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Le processus de recrutement d’agents électoraux a effectivement démarré, hier mercredi 30 janvier. Si au niveau de la mairie de Cotonou, rien ne semble l’indiquer, l’enrôlement au siège de la Commission électorale nationale autonome (Céna) bat son plein. Tellement, il y a du monde !
Attroupement hier matin à l’entrée et à l’intérieur de la Commission électorale nationale autonome (Céna) avec une foule innombrable de postulants cherchant à déposer leurs dossiers pour se faire enrôler au titre d’agents électoraux dans le cadre des législatives de 2019. Même à l’heure de la pause, peu après midi, ils sont restés figés à la devanture et dans les environs immédiats, pour ne pas perdre leurs positions. Le recrutement d’agents électoraux au niveau de la Céna connaît une forte affluence. « Ici à la Céna, nous avons commencé à recevoir les gens depuis ce matin. Nous avons été répartis selon les trois catégories de postes ouverts au recrutement. Ainsi, les candidats savent vers qui aller pour s’inscrire, soit pour le poste de Membre de bureau de vote (Mpv), ou pour celui d’Assistant de coordonnateur d’arrondissement, soit encore pour celui de Coordonnateur d’arrondissement. Moi, je reçois ceux qui veulent s’inscrire pour le poste d’Assistant de coordonnateur d’arrondissement. Il faut au moins le Bac pour postuler à ce poste », renseigne Edna Triomphe, un des agents recruteurs rencontrés.
Mais, au niveau de la mairie de Cotonou, rien ne semble avoir démarré. Pourtant, les administrations communales et municipales sont annoncées pour accueillir aussi des agents recruteurs et faciliter la tâche aux populations. La poignée de candidats retrouvés au niveau de la mairie de Cotonou, en début d’après-midi, avait l’air tout aussi désorienté, se demandant si l’enrôlement est effectivement possible au niveau de la mairie. « Nous sommes là depuis le matin avec nos dossiers et nous attendons. Nous ne savons même pas où cela va se passer ici à la mairie », confie l’un des postulants, visiblement désespéré. Effectivement, si l’on devait s’en tenir au constat à la mairie de Cotonou, on croirait que le processus de recrutement d’agents électoraux n’a pas démarré. Il a fallu se rendre à la Céna pour constater que l’enrôlement a bel et bien commencé et que les postulants, pour une raison ou une autre, ont préféré se rendre à la source.
Rappelons que conformément au calendrier rendu public par la Céna, la période de recrutement d’agents électoraux s’étend du 30 janvier au 13 février prochain.

Sur le chantier de la fourniture et d'accès à l’énergie électrique et à l’eau potable, le gouvernement fait preuve d’une détermination que conforte l’appui diligent des partenaires.
23.735.000.000 FCFA d’accord de prêt signé entre la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao pour le financement du projet de construction, de renforcement et de réhabilitation de 44 adductions d’eau villageoises en République du Bénin ; 16.225.000.000 FCfa de prêt signé avec la Banque d’Investissement et de Développement de la Cedeao dans le cadre du financement du projet d’électrification rurale de cent (100) localités par le réseau centralisé en République du Bénin ; 16.957.088.000 FCfa dont 8.593.036.700 FCfa en crédit et 8.364.051.300 FCfa sous forme de don portant sur l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid) dans le cadre du projet d’interconnexion électrique régionale dorsale Nord 330 kV.
Porté à la connaissance de l’opinion nationale par le Conseil des ministres de ce mercredi 30 janvier, ce sont là les résultats de l’efficacité du gouvernement de la Rupture à la mobilisation de ressources pour répondre à la demande sociale, en l’occurrence en matière d’adduction d’eau potable et d’électricité en milieu rural.
Fort impact social
Le résultat du premier accord, soumis à ratification par l’Exécutif béninois, sera consacré à l’amélioration de l’accès des populations à l’eau potable en milieu rural, ceci par la construction de 37 nouveaux systèmes d’adduction d’eau, le renforcement, la réhabilitation de 7 anciens systèmes d’adductions d’eau villageoises dont certains connaitront une extension. Dans les différentes localités ciblées, pas moins de 224.000 nouveaux bénéficiaires seront impactés et alimentés en eau potable.
