La Nation Bénin...
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Dans le cadre de la préparation des législatives du 28 avril prochain, et ce conformément à son calendrier, la Commission électorale nationale autonome (Céna) a procédé, du 30 janvier au 13 février dernier sur toute l’étendue du territoire, à l’enregistrement des candidatures pour le recrutement d’agents électoraux. Face à la presse, hier mardi 19 février, le président de la Céna, Emmanuel Tiando, a fait le point de cette opération.
« En attendant de mieux affiner les chiffres, nous pouvons déjà indiquer que sur un total d’un peu moins de 45 000 agents à recruter, toutes catégories confondues, nous avons enregistré plus de 123 370 candidatures », a annoncé le président de la Céna Emmanuel Tiando. Il s’agissait de recruter trois profils d’agents électoraux notamment des coordonnateurs d’arrondissement (Ca), des assistants coordonnateurs d’arrondissement (Aca) et des membres de postes de vote (Mpv). Au poste de coordonnateurs d’arrondissement ; sur un besoin attendu de 546 agents à recruter, il a été enregistré 4188 candidatures soit 3642 candidatures supplémentaires, ce qui représente 7,8 candidats par poste. Au poste d’Assistants coordonnateurs d’arrondissement ; il a été enregistré 43524 candidatures sur un besoin d’environ 1700 agents soit 41824 candidatures supplémentaires, ce qui donne 25,6 candidats par poste. Au poste de Membres de postes de vote ; sur un besoin de 42237 agents à recruter, il a été enregistré 75666 candidatures soit 33429 candidatures supplémentaires, ce qui correspond à 1,8 candidat par poste. « En somme, sur un besoin total d’environ 45000 agents à recruter, il a été enregistré plus de 78370 candidatures supplémentaires toutes catégories d’agents électoraux confondues, même s’il existe des disparités entre les communes », précise le président de la Céna. Ainsi se présente donc les statistiques de l’opération d’enregistrement des candidatures aux différents postes d’agents électoraux.
Pour la Céna, ce nombre élevé de candidatures traduit le grand engouement des Béninois pour la chose électorale. « Il convient de se réjouir de cet engagement citoyen de nos concitoyens. Grâce à ce fort taux d’enregistrement, nous disposons d’une banque de données dans laquelle nous puiserons», a affirmé Emmanuel Tiando qui promet déjà transparence, équité, égalité de chances mais aussi rigueur sur les critères de qualification professionnelle et d’expérience dans la désignation définitive des agents électoraux. C’était aussi l’occasion pour le président de la Céna de remercier les préfets, les maires, les élus locaux et toutes autres personnes de bonne volonté, pour l’appui apporté aux équipes déployées sur le terrain pour l’enregistrement des candidatures, et de les exhorter à maintenir cette même coopération durant la suite du processus électoral.

19 février 1990 - 19 février 2019. Il y a vingt-neuf ans, commençait la Conférence nationale des forces vives. Historique rencontre qui sonnait le glas de dix-sept ans de Révolution marxiste-léniniste et qui jetait aussi les bases de la démocratie et de l’Etat de droit.
Tenue du 19 au 28 février 1990 à l’Hôtel PLM Alédjo de Cotonou, la conférence des forces vives de la nation a ouvert la voie à la démocratie au Bénin, voire en Afrique. Elle fait suite à la session conjointe des organes centraux de l’Etat, des 6 et 7 décembre 1989, qui avait, entre autres, décidé de la libération du pays de l’idéologie du marxisme-léninisme et de séparer le Parti de la Révolution populaire du Bénin (Prpb) de l’Etat, de la création d’une nouvelle structure gouvernementale.
En effet, le régime militaire qui s’est installé au pouvoir sous l’égide de Mathieu Kérékou à la faveur du coup d’Etat du 26 octobre 1972, faisait face à d’énormes difficultés socioéconomiques avec leurs corollaires de crises sociale et économique, grèves, mesures d’austérité, émeutes. Toutes choses qui ont fait capituler les révolutionnaires qui avaient pourtant promis de diriger le pays « dans la sagesse et la dignité ».
Sonnant le glas de dix-sept années de Révolution marxiste-léniniste soldées par de graves turbulences et un programme d’ajustement structurel (Pas), la conférence s’est déroulée sous la présidence de Mgr Isidore de Souza, alors archevêque de Cotonou. Ayant réuni près de cinq cents participants venant de toutes les couches socioprofessionnelles, de sensibilités politiques diverses et donc d’intérêts divergents, elle a jeté les bases d’un Etat de droit dans lequel « le pouvoir est service ».
