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Nouvelles

Mesures sociales face à la cherté de la vie : les commerçants appelés au respect des prix fixés
Les dernières mesures prises en Conseil des ministres face à la hausse des prix de certains produits de grande consommation sont exécutoires sur toute l’étendue du territoire. Les commerçants sont invités à faire preuve de patriotisme en se conformant sans délai aux prix fixés. Face à la presse, samedi 26 mars dernier, la ministre du Commerce et de l’Industrie, sa collègue des Affaires sociales et le porte-parole du gouvernement sont revenus sur lesdites mesures. Les mesures prises pour soutenir le pouvoir d’achat des populations face à la hausse des prix de certains produits de grande consommation sont déjà applicables. Des équipes de contrôle du ministère de l’Industrie et du Commerce sont déployées sur le terrain pour veiller à la mise en œuvre intégrale desdites mesures et rappeler à l’ordre tout contrevenant. Un numéro vert sera mis à la disposition des populations pour leur permettre d'alerter au cas où certains commerçants chercheraient à outrepasser les prix fixés. Face aux médias samedi dernier, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a invité les commerçants à faire preuve de patriotisme, à ne pas chercher à profiter de la situation et à favoriser l'accessibilité aux produits aux coûts normalisés. En dépit du caractère international de la hausse des prix de certains produits, le gouvernement est conscient de la souffrance des populations béninoises et entend y remédier du mieux possible. Shadiya Assouman, ministre de l'Industrie et du Commerce précise que la hausse du prix touche essentiellement cinq produits de grande consommation au plan international. Il s'agit du ciment, du blé, de l'huile, des hydrocarbures et du riz. Les dernières mesures prises en Conseil des ministres concernent chacun de ces produits. S’agissant des hydrocarbures, le Conseil des ministres a retenu la constitution d’un stock de gas-oil et le maintien de son prix de cession à la pompe à 600 francs Cfa jusqu’au 30 juin 2022. A en croire la ministre Shadiya Assouman, l'Etat mobilise des milliards chaque mois pour alléger les coûts des hydrocarbures. « C’est vrai que nous sommes passés à 600 francs le litre depuis quelque temps mais la vérité des prix est insoutenable pour nos populations », a indiqué la ministre de l'Industrie et du Commerce. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, fait savoir que si le Bénin devait se conformer à la flambée des prix, le litre serait vendu à 1 000 francs Cfa. Abordant l’exonération de la Tva sur les huiles végétales importées et locales, le riz ainsi que le blé, la ministre Shadiya Assouman rappelle : « Les prix passent de 30 000 francs Cfa à 25 424 francs Cfa (soit 1 017 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 200 francs Cfa) pour l’huile de coton locale ; 27 500 francs Cfa à 23 305 francs Cfa (soit 932 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 100 francs Cfa) pour l’huile de palme raffinée locale ; 27 500 francs Cfa à 23 305 francs Cfa (soit 932 francs Cfa le litre au détail au lieu de 1 100 francs Cfa) pour l’huile de palme raffinée importée. Le sac de 50 kg de riz ordinaire passe de 20 500 francs Cfa à 18 450 francs Cfa. La farine de blé importée passe de 25 000 francs Cfa à 20 000 francs Cfa le sac de 50 kg et de 23 500 francs Cfa à 19 915 francs Cfa à Cotonou. Ce qui justifie le maintien du prix du pain à 125 francs Cfa pour la baguette de 160 g et 150 francs Cfa pour la baguette de 200 g ». La ministre de l’Industrie et du Commerce fait observer que le blé sur le marché international est cher et pourtant le gouvernement a pris la décision d'exonérer l'importation du blé. Elle insiste également sur le fait que la différence entre le pain de 160 g et de 200 g n’est pas une réalité nouvelle. La question de la disparité des prix du ciment d’une région à une autre a également été abordée. Sur le sujet, la ministre Shadiya Assouma confirme que le prix à l'usine n'a pas varié. Mais la question se pose au niveau du prix du transport du ciment. «Les prix de transport sont fixés par les transporteurs et les producteurs. Les prix de vente du ciment varient donc d'une région à une autre en raison des coûts du transport, et ce n’est pas nouveau », a déclaré la ministre de l’Industrie et du Commerce. Faut-il le rappeler, les différents appuis du gouvernement sont évalués à 80 milliards de francs Cfa pour soutenir le pouvoir d’achat des populations face à la hausse des prix des produits de grande consommation. Wilfried Léandre Houngbédji, porte-parole du gouvernement, précise