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Nouvelles

Campagne de commercialisation 2018-2019 des noix de cajou: Priorité à la vente groupée et à la transformation sur place

Avec les difficultés d’écoulement des produits de l’anacarde sur le marché mondial, la vente groupée et la transformation sur place s’avèrent nécessaires pour préserver le label et rentabiliser ce secteur. Ainsi, les acteurs pourront éviter le « bradage » des stocks, surtout avec la revue à la baisse du prix plancher de cession des noix pour la présente campagne.

En fixant le prix plancher des noix de cajou à 400 FCfa/kg pour la campagne de commercialisation 2018-2019, le gouvernement entend « préserver les intérêts » des producteurs. Ce prix minimal est nettement en baisse, comparé à celui de la campagne précédente qui était fixé à 650 F CFA. Mais la différence sur le prix du kilo (250 F CFA) par rapport à l’année dernière est énorme ; ce qui pourrait amener ceux qui disposent des stocks, à brader leurs produits s’ils ne comptent pas les garder encore longtemps par devers eux. Plus de 7 500 tonnes de stocks résiduels sont encore dans les magasins des producteurs et acheteurs, à en croire le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 6 mars dernier. Ainsi, ceux qui y ont investi pour acheter cher les noix pourront enregistrer un manque à gagner énorme. Mais la décision du gouvernement tiendrait compte des travaux de la Commission permanente d’approvisionnement en facteurs de production, de commercialisation des produits agricoles et du commerce général.
Pour rappel, le gouvernement avait fixé le prix plancher à 650 FCfa/kg contre 500 FCfa/kg proposé par les acteurs l’année dernière, pour promouvoir la filière et « préserver à la fois les intérêts des producteurs, des transformateurs ainsi que des exportateurs ».L’exportation des noix de cajou par voie de terre a été également interdite. A l’arrivée, le rêve s’est transformé en un cauchemar pour nombre d’exportateurs avec le ralentissement de l’écoulement des produits noté sur le marché mondial.
Cette situation est due, entre autres, à la non maîtrise des prix en conformité avec les cours internationaux. Pendant longtemps, ce sont les acheteurs qui décident des cours, les producteurs étant peu ou pas représentés dans les commissions de fixation des prix des produits agricoles et tropicaux. Des exportateurs pirates opèrent en dehors et contre les législations du pays tout comme les commerçants illégaux. A cela, s’ajoute le circuit de commercialisation exagérément long qui pénalise les pauvres producteurs et les exportateurs.

Changer de paradigme

Deuxième culture de rente après le coton, la filière anacarde reste confrontée à de nombreux défis d’organisation, de production et de compétitivité. Une réorganisation des acteurs de la filière, minée par des querelles intestines et des guéguerres de leadership et d’intérêt des acteurs, permettrait de suivre les flux physiques et financiers, de favoriser la pratique de la vente groupée et ainsi de juguler les dysfonctionnements dans l’organisation de la commercialisation et de pallier les exportations frauduleuses et sans contrôle. Les principaux enjeux restent la sauvegarde du label béninois et la transformation des noix en produits consommables.
L’anacarde du Bénin est d’une excellente qualité reconnue au plan mondial avec une valeur marchande KOR moyenne qui varie entre 47 et 49 Ibs. Malheureusement, sur le marché, il s’observe parfois un mélange des produits béninois avec d’autres de qualité inférieure provenant des pays voisins. D’où la nécessité de soutenir et d’accompagner la vente groupée et ce, pour non seulement garantir la qualité des produits, mais aussi assurer la traçabilité, la fiabilité des statistiques et la crédibilité de l’accès aux services financiers et non financiers des acteurs.
Pour ce qui est de la transformation des noix en produits directement consommables, les potentialités offertes ne sont exploitées jusque-là que de façon marginale. Sur plus de 150 000 tonnes de noix brutes produites, moins de 10 000 tonnes sont transformées sur place chaque année. Les unités de transformation des noix à l’échelle industrielle se comptent au bout des doigts. De plus, celles qui fonctionnent, s’accommodent de procédés artisanaux archaïques de décorticage des noix pour produire essentiellement pour le marché domestique et la sous-région.
Le gouvernement a mis un point d’honneur sur la filière de cajou dans le Plan stratégique de développement du secteur agricole (Psdsa 2025) et le Plan national d’investissements agricoles et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Pniasan 2017 – 2021). Il envisage d’augmenter à 300 000 tonnes la production à l’horizon 2021 dont 50 % à transformer sur place.
En attendant, il faut mieux gérer la campagne commerciale commencée ce 7 mars et qui prend fin le 31 octobre prochain, pour faire de l’anacarde un produit générateur de richesse pour les acteurs et l’économie nationale.

Société 08 mars 2019


Dématérialisation de l’administration fiscale : Le télépaiement des impôts généralisé à toutes les entreprises

(Bientôt les attestations fiscales délivrées en ligne)
Il est mis en place une télé-procédure de déclaration fiscale incluant le télépaiement des impôts pour toutes les entreprises depuis le 1er février dernier. Cette réforme s’inscrit dans la dématérialisation et l’allègement de la procédure de recouvrement des créances en vue de lutter contre la fraude et l’évasion fiscales.

