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Nouvelles

En visite en Norvège: Le périple de Romuald Wadagni pour des financements structurants

En déplacement actuellement en Norvège, le ministre Romuald Wadagni prend des attaches structurantes et bénéfiques au développement du Bénin.

Mobiliser les investissements privés norvégiens au profit du Bénin et solliciter le concours des organismes publics norvégiens pour le financement et la réalisation des projets de développement du Bénin. Tel est l’objet principal de la visite du ministre de l’Economie et des Finances en Norvège, du 21 au 22 février. Cette visite s’inscrit dans la nouvelle dynamique du partenariat entre la Norvège et le Bénin, dynamique impulsée suite à la visite du chef de l’Etat dans ce pays en novembre 2018, ouvrant une nouvelle ère de coopération entre les deux pays. Et dont l’objet porte sur la diplomatie, la politique, l’économique, le commerce, le tourisme, ainsi qu’en matière de coopération universitaire et de recherches scientifiques.
Dès le premier jour de sa visite, ce jeudi 21 février, Romuald Wadagni a échangé avec
Dag-Inge Ulstein, ministre du Développement International du Royaume de Norvège, entouré des membres de son Cabinet. Lesdits échanges ont porté sur les atouts du Bénin, notamment sur son processus politique et démocratique, les réformes structurelles en cours dans le pays, la promotion de la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, ainsi que les efforts du gouvernement visant à améliorer les conditions de vie des populations béninoises. Romuald Wadagni a axé son intervention sur les secteurs de l’eau, des énergies propres, de l’agriculture, de la transformation des produits locaux béninois à l’exportation, du développement de l’entrepreneuriat local. Autant de secteurs clés de l’action gouvernementale. Il a souligné les efforts de l’Exécutif béninois pour atteindre l’Objectif n°6 en matière d’accès à l’eau potable, d’ici 2021, bien avant l’échéance de 2030 fixée par les Nations Unies.

La Norvège aux côtés du Bénin

Affichant la disponibilité du gouvernement norvégien à soutenir le Bénin dans ses efforts, le ministre norvégien du Développement International, n’a pas moins salué les performances du Bénin, insistant sur la priorité également accordée par son pays aux ODD. L’admission du Bénin au Programme « Oil for Development » de l’Agence norvégienne de coopération au développement (Norad), dira-t-il, ouvre davantage de perspectives de coopération entre les deux pays, dont la modernisation des réseaux de distribution électrique et d’appui à l’entrepreneuriat local au Bénin.
Toujours au cours de la même journée, le ministre de l’Economie et des Finances béninois a eu des échanges avec Brage Baklien, Secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Finances. Leur séance de travail a porté sur les opportunités de financement offertes par le Fonds souverain norvégien (Government Pension Fund Global), souvent appelé « Fonds pétrolier » dont la crédibilité est attestée par des structures internationales comme Standard & Poors and le Fonds Monétaire International (FMI). D’une valeur de marché actuelle d’environ 8 318 milliards NOK, soit 840 milliards d’euros, ledit Fonds est présent dans 72 pays dans le monde entier avec des placements dans des actions internationales, des titres à revenu fixe et l'immobilier.
Romuald Wadagni poursuit son séjour norvégien, ce jour, par des rencontres avec le directeur général de la Norad, le responsable du Fonds norvégien d’investissement dans les pays en développement. Il aura également une rencontre de travail avec les acteurs du secteur privé norvégien.

Actualités 22 févr. 2019


Fautes commises par des agents publics: L’Etat n’est plus civilement responsable devant la justice

Les députés ont adopté ce jeudi, la loi n°2019-11 portant renforcement de la gouvernance publique en République du Bénin dédouanant l’Etat de toute condamnation civile devant des juridictions pour des infractions économiques commises du fait des agissements d’un agent de l’Etat. Il revient à ce dernier de réparer désormais le préjudice subi par ses victimes.

Les agents de l’Etat dont les agissements causent des préjudices financiers à des personnes physiques et morales doivent s’apprêter dorénavant avec leurs co-auteurs ou complices éventuels à les réparer. La responsabilité civile de l’Etat ne doit plus être engagée. Autrement dit, la justice ne peut plus condamner l’Etat à faire face aux intérêts-civils des infractions commises par des fonctionnaires. Cette innovation est portée par la loi n°2019-11 portant renforcement de la gouvernance publique en République du Bénin adoptée par les députés ce jeudi 21 février. Les infractions économiques visées par cette loi concernent notamment les soustractions ou détournements commis par des agents publics ; la corruption des agents publics ; la corruption dans la passation des marchés publics ; la corruption des agents publics internationaux ; la corruption dans le secteur privé ; les infractions relatives à la direction, à l’administration et au contrôle des entreprises publiques et semi-publiques ; le trafic d’influence ; l’enrichissement illicite ; le délit d’initié ; l’abus de fonction ; l’abus d’autorité contre les particuliers ; l’abus d’autorité contre la chose publique ; la prise illégale d’intérêt et les délits de fonctionnaires qui se seront ingérés dans les affaires ou activités commerciales incompatibles avec leur qualité.
Le texte adopté hier pose le principe et fixe les conditions de la condamnation au profit de l’Etat des auteurs des agissements constitutifs d’infractions économiques qui auraient exposé ce dernier aux condamnations pécuniaires par les juridictions nationales ou étrangères, arbitrales ou non. L’article premier du texte dispose que : «  Lorsque, en répression des infractions économiques, il est établi la culpabilité des personnes poursuivies, comme auteurs, co-auteurs, complices de ces infractions ou leur recel, la juridiction compétente : - décharge l’Etat de toute somme due au titre de contrats, protocoles, engagements et toutes conventions ayant servi de fondement, moyen, effet, résultat ou produit auxdites infractions. - prononce à leur encontre, à titre personnel ou à titre solidaire, toutes condamnations pécuniaires auxquelles l’Etat aura été exposé dans le cadre de procédures judiciaires, arbitrales ou non, auxquelles l’Etat est contraint à raison de tels agissements. – prononce toutes confiscations de leurs biens au profit de l’Etat ».