que les trois mois pour lesquels ces mesures sont exécutoires constituent une période d'observation et le gouvernement pourra s’ajuster à l’évolution de la situation... Des mesures conséquentes Faciliter la vie aux compatriotes pour que les produits de grande consommation soient accessibles aux populations à des prix qui ne soient pas hors norme. C’est l’objectif du gouvernement et c’est ce qui explique pourquoi le gouvernement interdit les sorties incontrôlées de produits vivriers. Wilfried Léandre Houngbédji rappelle que le gouvernement avait déjà pris des mesures pour éviter le pire. En témoigne le régime d’imposition des produits vivriers locaux. «La taxation concerne les vivriers du Bénin en voie d'exportation par nos routes. Le souci du gouvernement est de veiller à ce que toutes nos productions ne sortent pas au point où nous en manquions. Aujourd'hui nous sommes à 400 mille tonnes de production du riz. Cela ne couvre pas nos besoins nationaux mais s’il n'y en a pas du tout, c'est encore pire. Et on achèterait le riz importé plus cher parce qu'il n'y aurait pas de riz local pour concurrencer le riz importé», a expliqué le porte-parole du gouvernement. En guise d’illustration, il fait observer que depuis la mise en œuvre de ces mesures, le maïs sort moins, et par conséquent, le même sac de maïs qui était vendu à 24 mille se vend aujourd'hui à 16, voire à 17 mille... En marge des dispositions prises pour faire face à cherté de la vie, le gouvernement va mettre en œuvre plusieurs mesures sociales comme annoncé par le chef de l’Etat. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance a, par ailleurs annoncé que le crédit artisan a été lancé vendredi 25 mars. Les artisans qui ont reçu la formation Arch y sont éligibles. Aussi, les groupements féminins actifs sont-ils invités, jusqu'au 8 avril, à se rapprocher des Centres de promotion sociale pour s'inscrire afin de profiter des mesures sociales. Actualités 28 mars 2022


Antalya Cup 2022 : Le Bénin s'impose à la Zambie
A la faveur de son deuxième match à l'Antalya Cup 2022, ce dimanche 27 mars, les Ecureuils du Bénin ont battu la Zambie par le score de (2-1). Menés au score par les Chipolopolo de la Zambie dès la 22e minute de jeu grâce au but de Kelvin Kampamba, les poulains du sélectionneur par intérim Moussa Latoundji sont revenus dans la partie à la 34e minute par le biais de Cèbio Soukou qui marque ainsi son deuxième but dans le tournoi. 1-1, les Ecureuils rejoignent les vestiaires avec un score de parité. A la reprise, les Béninois resisteront aux assauts des Chipolopolos. Le technicien béninois va opérer des changements afin d'apporter du sang neuf à son dispositif. Ainsi, le gardien titulaire des Ecureuils Saturnin Allagbé va céder sa place à Marcel Dandjinou. Le match va s'équilibrer avant que le Bénin ne prenne le dessus en fin de partie. Pour son deuxième match sous la tunique jaune, Tossin Ayegun, buteur contre le Libéria, va réussir à marquer son deuxième but avec la sélection nationale. Avec ce succès, les Ecureuils totalisent deux victoires en autant de sorties. Ils sont attendus le mercredi 29 mars prochain, pour leur dernier match contre la Sierra-Leone. Sports 27 mars 2022


Abdelhamid Job au sujet du métier de community manager : « Il porte la voix de son entreprise sur les réseaux sociaux… »
Le métier de community manager est aujourd’hui l’un des métiers du numérique les plus en vue sur le net. Né de l’évolution technologique de ces dernières années, le community manager s’impose aux entreprises et aux marques. Dans cet entretien, Abdelhamid G. Job, community manager, responsable de la communication externe et digitale dans une banque de la place, nous fait découvrir ce métier passionnant. Propos recueillis par Mathilde ASSOGBA (Stag.) La Nation : Les entreprises recrutent de plus en plus de community manager. Quels sont ses rôle et missions sur la toile ? Abdelhamid Job : Le community manager est un digitaliste multitâche qui a pour rôle principal de servir de trait d’union entre la communauté et la structure pour laquelle il travaille. Tel un diplomate, il porte la voix de sa marque ou de son entreprise sur les réseaux sociaux, mais aussi celle de sa communauté à sa marque. Ses missions principales sont la création de communauté à travers le recrutement d’abonnés et l’animation de celle-ci. Son objectif permanent est de transformer les membres de ces communautés qui sont au départ des fans en clients. Quelles sont les compétences et qualités requises pour être un bon community manager? Un bon community manager doit être curieux, passionné et avoir soif de connaissances. Il doit avoir un certain niveau de langue