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L’amour a fait une victime, lundi 25 février dernier, à Parakou. Un homme a fait les frais de son obsession à être aux petits soins pour sa copine venue lui rendre visite.
Triste destin donc pour Codjo Kouagou et le coq qu’il a ciblé, lundi 25 février, en vue de faire un copieux repas pour recevoir sa copine. Malheureusement, les moments qui étaient à la joie, ont rapidement tourné au drame.
En effet, préoccupé par l’accueil qu’il doit réserver à sa copine venue de Boko, à Parakou, pour lui rendre visite, lundi 25 février dernier, Codjo Kouagou a tenu à mettre les petits plats dans les grands. Il entreprit alors de lui offrir un repas à base d’un coq. Il décida d’aller chercher l’animal à Woré, une localité de Parakou, dans une ferme où il est employé comme gardien.
Lorsqu’il a voulu prendre la route aux environs de 1 heure, rapporte le conseiller local de Guéma, Adamou Chabi Tomoudagou, ses sœurs ont tenté de l’en dissuader. Etant donné qu’elles ne pouvaient plus faire la cuisine à cette heure tardive, même s’il leur ramenait l’animal, ses sœurs lui ont demandé d’attendre le lever du jour. Il s’y est catégoriquement opposé. S’entêtant, il prit la route. Ce qui n’empêcha pas certains de ses proches de se lancer à ses trousses. Malheureusement, après l’avoir rattrapé, ils n’ont pas réussi à le décourager. Ils étaient donc obligés de le suivre.
Mais à la ferme, à la tombée de la nuit, les animaux de la basse-cour, explique le conseiller local, ont pris l’habitude de s’installer dans les arbres. Après avoir localisé le coq, Codjo Kouagou grimpa pour l’attraper. Maladroit, il laissa échapper l’animal pour finir par tomber dans un puits à proximité. Loin de se décourager et malgré les rappels à l’ordre de ceux qui étaient avec lui, il est descendu dans le puits pour le récupérer. C’est en voulant ressortir que le pire arriva. Il a raté l’une des marches et dans sa chute, il a cogné la tête contre un bois au fond du puits. Le choc lui a été fatal. La quarantaine, il laisse trois enfants et une femme répudiée.
Alertés, les sapeurs-pompiers sont parvenus à sortir son corps sans vie. Ce n’est que le lendemain, mardi 26 février, que les policiers ont pu faire les constats d’usage.

La Commission électorale nationale autonome a procédé, conformément aux dispositions de la loi, à la clôture du dépôt des dossiers des candidatures pour les élections législatives d’avril 2019, ce mardi 26 février à 00 heure. Après une nuit blanche pour des partis dans l’enceinte de la commission, l’institution leur a délivré le récépissé provisoire de dépôt. En attendant l’étude fatidique des dossiers.
Les partis politiques ayant déposé leur dossier de candidature pour les élections législatives du mois d’avril prochain sont entrés en possession de leur récépissé provisoire de dépôt à eux délivré par la Commission électorale nationale autonome (Cena). Il s’agit du Parti du renouveau démocratique (Prd), l’Union progressiste, le Bloc républicain, le Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin (Moele-Bénin), la Force cauri pour le développement du Bénin, l’Union sociale libérale et l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (Udbn). La Commission électorale nationale autonome (Cena) vient ainsi de jouer un premier rôle dans le processus devant aboutir à l’élection des députés de la huitième législature. Il est vrai, selon les déclarations émanant de certains membres des partis politiques ayant déposé leur dossier, qu’il manque une pièce pour certains, notamment le certificat de conformité exigé par la Cour constitutionnelle dans l’une de ses décisions. C’est le cas de l’Union sociale libérale qui est dans la logique selon laquelle la loi n°2018-31 du 09 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin ni celle n°2018-23 portant Charte des partis politiques en République du Bénin ne prévoient ce certificat de conformité. Cette pièce pour laquelle certains partis n’ont pu remplir les formalités pour se conformer aux exigences de la loi les exclut définitivement de la compétition pendant que d’autres ont réussi à l’obtenir. Il faut dire, qu’après cette première étape de réception des dossiers de candidature, la Commission électorale nationale autonome a la plus grande tâche conformément aux dispositions de la loi portant Code électorale citée supra. Elle devra étudier les dossiers et prononcer la recevabilité de ceux remplissant les conditions.