150 milliards F Cfa d’intérêts payés

Les condamnations visées supra ont un caractère provisionnel lorsque les contrats, protocoles, engagements ou conventions n’ont pas encore été annulés, retirés ou résolus ou que les procédures dans lesquelles l’Etat est engagé n’ont pas fait l’objet de décisions passées en force de chose jugée. Ces condamnations et confiscations s’étendent aux personnes physiques ou morales bénéficiaires de celles auxquelles l’Etat aura été exposé ou susceptible de l’être dans les cas susvisés ; lorsque leur participation comme auteurs ou complices aux agissements incriminés est établie, ou lorsqu’elles auront recelé ces infractions ou leur produit ou résultat ou à raison de toute collusion ou concussion, le tout sans préjudice des dommages et intérêts qui pourront également être prononcés, précise l’article 3 de la loi initiée par le député Robert Gbian. Ce dernier motive sa proposition de loi suite à son constat que l’Etat engloutit d’importantes sommes d’argent dans des condamnations civiles et autres réparations de préjudices causés à des personnes physiques ou morales du fait de certains agents publics. Les condamnations prononcées contre l’Etat de 2011 à 2016 par les juridictions nationales et étrangères, arbitrales et étatiques sont évaluées à plus de 150 milliards F Cfa. Lesquelles sont les effets induits des actes de corruption, de concussion, et de toutes formes de collusion d’agents et d’opérateurs privés, aux dépens de l’Etat.
Le texte vise donc à prévenir et tout au moins de réduire la saignée afin de permettre à l’Etat d’orienter les ressources financières vers les actions de développement du Bénin. Tout en reconnaissant la justesse du texte, le député Eric Houndété alerte que l’avènement de cette loi va faire fuir les hommes d’affaires qui éviteront de prendre des risques en signant des contrats et autres avec l’Etat désormais civilement responsable de rien.

Actualités 22 févr. 2019


Conseil des ministres: Résultats des négociations avec des laboratoires pré-qualifiés pour l'achat des médicaments

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 20 février 2019, sous la présidence de Monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises.

I-Mesures normatives.

I-1. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, des accords de prêt signés avec la Banque africaine de Développement (Bad) dans le cadre du financement partiel du projet d'aménagement et de bitumage de la route Djougou-Péhunco-Kérou- Banikoara.

L'ambition du gouvernement, à travers la réalisation de cet important axe routier long de 209,68 km, est de contribuer à la croissance économique et au renforcement de l'intégration régionale.
Ainsi, la mise en œuvre du projet favorisera notamment l'amélioration du niveau de service de la route, le désenclavement de grands bassins de production agricole, le renforcement des échanges commerciaux et de la sécurité alimentaire.
Pour ce faire, le gouvernement a obtenu de la Bad deux prêts d'un montant global de 106.999.705.840 F Cfa.
Cette somme, en plus de l'aménagement et du bitumage de la route, servira entre autres à :

- la plantation de 5600 arbres ;
- l'aménagement de 152 km de pistes rurales ;
- la construction de 18 forages ;
- la construction de 12.013 mètres linéaires de clôtures ;
- la réhabilitation de 18 infrastructures sociocommunautaires ;
- la réhabilitation de 9 infrastructures marchandes ;
- l'appui à 50 organisations de femmes en vue de la construction de retenues d'eau pour le maraîchage, la mise en place d'unités de transformation de produits agricoles et de hangars de stockage.
Les ministres concernés sont instruits d'accomplir les diligences requises en vue d'obtenir l'autorisation de ratification du prêt afin que la réalisation du projet soit enclenchée au plus tôt.

I-2. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de la convention de crédit signée avec l'Agence française de Développement (Afd) dans le cadre du financement partiel du projet de restructuration et d'extension du système de répartition et de distribution de la Société béninoise d'Energie électrique (Sbee).

Ce projet a pour but de fournir de l'électricité à environ 40.000 nouveaux abonnés de la Sbee et de desservir ainsi 212.000 bénéficiaires dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Akpro-
Missérété, Sèmè-Kpodji,
Lokossa, Dogbo, Djakotomey, Klouékanmè, Toviklin, Abomey, Bohicon, Zogbodomey et alentours.
Il consistera en la construction d'environ 30 km de ligne aérienne haute tension, de 105 km de ligne moyenne tension, de 279 km de ligne basse tension, de 4 sous-stations et de 148 postes de transformation.
Ces travaux permettront spécifiquement d'améliorer la desserte en énergie électrique en dotant le réseau de distribution de la Sbee d'infrastructures modernes, de réduire significativement les pertes d'énergie et de relever le taux d'accès à l'électricité des populations urbaines et périurbaines.

L'autorisation de ratification est donc sollicitée de l'Assemblée nationale pour l'entrée en vigueur de ce prêt d'un montant de 9.970.546.400 F Cfa obtenu de l'Afd.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté comme mesure normative, le décret portant création d'un Comité de suivi du plan cadre des Nations-Unies pour l'assistance au développement du Bénin 2019-2023.

II- Communications

II-1. Rapport synthèse d'audit du service de greffe des juridictions de la République du Bénin sur la période 2013 à 2017.

A la suite de l'examen, le 25 avril 2018, des malversations relevées au greffe du tribunal de première instance de Cotonou, le Conseil des ministres avait recommandé un audit de la gestion du greffe de tous les tribunaux et Cours d'appel sur la période 2013-2017.
Au terme dudit audit, le rapport synthèse révèle que la gestion des opérations de consignation, de scellés en numéraires et de succession dans les juridictions est émaillée d'irrégularités.
En effet, la tenue d'une comptabilité de ces opérations fait défaut et la gestion des comptes bancaires n'est pas efficace, de sorte que certains greffiers indélicats disposent des sommes consignées à des fins personnelles. C'est le cas de dépôts à terme (Dat) qu'ils effectuent pour bénéficier indûment des intérêts générés, ou de retenues sur les consignations non autorisées.
Ainsi, il ressort du rapport qu'au tribunal de première instance de Ouidah, l'ancien greffier en chef, Didier Sèmèvo a perçu des intérêts à hauteur de 177.976.729 F Cfa sur un Dat non autorisé. De même, l'ancien greffier en chef du tribunal de première instance d'Abomey, Brice Dossou-Yovo a, en plus des intérêts d'un montant de 3.409.790 F Cfa provenant d'un Dat non autorisé et qu'il a remboursés, prélevé des intérêts créditeurs générés par les comptes de consignation à hauteur de 4.742.885 F Cfa.

