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Nouvelles

Flambée des prix, bien-être social et nécessaire sauvegarde des acquis de développement
L’indice du bonheur et du bien-être social et l’augmentation du prix de la bouteille de butane. Qu’ont de commun ces deux sujets ?, se demande d’emblée le lecteur. Comment s’assemblent-ils? Et comment peut-on discourir sur l’augmentation du prix du seul gaz butane alors que la préoccupation du moment, c’est la flambée des prix des produits de grande consommation et de première nécessité ? Par Candide Ahouansou* Nous répondons à ce questionnement, on ne peut plus légitime, ainsi qu’il suit. Nous avons la pleine conscience du fait que les autorités font déjà feu de tout bois pour réguler le marché des produits de première nécessité, mais nous craignons qu’elles n’omettent d’accorder l’importance qui convient à certains qui, pour ne pas être classés de première nécessité, ne sont pas moins de première utilité et d’une importance décisive pour les ménages : le feu, qu’il soit sous la forme de charbon de bois ou de gaz butane est indispensable pour cuire les produits de première nécessité dont il est question et le gaz butane fait à présent partie intégrante de notre bien-être social. Il s’agit d’un produit significatif de l’avancée sociale des ménages portant une dynamique de développement. A ce titre, n’est-on pas fondé à demander que lui soit accordé un traitement particulier dans la régulation du marché en cours ? Je saisis alors l’occasion de la journée internationale du bonheur et du bien-être social du 20 mars pour faire la réflexion sur la nécessité de l’établissement d’un indice du bien- être et partager avec le lecteur l’idée que dans la tourmente de la montée des prix, il serait souhaitable que les autorités prennent des mesures spécifiques à l’endroit des produits portant acquis de développement et de modernité, telle la bouteille de gaz butane dans les ménages, pour éviter de refréner le développement du pays dans son ensemble. Justification d’un indice du bien-être social Dans mon entendement, l’indice est pour l’économie ce qu’est le tableau de bord pour la voiture. Un certain nombre de paramètres économiques techniquement prédéfinis le déterminent d’une part et permettent d’autre part de savoir où l’on en est en relation avec les objectifs fixés ; c’est donc une boussole. C’est sur des indices classiques établis au plan macroéconomique que les institutions de Bretton Woods se fondent pour apprécier la santé économique d’un pays. Les investisseurs étrangers y ont également recours pour engager leurs capitaux. Mais à côté de cela, n’est-il pas logique que chaque pays ait un indicateur qui lui permet d’apprécier la progression du bien-être social des citoyens, l’évolution de leur quotidien faisant leur bonheur ? La journée du 20 mars et l’instauration de la notion du bonheur dans l’économie Nous attirons l’attention du lecteur sur le fait que le 20 mars a été institué journée internationale du bonheur et du bien-être par l’Organisation des Nations Unies à l’instigation du Bouthan, petit pays d’Asie dans l’Himalaya, d’à peine 3 millions d’habitants qui a introduit, pour la première fois, la notion du bonheur dans l’économie. C’était une alternative au Produit intérieur brut (Pib), l’indice standard du système capitaliste libéral, à qui l’on reprochait des insuffisances. En effet, le Pib résulte de l’accumulation de toutes les productions du pays sur une année ; il mesure le niveau de richesse matérielle prise dans son ensemble et de façon anonyme ; de plus, il ne prend pas en compte l’économie informelle. Il n’est donc pas significatif de la situation matérielle effective des gens et ne mesure en rien leur bien-être réel. Le Bouthan avait alors décidé, en 1972, de remplacer l’indice Pib par celui du Bonheur National Brut (Bnb). En 2012, l’Onu a reconnu le bien-fondé de ses préoccupations et a institué le 20 mars comme Journée du Bonheur National Brut. L’Assemblée générale avait alors adopté, sans vote, une résolution sur le bonheur comme étant une approche globale du développement. Elle invitait alors les États membres «à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Comment cette notion s’est-elle invitée dans notre pays? En octobre 2013, il s’est passé un évènement qui avait mis tout le gouvernement en émoi et aussi une partie des citoyens éclairés. Une institution affiliée aux Nations unies venait de publier un rapport intitulé le World Happiness Report qui reléguait notre pays à la 155e place sur les 156 pays considérés. C’était le branle- bas général. Branle- bas au niveau des autorités d’autant que la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International venaient de publier un rapport sur la bonne santé de l’économie de notre pays. Les autorités avaient alors de bonnes raisons d’être satisfaites et de regarder le World Happiness Report de très haut. Mais c’était sans