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Nouvelles

Reconnaissance de ses mérites par le gouvernement: Sylvestre Amoussou gratifié de 20 millions F Cfa

Le ministre en charge de la Culture a reçu à son cabinet, lundi 11 février, le réalisateur Sylvestre Amoussou pour lui faire part de la fierté et de la reconnaissance du gouvernement pour ses œuvres. La dernière, « L’orage africain, un continent sous influence », primée à la dernière édition du Festival panafricain du  cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) retient particulièrement l’attention du gouvernement qui a décidé de le gratifier d’un chèque de vingt millions de francs Cfa pour l’encourager.

Le Bénin a fait parler de lui à la 25e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco) en mars 2017 en décrochant l’Etalon d’argent. C’est à travers le film « L’orage africain, un continent sous influence » du réalisateur Sylvestre Amoussou. Une première. Puisque de mémoire, le Bénin n’avait jamais réussi une telle prouesse. Prouesse qui, aux yeux du gouvernement, ne peut passer inaperçue. Il faut récompenser le mérite pour stimuler l’effort et engendrer la perfection. Tel est, pourrait-on dire, à écouter le ministre en charge de la Culture, Oswald Homeky, le leitmotiv du gouvernement et de son chef qui entendent, chaque fois que de besoin, distinguer les Béninois qui hissent le drapeau national par la qualité de leurs prestations.
Sylvestre Amoussou fait désormais partie de ce cercle qui ne cesse de s’élargir.
Et, c’est pour le lui signifier, d’autorité, que le ministre Oswald Homeky l’a reçu au nom du gouvernement. « Une icône du cinéma africain, un talent, un réalisateur de grande renommée », apprécie le ministre Oswald Homeky, évoquant son parcours. « Nous sommes fiers de ce que vous avez accompli dans le domaine du cinéma. Vous avez fait vos preuves et il est important que nous puissions matérialiser cela », salue le ministre. « Vingt millions comme modeste contribution à l’effort », dira-t-il, pour annoncer le montant du chèque mis à la disposition du réalisateur par son ministère. Puis, il demandera à Sylvestre Amoussou « de continuer par donner autant » à son pays le Bénin.
« J’ai cru que cela n’arrivera jamais… J’ai cru que mon pays m’avait oublié », introduit Sylvestre Amoussou pour dire sa gratitude. « Quand on est célébré à l’international et qu’on n’a pas de reconnaissance chez soi, on n’est pas vraiment heureux… Les actes comptent plus que la parole », indique-t-il ensuite.
Au-delà de la reconnaissance, ce que projette ce réalisateur qui présidera les jurys court métrage et films d’école en mars prochain à la 26e édition du Fespaco, c’est d’être davantage au service de son pays via le septième art. « Il sollicite l’apport du gouvernement pour que le Bénin brille » et voudrait, in fine, que la reconnaissance du mérite des acteurs culturels, créateurs de richesse devienne une tradition comme le fait déjà si bien le gouvernement depuis peu.
On devra rappeler que « L’orage africain, un continent sous influence » est un long métrage qui présente le continent sous un jour nouveau, celui où il est maître de son destin, débarrassé des sangsues et autres parasites étrangers qui plombent son envol.

Culture 12 févr. 2019


Poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire Icc-Services: Le Parquet spécial près la Criet réitère sa menace
[caption id="attachment_32084" align="alignnone" width="1024"]Gilbert Ulrich Togbonon[/caption]

Le procureur spécial près la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), Gilbert Ulrich Togbonon, maintient sa menace de poursuivre devant la Haute cour de justice certaines autorités gouvernementales, au moment des faits, qui ont abusé les victimes par leur présence constante et permanente aux côtés des accusés dans l’affaire Icc-Services.