et être bien organisé. Il faudra également que l’aspirant à ce métier ait une remarquable culture web, une maitrise rédactionnelle adaptée au secteur de son entreprise et une excellente compréhension des règles de référencement et du Social Media Optmization. Pour sortir du lot, le community manager doit avoir le sens du contact client et du compromis, beaucoup de sang-froid, faire preuve d’une grande réactivité et de diplomatie. Évidemment, il est censé connaitre et être au fait des principes d’e-marketing, de communication et des différents outils de réseaux sociaux. Quelles études ou formations faut-il faire pour devenir community manager ? Généralement, avec un brevet de technicien supérieur, une licence ou un master en communication?; communication digitale, en marketing ou web marketing, on peut se spécialiser en community management. Toutefois, il faut noter qu’avec l’envie et la bonne attitude, une personne qui n’est pas passée par les formations citées plus haut peut devenir un excellent community manager. Le métier de community manager requérant la polyvalence, quels sont les sous-métiers qu'on y retrouve ? Dans les pays comme le nôtre, le métier de manager de communauté est un fourre-tout. Il suffit de jeter un œil aux offres d’emploi çà et là pour s’en convaincre. On demande à l’aspirant à ce métier d’être à la fois un content manager, un graphiste, un vidéaste et parfois même un social média manager. Ce n’est pas la norme. Toutefois, c’est un excellent atout que d’être polyvalent et indépendant?! Cela aide. En quoi la veille est-elle importante pour un community manager ? Parce que la veille est l'une de leurs tâches principales, les community managers mettent en place différents types de monitorage. En effet, il est crucial pour un community manager de comprendre l'univers que son entreprise a développé afin de repérer les opportunités et prévoir les risques. La veille est également essentielle pour trouver la source du contenu pertinent à partager avec sa communauté. Il existe plusieurs types de veille à savoir la veille concurrentielle, la veille d'opinion, celle de curation de contenu, et la veille technologique qui consiste à se tenir au courant des dernières fonctionnalités sur les réseaux sociaux. C'est une source essentielle de créativité et d'innovation. Quels sont les outils technologiques qu’il doit connaître pour gagner en temps et améliorer la qualité de son travail ? On peut citer comme outils technologiques, Google Alertes, Canva, Mention, Feedly pour ne citer que ceux-là. Pour se démarquer, un bon community manager doit élaborer un plan de veille et le suivre. Quelles sont les évolutions professionnelles et perspectives de carrière d'un community manager ? Généralement, le community manager peut devenir social media manager, chef de projet numérique, expert en e-commerce et s’il a une palette plus large responsable communication marketing. S’il est ambitieux, il n’a donc de limites que sa volonté, son expérience et sa formation. Ceci est surtout lié à ses ambitions et aux moyens qu’il se donne pour les réaliser. Dans quels secteurs d'activités peut-il travailler ? Le manager de communauté peut travailler partout et pour n’importe qui. En dehors des métiers où la législation interdit la publicité, on peut retrouver le community manager en banque, dans l’Administration comme dans les petits commerces. Il peut aussi servir aux côtés de personnes physiques comme les politiciens, les personnages publics, les artistes ou autres sportifs… Quel est le salaire minimum d'un community manager ? Cela dépend de l’environnement, du pays, de l’entreprise, mais aussi de l’expérience et de la qualité du community manager. En France, un community manager sans expérience débute avec un salaire minimum brut de 2 000 euros. Au Bénin, j’en connais qui gagnent plus de 2?000?000 F Cfa par mois comme j’en connais aussi qui sont payés à 90?000 F Cfa. Ça dépend. Sourire… Y a-t-il d'autres appellations pour désigner le community manager ? Selon les cas on peut l’appeler CCM (Content ou Commercial Community Manager), manager de communauté ou gestionnaire de communauté. Société 26 mars 2022


Coopération entre le Bénin et le Venezuela : Des acteurs formés sur les droits humains