L’article 47 du Code spécifie que : « Le rejet d’une candidature ou d’une liste de candidature doit être motivé. Ce rejet doit être notifié aux intéressés dans un délai de huit (08) jours à compter de la date de dépôt et peut faire l’objet d’un recours devant la juridiction compétente. Le délai du recours en cas de rejet d’une candidature ou d’une liste de candidatures est de quarante-huit heures à partir de la réception de la notification. La juridiction compétente statue sur le recours dans un délai de cinq jours ». visiblement, les partis qui n’ont pas reçu la pièce de conformité à la Charte des partis politiques peuvent savoir à quoi s’attendre dans les délais prévus par le Code.

L’Ong américaine Partners for development (Pfd) a procédé, ce mardi 26 février, à la remise de quatre centres communautaires (Community-based centers en anglais) au profit des acteurs de la filière ananas d’Allada et environs. L’inauguration de ces infrastructures devant servir au stockage d’intrants agricoles et à la formation des producteurs et transformateurs s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex).
Le bassin de l’ananas au Sud-Bénin dispose désormais de quatre centres communautaires où seront disponibles les intrants et se formeront les producteurs et les transformateurs. Implantés dans quatre villages à savoir Avazounkpa et Ahouannonzoun dans la commune d’Allada, à Tandahota (Tori-Bossito) et à Zanzoun (Zè), ces centres dénommés « Community-based centers » comportent chacun un magasin de stockage d’engrais, une salle de formation et un module de toilettes à deux cabines. Ils ont été inaugurés hier par le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston
Dossouhoui, et les responsables de Partners for development (Pfd) dont Mme Dale Miller Hill venue des Etats-Unis, en présence des bénéficiaires.
Réalisées par l’Ong américaine Pfd dans le cadre du Projet de transformation de l’ananas pour l’exportation (Pinex 2016-2020), ces infrastructures sont destinées aux membres du Réseau des producteurs d’ananas du Bénin (Repab), de l’Association nationale des exportateurs d’ananas du Bénin (Aneab) et de l’Initiative pour la relance de l’ananas (Ira), mais aussi aux non membres producteurs d’ananas, indique Cynthia Taha, représentante résidente de Pfd au Bénin. Le projet Pinex vise à impacter 4000 producteurs d’ananas dans le département de l’Atlantique, 60 entreprises de transformation et six entreprises d’exportation d’ananas, précise-t-elle.
Les Community-based centers, financés par le Département américain de l’Agriculture (Usda), se veulent des centres de formation sur les pratiques culturales et autres connaissances techniques en vue d’améliorer la productivité de l’ananas, et des lieux d’acquisition des intrants agricoles nécessaires à la production d’ananas de qualité.
Le ministre Gaston Dossouhoui a salué ce geste de l’Ong qui permettra de booster la productivité et la commercialisation de l’ananas béninois dont le label est prisé dans la sous-région et surtout en Europe et en Amérique. Il a saisi l’occasion pour inviter les acteurs de cette filière « importante pour le gouvernement » à œuvrer à l’appropriation et au respect des itinéraires techniques d’une part et au renforcement des capacités en vue d’augmenter la transformation sur place (à hauteur de 30 % d’ici 2021) de l’ananas en jus et autres produits dérivés, afin d’y apporter une plus forte valeur ajoutée d'autre part.
Recevant les conventions de cession de ces bâtiments, les bénéficiaires par la voix du président du Repab, Nicolas
Vigan, ont témoigné leur gratitude à l’Ong américaine avant de prendre l’engagement de s’en servir à bon escient, en les pourvoyant d’engrais et en organisant régulièrement des sessions de formation au profit des producteurs et des transformateurs.
« Faites un bon usage de ces bâtiments et assurez leur maintenance et ils vous serviront pendant longtemps, très longtemps même », recommande Mme Dale Miller Hill. Elle est appuyée par la représentante résidente qui prie les autorités locales qui ont d’ailleurs offert les domaines d’implantation de ces centres à aider les bénéficiaires dans ce sens.
Le ministre Gaston Dossouhoui entend y veiller particulièrement. D’ailleurs, Partners for development à travers le Pinex a indiqué comment les infrastructures seront cédées à d’autres organisations pour éviter qu’elles deviennent une propriété individuelle si les bénéficiaires n’existent plus, avertit Mme Cynthia Taha.

La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et la directrice générale du Fonds national de la microfinance (Fnm) étaient les hôtes des femmes de l’Alibori, samedi 23 février dernier à Kandi. C’était dans le cadre d’une tournée nationale de sensibilisation des bénéficiaires du micro crédit mobile (Mcm). Après sa phase pilote réussie, le programme s’apprête à aborder sa phase active.