Ces derniers ayant déjà été fixés sur leur sort depuis jeudi 7 février dernier, il compte porter les faits à l’appréciation de la juridiction compétente en raison de leur qualité au moment des faits. Gilbert Ulrich Togbonon a animé un point de presse, ce lundi 11 février, au siège de la Criet à Porto-Novo au cours duquel il a fait le point de la première session de la chambre criminelle de la Criet commencée le 17 décembre 2018.
Pour lui, les autorités visées ont contribué aux infractions d’escroquerie avec appel au public et exercice illégal d’activité de banque et de microfinance mises à la charge des promoteurs d’Icc-Services de par leur apparition aux côtés des responsables de cette structure illégale de collecte d’épargne et de placement d’argent. Gilbert Ulrich Togbonon avait formulé la même menace dans ses réquisitions lors de l’examen du dossier. Il ne compte donc pas lâcher l’affaire dans laquelle les accusés ont écopé de condamnations variant de trois à dix ans d’emprisonnement ferme et d’amendes allant de huit à douze millions F Cfa. Des condamnations civiles ont été également prononcées. La même session criminelle a connu de l’examen d’un second dossier concernant des faits de détournement de deniers publics portant sur un montant de 53 262 000 F Cfa. L’accusé a été condamné, dans le cas d’espèce, à 10 ans de réclusion criminelle, au paiement d’une amende de dix millions de francs Cfa et à payer à l’Agent judiciaire du Trésor le montant mis à sa charge.
Pour le procureur spécial près la Criet, les deux dossiers examinés révèlent que le Bénin a connu dans un passé récent une période au cours de laquelle l’autorité de l’Etat a été affaiblie. Cela, parce que « les dirigeants de l’époque l’ont compromise par laxisme et cupidité en privilégiant leurs intérêts personnels au détriment de celui supérieur de la nation ». L’absence caractérielle de la morale, le manque de repère de bonne conduite des affaires publiques et la non-protection de la vulnérabilité sociale furent la résultante la plus immédiate de ce mode de gestion, dénonce Gilbert Ulrich Togbonon.

Th. C. N.

Actualités 12 févr. 2019


Relèvement des couches vulnérables : Wadagni lève encore un important financement

Le gouvernement du Nouveau départ travaille d’arrache-pied pour répondre aux attentes des populations, notamment pour le relèvement des couches sociales les plus vulnérables. Un important accord de financement, faisant suite à d’autres, vient d’être signé dans cette dynamique par le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni.

Institution spécialisée des Nations Unies qui lutte contre la pauvreté et la faim dans les zones rurales des pays en développement, le Fonds international de développement agricole (Fida) vient d’accorder un financement de 104,4 millions de dollars américains, soit près de 60 milliards de F cfa au Bénin à travers le Projet d'appui au développement agricole et à l'accès au marché (Padaam). Le Fida participera au financement dudit projet par un prêt de 15,5 millions de dollars américains et un don du même montant. Le Fonds de l'Opep pour le développement international fera un apport de 10 millions de dollars américains, et le secteur privé mobilisera 5,6 millions de dollars américains. D’autres institutions financières viendront en appoint avec 1,3 million de dollars américains.
Quant au gouvernement béninois, à son actif, 9,8 millions de dollars américains sont prévus, et les bénéficiaires ont à charge 3,3 millions de dollars américains comme fonds de concours. Cet important accord de financement a été signé, vendredi 8 février dernier à Rome, par Gilbert F. Houngbo, président du Fida, et Romuald Wadagni, ministre de l'Economie et des Finances du Bénin.
Visant la réduction de la pauvreté rurale, grâce à une approche axée sur les filières agricoles, un secteur clé de l'économie béninoise, ce financement va impacter plus de 51 000 ménages ruraux vulnérables du Bénin. Il faut noter que le secteur agricole, c’est 70% des emplois et une contribution économique substantielle à hauteur de 32,7% du Pib et 75% des recettes d'exportation.

Réduire les poches de pauvreté

Outre améliorer la compétitivité des produits des petits exploitants agricoles sur les marchés intérieur et extérieur, le projet à travers lequel seront injectées les ressources ainsi mobilisées, contribuera aussi à réduire les importations de produits alimentaires au Bénin, en droite ligne avec la stratégie du gouvernement de réduire les importations des produits alimentaires et de favoriser la création de valeur ajoutée pour une compétitivité renforcée. Car, vont s’accroître la production et la productivité agricole grâce au présent financement, qui va améliorer notamment la commercialisation du riz, du maïs et du manioc.
Le Padaam interviendra dans les départements de l’Atlantique, des Collines, du Couffo, du Mono, de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. Au moins 40% des bénéficiaires du projet seront des femmes et 30% des jeunes, soit des couches vulnérables. En outre, il va promouvoir des mesures qui renforcent la résilience des petits exploitants agricoles face aux changements climatiques et mettra en place un système d'assurance destiné principalement aux groupes cibles du projet. Il prend en compte 2500 hectares de bas-fonds qui seront aménagés, 91 magasins de stockage qui seront réhabilités ou construits et 250 kilomètres de pistes agricoles qui seront également réalisés. C’est dire que ce projet va concourir substantiellement à l’amélioration de la disponibilité et de la qualité des infrastructures productives et de soutien à la mise en marché.