Les participants se sont entendus pour demander que le pouvoir ne puisse plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres et pour proclamer sans ambiguïté la souveraineté du rassemblement et la force exécutoire des décisions, selon le rapport général présenté par Albert Tévoédjrè. Il est décidé que le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif, le pouvoir judiciaire soient clairement séparés, que la presse soit libre et responsable, que puissent s’exprimer et fleurir des mouvements associatifs, des coopératives dynamiques et productrices de biens. En somme, il était question « que les libertés fondamentales soient garanties pour tous et que nul ne s’arroge le droit de chosifier l’autre et de le mettre à genoux ».
Changement
La conférence nationale a décidé du changement, notamment d’une nouvelle Constitution qui sera soumise au référendum populaire plus tard, une loi fondamentale adoptée le 11 décembre 1990, qui consacrera un régime entièrement démocratique pour un développement fondé sur le travail, la liberté et la solidarité. Sous l’autorité du chef de l’Etat, Mathieu Kérékou, qui s’est montré assez ouvert, un gouvernement avec à sa tête un premier ministre unanimement désigné par la Conférence en la personne de Nicéphore Soglo, cadre de la Banque mondiale, est chargé de trouver les voies et moyens pour sortir de la grande crise qui sévissait. Pour ce faire, il a été jugé opportun de coupler au Pas, un programme national de redressement économique et social, comptant sur les ressources nationales, les organisations non gouvernementales, nationales et internationales, la diaspora.
Un Haut Conseil de la République est également institué pour, entre autres, « contrôler le suivi des décisions de la Conférence nationale ; exercer la fonction législative, notamment en matière budgétaire ; contrôler l’Exécutif ; superviser les élections législatives et présidentielles, ainsi que le règlement du contentieux électoral ; assurer l’accès équitable des partis politiques aux mass-médias officiels et veiller au respect de la déontologie en matière d’information ».
Une attention prioritaire devrait être accordée à l’éducation pour la formation générale, la formation à l’emploi, la formation du caractère et l’utilisation des ressources humaines pour atteindre l’objectif du développement.
Par ailleurs, les armoiries et le drapeau vert-jaune-rouge de la période du Dahomey seront repris au détriment des emblèmes de la République populaire du Bénin.
Au total, la Conférence nationale des forces vives a eu pour mérite de réconcilier la nation avec elle-même et de baliser le chemin pour la démocratie au Bénin, quoique les acquis restent fragiles.
Fière chandelle à Mgr Isidore de Souza
A la recherche d’un homme neutre et charismatique, le choix a été porté sur Mgr Isidore de Souza, pour présider la Conférence nationale des forces vives. A son corps défendant ! La providence l’a ainsi choisi pour faire de lui l’instrument qui a permis d’ouvrir la voie de la démocratie au Bénin et en Afrique.
« Ce fut pour moi une véritable expérience de l’audace de la foi, dans l’amour de l’Eglise et de mon pays en crise », témoignera celui qui deviendra plus tard président du Haut Conseil de la République, l’ancêtre de la Cour constitutionnelle du Bénin.
Pour avoir conduit les travaux de ce virage national sensible, avec tact et fermeté, il a montré ses qualités de fin diplomate, d’homme de conviction, mais aussi d’écoute et de concession. Les tentatives sans grand succès dans d’autres pays, avec des hommes d’église, pourtant de son rang sur le continent, montrent que cette figure ecclésiale avait quelque chose de particulier, une certaine onction qui lui a permis de canaliser les débats et de contenir les rivalités à peine voilées. Au-delà du devoir et de la responsabilité de citoyen et de chrétien accomplis, il a évité que des politiciens se servent de lui et de l’Eglise à des fins inavouées. Son œuvre est immense et à perpétuer.

(Seuls 14 députés étaient présents à l’hémicycle)
L’ouverture de la 2e session extraordinaire de l’année 2019 n’a pas été possible, ce lundi 18 février, pour défaut de quorum des députés qui ont déserté l’hémicycle au profit, certainement, des tractations en vue de leur réélection.