Une délégation conjointe du Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela et du Médiateur de la République du Bénin a formé plusieurs acteurs sur les droits humains, au cours de ce mois de mars. Une activité réussie à la grande satisfaction de l’ambassadrice Belén Teresa Orsini Pic et du médiateur Pascal Essou. Ensemble pour édifier les acteurs de l’administration, les élus locaux et les membres de la société civile sur les droits humains. C’est l’engagement de l’Ambassade de la République bolivarienne du Venezuela et du Médiateur de la République du Bénin. Ces deux institutions s’unissent pour faire connaître aux autorités et à diverses couches sociales les fondamentaux des droits de l’homme. Pour cette mission qui leur a fait parcourir successivement le siège du Médiateur de la République à Porto-Novo et les villes de Ouidah, Comé, Lokossa, Djakotomey, Aplahoué, Bohicon, Abomey et Cotonou pour des ateliers, une délégation est venue spécialement du Venezuela. Il s’agit de Dr. Maria del Socorro Reyes Ortíz, directrice générale de la promotion et de la divulgation des droits de l’homme et Gabriela de Freitas Villegas, Défenseure avec Compétence Nationale pour la Protection des Enfants et des Adolescents, tous deux membres du Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela. A ces différents ateliers, l’équipe conjointe a développé les droits de l’homme d’un point de vue critique et éthique, les droits des enfants et des adolescents, les droits des femmes et l’égalité des genres, les droits des personnes handicapées, la participation citoyenne et les mesures alternatives de résolution des conflits. Au total, plus de 450 personnes, notamment des élus communaux, des responsables départementaux du ministère des enseignements maternel et primaire, des officiers de la police républicaine, des étudiants et des membres de différentes Ong engagées pour la promotion des droits de l’homme ont été formés. La délégation conjointe ne s’est pas limitée à ces ateliers. Trois rencontres sectorielles ont été conduites. La première a été tenue avec la Fédération des associations des personnes handicapées. Elle a permis d’échanger sur les expériences du Venezuela dans ce domaine. La seconde, quant à elle, a été organisée avec un groupe d’étudiants et d’enseignants d’un collège d’enseignement général de la place, pour parler des droits des enfants et des adolescents. Enfin, la troisième réunion de réflexion et d’échanges a été tenue avec de nombreuses femmes pour partager entre autres leurs expériences et défis quotidiens, afin de promouvoir la divulgation des lois contre la violence sur le genre. Il faut préciser que ces formations se tiennent dans le cadre de la mise en œuvre de la première phase du programme de formation sur les droits de l’homme inscrit dans le Mémorandum d’entente entre le Bureau du Défenseur du Peuple de la République bolivarienne du Venezuela et le Médiateur de la République du Bénin, signé le 7 janvier de cette année à Caracas. Avant l’arrivée de la délégation vénézuélienne au Bénin et les rencontres physiques dans les différentes localités, six cours virtuels ont été organisés depuis le 11 janvier sous la coordination du ministère du pouvoir populaire pour les relations extérieures, le Bureau du Défenseur du peuple et le Médiateur de la République du Bénin. Société 25 mars 2022


6e journée de la Super Ligue pro de Football : Loto-Popo Fc s’offre une bouffée d’oxygène
Victorieux du leader provisoire, Coton Fc, lors de la 6e journée de la Super Ligue Pro de Football, mercredi 23 mars dernier à Grand-Popo, Loto-Popo Fc a réussi à mettre fin à une série de trois défaites consécutives. Avec ce succès, il totalise 6 points et se relance avant son déplacement dans le septentrion où il va affronter Béké Fc lors de la 7e journée. Loto-Popo a renoué avec la victoire, mercredi 23 mars dernier, à Grand-Popo, en se débarrassant de Coton Fc par le score de 1-0 lors de la 6e journée de la Super Ligue Pro de Football du Bénin. Au bout des 90 minutes, la victoire a choisi le camp du champion en titre dans ce duel qui a tenu en haleine les amateurs du football béninois. En quête de victoire, les hommes d’Abdeslam Ouaddou ont pris les premières initiatives avec un pressing haut devant leurs adversaires. Ainsi, Loto-Popo étend son hégémonie sur la partie. En occupant la moitié du terrain adverse, les Loto-boys imposent leur tempo lors des deux premiers quarts d’heure. Mais, ils seront freinés parfois dans leur élan par la défense des visiteurs. A la suite de plusieurs occasions de but, ils finiront par trouver la faille dans le camp de Coton Fc. En effet, à la 30e minute de jeu, Kader Touré, sur un coup franc, sert Faïsal Bachir. L’avant-centre de Loto-Popo Fc adresse une passe au milieu de terrain Gaston Houngbédji. Dans un dépassement de fonction, il ouvre le score. A 1-0, les 22 acteurs retrouvent les vestiaires. A la reprise, Loto-Popo Fc développe l’envie de tuer le suspense sans y parvenir. De son côté, Coton Fc va chercher l’égalisation en vain. Le match s’anime. Avec un parfum de tension sur