Contrairement à ce que les rumeurs rapportent, le Programme de microcrédits aux plus pauvres (Mcpp) n’a jamais pris fin au Bénin. L’arrêt temporaire qu’il a connu a plutôt permis de le révéler dans sa nouvelle génération ou version sous la forme de Microcrédit mobile (Mcm). C’est pour amener les femmes du département de l’Alibori à l’adopter davantage que la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, et la directrice générale du Fonds national de la microfinance, Denise Atioukpè, sont allées à leur rencontre, samedi 23 février dernier à Kandi. L’occasion leur a permis de les entretenir sur les avantages de l’introduction de la finance digitale dans le mécanisme d’octroi des microcrédits aux plus pauvres. Elles leur ont présenté les caractéristiques du Mcm, son mode d’accès, son régime financier et d’autres services qui lui sont rattachés.
La ministre Bintou Chabi Adam Taro les a rassurées qu’elles peuvent désormais obtenir un crédit à travers leurs téléphones mobiles, sans passer par un intermédiaire. Pour recevoir le Mcm, clarifie-t-elle, le potentiel bénéficiaire se présente à un agent marchand agréé. Après s’être obligatoirement muni de son récépissé d’enregistrement au Ravip, il formule une demande de microcrédit. Le Mcm étant un crédit à caution solidaire, la demande se fait par groupe solidaire de 3 ou 5 membres. Afin que le programme soit pérennisé, Bintou Chabi Adam Taro a, par ailleurs, exhorté les bénéficiaires à bien rembourser les crédits.
Ainsi, après six à huit mois d’opérationnalisation de la phase pilote du Mcm, les objectifs fixés au niveau de l’Alibori ont été atteints, a indiqué le directeur général de la Coopérative pour la promotion de l’épargne et du crédit (Cpec), Saliou Salomon. Comme objectif pour la phase pilote, le département avait droit à 12,5 millions de francs Cfa. Sur ce montant, 8,1 millions ont été déboursés et 159 bénéficiaires impactées. En termes de taux de remboursement, après le point par rapport à la 4e échéance attendue, les communes de Kandi, Gogounou, Banikoara, Sègbana et Malanville sont respectivement à 99,39 %, 100 %, 97,34 %, 86,09 %, 60,65 %. Au cours de cette phase pilote, la commune de Karimama, à cause de son accès difficile, n’a pas bénéficié du Mcm. Comme dossiers déjà validés, le directeur général de la Cpec a estimé leur montant total au niveau de l’Alibori à
82 050 000 F CFA, alors que c’est le montant de 100 millions qui était attendu, pour pouvoir faire un appel de fonds. Près de 1647 bénéficiaires seront donc impactés, a promis Saliou Salomon. « Le programme va connaître maintenant sa phase active. A partir de la fin du mois, le département de l’Alibori va le sentir effectivement », a-t-il insisté, après avoir reconnu que la phase pilote a été concluante dans ce département.
Le maire de Kandi, Alidou Démolé Moko, a remercié le président Patrice Talon et son gouvernement pour leurs actions qui visent la promotion et l’autonomisation de la femme. A sa suite, le préfet de l’Alibori, Moussa Mohamadou, a loué l’innovation qui est intervenue. Il a rassuré que les crédits alloués aux femmes du département seront bien utilisés et remboursés.

Avec les nombreuses années d’études suivies du manque d’emploi, le nombre de grossesses tardives augmente à une échelle galopante. Cette option n’accroît-elle pas des risques aussi bien chez l’enfant que chez la mère ?
Tout comme les grossesses précoces, les grossesses tardives présentent aussi des risques. Certaines filles attendent d'avoir une situation professionnelle suffisamment stable avant de devenir mères. Contrairement au passé, les couples d’aujourd’hui prennent plus de temps pour s'engager et fonder une famille.
« Si une grossesse tardive peut parfaitement se dérouler, elle présente, cependant, plus de risques qu'une grossesse menée à 20 ou 30 ans. Plus la mère est âgée, plus les risques sont importants », affirme le gynécologue-obstétricien Kossou Edouard. Pour lui, il n’est pas interdit d’avoir une grossesse après 35 ans, voire 40 ans.
