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Nouvelles

Programme des cantines scolaires au Bénin : Une nouvelle approche pour l’extension
D’ici à juin prochain, trois écoles sur quatre vont disposer d’une cantine scolaire sous l’approche intégrée. C’est l’assurance donnée, vendredi 25 mars dernier à Parakou, par le représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin, Guy Adoua. Au Bénin, de 29 % en 2017, le taux de couverture en cantines scolaires est passé à 51 % en 2021, puis à 75 % en 2022. C’est dans le cadre de l’extension du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) qui vise la rétention des enfants à l’école et l’amélioration de la mobilisation communautaire autour de la cantine scolaire. Jusqu’à la fin de l’année 2021, informe le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, le taux de couverture en cantines scolaires sur le plan national était de 51 %. Pour le faire passer à 75 %, un travail a été fait. Ainsi, des équipes avaient été déployées sur le terrain pour identifier de nouvelles écoles, travailler avec les communautés, mettre en place les comités de gestion de cantines scolaires, construire les infrastructures, puis gérer les statistiques. Ce travail, soutient-il, a commencé depuis le début de l’année. « Nous sommes déjà en train de préparer les plans d’allocation des vivres. Notre objectif, c’est de démarrer avec les nouvelles écoles avant la fin de cette année scolaire. Ce qui va nous amener à 75 %, un taux qui est déjà presque une réalité. Les écoles sont connues tout comme les communautés. De même, la sensibilisation a déjà eu lieu », indique le représentant résident. « Pour la suite, il est prévu que nous passions au taux de 100 % entre 2023-2024, c’est-à-dire que chaque école devrait avoir sa cantine. Ce qui demande également un travail de préparation, car les 25 % des écoles qui restent sont pour la plupart installées en milieu urbain. Vous conviendrez avec moi que le fonctionnement des cantines en milieu urbain n’est pas le même qu’en milieu rural », explique-t-il. A cet effet, une étude a été lancée et des équipes sont actuellement déployées sur le terrain pour faire des constats. C’est pour envisager avec les écoles les modalités qui seront les mieux adaptées aux programmes en milieu urbain. « Une fois ces modalités déterminées, nous passerons alors à 100 %. C’est un grand défi, mais je suis certain que nous allons y arriver. D’ici juin, nous aurons au moins 3 écoles sur 4 qui bénéficieraient du programme des cantines scolaires », assure-t-il. Selon lui, par rapport au programme des cantines scolaires, le premier défi à relever est relatif à la disponibilité de l’eau. « Dans le contexte sanitaire actuel, nous avons besoin d’avoir de l’eau, d’abord pour la cuisson, mais également pour le lavage des mains, des ustensiles, y compris pour le jardin scolaire. Et là, il y a un grand programme qui exigera l’installation des forages là où il n’y en a pas encore. De même, des priorités seront définies et accordées aux écoles à cantine, parce que c’est là où le besoin est pressant. Aussi, il y a des partenaires que nous sommes en train d’orienter là où il y a des écoles. Ça prendra du temps, mais il y a déjà des actions qui ont été menées », insiste Guy Adoua. Une approche intégrée « Un autre défi, c’est que l’idéal pour ce programme est de tout acheter localement. Qu’il s’agisse de l’huile, du sel, des céréales et autres. En réalité, le programme a un double objectif. Outre l’éducation des enfants, il s’agit également d’améliorer leur statut nutritionnel », souligne-t-il. « Nous avons commencé par acheter les produits sur le plan local. Mais nous nous sommes aperçus qu’il y a un problème réel de qualité qui se pose. Ce qui nous amène à encore renforcer les capacités des petits producteurs. C’est pour leur permettre d’avoir des produits de bonne qualité. Bientôt, nous allons arriver à un million d’enfants. Nous devons veiller sur la qualité pour leur bien-être », détaille-t-il. En effet, le Pam a décidé de réorganiser sa chaine d’approvisionnement, en y intégrant les producteurs de vivriers locaux notamment du maïs. Organisés en coopératives et accompagnés depuis le début de la campagne agricole, ces derniers deviennent ses potentielles sources d’approvisionnement. L’initiative qui est à sa phase pilote a été lancée, mardi 29 mars dernier à Bembèrèkè. C’était avec les membres de la coopérative villageoise des producteurs de maïs de Pédarou, à travers l’achat de 40 tonnes. Après la phase pilote qui ne prend en compte que Nikki, Bembèrèkè, Gogounou et Kandi pour un total de 100 tonnes de maïs certifié de