La septième législature ne déroge pas à la tradition de fin de mandature avec l’absentéisme remarquable des députés au Parlement. Le constat a été une fois encore, fait ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs où devrait s’ouvrir la 2e session extraordinaire de l’année 2019. Les travaux n’ont pu être lancés faute de quorum. Il a été relevé la présence de 14 députés seulement après vérification du quorum par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui préside la séance. Ce constat a été fait aux environs de 12 heures alors que les députés étaient invités pour 10 h. Après plus de deux heures d’attente, les députés se faisaient toujours désirer. Le même constat était fait lors de l’ouverture de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février. La mobilisation des députés ne cesse de faiblir depuis le début de cette année avec la veillée d’armes pour les élections législatives du 28 avril prochain. Les députés semblent ne plus avoir le cœur à l’ouvrage au Parlement. Très peu d’entre eux participent maintenant aux travaux à l’hémicycle. Une ambiance de Parlement buissonnier qui rappelle l’atmosphère de fin de mandature sous les précédentes législatures.
Mais, aussi paradoxal que cela puisse paraître, la présente session extraordinaire a été demandée par la majorité des députés. Ils n’ont pas alors raison de boycotter leur propre signature. Puisque ce sont eux-mêmes qui ont signé la demande de convocation de cette session extraordinaire pour ce lundi et pour laquelle ils ont inscrit l’examen de sept dossiers à son ordre du jour. Les points concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin ; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin ; l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale gestion 2016; l’étude du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique et l’examen du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévues par la Constitution.
Aucun de ces dossiers n’a pu donc être examiné hier puisque la session extraordinaire elle-même n’a pas été ouverte. Eric Houndété n’a eu d’autre choix que de renvoyer l’ouverture de la session extraordinaire à 72 heures plus tard, c’est-à-dire au jeudi 21 février prochain. A cette nouvelle séance plénière, quel que soit le nombre de députés présents, le Parlement peut délibérer. Cela, sur le fondement de l’article 85 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui stipule que : « Si, à l’ouverture d’une session, le quorum de la moitié plus un des membres composant l’Assemblée nationale n’est pas atteint, la séance est renvoyée au troisième jour qui suit. Les délibérations sont alors valables, quel que soit le quorum ».

Le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) s’est préoccupé de l’exécution et de l’appel des décisions du Tribunal de commerce de Cotonou, vendredi 15 février dernier, à l’occasion d’un cocktail-débat entre ses membres et le président de cette institution. Les échanges ont porté sur les implications de cette réforme majeure dans l’arsenal juridique béninois.
« Les préoccupations des investisseurs privés sur la procédure de l’exécution et l’appel des décisions du Tribunal de commerce de Cotonou ». Tel est le thème autour duquel se sont déroulés les échanges entre le secteur privé et le président du Tribunal de commerce, William Kodjoh-Kpakpassou.
A l’entame de ce cocktail-débat qui s’inscrit dans la dynamique pour le Conseil des investisseurs privés au Bénin (Cipb) de travailler pour l’amélioration du climat des affaires dans le pays, son président, Roland Riboux, a souligné qu’il s’agit, en prélude à la rencontre du cadre de concertation entre le ministère de la Justice et le secteur privé annoncée dans le courant de mars prochain, de réfléchir et d’exposer les préoccupations du secteur privé sur l’exécution des décisions de justice en matière commerciale et l’appel des décisions rendues par le Tribunal de commerce de Cotonou. « A l’épreuve de la pratique de ces différentes lois, les consommateurs des services judiciaires que nous sommes, se rendent compte que les réformes sont inachevées », défend-il.
Il relève deux difficultés majeures qui plombent d’une manière globale la réforme sur les juridictions commerciales au Bénin.
La première, précise-t-il, est liée à l’exécution des décisions du Tribunal commercial. En effet, la loi modificative du Code de procédures civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes qui a créé les juridictions commerciales est restée muette sur les articles 583 et suivants du Code des procédures relatifs au juge de l’exécution. Subséquemment, en cas de difficulté d’exécution d’une décision du Tribunal de Commerce de Cotonou, le Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou se déclare compétent en même temps que le Tribunal de Commerce de Cotonou.
En conclusion, des dossiers commerciaux sont encore pris au Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou. Mettant en exergue la lenteur du Tribunal de première instance de droit commun de Cotonou, ajoutée à l’absence de publication de ses décisions, il note une véritable insécurité judiciaire qui se dégage de cette situation.