Société 11 févr. 2019


Lancement du projet de modernisation et de gestion des déchets: Un cadre de vie sain en perspective dans le grand Nokoué

Les difficultés relatives à la gestion des ordures dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo ne seront plus que de vieux souvenirs d’ici à là. Grâce au Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué, dont le lancement officiel a eu lieu, vendredi 8 février dernier à Cotonou, ces cinq communes amorcent le départ pour un cadre de vie sain et moderne.

Dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo constituant le grand Nokoué, le cadre de vie souffre encore de nombreux maux. Le faible taux d’abonnement de ménages aux organismes de collecte d’ordures, le bas niveau d’enlèvement des déchets et son corolaire de dépotoirs sauvages et la quasi absence de traitement des déchets collectés, ont été identifiés comme des facteurs majeurs de dégradation de l’environnement dans cette conurbation d’environ 2,3 millions d’habitants qui génèrent une quantité d’ordures estimée à 385.000 tonnes par an. Un réel problème environnemental pour lequel le programme d’actions du gouvernement, dans son pilier axé sur l’amélioration des conditions de vie des populations, a pensé à des solutions durables.
L’une des plus urgentes, et déjà en phase de concrétisation, est le Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué dont le lancement officiel, vendredi 8 février dernier, a été l’occasion pour le ministre en charge du Cadre de vie, José Tonato, de rappeler les constats qui ont conduit le gouvernement à penser un projet d’une si grande envergure pour en finir avec ce mal environnemental dans les communes de Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo. L’incivisme, les actes de vandalisme sur des infrastructures publiques, le spectacle des rues ensablées, les dépotoirs sauvages encombrant les plans d’eau et même les artères de circulation… le tableau peint par le ministre n’est pas reluisant. Il ajoutera que « la propreté des cités est un indicateur de bonne gouvernance » pour expliquer que le projet va au-delà d’un simple dispositif de ramassage des ordures. Il y voit non seulement un instrument de gouvernance hors du commun, mais aussi et surtout un projet qui ne saurait atteindre ses objectifs sans le soutien de tous et en premier lieu, l’accompagnement des populations bénéficiaires et des élus.
Le Projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers dans le grand Nokoué s’articule autour de sept composantes majeures. La pré-collecte, la collecte et le transfert des déchets solides ménagers, la conception et la réalisation des travaux d’amélioration et d’exploitation du lieu d’enfouissement sanitaire (sites de Ouèssè et Takon), l’unité de traitement et de valorisation, la salubrité (balayage, désherbage, nettoyage manuel des rues et des places, curage des caniveaux), le suivi et contrôle, un système d’information géographique….
Il a un budget prévisionnel de 57 milliards (93 milliards projetés). Il déploiera près de 1000 engins légers de pré-collecte, plus de 80 engins lourds de collecte, des infrastructures de support (points de regroupement, centre de transferts, deux lieux d’enfouissement) avec un taux de collecte de 90% à sept ans. 60% des déchets seront valorisés et en terme d’emplois, une estimation de 3050 personnes impactés. D’autres dispositifs comme le renforcement de l’intercommunalité seront aussi à son actif.