En outre, les investigations font apparaître l'existence de réseaux parallèles de collecte des fonds de greffe et de confection frauduleuse d'actes de greffe notamment au tribunal de première instance de Porto-Novo.
Le Conseil a pris acte du rapport et instruit les ministres concernés à l'effet de :

i- prendre des sanctions administratives à l'encontre des greffiers Jacques Marie Agoï, Etienne Ahonahin, Alexandre Azélokonon, Christophe Chéou, Prospère Djossou, Brice Dossou-Yovo, Félicien Fatondji, Donatien Vigninou et Bernard Zinsou ;
ii- engager des poursuites judiciaires à l'encontre des greffiers Didier Sèmèvo et Brice Dossou-Yovo ;
iii- faire élaborer un manuel de procédures unique pour l'ensemble des juridictions dans le cadre de la gestion des actes courants et des actes de dépôt au bureau des greffes ;
iv- faire élaborer un texte réglementant les attributions, l'organisation et le renforcement des services du greffe des juridictions ;
v- rappeler aux responsables des banques et institutions financières que la constitution des dépôts à terme par les structures publiques est soumise à l'approbation préalable du ministre de l'Economie et des Finances.

II-2. Résultats des négociations avec des laboratoires pré-qualifiés pour l'achat des produits de santé par la Centrale d'achat des médicaments essentiels (Came).

En vue d'assurer la disponibilité des produits pharmaceutiques au plan national et en attendant la sélection de firmes et laboratoires de grande réputation, le Conseil des ministres a renouvelé l'agrément de la Came.
Celle-ci, dans la perspective de l'approvisionnement nécessaire en médicaments de qualité pour les prochains mois, a mené des consultations dont les conclusions permettent de passer commande pour tous les produits vitaux et tous les produits essentiels.

En vue de garantir la qualité des médicaments, le Conseil a notamment instruit le Ministre de la Santé à l'effet :
- d'exiger des plateformes de distribution que tous leurs laboratoires fournisseurs détiennent une certification dans les espaces de l'Union européenne, du Canada ou des USA et/ou qu'ils soient pre-qualifiés par l'Organisation Mondiale de la Santé ;
- d'établir une liste de laboratoires à actualiser tous les 3 ans et répondant aux mêmes critères de la justification d'une certification et de pré-qualification.

II- 3. Compte rendu du drame survenu à Karimama à la suite du chavirement d'une barque sur le fleuve Niger et mesures d'assistance aux familles des victimes.

Le 13 février 2019, une barque motorisée ayant à son bord 109 passagers ressortissants du Bénin et du Niger, ainsi que diverses marchandises dont une importante quantité de sacs de vivriers, a pris départ de Gourou-Béri, localité de la commune de Karimama, pour se rendre au marché de Ouna dans la commune de Sambera, au Niger. Avant d'atteindre la rive, elle a chaviré du fait de la surcharge et sous l'effet des vents défavorables.
Dès la survenue de l'accident, 68 personnes ont été secourues par les riverains et les services spécialisés du Bénin et du Niger. Mais, malgré ces secours, environ 40 personnes sont portées disparues. A la date du 19 février 2019, les recherches ont permis de retrouver 26 corps de ressortissants de nos deux pays. Les diligences se poursuivent pour retrouver les derniers corps.
Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et prendre des précautions aux fins d'éviter à l'avenir la survenance de tels événements malheureux.
En dehors de l'assistance d'urgence en vivres et en matériels que le Gouvernement a instamment apportée aux rescapés à travers l'Agence nationale de Protection civile, le Conseil des ministres a décidé d'une assistance pécuniaire à l'endroit des victimes de ce drame.
En plus de la mission officielle conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports qui s'était rendue sur les lieux pour apprécier l'ampleur des dégâts, le Conseil a dépêché une délégation ministérielle pour présenter les condoléances du Gouvernement aux familles éplorées.
Le Conseil a, par ailleurs, instruit les ministres concernés de veiller à la mise en œuvre diligente des mesures essentielles dont :

1- l'installation d'un détachement de police fluviale au niveau des embarcadères ;
2- la formation des conducteurs des engins fluviaux ;
3- l'obligation de faire respecter la charge utile de chaque barque ;
4- l'obligation pour les conducteurs de doter chaque passager d'un gilet de sauvetage ;
5- la réalisation d'un manifeste de passagers à présenter avant chaque départ ;
6- le renforcement de la réglementation sur le transport fluvial.

Ces mêmes mesures seront étendues aux autres localités de notre pays où le transport fluvial a cours.

II- 4. Compte rendu des investigations relatives aux opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l'Etat à Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou.