Le deuxième accord sera essentiellement consacré, outre à l’installation des lignes de transport et de distribution haute tension et à la fourniture d’électricité, à l’éclairage public, aux branchements à des prix abordables aux ménages dans 100 localités de 11 départements du Bénin, excepté Cotonou. Quant à l’accord de financement signé avec l’Association internationale de Développement (Aid), il fera notamment le bonheur des habitants de Malanville, Kandi et Bembèrèkè qui pourront jouir d’un accès à une électricité fiable et bon marché, donc à portée de toutes les bourses. Soit 10.000 nouveaux abonnés des villages et arrondissements de cette sphère géographique. Ces ressources, prêt et don, devant être consacrées à la résorption du déficit d’offre en électricité, par la diversification des sources d’approvisionnement, assurant ainsi la disponibilité du produit.
C’est révéler un secret de polichinelle que de soutenir que sans l’eau et l’électricité, la croissance économique très déterminante pour assurer le service social est hypothéquée, et partant l’œuvre de développement frappée d’un important handicap. Les artisans, tout comme les industriels, mesurent mieux que quiconque l’importance de la disponibilité de ces deux produits indispensables dans l’exercice professionnel au quotidien, qu’il s’agisse du couturier ou du vendeur d’eau fraiche, et encore plus des unités de production.
Mais, au-delà de cet intérêt économique, notamment la promotion des économies locales, améliorer les conditions de vie des populations par l’accès à l’eau potable et à l’énergie électrique relève d’une question de dignité plus que de bien-être social. Un impératif auquel répondent, par ailleurs, les chantiers de modernisation du cadre de vie initiés pour révéler le Bénin. D’où la détermination du gouvernement du Nouveau départ, dont le chef honore ainsi ses promesses vis-à-vis des populations à travers des réalisations concrètes visant à augmenter le taux d’accès des populations rurales à l’électricité et à l’eau.
Crédibilité du Bénin
Objectif de développement durable auquel le Bénin a souscrit, depuis 2016, inexorablement, le nombre de personnes ayant accès à l’eau potable, de même qu’à de l’énergie électrique fiable s’accroît grâce aux efforts inlassables du gouvernement.
Loin d’être banal, c’est la capacité du Bénin à pouvoir mobiliser les ressources qui est ainsi révélée une fois encore, preuve de la crédibilité de sa signature grâce aux gages donnés par ses dirigeants à travers leur gouvernance dont on se doute que, si elle n’était pas de bonne facture, elle n’aurait pas de pareils résultats. Ainsi, sur environ 17 milliards de francs Cfa de ces accords de financement mis en relief par le Conseil des ministres hier, près de la moitié est substantiellement faite de don !
Toutes choses qui renforcent la volonté du gouvernement à favoriser l’accès à l’eau potable pour tous d’ici 2021 et à honorer ses engagements en la matière. De sorte que, passée la phase d’urgence de lutte contre le délestage, le gouvernement mise désormais sur les investissements de moyen et long termes pour juguler la crise énergétique. De même, à ce rythme, et au regard de l’engagement des partenaires à ses côtés, le défi d’accès universel à l’eau potable pour les populations béninoises sera relevé, car d’évidence, et vu la mobilisation des ressources financières au profit du programme y dédié, cet enjeu est à portée de main, voire avant l’échéance prévue?

En visite au Bénin, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, a tenu, ce mardi 29 janvier, une séance conjointe de travail avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et certains de ses collègues du gouvernement. Au cours de cette rencontre, les nouvelles perspectives de la coopération entre les deux nations sont passées en revue.
Dans le cadre du suivi des retombées de la dernière visite du président de la République, Patrice Talon, à Oslo en Norvège, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, a effectué une visite de travail au Bénin. A l’occasion, une séance conjointe de travail sur la coopération bilatérale a été organisée, avec le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci et ses collègues de l’Energie, Jean-Claude Houssou, du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato et Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex).
Au terme de la rencontre, le secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères, Jens Frolich Holte, s’est réjoui de l’intérêt du gouvernement pour les relations entre les deux pays. Il a remercié le gouvernement béninois pour ses engagements vis-à-vis de la Norvège et sa franche collaboration depuis la visite du président Patrice Talon à Olso en Norvège. Jens Folich Holte rassure les autorités béninoises du soutien de la Norvège dans les différents secteurs évoqués au cours de cette réunion. « Nous avons eu des discussions constructives et nous souhaitons que cette relation soit plus fructueuse dans les années à venir » a-t-il déclaré.