La transmission des déclarations fiscales par voie électronique est étendue aux petites et moyennes entreprises, après les grandes sociétés (qui ont un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 1 milliard F Cfa) l’année dernière. Ainsi, depuis le 1er février dernier, il est mis en place une télé-procédure incluant le télépaiement des impôts, informe le directeur général des impôts, Nicolas Yènoussi. De même, la procédure de déclaration d’existence est simplifiée et peut se faire via une plateforme électronique mise en ligne et accessible sur le site internet de la direction générale des Impôts (Dgi) à travers le Système intégré de gestion des impôts et taxes (Sigtas). Chaque entreprise peut disposer d’un compte contribuable, un espace à lui dédié dans ce système e-services.
Pour le paiement en ligne des impôts, l’entreprise doit disposer avant tout au niveau de sa banque d’un ordre de prélèvement permanent. Il ne s’agit pas d’un document qui donne droit à l’administration fiscale de faire directement des prélèvements sur les comptes des entreprises, explique Nicolas Yènoussi répondant aux inquiétudes des responsables de sociétés qui craignent de voir leurs comptes débités à leur insu. « Il s’agit d’une autorisation que les entreprises donnent aux banques d’exécuter les ordres de virement en temps opportun », clarifie-t-il. Suivant les procédures de recouvrement, l’administration fiscale ne peut opérer aucun prélèvement sur le compte de l’entreprise si elle n’est pas informée de la procédure et s’il n’y a pas une procédure de contrôle de dette préalablement mise à la charge de la société, ajoute le directeur général des impôts.
Le système a été mis en place avec l’appui des banques qui ont validé l’imprimé de l’autorisation permanente de prélèvement que l’entreprise dépose auprès de sa banque pour qu’en temps opportun, l’exécution puisse être opérée que ce soit la taxe sur valeur ajoutée (Tva), les impôts sur salaire ou autres. La possibilité de payer sur plusieurs banques est admise et les établissements bancaires de la place sont mis à contribution à cet effet, assure M. Yènoussi. De même, la possibilité d’imprimer la quittance de paiement à tout moment depuis son bureau est également effective contrairement à l’ancien système qui était contraignant pour les entreprises.

Attestations en ligne

Conformément à l’article 1130 du nouveau Code général des impôts, les contribuables sont autorisés à payer les impôts, droits, taxes et redevances, pénalités, amendes et intérêts dont ils sont redevables au moyen de procédés électroniques dans les conditions déterminées par voie réglementaire. L’administration fiscale entend poursuivre les réformes engagées en vue de sa modernisation pour la satisfaction du contribuable et l’amélioration du climat des affaires, à en croire le directeur général des impôts. Bientôt sur l’espace e-services, les attestations fiscales et autres documents que demandent les entreprises, pourront être obtenus en ligne, annonce Nicolas Yènoussi. «Nous venons de définir les critères pour avoir les attestations en ligne et les entreprises seront associées pour procéder à leur amendement en vue de leur validation », indique-t-il.
Aussi, la direction générale des Impôts a-t-elle créé une cellule de service au contribuable pour être à l’écoute des commerçants, des opérateurs économiques et enregistrer les difficultés et tracasseries auxquelles ils sont soumis. Avant la fin de cette année, un call center sera mis en place avec un numéro vert «Allô service des impôts » qui permettra d’enregistrer les plaintes, demander un certificat de crédit, annonce le directeur général des impôts. Là encore, les faîtières des entreprises seront mises à contribution pour la validation des normes de services : l’ensemble des services rendus aux usagers catalogué, les procédures définies, les délais ainsi que les pièces à fournir.
Par ailleurs, la Dgi envisage de mettre en place rapidement un interlocuteur fiscal unique afin que tous les impôts puissent être payés en un seul endroit et ce, en vue de faire gagner du temps à l’entreprise.

Actualités 08 mars 2019


Elections législatives d’avril 2019: Le Bloc républicain se met en ordre de bataille

Les candidats du Bloc républicain, un des deux partis retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour participer aux législatives d’avril prochain, peaufinent les stratégies en vue d’affronter le scrutin en toute assurance. Un atelier d’intégration des titulaires et des suppléants en lice s’est tenu, ce jeudi 7 mars à Cotonou, sous l’égide du présidium du bureau politique national.