Les maires apprécient…

Les maires des cinq communes du grand Nokoué applaudissent l’avènement du projet de modernisation et de gestion des déchets solides ménagers. L’émotion à peine contenue, la plupart d’entre eux ont tenu à exprimer leur satisfaction à l’occasion de son lancement officiel. Isidore Gnonlonfoun, maire par intérim de Cotonou, exulte. Il apprécie « la démarche innovante, scientifique et pédagogique » qui ceinture le projet et se réjouit de constater que le gouvernement ne s’arroge pas les compétences des communes, mais leur tend la main à travers un partenariat dont les clauses sont contenues dans une convention. «D’ici à là, nous allons oublier le calvaire lié à la gestion des ordures », pense le premier citoyen de Cotonou. Son homologue de Sèmè-Podji, Charlemagne Honfo, paraît encore plus heureux avec la concrétisation du projet qui amorce désormais son point culminant. D’où, son engagement à porter, avec son conseil communal, le projet dans toutes ses phases. Les représentants des communes de Porto-Novo, Ouidah et Abomey-Calavi se réjouissent également de voir le gouvernement leur porter ce coup de main qui va tourner la page de l’insalubrité dans leurs cités.
Avant eux, la directrice de l’Agence du Cadre de vie pour le développement du territoire, Olga Prince Dagnon, a évoqué le cadre institutionnel dans lequel le projet sera exécuté, un peu comme pour rassurer les maires dont elle a sollicité le concours pour la concrétisation du projet. Projet lancé officiellement à travers la signature de conventions avec les parties prenantes, pour, dans ces cinq communes, en finir avec l’amateurisme dans la gestion des déchets solides ménagers et aboutir à l’amélioration du cadre de vie.

Actualités 11 févr. 2019


Levée de la sanction de l’Ufoa: Le Bénin sommé de payer 18 500 dollars

L’Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa B) a levé la sanction infligée au Bénin suite à son forfait au dernier tournoi des U20 au Togo. Dans une correspondance adressée au secrétaire général de la Fédération béninoise de football, Aka Malan, secrétaire de l’Ufoa B a expliqué les raisons qui motivent la levée de cette sanction.

« Après avoir requis l’avis des membres du comité exécutif et dans un esprit de fraternité et pour le bien-être de la jeunesse béninoise, le président de l’Ufoa B, le colonel Major Djibrilla Hima Hamidou a décidé de la levée de la sanction qui vous a été infligée suite à votre forfait de la Coupe Ufoa des U20 Togo 2018 », a-t-il fait savoir. Par contre, le Bénin est sommé de payer 5000 dollars d’amende conformément à l’article 94 du règlement du tournoi et d’apurer au moins de moitié ses arriérés, soit 13 500 dollars avant sa réintégration aux activités de l’Ufoa B. Le Bénin doit donc verser une somme de 18.500 $ à l’instance (environ 9 millions F Cfa). C’est la condition sine qua non pour que le Bénin participe à la deuxième édition de la Coupe de l’Ufoa senior parrainée par Fox dont le tirage au sort aura lieu en mars prochain.

Ch. H.

Sports 11 févr. 2019


Accès aux services sociaux de base: La Banque mondiale et le gouvernement lancent le projet Access

Le projet d’Appui aux communes et communautés pour l’expansion des services sociaux (Access) a été officiellement lancé, hier jeudi 7 février. Fruit de la coopération entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois, ce programme permettra d’améliorer l’accès aux services sociaux de base et aux filets sociaux d’une part et d’autre part de renforcer le système de protection sociale.

D’un financement de 40 millions de dollars US, soit près de 23 milliards de francs Cfa sur une durée de 4 ans (2019-2022), le projet Access est né d’un accord de financement signé entre la Banque mondiale et le gouvernement béninois le 4 septembre 2018 puis, mis en vigueur le 2 janvier 2019. Ce projet vient se greffer sur les acquis du Projet des services décentralisés conduits par les communautés (Psdcc) qui a également été mis en œuvre avec le financement de la Banque mondiale et s’est achevé en 2017 avec des succès remarquables. Le projet Access poursuivra les mêmes types de réalisations que le Psdcc tout en les harmonisant avec les priorités du gouvernement. Avec les ressources qui lui sont consacrées, Access va impacter plus de 564 mille bénéficiaires directs dans les 77 communes du Bénin. 21 mille élèves seront inscrits dans les salles de classe construites et réhabilitées sous le projet et plus de 1,5 million d’emplois temporaires seront créés d’ici la fin du projet. Ledit projet a été lancé hier par le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé
Dassigli en présence de la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro et de la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey.
A en croire la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey, le projet Access permettra de renforcer les capacités des communes du Bénin, d’améliorer davantage l’accès des populations pauvres aux services sociaux de base, à travers l’approche efficiente qu’est le Développement conduit par les communautés (Dcc). « Il s’agit, cette fois-ci, d’un passage à l’échelle pour aider le gouvernement béninois à renforcer le processus de décentralisation en cours, à travers la décentralisation de la prestation des services de base, en apportant aux 77 communes du Bénin, une assise financière plus solide pour la réalisation des infrastructures de base dans les secteurs de l’éducation primaire, de la santé, des pistes rurales et des équipements marchands, conformément à leur Programme de développement communal. Au total, le projet vise à financer 440 infrastructures de ce type », fait savoir la représentante résidente de la Banque mondiale Katrina Sharkey.
Un plaisir doublé de satisfaction, c’est le sentiment que le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Barnabé Dassigli, dit ressentir à l’occasion du lancement des activités du projet Access. Il indique que le projet Access sera mis en œuvre à travers les trois composantes que sont l’appui à la fourniture de services décentralisés ; la mise à échelle des filets sociaux et le renforcement des systèmes de protection sociale et l’appui à la gestion et à la coordination du projet. « Ce projet a pour vocation de conforter et de promouvoir le développement conduit par les communautés… Sa réussite a besoin de l’adhésion massive des communes et communautés impliquées et de tous les partenaires », va préciser le ministre Barnabé Dassigli. Il annonce par conséquent, qu’il sera procédé à des séances de vulgarisation pour l’appropriation du projet.