Au nom du gouvernement et du président de la République, Patrice Talon, le ministre en charge des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, a remercié Jens Frolich Holte pour sa visite au Bénin. Selon lui, cette première visite du secrétaire d’Etat auprès du ministre norvégien des Affaires étrangères s’inscrit dans le cadre du suivi des retombées du déplacement du président Patrice Talon en Norvège en novembre dernier. A l’en croire, cette visite consolide les relations entre les deux pays et ouvre de perspectives nouvelles pour cette coopération. « Mes collègues et moi avions exprimé des préoccupations majeures, chacun en ce qui concerne son secteur, et nous espérons beaucoup d’investisseurs norvégiens au Bénin dans les mois à venir » a-t-il déclaré.
Dans cette lancée, il est prévu à l’Apiex ce mercredi à Cotonou, une réunion sur le cadre de la coopération dans le domaine des investissements entre l’Association des hommes d’affaires norvégiens et les autorités béninoises. L’équipe de Oil for developement, programme norvégien auquel le Bénin est éligible, va se rendre également au Bénin au mois de mars prochain.
« Les hommes d’affaires béninois se sont rendus récemment en Norvège et les discussions ont beaucoup avancé, surtout sur le périmètre Sèmè-Kpodji où nous souhaitons bénéficier de l’assistance de la Norvège pour réussir le démantèlement du champ pétrolifère afin d’éviter un problème écologique majeur à notre pays » a-t-il martelé.
Au plan multilatéral, Aurélien Agbénonci a confirmé au secrétaire d’Etat, Jens Frolich Holte, le soutien du Bénin pour l’admission de la Norvège comme membre permanent au Conseil de sécurité de l’Onu pour la période 2021-2022. Enfin, l’ouverture d’un consulat de la Norvège au Bénin et la nomination de Huguette Bokpè Gnacadja comme consul renforcent, selon le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, les relations entre les deux pays.

Le Projet Commune du Millénaire pour le Développement (Pcm) de Bonou a fait l’objet d’une visite conjointe du Programme des Nations Unies pour le Développement (Pnud) et du Programme Alimentaire Mondial (Pam). Les autorités de ces deux agences des Nations Unies au Benin sont allées s’enquérir des réalisations du Pcm via une mission de supervision terrain du projet sur quelques-uns des différents sites de sa mise en œuvre le mardi 22 janvier 2019 dans la perspective d’un partenariat pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable au Bénin.
La plate-forme multifonctionnelle d’Adido est la première étape de la visite bipartite une fois à destination de la commune de Bonou au cœur de la vallée de l’Ouémé dont la richesse est bien inestimable. Guy Louèkè, Chef du projet Pcm – Bonou, imprègne la délégation de ce qu’il s’agit d’un centre d’agrobusiness équipé d’une centrale électrique photovoltaïque de 64 kw au profit des femmes de Bonou, fruit du partenariat entre le gouvernement béninois, le Japon et le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud). Le joyau est composé de cinq ateliers de transformation des fruits et légumes, de manioc, de noix de palme en huile rouge, de maïs et de prestation de services para-agricoles comme la restauration, la charge de batteries de téléphones portables, le magasin de stockage et de vente de produits divers. Il participe au renforcement de capacités et l’autonomisation des femmes et concourt à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (Odd) dont notamment l’Odd 1 relatif à l’élimination de la pauvreté ; l’Odd 2 qui prône la faim zéro ; l’Odd 4 qui vise à assurer à tous une éducation de qualité ; l’Odd 5 qui porte sur l’égalité des sexes ; l’Odd 6 qui concerne l’accès à l’eau propre et l’assainissement et l’Odd 7 relatif à la fourniture de l’énergie à un coût abordable et l’Odd 8 relatif au travail décent.
A travers l’opérationnalisation de la plate-forme multifonctionnelle d’Adido dans la commune de Bonou, la réalisation des défis inscrits au programme d’actions du gouvernement (Pag) 2016-2021 sont pleinement en expression avait souligné le Ministre d’état chargé du plan et du développement Abdoulaye Bio Tchané à l’inauguration de l’infrastructure le mardi 8 août 2017 après 19 mois de travaux.