« Plus unis, plus forts pour une campagne électorale de qualité », c’est le thème d’un atelier d’intégration des candidats de la liste « Bloc républicain » (Br) pour les législatives du 28 avril prochain. Il s’est tenu ce jeudi 7 mars à Cotonou. Venus de toutes les circonscriptions électorales, les titulaires ainsi que leurs suppléants ont saisi l’occasion pour faire davantage connaissance, mais aussi et surtout pour échanger sur les directives et les attitudes à adopter en vue d’engranger de bons résultats à l’issue du scrutin.
Ouvrant la rencontre, Abdoulaye Bio Tchané, membre du présidium du parti politique et candidat dans la treizième circonscription électorale, a insisté sur les valeurs de paix, d’unité et de solidarité dont doivent faire montre les candidats sélectionnés et les recalés de la liste pour gagner autant de sièges que possible. « C’est dans l’unité que nous pouvons gagner ; nous ne devons pas nous combattre », a-t-il préconisé, avant d’appeler les comités installés dans les communes à se mettre véritablement en ordre de bataille.
Par rapport aux moyens, chaque équipe de circonscription va devoir faire son propre budget qui sera financé en partie par la formation politique et l’autre partie par les candidats eux-mêmes. Parlant des éléments de langage à véhiculer pour convaincre l’électorat, il souligne que le Bloc républicain est « un parti du gouvernement » et qui soutient donc le Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021). Le bureau politique national va préparer la matrice générale en la matière que les équipes de campagne adapteront aux spécificités de leurs circonscriptions.
Deux communications ont marqué les échanges. La première animée par Jean Michel Abimbola a porté sur le thème
« Contexte des élections législatives d’avril 2019 : Attitude à adopter par le Bloc républicain » et la seconde sur « Le dispositif opérationnel du Br : Des directions de campagne aux délégués de candidats et à la centralisation des résultats » a été développée par Adam Bagoudou.
Jean Michel Abimbola, membre du présidium du bureau politique du Br, fait remarquer que les prochaines législatives se tiennent dans un contexte de nouveaux textes qui ont induit un bouleversement de l’ordre partisan, une situation qui fait grincer des dents, allusion faite à l’actualité. En effet, seuls deux partis en règle suivant les nouvelles normes électorales, sont retenus par la Commission électorale nationale autonome (Cena) pour participer aux joutes électorales. Même le Bloc républicain a dû faire des pieds et des mains pour se mettre à jour. A preuve, sur plus de 6600 membres fondateurs, mille ont eu des problèmes avec leurs dossiers, révèle-t-il.
Pour les membres du Br, il n’est pas question d’acheter les consciences. Ils entendent, à en croire M. Abimbola, rompre avec les vieilles habitudes et faire prévaloir les bonnes pratiques et les comportements démocratiques. Seules les idées et les thématiques relatives au bien-être des populations et au développement seront mises en avant comme arguments de campagne. Des stratégies propres au parti et tenues secrètes seront déterminées au niveau de l’état-major pour intéresser un grand nombre d’électeurs.

Politique 08 mars 2019


Journée internationale de la femme: Innover pour promouvoir l’égalité des sexes

Les femmes sont sous les feux de la rampe, ce vendredi 8 mars partout dans le monde entier. Cette année, les acteurs misent sur l’innovation et la technologie pour porter les droits des femmes et promouvoir l’égalité des sexes.

Les femmes sont sous les feux des projecteurs ce vendredi 8 mars, journée consacrée à la célébration de leurs droits à l’échelle internationale. Cette année marque la quarante-deuxième édition de cet évènement célébré officiellement au Bénin pour la première fois en 1995.
Pour le compte de la présente édition, l’Onu invite les femmes à "penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement". Cette thématique met l’accent sur des propositions à formuler basées sur des moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes dans les domaines de protection sociale, l’accès aux services publics et la construction d’infrastructures durables. Ce thème est en lien avec les objectifs de développement durable (Odd) et mise également sur l’autonomisation des femmes.
Selon l’Onu-femme, « la réalisation des Odd exige des changements transformateurs, des approches intégrées et de nouvelles solutions, en particulier lorsqu’il est question de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation de toutes les femmes et des filles». Toutefois la situation actuelle de la gent féminine peine encore à rassurer de l’atteinte des objectifs à l’échéance des Odd, en 2030.
Au Bénin, en Afrique et dans le monde, les femmes contrinuent de souffrir le martyre et de subir des discriminations accrues. Il est inutile de revenir sur les phénomènes de violences faites aux femmes, de l’excision, du mariage infantile ou encore du non- maintien des filles à l’école. Des phénomènes quiassombrissent très tôt l’horizon des victimes.
Que dire des femmes rurales, les grandes oubliées des discours de promotion de la femme, dont le poids démographique et l’apport au développement sont indéniables ?
L’avènement des Odd annonce un soulagement, notamment les Odd 5, 10, 4 et 8 qui abordent respectivement la question de la lutte contre les discriminations, les inégalités, la promotion de l’éducation pour tous et de l’autonomisation des femmes. Sauf qu’à l’heure du bilan à mi-parcours, le compte est loin de combler les attentes des femmes et des défenseurs de leurs droits.
« L’observation des courbes actuelles laisse entrevoir que les actions en cours ne suffiront pas pour l’instauration d’une planète 50-50 d’ici 2030. Des approches novatrices, capables de rompre avec le statu quo sont essentielles pour éliminer les obstacles structurels et faire en sorte qu’aucune femme ni aucune fille ne soit laissée de côté », propose l’Onu-Femme.
L’institution exhorte par ailleurs les femmes à être plus visibles dans les domaines restés jusque-là l’apanage des hommes. « L’innovation et la technologie offrent, certes, des possibilités sans précédent, mais les tendances font apparaître une fracture numérique croissante entre les sexes, les femmes étant sous-représentées dans les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie, les mathématiques et le design », observe-t-elle. « Que l’on parle des services bancaires mobiles, de l’intelligence artificielle ou de l’internet des objets, il est essentiel que les idées et les expériences des femmes interviennent également dans la conception et la mise en œuvre des innovations qui façonneront les sociétés de demain »,
poursuit la même source.
La présente édition de la Journée internationale de la femme ouvre une nouvelle page à l’innovation technologique où des filles et des femmes pourront se mettre en évidence. « La Jif 2019 s’adressera aux grands de l’industrie, aux start-up, aux entrepreneurs sociaux, à toutes celles qui militent en faveur de l’égalité des sexes, ainsi qu’aux femmes innovatrices, afin d’envisager comment l’innovation peut aider à éliminer les obstacles et à accélérer le progrès vers l’égalité des sexes, encourager les investissements dans des systèmes sociaux sensibles à la dimension genre et bâtir des services adaptés aux besoins des femmes et des filles »,
renseigne l’Onu-femme.