Divers facteurs peuvent être à la base d'une grossesse à risques, explique-t-il. Il s’agit entre autres de : l’âge de la mère, son état de santé préalable, le développement du fœtus ou encore les infections. Si la grossesse n’est pas suivie correctement par un service médical, les conséquences peuvent être très graves: fausse couche, problème de croissance du fœtus, naissance prématurée et dans les cas extrêmes, le décès du bébé ou de la maman lors de l’accouchement.En somme, après 40 ans, la femme risque de ne pas réussir à tomber enceinte sans aide à la procréation. Les probabilités d’avoir une grossesse diminuent considérablement avec l'âge. Selon certaines données scientifiques, rappelle-t-il, contre les 400 000 ovules que compte une femme à la naissance, ils ne seront plus que 35 000 à 35 ans.
Georgette Dan, sage-femme à la retraite, estime que c'est à 24 ans qu'une femme a le plus de chance de tomber enceinte rapidement, même si les disparités en la matière sont grandes et que des facteurs psychologiques entrent également en ligne de compte. De plus, l'incidence des fausses couches précoces s'accroît également avec l'âge. Une femme présente donc plus de risques d'avortement spontané à 40 ans qu'à 30 ans.
Risques d’une grossesse tardive pour l'enfant et la mère
Une grossesse tardive présente aussi bien des risques pour l’enfant que pour la mère, explique Edouard Kossou. Au niveau de l’enfant, le taux de mortalité in utero est également plus important à l'approche du terme d'une grossesse tardive. Les chances de prématurité ou, inversement d'accouchement après terme,poursuit-il, sont également plus grandes après 40 ans. Il n'est pas rare que les bébés nés d'une grossesse tardive présentent, soit un petit poids, soit un poids trop élevé.
En plus des risques auxquels sont exposés les futurs bébés, les futures mamans de plus de 40 ans sont particulièrement exposées au diabète gestationnel et à l’hypertension. Ces pathologies liées à l’âge peuvent être déjà présentes, de manière silencieuse, et être révélées par la grossesse. Les éventuels antécédents gynécologiques peuvent conduire à la présence de fibromes susceptibles de compliquer la durée de la grossesse. Le risque d’hémorragie de la délivrance est plus élevé, tout comme le taux d’extraction instrumentale ou de césarienne. Le travail est souvent un peu plus long chez la femme âgée. Aussi, le taux de mortalité maternelle est-il plus élevé en cas de grossesse tardive.
Le recours à la césarienne est plus fréquent dans le cas des grossesses tardives, ajoute-t-il. Cela, renchérit Georgette Dan, s'explique principalement par une mauvaise présentation du bébé plus fréquente, ou par un dysfonctionnement au niveau des contractions utérines. Les complications post-partum sont également plus importantes comme : les phlébites, les hémorragies, les infections de l'utérus.
Les infections et les maladies qui influencent la grossesse
« Il est possible de contracter une infection qui perturbe le bon déroulement de la grossesse et le développement du fœtus», souligne Georgette Dan. Le bébé peut souffrir de problèmes de vue ou d’ouïe ainsi que de malformations du cœur et du cerveau. L’infection de l’hépatite peut se transmettre au fœtus. À la naissance, l’enfant doit directement être vacciné pour éviter l’apparition d’une insuffisance du foie au cours de sa vie. La toxoplasmose peut engendrer des malformations au niveau des yeux et du cerveau.
« Votre état de santé au moment de tomber enceinte peut être déterminant pour la santé de votre bébé », explique Georgette Dan. Les symptômes de certaines maladies peuvent également entraîner des grossesses à risques. Elle cite certaines femmes asthmatiques qui ressentent des crises plus sévères durant leur grossesse. Avec le stress supplémentaire dû à la grossesse, dit-elle, les risques de défaillance cardiaque augmentent. Le stress physique et émotionnel d’attendre un bébé peut rendre les crises épileptiques plus fréquentes et plus sévères sans oublier l’hypertension qui peut également s’accentuer avec le stress.
Si toutes les grossesses font l'objet d'une attention médicale particulière, les grossesses tardives seront d'autant plus surveillées que le risque de complications est plus important.
Quel suivi pour une grossesse tardive ?
Pour la bonne santé de la mère et de l'enfant, le suivi d’une grossesse tardive est forcément plus pointilleux. Georgette Dan conseille qu’à partir de 35 ans, les futures mamans doivent se renseigner auprès de leur médecin généraliste ou de leur gynécologue. Ceux-ci devraient pouvoir les orienter vers la maternité dont l'équipe est vraiment habituée à suivre des grossesses tardives et qui connaît bien toutes les complications possibles, afin de les anticiper.