La seconde étape de cette mission de terrain a été la visite de l’école d’Adido. Le rappel des actions du Pcm via la composante éducation a permis de mettre en exergue son impact en trois ans sur onze écoles, avec la construction de 33 salles de classe et surtout la formation des enseignants pour une éducation de qualité. L’amélioration des performances éducatives de l’école primaire publique d’Adido hissée dans le top 50 des meilleurs à l’examen du Cep 2018 est déjà la preuve concrète du succès du Pcm exprimée par Hyacinthe Kouazoundé, directeur de l’école. La délégation a été aussi reçue à l’école primaire publique d’Agbosso-Kota, où plusieurs infrastructures ont été réalisées par le Pcm-Bonou pour améliorer les conditions de vie des populations : forage, château d’eau, cantine scolaire dont lacuisine fonctionnelle à base du biogaz et de l’énergie photovoltaïque. Aussi, l’école dispose-t-elle d’un jardin scolaire pour susciter la culture entrepreneuriale chez les écoliers. De l’eau potable est disponible sur le site et sert à satisfaire les besoins en eau (cuisson, maraîchage, douche) et surtout à la mise en place d’une buanderie pour soulager les populations.
Des résultats impressionnants
A l’étape 4 de la visite, la mini-rizerie en installation apporte davantage d’éléments de conviction sur la qualité des réalisations du Pcm. Un réel espoir de changement de vie est né chez les femmes de la coopérative de transformation du riz qui n’attendent que de décupler la production et leur revenu avec le fonctionnement très attendu de la rizerie, a soutenu Sènamè Tossou, la responsable de la coopérative.
Les membres de la mission conjointe Pnud et Pam ont été très impressionnés par les résultats concrets des différents sites du projet visités. Ils ont également fait, le tour des réalisations, le marché de conservation et de transformation de poisson Gbèdo à côté duquel il est mis en vente les différents produits du Pcm.
La mission conjointe de supervision terrain des activités du Pcm ainsi terminée, le Représentant Résident a.i. du Pnud Adama Bocar Soko exprime son admiration au regard du parcours élogieux du Pcm et a remercié l’ensemble des partenaires engagés à régler les questions de développement tenant à plusieurs objectifs de développement durable dans le respect de l’environnement et des défis sociaux. Il a mis l’accent sur le maintien des élèves à l’école via la réalité des cantines et retient la promotion de l’économie locale au travers du déroulement entretenu des multiples activités observées. Aussi, apprécie-t-il la démarche du Programme Alimentaire Mondial (Pam), un potentiel partenaire d’action complémentaire pour d’éventuels résultats à coûts abordables, avec qui le Pnud entend réaliser de plus estimables prouesses. C’est avec émerveillement que Francis Bèrè, Chargé de Programme au Pam au Bénin a parcouru les divers sites à forte portée sur le bien-être des populations de la commune de Bonou et conclu que le Pcm participe effectivement à la lutte contre la faim, la malnutrition, une réelle esquisse de solutions aux problèmes sociaux à régler, et qu’il mérite de soutenir. Il établit un rapprochement de vision qui permet au programme du Pam d’envisager donc un partenariat à gain réciproque dans une synergie d’action pour la réalisation des Objectifs de Développement Durable dans l’éradication de la pauvreté. La délégation est partie de Bonou dans une ambiance de satisfaction, dans l’attente d’un partenariat réel de mise à l’échelle au niveau de toute la commune des succès réalisés. C’est aussi avec la certitude de la satisfaction de la population de Bonou et du Maire Julien Afohounha, de ce que le Pcm est un réel salut pour leur commune et que sa pérennisation ne devrait souffrir d’aucun doute. Rappelons que le Bénin et les Nations Unies souhaitent que cette initiative d’approche holistique intégrée soit pérennisée à travers son extension aux 76 autres communes du Bénin.
Notons pour finir que le projet Pcm est mise en œuvre par le Centre de Partenariat et d’Expertise pour le développement Durable (CePed) avec l’appui technique et financier du Japon et du Pnud. Il vise la réalisation des Objectifs de Développement Durable au niveau de la commune de Bonou qui compte 44 000 habitants, par une apport simultané intégré d’investissements et d’interventions innovantes dans les domaines de la sécurité économique et alimentaire, l’accès des populations aux soins de santé essentiels, l’accès à une éducation primaire de qualité notamment pour les jeunes filles, la cohésion sociale et la prise en compte du genre dans le processus de développement local, l’accès des populations à l’eau potable et à ‘énergie et la gouvernance locale.