Pont avec les programmes sociaux du gouvernement

En effet, le projet Access est en harmonie avec deux objectifs du nouveau Plan de développement (Pnd) 2018-2025. Il s’agit notamment de l’expansion de l’accès aux services sociaux de base de bonne qualité et de la mise en place de mécanismes pérennes et inclusifs de protection sociale. Access vient aussi en appui à la mise en place d’une base de données nationale unique qui identifie tous les ménages pauvres et extrêmement pauvres, un des aspects importants du Pnd. Tout en permettant l’identification de ses propres bénéficiaires, le projet Access va donc faciliter l’identification des bénéficiaires du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), programme social phare du gouvernement. Faisant le lien avec les programmes sociaux du gouvernement, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance fait remarquer que le projet Access s’inscrit dans la vision du chef de l’Etat et va contribuer à la réduction de la pauvreté. Un lien que confirme et explicite la représentante résidente de la Banque mondiale Katrine Sharkey : « Cette synergie avec le programme Arch inclut également un appui à la mise en cohérence de la base de données des ménages pauvres et extrêmes pauvres avec celle issue du Recensement administratif initial à vocation d’indentification de la population, pour assurer l’identification fiable des bénéficiaires des deux projets Arch et Access, ainsi que de tout autre programme qui souhaite intervenir en faveur des ménages pauvres et extrêmes pauvres au Bénin » n

Actualités 08 févr. 2019


Route Lokossa-Devé-Aplahoué-frontière du Togo: 46 kilomètres de bitume pour transfigurer le tronçon

Long de 46,11km, le tronçon Lokossa-Devé-Aplahoué-frontière du Togo sera complètement transfiguré au bout des vingt-quatre prochains mois grâce au projet d’aménagement et de bitumage dont le lancement a eu lieu hier.