Santé 27 févr. 2019

Un don de l'Association internationale de développement (Ida) d'un montant de 50 millions de dollars, soit plus de 29 milliards de francs Cfa, a été approuvé le 21 février dernier par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale au profit du Bénin. Il s’agit à travers cette enveloppe d’aider le pays à réduire les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance.
Contribuer à réduire au Bénin les retards de croissance chez les enfants de moins de cinq ans et à améliorer le développement de la petite enfance. C’est l’objectif du projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant auquel la Banque mondiale apporte son appui à travers un don d’un montant de 50 millions de dollars, soit 29 000 000 000 F Cfa, de l'Association internationale de développement (Ida). Ce don a été approuvé le jeudi 21 février dernier à Washington aux Etats-Unis par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale, informe un communiqué de presse de l’institution financière internationale.
Le projet pour la nutrition et le développement du jeune enfant porte sur une durée de cinq ans et constitue la première d’une série de trois opérations visant à améliorer un certain nombre d’interventions dans les secteurs de la santé et de la nutrition au niveau de 48 communes du pays. Ceci à travers la promotion d’activités d’éveil et d’apprentissage ainsi que l’éducation des parents.
Le projet financera également des programmes de repas scolaires dans les écoles primaires de 12 communes et contribuera par ailleurs à l'amélioration de l’harmonisation des politiques et de la coordination intersectorielle, ainsi qu’à une meilleure gestion et gouvernance décentralisée dans la totalité des 77 communes du pays.
Selon la Banque mondiale, ledit projet s’inscrit parfaitement dans le Plan national de développement du Bénin pour la période 2018-2025. « Il soutient plus précisément l’objectif stratégique de développement du capital humain en améliorant le développement, la nutrition et l'éveil du jeune enfant grâce à la promotion d’actions intersectorielles et de services publics décentralisés. Enfin, il est conforme au cadre de partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec le Bénin pour les années 2018 à 2023, et est en relation directe avec son projet pour le capital humain, qui a pour objectif d'augmenter et améliorer les investissements dans la nutrition, les soins de santé, l'éducation de qualité, l’emploi et les compétences, sachant que ces investissements sont indispensables pour parvenir à mettre fin à l'extrême pauvreté et bâtir des sociétés plus inclusives», lit-on à travers le communiqué de presse.
Si pour Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, le gouvernement béninois s’est déjà fortement engagé dans le secteur de la nutrition, avec un programme novateur centré sur des actions de proximité en faveur de l'amélioration de l’alimentation durant les 1 000 premiers jours de la vie, le nouveau projet, assure-t-elle, s’inscrit dans la continuité de cet engagement et des réalisations obtenues en appuyant une approche plus globale de la nutrition et du développement du jeune enfant.
Quoique des progrès aient été enregistrés au Bénin sur le front de la santé des enfants, la malnutrition infantile reste un obstacle majeur à la formation de capital humain et l’un des principaux indicateurs de pauvreté et de vulnérabilité. L’intérêt de ce don de l'Association internationale de développement (Ida) se justifie donc à plus d’un titre.
Pour Pierre Laporte, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, « Un pays doit investir dans les premières années de la vie pour développer son capital humain ». Fort de ce que, estime-t-il, les programmes ciblant la petite enfance ont un retour sur investissement très élevé d’autant plus qu’ils ont des effets bénéfiques durables et nombreux. En somme, « les investissements dans le jeune enfant permettent de briser le cercle vicieux de la transmission de la pauvreté entre générations, de stimuler une prospérité partagée et de favoriser l'égalité des chances », souligne-t-il.

Une session de formation est organisée par la Banque mondiale depuis ce lundi 25 février à son siège à Cotonou à l’intention des corps de contrôle de l’Etat sur la fonction audit interne dans ses projets et programmes. Il s’agit d’outiller les organes de contrôle pour leur utilisation progressive dans la gestion des projets financés par l’institution financière internationale.
Consciente de ce que la bonne exécution d’un projet de développement tient aussi de l’efficacité de l’organe de contrôle mis en place pour s’assurer de la gestion efficience des ressources allouées, la Banque mondiale a initié ce lundi 25 février à son siège à Cotonou, un atelier de renforcement des capacités des équipes des organes de l’Etat en charge de la fonction audit interne dans les projets et programmes qu’elle finance.