Le Conseil des ministres a été saisi des résultats d'une enquête qui a révélé qu'en dépit du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la route des pêches, des spéculations de toutes sortes ont été conclues sur ce domaine de l'Etat, des années antérieures jusqu'en 2018 et 2019, en violation de la loi.
Aussi, le directeur général de l'Agence nationale de Promotion des Patrimoines et de Développement du Tourisme (Anpt) a-t-il, par lettre en date du 14 novembre 2017, appelé l'attention du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, sur les velléités de prise de possession privée de ce domaine en attente d'aménagement dans le cadre du projet de développement touristique inscrit au Programme d'action du gouvernement.
En réponse, celui-ci l'a rassuré, dans sa correspondance datée du 20 novembre 2017, qu'aucune opération de cette nature n'était entreprise et a précisé avoir instruit les préfets de l'Atlantique et du Littoral d'interdire et d'empêcher tous éventuels travaux de lotissement.
Toutefois, dès le 8 mars 2018, tirant parti d'une délimitation qui aurait été faite du domaine en cause, il a ordonné la reprise des travaux de remembrement dans la localité par le géomètre initialement en charge desdites opérations et instruit le préfet du Littoral par message radio, aux fins de procéder à la levée de la mesure de suspension antérieurement prescrite.
Ainsi, par un arrêté du 12 mars 2018, le préfet du littoral, monsieur Modeste Toboula, a levé les mesures d'interdiction des travaux de lotissement de Fiyégnon 1 et permis l'attribution, par le géomètre, de plusieurs parcelles à diverses personnes; lui-même le préfet ayant bénéficié de trois, d'une superficie totale de 533 m2, enregistrées au nom d'un proche parent.
Il est à signaler qu'au cœur de ces opérations irrégulières de lotissement et de transactions, se trouve le nommé Clément Dari, anciennement Secrétaire permanent de la Commission nationale des Affaires domaniales (Cnad) du ministère en charge de la Décentralisation.
L'intéressé est en réalité le promoteur du cabinet de géomètre qui a commencé les travaux d'état des lieux suspendus en 2001 dans la zone, et en a repris les rênes, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite.
C'est à ce titre que les opérations de lotissement du domaine lui ont été confiées.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a décide de relever de ses fonctions, le préfet du département du Littoral, monsieur Modeste Toboula, et de confier son intérim, jusqu'à nouvel ordre, à monsieur Jean-Claude Codjia, préfet du département de l'Atlantique.
Le ministre de la Justice et de la Législation est instruit de veiller à la poursuite des investigations et d'en rendre compte au Conseil des ministres.

III- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé :

- l'organisation à Cotonou, les 7, 8 et 9 mars 2019, du 3e Congrès de la Fédération africaine et arabe de Gynécologie-Obstétrique et des 3es journées du Collège national des Gynécologues-Obstétriciens du Bénin ;
- la participation du Bénin aux réunions de la 46e session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'Organisation de la Coopération islamique (Cmae/Oci), à Djeddah et Abu Dhabi, en janvier et en mars 2019;
- la participation du Bénin à la 2e édition des Journées ouest- africaines de l'écologie et du changement climatique (Jfac 2019), à Abidjan, en Côte d'Ivoire, du 18 au 21 mars 2019.

Fait à Cotonou, le 20 février 2019.

Le secrétaire général du gouvernement,

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 21 févr. 2019


Recrutement de nouveaux fidèles dans les églises évangéliques: Des carrefourrs transformés en lieux de prêches

Plus besoin de se rendre dans une église ou à un quelconque lieu de prière pour suivre les prêches chrétiens et écouter la parole de Dieu. Certains grands carrefours de Cotonou et environs servent désormais de lieux d’évangélisation quasi-permanente. Des serviteurs de Dieu, comme ils aiment se faire appeler, sont mis à contribution pour faire entendre son appel aux citoyens, qu’ils soient chrétiens ou non.

Heure de pointe ce mercredi matin au carrefour Iita. De nombreux véhicules attendent le signal du policier pour poursuivre le trajet. Le tohu-bohu est alimenté par des klaxons, des murmures, des insultes. Au milieu de ce charivari, essaie de s’imposer une voix fluette.
On aperçoit un homme en veste marron, svelte, taille élancée, teint noir. Bible et affichettes dans la main gauche qu’il distribue, un mégaphone dans la main droite, l’homme dont le visage dégouline de sueur sous les rayons du soleil, cite les versets bibliques. C’est l’un des émissaires d’une église évangélique de la place. Son ardeur se fait remarquer à mesure que le rang des usagers s’allonge. Il transpire sans être épuisé, essuie la sueur avec un torchon blanc sale tout en lançant ces exhortations:
« La Bible déclare que tous ceux qui viennent à Dieu ne se sont jamais égarés ! » ; « Dieu est le seul chemin du salut, la vie et la guérison sont en lui !»; « Mon frère, ma sœur, toi qui m’écoutes en cet instant, tu es un enfant de Dieu. Viens lui confier tes peines et tu seras libéré de ton fardeau. Jésus a payé le prix de tes péchés sur la croix », répète-t-il à pleine voix.
C’est dans cette ambiance d’enseignements et de bruits parasites qu’ont lieu de plus en plus les prêches matinaux à l’endroit des usagers sur l’axe Cotonou-Calavi. Les jours ouvrables sont privilégiés pour l’exercice.

La force dans la voix

Investis de la mission d’enseigner la parole de Dieu pour ramener les‘’brebis égarées’’ à la maison du Père, ces émissaires ne ménagent apparemment aucun effort pour honorer leur cahier de charges. Souvent les matins, ils sont visibles aux différents croisements de Calavi-Kpota jusqu’à hauteur de Houédonou. Au gré de leur inspiration ou du message reçu du ‘’Saint Esprit’’, ils prennent d’assaut les principaux carrefours, afin de partager le message de Dieu.
Que les riverains en direction desquels ils adressent ces messages soient chrétiens catholiques, méthodistes, évangéliques, musulmans, animistes ou encore athées, ces hommes de Dieu ont la manière de se faire remarquer et de se faire entendre au milieu de la foule pressée de vaquer à ses occupations. Ils possèdent la force dans la voix, de sorte à susciter même l’attention d’un ’’sourd-muet’’.
Pour justifier cette façon de faire, le pasteur Lambert Tchopkonhoué trouve qu’il faut sortir des murs des églises pour enseigner les peuples conformément aux Saintes écritures. « L’évangélisation n’est pas censée être seulement dans l’église. C’est lorsqu’on est dehors qu’on évangélise », argumente-t-il.
Le but, soutient-il, « c’est de montrer que Jésus n’est pas seulement cloîtré entre les quatre murs de l’église. Etant donné que tout le monde ne vient pas aux cultes, il faut aller à la rencontre de ceux-ci pour leur parler du Christ ; cette forme d’évangélisation est fortement conseillée par la Bible». « D’autant qu’il est écrit dans la Bible, allez et faites de toutes les nations, mon peuple. Cela suppose que les fidèles doivent sortir du cadre de l’église pour enseigner aux hommes que Jésus-Christ est la solution », insiste le pasteur.
Avec ces serviteurs qui proclament le chemin du salut aux âmes, le christianisme se répand et connaît de plus en plus de succès. Lorsqu’ils arrivent à convaincre les moins sceptiques de l’importance de leurs enseignements, le processus pour les conduire à la Maison de Dieu, leur lieu de culte et d’adoration des dimanches, est moins difficile.