compter avec le fait que ni la Banque Mondiale ni le Fonds Monétaire International ne se préoccupent du bien-être social quand bien même ils prennent en compte la croissance, les perspectives des économies et le développement. Branle-bas au niveau des syndicats et du peuple qui voyaient dans le World Happiness Report la confirmation de leurs revendications pour une vie sociale meilleure. Ce que nous proposons Nous suggérons une fois de plus, l’établissement d’un indice du bien-être des gens ; et pour cause. Si nous avions eu un tel outil économétrique, il aurait été aisé de réagir sainement et dignement à la publication du World Happiness Report, mais nous n’avions rien eu à lui opposer et ce ne fut vraiment pas heureux. L’indice du bien-être que nous suggérons pourrait s’établir sur la base des critères que nous avions déjà définis dans une réflexion antérieure et que nous énumérons comme suit sans plus de détails : Le Pib bien qu’imparfait ; la croissance économique ; les logements sociaux réels; l’utilisation de la bouteille de gaz pour faire la cuisine; les scandales financiers; le retour sur réalisation des projets censés être de développement; l’espérance de vie à la naissance; la protection sanitaire des citoyens et l’assurance vieillesse pour tous ; le respect des libertés civiques, des droits de l’enfant et des femmes ; le nombre de décharges non sauvages et d’incinérateurs. C’est ainsi que nous percevons la manière dont le gouvernement pourrait évaluer le bien-être de ses citoyens, qui est en définitive la finalité de toute politique publique sans préjudice toutefois de ce que feraient les professionnels s’il leur était demandé d’établir un tel indice. En tout état de cause, l’on ne saurait arguer, comme il m’a été donné de l’entendre, du fait que cet indice n’existe pas dans les normes des Nations unies et que sa détermination reviendrait trop cher à l’Etat pour ne pas l’établir. Il est alors opportun de rappeler que dans sa résolution dont nous venons de faire état, l’Organisation des Nations Unies elle-même « incite les gouvernements à élaborer de nouvelles mesures qui tiennent mieux compte de l'importance de la recherche du bonheur et du bien-être afin d'orienter leurs politiques de développement ». Par voie de conséquence, le Pnud ‘’ Programme des Nations unies pour le Développement‘’ ne saurait manquer d’étudier favorablement une demande de financement de la constitution de cet indice du bien-être social si tant est qu’elle entrainera des frais trop importants pour notre Budget. La bouteille de butane dans la tourmente de la montée des prix La flambée des prix de tous les produits fait rage et détruit notre pouvoir d’achat de manière drastique. Il serait cependant malséant d’imputer le phénomène au régime en place, d’autant que l’on constate avec bonheur qu’il fait tout ce qui est en son pouvoir pour le contenir notamment en n’hésitant pas à revenir sur certaines décisions jugées finalement à tendance inflationniste. Au demeurant, il prend langue avec les industriels pour étudier avec eux les voies et moyens susceptibles de maitriser les prix. Cela n’est en principe pas du ressort d’un régime néo libéral classique, mais le chef de l’Etat nous avait promis de donner une orientation plus sociale à la présente magistrature; et d’évidence, il tient parole. D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais enregistré une action gouvernementale de pareille nature en pareille circonstance. A tout seigneur tout honneur donc. Ma préoccupation se situe toutefois à un niveau quelque peu différent : celui de tenir compte de ‘’l ‘histoire ‘’d’un produit s’il en a une, afin de savoir comment se comporter au mieux face à toute augmentation de prix le concernant. L’utilisation de la bouteille de gaz a effectivement une histoire économique qu’il sied de se remémorer pour éclairer toute décision devant l’affecter, dans la mesure où elle est déterminante dans la consommation des ménages et préservatrice de la santé des populations si l’on se réfère au charbon de bois. Elle a été fortement encouragée par le gouvernement. A cet effet, une campagne avait été menée en direction de la population et singulièrement en direction des bûcherons pour leur faire admettre les réels méfaits de la déforestation sur l’écosystème. Parallèlement, un grand travail de sensibilisation avait été entrepris auprès de nos mères pour les mettre sur le chemin de la modernité avec les bouteilles de gaz butane qui au demeurant devaient préserver leur santé des affres de la fumée toxique que dégage le charbon de bois. L’opération avait connu un succès certain. Il importe alors, lorsque l’Etat arrive après beaucoup d’efforts à un résultat aussi probant de veiller à ce qu’il ne soit pas détruit par toutes sortes de conjonctures y compris la montée inconsidérée des prix. Au reste, il convient d’avoir à l’esprit que certains produits n’ont pas que valeur marchande; ils