bonne qualité acheté auprès des producteurs locaux, l’objectif est de toucher un plus grand nombre de coopératives. Ensuite, on verra comment introduire le sorgho et le fonio, d’autres aliments qui font partie des habitudes alimentaires locales. L’approche du Pam s’inscrit dans une vision globale très large. Il s’agit, selon son représentant résident, de renforcer l’alimentation scolaire au Bénin en développant une approche multisectorielle et en privilégiant les achats locaux, la diversité alimentaire et la nutrition des enfants dans les écoles à cantine. Outre les enfants, le Pam travaille également, conformément à son plan stratégique, à améliorer la nutrition des femmes et à aider les petits exploitants agricoles à améliorer leur productivité et à réduire leurs pertes post-récoltes. Un dernier défi reste l’appropriation de l’approche par les communautés, en commençant par les autorités. « Nous ne voulons pas qu’on la prenne comme celle du Pam seul, mais comme celle de la communauté dont chacun des membres aura un rôle à jouer. Il faut une synergie d’actions. Par ailleurs, les cantines scolaires ont un lien avec la santé, l’agriculture, les affaires sociales. Il va falloir qu’à tous les niveaux, les directeurs départementaux en charge de ces secteurs se mettent ensemble pour convenir de ce qu’ils doivent apporter pour que les cantines scolaires fonctionnent», conseille-t-il. En effet, son souhait est de voir cette synergie être davantage renforcée avec un peu plus de coordination, pour s’assurer que les indicateurs sont suivis de près. Que la cantine ne soit pas une affaire seulement de l’école, mais de toute la communauté, et de tous les secteurs au niveau des départements. Education 04 avr. 2022


Commercialisation de la noix d’anacarde : La campagne 2021-2022 lancée à Bassila
La campagne de commercialisation de la noix de cajou a été officiellement lancée à Bassila dans la Donga, vendredi 1er avril, en présence d’un parterre de personnalités. Les producteurs sont en effet fixés sur le prix au kilogramme de ce produit agricole. Les producteurs de la noix d’anacarde sont fixés sur le prix de ce produit. Le gouvernement, lors du lancement de la campagne 2021-2022 à Bassila, vendredi 1er avril, a fixé à 350 F Cfa le prix plancher d’achat. Pour un bon déroulement de la campagne, rappelle la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, le gouvernement a adopté, le 30 mars 2022, en conseil des ministres, le projet de décret portant conditions de déroulement de la campagne conformément aux propositions faites par les acteurs de la filière anacarde. « Le prix plancher d’achat aux producteurs est de 350 F Cfa par kilogramme et la campagne se déroule du 1er avril au 30 octobre 2022. Le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour la réussite de la présente campagne, notamment le respect des dispositions du décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation », a souligné Shadiya Assouman. Il s’agit d’un grand jour pour les producteurs du Bénin en général et particulièrement pour ceux de la filière anacarde, fait savoir le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Selon lui, l’engagement sans précédent du gouvernement témoigne du développement de la filière anacarde qui prend de l’envergure depuis 2017. Gaston Cossi Dossouhoui informe que c’est dans ce sillage que le bilan de la production pour la campagne en cours indique plus de 190 000 tonnes, affichant ainsi une augmentation de plus de 37 % par rapport à la campagne 2020-2021 pour laquelle la production obtenue était de 137 926 tonnes. Pour la campagne en cours, le gouvernement, à travers son département ministériel, a pris les dispositions pour faciliter l’installation de 20 000 ha de nouvelles plantations à partir des plants performants et accompagner la réhabilitation de 70 000 ha d’anciennes plantations pour en augmenter le potentiel de production. Le ministre de l’Agriculture informe qu’entre 2021 et 2026, il est prévu la mise en œuvre d’un Programme national de développement des plantations et des grandes cultures, qui ambitionne d’aménager, entre autres, 500 000 ha de plantations d’anacardier, puis de développer des entreprises agricoles de type nouveau en s’appuyant sur l’Etat comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants. A cela, il ajoute l’ambition de la transformation locale de la totalité des noix brutes et celle de la valorisation des sous-produits. Il faut signaler que ces stratégies du gouvernement, d’après Gaston Dossouhoui, visent à développer les filières agricoles afin qu’elles contribuent davantage au produit intérieur brut du Bénin. Actualités 04 avr. 2022


