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Nouvelles

Finance digitale: L’octroi de micro crédits simplifié aux femmes

Comme diraient certains opérateurs Gsm, le micro crédit digitalisé, tel que formaté actuellement en tout cas, est sans limite et ses bénéficiaires peuvent de ses services profiter partout où ils seront. Une façon de simplifier le processus aux femmes.

9621 agents recrutés placés sous la responsabilité des Systèmes financiers décentralisés (SFD), partenaires du Fonds national de Microcrédits, formés et répartis sur toute l’étendue du territoire national dans les 77 communes ; crédit fixé à 50.000 F Cfa renouvelable une fois en attendant celui fixé à 100.000 F Cfa puis les crédits de garanties ; plus de 3000 bénéficiaires ; un système informatique pour suivre les mouvements de décaissement et les remboursements afin de mettre un terme aux échappées belles. Le micro crédit, nouvelle génération est chose effective, et il est mobile. L’avantage du microcrédit digital étant que les impayés seront désormais drastiquement réduits, localisés et maîtrisés. A ce propos, c’est la traduction de ce que le numérique est une réalité désormais au Bénin, et qu’il est présent dans la vie courante sans exclusive. C’est une inclusion financière qui révolutionne le secteur de la micro finance. Et par ricochet, le service digital facilite la vie aux femmes qui accèdent audit crédit facilement, et elles peuvent faire le remboursement partout où elles se trouvent sur le territoire national.
Grâce désormais à la plateforme de finance digitale mise en place par le Fonds national de microfinance (Fnm), les opérations d’octroi et de remboursement de crédit peuvent se faire en temps réel, quelle que soit la situation géographique de l’opération sur toute l’étendue du territoire national, outre l’adaptation à l’évolution technologique ainsi offerte aux femmes. De même, faut-il y voir une preuve supplémentaire de la volonté du président Patrice Talon de transformer, à moyen terme, le Bénin en une plateforme de services numériques... La finance digitale facilite l’octroi de micro crédits aux femmes dont l’autonomisation économique est aussi, ce faisant, consacrée, notamment grâce à l’augmentation du taux de pénétration du micro crédit.

Economie 07 févr. 2019


Renforcement de la surveillance, du suivi et de l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires : La Fao appuie le Laboratoire de défense des cultures de l’Inrab

En vue du renforcement de la surveillance, du suivi et de l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires au Bénin, la Représentation de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) a offert un lot de matériels de laboratoire et de terrain au Laboratoire de défense des cultures (Ldc) de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab), au cours d’une cérémonie de remise qui s’est tenue le 1er février 2019 dans les locaux du Ldc.

D’un coût total de 10.302.763 F Cfa, ces équipements offerts par la Fao dans le cadre du projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire» sont composés, d’une part, de six pulvérisateurs à dos Berthoud Vermorel 1800 à pression entretenue, dix combinaisons de vêtements, masques, paires de lunettes,vingt pinceaux à corps mou, deux valises de transport des insectes collectés, deux appareils Gps et un appareil photographique, en ce qui concerne les matériels de terrain.
Les équipements de laboratoire sont constitués, pour leur part, d’un microscope optique, de dix boîtes vitrées à insectes, dix cages d’élevage d’insectes (35 x 35 x 60 cm), deux compteurs manuels à touche en métal, une loupe binoculaire et un alambic inox de distillation des huiles essentielles. «Cet appui de la Fao s’inscrit dans le cadre des actions du projet d’appui à la lutte contre la chenille légionnaire visant à renforcer les capacités opérationnelles du dispositif institutionnel de riposte aux attaques des chenilles légionnaires. La Fao demeurera aux côtés du Laboratoire de Défense des Cultures et des autres services compétents du ministère en charge de l’Agriculture pour mener la lutte contre ces insectes ravageurs de cultures», a assuré le Chargé de Programme à la Fao-Bénin, Dr Jean Adanguidi.
«Depuis 2016 que notre pays a été secoué et continue d’être secoué par la chenille légionnaire, scientifiquement appelée Spodopterafurgiperda, la Fao nous assiste par des appuis continus pour lutter contre les ravageurs de maïs et Spodoptera en particulier. La formation des producteurs et des techniciens, l’élaboration des fiches techniques à l’endroit des utilisateurs, figurent au nombre des actions de la Fao.
Au nom des chercheurs du Ldc et des producteurs du Bénin à qui ces matériels vont servir, je vous remercie infiniment», s’est exclamée la Directrice du Laboratoire de défense des cultures, Dr Rachidatou Sikirou. «L’inrab ne ménagera aucun effort pour entretenir la bonne collaboration avec la Fao et utilisera à bon escient ces matériels, qui vont permettre au Laboratoire de Défense des Cultures de mener une lutte efficace contre les ravageurs et de permettre à nos braves producteurs d’avoir de bons rendements», a rassuré à son tour le Directeur des Ressources Financières de l’Inrab, Barthélémy Hounmanon.
Mis en œuvre depuis janvier 2018, le Projet Tcp/Ben/3605 «Appui à la lutte contre la chenille légionnaire au Bénin», prévoit notamment la réalisation d’un diagnostic approfondi de la situation d’invasion de la chenille légionnaire au Bénin, la dissémination de méthodes alternatives de lutte, le renforcement des capacités des agriculteurs, des brigades phytosanitaires locales et des techniciens pour lutter contre la chenille légionnaire, ainsi que le renforcement des capacités nationales pour la surveillance, le suivi et l’alerte précoce sur les chenilles légionnaires.