revêtent également et intrinsèquement un caractère de développement. Passer du feu de bois au gaz butane dans l’usage domestique est tout à la fois un acquis de civilisation, un acquis de développement et un acquis de promotion sociale; le butane est désormais signe de bien-être et de confort des ménages. Aujourd’hui et à l’instar d’autres produits, actualité oblige, il est pénible de constater que son prix s’envole et que cet acquis n’est plus accessible au citoyen ordinaire; le risque est alors grand que son utilisation s’amenuise et ramène tous les problèmes de déforestation et de santé publique. Il serait bienvenu que le gouvernement pare à cette éventualité. Il sied de reconnaître toutefois que l’utilisation de la bouteille de butane était déjà hypothéquée avant son avènement sous l’effet d‘un certain nombre de facteurs dont l’on ne s’était malencontreusement pas soucié. Les augmentations successives du prix du produit laissé purement et simplement à la merci de la prétendue loi du marché, l’ont rendu inaccessible à la majeure partie de la population, constituant ainsi le premier goulot d’étranglement de cet acquis de développement. A cela, s’étaient ajoutées les malencontreuses ruptures d’approvisionnement qui avaient fini de désorienter les ménagères. Alors, les bûcherons reprirent du service et nos mères retournèrent progressivement au feu de bois, ramenant à elles, tous les maux dont elles souffraient : elles revinrent à la case départ. La quadrature du cercle ! La capitalisation de l’acquis n’avait donc pas eu lieu comme il se devait. Comment le gouvernement pourra- t-il corriger le tir ? Le régime a judicieusement trouvé les voies et moyens d’endiguer la flambée des prix de certains produits dont la baguette de pain en discutant avec les boulangers et en leur donnant même des gages. Il est alors à même d’en faire autant avec les importateurs du gaz butane; et nous lui faisons confiance. Il s’agit de sauvegarder un acquis de développement et de civilisation. Le pain fait essentiellement de farine de blé, au demeurant importée, n’est pas nécessaire à la vie du Béninois ordinaire quand bien même il s’en est accoutumé au point d’en devenir dépendant. Le feu, lui, est une condition sine qua non de la vie et le butane est sous nos cieux, le moyen moderne de faire le feu pour cuire les aliments. Au reste, nous n’avons pas le droit de laisser le feu du charbon de bois détruire la santé de nos mères. C’est dans mon esprit une affaire de conscience politique. *Ambassadeur Société 30 mars 2022


Partenariat Maroc-États-Unis : une solide alliance pour les défis sécuritaires et de développement
Consolider le partenariat sécuritaire et celui économique. Tel est le but de la visite d’Antony Blinken, secrétaire d'Etat américain au Royaume du Maroc, ce mardi 29 mars. Une visite qui s'inscrit certes dans un cadre stratégique global au Maghreb et dans le Golfe marqués par des tensions sécuritaires, mais au cœur duquel le Maroc, qui scelle sa normalisation avec Israël, occupe une place axiale. Ce qui justifie la présence au Maroc du secrétaire d'Etat américain qui avait déjà rencontré son homologue du Royaume chérifien, Nasser Bourita, lundi dernier à Néguev en Israël lors d'une réunion avec des alliés arabes, à savoir les Emirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte, et le Maroc, dans le cadre d’une alliance militaire inédite. L’accord dit d’Abraham visant la paix au Moyen-Orient s'est renforcé. Et le Maroc s’auréole d'un accord tripartite Israël-Usa-Maroc. Dans la débauche d’énergie qu’implique cette dynamique, Anthony Blinken a été reçu, ce mardi, en tête-à-tête pendant près de trois heures, par son homologue marocain, Nasser Bourita, pour consolider les bases du partenariat stratégique entre les deux pays, au service du développement et de la paix régionale et internationale. Les deux chefs de diplomatie, en conférence de presse par la suite à la salle de presse du ministère marocain en charge des Affaires étrangères, n’ont pas manqué de faire état de leur convergence de vues. Au menu de cet exercice, la sécurité bilatérale et régionale, avec focus sur la lutte contre le terrorisme au Sahel, les droits humains et l’impact économique de la guerre en Ukraine. La question cruciale de la souveraineté du Maroc au Sahara occidental n’a pas été occultée. A ce propos, c'est sans ambages que Blinken a réitéré le soutien des États-Unis au plan d’autonomie qu’il juge "crédible, sérieux, et réaliste" pour régler la question sarahouite. Situation à propos de laquelle Nasser Bourita exhorte « l'Europe à sortir de sa zone de confort ». Tout aux antipodes de cet attentisme déploré, « les relations entre les États-Unis et le Maroc s'appuient sur un partenariat solide, ambitieux et multiforme, conformément à la vision clairvoyante de sa Majesté le roi Mohammed VI », se satisfait Nasser Bourita, fort également des rapports personnels entre Mohammed VI et Joe Biden. La visite du secrétaire d'Etat américain illustre du reste la solidité de ce partenariat, qui porte également, au-delà du cadre bilatéral, les initiatives au Moyen-Orient, en Afrique en faveur de la sécurité, la stabilité et le développement. Cette visite, qui se poursuit jusqu'au 30 mars, est l’occasion de passer en revue les différents volets d’une coopération reconnue comme étant solide et multiforme entre deux alliés, qui jurent partager une vision et des valeurs communes. Aussi, sont-ils animés par la même détermination à ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.   Actualités 30 mars 2022