chaque banc, chaque coach donnait de la voix. Dans un débordement à la 58e minute, Zakiou arrive à retrouver Faïzou Kpara mais son coup de tête ne sera pas cadré. Du côté des cotonculteurs, les actions offensives s’enchaînent. En face, il y a du répondant, la belle résistance de la défense des locaux avec un Nourou Dine Gakou des grands jours. Le dernier rempart des Verts sera même applaudi à la 68e minute par le public suite à un arrêt magistral. Le match prend fin sur ce score étriqué de 1-0 qui relance le club champion dans la Super Ligue. Loto-Popo se déplace dans le septentrion ce week-end pour affronter Béké Fc lors de la 7e journée du tournoi au stade municipal de Bèmbèrèkè. Sports 25 mars 2022


17e Tour cycliste international du Bénin : La compétition prévue pour mai prochain
Compétition statutaire de la Fédération béninoise de Cyclisme, le 17e tour cycliste international du Bénin se déroulera, du 2 au 8 mai prochain. Au total, 13 pays dont 9 africaine, 4 européens sont attendus à ce grand rendez-vous international au Bénin. La Fédération béninoise de cyclisme organise, du 2 au 8 mai prochain, le 17e Tour cycliste international du Bénin. En plus du Bénin, pays hôte, 12 pays dont 8 africains et 4 européens ont confirmé leur participation à cette grande fête de la petite reine. À quarante jours de cette compétition internationale, l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Maroc, le Nigeria et le Togo ont donné leur quitus pour prendre part à cette randonnée internationale. À ces pays africains s’ajoute le Bénin, pays hôte avec deux équipes. Pour la première fois de son histoire, ce tour accueille quatre pays du vieux continent à savoir l’Allemagne, la Belgique, la France et les Pays-Bas. Le nombre de pays qui confirment leur participation étant l’une des conditions dans le cadre de l’organisation d’un tour cycliste, le comité d’organisation peut se réjouir d’avoir gagné le pari. Selon le comité exécutif de la Fédération béninoise de Cyclisme, l’engouement et le regain d’intérêt des nouveaux pays d’Afrique du Nord et européens pour cette course vient du fait que le Tour cycliste international du Bénin a changé de cap. Cette randonnée est passée désormais à la Classe M.E 2.2 au niveau de l’Union cycliste internationale (Uci). (M.E=Men Elite). Il s’agit d’un tremplin pour les coureurs pour gagner des points pour leur classement mondial. Sports 25 mars 2022


29e édition de la Journée mondiale de l’eau : Les acteurs mobilisés pour la protection de la ressource
La 29e édition de la journée mondiale de l’eau célébrée, mardi 22 mars dernier, a mobilisé divers acteurs intervenant dans le secteur sous la coupole de la coopération allemande à travers Agir-Eau et leurs partenaires. Les manifestations organisées à la préfecture de Natitingou ont permis aux apprenants en eau et assainissement du lycée technique de la ville de savoir l’urgence de protéger les eaux souterraines. L’édition 2022 de la journée mondiale de l’eau est placée sous le thème «Eaux souterraines, rendre visible l’invisible ». Les autorités du secteur mobilisées pour la circonstance sous la coupole de la Coopération allemande à travers son nouveau projet dénommé Appui pour la Gestion Intégrée des Ressources en Eau dans le contexte du changement climatique (Agir-Eau) ont entretenu les populations sur l’importance des eaux souterraines. Le thème porte l’attention sur les eaux souterraines, une ressource invisible dont l’impact est visible partout dans le monde, d’après Maguidi Gbere Kora, Chargé de mission, représentant le Préfet de l’Atacora. Il a rappelé que la plupart des zones arides dans le monde en dépendent intégralement et les eaux souterraines fournissent la plus grande quantité de l’eau consommée et utilisée dans les processus industriels et de production alimentaire. 40 % de l’eau utilisée pour l’irrigation provient des ressources en eaux souterraines. Au Bénin, ajoute-t-il, l’approvisionnement en eau potable se fait essentiellement à partir des eaux souterraines. Il y a lieu de protéger cette ressource de la surexploitation et de la pollution qui risquent d’amener à l’épuisement des eaux souterraines, à des surcoûts dans leur traitement, voire à une impossibilité de les utiliser. « L’exploitation, la protection et l’utilisation durable des eaux souterraines seront essentielles pour survivre et s’adapter aux changements climatiques et répondre aux besoins d’une population croissante », conseille Maguidi Kora. Il a exhorté les spécialistes du secteur de l’eau ainsi que la communauté scientifique à partager avec les populations de l’Atacora les enjeux liés à la protection et à l’utilisation rationnelle des