Source : Fao

Société 07 févr. 2019


Digitalisation du financement et du remboursement des crédits : Le Fnm met en place le « Microcrédit mobile »

« Microcrédit mobile », c’est la nouvelle formule d’administration des lignes de crédit par le Fonds national de microfinance (Fnm). Le mécanisme de mise en œuvre et les avantages qu’offre cette plateforme de finance digitale ont été présentés à la faveur d’une conférence de presse animée, ce mardi 5 février à Cotonou.

« Le chef-d’œuvre est là!», s’est exclamée Bintou Adam Chabi Taro, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, hier à la présentation de la plateforme de finance digitale dénommée «Microcrédit mobile » (Mcm) à la presse et aux Systèmes financiers décentralisés (Sfd). Le Programme de microcrédit aux plus pauvres- Nouvelle génération connaîtra une nouvelle dynamique grâce à cet outil qui consacre la digitalisation des opérations de financement et de remboursement des lignes de crédit.
En effet, les parties prenantes du Fonds national de microfinance (Fnm) ont résolu de promouvoir désormais une nouvelle formule d’administration des lignes de crédit qui offre l’avantage de réduire drastiquement les impayés et d’avoir une meilleure maîtrise et une meilleure traçabilité. C’est ainsi qu’est né le « Microcrédit mobile » dont le mécanisme de mise en œuvre tranche avec l’ancienne formule dans laquelle il est difficile d’affirmer, sans réserve que l’argent mis à la disposition des Sfd, pour être octroyé sous forme de crédit, est effectivement allé entre les mains des bénéficiaires réels.
Grâce à la plateforme, les opérations d’octroi et de remboursement de crédit peuvent se faire en temps réel, quelle que soit la situation géographique de l’opération, selon Pascal Kounnou, chef du projet de finance digitale du Fnm. A cet effet, 9621 agents mobiles, reconnaissables par leur gilet griffé « Microcrédit mobile », formés et dotés de Terminaux de paiement électronique (Tpe) seront déployés sur toute l’étendue du territoire national. A terme, l’ambition est de doter chaque village de cinq agents marchands et chaque quartier de ville, de dix agents, révèle Pascal Kounnou.
La phase pilote de ce projet de finance digitale du Fnm a connu un succès, à en croire le ministre Bintou Chabi Adam Taro qui souligne qu’il s’articule parfaitement avec les fondements du volet « Crédit » du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), projet phare du Programme d’actions du gouvernement.

Avantages

Avec la nouvelle plateforme Mcm, la cavalerie des clients devient impossible au sein de l’écosystème des Sfd, assure Denise Atioukpè, directrice générale du Fonds national de la microfinance. En fait, explique-t-elle, la base centrale est unique et toutes les Institutions de microfinance partenaires connectées peuvent identifier et repérer les clients multiples ou surendettés. Du coup, l’on devrait assister à la réduction et à la maîtrise des impayés, au suivi en temps réel des opérations, à la réduction des coûts du suivi sur le terrain, espère-t-elle. Au niveau des clients, la transparence des opérations est matérialisée par la traçabilité, notamment à travers des messages (Sms), l’émission de reçu instantané sur le terrain directement par les Tpe ou par d’autres moyens. La proximité du service, la réduction du coût, la sécurité du fonds de crédit, la facilité d’épargne, la discrétion dans la réalisation des opérations financières, sont autant d’avantages qu’en tire le bénéficiaire du microcrédit. Toutes choses qui permettent au Fnm d’avoir la situation réelle des remboursements par agent, par Sfd, par commune ou par département.
L’inclusion financière est en bonne marche et pour accroître la portée sociale du « Microcrédit mobile », le Fnm envisage de lancer un nouveau produit de transfert d’argent local, typiquement national, annonce Denise Atioukpè.

Société 06 févr. 2019


31e journée du procès Icc-Services : La défense plaide l’acquittement de ses clients

Le procès de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement d’argent s’est poursuivi, ce mardi 5 février, à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) avec la plaidoirie des avocats de la défense qui plaident surtout l’acquittement pur et simple de leurs clients.