21e session du Conseil exécutif de la Cen-Sad : regain de vitalité au Maroc
Première réunion physique pour le Conseil exécutif de la Communauté des États sahélo-sahariens (Cen-Sad), après celle du 12 mars 2014. Elle se tient actuellement à Rabat du 28 au 30 mars, dénotant une sortie de léthargie sous la férule du Royaume du Maroc. Grâce à la volonté collective des États membres, la Cen-Sad retrouve graduellement son dynamisme, note avec satisfaction le Maroc qui accueille la 21e session de son Conseil exécutif. Cet état d’esprit est notable à la reprise des activités, à en juger par le nombre de participants, soit 24 délégations sur 25 membres de la Cen-Sad présentes hier à l’ouverture de ladite session. Preuve de l’engagement du Roi Mohammed VI pour l'intégration régionale et une diplomatie active au service du développement, se réjouit Brigi Rafini, secrétaire exécutif de la Cen-Sad, lundi dernier à la cérémonie d’ouverture solennelle précédant le huis clos du Conseil exécutif. Pour Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l'étranger, « La Cen-Sad est une véritable miniature de l’Afrique, dans sa richesse, sa diversité et ses défis », relevant que le continent dispose toutefois d’un potentiel important pour s’affirmer en tant que région dynamique pleine de complémentarité, productrice de valeur ajoutée et à même de mutualiser les défis socio-économiques de ses membres ». Aussi, le chef de la diplomatie marocaine appelle-t-il à maximiser le rôle que peut jouer la Cen-Sad en tant que levier de développement. Une occurrence qui passe notamment par la restauration d'une cadence normale des travaux des instances dirigeantes. « Aujourd'hui plus que jamais le fonctionnement de notre organisation doit être placé sous le signe de la solidarité et de l’efficacité, dans la perspective de sa participation active aux échéances continentales à venir », relève-t-il. Aussi, a-t-il assuré de l’engagement du Maroc à poursuivre l’édification de l'espace sahélo-saharien. Abondant dans le même sens, Brigi Rafini soutient aussi que la Cen-Sad doit se doter d’outils et de moyens d'intervention pour relever les défis dont le terrorisme qui impacte négativement l'espace communautaire aujourd'hui. Le secrétaire exécutif de la Cen-Sad a ensuite émis le vœu que la présente session puisse parachever le processus de réformes pour que l'institution, appelée du reste à une mobilisation des structures de jeunes et de femmes pour être au plus près de ses cibles, ne suscite plus d'inquiétudes quant à son avenir. Actualités 30 mars 2022


Relance de la Cen-Sad : les ambassadeurs et experts donnent le ton
Donner un regain de vitalité à la Cen-Sad, tombée quelque peu en léthargie depuis plusieurs années. Tel est le pari du Royaume du Maroc, qui affirme ainsi son leadership pour le bien de la communauté. C'est du moins le sens qu'il convient de donner à l'organisation du 21e Conseil exécutif ordinaire de la Communauté des États sahélo-sahériens (Cen-Sad). Le dudit conseil, qui se tient à Rabat du 28 au 30 mars 2022, s'est ouvert par la réunion préparatoire des ambassadeurs, représentants permanents et experts, lundi après-midi à Rabat. Selon le président de cette réunion préparatoire, Mogomtaye Appollinaire, l'objectif est de procéder à " l'examen des textes essentiels pour la survie de notre institution, la Cen-Sad". Et pour cause, "Il n'y a pas eu de réunion statutaire de la Cen-Sad depuis 2019", a-t-il fait observer, louant l'initiative du Maroc d'avoir abrité cette session, et formulant le souhait qu'elle puisse relancer et faire fonctionner la Cen-Sad en vue de lui permettre d'atteindre ses objectifs. L’espace communautaire de la Cen-Sad est confronté à des problématiques diverses, notamment les problèmes liés à la sécurité, à la santé, à l'économie et au développement durable. Il est du ressort de la Cen-Sad d'aider les États membres à relever ses défis, a-t-il convenu, à condition d'en faire une institution forte. C'est le but, par la relance de ses activités, dont le ton vient d'être donné à Rabat. Actualités 29 mars 2022


Dématérialisation de l’administration publique : L’intérêt de la plateforme d’interopérabilité, selon Serge Adjovi