Le démarrage effectif des travaux de cette route a été marqué hier, jeudi 7 février sur l’esplanade du siège de l’arrondissement d’Adjintimey, dans le Couffo, par la présence du ministre Alassane Séidou, en charge des Infrastructures et du Transport et de Yao Ahokoun, représentant la Banque ouest-africaine de Développement (Boad). Les ministres Romuald Wadagni, Mahougnon Kakpo et Oswald Homeky, ainsi que les députés Dakpè Sossou, Alexis Agbelessessi, Jérémie Adomahoun, Jocelyn Degbey et les préfets du Couffo et du Mono étaient également présents.
Lokossa-Devé-Aplahoué-Frontière du Togo, c’est une section de la route nationale N°2 (Comé-Lokossa-Dévé-Aplahoué) et une section de la route nationale inter-Etats N°4. En état de dégradation, elle sera bitumée et aménagée avec un budget estimé à 22 687 868 450 F Cfa hors taxe, dont 21 312 983 622 F Cfa de financement de la Boad. La différence, soit 1 374 884 828 francs Cfa, est prise en charge par le budget national. Au dire du ministre Alassane Séidou, le financement est totalement bouclé et les travaux seront exécutés, dans un délai contractuel de 24 mois par le Groupement Nse/Nse-Ci, entreprise adjudicataire du chantier, et les structures Deco-Ic/Beci Btp/Ageim assureront le contrôle et le suivi. Selon le ministre Alassane Séidou, la mise en exécution effective de ce projet d’infrastructure routière est l’expression de la volonté du chef de l’Etat et de son gouvernement de soulager les peines des citoyens des zones enclavées. Les usagers du tronçon à bitumer sont, en effet, confrontés à des difficultés de circulation et à des nuisances de toutes sortes, note le ministre. « Ces difficultés sont encore plus permanentes pour les populations riveraines de la route à savoir, celles des communes de Lokossa, de Dogbo, de Djakotomey et d’Aplahoué qui n’ont pas d’autres alternatives dans l’exercice de leurs activités », souligne Dr Alassane Séidou.
Au bout des vingt-quatre prochains mois, la nouvelle route qui donnera le sourire aux populations sera une chaussée revêtue de 7m de largeur. Le directeur général des Infrastructures, Jacques Ayadji, détaille que cette chaussée sera composée de deux voies de 3,50 m de large chacune et de deux accotements de 1,50 m delargeur chacun en rase campagne et de 1,750 m de largeur en agglomération. Des caniveaux sont également prévus aux endroits où ces ouvrages d’assainissement seront nécessaires, a-t-il martelé en précisant, par ailleurs, qu’au niveau des courbes, il sera appliqué les dévers qui s’imposent selon les normes.

Une prouesse

A Adjintimey, hier, personne ne voulait se faire conter le lancement des travaux attendus depuis plusieurs régimes. Les populations des diverses localités traversées par la route ont massivement effectué le déplacement avec, à leur tête, des maires, des élus locaux et têtes couronnées. Au nom de ses pairs, Etienne Tognigban, maire de Djakotomey, la commune ayant abrité l’événement, s’est confondu en remerciements à l’endroit du chef de l’Etat et de son équipe gouvernementale. « La joie des populations est tellement grande et les mots me manquent pour la traduire », a-t-il confessé. Fils de la localité, le ministre Oswald Homeky confirme également que c’est un grand rêve qui est en train de se réaliser sous leurs yeux. « Pendant longtemps, nous avons plaidé et rêvé que la partie enclavée du grand Mono soit désenclavée, c’est enfin le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui le réalise », s’est-il félicité. Pour le préfet du département du Couffo, Christophe Mègbédji, la concrétisation du présent projet routier relève d’un gros défi et démontre, une fois encore, que le Bénin a tourné la page des promesses non tenues. Il ne manquera pas, lui aussi, d’en féliciter le chef de l’Etat et son gouvernement pour cette prouesse dont l’utilité pour le Couffo, important grenier agricole du Bénin, a été suffisamment vantée.

Actualités 08 févr. 2019


Verdict dans l’affaire ICC-Services: Justice et réconfort pour les victimes

Au terme de 32 jours d’audience, le procès Icc-Services a livré son verdict. Au-delà des peines prononcées, deux résolutions phares doivent être retenues. En premier, le remboursement des victimes ordonné par la cour, puis vient en deuxième le luxe de détails qui ont révélé l’incurie de la gouvernance précédente. En plus du remboursement, des excuses de ces derniers ne seront pas de trop pour les spoliés.

A César ce qui est à César, ce serait injuste d’occulter l’utilité de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), attestée par ce procès historique. Et qui plus est, il y a eu la pédagogie de diffuser le procès par les médias. Une couverture médiatique très instructive qu’il convient de diffuser à nouveau, périodiquement, afin d’édifier davantage les populations, notamment ceux qui n’ont pu le suivre de bout en bout.
Procès historique, de par sa nature que par sa durée, et en raison de ce que, bien avant, il y a eu des tentatives de procès infructueuses. Chose devenue une réalité grâce à la volonté, restée inébranlable du gouvernement du président Patrice Talon de laisser la justice faire toute la lumière sur cette affaire qui a défrayé la chronique, plongeant le pays dans une psychose intenable, et de nombreux Béninois inconsolables dans la désolation.
Des milliers de nos compatriotes ont été en effet délestés de leurs ressources, spoliés…Une vaste escroquerie, organisée avec l’aval conscient et le soutien actif à bien des égards des dirigeants de l’époque. Un triple drame, car à la fois économique, social, et moral…
Procès le plus long, selon les milieux renseignés de la Justice, les assises consacrées à l’affaire Icc-Services, avec le verdict intervenu hier, a permis surtout de rendre justice aux victimes, les fameux spoliés dans ladite affaire qui avaient perdu tout espoir d'entrer en possession de leurs biens, tant il y a eu par le passé des atermoiements, des promesses non tenues y compris de campagne électorale !