Source : Force Com One
Société 30 janv. 2019

Alors que la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) s’apprêtait, ce mardi 29 janvier, à lancer l’étape des plaidoiries des avocats parties au procès de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, les conseils des victimes sollicitent et obtiennent de la Cour la poursuite des débats. Ils souhaitent l’audition de certaines personnes physiques et morales convoquées pour la manifestation de la vérité.
« L’audience d’hier (lundi dernier, ndlr) a été suspendue pour que ce matin la lecture des pièces relatives au rapport psychiatrique des accusés soit faite, précédée d’autres actes qui vont conduire à la fin des débats pour permettre aux avocats de la partie civile de plaider. Mais, ce matin, les avocats des victimes ont déposé une correspondance dont le contenu est relatif à une demande à la Cour de procéder à une instruction complémentaire en invitant certaines personnes ». C’est par cette information que le président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa, président de la Cour de répression des infractions criminelles et du terrorisme (Criet) en charge de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services, a planté le décor de l’audience de ce mardi 29 janvier.
Selon lui, la correspondance des avocats de la partie civile invite la cour à convoquer certaines personnes physiques dont Mariette Hinnoukpo, la secrétaire particulière du directeur départemental d’Icc-Services de l’Ouémé-Plateau, Emile Tégbénou, qui aurait retiré trois milliards F Cfa de la caisse de l’agence quelques semaines avant l’éclatement de la crise, l’ex-régisseur central du ministère de l’Economie et des Finances et de celui chargé du Développement, Seth Akplogan, au moment des faits, le sieur Eveil Gomez, assistant de Séverine Lawson, ex-présidente du comité de suivi de l’affaire Icc-Services et consorts, le président de la Commission autonome d’enquête judiciaire et l’ex-procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou, Justin Gbènamèto. Outre ces personnes physiques, les avocats des victimes demandent la convocation à la barre de toutes les banques citées dans le dossier notamment la Bceao, Uba, Sgb, Boa Bénin et Nsia Banque. L’Etat béninois est aussi convoqué. Pour les conseils de la partie civile, la cour de céans ne saurait clore les débats et ouvrir l’étape des plaidoiries des avocats sans l’audition à fond de ces personnes physiques et morales dont certaines avaient été déjà écoutées. Cette procédure introduite par la partie civile a suscité une véritable passe d’armes ce mardi à l’audience.
Passe d’armes
Pour les avocats de la défense dont Me Hervé Gbaguidi et ceux de l’Etat béninois représenté par l’Agent judiciaire du Trésor (Ajt), en l’occurrence Mes Olga Anassidé et Spéro Quenum, cette requête de leurs collègues est viciée, tardive et inopérante. Mieux, l’audition des personnes physiques et morales concernées n’apporterait rien de nouveau au débat.
Surtout que la plupart d’entre elles avaient été déjà écoutées tout au long de l’audience criminelle qui a démarré depuis le 17 décembre 2018. « Sur la citation à comparaître, la procédure est complètement biaisée. On saisit le président de la Criet d’une citation à comparaître et le procureur spécial d’une citation directe. Ce qui est complètement nouveau à mes yeux. Les responsables à divers niveaux des banques ont défilé devant votre cour et pourquoi en ce moment ils n’ont pas profité pour approfondir leurs préoccupations ? », demande Me Hervé Gbaguidi. Les observations de l’avocat des accusés seront renforcées par celles de Me Olga Anassidé qui démontre que dame Mariette Hinnoukpo n’a rien à voir dans ce dossier. Cela, parce qu’elle est partie avec les fonds en question au moment où il n’y a pas encore crise. Mieux, cette secrétaire particulière n’aurait commis aucune faute en récupérant l’argent de tous les clients qui ont effectué des placements par elle ou en son nom, soutient l’avocate au barreau du Bénin. L’ex-régisseur central Seth Akplogan a juste débloqué les fonds que l’Etat a mis à sa disposition pour payer les comités et commissions installés dans le cadre de la gestion du dossier Icc-Services. « L’argent qu’il a manipulé n’appartient pas aux promoteurs d'Icc-Services et je ne vois pas ce que sa comparution à nouveau va apporter à l’évolution de ce débat », plaide Me Olga Anassidé qui ne manque pas de rappeler, sauf erreur de sa part, que la Bceao est couverte d’immunité et ne saurait comparaître devant une juridiction. Et, à Me Spéro Quenum d’enfoncer le clou pour demander à la cour de céans de rejeter cette demande des avocats de la partie civile, sur le fondement de l’article 313 du Code de procédure pénale.