La seconde difficulté concerne les Cours d’appel de commerce. En effet, les Cours d’appel de commerce ne sont pas encore installées et la loi a déjà supprimé les chambres commerciales des Cours d’appel de droit commun. En toute logique, les décisions du Tribunal de Commerce de Cotonou qui ont fait l’objet d’appel devraient rester sans jugement. Cependant, dans les faits, les chambres commerciales des Cours d’appel de droit commun continuent de prendre les dossiers en appel alors même qu’elles n’ont plus d’existence légale. La portée des arrêts rendus par ces chambres commerciales est juridiquement discutable d’autant plus qu’en cas de pourvoi en cassation, il faut aller à la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (Ccja) à Abidjan. Cette seconde difficulté renforce l’insécurité judiciaire, admet-il.
Toutes choses qu’il convient d’appréhender pour un plein exercice des affaires, à son avis.
Célérité dans les décisions
Présentant le contexte de la création du tribunal de commerce de Cotonou, le président de l’institution a indiqué que l’Assemblée nationale du Bénin a adopté à l’unanimité le 4 juillet 2016, la loi n° 2016-15 modifiant et complétant la loi n° 2001-37 du 10 juin 2002 portant organisation judiciaire en République du Bénin et la loi n° 2016-16 modifiant et complétant la loi n° 2008-07 du 28 février 2011 portant code de procédures civile, commerciale, sociale, administrative et des comptes (Cpccsac) en République du Bénin. L’une des innovations majeures de ces deux lois mises en vigueur en octobre 2016 est la création des Tribunaux de Commerce au Bénin, notamment ceux de Cotonou, d’Abomey et de Parakou et des cours d’appel de commerce de Porto-Novo, d’Abomey et de Parakou.
La phase d’installation et d’opérationnalisation des tribunaux de commerce a commencé par le Tribunal de Commerce de Cotonou en décembre 2017.
Une phase qui marque une avancée majeure de la justice béninoise. Relevant le dynamisme constaté dans son fonctionnement, après une année d’activités, William Kodjoh-Kpakpassou a souligné que le Tribunal de Commerce de Cotonou est une juridiction professionnelle au service des professionnels. Une juridiction qui ne cesse de faire ses preuves à travers la célérité des décisions et les résultats remarquables obtenus.

Les matchs de la seizième journée du championnat national de football de Ligue 1 se sont déroulés, le week-end dernier, avec diverses fortunes pour les clubs en compétition. Les Buffles du Borgou, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou et l’Association sportive Oussou Saka (Asos) ont pu tirer leur épingle du jeu en s’imposant respectivement face aux Dragons de l’Ouémé, l’Université Polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo (Upi-Onm) et aux Panthères de Djougou.
Le duel entre les Buffles du Borgou et les Dragons de l’Ouémé Football club s’est soldé par la victoire des locaux (1-0), dimanche 17 février dernier, au stade municipal de Parakou. Les poulains de l’entraîneur Bruno Adoula Goudjo confirment une fois encore leur hégémonie sur le tournoi. A 32 points +12, ils restent solides leaders du championnat national de Ligue 1 de football. Une position confortable avant leur déplacement dimanche prochain à Pobè où ils seront les hôtes à jouer de la Jeunesse sportive de Pobè (Jsp).
Au stade René Pleven de Cotonou, l’Association sportive du Port autonome de Cotonou s’est débarrassée (3-0) de l’Université Polytechnique Obiang Nguéma Mbasogo (Upi-Onm). Une première victoire pour Luc René Messanh sur le banc des Portuaires. Avec ce résultat, l’Aspac prend la troisième place de la compétition avec 25 points +4 tandis que l’Upi-Onm reste au bas du tableau à la 16e place avec 14 points -13. Les Portuaires vont effectuer un déplacement périlleux samedi prochain pour affronter au Saint Louis stadium de Sèmè-Kraké, l’Union sportive de la localité tandis que l’Upi-Onm va recevoir l’Asos au stade Réné Pleven de Cotonou.
Vainqueur des Panthères de Djougou (3-1), l’Association sportive Oussou Saka se maintient dans le peloton de tête de ce championnat avec 21 points +4. Elle dispute la 6e place avec Asvo, 22 points +4.