Enfin justice !

Mais, sans autant avoir inscrit un tel engagement au nombre de ses promesses électorales, le président Talon, par le biais du procès tenu par la Criet, a rendu justice aux spoliés dont la douleur vient d’être apaisée. Justice, à travers le réconfort moral obtenu, par la diffusion dudit procès qui a révélé comment ce système dolosif fonctionnait et l’usage qui avait été fait de leurs mises, à savoir notamment, a révélé le procès, l’entretien de la propagande politique du régime  Boni Yayi! Et l’on ne peut que comprendre, au fil des compromissions dévoilées grâce à la Criet, au gré des dépositions des différents comparants, sachants et accusés, les raisons pour lesquelles l’ancien régime n’a pas favorisé la manifestation de la vérité dans ce dossier. En dépit des tintamarres médiatiques. Mais enfin, justice est rendue.
Justice, car en définitive et surtout, bientôt, les victimes vont pouvoir recouvrer ne serait-ce qu’une partie de leurs mises. Serviront à cette fin des ressources consignées et le résultat de la vente des biens, notamment des immeubles saisis auprès des promoteurs. Ceci, sous la férule de la Caisse de dépôt et consignation. En prime, les excuses des organisateurs de cette vaste escroquerie et des dirigeants de l’époque qui ont conforté ceux-ci dans le dol, ne seront pas de trop pour les réconforter n

Société 08 févr. 2019


Pour booster le potentiel numérique au Bénin : Le Menc à pied d’œuvre pour un data center

Pierre angulaire de l’ambition que nourrit le chef de l’Etat en matière du numérique, le data center va être une réalité sous peu. La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, à pied d’œuvre dans cette perspective, a effectué, ce jeudi 7 février, une descente sur le chantier du data center national à Abomey-Calavi.

Toucher du doigt l’évolution du chantier pour l’atteinte des objectifs à bonne date. C’est le but de la descente de la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce jeudi 7 février sur le chantier du data center à Abomey-Calavi. Accompagnée de son équipe, elle a fait le tour de la propriété durant une demi-heure avant de tenir une séance de travail avec les cadres et les responsables de l’entreprise chargés de la réalisation du projet. L’autorité ministérielle a pu ainsi se rendre compte, par elle-même, de l’état d’avancement des travaux du data center national afin de prendre des mesures, si nécessaire, pour l’aboutissement diligent du chantier.

Tout va bien !

Vu de ses yeux, n’a pas suffi. La ministre a tenu à faire en détail le tour de la question. Aux préoccupations soulevées par Aurélie Adam Soulé, Fréjus Gbaguidi, chef projet data center, a rassuré de ce que les travaux évoluent normalement et, a-t-il soutenu, il n’y a pas de raisons pour ne pas tenir dans le délai contractuel. Benoît Mitchozounnou, chef service travaux à la direction de l’Habitat et de la Construction au ministère du Cadre de vie et du Développement durable, renchérit avec chiffres à l’appui : « Globalement, nous avons mis la pression pour que le délai du 28 février soit respecté ; le taux d’exécution physique des travaux est de plus de 80 %, le bloc administratif est à 87%, le bloc technique à 95 % et la guérite à 80 % », a-t-il expliqué. « Je suis ravie de l’évolution des travaux et me réjouis du fait que le délai sera respecté », salue la ministre de l’Economie numérique et de la Communication.
Toutefois, au regard de l’importance de cette infrastructure pour le pays, le data center étant un instrument clé des dynamiques impulsées pour faire du numérique une réalité de tous les jours, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a invité l’entreprise en charge des travaux à jouer sa partition avec diligence et à combler au-delà des attentes contractuelles, par beaucoup de créativité et d’innovations. Car, « Ce centre va permettre d’assurer la disponibilité de tous les services dématérialisés de l’administration publique et même du secteur privé », a-t-elle confié.