Des émissaires à des endroits stratégiques

Selon certaines indiscrétions, ce sont les nouvelles églises en quête de fidèles pour former une grande assemblée qui se lancent dans cette forme de prêche. Des lieux de cultes naissants en plein recrutement de fidèles dont la stratégie consisterait à envoyer des émissaires à des endroits stratégiques comme les feux tricolores, les carrefours, les lieux de commerce, les espaces publics pour proclamer la parole de Dieu. Lorsque la moisson est bonne, les émissaires ramènent à la maison du Père un nombre important de fidèles. La famille de Dieu s’agrandit ainsi au fur et à mesure grâce aux nouveaux adhérents et à l’activisme des pionniers.
Des arguments pour convaincre de la présence de Dieu dans leur vie, ces fidèles ne manquent pas. Leslie et Bienvenue A., frère et sœur appartenant à la même communauté religieuse, ne tarissent point d’éloges à ce propos. Tous ont été baptisés, communiés et confirmés au catholicisme, mais ils projettent un nouveau baptême sous l’onction de leur pasteur dans leur nouvelle église, afin d’acter définitivement leur appartenance à cette nouvelle communauté chrétienne. Les deux s’emploient beaucoup à l’œuvre d’évangélisation. A leur actif, une vingtaine de fidèles déjà ramenés à la grande satisfaction de leur jeune pasteur.
Si jadis la population béninoise était répartie entre les fidèles catholiques, les protestants méthodistes, les musulmans, les célestes, les chérubins et séraphins, et une portion congrue pour les évangéliques, avec la flopée des nouvelles églises que d’aucuns qualifient ‘’d’églises révélées à obédience évangélique’’, la tendance n’est plus la même.
« De quinze églises enregistrées en 2006, le Bénin est passé à cent trente-neuf en 2010 et à cent soixante-neuf en 2011 », rapporte ‘’Nation Mag’’ en 2016. En 2017, le pays note huit cents enregistrements concernant les églises évangéliques, selon le deuxième numéro du magazine ‘’A News’’.
C’est dire que le bon Dieu est en bonne position au Bénin avec des nouveaux serviteurs qui se donnent à fond à l’œuvre d’évangélisation. Au-delà des grandes artères, la bondieuserie envahit aussi progressivement les moyens de transport en commun avec des individus qui ne ratent aucune occasion pour imposer leur religion. Visiblement, ces fidèles mandatés ne sont pas prêts à abandonner leur boulot, tant que les populations n’auront pas accepté entièrement Christ dans leurs vies.

Société 21 févr. 2019


Opérations irrégulières de lotissement: Le préfet du Littoral Modeste Toboula perd son poste

Un compte rendu des investigations relatives aux opérations irrégulières de lotissement et de transactions sur le domaine de l’Etat à Fiyégnon 1 dans le 12e arrondissement de Cotonou a été présenté en Conseil des ministres ce mercredi 20 février. Il en résulte des manquements qui ont coûté au préfet du Littoral, Modeste Toboula, son poste.

Le Conseil des ministres a été saisi des résultats d’une enquête qui a révélé qu’en dépit du décret n°2005-684 du 3 novembre 2005 portant classement de la zone à vocation touristique exclusive de la Route des pêches, des spéculations de toutes sortes ont été conclues sur ce domaine de l’Etat, des années antérieures jusqu’en 2018 et 2019, en violation de la loi.
Aussi, le directeur général de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du Tourisme (Anpt) a-t-il, par lettre en date du 14 novembre 2017, appelé l’attention du ministre de la Décentralisation et de la gouvernance locale, sur les velléités de prise de possession privée de ce domaine en attente d’aménagement dans le cadre du projet de développement touristique inscrit au Programme d’actions du gouvernement.
En réponse, celui-ci l’a rassuré, dans sa correspondance en date du 20 novembre 2017, qu’aucune opération de cette nature n’était entreprise et a précisé avoir instruit les préfets de l’Atlantique et du Littoral d’interdire et d’empêcher tous éventuels travaux de lotissement.
Toutefois, dès le 8 mars 2018, tirant parti d’une délimitation qui aurait été faite du domaine en cause, il a ordonné la reprise des travaux de remembrement dans la localité par le géomètre initialement en charge desdites opérations et instruit le préfet du Littoral par message radio, aux fins de procéder à la levée de la mesure de suspension antérieurement prescrite. Ainsi, par un arrêté du 12 mars 2018, le préfet du Littoral à Modeste Toboula, a levé les mesures d’interdiction des travaux de lotissement de Fiyégnon 1 et permis l’attribution, par le géomètre, de plusieurs parcelles à diverses personnes.
Ainsi se résume la situation qui a coûté depuis hier, mercredi 20 février, le poste de préfet du Littoral, Modeste Tobloula. Ajouté à cela, le fait que lui-même t a bénéficié de trois parcelles, d’une superficie totale de 533 m2, enregistrées au nom d’un proche parent. « Il est à signaler qu’au cœur de ces opérations irrégulières de lotissement et de transactions, se trouve le nommé Clément Dari, anciennement secrétaire permanent de la Commission nationale des affaires domaniales (Cnad) du ministère en charge de la Décentralisation. L’intéressé est en réalité le promoteur du cabinet de géomètre qui a commencé les travaux d’état des lieux suspendus en 2001 dans la zone, et en a repris les rênes, une fois admis à faire valoir ses droits à la retraite. C’est à ce titre que les opérations de lotissement du domaine lui ont été confiées », a expliqué le ministre en charge des Sports au cours de son point de presse à la suite du Conseil des ministres.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres a décidé de relever de ses fonctions, le préfet du département du Littoral, et de confier son intérim, jusqu’à nouvel ordre, à Jean-Claude Codjia, préfet du département de l’Atlantique. Le ministre de la Justice et de la Législation est aussi instruit pour veiller à la poursuite des investigations et en rendre compte au Conseil des ministres.