Les faits mis à la charge des accusés de l’affaire Icc-Services, en l’occurrence Guy Akplogan, Pamphile Ludovic Dohou, Emile Tégbénou, Clément Sohounou, Etienne Tchihoundjro, Michel Agbonon, Grégoire Cocou Ahizimè et le pasteur Justin Dimon ne sont pas constitués. Il y a lieu, au principal, de les acquitter purement et simplement. C’est ce que plaident les avocats de la défense à l’égard de leurs clients. Ils étaient six à défiler, tour à tour, ce mardi, à la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) pour faire leurs observations à la cour de céans.
Mes Hervé Gbaguidi, Gilbert Attindéhou et Hugo Koukpolou, représentant Me Fulbert Béhanzin ont défendu la cause des accusés Guy Akplogan, Pamphile Ludovic Dohou, Emile Tégbénou, Clément Sohounou et Etienne Tchihoundjro poursuivis pour association de malfaiteurs; escroquerie avec appel au public et exercice illégal d’activité de microfinance et de banque. Le volet technique des trois infractions à l’égard des six accusés a été abordé par Me Hugo Koukpolou. Il a tenté de battre en brèche les trois chefs d’accusation retenus contre les promoteurs d’Icc-Services. Selon lui, l’escroquerie aggravée dont le siège se retrouve à l’article 405 du code pénal n’est pas un crime, mais plutôt un délit. L’appel au public, poursuit-il, n’est pas une notion littéraire, mais plutôt juridique consistant à faire du démarchage par le biais des médias. Ce qui n’est pas le cas en l’espèce d’autant que ses clients n’ont jamais utilisé les médias pour appeler le public à venir déposer leur argent. L’on devra éviter de faire l’amalgame avec les apparitions publiques des promoteurs Icc-Services avec des autorités ou en train de faire des œuvres de charité. Le succès d’Icc-Services a été fait avec la communication orale, c’est-à-dire de bouche à oreille. Ce qui n’est pas un appel au public. L’infraction de l’escroquerie avec appel au public n’étant pas constituée, il n’y a pas lieu non plus d’infraction d’association de malfaiteurs, martèle Me Hugo Koukpolou. Car, selon lui, les dispositions de l’article 265 du Code pénal sont très claires là-dessus. Ce chef d’accusation s’entend comme une entente en vue de commettre une infraction dans une intention criminelle, soit aux personnes, soit à leurs propriétés. Ce qui n’est pas le cas ici puisqu’il n’y a jamais eu une entente, une intention criminelle préalable en vue de porter atteinte aux victimes.

Main trop lourde

Toutefois, il plaide coupable pour la troisième infraction à savoir l’exercice illégal d’activité de microfinance et de banque. Mais là encore, le jeune avocat démontre qu’aux termes de l’article 78 de la loi règlementant l’exercice des activités de microfinance, ses clients ne sont passibles que d’une peine d’amende et non d’une peine privative de liberté. La loi prévoit que c’est en cas de récidive qu’ils pouvaient être privés de leur liberté. Ce qui n’est pas le cas avec ses clients qui sont des délinquants primaires.
Me Hugo Koukpolou est allé plus loin en dénonçant les violations massives qu’ils ont subies. Selon lui, les accusés ont fait 10 jours de garde à vue au lieu de 8 prévus par la loi. Ils ont été assignés à résidence surveillée, puis extraits de la prison nuitamment par des personnes qui n’ont rien à voir dans ce dossier et à l’insu du juge en charge de l’affaire. « Il y a dans ce dossier une violation des droits de l’homme. Les accusés ont déjà fait huit ans et demi sans être jugés. Je vous prie de considérer tout cela dans le secret de votre délibéré», souligne Me Hugo Koukpolou. Au regard de toutes ses observations techniques, il plaide, au principal l'acquittement pur et simple de ses clients, au subsidiaire, au bénéfice du doute et au très subsidiaire, une condamnation pour le temps qu’ils ont déjà passé en prison.
Me Gilbert Attindéhou a abondé dans le même sens. Il a estimé que le ministère public assuré par le procureur spécial près la Criet, Ulrich Gilbert Togbonon, a eu la main trop lourde en requérant la peine maximale de 10 ans d’emprisonnement ferme contre Guy Akplogan, Emile Tégbénou et Ludovic Pamphile Dohou, 9 ans de prison ferme contre Etienne Tchihoundro et 8 ans de prison ferme contre Clément Sohounou. Selon Me Attindéhou, son client Emile Tégbénou, l’un des responsables d'Icc-Services, a bien les moyens de rembourser les épargnants si la somme de 27,050 milliards F Cfa qu’il détenait à son domicile à Adjarra n’avait pas été emportée à une destination inconnue lors des perquisitions policières. Toutefois, Me Gilbert Attindéhou salue l’intelligence de l’avocat général qui, lors de ses réquisitions lundi dernier, a reconnu que les spoliés devraient être aussi poursuivis si l’Etat béninois n’avait pas été défaillant dans ce dossier. Il reconnaît que les prétendues victimes ne devraient s’attendre à rien. Caricaturant les faits, il les décrit comme une situation où l’on s’est servi de « faux billets pour acheter de la drogue ». Si l'on poursuit le détenteur du faux billet, il devrait en être de même pour le vendeur de drogue.
Pour sa part, Me Hervé Gbaguidi retrace à la cour de céans le parcours des promoteurs d’Icc-Services depuis la création de la structure, le 15 décembre 2006, jusqu’à l’éclatement de la crise le 1er avril 2010. Elle est née à la suite d’un banal canular, un jeu de poisson d’avril, qu’il qualifie de « poison d’avril », sur une radio de la place dans l’Ouémé qu’il appelle également de « radio maudite ». Le message invitait, au nom du chef de l’Etat d’alors, les épargnants à aller retirer leur argent avant 12 h de ce 1er avril 2010. Une marée humaine s’est ruée après ce message-radio vers les agences. Sinon, à en croire Me Hervé Gbaguidi, Icc-Services n’avait aucun problème de payement de ses clients avant cette situation. Comme ses deux collègues, il sollicite la clémence de la cour pour permettre à ses clients de rentrer chez eux.