Cette rencontre, selon Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale pour le Bénin, vise à outiller les participants afin de rendre effective l’implication des organes de contrôle de l’Etat dans la mise en œuvre des projets et programmes financés par l’institution financière internationale. « Votre implication devra contribuer à améliorer la performance des projets à travers une bonne gouvernance et une utilisation efficiente des ressources », précise-t-elle. Elle ajoute que l’organisation d’une telle formation découle des recommandations d’une évaluation des procédures des finances publiques en vue de leur utilisation pour la gestion des Projets d’investissement financés par la Banque mondiale, conformément à la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement. Cette évaluation avait recommandé une utilisation progressive des différentes composantes de la gestion des finances publiques dans la gestion des projets et une mise à niveau des organes de contrôle de l’Etat.
La formation qui dure quatre jours s’articule autour des thématiques que sont : les règles et procédures de la Banque mondiale en matière de gestion financière et de passation des marchés ; les principes généraux de l’audit interne et son rôle dans la mise en œuvre des projets et programmes financés ; les mesures de prévention et de détection des irrégularités dans les projets et programmes financés par la Banque mondiale ; les modalités d’intervention de l’Inspection générale des Finances.
« La clé du développement de notre pays se trouve dans notre capacité à développer une bonne gouvernance, à gérer les fonds publics dans la transparence et l’efficacité en s’appuyant sur des institutions de contrôle fortes », soutient Latifou Franck Djigla, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Pour lui, quelle que soit l’importance des ressources financières consacrées à la réduction de la pauvreté, les résultats escomptés ne pourront être atteints sans le renforcement de la qualité et de l’efficacité du système de contrôle mis en place. Il estime qu’à travers cette formation, la Banque mondiale manifeste une fois encore sa volonté d’accompagner le Bénin pour faciliter la prise en charge progressive des audits des projets qu’elle finance.

La création de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat) réjouit le directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief). C’est un pas important vers le développement harmonieux et équilibré de l’espace national, notamment des zones frontalières, pour éviter le terrorisme, nous a expliqué Dr Marcel Ayité Baglo, à la faveur de l’installation, la semaine dernière, des membres du Conseil national d'aménagement du territoire (Cnat).
La Nation : Monsieur le directeur général de l’Abegief, qu’est-ce qui explique la situation peu reluisante dans laquelle se trouvent nos zones frontalières ?
Dr Marcel Ayité Baglo : C’est l’absence de l’aménagement du territoire qui fait que les zones frontalières sont actuellement dans la situation où elles sont. En fait, l’aménagement du territoire est un développement équilibré de tout le territoire. Malheureusement, en tout temps, les politiciens pensent aux zones urbaines, là où il y a concentration de populations, là où les gens votent. Ils ne pensent pas aux endroits où il y a les richesses. Or, la plupart de nos richesses pour le développement se trouvent sur les frontières. Le fer est à Loumbou-Loumbou et à Madécali ; l’or est à Perma, qui sont des zones frontalières. Même le coton vient en grande partie de Banikoara qui est une commune frontalière. C’est pareil pour les ignames et autres. Malheureusement, on utilise les richesses produites par ces zones pour développer une petite partie du territoire national. Cela crée des disparités. Et ces disparités, c’est partout en Afrique, en l’occurrence dans les zones frontalières où souvent, les chefs d’Etat ne savent pas si c’est chez eux ou si c’est chez les voisins. Les uns et les autres se renvoient la balle et personne ne fait rien. C’est ce qui amène le terrorisme.
Expliquez-nous le lien entre les disparités et le terrorisme ?
Le terrorisme naît de l’insatisfaction de certains, du sentiment d’abandon que les citoyens ont, surtout quand ils réclament et l’on ne leur donne rien. Ils se révoltent et quand on envoie la police pour réprimer, les révoltés deviennent des radicalisés. Et, quand ceux qui n’aiment pas le pays viennent leur dire qu’ils ont les armes à leur fournir pour se venger, ils acceptent et deviennent des terroristes. Donc, le terrorisme naît de la marginalisation des espaces frontaliers, de l’absence de l’Etat aux côtés des populations de ces zones. C’est pour cela qu’à travers l’aménagement du territoire, nous devons remettre la présence de l’Etat dans l’espace et surtout remettre l’utilité de l’Etat, en amenant aux populations des zones frontalières le minimum vital : l’eau, la santé, la route, l’école, l’électricité. Toutes les zones où il y a du terrorisme, ce sont des zones où l’Etat n’est pas présent.
Que fait votre agence pour prévenir une pareille situation au Bénin ?