Déclaration d’appartenance à l’opposition : Le parti Rlc et ses militants s’engagent
Le parti Restaurer la confiance (Rlc) a tenu une rencontre politique à Djougou dans le département de la Donga, samedi 2 avril. Devant des militants mobilisés pour la circonstance à la maison des jeunes de la commune de Djougou, François Soudo, premier vice-président dudit parti, a déclaré l’appartenance de Rlc à l’opposition.   C’est devant des militants de la Donga fortement mobilisés que le parti Restaurer la confiance (Rlc) a fait sa déclaration d’appartenance à l’opposition, samedi 2 avril dernier. À ce rendez-vous politique qui a connu la présence de leaders religieux et de représentants de la cour royale de Djougou, Rlc clame, selon François Soudo, premier vice-président, qu’il est désormais dans l’opposition. «Le parti Restaurer la confiance avec récépissé 2022/n°049/Misp/Dc/Sgm/Dppae/Sa du 24 mars 2022, dont le siège est situé dans le département du Littoral, commune de Cotonou, au 7e arrondissement quartier Sèhogan, déclare conformément aux dispositions de la loi n°2019-45 du 25 novembre 2019 portant statut de l’opposition en République du Bénin, son appartenance à l’opposition au Bénin », a-t-il insisté. Chacun des intervenants au pupitre a salué la démarche du parti. Pour dame Faïzath, représentante des femmes, c’est une occasion à saisir par les militantes en cette veille des élections législatives pour se présenter massivement. Julien Wando, coordonnateur départemental de Rlc, souligne que dans le cadre de cette élection, les populations doivent sortir massivement pour se faire enrôler au Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip). Le parti, poursuit-il donnera en son temps les orientations nécessaires aux militants. « C’est un grand jour dans la vie de notre parti. C’est notre rentrée politique et elle nous situe d’emblée dans l’arène politique béninoise par notre déclaration à l’opposition. Ce dernier acte va couronner le long parcours que vous avez entrepris pour pouvoir avoir le récépissé définitif du parti. Nous sommes un parti politique en règle dans ce pays, vous pouvez en être fiers ; c’est dû à votre travail », a martelé Irénée Josias Agossa, président du parti Restaurer la confiance. Il informe que la satisfaction du parti est totale et légitime. « Notre lutte a pour socle la foi. C’est un acte de vision qui nécessite un engagement total et non une action ponctuelle d’aventuriers sans boussole », a fait savoir le président du parti Rlc. Il a martelé que le parti devra travailler dans la perspective des législatives pour pouvoir siéger au parlement afin de mener des actions en faveur de la jeunesse, des femmes et de toutes les couches socioprofessionnelles. Il n’a pas manqué d’énumérer quelques-unes des actions que Restaurer la confiance mènera une fois au parlement. Pour y parvenir, il compte sur les militants et invite la jeunesse à adhérer massivement à Rlc. Actualités 04 avr. 2022


Interdiction des sorties de Egoun-Goun à Cotonou : Non, ce n’est pas un arrêté du préfet Orounla
Des publications largement relayées sur les réseaux sociaux, depuis le 28 mars 2022, font croire à une nouvelle interdiction des manifestations de Egun-gun à Cotonou. Les vérifications de l’équipe de Fact-Checking de La Nation montrent qu’il ne s’agit pas d’un nouvel arrêté du préfet Alain Orounla. « Par arrêté préfectoral n°0026, le Préfet du Département du Littoral a interdit toutes manifestations du culte Egoun-goun sur son territoire de compétence». Cette alerte circule depuis une semaine sur les réseaux sociaux au Bénin, notamment sur WhatsApp et Facebook. Elle a été repérée sur des dizaines de comptes et pages comme ceux de
l’Agence de communication Stracoml'investigateur, de Allo Bénin, l’Afrique en 24 heures, et reprise par quelques médias. [embed]https://twitter.com/laatvbj/status/1508417676682711048[/embed] Les internautes ont alors cru à un nouvel arrêté du Préfet du Littoral, Alain Orounla et s’interrogent comme on peut le constater en commentaires sur la page de Allo Bénin. « Depuis qu’on l’a bouclé là, c’est maintenant il est revenu ? Plus d’arrêté jusqu’à nouvel ordre », s’en moque Sylvestre Kévin. Et à Vital Agbo d’ajouter sur la même page : « Son patron avait dit qu’il veut voir ses arrêtés avant publication non ? Il a vu ça ? ». L’analyse du contenu des articles de presse publiés sur la période du 25 au 30 mars 2022 montre l’usage de l’expression « un nouvel arrêté ». « C’est donc pour dire que ce nouvel arrêté de l’actuel préfet du Littoral qui interdit ainsi la sortie des Egoun-gouns est déjà connu des dignitaires de ce culte », écrit par exemple le site Africaxo.bj. Un arrêté en date de 2020 Cependant, les instructions du préfet Alain Orounla, à l’origine de ces publications, ne sont pas contenues dans un nouvel arrêté. Le message radio en date du 25 mars 2022, comme l’ont relevé les publications cite l’arrêté n°0026.   