement avec les 17,475 milliards F Cfa dont bénéficient désormais ces filières. Le député André Okounlola a été rassuré par le ministre en charge de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui. Celui-ci a expliqué à la plénière les efforts faits par le gouvernement dans ce sens pour que tout se passe bien dans le secteur agricole.

Actualités 08 mars 2019


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