Société 08 mars 2019


Journée internationale de la femme: Eliminer les violences faites aux femmes et aux filles

Demain vendredi 8 mars 2019 marque la 24e édition de la Journée internationale de la femme (Jif). En prélude à cette célébration, la ministre des Affaires sociales et de la microfinance, Bintou Taro Adam Chabi, a adressé, hier, un message à toute la population béninoise à travers lequel elle dénonce les violences faites aux femmes et aux filles.

« Penser équitablement, bâtir intelligemment, innover pour le changement ». C’est le thème retenu cette année pour la célébration de la 24e édition de la Journée internationale de la femme. Le choix de ce thème, fait savoir Bintou Taro Adam Chabi, ministre des Affaires sociales et de la microfinance, dans son message, traduit la volonté des Nations Unies de mener une réflexion sur les moyens innovants permettant de faire progresser l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes. Sur le plan national, elle établit un lien entre ce thème et le programme d’actions du gouvernement et indique qu’il concerne « l’amélioration des conditions de vie des populations ».
La célébration de la Jif est une occasion, à en croire la ministre, de travailler à l’élimination des violences faites aux femmes et aux filles et des discriminations basées sur le sexe. Bintou Taro Adam Chabi pense que c’est l’un des défis majeurs à relever pour réaliser l’égalité du genre et favoriser le foisonnement de « constructions intelligentes » indispensables pour conduire « des changements par l’innovation au sein de la société ».
Cependant, elle note que, malgré les efforts pour positionner la femme béninoise comme agent de développement au même titre que l’homme, l’environnement socioculturel demeure hostile à l’idée d’une femme jouissant des mêmes droits et privilèges que l’homme. En guise d’approche de solutions, la ministre des Affaires sociales et de la microfinance estime qu’il « importe d’innover en recherchant des outils plus modernes de consolidation et de pérennisation des acquis en faveur de l’amélioration de l’égalité genre ». Mieux, elle propose aussi que soit renversée la tendance dans les domaines de la science, de la technologie, de l’ingénierie, des mathématiques afin d’avoir une influence déterminante sur les innovations nécessaires pour une transformation positive de la société.
Elle invite, par ailleurs, les leaders d’industrie, de start-up, les entrepreneurs qui militent en faveur de l’égalité des sexes à encourager et à soutenir toutes les femmes qui, chaque jour, s’investissent dans ces innovations.
Il faut rappeler que les manifestations officielles de cette 24e édition de la Jif se tiendront dans la ville de Bohicon.

Société 07 mars 2019


Pour plus de femmes dans les métiers de l’électricité: Les filles du Lycée Toffa 1er de Porto-Novo sensibilisées

L’Amicale des femmes agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Amifa/Sbee) a sensibilisé, ce mercredi 6 mars, les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo sur la nécessité pour elles de s’orienter vers les métiers de l’électricité en aimant les matières scientifiques.

« Mon avenir, mon métier. Mon métier, l’électricité. L’électricité, source de mon bonheur ». Tel est le thème autour duquel l’Amicale des femmes agents de la Société béninoise d’énergie électrique (Amifa/Sbee) a sensibilisé, ce mercredi 6 mars, les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo. Cette sensibilisation est organisée, en collaboration avec l’Association des cadres des métiers de l’électricité (Acme) et le Millennium challenge account deuxième compact (Mca-Bénin II) en marge de la célébration de la Journée internationale de la femme commémorée chaque 8 mars. Elle fait suite à la première édition tenue en 2018 avec les jeunes filles du collège Notre-Dame de Cotonou. La rencontre d’hier vise surtout à convaincre les élèves du Lycée des jeunes filles Toffa 1er de Porto-Novo sur l’importance et les enjeux des métiers de l’électricité. Pour Edwige Adohinzin, directrice des Ressources humaines de la Sbee et Point focal Genre/Cellule Mca-Bénin II, l’organisation de cette sensibilisation fait suite aux résultats d’audit basé sur le Genre et l’inclusion sociale réalisé en 2017 par la Sbee. Lesquels résultats ont révélé qu’il y a moins de femmes dans l’entreprise. Des recommandations ont été donc faites par les auditeurs pour inverser la tendance et approcher un tant soit peu l’égalité genre dans l’ensemble. Un plan d’actions a été élaboré dans ce sens.
La sensibilisation d’hier s’inscrit donc dans la droite ligne des actions prévues pour susciter le goût des métiers de l’électricité chez les jeunes filles des lycées et collèges du Bénin afin d’atteindre les objectifs, informe Edwige Adohinzin. Elle conseille les jeunes filles de s’orienter et d’envisager vivement la carrière de l’électricité, un métier porteur d’avenir qui garantit plus l’emploi et où les femmes sont les bienvenues parce que moins nombreuses. La sensibilisation sera étendue à toutes les élèves filles de l’ensemble du territoire national, promet-elle. La vice-présidente de l’Amifa/Sbee, Gwladys Biokou a abondé dans le même sens pour inviter les jeunes filles à aimer les matières scientifiques afin de devenir demain des techniciennes ou ingénieures en électricité ou en énergies renouvelables. Elles peuvent déjà dès la classe de quatrième du cours secondaire choisir cette filière jusqu’à l’obtention du Bepc, du Diplôme de technicien industriel (Dti), de la licence professionnelle et autres ou le décider après le Bepc ou le Baccalauréat. Plusieurs membres de la forte délégation de l’Amifa/Sbee et ses autres structures partenaires dont l’Acme et le Mca-Bénin II ont partagé avec les lycéennes leurs expériences personnelles depuis leur cursus académique jusqu’à leur recrutement. Ces témoignages ont semblé séduire les élèves dont certaines n’ont pas manqué de chercher à en savoir plus à travers des questions de compréhension et de précision qu’elles ont posées.
Le représentant du directeur général de la Sbee, Fatiou Colès a invité les élèves à prendre au sérieux leurs études en faisant beaucoup d’exercices en Mathématiques et en Sciences physiques.