Avant qu’on ne prenne service, il y a des zones entières où il n’y a pas de point d’eau et les populations doivent faire près de huit kilomètres, alors qu’en ville, il y a de l’eau partout et malgré ça, on veut en donner plus. Les gens n’ont pas d’électricité. On s’est dit là où l’on ne peut pas avoir d’électricité conventionnelle, il faut mettre de l’énergie solaire et on a mis des panneaux solaires. Vous voyez, par exemple, à Fidjrossè à Cotonou, les lampadaires solaires font face aux lampadaires conventionnels ; pendant ce temps, une bonne partie du territoire est dans le noir. C’est cela que l’aménagement du territoire doit pouvoir corriger. C’est pour cela que je me réjouis de l’installation du Conseil national d'aménagement du territoire (Cnat). Toutefois, n’est pas le Cnat qui nous rassure ; mais c’est la création de l’Agence nationale d'aménagement du territoire (Anat) parce que c’est la cheville ouvrière qui doit pouvoir mettre en œuvre toute la politique orientée par le Cnat. C’est pour cela que tout le processus-là est une victoire pour le gouvernement et nous tenons à l’en féliciter. Nous pensons que c’est maintenant que le développement équilibré commence. Il faudra dès à présent contrôler tout le budget de l’Etat et dire à chaque ministre qu’il a le devoir de réduire le fossé qu’il y a entre les espaces frontaliers et les autres espaces, en ce qui concerne son secteur. Sinon, on fera appel aux terroristes.
Actualités 26 févr. 2019

Est-il nécessaire d’avoir des pouvoirs de devin, pour présager de l’issue de la rencontre entre le chef de l’Etat et les représentants de l’Opposition ? Non ! La cause était entendue. Car, sur la table de discussion, il revenait à trancher s’il faut s’en tenir aux dispositions légales, à la légalité avec laquelle le président Talon ne transige pas, ou s’il faut trouver des accommodements politiciens.
Si, par leur porte-voix, Candide Azannaï, les responsables de l’opposition, présents hier à la Présidence, ont exprimé leurs griefs relativement au processus en cours et en ont appelé à un dialogue inclusif avec tous les partis politiques pour garantir des élections pacifiques, le chef de l’Etat leur a opposé sa ligne, à savoir que les politiciens ne sont pas au-dessus des lois et, que si les réformes s’appliquent à l’ensemble des citoyens, celles qui concernent les politiciens doivent également s’appliquer. En d’autres termes, si dans les dossiers des partis de l’Opposition, subsistent des pièces non conformes, l’administration ne peut pas fermer les yeux là-dessus.
Ce serait un péché parce que nous aurions montré que ce que nous exigeons de nos compatriotes, nous ne le faisons pas pour ceux qui dirigent, entendu les politiciens, tranche le président Talon. « Donnez le meilleur de vous-mêmes pour être aux élections. L’administration fera ce qu’il faut. J’ai donné les instructions au Misp, au Mef (direction générale des Impôts) et au Journal Officiel qui font des heures supplémentaires pour traiter les dossiers », leur a-t-il aussi confié, attestant ainsi de ses dispositions à l’équité. Non sans leur rappeler qu’il ne lui revenait pas de leur dire quoi faire, mais dira-t-il en ‘’compétiteur-né’’, « je serais à votre place que je serais capable d’être présent dans la compétition » …Il n’a toutefois pas accédé aux vœux de l’opposition de prioriser une gestion politique de la situation pour permettre à tous, y compris ceux qui n’ont pas rempli les conditions prévues par la loi, de prendre part aux élections. Force va rester à la loi qui doit être appliquée. C’est ce qu’il convient de retenir de substantiel de cette rencontre, salutaire.
Salutaire, en ce qu’elle a permis au président Talon de réitérer sa foi à être au-dessus de la mêlée, et qu’il ne dédaigne pas l’opposition, bien traitée suivant la loi et les égards dus. Salutaire également, et surtout, parce que ladite rencontre a permis au président Talon de démontrer aux responsables des partis de l’opposition ayant pris part à la rencontre, qui ont acquiescé pour certains d’entre eux, que c’est eux qui travaillent à priver leurs militants de la participation au scrutin. Pour le reste, il serait bien malheureux que l’opposition, dans une démocratie pluraliste, ne prenne pas part à un scrutin majeur comme les législatives. Mais à qui la faute ? Au demeurant, doit-elle se sentir vernie, donc au-dessus de la loi, en raison de son seul statut d’opposant ?.
Paul AMOUSSOU

La Police républicaine a arrêté, ce lundi 25 février, à Porto-Novo plusieurs individus qui ont tenté de bloquer la circulation à hauteur de l’unique pont d’entrée et de sortie de la ville, réclamant des législatives sans exclusion. D’un ton ferme, la hiérarchie policière insiste que force doit rester à la loi et met en garde tout fauteur de troubles à travers des attroupements illégaux.