ressources en eaux souterraines. La visite des stands de l’EXP’EAUBENIN, à la Préfecture de l’Atacora, initiée par l’Ong Eau Afrique avec l’appui technique et financier de Agir-Eau et celle des installations de la direction départementale de l’Eau et des Mines (Ddem) de l’Atacora, conduite par son directeur Victor Yoxi, ont édifié les élèves et apprenants conviés à cette journée. Conformément à l’Objectif de développement durable (Odd) 6 qui stipule : «Eau propre et assainissement pour tous d’ici à 2030 », il ne doute pas de la disponibilité de la coopération allemande à accompagner le Bénin dans son effort à relever les défis liés à l’eau dans un contexte de changement climatique. Pour Rodrigue Dossou, chargé de Programme Adjoint de Agir-Eau, il y a lieu de gérer l’eau pour la vie? Société 25 mars 2022


Croissance mondiale : Détérioration des perspectives de développement
Un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) révise à la baisse ses prévisions de croissance pour l’économie mondiale de 3,6 % à 2,6 % pour 2022. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars pour assurer le service de leur dette publique extérieure. Certains pays pourraient être entraînés dans une spirale infernale d'insolvabilité, de récession et d'arrêt du développement. Le 16 mars, la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (Cnuced) avait procédé à une évaluation rapide de l'impact de la guerre en Ukraine sur le commerce et le développement. Celle-ci confirmait déjà que les perspectives de l'économie mondiale se dégradaient rapidement, sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires, des carburants et des engrais. Elle faisait également état d'une volatilité financière accrue, d'un désinvestissement en matière de développement durable, de reconfigurations complexes des chaînes d'approvisionnement mondiales et de coûts commerciaux croissants. Ainsi, dans un rapport rendu public le 24 mars, la Cnuced confirme que des ralentissements significatifs de la croissance sont attendus dans certaines parties de l'Europe occidentale et de l'Asie centrale, du Sud et du Sud-Est. La Russie devrait connaître une profonde récession. Selon l’agence onusienne, le conflit en cours est susceptible de renforcer la tendance au resserrement monétaire dans les pays avancés, après des mesures similaires qui ont débuté fin 2021 dans plusieurs pays en développement en raison des pressions inflationnistes, avec également des réductions de dépenses prévues dans les prochains budgets. Graves conséquences La Cnuced craint que la combinaison d'un affaiblissement de la demande mondiale, d'une coordination insuffisante des politiques au niveau international et de niveaux d'endettement élevés dus à la pandémie, ne génère des ondes de chocs financiers qui pourraient avoir de graves conséquences pour les pays en développement. L’organisation met aussi en garde contre le retrait prématuré des politiques de soutien liées à la pandémie au vu des pressions inflationnistes. La nouvelle Secrétaire générale de la Cnuced, originaire du Costa Rica, Rebeca Grynspan, a déclaré que « de nombreux pays en développement ont eu du mal à obtenir une reprise économique dynamique au sortir de la récession de la Covid-19 et sont maintenant confrontés à de forts vents contraires dus à la guerre. Que cela conduise à des troubles ou non, une profonde anxiété sociale se répand déjà ». Flambée des prix Alors que les perturbations liées à la pandémie semblaient se calmer, la crise géopolitique a porté un coup à la confiance dans le monde entier. La guerre exerce de nouvelles pressions à la hausse sur les prix internationaux de l'énergie et des produits de base. Selon le rapport, la flambée des prix des denrées alimentaires et des carburants aura un effet immédiat sur les plus vulnérables dans les pays en développement, entraînant la faim et des difficultés pour les ménages qui consacrent la plus grande part de leurs revenus à l'alimentation. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres, a souligné l’importance pour tous les pays de s’unir afin de trouver des solutions car nous faisons face à une crise mondiale. Instabilité des taux de change Les incertitudes générées par la guerre sur les principaux marchés internationaux sont de plus en plus préoccupantes. La volatilité des flux de capitaux, l’instabilité des taux de change et la hausse des coûts d'emprunt, en particulier pour les pays les moins avancés et ceux à revenu intermédiaire, risquent d’entraîner de graves difficultés de paiement de la dette extérieure. Les hausses de taux dans les économies avancées, conjuguées aux mouvements désordonnés des marchés financiers