Société 07 mars 2019


Lettre pastorale de la Ceb pour le carême 2019: Les fidèles catholiques invités à s’approprier la parole de Dieu

Pour le carême 2019, la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb), à travers sa lettre pastorale, exhorte les chrétiens catholiques béninois et les femmes et hommes de bonne volonté à s’approprier la parole de Dieu « qui libère de toute subjectivité malsaine ». Ladite lettre a été dévoilée ce mardi 5 mars 2019, à la faveur d’une conférence de presse animée au siège de la Ceb à Cotonou.

« La vérité vous rendra libres ». Tel est le titre de la lettre pastorale de la Conférence épiscopale du Bénin (Ceb) rendue publique, ce mardi à Cotonou. Selon le Père Eric Oloudé Okpeitcha, directeur de la cellule de communication de la Ceb, « le contexte de la lettre pastorale est celui de l’entrée en carême 2019 ». Le titre de la lettre, poursuit-il,
« s’inspire de la situation politique actuelle du Bénin, mais aussi des relations interpersonnelles en communauté chrétienne, en famille marquées par une crise profonde de vérité… ». Le prélat précise que la note pastorale s’adresse à tous les fidèles chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté avant d’en dévoiler quelques extraits. Pour le Père Éric Oloudé Okpeitcha, ce sont des messages d’exhortation qui indiquent que le carême est un temps d’écoute et de méditation de la parole de Dieu et que la foi doit impacter l’action sociale et politique de chrétien. De même, il faut « mettre les réformes au service de la dignité de l’homme et réconcilier la politique avec la vérité », préconise-t-il.
Pour les chrétiens catholiques, le carême est un temps fort qui s’étale sur une durée de quarante jours pendant lesquels, ils sont instamment invités à se détourner du péché par le jeûne, la prière et l’aumône afin de célébrer la passion-mort-résurrection du Christ dans la joie d’un cœur purifié. « Mon souhait », indique le conférencier, « est que les fidèles lisent l’intégralité de la lettre pour bien vivre le temps de carême, temps de grâce, de conversion, de retour à Dieu à travers sa parole qui est vérité et qui libère des chaînes de la duplicité, de l’hypocrisie, du mensonge et de toute subjectivité malsaine ».

Actualités 06 mars 2019


1re revue du programme Taat de la Bad à Cotonou: Booster la productivité agricole via la technologie en Afrique

Les acteurs du programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat) font le point des avancées notées après un an de mise en œuvre. C’est à travers la première revue annuelle ouverte ce mardi 5 mars par le ministre Gaston Dossouhoui. Elle mobilise les parties prenantes pendant trois jours à Cotonou.

S’inscrivant dans la stratégie « Nourrir l’Afrique » de la Banque africaine de développement (Bad), le programme des Technologies pour la transformation de l’agriculture en Afrique (Taat) œuvre depuis l’année dernière à augmenter la productivité agricole sur le continent. Cotonou accueille du 5 au 7 mars la première réunion de revue annuelle et de planification de ce programme qui mise sur le savoir et l’innovation pour déployer à grande échelle les technologies agricoles éprouvées à travers l’Afrique.
Cet atelier permet de faire le point des réalisations au cours de l’année 2018 et déterminer la marche à suivre pour atteindre les objectifs au cours de l’année 2019, a indiqué le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui, qui a procédé à l’ouverture des travaux. A l’en croire, les actions qui sont développées dans le cadre du programme Taat devraient permettre de générer près de 120 millions de tonnes de production alimentaire supplémentaire et contribuer à sortir près de 130 millions d’Africains de la pauvreté d’ici à l’an 2025.
Quelque 143 interventions technologiques sont déployées dans 27 pays qui ont manifesté leur intérêt pour ce programme au cours de la première année, dans les filières prioritaires tels que le riz, le manioc, la patate douce, le maïs, le mil, le sorgho, l’arachide, le bétail, le blé, le poisson, les haricots. Le programme devrait prendre également en compte le niébé, le soja, l’igname, le cacao, le café, la noix de cajou, l’huile de palme, l’horticulture.
A terme, il s’agit de mettre fin aux importations alimentaires massives, augmenter les revenus des producteurs agricoles, améliorer la sécurité alimentaire et nutritionnelle, et créer des emplois pour les jeunes en milieu rural, fait savoir Dr Andrew Mude, représentant le directeur du département Agriculture et Agro-industrie de la Bad. La banque a consenti un investissement de 120 millions de dollars US pour financer le programme Taat, indique-t-il.
Pour sa stratégie « Nourrir l’Afrique », la Bad investira au cours des dix prochaines années plus de 24 milliards de dollars pour la transformation agricole en Afrique, renchérit John Andrianarisata, représentant résident du groupe de la Bad au Bénin.
En 2015, l’Afrique a importé pour 35 milliards de dollars US des produits alimentaires que les agriculteurs locaux pouvaient produire. Et, si l’on ne change pas de cap, la facture d’importations alimentaires va tripler et s’élever à 110 milliards de dollars US en 2030, alerte le ministre Gaston Dossouhoui. Tout en réaffirmant sa foi en cette initiative de la Bad, il plaide, non seulement pour la maîtrise des outils et produits techniques pour l’agriculture, mais aussi pour la combinaison judicieuse de la volonté politique, un environnement économique et institutionnel favorable, des infrastructures adéquates, un meilleur accès au marché et la préservation des ressources naturelles.
Regroupant des acteurs mondiaux de l'agriculture, le programme Taat est coordonné par l'Institut international d'agriculture tropicale (Iita), avec des centres de recherche agricole nationaux, régionaux et internationaux.