Contacté le 29 mars 2022, le Secrétariat de département précise : « Il ne s’agit pas d’un nouvel arrêté ». Les recherches avancées sur Facebook permettent de retrouver l’arrêté préfectoral en question. Il date du mercredi 19 février 2020 et intervient au lendemain de « la séance de travail du jeudi 13 février 2020 qui a réuni toutes les faitières Egun-Gun (Adcel, Ocel, Arcr) du département du Littoral », et des « troubles à l’ordre public organisés et entretenus par l’une des faitières le dimanche 16 février 2020 ». Par ailleurs, il est à souligner que le préfet Orounla a été interdit, fin 2021, de prendre, jusqu’à nouvel ordre un nouvel arrêté.  Cette décision émane du ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphael Akotègnon qui l’a fait savoir à travers un message radio en date du jeudi 2 décembre 2021. Verdit Le préfet du Littoral, Alain Orounla, a effectivement demandé l’application strict et sans faille de l’arrêté 2020 n°0026/ DEP-LIT/SG/SCAD/SA portant interdiction de toutes manifestations du culte Egun-gun dans le département du Littoral. Cependant, ledit arrêté n’est pas nouveau. Il a été pris par Jean-Claude Codjia le mercredi 19 février 2020, alors préfet intérimaire du Littoral. Actualités 03 avr. 2022


Épargne sécurisée et à multiples avantages : Padme lance la tontine digitale Mivo
Bonne nouvelle pour les personnes physiques et morales désireuses de faire des épargnes fiables pour investir ou réaliser leurs projets. L'Association pour la promotion et l'appui au développement des micro-entreprises (Padme) a lancé, mercredi 30 mars dernier, un nouveau produit d'épargne. Il s'agit de la tontine digitale Mivo. C'est une solution numérique qui défie toute concurrence et qui accorde au souscripteur des avantages inédits. Un produit d'épargne sécurisé, facile d'accès et flexible; une solution digitale innovante; l'Association pour la promotion et l'appui au développement des micro entreprises (Padme) vient de lancer la tontine digitale Mivo. C'est un type d'épargne constitué journellement sous forme de mises collectées par les Agents collecteurs à l'aide d'un outil mobile appelé Terminal de paiement électronique sur une période préalablement définie, à des heures convenues avec le client ou le souscripteur. Cette épargne est ouverte à toutes les catégories de personnes notamment aux étudiants, aux paysans, aux éleveurs et pêcheurs, aux artisans et petits transformateurs, aux commerçants, aux prestataires de services, aux transporteurs, aux fonctionnaires et même aux entreprises individuelles de toutes formes juridiques et aux confessions religieuses de toute obédience. La tontine digitale Mivo favorise la sécurisation des économies, la réalisation des projets, la prévention des événements, l’accès à un crédit, le remboursement d’un crédit, la constitution d’un plan d’épargne ou d’un compte dépôt à terme. Littéralement traduite comme : "Soyez serein, soyez tranquille", la tontine digitale Mivo, selon Philippe Dahui, administrateur provisoire de Padme Bénin, vient garantir une tranquillité et une sérénité à tous les souscripteurs. C'est une initiative de grande portée, car non seulement elle marque la réponse de Padme aux défis modernes et aux besoins contemporains mais aussi elle vient acter la renaissance de Padme. « Dès ce jour, les agents de Padme vont descendre au marché Dantokpa et vers les populations et, progressivement, nous allons enrôler tous nos clients et toutes les personnes intéressées par cette tontine innovante », a déclaré le manager de Padme qui n’a pas manqué de saluer la précieuse collaboration avec les institutions bancaires. Une collaboration qui, selon Armand Ologoudou, conseiller technique chargé du suivi des projets structurants auprès du ministre d'Etat en charge de l'Economie et des Finances, devra se renforcer pour de meilleurs résultats. « L'association Padme a été créée en septembre 1993 avec pour mission d'amoindrir l'impact social des Programmes d'ajustement structurel (Pas) qui avaient cours à cette époque. Aujourd'hui, nous ne parlons pas de Pas mais le volet social de la mission de Padme demeure. Un volet social qui s'inscrit bien dans la vision du chef de l'Etat exprimée dans le Pag notamment celle d'accroître l'inclusion financière», a indiqué Armand Ologoudou. Avant de lancer officiellement le