Pierre angulaire de l’ambition numérique

Implanté sur un domaine de 2 hectares au cœur de la commune d’Abomey-Calavi, à 20 kilomètres de Cotonou, le data center national (certifié Tiers III) est un joyau qui va ouvrir de nouvelles perspectives en termes d’innovations pour les entreprises. Il loge dans un bâtiment à deux niveaux, composé d’un bloc technique de 500 mètres carrés destiné à accueillir tous les composants électriques et informatiques, et un bloc administratif réservé au personnel de fonctionnement du centre. A en croire le directeur général par intérim de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), Thierry Ahouassou, un équipement à hautes performances électriques et énergétiques, éco-efficace et proposant de très haut niveau de connectivité et de sécurité y sera déployé.
Pierre angulaire de la stratégie globale en matière numérique déployée par le gouvernement, le data center national a pour mission, entre autres, de favoriser l’accès sécurisé aux services et aux données des administrations publiques et privées du Bénin. Et plus encore, de soutenir la montée en puissance des nouveaux services numériques comme le cloud computing et la virtualisation. Aussi, Aurélie Adam Soulé
Zoumarou remercie-t-elle les partenaires allemands pour le financement de cet instrument qui va booster le potentiel numérique au Bénin dans un environnement sécurisé.

Actualités 08 févr. 2019


Comité national olympique et sportif béninois: Le programme d’activités de l’institution présenté

Le président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), Julien Minavoa, a présenté aux hommes des médias, ce mercredi 6 février à Cotonou, les grands axes du programme d’activités de l’institution. Ce programme qui sera soumis aux délégués lors de l’assemblée générale en mars prochain prend en compte cinq domaines prioritaires.

Le président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Bén), Julien Minavoa, a rencontré ce mercredi 6 février les hommes des médias au siège de l'institution à Cotonou. L’objectif de ce point de presse est de dévoiler les grands axes de son programme d’activités et de présenter par la même occasion ses vœux de nouvel an à la presse et au mouvement sportif national. Il indique que l’actualité au Cnos-Bén, c’est la préparation de la prochaine assemblée générale de l’institution qui aura lieu dans la première quinzaine du mois de mars. « Le bureau exécutif vient de terminer sa deuxième réunion de l’année qui nous a conduits à mettre les touches nécessaires à sa préparation » a-t-il déclaré. A l’en croire, en prélude à ces assises, plusieurs dossiers sont en cours de finalisation pour être soumis à l’étude et à l’approbation des délégués. Il s’agit du programme d’activités de l’année 2019 qui prend en compte cinq domaines d’actions stratégiques à savoir : la promotion des athlètes de l’élite, le renforcement des capacités et l’élargissement de l’assiette des ressources humaines, l’administration et le management du Cnos-Bén, la promotion des valeurs olympiques et la préparation ainsi que la participation des athlètes béninois aux compétitions majeures non prises en compte par la Solidarité Olympique. Les financements de ces projets d’un coût global de sept cent quatre millions trois cent dix-sept mille cinq cents francs Cfa sont attendus de la Solidarité Olympique et de l’Etat béninois.
Les différents rapports d’activités au titre de 2017 et 2018, les nouveaux statuts du Cnos-Bén, le plan stratégique de développement, le manuel de procédures, la convention d’éthique et de bonne gouvernance, sont entre autres dossiers à soumettre lors des travaux.
Le président Cnos-Bén, Julien Minavoa en a profité pour remercier la Solidarité Olympique pour avoir, non seulement aidé l’institution à renouveler son parc informatique avec une aide financière de 15.000 dollars US, mais également à se doter du personnel nécessaire. Le Cnos-Bén a recruté deux anciennes sportives pour exercer dans ses locaux. Il s’agit de Gloria Koussihouèdé, ancienne championne de natation ayant à son actif la participation à deux éditions des Jeux Olympiques et de Laure Isabelle Kuétey, ancienne championne des 100 m et 200 m plats ayant à son actif la participation à trois éditions des Jeux Olympiques. Depuis le 1er janvier 2019, elles officient respectivement en qualité de Cheffe Projets et de chargée de l’administration et de l’accueil au Comité national olympique et sportif béninois.

Sports 07 févr. 2019


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