Actualités 06 mars 2019


Découverte macabre à Bohicon : Le corps d’une jeune femme retrouvé dans les rails

Une jeune femme, la trentaine environ, a été retrouvée morte dans la matinée d’hier lundi 4 mars dans les rails à Bohicon. Visiblement, la victime a été tuée par le train, selon la police.

Encore un crime crapuleux ou accident ferroviaire ? Les habitants de Ponsa en face du nouveau marché, un quartier de Bohicon, ont été témoins d’une découverte macabre tôt hier lundi matin. Au milieu des rails, gît un corps sans vie d’une jeune dame. Selon la police, ce serait un accident ferroviaire. La jeune dame, une malade mentale, aurait été fauchée par le train au beau milieu des rails. Les éléments de la police de la ville de Bohicon dépêchés sur les lieux ont fait les constats d’usage avant l’enlèvement de la dépouille.
La police dément toutes rumeurs faisant croire à un crime rituel. Selon les rumeurs, il s’agirait du corps d’une jeune fille teint clair sans vie qui aurait été victime de sacrifice humain ailleurs sans doute et dont le corps aurait été déposé le long des rails pour faire croire à un accident de train.
Il faut rappeler que l’année dernière, un corps avait été découvert dans les rails. Et il s’agissait d’un jeune étudiant victime d’une agression de délinquants qui lui auraient arraché sa moto de marque Wave. Poignardée à mort quelque part ailleurs, la victime aurait été transportée en son temps entre les rails pour masquer le crime ou faire croire qu’elle a été tuée par le train. Mais, c’était sans compter avec la vigilance des conducteurs de train.

Société 05 mars 2019


Projet Asphaltage: C'est parti pour la métamorphose de nos villes !

Passé le temps des diverses études et après les remises de sites aux entreprises adjudicataires, le projet Asphaltage prend petit à petit corps, à la joie des riverains qui doivent s’armer toutefois de patience et des citadins ici et là qui saluent les métamorphoses opérées par les premiers coups de pioches et des pelles mécaniques. Toutes choses qui présagent de lendemains meilleurs pour les villes du Bénin.

Un tour sur quelques axes de Cotonou révèle une évolution appréciable des travaux du projet asphaltage. Les divers chantiers ouverts enchantent les populations malgré les désagréments que subit la mobilité urbaine.
C’est un branle-bas, observé ce vendredi 1er mars sur l’axe menant d’Agontikon à la Barrière. Voie réputée marécageuse, cet axe est investi par de gros engins. D’incessants mouvements de pelle mécanique hydraulique viennent vider dans la chargeuse immobilisée au milieu du tronçon les détritus extraits du sol noirâtre et boueux. Ceci sous le regard admiratif des riverains et autres usagers dont les déplacements sont désormais limités sur ce chantier du projet asphaltage.