nouveau produit, il a salué la start-up Bft qui a su apporter une réponse pour la réalisation de cette inclusion financière, puis encouragé l'administrateur provisoire de Padme à poursuivre cette dynamique. Innovante et sûre La solution technologique qui sous-tend la tontine Mivo a été conçue par Bft, une start-up béninoise qui travaille avec plusieurs systèmes financiers décentralisés, et qui a bénéficié des fonds d'appui publics en vue de faciliter, à travers des solutions digitales, l'accès des ménages aux services financiers décentralisés. A en croire Amos Amour Avocè, directeur général de Bft, la sécurité est l'un des aspects sur lesquels Padme n'a pas lésiné. En outre, la société 2Snd a été mandatée pour une veille permanente des systèmes de sécurité. Edouard Sèhlin, directeur de cabinet du ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, est heureux de constater que Padme retrouve ses lettres de noblesse en lançant un produit innovant dont la technologie a été mise en place par une structure privée béninoise soutenue par les fonds publics. La souscription à la tontine digitale Mivo peut se faire tous les jours et la tontine peut démarrer n’importe quel jour du 1er au 31 du mois. La tontine s’étale, en effet, sur 31 jours, quelle que soit la périodicité de cotisation choisie. La périodicité de retrait est donc mensuelle et il faut un dépôt minimum de 300 F Cfa par jour. Ce nouveau produit donne la possibilité de faire des avances sur tontine et des crédits sur tontine en l’occurrence des crédits agricoles individuels ou collectifs, des crédits de groupes de solidarité. Mieux, la tontine Mivo est sans frais d’adhésion et donne droit au support d’opérations qu’est la carte numérique NFC. Tous les livrets d'épargne sont en effet dématérialisés et remplacés par des cartes numériques ayant une validité de cinq ans. Société 01 avr. 2022


Nouvelles techniques d’arrimage des marchandises sur les camions : Des transporteurs et conducteurs formés à Bohicon
Des transporteurs, conducteurs de camion et apprentis du département du Zou ont pris part, les 29 et 30 mars à Bohicon, à une formation sur les techniques d’arrimage des marchandises sur les camions. L’objectif est de leur transmettre les nouvelles méthodes en la matière. Organisé par l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) avec l’appui de l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son projet Pasport, cet atelier de formation a regroupé transporteurs, conducteurs et apprentis pour les renforcer en matière d’accessoires et de méthodes d’arrimage en cours dans le secteur. Cette série de formations vise à former les acteurs des transports routiers de marchandises, notamment les transporteurs, les conducteurs de véhicules lourds et leurs apprentis sur les principes, les techniques et méthodes d'arrimage des charges. Le résultat escompté est la sécurisation des personnes et des marchandises sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou et par ricochet de rassurer les clients du Port de Cotonou et ainsi contribuer à l'amélioration de sa compétitivité. Pour cette série de formations, il a été adopté une approche qui garantit une bonne internalisation et une bonne application des apports théoriques. Cette approche dénommée Parcours d'acquisition de compétences (Pac) prévoit après la formation une phase C qui permet de faire un suivi des bénéficiaires dans leurs milieux de travail pour l'application effective des notions théoriques acquises lors de la formation. C’est dire que le Bénin a fait désormais l’option du code de bonnes pratiques sur l’arrimage sécurisé des marchandises sur les camions pour remédier au manque de directives générales destinées aux professionnels du transport de marchandises par route. L’adoption des bonnes pratiques vise à limiter un tant soit peu les accidents lors du chargement, du déchargement et du transport des charges d’une ville à une autre. Sans oublier non plus les pertes liées aux marchandises et véhicules endommagés ou accidentés. Motivation Mercredi dernier, à la clôture des travaux de cette formation, Hervé Corbel, coordonnateur du projet Pasport de Enabel, a rappelé que, dans le cadre de la mise en application effective de ce Règlement, s'est tenue en juillet 2019 à Ouagadougou, la réunion des experts des Etats membres de l'Uemoa, du Ghana et de la Guinée. L'une des recommandations fortes formulées à l'endroit des Etats par les participants est la poursuite de la formation des acteurs des transports routiers de marchandises. Au nombre des problèmes en matière de transport terrestre de marchandises, figurent les nombreux accidents de