Laver l’honneur

L’acquittement pur et simple a été également la demande de Me Michel Salomon Abou en faveur de son client Michel Agbonon poursuivi pour complicité d’escroquerie avec appel au public. Selon lui, ce chef d’accusation ne peut être retenu contre son client qui a été recruté à Icc-Services le 1er avril 2010. Et il y a travaillé pendant trois mois seulement et perçu un mois de salaire avant l’arrestation des promoteurs. Le recrutement de Michel Agbonon, ex-chef agence Icc-Services Bazounkpa a été donc postérieur aux faits mis à la charge de ses ex-responsables. L’on ne saurait, dès lors, établir une certaine complicité d’escroquerie avec appel au public entre son client et ses patrons avec qu’il a des rapports de subordination. Me Michel Salomon Abou a étayé son argumentaire par les cas de trois autres collègues de Michel Agbonon qui ont été recrutés bien avant lui et ont travaillé et arrêté dans les mêmes conditions que lui. Mais aussi curieux que cela puisse paraître, l’avocat relève que le juge instructeur a conclu à l’insuffisance, de charges de complicité d'escroquerie contre ces derniers qu’il a mis hors de cause et donc libérés. Me Michel Agbonon dit compter sur la cour de céans pour que soit acquitté purement et simplement son client contre qui le ministère public a requis la peine de 10 ans d’emprisonnement dont 8 ans fermes.

Libérez Grégoire Ahizimè

D’un avocat à un autre, Me Claude Olivier Hounyèmè a assuré la défense de l’ex-coordonnateur de la Cellule de surveillance des structures financières décentralisées, Grégoire Cocou Ahizimè, poursuivi pour recel d’escroquerie avec appel au public et corruption. Ces infractions ont été requalifiées par l’avocat général Ulrich Gilbert Togbonon en blanchiment de capitaux pour lequel il requiert cinq ans d’emprisonnement dont 30 mois fermes. Me Claude Olivier Hounyèmè a démonté les réquisitions du ministère public à l’égard de son client. Pour lui, aucune des infractions n’est constituée contre l’accusé. Selon lui, en tant que responsable de la structure qui assure le rôle de gendarme dans le secteur de la microfinance, Grégoire Cocou Ahizimè a joué sa partition. Il a alerté depuis 2009 son supérieur hiérarchique, le ministre de l’Economie et des Finances à travers plusieurs fiches pour dénoncer la situation. Mais, ces correspondances sont restées lettres mortes. Mieux, c’est l’accusé qui est l’auteur de la plainte déposée en janvier 2010 contre les promoteurs d'Icc-Services, renchérit Me Claude Olivier Hounyèmè. Cette assignation n’a pas été du goût des responsables d'Icc-Services dont Emile Tégbénou qui lui a collé une affaire de 220 millions F Cfa, montée de toutes pièces, qu’il lui aurait remis contre décharge. Mais, Emile Tégbénou n’a pu produire cette décharge jusqu’à la clôture des débats, observe Me Claude Olivier Hounyèmè. Il y a alors un doute opaque qui doit profiter à l’accusé. Car, selon lui, il vaut mieux mille coupables en liberté qu’un seul innocent en prison. Il demande à la cour de faire une bienveillante application de la loi à l’égard de son client et d’ordonner la restitution de la caution de huit millions F Cfa que l’accusé a payée au Trésor public avant de bénéficier d'une liberté provisoire en 2013, après trois ans de prison.

Acquittement pour Justin Dimon

Me Marie Claude Alapini est le conseil du pasteur Justin Dimon accusé de recel d’escroquerie avec appel au public et corruption contre qui le ministère public a requis l’acquittement au bénéfice du doute. L’avocat se dit non satisfait des réquisitions de l’avocat général à l’égard de son client. Pour lui, Justin Dimon est blanc comme neige dans ce dossier dans lequel il a été victime de la méchanceté des hommes, en l’occurrence d’un ancien garde du corps de l’ex-président de la République. Ce dernier l’a chargé à la Police comme ayant bénéficié de beaucoup de libéralités auprès des promoteurs d’Icc-Services. Or, l’accusé a déjà remis à l’enquête préliminaire depuis juin 2010 le seul véhicule dont il a bénéficié chez Emile Tégbénou. Mieux, les 10 millions F Cfa que lui a remis Emile Tégbénou pour le compte des sinistrés des inondations en 2010 ont été remis effectivement au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique d’alors devant les médias, rappelle Me Marie Claude Alapini. Au regard de ces moyens, il invite alors la Cour à aller plus loin que le ministère public en acquittant purement et simplement son client qui est un homme de Dieu. Cette sentence permettra de laver le pasteur Justin Dimon de tout soupçon. Me Marie Claude Alapini demande à la cour d’ordonner la restitution du cautionnement de 4,5 millions F Cfa que l’accusé a payé avant d’obtenir sa liberté provisoire.