En allant accrocher (0-0) l’Association sportive de la Vallée sur ses installations, Tonnerre Football club de Bohicon conserve sa deuxième place dans du championnat de Ligue 1 avec 25 points +5. A 7 points du leader, il sera au repos le week-end à cause de la disqualification de l’Association sportive de la Police.
A Bembèrèkè, Béké de la localité a battu Dynamo d’Abomey sur le score étriqué de 1-0. Les protégés du président Francis Koto Gbian partagent la 4e place avec la Jeunesse sportive de Pobè. Ils totalisent 24 points +5 tandis que Dynamo d’Abomey est 12e avec 17 points +1. Béké sera en déplacement à Cotonou le week-end prochain où il sera l’hôte de la Jeunesse athlétique de Cotonou. Contraint au nul (0-0) par la Jeunesse sportive de Pobè, dimanche dernier, Energie Football club, 13e avec 17 points -1 est attendu par les Panthères au stade Atchoukouma de Djougou dimanche 24 février prochain. A la même heure, Avrankou Omnisports, au repos le week-end dernier, va jouer les Dragons à Porto-Novo.
A deux journées de la fin de la phase aller, la compétition va se révéler davantage serrée avec des confrontations non seulement entre les clubs qui sont dans le premier cadran du tableau, mais aussi entre ceux qui sont au bas du classement.
Classement après la 16e journée
1er Buffles 32 +12
2e Tonnerre 25 +5
3e Aspac 25 + 4
4e Jsp 24 + 5
4ex Béké 24 +5
6e Asvo22 +4
6ex Asos22 +4
8e Panthères 21 -1
9e Ayema 19 + 2
10e Dragons 18 + 2
11e UssKraké 18 - 3
12e Dynamo 17 + 1
13e Énergie 17 - 1
14e AO 15 - 2
15e Jac 15 - 2
16e Upi-Onm 14 -13
17e Esae 13 - 4
18e Soleil 10 -13

Les députés renouent avec l’hémicycle dès ce lundi 18 février, pour l’ouverture des travaux de la deuxième session extraordinaire de l’année 2019 qui seront consacrés à l’examen de sept dossiers.
Une nouvelle session extraordinaire, la deuxième pour le compte de cette année 2019, s’ouvre ce lundi 18 février au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Cette session a été initiée par plus de la moitié des députés souhaitant l’examen de sept dossiers dont la plupart étaient inscrits à l’ordre du jour de la première session extraordinaire de l’année 2019 clôturée lundi 11 février dernier, mais qui n’ont pu être examinés pour une raison ou une autre. Les députés veulent se rattraper pour décider du sort de ces différents points. Lesquels concernent la proposition de loi relative au renforcement juridique et judiciaire de la gouvernance publique en République du Bénin; la proposition de loi modifiant et complétant la loi n°2001-35 du 21 février 2003 portant statut de la magistrature; le projet de loi portant statut de la fonction publique parlementaire et la poursuite de l’examen du projet de loi portant statut du Barreau du Bénin. Les trois autres dossiers ont trait à l’examen du rapport de la commission spéciale et temporaire de contrôle de l’exécution du budget de l’Assemblée nationale, gestion 2016 ; du projet de loi portant création, organisation et fonctionnement des offices à caractère social, culturel et scientifique, et du projet de loi portant octroi de pensions et autres avantages aux anciens présidents d’institutions prévus par la Constitution. Le secrétaire administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi, a rendu publics, vendredi 15 février dernier, les sept points inscrits à l’ordre du jour de cette deuxième session extraordinaire de l’année 2019 à travers un communiqué de presse. Les députés écourtent donc à nouveau leurs vacances parlementaires pour renouer avec le chemin de l’hémicycle dès ce lundi.