travail, la dégradation des infrastructures routières, le retard dans la livraison des marchandises aux clients du Port de Cotonou et ayant pour origine un mauvais arrimage des marchandises sur les camions, impliquant le chauffeur et/ou ceux qui chargent ou déchargent la marchandise. Tenant compte de cette problématique qui renforce l'insécurité sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou, et qui entache sa compétitivité, le projet Pasport de Enabel a retenu au nombre des appuis au profit de l'Anatt, le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le transport des marchandises, sur les techniques de leur arrimage sur les camions. Dans ce cadre, il est organisé un parcours d'acquisition des compétences au profit desdits acteurs via la mobilisation d'une consultance. A cet effet, il est organisé une série de formations inscrites dans la phase B dudit Parcours d'acquisition de compétences (Pac) pour les bénéficiaires de Malanville, Parakou, Djougou, Bohicon et Cotonou. Quant aux autres responsables présents à cette formation, ils ont surtout réaffirmé leur reconnaissance à Enabel qui a appuyé cette formation. Ainsi, tour à tour, Albert Dégbey, directeur du cabinet d’études Cecam ayant formé les participants, Auguste Adjovi, représentant de l’Anatt, Razack Yessoufou, représentant la Ccib ont dit leur satisfaction face à cette démarche qualité qui permet aux différents acteurs du secteur de s’adapter aux nouvelles notions d’arrimage des marchandises. Il faut signaler qu’à l’issue des travaux, les participants ont effectué une descente sur le parking des gros porteurs de Bohicon pour des observations relatives aux nouvelles notions acquises au cours de cette formation. Société 01 avr. 2022


Projet « Social Accountability For Nutrition » : Cap sur la redevabilité des services de nutrition
« Social Accountability For Nutrition (SA4N) » est désormais mis en route au Bénin. Lancé le 24 mars 2022, pour une durée de trois ans, il vise à améliorer la transparence, la redevabilité et la réactivité des services de nutrition et de la petite enfance pour les enfants de 0 à 12 ans. SA4N est mis en œuvre par CARE Bénin/Togo et l’Alliance de la Société Civile pour l’Intensification de la Nutrition au Bénin (Ascinb) C’est parti pour trois ans d’actions pour l’amélioration des services de nutrition. Le projet « Social Accountability For Nutrition (SA4N) », lancé le 24 mars 2022, compte relever le défi en prenant appui sur des mécanismes de redevabilité sociale collaborative. «Ce projet adoptera un cadre de programmation de la gouvernance inclusive afin de favoriser un engagement accru de collaboration et de redevabilité dans le secteur de la nutrition et du développement de l'enfant », a souligné Joyce Sepenoo, directrice Pays de Care International Bénin/Togo. En effet, malgré les progrès énormes faits par le Bénin en matière de santé infantile, la malnutrition infantile reste l'un des principaux marqueurs de la pauvreté et de la vulnérabilité. Ainsi, pour un coût total de 900 000 dollars Usd, le projet SA4N cofinancé par la Banque mondiale et la direction du Développement et de la Coopération Suisse au Bénin a ciblé six communes. Il s’agit de Adjohoun, Allada, Djakotomey, Gogounou, Matéri et Ouèssè. Les interventions seront axées sur trois composantes : « le développement des capacités pour une redevabilité sociale collaborative dans le secteur de la nutrition », « la mise en place d’un mécanisme de redevabilité sociale collaborative pour l'amélioration des services multisectoriels de nutrition et de la petite enfance et la « gestion des connaissances et apprentissage sur la Redevabilité sociale collaborative dans le secteur de la nutrition et de la petite enfance au Bénin ». Elisabeth Pitteloud Alansar, chef de la Coopération Internationale Suisse au Bénin attend beaucoup de la mise en œuvre de ce projet. « En adéquation avec les orientations et les besoins exprimés par le gouvernement béninois, l’amélioration de la gouvernance dans le secteur de la nutrition apportera à coup sûr une grande cohérence et permettra de renforcer la synergie des actions prioritaires dans le domaine », a-t-elle martelé. La Banque mondiale voit également à travers le SA4N de grands enjeux. « Si nous voulons renforcer la productivité du capital humain, nous devons investir davantage dans la prise en charge de la petite enfance, car souvent l’avenir d’une famille, d’une communauté ou d’une nation se joue dans l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie », indique Gnona Afangbedji, chargé des Affaires extérieures de la Banque mondiale au Bénin. Pour sa part, Alfred Acakpo, secrétaire permanent du Conseil de l’Alimentation et de la Nutrition (Sp-Can), a martelé que ce projet doit marquer le point de départ d’une véritable prise de conscience et de la concrétisation des engagements des parties prenantes à tous les niveaux. Puis, avant de déclarer lancées les activités pour la mise en œuvre du projet, il a adressé, au nom du gouvernement béninois, ses sincères remerciements aux partenaires ainsi qu’aux parties prenantes. Société 01 avr. 2022