Actualités 06 févr. 2019


2e édition du Vivendi tour de l’espoir au Cameroun: Le Bénin présent avec quatre cyclistes

Quatre cyclistes béninois participent depuis ce lundi 4 février à la deuxième édition du Vivendi Tour de l’Espoir au Cameroun. Il s’agit de Christian Anato, Romuald Soudji, Idiwane Ahouandjinou et Aurel Zinsou. Ils défendront les couleurs nationales sous l’égide de leur coach Papouen Osho.

Les cyclistes béninois sont présents à la deuxième édition du Vivendi Tour de l’Espoir au Cameroun. Partis de Cotonou, le jeudi 31 janvier dernier, Christian Anato, Romuald Soudji,  Idiwane Ahouandjinou et  Aurel Zinsou portent le flambeau du Bénin à ce tour depuis ce lundi. Contrairement aux autres pays, le Bénin s’est engagé dans la compétition avec quatre coureurs sous la houlette de Papouen Osho. Car, deux des six cyclistes béninois sélectionnés au départ n’ont pas les 23 ans requis pour prendre part à la compétition et du coup sont éliminés. Les représentants béninois vont rivaliser face aux coureurs venus de l’Algérie, de l’Argentine, du Burkina Faso, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de l’Équateur, de l’Érythrée, de l’Éthiopie, du Japon, du Kenya, de l’Île Maurice, de la France, du Maroc, du Nigeria, du Portugal, du Rwanda, de la Tunisie et de l’Égypte. Cette édition qui va se dérouler sur cinq étapes va s’achever le 9 février prochain. Au total, un plateau de 19 délégations est attendu à cette épreuve. Fondée en 2018, cette course intègre, depuis sa création, le calendrier de la Coupe des Nations Espoirs, une première dans l’histoire du cyclisme pour une épreuve africaine. Selon le nouveau président de l’Union cycliste internationale (Uci), David Lappartient qui entend développer le cyclisme sur ce continent, cette compétition vise à faire progresser les cyclistes africains. Sous la tutelle de la Fédération camerounaise de cyclisme, l’organisation de cette randonnée est assurée par Vivendi Sports qui s’est engagé dans ce projet pour une durée de dix ans.

Sports 06 févr. 2019


Réformes et orientations de la gouvernance au Bénin: Des résultats qui donnent raison au président Talon

Suite à la revue annuelle, la quatrième du genre tenue par l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (Uemoa), lundi dernier à Cotonou, le président de la République, Patrice Talon, a reçu la délégation de la Commission de l’Uemoa ce mardi 5 février. Au terme de l’audience, Abdallah Bouréima, président de la Commission, est revenu sur la quintessence du rapport ayant sanctionné les travaux de ladite revue. Que d’éloges pour le Bénin, confortant les choix du gouvernement actuel !

Se voulant pour le moins élogieux dans son appréciation des performances réalisées par le Bénin, suite à son évaluation, Abdallah Boureima,président de la Commission de l’Uemoa, dit qu’il s’agit d’ « Un record de performance jamais égalé dans aucun pays de l’Union depuis l’institution de la revue en 2013 ».
« Je viens de remettre au chef de l’Etat le mémorandum qui a sanctionné la fin des travaux sur la revue annuelle des réformes, programmes, politiques et projets communautaires au niveau du Bénin au titre de l’exercice 2018 », a indiqué d’entrée Abdallah Bouréima. Renseignant à propos de l’évaluation, il fait savoir que « Cette revue est un mécanisme qui a été institué par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement en octobre 2013. Au vu des résultats obtenus par les Etats depuis l’institution de cette revue, nous pouvons dire que c’était une décision très importante, utile et pertinente parce qu’elle a produit beaucoup d’effets dans l’ensemble de l’Union », salue-t-il.
Pour ce qui concerne le Bénin, à en croire le président de la Commission de l’Uemoa, le pays affiche un taux de mise en œuvre des réformes de 80,2 % en 2018, grâce à l’engagement personnel du chef de l’Etat et sous les diligences du ministre Romuald Wadagni en charge des Finances. Ces performances portent sur le point des engagements liés, d’une part, aux textes et directives à internaliser et à mettre en application afin de créer les conditions d’une meilleure intégration économique et, d’autre part la mise en œuvre de politiques et la réalisation d’infrastructures sociocommunautaires en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Le Bénin en mode performance