«Au début nous avions cru que tout ceci était fait pour la campagne électorale mais avec l’évolution des travaux sur le site, nous nous sommes rendus à l’évidence. Tout notre souhait est que ce chantier puisse aller au bout pour notre bonheur car nous avons de la peine à circuler sur cette voie », fait observer Gabriel Adédémi, transporteur. S’il considère ce tronçon comme un raccourci pour joindre rapidement la Barrière, il n’occulte pas tout le mal que se donnent les usagers en saison pluvieuse même quand il faut contourner le périmètre en prenant par l’Etoile Rouge.
L’entreprise chinoise en charge des travaux s’évertue à purger la zone de la mauvaise matière (tas d’ordures et autres détritus) utilisée pour combler entretemps le bas-fond. Les déchets sont enlevés sous plusieurs mètres et extirpés des lieux, explique un technicien. Il s’opère par la suite un comblement de la zone marécageuse par du sable lagunaire. La chaussée sera ainsi mise et le bitume posé ensuite. Bien que la faveur nous ait été faite de prendre des images après que nous avons décliné notre identité, force est de reconnaître que nos hôtes sont peu enclins à s’ouvrir au public. Stricts sur les mesures de sécurité, ils ne sont pas prêts à accepter n’importe qui sur le chantier. Mettant un point d’honneur à la tâche.
Un peu plus loin à la Haie vive, le même entrain se note aux abords de l’entrée principale du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche et sur l’axe excentré à celle-ci. C’est l’entreprise Sogea-Satom en charge des travaux qui est à la manette. La réalisation des canalisations reste le signe visible de l’évolution de ce chantier. Ces caniveaux ont la particularité d’être préfabriqués sur des sites de l’entreprise. Ils devront être posés sur les tranchées ouvertes le long de cet axe.
Les équipes manœuvrent à longueur de journée comme c’est le cas le long de la clôture du camp militaire Guézo à Gbégamey. Ici également, le cortège des camions-berne avec les ronronnements des moteurs dénotent de ce que ça vaque sur le site. Sous le contrôle de l’entreprise chinoise en charge des travaux, ce vaste tronçon jadis occupé par les rails de l’Ocbn prend des allures d’une artère devant relier Zongo, Gbégamey et Cadjèhoun. Le responsable Hygiène-Sécurité-Environnement de l’entreprise nous renvoie à ses supérieurs à Sénandé pour toute information relative aux travaux en cours.
Ce qui n’est pas le cas à Saint Michel, dans les encablures de Saint Augustin. A la manœuvre, le chef chantier, un expatrié chinois de l’entreprise Sino-Hydro, se prête volontiers à nos questions. En dépit de la barrière linguistique, il explique qu’ils sont à l’étape de la réalisation des caniveaux comme l’on s’en est rendu compte sur les lieux. Dans une ambiance bon enfant, l’équipe s’affaire à cimenter l’exutoire desdites canalisations. Le béton est réalisé à l’aide de la toupie, camion made in China déporté sur les lieux. Des travaux qui augurent de bels ouvrages d’ici quelques mois comme programmé au niveau du projet asphaltage.

Toutes les commodités pour Parakou

Démarrés depuis le 17 octobre 2018, les travaux d’asphaltage des voies à Parakou vont bon train. Sont concernées par la première phase du projet, huit rues primaires, secondaires et tertiaires dont quatre sont appelées à être bitumées et quatre autres pavées avec toutes les commodités requises.
Après la cérémonie de remise de sites effectuée, samedi 4 août 2018, le projet est entrée dans sa phase d’exécution le 17 octobre 2018. Il s’agit de la première phase du projet relative à la réalisation de 20 km sur un linéaire total de 70 km dans la ville. Elle prend en compte les rues secondaires allant du Cabinet Etpb-Contournement Aérodrome longue de 0,8 km, le marché Dépôt-Pavé Bio Adam en passant par « la Franchise », longue de 1,1km, le « Canari », en passant par le collège Hibiscus-Annexe Haac d’une distance de 0,45km et les rues tertiaires allant de la rue face au Lycée Mathieu Bouké-Grande mosquée Dépôt, longue de 0,3543 km, ainsi que la rue face au Lycée Mathieu Bouké-Domicile Imam Dépôt d’une distance de 0,45 km. Il est prévu un aménagement des rues secondaires en 1 x 2 voies dans des emprises comprises entre 15 et 30 m et celles tertiaires, en 1×2 voies dans des emprises inférieures à 15 m.
Après la mise en place du plan d’adaptation et la levée topographique, le nettoyage dans les limites des emprises, l’entreprise chinoise Sinohydro, adjudicataire, procède actuellement à l’exécution des travaux de terrassement, de drainage, d’assainissement et à d’autres travaux afférents. Comme prévu dans le contrat de travail, elle a un délai de douze mois. A l’arrivée, le projet asphaltage contribuera à changer davantage le visage de la cité des Kobourou retenue à l’instar de huit autres villes du pays, pour bénéficier de sa mise en œuvre.
Inscrit dans le Programme d’action du gouvernement en son pilier 3 intitulé « Amélioration des conditions de vie des populations» et son axe stratégique n°6 titré «Renforcement des services sociaux de base et protection sociale », il permettra non seulement de réaliser un aménagement équilibré du territoire à travers la création des pôles de croissance urbains, mais également d’améliorer le cadre de vie des populations de la ville, ainsi que les conditions de circulation et de transports urbains.
Ainsi, Parakou se modernisera avec des équipements d’éclairage solaire sur ses rues et avenues, des feux tricolores modernes et des panneaux d’adressage, l’installation des espaces verts, puis des bancs et poubelles publics. Pour embellir tous les axes concernés par le projet, d’autres commodités sont également prévues.
De tous les projets contenus dans le Programme d’actions du gouvernement, le maire Charles Toko estime que le projet asphaltage est sans nul doute celui qui prend le mieux en compte l’attractivité des grandes villes du Bénin. Il y voit, à travers son exécution, la volonté du président Patrice Talon de marquer la ville de Parakou, au cours de son mandat. Dans le cadre de l’exécution de ces travaux, les Parakois semblent bien conscients de ce que l’objectif poursuivi est l’amélioration de leur cadre de vie.