17e circonscription électorale : La Jif 2022 sonne la remobilisation des militantes du Br
La Journée internationale des droits de la femme a été célébrée en différé, mercredi 30 mars, à Comé, par les militantes du Bloc républicain venues des trois communes de la 17e circonscription électorale. Au-delà d’une simple rencontre festive, la célébration a été l’occasion pour le député Joseph Anani et la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines (Ofr), Alimatou Badarou, de passer des consignes pour la bataille des prochaines législatives. C’est par une caravane qui a traversé le marché de Comé que les militants du Bloc républicain de la 17e circonscription électorale ont signalé qu'ils sont en fête, mercredi dernier. Ils ont célébré en différé la Journée internationale des droits de la femme en organisant une marche pacifique rythmée de chants et slogans à la gloire de leur formation politique. Partie du Ceg Comé, avec à sa tête les responsables des regroupements féminins du parti, les maires de Comé, d’Athiémé et de nombreux autres membres des coordinations Br de la 17e circonscription électorale, la caravane a sillonné la ville jusqu’à une place publique située en face du commissariat de l’arrondissement de Comé-centre. Ici, les caravaniers ont été accueillis par le député Joseph Anani et la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines, Alimatou Badarou. Exprimant sa gratitude pour le choix porté sur Comé pour abriter cette manifestation, le maire de la commune, Bernard Adanhokpe, estime qu’à l’instar de la communauté internationale, la célébration doit être l’occasion de réfléchir sur la condition de la femme en général et au sein du parti Br en particulier. Relativement à cette préoccupation, le député retient que le sort fait aux militantes du Br n’est pas différent de ce qui s’observe au plan national. La femme qui donne la vie, règne sur le secteur économique, est sous représentée en milieu politique, résume le parlementaire. Spécifiquement au niveau du Bloc républicain, admet-il, la contribution des femmes compte pour beaucoup dans les résultats obtenus. «L’on ne saurait être indifférent à l’amour des femmes pour le parti », insiste-t-il. Et le député Joseph Anani de rassurer que nombre d’initiatives prises par le gouvernement et l’Assemblée nationale visent à changer la donne. Entre autres, il évoque la révision de la Constitution et la discrimination positive consacrée au profit des femmes dans le code électoral. De ce que prévoit le nouveau code, par exemple, à l’échelle de la 17e circonscription électorale où trois sièges de députés sont à enlever, le parlementaire retient qu’un siège est d'office réservé aux femmes. De façon générale, au terme des législatives au Bénin, à en croire le député, il n’est plus possible d’avoir une Assemblée nationale sans la présence de femmes alors que l’absence des hommes est possible. Mais pour y arriver, prévient l’honorable, les femmes doivent quitter leur zone de confort en s’engageant un peu plus dans l’action politique. Ce que confirme la coordinatrice nationale de l’Organisation des femmes républicaines, Alimatou Badarou : « Après ce qui a été fait, ce qui s’annonce est encore plus dur ». Allusion faite aux prochaines législatives où l’Ofr pense rafler le plus grand nombre de sièges au profit du Br si le travail de mobilisation est bien conduit sur le terrain. Actualités 01 avr. 2022


Sommet des sourds africains : Emmanuel Yorou Sounon élu secrétaire général
Emmanuel Yorou Sounon, conseiller politique du parti Moele-Bénin, est élu secrétaire général du Fonds africain pour les sourds. Sa désignation a été entérinée au cours du Sommet des sourds africains tenu à Brazzaville au Congo. Les participants à ce sommet ont suivi plusieurs communications. La première porte sur le thème : ‘’Vie associative et militantisme politique face aux défis de l'inclusion des sourds en Afrique : Cas de Moele-Bénin’’. La deuxième communication a trait à ‘’L’importance de la langue des signes pour l'éducation des enfants sourds’’ et la dernière communication parle de ‘’Surdité et emploi, une équation à mille inconnues’’. Ces trois thèmes ont été respectivement développés par Emmanuel Yorou Sounon, délégué du Bénin et conseiller politique de Moele-Bénin, Ane Kossi Ametepe, délégué du Togo et Dona Belibi, déléguée du Cameroun et ingénieur des mines. Notons que ces trois délégués sont tous des sourds. Ce sommet a aussi connu l'exposition des articles réalisés par des professionnels sourds. Le Bénin y a exposé les œuvres du virtuose Sogan T. Wenceslas qui est un militant du parti Moele-Bénin. Actualités 01 avr. 2022