Spécifiquement à la mise en œuvre de différents chantiers de l’intégration, portant sur trois domaines clés, à savoir la gouvernance économique et la convergence, les réformes sectorielles et le marché commun, le taux global de transposition, le Bénin a enregistré un bond de 16 points ! Un record, souligne le président de la Commission de l’Uemoa !
En ce qui concerne la gouvernance économique et la convergence, le Bénin affiche une avancée qualitative de 20 points de 2017 à 2018. Relativement aux réformes sectorielles, de
12 % de mise en œuvre en 2012, il y a eu un pic de 65 % en 2016-2017, puis de 83 % en 2018.
Bien évidemment, les impacts des réformes entreprises sont là, preuve que les orientations et choix du chef de l’Etat béninois sont pertinents et portent leurs fruits. Car, les évolutions dues aux réformes ont eu de répercussions positives importantes sur le niveau de la croissance économique qui a repris de plus belle. De 4%, elle s’est établie à 5,8 - 6 % en 2016-2017, et est de 6,8 % en 2018, avec une perspective de 7,6 % en 2019. La croissance économique a donc bénéficié de ces réformes importantes, notamment au niveau du secteur primaire où il est noté un bond de 88 % en termes d’avancée qualitative.
Il n’est pas superflu de souligner l’importance que revêt le secteur primaire, en raison de ce qu’il intègre la plus grande concentration d’activités économiques qui concernent les Béninois, à savoir l’agriculture, la pêche, l’élevage…
L’amélioration de l’assiette fiscale découle également desdites réformes saluées aujourd’hui par la Commission de l’Uemoa, et déteint sur la croissance économique. De même que les investissements, soit environ 40 milliards F Cfa, qui ont cours dans les secteurs tels que l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’énergie, mais aussi dans les domaines sociaux comme l’éducation et la santé, détaille Abdallah Bouréima.
Aussi, tout en saluant les efforts déjà consentis, le président de la Commission de l’Uemoa rapporte, qu’au-delà des performances actuelles, le regard du président Talon est d’ores et déjà « tourné vers l’avenir parce que le chemin restant à parcourir est encore long dans la construction d’un avenir commun ». L’un des défis majeurs étant alors la lutte contre la pauvreté.

Actualités 06 févr. 2019


Mise en œuvre des réformes et politiques dans l’Uemoa: Un record de performance de 80,2 % pour le Bénin

Le Bénin affiche un taux de mise en œuvre des réformes de 80,2 % en 2018 contre 63,7 % en 2017 dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Un record salué, ce lundi 4 février, lors de la quatrième édition de la revue annuelle des réformes, politiques, projets et programmes communautaires de l’Union sous-régionale.

Cotonou a abrité hier la quatrième édition de la revue annuelle des réformes, politiques, projets et programmes communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. A l’issue de l’évaluation qui a eu lieu au cours d’un atelier du 9 au 11 octobre 2018, il ressort que le Bénin affiche un taux de mise en œuvre des réformes de 80,2 % en 2018 contre 63,7 % en 2017. « Un record de performance jamais égalé dans aucun pays de l’Union depuis l’institution de la revue en 2013 », salue le président de la commission de l’Uemoa, Abdallah Bouréima. Et, le Bénin ne compte pas s’arrêter là, assure le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. « C’est un appel pour aller encore plus loin », conçoit-il. « Ce travail n’a été fait que grâce à la collaboration de tous et surtout à l’engagement personnel du chef de l’Etat », fait-il savoir, avant de remercier le président de la commission et l’ensemble des commissaires d’avoir contribué à l’atteinte de cette performance.
Les résultats de l’évaluation consignés dans un mémorandum consensuel seront présentés, ce mardi, au président de la République, Patrice Talon, par le ministre et le président de la commission de l’Uemoa.
Le contenu du document a été exposé hier par Mamadou Makhtar Diagne, commissaire de l’Uemoa, en charge du département des Politiques économiques et de la Fiscalité intérieure, en présence des ministres Marie Odile Attanasso, José Didier Tonato, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, Alassane Séïdou. « Des progrès significatifs ont été acquis en termes de consolidation et de modernisation de l’exercice d’évaluation des réformes, politiques, programmes et projets communautaires », dévoile Abdallah Bouréima.
A l’en croire, la revue a connu une bonne implication de tous les acteurs, grâce à l’engagement personnel du ministre béninois de l’Economie et des Finances, matérialisé par les rencontres préparatoires tenues entre les experts sectoriels des différents ministères avec ceux du ministère chargé des Finances, et en présence du représentant résident au Bénin pour faire le point des recommandations de la revue 2017.
Conformément aux dispositions de la décision du Conseil des ministres du 19 décembre 2013, la revue politique a été précédée d’une revue technique, laquelle a été sanctionnée par le mémorandum adopté par consensus et qui a été passé en revue afin d’en rendre compte au président Patrice Talon. Elle offre l’occasion de faire le point des engagements liés, d’une part aux textes et directives à internaliser et à mettre en application afin de créer les conditions d’une meilleure intégration économique et, d’autre part aux projets, programmes au niveau de la commission pour la mise en place d’infrastructures sociocommunautaires en vue d’améliorer les conditions de vie des populations.

Actualités 05 févr. 2019


Nicolas Yènoussi, directeur général des Impôts: « Les demandes en ligne de quitus fiscal ont suffisamment grimpé »

Le paiement en ligne des obligations fiscales qui s’inscrit dans le cadre de la dématérialisation des services financiers suit son cours. Même si l’on a noté au départ une certaine résistance, les demandes flambent depuis peu, assure le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi.