Le quorum, un casse-tête
Pour l’ouverture des travaux de cette session, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale exige que soit réuni le quorum de 42 députés, c’est-à-dire la majorité des parlementaires. La mobilisation de ce quorum demeure la grande équation à résoudre par ces temps de tractations pour les législatives du 28 avril prochain. Et surtout de procédures d’obtention de quitus fiscal et de certificat de conformité à la nouvelle charte des partis politiques au Bénin, pièces indispensables pour le bouclage des dossiers de candidatures en vue de ce scrutin. Les députés, constate-t-on, ont leur tête ailleurs. En effet, Ils sont plus préoccupés par le renouvellement de leur mandat que par tout autre chose. La belle preuve, ils étaient très peu présents lors des séances plénières de la première session extraordinaire de l’année 2019 close lundi 11 février dernier. L’hémicycle était très clairsemé avec parfois une dizaine de députés présents sur les 81 que compte actuellement la septième législature, si l’on soustrait, bien évidemment, le cas Taofick Mohamed Hinnouho, alias Atao incarcéré et Janvier Donhouahoué, décédé en janvier 2018. Mais, qu’à cela ne tienne ! Le Règlement intérieur du Parlement a prévu la porte de sortie lorsque le quorum n’est pas atteint à l’ouverture d’une session, qu’elle soit ordinaire ou extraordinaire. Les textes prévoient que les travaux soient renvoyés à 72 heures. A ce nouveau rendez-vous, quel que soit le nombre de députés présents, la loi autorise l’Assemblée nationale à délibérer.
Actualités 18 févr. 2019

Mtn-Bénin n’en finit pas d’innover. Au profit de la jeunesse, le réseau de téléphonie mobile a mis en place une nouvelle offre dénommée Mtn Fresh. Son lancement a eu lieu, vendredi 15 février dernier, à Canal Olympia à Cotonou, devant des jeunes habillés aux couleurs de Mtn et en présence des responsables à divers niveaux de l’entreprise.
Le réseau de Gsm Mtn Bénin s’investit dans l’épanouissement de la jeunesse. C’est à travers sa nouvelle offre dénommée Mtn Fresh qui présente beaucoup d’avantages pour les jeunes.
Franck Adjou-Moumouni, responsable Service abonnés particuliers à Mtn Bénin, présente Mtn Fresh comme la réponse aux besoins de la jeunesse béninoise. De façon précise, il indique que Mtn Fresh, ce sont des avantages télécoms. A ce titre, il permet aux jeunes de communiquer à des tarifs réduits sur la plateforme comparativement aux tarifs conventionnels sur le marché. « Les appels sont à 0,5 F Cfa la seconde au sein de la communauté alors que le Sms est à 2 F Cfa et le Mo à 1,2 F », insiste le responsable Service abonnés particuliers chez Mtn Bénin soulignant que c’est l’offre Mtn Fresh spéciales Happy hour. Cette offre couvre les tranches de 12 h à 15 h et de 23 h à 6 h.
La deuxième catégorie, c’est les offres Mtn Fresh hors Happy hour. Ici, le Sms est à 5 F alors que l’appel ne coûte que 1 F la seconde sans oublier la disponibilité des forfaits préférés Mtn Maxi, Mtn Go Pack et internet.
La troisième formule, ce sont des réductions à partir de 5% dans des coins privilégiés de la ville de Cotonou et dans les régions telles que Porto-Novo, Bohicon et autres. Cette formule, poursuit Franck Adjou-Moumouni, se base sur des partenariats avec des restaurants. Mieux, le partenariat touche aussi les entreprises et les universités. Au niveau des universités, les jeunes pourraient bénéficier, non seulement de réductions, mais aussi de bourses. Dans les entreprises, ils auront des opportunités de stages afin d’être performants et mieux outillés sur le marché de l’emploi. C’est également une plateforme qui permet aux jeunes de réellement échanger et de communiquer avec leurs différentes communautés.
Enfin, la plateforme web Mtn Fresh permet aux jeunes de profiter d’un large contenu interactif gratuit : mini-séries, contenus éducatifs, tutoriels mode et cuisine, conseils beauté, etc.). « Cette plateforme, renchérit-il, se veut un lieu d’expression pour de jeunes talents béninois tels que des influenceurs, des artistes et des bloggeurs. »
Appréciant Mtn Fresh, Trypheyne Kpadonou, étudiante, se réjouit de son avènement. Elle mentionne qu’elle pourra obtenir des stages grâce à cette offre de Mtn. « Sur cette plateforme on a des stages académiques et professionnels », précise-t-elle en ajoutant qu’elle a déjà activé Mtn Fresh dès son arrivée à la cérémonie de lancement. Son camarade Coffi Michael Ekognon n’en dira pas le contraire. Ayant aussi déjà activé Mtn Fresh, il compte beaucoup l’utiliser pour communiquer.
Pour activer cette offre, il vous suffit de taper *303#.

En déplacement à Comè, ce samedi 16 février, lors de la 15e journée du championnat national de football de ligue 2, les Requins de l’Atlantique sont allés contraindre (0-0), Hodio Football club de la localité, au partage des points. Un résultat qui permet aux Awissi Wassi de quitter la zone rouge.