mondiaux, pourraient, selon la Cnuced, constituer une combinaison dévastatrice pour les économies en développement. La volatilité des marchés des matières premières, des devises et des obligations, dans la mesure où les investisseurs recherchent des valeurs refuges, a déjà provoqué une fuite des capitaux et une augmentation des primes de risque sur les engagements financiers des économies en développement. Remboursement des dettes Le Rapport souligne que les besoins du service de la dette publique à court terme constituent une préoccupation croissante. Les pays en développement devraient avoir besoin de 310 milliards de dollars en 2022, soit l'équivalent de 9,2 % de l'encours de la dette publique extérieure à la fin de 2020. Les pays qui semblent vulnérables à un arrêt brutal en raison de la combinaison d'importantes pressions de refinancement et d'un ratio «service de la dette/exportations» élevé sont l’Angola, l’Egypte, la Mongolie, le Pakistan et le Sri Lanka. Décélération économique Les principales économies avancées sont en passe d'inverser les mesures de relance prises pendant la pandémie, en resserrant les taux directeurs, en révoquant les achats d'actifs par les banques centrales et en mettant fin aux programmes de chômage partiel, aux transferts et aux aides aux entreprises et aux ménages. La Cnuced prévient que ces changements vont affaiblir la demande mondiale et freiner la croissance, les investissements étant déjà au point mort dans certains pays. La menace d'une chute encore plus marquée ne peut être exclue si les taux d'intérêts augmentent beaucoup trop rapidement et si le défi climatique est relégué au second plan. Société 25 mars 2022


Exposition collective « Kan xóxó nù » : Emotion autour des arts visuels d’hier et d’aujourd’hui
Les portes de la salle d’exposition du Centre de Lobozounkpa viennent de se refermer sur une exposition collective d’artistes de plusieurs générations. Une fusion d’arts ancien et nouveau pour mettre bout à bout, l’ancienne et la nouvelle corde. « Kan xóxó nù » donne à voir photographies, installations, vidéos et sculptures… Un mélange d’arts moderne et ancien. Les deux générations s’entremêlent au fil des travaux présentés par les artistes du 21 janvier au 20 mars dernier. Pour les visiteurs, ce temps de découverte ne laisse pas indifférent. Cette exposition collective est un clin d’œil à la force des traditions qui tutoient la création contemporaine. D’une œuvre à une autre, le visiteur se laisse emporter par différentes émotions. Il peut voyager dans le temps et se laisser bercer dans cet univers. Derrière les casques de conducteurs de motos transformés en masques Guèlèdè, Uche James Iroha questionne une problématique majeure de la société béninoise. Il scrute les rêves inachevés de ces milliers de zémidjan, de ces centaines de jeunes qui ont dû renoncer à leurs rêves pour s’en bâtir de nouveaux. Son travail oscille entre son histoire personnelle et le questionnement sur plusieurs notions dont la tradition et la modernité. Les flippants clichés de Catherine de Clippel renvoient à des photographies d’adeptes prises en 1988 puis en 2019. Sans que la photographe et réalisatrice n’ait fait aucun effort singulier de dissimulation, il est difficile pour le visiteur de discerner les périodes de prise. Catherine sublime les adeptes Vodoun à l’occasion de leurs pratiques par des clichés blanc noir avec autant d’énergie et de vie que le milieu en regorge. Milieu dont elle s’est entichée et dont elle révèle à l’occasion les émotions. « Ces images vous parlent même à distance », commente un visiteur. Des clichés saisissants, le jeune photographe d’art Audace Aziakou en propose aussi dans le cadre de cette exposition. Ce passionné de création et de reportage pose son objectif sur le vestimentaire des Egoungoun (revenants). L’artiste a travaillé à révéler les détails et l’esthétique de ces tenues mystiques dont il se dit mille et une choses. Le costume des Egungun intéresse aussi Sébastien Boko qui y a consacré son œuvre « l’habitat de l’invisible ». La passerelle entre arts d’hier et d’aujourd’hui transparait davantage sur les tapisseries de Sarah Trouche. « Feminist tapistery » est une œuvre de sa collection « Didé » qui signifie ‘’lève-toi’’ en langue Yorouba. Lors d’une résidence de création dans le centre-hôte de l’exposition, l’artiste s’est fait une plus belle idée de la femme contemporaine en associant à son art de jeunes enfants qui devraient reproduire l’image de leurs mères et des femmes du milieu. Le visiteur de l’exposition se remet-il à peine de l’émotion suscitée par cette toile qu’il doit, en tournant la tête, en contempler une autre, produit de l’atelier Yemadjè et fruit de l’ingéniosité ancestrale. Art ancestral du Xvie siècle, cette toile appliquée servait à représenter le pouvoir du roi et pouvait être offerte en cadeau aux autres souverains. Secret des palais royaux d’Abomey conservé avec harmonie, elle sert également à conter l’histoire, celle de la traite ou des conquêtes royales. Elle donne à voyager dans le temps. Cette exposition à laquelle ont également participé d’autres artistes comme Asquith Cortex, Yvon Ngassam, Éric Bottero, Nazanin Pouyandeh… présente essentiellement mais non exclusivement, des œuvres issues de la collection du centre de Lobozounkpa.   Culture 25 mars 2022