Le paiement en ligne des obligations, une des réformes majeures de la dématérialisation des services financiers n’a pas connu des débuts heureux. Cette réforme s’est heurtée à une certaine opposition. Mais, depuis peu, tout semble aller pour le mieux, assure le directeur général des Impôts, Nicolas Yènoussi. Cette difficulté relève du passé. Pour lui, c’est une innovation à intégrer dorénavant, et déjà, il invite les entreprises à accompagner ses collaborateurs en s’appropriant la télé-déclaration.
S’agissant du sort que connaît la dématérialisation des services fiscaux, il rassure : « Tout se passe très bien. Les premiers jours, il y a eu de la résistance. Il y a également des personnes d’un certain âge qui ne sont pas habituées à utiliser les nouvelles technologies ». La preuve que « tout se passe bien » en est que depuis quelques jours, se satisfait-il, « les demandes en ligne de quitus fiscal ont suffisamment grimpé ». « Tous les jours, nous enregistrons suffisamment de demandes », confie le directeur général des Impôts, au terme de la soirée dénommée « La journée du contribuable ». Selon ses explications, la plateforme mise en place à cet effet « permet de demander son quitus en ligne et de gagner du temps ». Cela permet, à l’en croire, de réserver le même traitement à tout le monde. « Il n’y aura pas du tout un contact avec nos services », assure-t-il.
Profitant de cette occasion, il a rappelé que « le quitus fiscal est un document qui prouve qu’une personne physique ou une entreprise est à jour vis-à-vis de toutes ses obligations fiscales ». Puis, il réfute la thèse selon laquelle il y a une pile de nouveaux impôts qui pèsent sur les citoyens. « Ce que nous avons fait, c’est qu’il y a certains anciens impôts que nous avons revus et modifiés », révèle-t-il. C’est le cas de la taxe sur les nuitées, devenue une taxe sur le séjour pour élargir l’assiette fiscale, précise-t-il. Bien d’autres exemples existent et le bon créneau sera trouvé pour les élucider, rassure Nicolas Yènoussi. « Il y a beaucoup de contre-vérités qui se disent. Ce qui est fait, c’est pour assurer plus de justice. Ce sont les plus riches qui doivent payer les impôts et c’est ce que nous faisons. Les petites gens ont leur place dans la législation et les impôts sont organisés de sorte que c’est pour les gros revenus qu’il y a les impôts. Les petits revenus ne sont pas taxés », dira-t-il également, toujours dans un souci d’apaisement.

Actualités 05 févr. 2019


Edito: Nous sommes quittes !

Dans les grandes démocraties dites établies, il est frappant de noter le prix qui est attaché aux impôts, à la fiscalité…Se rendre coupable de tricherie sur sa feuille d’impôt, coûte extrêmement cher au contrevenant ! Qu’il soit manant ou croyant ! Nous devons intégrer cet ordre (moral) des choses et cette discipline fiscale, sans laquelle le développement chez nous serait un vain mot.

Faire la manche, à travers une improbable aide extérieure, pour espérer se développer, est illusoire. Encore que, c’est bon à savoir, l’aide dont nous gratifient les autres nations, est le fruit des impositions librement consenties par leurs citoyens. Et à propos desquelles leurs gouvernants sacrifient à la redevabilité. Ce n’est pas le fait du hasard si ces Etats sont développés et le restent. Au contraire des pays d’Afrique, qui n’ont pu décoller après, quasiment, cinquante années d’indépendance et…d’aide dite au développement dissipée dans la gabegie, la mauvaise gouvernance…
C’est connu, on veille à la dépense lorsque l’on est contributeur, on prend mieux soin des produits issus de la dépense en étant contributeur, à titre d’ayant cause, d’ayant droit…C’est sur cette faiblesse humaine qui ramène tout, chez l’homme, par égoïsme, à ses intérêts, à soi, qu’il faut tabler pour faire des Béninois des contribuables dignes du nom.
Faiblesse heureuse dans le cas d’espèce, à partir de laquelle on va tirer le meilleur du contribuable béninois. Et que, dans les Etats africains comme au Bénin, à l’indépendance, inqualifiable pour l’heure sans s’auto-flageller, on puisse à tout le moins parler d’autonomie financière, et disposer conséquemment des ressources pour financer les projets de développement sans devoir attendre qui que ce soit de généreux contributeur extérieur. Pour le citoyen lambda, c’est bien le prix à payer, afin d’être dans son bon droit d’exiger des comptes. Il n’y a de redevabilité, d’exigence de reddition de compte que si l’on est contributeur. Car, c’est bien connu au Bénin que c’est celui qui détient la farine qui a droit de regard sur la pâte…Et que dire de l’élu, lui qui vote la loi des finances, la loi fiscale… ? Il ne saurait se soustraire, plus que quiconque de ses impositions. Il doit être quitte avec le fisc, lui qui est rétribué grâce aux efforts faits par les contribuables! Il est, par conséquent, inadmissible qu’il ne dispose pas du bien nommé, ô Dieu sait !, quitus fiscal.

Société 04 févr. 2019


Autonomisation des femmes et dividende démographique: Plus de 50 milliards F Cfa alloués au Bénin

Le Bénin vient d’être pris en compte dans le projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (Swedd), une initiative à travers laquelle un fonds d’un montant de 90 millions de dollars US, soit environ 50 milliards de francs Cfa, a été alloué à notre pays, vendredi 25 janvier dernier, par le Conseil d’administration de la Banque mondiale.