Actualités 21 févr. 2019


Enseignement supérieur privé: Hecm inaugure son campus de Bohicon

La Haute école de commerce et de management (Hecm) poursuit ses efforts d’édification d’infrastructures modernes pour ses étudiants. Ceux de Bohicon, depuis le mardi 19 février dernier, ont un campus moderne et tout neuf. Le joyau, fruit de l’investissement personnel du promoteur, le député Bonaventure Natondé Aké, a été mis en service devant des milliers d’étudiants et en présence d’autorités politico-administratives et religieuses. Et de six pour l’école leader, dira-t-on désormais.

Leader dans la qualité de l’enseignement et les rendements scolaires, la Haute école de commerce et de management (Hecm) s’impose aussi par le caractère attrayant du cadre d’études mis à la disposition de ses apprenants pour en faire des professionnels accomplis. Après la construction et la mise en service des sites de Jéricho, Akpakpa, Porto-Novo, Parakou et Abomey-Calavi, c’est désormais au tour de Bohicon de bénéficier d’un campus aux normes internationales qui fait le charme de la ville carrefour et la fierté du promoteur de Hecm, Bonaventure Natondé Aké.
L’infrastructure se dresse, majestueuse, avec ses couleurs harmonieuses. Un joyau architectural, voire artistique, trônant dans un décor verdoyant. Cette verdure vient accompagner la traditionnelle couleur verte pomme de l’école dont le charme ne laisse pas indifférent.
Dr Bernardin Dossa, directeur des études sur ce campus, expliquera alors qu’à travers ses nombreux investissements, Hecm s’inscrit dans le respect des normes internationales et des prescriptions du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique. « En dotant la ville carrefour de ce nouveau campus, l’honorable Aké Natondé offre un cadre d’instruction et d’éducation adéquat aux apprenants du département du Zou et de ses environs, facilite l’accès au savoir à ces derniers, mais également, augmente la capacité de mobilité des étudiants qui désormais disposent d’un espace supplémentaire pour leur épanouissement », indique-t-il.
Sidéré, le maire de la ville, Luc Atrokpo, l’est aussi. « L’homme passe, mais ses œuvres demeurent », lance-t-il, pour reconnaître au promoteur de l’école son engagement pour une cause noble, celle d’un enseignement de qualité. L’avènement de ce campus est à marquer d’une pierre blanche, préconise l’élu. Au-delà des performances physiques, le professeur Dodji Amouzouvi, représentant le ministre en charge de l’Enseignement supérieur, salue l’engagement de cette école qui, mieux que bien autres, s’est inscrite dans la logique de l’accompagnement des réformes dans le secteur. Pour lui, « Hecm demeure leader » et devrait conserver cette place à travers la tenue académique, scientifique et même sociale de ses étudiants. Sur eux, Dodji Amouzouvi mise fort pour que soit rentable l’investissement fait par le promoteur pour leur formation.

Se former dans le confort

Modeste, ou peut-être trop ému lui aussi, Aké Natondé n’aura pas grands mots quand viendra son tour de parole. « Nous continuerons comme par le passé de nous battre parce que l’avenir dépend de la qualité de l’éducation », laisse-t-il entendre. Pour lui et pour l’ensemble de ses collaborateurs, « Hecm, dans l’univers des établissements privés d’enseignement supérieur, veut rester une école forte, fidèle à sa vocation humaniste de transmission du savoir et ouverte sur les réalités du temps et de l’espace ». L’école leader se veut aussi capable de relever les défis de l’avenir.
Il s’agit en premier lieu du défi de l’emploi en permettant à beaucoup de jeunes d’accéder aux études supérieures et mieux les préparer au marché du travail. Ensuite, le défi de la compétitivité en donnant aux apprenants une formation de qualité. Enfin, le défi du bien-être en favorisant, non seulement une instruction de qualité, mais aussi, en y intégrant la formation morale, éthique de même qu’en veillant à la santé physique et psychologique des apprenants. Autant de qualités qui font, depuis vingt ans, la réputation de l’école leader, qui s’est imposée dans l’enseignement supérieur au Bénin avec, chaque année, de meilleurs résultats. De quoi faire la fierté de Majorette Adandé, étudiante en Gestion des ressources humaines et de ses camarades pour qui, « la meilleure formation se donne à Hecm ».
Les députés Gildas Agonkan, Boniface Yéhouétomè, le préfet du Zou et bien d’autres autorités religieuses ont assisté à l’inauguration de ce campus dont l’autre temps fort aura été la coupure du ruban symbolique suivie de la visite des locaux par les autorités présentes. Toute la nuit, les étudiants de Hecm venus des autres campus du pays ont chanté et dansé aux côtés de grands noms de la musique béninoise.
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Le site de Hecm Bohicon est érigé sur un domaine de 400 m² et comporte un bâtiment à trois niveaux, une paillote de repos, un podium entièrement équipé de jeux de lumière, un terrain de sports multi fonction, une guérite, deux parkings et des espaces verts.

Actualités 21 févr. 2019


Drame survenu à Karimama: La compassion du gouvernement aux familles éplorées

Le gouvernement, sensible à la peine des victimes, survivants et familles éplorées à Karimama à la suite d’une barque chavirée sur le fleuve Niger, a pris en Conseil des ministres, ce mercredi 20 février, des mesures d’assistance aux familles concernées. Il a également pris des mesures pour prévenir ce genre de situation.