Il était très difficile, dans la matinée de ce lundi 25 février, d’entrer et de sortir de Porto-Novo via l’unique pont de la ville. La circulation a été bloquée déjà aux environs de 6h par des dizaines d’individus certainement de l’Opposition au regard des messages écrits sur les pancartes que certains d’entre eux brandissaient pour réclamer des élections législatives inclusives le 28 avril prochain. Ils avaient en main des branchages, des tam-tams et des castagnettes pour exiger la délivrance sans délai de certificat de mise en conformité aux partis politiques de l’Opposition. Les manifestants ont assiégé le pont rendant plus compliquée la circulation qui était très difficile habituellement tous les lundis matins à cause du flux de personnes qui en sortaient ou entraient pour aller au service. La situation a créé un embouteillage monstre à hauteur du pont avec plusieurs centaines de véhicules bloqués dans une longue queue dans les deux sens de cette seule porte d’entrée de la ville capitale via Sèmè-Podji.
Alertés aux environs de 7h, les éléments de la Police républicaine notamment du commissariat central de Porto-Novo situé à quelques pas du pont, ont pris leurs responsabilités. Ils ont été obligés de larguer quelques gaz lacrymogène pour disperser les manifestants. Les éléments de la Police républicaine ont été contraints de faire recours aux moyens forts après avoir tenté en vain de convaincre les meneurs de la manifestation sur l’illégalité de leur attroupement. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, le secrétaire général et porte-parole de la Police nationale, Pascal Odéloui et le directeur départemental de la Police nationale de l’Ouémé, Gaudens Sègbo étaient tous de la partie pour tenter de débloquer le bouchon et inviter au calme et au respect des textes de la République. Mais, face à la foule surexcitée, la Police a dû opérer certaines arrestations pour faire vite revenir la situation à la normale. Tout est rentré par la suite dans l’ordre. La circulation a timidement repris un peu après 8 heures avant de redevenir normale autour de 11h. Seulement, à peine les autorités ont-elles réglé la situation au niveau du pont de Porto-Novo qu’une autre alerte d’autres mouvements d’humeur leur a été donnée cette fois-ci du côté de Sèmè-Podji et du Boulevard du cinquantenaire à Porto-Novo situé non loin du marché de Ouando. Des éléments de la Police républicaine ont été également très tôt mobilisés sur les lieux pour disperser les manifestants et éteindre le feu. La vie a repris son cours normal par la suite à Porto-Novo ainsi qu’à Sèmè-Podji.
Délit d’attroupement
Face à ces mouvements d’humeur tous azimuts, la hiérarchie policière a jugé utile d’animer un point de presse au commissariat central de Porto-Novo pour en appeler au respect de la loi. Pour le secrétaire général et porte-parole de la Police républicaine, Pascal Odéloui, tout attroupement de personnes obéit à un régime déclaratif au regard du nouveau Code pénal en vigueur. Les initiateurs doivent déclarer aux autorités administratives compétentes, trois jours avant leur intention de manifestation. Les cas d’espèce sont illégaux parce que les meneurs n’ont pas satisfait à cette obligation légale, informe le porte-parole de la Police républicaine. Les manifestants sont, dès lors, passibles du délit d’attroupement sévèrement puni par les dispositions des articles 237 à 241 du nouveau Code pénal en vigueur au Bénin, ajoute Pascal Odéloui qui avait à ses côtés le directeur départemental de la Police républicaine dans l’Ouémé.
D’un ton ferme, le directeur général de la Police républicaine, Nazaire Hounnonkpè, insiste que les interpellations qui ont déjà commencé vont se poursuivre et prendront tout le temps qu’elles vont durer. Les vidéos, les photos et autres images des évènements seront exploitées pour traquer ces fauteurs de troubles jusque dans leur derniers retranchements. Toutes les personnes arrêtées seront présentées au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo qui décidera de leur sort. Le directeur général de la Police républicaine invite tous les citoyens au respect de la loi. Car, partout où l’ordre sera troublé sur le territoire national, la Police prendra ses responsabilités pour le rétablir par tous les moyens. Nazaire Hounnonkpè invite les populations à davantage de collaboration en donnant à temps l’information aux éléments de la Police républicaine actuellement en état d’alerte maximale pour relever le défi sécuritaire dans le cadre des législatives prochaines.