Initiative du partenariat entre les Nations Unies, en particulier le Fonds des Nations Unies pour la population (Fnuap) et le Groupe de la Banque mondiale, destinée à six pays de la région du Sahel à savoir le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, le projet d’Autonomisation des Femmes et Dividende Démographique au Sahel (Swedd) compte un nouveau bénéficiaire, le Bénin. Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a, en effet, approuvé l’intégration du Bénin dans cette initiative, vendredi 25 janvier dernier, pour un coût global de 90 millions de dollars US soit environ 50 milliards de francs Cfa. L’objectif du projet Swedd est d’améliorer le niveau d’autonomisation des femmes, des adolescentes et des jeunes filles. D’une part, la finalité est d’accroitre leur accès aux produits et aux services de santé sexuelle et reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle de qualité. De l’autre, il s’agit de renforcer leurs capacités à prendre des décisions qui contribueront de manière durable au développement harmonieux de leurs communautés.
Dans un entretien accordé à la presse à propos de l’approbation par le Conseil d’administration de la Banque mondiale du projet Swedd Bénin, Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, relève l’intérêt que revêt cette signature pour le Bénin.
« Nous avons eu connaissance de ce projet et tout de suite, le chef de l’Etat a souhaité que le Bénin puisse adhérer à l’initiative. Compte tenu des efforts qui étaient déjà entrepris par notre gouvernement dans cette direction, les Nations Unies et la Banque mondiale ont tout de suite accepté de nous intégrer. Le chef de l’Etat m’a instruit pour travailler avec les équipes du ministère du Plan et nous permettre d’adhérer pleinement au projet. C’est ainsi que le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé le financement de 90 millions de dollar US, c’est-à-dire un peu plus de 50 milliards de francs Cfa. Ils vont permettre d’appuyer des secteurs aussi importants que la santé et l’éducation des femmes dans les 12 départements de notre pays », confie-t-il.
Ce projet, estime-t-il, « est très important pour notre pays parce qu’il va nous permettre de nous attaquer à des problèmes majeurs de développement. D’abord, l’autonomisation des femmes ; ensuite et surtout, le Dividende démographique, c’est-à-dire, comment permettre à notre population, qui est relativement jeune, d’accéder à des besoins aussi importants que ceux de l’éducation, de la santé, en particulier la santé de reproduction et la santé maternelle dans tous nos départements. Ce sont là des cibles qui sont primordiales pour notre gouvernement (la jeunesse et les femmes) et deux secteurs cruciaux pour le développement de notre pays (l’éducation et la santé) ».
Le Swedd est un projet important pour le gouvernement, note Abdoulaye Bio Tchané, car il vient « en appui aux nombreuses actions que nous menons en faveur de l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence celle de la gent féminine». Il trouve d’ailleurs, à son avis, pleinement son ancrage dans le Programme d’actions du gouvernement (Pag). Mieux, « le projet, admet-il, vise à renforcer le niveau d’autonomisation des femmes et des adolescentes en vue d’accélérer la transition démographique ; le concept de Dividende démographique étant en cours d’appropriation dans notre pays ».

Impacter davantage

A en croire le ministre d’Etat, le projet démarre dans les plus brefs délais. « Nous avons commencé déjà un certain nombre de travaux. Il y a certaines personnalités de la société civile de nos communautés qui se sont déjà impliqués. Dans quelques jours, nous allons accélérer avec cette décision du Conseil d’administration de la Banque mondiale qui met les ressources à notre disposition », soutient-il.
« Nous nous sommes investis pour rendre le projet Swedd possible sur les instructions du chef de l’Etat. Désormais, la balle sera dans le camp des bénéficiaires et nous allons veiller à ce que les communautés et les organisations dans nos villes et nos campagnes puissent en tirer le meilleur avantage. Il y a déjà un certain nombre d’associations qui sont en contact avec les équipes qui travaillent sur le projet et nous allons multiplier le nombre de ces associations dans quasiment tous les départements de notre pays. Je veux dire à ceux qui sont déjà intéressés et qui travaillent sur les domaines couverts par le projet que la porte leur est ouverte au ministère du Plan pour discuter et voir comment ils peuvent contribuer à la mise en œuvre de cet important projet », lance-t-il.
Le projet Swedd s’étend à tous les 12 départements du Bénin et se décline en trois composantes principales : générer de la demande pour les services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle (Srmnin) en favorisant les changements sociaux et comportementaux et l'autonomisation des femmes et des filles ; renforcer les capacités nationales pour la mise à disposition des produits de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle et de personnel sanitaire qualifié; puis, renforcer l’engagement politique et la capacité d’élaboration des politiques liées au dividende démographique et la mise en œuvre du projet.
Il prend en compte les secteurs de l’éducation, de la santé, de la planification familiale. Projet assez participatif il accordera, dans sa mise en œuvre, une place de choix aux Ongs locales ou régionales qui ont fait leurs preuves dans les domaines qu'il couvre. Les leaders d’opinions et chefs religieux sont également associés à l’exécution des activités.

Actualités 04 févr. 2019


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