Le transport fluvial au Bénin sera désormais mieux encadré. Le drame survenu le 13 février dernier à Karimama à l’occasion d’une traversée du fleuve Niger a obligé la prise de mesures pour prévenir de telles situations.
Pour rappel, à cette date, une barque motorisée ayant à son bord 109 passagers ressortissants du Bénin et du Niger, ainsi que diverses marchandises dont une importante quantité de sacs de vivriers, a pris départ de Gourou-Béri, localité de la commune de Karimama, pour se rendre au marché de Ouna dans la commune de Sambera, au Niger. Avant d’atteindre la rive, elle a chaviré du fait de la surcharge et sous l’effet des vents défavorables. « Dès la survenue de l’accident, 68 personnes ont été secourues par les riverains et les services spécialisés du Bénin et du Niger. Mais malgré ces secours, environ 40 personnes sont portées disparues. A la date du 19 février 2019, les recherches ont permis de retrouver 26 corps de ressortissants de nos deux pays. Les diligences se poursuivent pour retrouver les derniers corps », a fait savoir au cours de son traditionnel point de presse, le ministre des Sports Oswald Homeky.
Une enquête a été ouverte pour situer les responsabilités et prendre des précautions aux fins d’éviter à l’avenir la survenance de tels événements malheureux, précise-t-il, par ailleurs.
« En dehors de l’assistance d’urgence en vivres et en matériels que le gouvernement a instamment apportée aux rescapés à travers l’Agence nationale de protection civile, le Conseil des ministres a décidé d’une assistance pécuniaire à l’endroit des victimes de ce drame », précise le communiqué du Conseil des ministres. En plus de la mission officielle conduite par le ministre des Infrastructures et des Transports qui s’était rendue sur les lieux pour apprécier l’ampleur des dégâts, le Conseil a dépêché une délégation ministérielle pour présenter les condoléances du gouvernement aux familles éplorées.
Par ailleurs, les ministres concernés ont été instruits pour veiller à la mise en œuvre diligente de certaines mesures essentielles. Il s’agit, entre autres, de l’installation d’un détachement de police fluviale au niveau des embarcadères, de la formation des conducteurs des engins fluviaux, de l’obligation de faire respecter la charge utile de chaque barque, de l’obligation pour les conducteurs de doter chaque passager d’un gilet de sauvetage, de la réalisation d’un manifeste de passagers à présenter avant chaque départ et du renforcement de la réglementation sur le transport fluvial. Ces mêmes mesures seront étendues aux autres localités où le transport fluvial a cours dans le pays.

Actualités 21 févr. 2019


Législatives d’avril 2019: Le piège que recèle la réclame de l’opposition

A mesure que s’approchent les dates butoirs de dépôt de candidatures, dans la perspective des législatives prochaines, les acteurs politiques font de plus en plus preuve de fébrilité. Le sujet qui fait actuellement office de patate chaude reste l’article 242 du code électoral, objet de toutes les interprétations et de tous les fantasmes.

Les supputations à propos de l’article 242 du code électoral vont bon train. Mais en vérité, au regard des récriminations formulées, il y a lieu d’en conclure qu’il y a plus d’autoflagellation, de fantasmes, voire une espèce de victimisation pour camoufler son incapacité à se conformer à la légalité, que de quiproquo. De fait, que certains acteurs politiques ne puissent pas souscrire, remplir les dispositions de la loi, ne doit pas les amener à demander que les règles du jeu soient changées en cours de jeu. Car, dit un principe bien connu dans le milieu judiciaire, la loi est dure mais c’est la loi. Et nulle part au monde, dans aucune discipline sportive, encore moins dans une joute électorale, il n’est admis de changer les règles du jeu en cours de jeu. C’est pourtant la demande, surprenante, que formulent des partis se réclamant de l’opposition au Bénin. Et ce, en dépit de la directive de la Cedeao qui interdit formellement de modifier une loi électorale (a fortiori) à quelques jours de l’élection concernée. Il s’agit du Protocole A/SP1/12/01 de la Cedeao qui, en son article 2 stipule: « 1. Aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six (6) mois précédant les élections, sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques, 2. Les élections à tous les niveaux doivent avoir lieu aux dates ou périodes fixées par la Constitution ou les lois électorales.»

Fini la ‘‘démocratie nescafé’’

En effet, au cours de leur sortie médiatique, ce mardi 18 février, tour à tour, les ténors de l’opposition ont semblé peu s’accommoder des exigences légales nouvelles auxquelles tout parti doit désormais souscrire pour avoir quelque prétention sur l’échiquier politique national. En l’occurrence, le code électoral et la charte des partis qui, il est vrai, ont changé la donne dans le landernau politique béninois, avec plus d’exigences pour une démocratie qui doit cesser d’être « nescafé », comme disait l’autre, pour ne plus être que qualitative et de développement désormais. C’est du moins, l’ambition qui a conduit aux réformes et ayant pour finalité d’assainir le milieu politique, de faire de ses animateurs, des acteurs rompus à l’œuvre de développement.
En raison du Protocole A/SP1/12/01 de la Cedeao, de ce que le corps électoral est convoqué pour le 28 avril prochain, et de ce que le dépôt des listes de candidatures doit commencer demain jeudi 21 février, est-il raisonnable pour autant de demander un arrangement tel que formulé par l’opposition béninoise ? Est-ce parce que les opposants ne sont pas à jour de leurs dossiers de mise en conformité de leurs partis, ou qu’ils ne sont pas à jour de leurs impôts, pour certains d’entre eux, qu’ils agitent cette idée ? On peut se permettre de pencher pour une telle hypothèse, vu le réquisitoire cinglant, que Candide Azannaï, Boni Yayi et Nicéphore Soglo et consorts, ont dressé à propos de ces conditionnalités auxquelles, veut la loi de la République désormais, il faut souscrire pour pouvoir faire acte de candidature aux prochaines législatives. Du coup, qu’on soit amené à enfreindre la directive communautaire pour satisfaire à leurs desiderata ne semble pas les embarrasser. Il n’est pas superflu de noter que si le pouvoir avait eu les mêmes velléités, cette même opposition aurait crié au scandale, appelant au respect des normes !