Djamel Belayachi à propos des Infox : « Le fact-checking est un défi pour tout le monde »
Le monde entier commémore, ce 2 avril 2022, la Journée internationale du fact-checking, un ensemble de pratiques et d’outils de vérification de l’information. Djamel Belayachi, journaliste pour Les Observateurs de France 24, revient ici sur l’enjeu et le défi, aussi bien pour les médias que pour le citoyen. La Nation : Quel est l’enjeu autour du fact-checking ? Djamel Belayachi : A Les Observateurs de France 24 qui est un média participatif, nous menons des enquêtes à partir d’informations qui sont signalées par des citoyens de par le monde. Ils nous envoient des photos et des vidéos, sur lesquelles nous menons des enquêtes. Mais depuis quelques années, nous nous sommes rendu compte que dans le lot des images sur lesquelles ils nous demandaient d’enquêter, il y avait beaucoup d’images sorties de leur contexte et qui sont fausses. C’est ce qui nous a poussés à créer une nouvelle rubrique qui s’appelle « Info Intox », qui est une rubrique de fact-checking. Cette rubrique est devenue un volet important de notre travail. L’enjeu pour nous, c’est éducatif. On a senti la nécessité d’éduquer surtout les jeunes au média. Aujourd’hui, ce ne sont plus les médias classiques que nous avons connus il y a 20, 30 ans : les chaînes de télévision, les radios et la presse écrite, mais des médias (officieux) sur Internet et sur les réseaux sociaux. Il y a un nombre important de personnes qui postent sur Tweeter, Facebook, WhatsApp. Il y a des gens qui publient aussi sur Instagram et différentes plateformes. Un nombre très important d’images circulent sur les réseaux sociaux, et il arrive souvent que des citoyens consomment ces informations comme si elles étaient vraies. Donc, c’est là que le rôle du journaliste devient primordial pour dire attention, ces médias ne sont pas des organes de presse, des journalistes. Ce sont des informations qui ne sont pas vérifiées. D’où la nécessité d’insister auprès du public, par exemple auprès des lycéens qui utilisent beaucoup les réseaux sociaux, pour leur aspect ludique comme actuellement Tik Tok qui est un média très partagé par les lycéens et étudiants. Il faut donc les sensibiliser à la nécessité de vérifier les images qu’ils reçoivent et de ne pas systématiquement les partager. On sait que ce sont surtout les journalistes qui sont engagés dans la lutte, mais en quoi le citoyen peut aussi s’approprier les outils du fact-checking pour réduire la portée d’une fausse information qui circule ? Je vous donne un exemple concret. Quand nous faisons les sujets pour déconstruire une fausse information, que ça soit dans un article, dans le cadre de notre mission ou d’un sujet vidéo, au-delà du fait de dire attention cette vidéo est fausse, on explique toujours comment nous sommes parvenus à découvrir qu’une information est fausse. Donc, nous donnons toujours des outils. Par exemple, on peut dire : voilà, ici, nous avons utilisé la recherche d’image inversée, et voici comment on effectue une recherche d’image inversée. Parce qu’au final, ce sont des outils qui ne sont pas très compliqués à maîtriser et qui sont en accès libre. Tous les citoyens peuvent se les approprier et les utiliser pour vérifier. Donc, premièrement, on insiste sur le réflexe : ne jamais partager une information si elle n’est pas vérifiée et avérée, et deuxièmement nous montrons comment faire pour vérifier. Avec la menace des fausses informations, est-ce que le fact-checking sera à la fois un défi pour les journalistes et les citoyens ? Oui ! Moi, je dirai que c’est un défi pour tout le monde surtout pour l’avenir parce que malheureusement, les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux peuvent avoir des répercussions dans la vie réelle. Il faut faire attention surtout aux discours de haine, aux fausses informations qui peuvent inciter à la haine contre une communauté religieuse, ethnique, etc. Donc, pour tout ce qu’on sent derrière qu’il y a un discours de haine, il faut faire très attention et vérifier, et ne pas partager. Société 01 avr. 2022


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