Mais toutes ces démonstrations des avocats de la défense et celles de l’Etat béninois ont été battues en brèche par Mes
Gustave Anani Kassa, Alain Orounla et Agathe Affougnon-Ago qui ont formulé la demande. Ils ont démontré à la cour la légalité de leurs actes. Ils ont précisé que la comparution des personnes physiques et morales concernées vise à clarifier définitivement certains points d’ombre non évacués jusqu’ici au cours des débats. Il s’agit notamment des questions relatives aux 27 milliards F Cfa qui auraient été emportés chez Emile Tégbénou, à la non signature du rapport de synthèse des travaux du comité de suivi sans oublier le flou artistique autour du Dépôt à terme de 300 millions F Cfa d’Icc-Services qui se retrouverait au niveau d’une banque. Autant de préoccupations que la partie civile entend approfondir afin de voir élargir l’assiette d’argent devant servir au dédommagement des victimes.
Prenant la parole pour ses réquisitions, l’avocat général Ulrich Gilbert Togbonon a abondé dans le même sens que les avocats de la partie civile. Il requiert que la cour donne une suite favorable à la requête pour l’instruction complémentaire des personnes physiques et morales sollicitées.
La cour de céans se retire pour délibérer sur la question. Après plus d’une heure de huis clos, la formation de jugement présidée par Edouard Cyriaque Dossa accède à la demande des avocats des victimes. Cela au motif que la cour ne saurait faire obstacle à toute initiative légale tendant à la manifestation de la vérité. Elle convoque les personnes physiques et morales concernées à la barre demain jeudi 31 janvier pour la poursuite des débats.

Le Système des Nations Unies (Snu) dispose désormais d’un nouveau cadre de coopération pour le développement du Bénin pour la période 2019-2023. Il s'agit du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement (Pnuad). Ce plan qui nécessite la mobilisation de près de 300 millions de dollars pour sa mise en œuvre, a été lancé, hier, mardi 29 janvier, à Cotonou après la présentation des résultats du plan précédent 2014-2018.
Pour la période 2019-2023, trois priorités stratégiques ont été retenues conjointement par l’équipe pays du Système des Nations Unies (Snu) et le gouvernement du Bénin dans le nouveau Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement. Les trois priorités de ce nouveau plan qui nécessite la mobilisation de près 300 millions de dollars pour sa mise en œuvre ont été présentées, à l’occasion du lancement dudit plan.
Selon une présentation de ce nouveau plan faite par
Aristide Djossou, en service au niveau du Snu, la première priorité concerne la promotion de la croissance économique inclusive, forte et durable. Les principales interventions dans le cadre de cette priorité porteront sur quatre domaines. Le premier est relatif à l’emploi des jeunes et des femmes, l’appui au secteur privés et aux Organisations de la société civile. Il y aura aussi dans ce domaine, les facilités d’installation et de financements adaptés pour l’emploi et l’entrepreneuriat.
Pour un confort des communautés
Le deuxième domaine se rapporte à l’accès des populations vulnérables aux ressources de production durable, aux technologies adaptées aux changements climatiques et aux marchés. Le troisième domaine a mis l’accent sur l’accès aux sources d’énergies propres et durables. Le quatrième et dernier domaine concerne la résilience des communautés rurales et périurbaines. Les actions du Snu avec le gouvernement béninois dans ce domaine viseront dans cette première priorité l’atteinte de 12 des 17 Objectifs de développement durable (Odd).
En ce qui concerne la deuxième priorité, le gouvernement et le Snu s’engagent à tout mettre en œuvre pour que, d’ici 2023, les populations béninoises les plus vulnérables utilisent davantage les services sociaux de base de qualité. Des services caractérisés par une couverture sanitaire universelle et une éducation de base. Dans le cadre de la réalisation de cette priorité, le Snu en collaboration avec le gouvernement vise l’atteinte de cinq des 17 Odd.
La troisième et dernière priorité de ce nouveau plan est relative à la consolidation de la démocratie, de l’Etat de droit et de la promotion de la bonne gouvernance. La réalisation, à cet effet, passe par plusieurs cibles prioritaires retenues par le gouvernement au niveau de trois Odd en particulier l’Odd 17 sur le partenariat pour la réalisation des objectifs et l’Odd 16 portant sur la paix, la justice et les institutions efficaces.