Actualités 20 févr. 2019


Développement équilibré et durable de l’espace: Le Conseil national d’aménagement du territoire installé

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a procédé, ce mardi 19 février à Cotonou, à l’installation des sept membres du Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat). Organe délibérant de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat), ils y contribueront à mettre en œuvre les stratégies pour un développement équilibré et durable de l’espace national.

Les sept membres du Conseil national d’aménagement du territoire (Cnat) sont entrés dans la plénitude de leurs attributions, après leur installation hier par José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Pinto Adam, Hervé Hêhomey, Armand Agbo, Omar Maïga Idrissou Mamoudou, Abasse Olossoumaré, Victorien Dossa Kougblénou et Luc Sètondji Atrokpo sont investis des « pouvoirs les plus étendus » pour prendre, en toutes circonstances, les mesures nécessaires à la bonne gestion de l’Agence nationale d’aménagement du territoire (Anat).
Les membres du Cnat proviennent de la Présidence de la République ; des ministères en charge de l’Aménagement du territoire, du Plan, des Infrastructures, des Finances, de la Décentralisation et de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb). « C’est là l’expression de la volonté du gouvernement de construire le développement de nos territoires, dans un élan de partenariat renforcé avec les communes », apprécie le ministre du Cadre de vie. Il souligne que le Conseil, dans son fonctionnement, peut faire appel à toute personne ressource en fonction des dossiers à étudier. Les universitaires, les acteurs du secteur privé, les hauts responsables de diverses institutions et autres acteurs pourront être sollicités, indique José Didier Tonato.
Le Conseil national d’aménagement du territoire a pour vocation majeure de jouer le rôle de plateforme intersectorielle de débats, de propositions et de mise en cohérence spatiale de l’action publique d’une part, et de conseil d’administration en définissant les grandes orientations à donner à l’Anat d’autre part.
Créée par le gouvernement par décret n°2018-490 du 17 octobre 2018, conformément à l’article 30 de la loi n°2016-06 du 26 mai 2016, l’Agence nationale d’aménagement du territoire a pour mission d’élaborer et de coordonner la mise en œuvre de la politique et des stratégies pour un développement équilibré et durable de l’espace.

Rôles

Le directeur général de l’Agence nationale d’aménagement du territoire, Bodourin Salomon Okiri, précise que le Cnat est chargé, entre autres, d’adopter les plans stratégiques et le programme pluriannuel d’actions et d’investissements en matière d’aménagement du territoire, d’émettre un avis sur toute politique sectorielle ou stratégie de développement susceptible d’influencer l’aménagement de l’espace national préalablement à son adoption par le gouvernement, d’approuver les projets de budget annuels de l’agence, d’examiner ses rapports d’activités. Le Conseil jouera également un rôle prépondérant dans la mobilisation des ressources permettant d’exécuter les missions et l’adoption des règles de gouvernance. De plus, il mènera divers plaidoyers auprès de l’Exécutif pour une meilleure visibilité de l’agence.
« La tâche semble immense et les défis nombreux », laisse entendre le ministre, procédant à l’installation des membres du Cnat. Cependant, José Didier Tonato dit être convaincu, au regard de la qualité des personnalités qui le composent, que les objectifs fixés à ce creuset seront pleinement atteints et que son action impactera positivement et durablement le développement de la nation. Pour ce faire, le soutien de son département ministériel et celui de tout le gouvernement ne seront pas marchandés, assure-t-il.

Actualités 20 févr. 2019


Gestion des médicaments dans des centres de santé du Mono: De jeunes logisticiens pour renforcer la chaîne d’approvisionnement

La salle de conférence de la préfecture de Lokossa a abrité, lundi 18 février dernier, la cérémonie d’installation officielle de trois jeunes logisticiens au profit du système sanitaire du département du Mono. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la phase pilote du Programme des jeunes logisticiens professionnels (Pjlp) mis sur pied pour améliorer la disponibilité des produits de santé.

Les trois professionnels sont recrutés pour le compte de Comé, Bopa et Grand-Popo, les communes du département du Mono, retenues pour la phase pilote du Programme des jeunes logisticiens professionnels (Pjlp). Leur mission, prévue pour durer les quatre prochaines années, se décline en trois volets. Il s’agit, d’abord, d’appuyer les agents de santé dans la gestion des magasins et stocks de médicaments et autres produits de santé. Ensuite, d’assister les mairies, la préfecture et les autres acteurs de la décentralisation pour mieux assumer les compétences transférées par l’Etat aux termes des dispositions de l’article 100 de la loi 97-029 portant organisation des communes en République du Bénin. Et enfin, d’apporter un appui à la disponibilité des médicaments à travers le suivi et l’élaboration des rapports réguliers sur les données de la chaîne d’approvisionnement.
Les trois jeunes logisticiens, dont une dame, ont été installés dans leurs fonctions par le secrétaire général de la préfecture de Lokossa. Arnaud Agon les a exhortés à donner le meilleur d’eux-mêmes. Il n’a pas manqué d’inviter les maires des trois communes présents à la cérémonie à soutenir les professionnels mis à la disposition de leur système sanitaire. Quant à la partition de la préfecture de Lokossa, le secrétaire général gage qu’elle sera assumée pleinement à travers le rôle de coordination et de tutelle pour « une parfaite réussite du programme dans l’intérêt du bien-être des populations à la base et aussi pour sa pérennisation ».
Le Pjlp est mis en œuvre, depuis septembre 2018, grâce au financement de l’Agence américaine de développement (Usaid) et le Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Il est piloté par la Plateforme du secteur sanitaire privé (Pssp) sous la houlette du Dr Lucien Dossou-Gbété. Saluant l’engagement de la préfecture et des maires à accompagner le programme, Dr Lucien Dossou-Gbété rappelle qu’au terme de la phase pilote, les communes devront prendre la relève du Pjlp.

Actualités 20 févr. 2019


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