Les Requins de l’Atlantique et Hodio Football club se sont séparés dos à dos (0-0), ce samedi 16 février, sur le terrain de la Région douanière de Comè. C’est à l’issue d’un match équilibré entre les deux formations. En effet, premier relégable de la ligue2 avant cette journée, les Requins de l’Atlantique ont dû se battre pour éviter la huitième défaite de la saison. Poussé par son public, Hodio Fc, 2e de la compétition, a tenté en vain de remporter cette partie pour se hisser au sommet du classement. C’est d’ailleurs les locaux qui ont pris les premières initiatives en allant à l’assaut des buts des Requins de l’Atlantique dès l’entame du match. Quelques occasions de part et d’autre avec une forte présence des Requins en milieu de terrain. Nathe Lisboa, Baudoin Alitonou, Léon Koumagnon et Abiola Adétola enrayent toutes les velléités offensives de Hodio Football club. En témoigne l’incursion de l’attaquant de Hodio, Bruno Akakpo dans la défense des Awissi Wassa à la 34e minute. Deux minutes plus tard, les Requins vont se relancer en obtenant un coup franc à la lisière de la défense de Hodio Fc. Halarion Hounsa va mal exploiter cette opportunité et envoie la balle sur la barre transversale.
A la 38e minute, réponse du berger à la bergère, Hodio Fc bénéficie également d’un coup franc, mais Justin Tipo manquera le cadre. La fatigue va gagner les rangs des joueurs des deux équipes dans les cinq dernières minutes de la 1re partie. Ce qui va permettre à Hodio Fc d’assiéger le camp des visiteurs jusqu'à la mi-temps. C’est alors qu’à la 43e minute, Crépin Abbey surprend d’une frappe le gardien des Requins, Serge Obassa. Hodio Fc va doubler d’ardeur en mettant la pression sur son adversaire dans les derniers instants de cette partie, mais manque d’efficacité.
La reprise d’Arsène Ezin aurait pu faire mouche à la 44e minute, n’eût été la vigilance du défenseur des Requins, de Gaule Hountonto, sur la ligne de but au moment de la frappe. Même le coup franc de Bruno Akakpo de Hodio à la 46e minute n’a pas changé le cours de la partie. A 0-0, le juge central, Mathias Adjakidjè, va renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les joueurs de Hodio Fc viennent avec de bonnes intentions, mais c’est sans compter avec la réaction des Requins. Les coéquipiers de Stanislas Zinsou vont conserver la balle pendant le premier quart d’heure sans arriver à passer défense des Awissi Wassa.
A la 60e minute, les Requins vont s'offrir la première occasion de la seconde partie par l’intermédiaire de Baudoin Alitonou, mais le gardien de Hodio Fc, Innocent Medessè, va réussir à capter la balle. La partie va baisser en intensité. Les sorties d’Arsène Zinsou et Matchoudi Odah, remplacés par Johnson Ampah et Julien Aglankou respectivement aux 70e et 83e minute vont renforcer le jeu offensif de Hodio. Les joueurs des Requins, Nathe Lisboa et Alexandre Odounifa seront contraints à faire des gestes antisportifs et écoper de cartons jaunes. L’entrée de Adébayo Gbégnon en lieu et place de Liberty Amenuku au niveau des Requins ne va rien changer au cours de la partie. A (0-0), le juge central va mettre fin à la rencontre. Avec ce résultat, Hodio Football club reste dans le peloton de tête de la ligue 2 tandis que les Requins de l’Atlantique quittent la zone rouge.

Au lendemain du naufrage survenu, mercredi 13 février dernier sur le fleuve Niger, les recherches contiennent. A la date du samedi 16 février dernier, au total 12 corps ont été repêchés.
Dans la localité de Gorou-Béri, à Karimama, la vie n’est pas prête de reprendre son cours normal, après le drame survenu le mercredi 13 février dernier. Les populations sont encore sous le choc.
Se rendant au marché de Ouna, de l’autre côté du Niger, certains de leurs proches ont vu leur embarcation motorisée chavirer. Sur la centaine de personnes à bord, il n’y a eu que 64 rescapées. Quant aux naufragés qui sont restés sous les eaux du fleuve, si ce ne sont pas les 47 paires de chaussures qui attendaient leurs propriétaires, leur nombre est loin d’être maîtrisé avec exactitude.