Le Bénin fait des efforts majeurs pour la dématérialisation de l’administration publique et son efficacité. La plateforme nationale d’interopérabilité permet au gouvernement de faire des prouesses. C’est avec fierté que Serge Adjovi, directeur de l’Agence des Services et Systèmes d'Information du Bénin parle de la plateforme nationale d’interopérabilité. Il a saisi l’occasion de sa communication lors de la rentrée thématique de La Nation pour lever un coin de voile sur cette réforme qui connaît du succès, et qui facilite la vie aux usagers d’une administration qui se veut intelligente. « C’est une plateforme que nous avons mise en place avec l’aide de nos partenaires estoniens qui marche très bien. La plateforme est connectable à toutes les bases de l’administration publique. Donc, quand il y a une information, elle va chercher dans la base de données la plus pertinente », a-t-il dévoilé, lors de son exposé le 4 mars 2022. Cette avancée est le fruit de la volonté du gouvernement d’œuvrer pour une transformation digitale du Bénin, à travers le projet d’administration intelligente dénommé Smart Gouv. Le recours à l’interopérabilité a été indispensable pour faciliter les échanges de données entre différentes sources. «Par exemple, aujourd’hui, nous avons une base de données qui rassemble des informations civiles et biométriques de la population béninoise. Il n’y a pas de service de l’administration qui traite de vos documents personnels qui n’a pas accès, à travers la plateforme d’interopérabilité, à la base biométrique pour pouvoir vérifier l’orthographe du nom, la date de naissance et un certain nombre de choses. Ça sert à la fois à identifier et à authentifier les personnes », a-t-il précisé. La pertinence de la plateforme nationale d’interopérabilité n’est plus à démontrer dans divers secteurs. Elle accroît l’efficacité de l’administration publique, favorise la réduction des coûts pour les usagers, améliore la qualité des services fournis. C’est aussi un atout pour la maîtrise et la réduction des coûts liés au développement et à la maintenance de solutions? Société 29 mars 2022


Audience au Conseil économique et social : Une délégation de l’association Egbè ibilè chez Tabé Gbian
Ce vendredi 25 mars, une délégation de l’association Egbè ibilè s’est rendue au cabinet du président du Conseil économique et social, Tabé Gbian. Il était question pour la délégation de lui faire part de l’organisation prochaine de la fête identitaire des Shabè. Du 12 au 17 avril prochain, aura lieu la première édition de la fête identitaire des Shabè du Bénin et d’ailleurs. A cet effet, le président du Conseil économique et social (Ces), Tabé Gbian, a reçu en audience, vendredi 25 mars dernier, une délégation de l’association Egbè ibilè conduite par son président Chabi Otèwa Charles Adimi. « Egbè ibilè est la fête identitaire des Shabè du monde entier dénommée Odé ibilè et nous projetons de l’organiser du 12 au 17 avril prochain. C’est à ce sujet que nous avons sollicité une audience auprès de la haute autorité du Conseil économique et social », a fait savoir Chabi Otèwa Charles Adimi. A l’en croire, si par le passé il y a eu des dizaines d’événements culturels en milieu Shabè, cette première édition d’Odé ibilè est un événement de grande envergure car, il s’agit d’un renouveau culturel dont l’objectif est de valoriser et de promouvoir la culture, le patrimoine culturel, touristique et cultuel en pays Shabè. L’idée de cet événement vient du diagnostic des événements culturels précédents, a souligné le président de la délégation Chabi Otèwa Charles Adimi. Cette première édition d’Odé ibilè se veut inclusive. Il n’y a donc pas que les Shabé de souche qui prendront part à cette activité. Les sympathisants et les communautés vivant en pays Shabè y sont également conviés. C’est à cet effet que le thème choisi pour cette fête est: ‘’Le pays Shabè, terre de paix et de brassage pluriethnique’’. Chabi Otèwa Charles Adimi a par ailleurs souligné qu’il ne s’agit pas d’une activité politique. « Autant Egbè ibilè, la structure faîtière qui porte Odé ibilè est apolitique, autant la fête identitaire est apolitique», a-t-il précisé. La délégation en a profité pour inviter à la manifestation le président du Conseil économique et social.   Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 29 mars 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Le secrétaire général de l’Ahjucaf chez Joseph Djogbénou
Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience, vendredi 25 mars dernier, Jean-Paul Jean, secrétaire général de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjucaf). Au cœur des échanges auxquels a pris part Victor Adossou, président de la Cour suprême, il était question du septième congrès de l’Ahjucaf qui se tiendra fin juin à Cotonou. « J’ai conduit au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, un grand magistrat français, le président Jean-Paul Jean qui est président de chambre honoraire à la Cour de cassation de France. Il est le secrétaire général de l’Association des hautes juridictions de cassation des pays ayant en partage l’usage du français (Ahjucaf). Il est venu au Bénin parce que cette association, présente dans les pays de l’espace francophone, a choisi le Bénin pour servir de cadre à son prochain congrès», a introduit Victor Adossou, président de la Cour suprême. En effet, Cotonou accueille du 30 juin au 1er juillet, le septième congrès de l’Ahjucaf. A en croire l’hôte, Jean-Paul Jean, le Bénin a été choisi au regard de la qualité de ses grands juristes et universitaires. Le professeur Joseph Djogbénou a d’ailleurs été identifié pour faire partie du comité scientifique des travaux de ce colloque. En outre, le secrétaire général de l’Ahjucaf fait savoir que les travaux de cette session vont démarrer avec deux conférences introductives dont l’une sera animée par le professeur Joseph Djogbénou. « Je suis content que ce soit institutionnellement le président de la Cour constitutionnelle, et intellectuellement le professeur Joseph Djogbénou, qui anime cette conférence inaugurale », a confié Jean-Paul Jean. Le septième congrès de l’Ahjucaf va se tenir sur le thème : «La motivation des décisions de justice». « Il s’agit de dire le droit et être compris car aujourd’hui c’est une exigence pour les justiciables de comprendre le droit », va soutenir le secrétaire général de l’Ahjucaf. Dans ce sens, Jean-Paul Jean retient une expression du président de la Cour constitutionnelle qui traduit cette exigence. « On peut juger son juge sur la façon dont il rend sa décision, que l’on ait gagné ou pas ». Pour Joseph Djogbénou, l’un des droits fondamentaux du citoyen, c’est de comprendre comment a été jugée son affaire. Actualités 29 mars 2022


Lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent : Le rôle de la société civile décrypté
La société civile a un rôle déterminant à jouer dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. Au cours de son assemblée générale ordinaire tenue, vendredi 25 mars dernier, Social Watch Bénin a réfléchi sur des pistes de coproduction de la paix. Tous acteurs de la paix et de la sécurité. C’est le leitmotiv de Social Watch Bénin, surtout dans un contexte de dégradation de la sécurité dans la sous-région. Cette organisation de la société civile a saisi l’occasion de son assemblée générale ordinaire pour échanger sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix. « Cette assemblée générale ordinaire annuelle s’ouvre dans un contexte socio-économique et politique inédit, particulièrement marqué par des attaques terroristes répétées qui menacent la paix. C’est la raison pour laquelle elle est placée sous le thème : « Rôle des Organisations de la société civile dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent au Bénin» afin de mieux nous outiller pour jouer, de façon responsable, notre partition dans le processus de prévention de ces fléaux qui menacent dangereusement la paix sans laquelle aucune initiative de développement n’est possible », a martelé Blanche Sonon, présidente du Conseil d’administration de Social Watch Bénin, à l’ouverture des travaux. En contact direct des populations, les acteurs de la société civile disposent généralement d’une bonne connaissance de leur environnement. Il y a donc des raisons que les instances gouvernementales de prévention et de lutte contre l’extrémisme violent tirent profit de ces atouts en renforçant la collaboration avec ces acteurs. Dr Ayité Marcel Baglo, directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des frontières (Abegief) a, à l’occasion, présenté une communication suivie d’échanges. Cette assemblée générale ordinaire de Social Watch Bénin est la treizième du réseau, et la première du mandat du conseil d’administration installé, il y a un an. Ainsi, en dehors des échanges sur le rôle des Osc dans la coproduction de la paix au Bénin, le point des activités menées a été fait, de même que les difficultés rencontrées et les défis à relever. Les débats ont permis de faire l’analyse des progrès réalisés, de les croiser avec les moyens mobilisés. « Grâce à l’engagement et à la dextérité des organes exécutif et décisionnel, l’année 2021, celle du bilan de la mise en œuvre de notre Plan stratégique quinquennal 2016-2020 a été laborieuse, malgré la crise sanitaire mondiale liée à la Covid-19 et celle systémique qui ont éprouvé le réseau », a-t-elle indiqué. 17 ans après sa création, Social Watch Bénin reste donc déterminée à contribuer efficacement au développement durable. Environnement 29 mars 2022


Sylviculture durable : Un rempart pour la biodiversité