Célébration de la Journée météorologique mondiale le 23 mars 2022 au Bénin : Message du ministre des Infrastructures et des Transports
- Béninoises ! - Béninois ! - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! - Chers compatriotes ! Le mercredi 23 mars 2022, notre pays le Bénin, à l’instar de la Communauté internationale, a célébré la Journée météorologique mondiale. La journée internationale de la météorologie commémore l'entrée en vigueur, le 23 mars 1950, de la Convention qui a institué l'Organisation météorologique mondiale. Le thème retenu pour cette année 2022 est « Alertes précoces et actions rapides ». Sous l’effet du changement climatique, les phénomènes météorologiques, climatiques et hydrologiques extrêmes deviennent plus fréquents et plus intenses dans de nombreuses régions du monde. Nous sommes plus nombreux que jamais à être exposés aux multiples dangers qui en découlent, ces derniers évoluant aussi en raison de la croissance démographique, de l’urbanisation et de la dégradation de l’environnement. Il ne suffit plus de savoir Ce que le temps sera. En donnant des indications sur Ce que va faire le temps, les prévisions axées sur les impacts contribuent de manière significative à sauver des vies et à protéger les moyens de subsistance des populations. Malheureusement, très peu de personnes profitent, jusqu’à nos jours, des systèmes d’alerte précoce dans notre pays. Il est donc essentiel de renforcer la coordination entre les Services météorologiques et hydrologiques nationaux, les structures chargées de la gestion des catastrophes pour améliorer la prévention, la préparation et la réponse aux catastrophes. La pandémie de Covid-19 a complexifié les défis auxquels la société est confrontée et a affaibli les mécanismes d’adaptation. Elle a également mis en évidence que, dans notre monde interconnecté, nous devons adopter une approche véritablement multirisque et transfrontalière pour progresser vers les objectifs mondiaux en matière d’action climatique, de réduction des risques de catastrophe et de développement durable. Une bonne préparation et la capacité à intervenir au bon moment et au bon endroit peuvent dès à présent sauver de nombreuses vies et protéger les moyens de subsistance des populations partout dans le monde. C’est pour toutes ces raisons qu’une grande majorité des plans d’adaptation au changement climatique mettent en avant les systèmes d’alerte précoce, notamment dans les pays en développement comme le Bénin. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Pour accompagner davantage les efforts du gouvernement, l’Agence nationale de la météorologie fournit de plus en plus des services d’alerte précoce sur les risques hydrométéorologiques, comme les orages, les fortes pluies, les vents violents, les vagues de chaleur, la poussière etc. En dépit de ces efforts, une bonne partie de la population n’est toujours pas couverte par des systèmes d’alerte précoce. La diffusion et la communication de ces alertes sont en outre trop peu étendues pour atteindre toute la population notamment, les localités les plus vulnérables. Il urge d’optimiser les interventions d’urgence en cas de phénomène à fort impact à travers l’application et la mise en œuvre des différents plans de contingence et du mode opératoire normalisé en cas de catastrophe. - Mesdames, mesdemoiselles et messieurs ! Le défi du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes est une réalité. Aussi, Météo-Bénin œuvre-t-elle à le relever de concert avec ses partenaires à savoir la direction générale de l’Eau, l’Agence nationale de la protection civile, le secteur privé, le monde universitaire et les utilisateurs afin de garantir la précision, la rapidité, l’accessibilité et l’utilité des prévisions n Vive la Journée météorologique mondiale ! Vive l’Organisation météorologique mondiale ! Vive la météorologie au service du développement ! Vive le Bénin ! Je vous remercie ! Environnement 25 mars 2022


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