Depuis lors, les secours sont à pied d’œuvre. Mis à contribution, les éléments des forces navales appuyés par six plongeurs venus de Cotonou et des pêcheurs sont à la recherche des corps des personnes disparues. Après le corps d’une dame d’environ 48 ans qui a été repêché au lendemain du drame, il y a eu 6 autres, vendredi 15 février dernier. « On procède au fur et à mesure à leur inhumation », a informé le premier adjoint au maire de Karimama, Dourhaman Igouma. Avant de les conduire à leur dernière demeure, les séances de prières ne cessent de se multiplier dans la petite mosquée du village. C’est pour le repos des âmes des disparus.
Aux dernières nouvelles, 6 autres corps ont également été retrouvés samedi 16 février dernier. Ce qui porte à 12 le nombre de corps repêchés depuis le drame, survenu mercredi 13 février dernier. Hier dimanche 17 février, les équipes étaient toujours sur le fleuve.
Par rapport à l’état d’esprit des populations, le 1er adjoint au maire a indiqué qu’elles vivent dans l’angoisse totale. « Ce n’est pas heureux de perdre un proche. La majorité des personnes disparues sont des femmes, des mères de famille. Elles ont laissé de nombreux orphelins », a-t-il poursuivi. Tout en comptant sur la solidarité de tous, ainsi que des partenaires techniques et financiers, il a confiance que l’Etat ne les abandonnera pas. « Le village de Gourou-Béri seul a eu 37 disparus et plus d’une cinquantaine de rescapés sur les 64 », a précisé le premier adjoint au maire.
Après le préfet de l’Alibori, Moussa Mouhamadou, qui est allé présenter la compassion du gouvernement et de l’Etat béninois aux familles des victimes, une délégation de la plate-forme départementale chargée de la gestion des risques et catastrophes était à leur chevet, samedi 16 février dernier. De même, l’Agence nationale de protection civile a déjà convoyé des kits de secours constitués de couvertures, de moustiquaires et de vivres sur les lieux.

Les réformes économiques mises en œuvre par le gouvernement portent leurs fruits et augurent de bonnes perspectives. C’est ce qui justifie le bond qualitatif fait par le Bénin dans le classement du magazine Forbes en ce qui concerne l’amélioration du climat des affaires.
Outre son intérêt pour les grosses fortunes du monde, le magazine américain Forbes fait de l’amélioration du climat des affaires sa préoccupation. Ainsi, procède-t-il à une évaluation de l’environnement des affaires suivant une quinzaine de critères relatifs notamment aux droits de propriété, à la qualité de vie, la fiscalité, l’innovation, la liberté d’entreprendre, la taille du marché, la bureaucratie, la corruption, la main-d’œuvre, les infrastructures, etc.
Son dernier classement, publié en janvier 2019, classe le Bénin, troisième meilleur pays de l’Uemoa pour faire des affaires, derrière le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Le Bénin figure ainsi dans le trio de tête du top 20 des pays africains les plus attractifs en 2019.
Cette performance du Bénin s’explique par plusieurs facteurs. Selon le magazine Forbes, au cours des premières années de l’administration du président Patrice Talon, le gouvernement a suivi un plan d’actions ambitieux visant à relancer le développement en investissant dans les infrastructures, l’éducation, l’agriculture et la gouvernance. L’offre d’énergie électrique, qui a jusque-là limité la croissance économique au Bénin, a augmenté et les délestages intempestifs observés dans un passé récent ont été considérablement réduits. Le magazine met également en avant les réformes portuaires qui ont conduit au renforcement de la sécurité dans l’enceinte portuaire et la loi sur le Partenariat Public-Privé votée en 2017 et qui vise à attirer des investissements publics étrangers.
De même, Forbes souligne que, dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement, le Bénin compte mettre l’accent sur le tourisme, faciliter le développement de nouveaux systèmes de traitement des produits alimentaires et agricoles et promouvoir les nouvelles technologies de l’information et de la communication. Par ailleurs, le magazine relève que le Fmi, en avril 2017, a approuvé au profit du Bénin, un accord de facilité élargi de crédit pour une durée de trois ans, d’un montant de 150,4 millions de dollars, visant à préserver la viabilité de la dette et à renforcer la confiance des partenaires techniques et financiers.