A tort ou à raison, la sylviculture est perçue comme un ennemi de la biodiversité. Ce qui n’est toujours pas vérifié. Au Bénin, l’administration forestière et les Ong travaillent à promouvoir les bonnes pratiques. Des exploitants de bois destructeurs de la biodiversité. C’est un cliché qui fâche. Mais, « Il faudrait faire la part des choses », rétorque Bertin Akouta, président de la fédération nationale des associations des opérateurs économiques de la filière-bois. Et il a ses raisons. « Le bois d’énergie était exploité anarchiquement, mais on sait que l’exploitation du bois d’œuvre est sélective. Il y a eu, par le passé, un peu de désordre parce qu’il n’y avait pas, par exemple, une structure en tant que telle pour sensibiliser davantage les acteurs et œuvrer pour une synergie dans le sens de la protection de la biodiversité», martèle-t-il. Cependant, la menace est réelle. Une étude conduite par le Professeur Brice Sinsin, et rendue publique en 2021, sur l’évaluation et la hiérarchisation des menaces portant sur la biodiversité au Bénin donne des signaux peu rassurants. « Les tendances évolutives font état de menaces très importantes sur les différents écosystèmes et espèces associés. Quel que soit le groupe biologique, l’exploitation forestière constitue le secteur principal mis en cause, car ne respectant pas les quotas d’exploitation prévus et surtout les tailles des ressources à exploiter. Aussi, les besoins sans cesse croissants du marché amènent parfois les exploitants à prélever des juvéniles en violation de toute règle qui régit la conservation de la biodiversité des écosystèmes», dévoile le rapport d’étude de 103 pages. Au Bénin, les tendances évolutives font état du recul des formations naturelles, avec une perte significative de couverture forestière entre 1990 et 2005 estimée à 130 000 ha, soit 2,1% par an selon le cinquième Rapport national sur la diversité biologique. Les estimations du rapport d’étude du Professeur Sinsin sur la période allant de 2005 à 2015 révèlent des tendances relativement similaires quant aux changements d’occupation du sol observés. La tendance n’est pas particulière au Bénin. Le thème de l’édition 2022 de la Journée internationale des forêts se justifie bien : « Les forêts et une production et une consommation durables ». Ce slogan est un appel à choisir un bois durable pour les personnes et la planète. Inverser la tendance Ces dernières années, le gouvernement a pris des mesures hardies pour arrêter la saignée. Les efforts de reboisement s’intensifient, avec l’implication des acteurs de la filière forêt-bois. Pour Marc Blèossi Edey, secrétaire général du groupe Atc industrie de bois, la prise de conscience est réelle. « Étant dans la transformation du bois, nous sommes appelés à acquérir le bois auprès de l’Onab, en grande partie. Cette matière première n’est pas naturellement extensible. Quand vous coupez, ça va finir. Il faut pouvoir planter, faire du reboisement pour garantir sur les années à venir l’existence de cette matière première qui est très noble, mais qui est aussi épuisable. On doit travailler à renouveler le patrimoine forestier », explique cet acteur interrogé au détour du Café biodiversité le 11 mars 2022. D’ailleurs, l’accès à la matière première, c’est-à-dire le bois pour les industries, est conditionné au Bénin à la mise en place de plantation privée. C’est une chaîne de valeur qui s’impose désormais et à laquelle les acteurs adhèrent. Cependant, des contraintes ne manquent pas. « Nous avons une plantation d’environ 20 ha. On aurait souhaité en avoir plus, mais entre autres, la disponibilité foncière n’est pas toujours garantie. Ce n’est pas toujours aisé », fait remarquer Marc Edey. De son côté, la société civile pense qu’il faut continuer à susciter davantage cette volonté de la part des acteurs de la sylviculture. « Il faut un dialogue structurant pour avoir des engagements volontaires pour limiter les impacts sur la biodiversité », insiste Is Deen Akambi, assistant technique à l’Ong Eco Bénin. Le suivi des exploitations, la mise en place des éclaircies, la disponibilité de semences entrent aussi en ligne de compte, pour des résultats tangibles, surtout dans un contexte de changements climatiques. Des bonnes pratiques à promouvoir Dans le processus de plantation, pour répondre au besoin de bois, il y a des comportements à adopter. Le lieutenant Josué Kpétéré, Chef Unité de la formation professionnelle et des sports à l’Ecole nationale des Eaux, Forêts et Chasse recommande la conservation des habitats naturels des espèces qui dépendent de la forêt. « Si nous savons qu’il y a une espèce qui ne peut vivre que dans tel habitat, il faut que nous puissions penser à elle et la préserver », souligne-t-il. Au-delà, l'adoption de protocoles permettant de maintenir en l’état, voire de multiplier la biodiversité de l’écosystème forestier et la mise en place d’un plan de coupe basé sur la succession des parcelles sont des pratiques à promouvoir. « Il faut voir comment couper pour permettre aux espèces de pouvoir se déplacer pour trouver un autre habitat. C’est cela le protocole de coupe. Ensuite, il y a cette pratique qui permet d’épargner les noyaux, le fait de laisser une zone de végétation naturelle permet aux espèces de s’y réfugier et de partir de là pour coloniser les autres parties de la plantation», explique le lieutenant Josué Kpétéré. La programmation des coupes en fonction des périodes de reproduction et le maintien des arbres accueillant des nids d’oiseaux qui reviennent chaque année seront aussi bénéfiques pour la sylviculture. Rien n’est anodin. « Si vous avez une plantation en monoculture, dès qu’elle est attaquée, il n’y a plus de défense. Mais, s’il y a une diversité biologique, elle peut conserver les rudiments qui vont permettre à la plante de résister aux attaques », explique-t-il. La sylviculture a donc besoin d’être proche de la nature pour être rentable et durable. Culture 29 mars 2022