Maurille GNASSOUNOU


Enfin donner ses lettres de noblesse à la capitale

A l’instar d’autres grandes villes du Bénin, le projet asphaltage tourne à plein régime à Porto-Novo. Près de 1500 agents, toutes catégories confondues, sont mobilisés pour la réalisation des travaux qui concernent 10 rues d’une longueur totale de 22,4 km.
Les rues primaires font 9,29 km comprenant Avakpa-carrefour Pobè Gare (le long des rails) ciné Iréakari-pharmacie Adjibadé-Siège du 4e arrondissement-Dodji-Boulevard du cinquantenaire-Limite de Porto-Novo avec Adjarra y compris la bretelle fin clôture Lycée Béhanzin-Boulevard extérieur au niveau de l'ex-Hecm et Ecole primaire publique-pharmacie Tokpota-Nouveau Programme-Collège- Les Jambettes-Epp Ouando.
Les rues secondaires sont de 6,55km partant de la Route nationale inter-Etat 1 bis-Ceg Koutongbé-Hinkoudé-Marché Djègan Daho à la bretelle de la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable (1,94km), puis le tronçon El Fateh-Place de l’Unité-Louho (4,61km).
Les rues tertiaires sont au nombre de six et sont longues de 6,54 km. Elles comprennent la rue Sadognon-Ahouanticomè-Idi Araba-Aglansa-Dèguékomè-Hassoucomé-Place Togo
(1,7 km) et les cinq autres concernent les alentours de Sadognon et Mairie de Porto-Novo, Lycée technique industriel, Ceg Davié, recette des Finances de l’Ouémé et Centre de regroupement d’ordures de Kandévié Sériki. Les six rues tertiaires seront pavées contrairement aux rues primaires et secondaires qui seront toutes bitumées. Les travaux, lancés en août 2018, sont exécutés par l’entreprise Ofmas international pour un délai contractuel de 24 mois. Les chantiers sont actuellement à un taux moyen de réalisation physique de 10%, informe le chef mission de contrôle, Vladmir Okay. Selon lui, cette performance est très satisfaisante, par rapport au planning de l’entreprise, et au regard des opérations sur le terrain.

Ce taux aurait pu être meilleur s’il n’y avait pas les pluies précoces qui s’abattent ces derniers jours sur la ville. Lesquelles pluies ralentissent un tant soit peu les travaux. Toutefois, Vladimir Okay se dit serein et pense pouvoir respecter le délai contractuel, en dépit de ces perturbations climatiques. Aussi, le chef mission de contrôle invite-t-il la population à la patience et à respecter les consignes de déviations sur les chantiers pour que tout se passe bien. Il exhorte par ailleurs les populations à les aider pour assurer la sécurité des matériaux et des matériels. Le directeur des Travaux d'Ofmas international à Porto-Novo, Franck Akando, rassure que toutes les dispositions sont prises pour que tout se passe bien. L’entreprise n’a pas lésiné sur les moyens, car elle a sorti la grande artillerie sur le terrain pour que d’ici août 2020, toutes les dix rues soient asphaltées avec les aménagements prévus. C’est d’ailleurs dans ce cadre que plusieurs équipes sont mobilisées sur les chantiers pour relever le défi, informe le directeur des Travaux d'Ofmas international à Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau


Transfigurer Lokossa

A Lokossa, l’axe carrefour Hilton bar - Boa et le tronçon passant devant l’Ecole primaire publique d’Agnivèdji donnent le ton de la transfiguration espérée du projet Asphaltage. Le premier lot des travaux d’asphaltage, en effet, suit son cours à Lokossa et laisse apparaître déjà des ouvrages d’assainissement sur plusieurs axes prioritaires retenus dans le cadre du projet. Ces axes, tout comme plusieurs autres en chantier, sont des plus fréquentés de l’arrondissement central de
Lokossa. Sur le tronçon carrefour Hilton bar-Boa, les caniveaux étant déjà posés, les ouvriers sont redéployés ailleurs en attendant le reste des œuvres à réaliser, conformément à l’agenda retenu.
Un tour, samedi 2 mars dernier, a permis de repérer ces ouvriers sur l’axe menant du carrefour Tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa au Lycée technique de la ville dans l’arrondissement de Houin. Très animé, ce tronçon de 3 km est le plus long axe en chantier. Le rythme de travail y est soutenu et dans la soirée du samedi, le chef du chantier n’a pas manqué de procéder, comme à ses habitudes, à la distribution des tâches pour le compte du lendemain, pour la célérité des travaux et la livraison à bonne date du chantier.
« Sur le chantier, les travaux sont exécutés de jour comme de nuit sans tenir compte des jours fériés », témoigne Gérard Bossou, un riverain. Le premier lot des chantiers d’asphaltage en cours d’exécution à Lokossa porte sur une distance de 10,70 km pour un coût estimé à 21 807 725 058 francs Cfa. Lokossa est, en attendant d’autres, la seule ville du Mono prise en compte dans ce projet phare du gouvernement. Le premier lot des travaux est constitué de 19 chantiers confiés à Nse-Ce, entreprise adjudicataire. Lancés en août 2018, les travaux doivent s’achever dans un délai contractuel de quinze mois, au terme desquels Lokossa bénéficierait, au total, d’une trentaine de kilomètres de voies asphaltées. De quoi transfigurer largement cette ville et lui faire assumer dignement son statut de chef-lieu du département du Mono.
Désiré VIGAN

Actualités 05 mars 2019


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