Visite des œuvres d’art au palais de la Marina : Porto-Novo s’inspire de la vision de Talon pour le tourisme
En contemplant les trésors royaux et œuvres d’art contemporain, jeudi 25 mars dernier, le Conseil municipal de Porto-Novo veut, au-delà de sa visite, prendre conscience du rôle qu’il doit jouer pour non seulement accompagner la vision du chef de l’Etat pour le Tourisme mais aussi booster l’économie touristique locale. Les membres du Conseil municipal de Porto-Novo dans les locaux du palais de la Présidence. Ils ont effectué le déplacement depuis la ville aux trois noms pour contempler les trésors royaux restitués par la France et les œuvres réalisées par les artistes contemporains. La délégation est conduite par le maire de la ville, Charlemagne Yankoty. Après le briefing sur le contexte de l’exposition, le maire et sa suite ont entamé la visite proprement dite. Ils ont ainsi admiré les trônes d’apparat, la tunique et le pantalon des soldats du royaume du Danxômè ainsi que les assen et autres. «Quand on voit les bochio et les trônes d’apparat en image, on ne pouvait pas imaginer que ce sont des sculptures d’une taille aussi impressionnante. C’est magnifique ! Il faut saluer le talent de nos artistes de l’époque, nos aïeux », affirme le maire de Porto-Novo. Charlemagne Yankoty est en tout cas sidéré par l’exposition au palais de la Marina. Elle est belle et rehausse l’image du Bénin, assure-t-il. «Je pense que tous les Béninois doivent accompagner cette initiative du chef de l’Etat. C’est important que les gens fassent le déplacement pour venir voir. Lorsque vous ne venez pas, vous ne comprendrez pas tout ce qui se dit… », ajoute le premier citoyen de la ville capitale. Parmi les 26 œuvres, le trône de Guézo a beaucoup plus impressionné le maire. « C’est magnifique ! On ne dirait même pas un trône qui date des années 1800. Cela montre le génie des artisans des cours royales de l’époque. Toutes les œuvres sont magnifiques mais ça, particulièrement, ça m’a marqué…», confie Charlemagne Yankoty. Après les trésors royaux, la délégation du maire a aussi visité les œuvres contemporaines. Là également, le maire et sa suite ont fortement apprécié le travail qu’abattent les artistes contemporains. A l’école de Talon Au-delà de la visite, la mairie de Porto-Novo envisage de s’inspirer de la vision et de la méthode Talon pour le tourisme. « Si le chef de l’Etat s’investit pour booster le tourisme, pour donner du sens à notre culture, pour encourager les artistes, il faut qu’on se pose la question de savoir : au niveau local, ce que nous faisons, quel est notre rôle. Nous avons des artistes talentueux sur notre territoire, que peut-on faire pour les encourager afin qu’ils puissent vraiment progresser et devenir de grands artistes demain ? Si déjà au début de leur carrière, ils doivent être confrontés à des difficultés au point d’abandonner, vous comprenez que ce sont nos localités qui perdent des talents», explique le maire Charlemagne Yankoty. Le locataire de l’hôtel de ville de Porto-Novo poursuit: « Le président a compris qu’il faut faire du tourisme un levier économique de notre pays. En tant que maire de la ville de Porto-Novo, je sais que nous avons encore des trésors là-bas (en France). Nous avons notre Adjogan qui est encore là-bas. Nous avons pas mal de trésors également. Aujourd’hui, nous avons la chance d’avoir l’investissement concernant le Musée international du Vodoun qui se fera sur notre territoire. A coup sûr, c’est un musée qui va abriter des trésors, je l’espère bien. Mais pour que les gens y viennent, pour que les gens visitent, il faut qu’on se pose la question de savoir quel est le rôle de la municipalité. C’est forts de cela que nous nous sommes dit que le président ne peut pas être en train de s’investir pour booster le tourisme dans notre pays, pour faire du tourisme un levier économique au niveau de notre pays et en tant qu’élus au niveau local, on ne saurait jouer notre partition ». Le maire et sa délégation sont donc repartis satisfaits de l’exposition. Ils partent également avec l’engagement de mieux promouvoir la culture et les arts pour le développement de l’industrie touristique locale. Culture 29 mars 2022


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