A la cérémonie de lancement de ce nouveau plan, le coordonnateur résident du Snu, Siaka Coulibaly, a rappelé les résultats du Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin pour la période 2014-2018. Des résultats qui, dit-il, ont contribué à des priorités nationales.
Pour ce qui est du nouveau plan cadre, Siaka Coulibaly souligne qu’il intervient dans le contexte des réformes des Nations Unies qui mettent un accent sur l’agenda 2030 sur le développement durable. C’est pourquoi il rassure les différents acteurs de la constance des agences des Nations Unies au Bénin dans la mise en œuvre de ce plan.
« Avec ce nouveau plan, des défis s’imposent au gouvernement», a fait savoir la ministre du Travail et de la Fonction publique, Adjidjatou Mathys, qui a représenté le ministre d’Etat, chargé du Plan et du Développement. Elle a salué les réformes en cours aux Nations Unies et qui visent à donner une impulsion à ses actions et celles de ses agences dans les différents pays.
Adidjatou Mathys a invité les partenaires techniques et financiers à réserver un écho favorable aux sollicitations du gouvernement quant à la complémentarité des ressources pour le financement de ce nouveau plan.
Les six axes du plan 2014-2018 évalués
En prélude à l’élaboration du nouveau Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin, pour la période 2019-2023, l’équipe pays du Système des Nations Unies au Bénin s’est engagée avec le gouvernement dans un processus de bilan commun pays (Bcp). Ce bilan, qui a été présenté hier avec un accent sur les six axes évalués, est une analyse de l’évolution récente des indicateurs de développement, de l’état de mise en œuvre des politiques et stratégies nationales dans la perspective de dégager les défis à relever. Cette analyse constitue donc une étape importante du processus de programmation commune des agences du Snu.
Les six axes évalués dans le cadre du Plan 2014-2018 concernent la santé des populations, l’éducation de base, la protection contre la vulnérabilité scolaire, la bonne gouvernance; puis l’environnement, la gestion des crises et catastrophes naturelles.
Les actions du Snu à travers le bilan seront guidées par le principe « ne laisser personne de côté » et prendront en compte les questions liées à la promotion des droits de l’homme, l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes ; la durabilité et les résiliences ; la redevabilité et la promotion des statistiques désagrégées.

La journaliste Carmen Toudonou, promotrice du concours Miss littérature, a annoncé ce mardi 29 janvier, le menu et les innovations de l’édition 2019 de cette compétition littéraire dont la grande finale est prévue pour le 27 juillet prochain à Cotonou.
« L’écrivain face à la problématique de l’engagement », c’est le thème de l’édition 2019 du concours Miss Littérature qui devient désormais biennal et sous-régional. C’est du moins ce qu’a révélé ce mardi 29 janvier, la promotrice et présidente du comité d’organisation de ce concours, Carmen Toudonou, à la faveur d’une conférence de presse qu’elle a animée à Porto-Novo. Selon elle, l’évènement est à sa troisième édition cette année après les deux premières organisées respectivement en 2016 et 2017. Suite au succès de ces deux éditions annuelles et nationales, Carmen Toudonou a décidé de donner un caractère sous-régional à la compétition avec en lice des pays comme le Niger, le Togo, la Côte d’Ivoire et le Bénin. Les phases nationales du concours ont eu lieu en 2018 ; d’abord au Niger en mai, ensuite au Bénin en juillet, au Togo en novembre et enfin en Côte d’Ivoire en décembre dernier. Ce qui a permis au comité d’organisation de sélectionner deux filles par pays à savoir : une miss et sa dauphine.
Ce sont donc les huit lauréates qui vont prendre part le 27 juillet prochain, à la grande finale sous-régionale de Cotonou, informe Carmen Toudonou qui avait à ses côtés Inès Sèna, membre du comité d’organisation. A l’issue de la compétition, une miss et ses trois dauphines seront élues. Elles recevront des lots alléchants. La Miss sera gratifiée de divers prix dont une moto, un ordinateur portable, une liseuse, un ipad, un séjour à l’étranger accompagnée d’une dame membre du comité, un lot de livres, une attestation de participation et autres. Les trois dauphines repartiront avec presque les mêmes prix que la miss à la différence de la moto et de l’ordinateur pour les deux dernières. Chacune des quatre autres finalistes recevra une liseuse, un lot de dictionnaires, un lot de livres, une attestation de participation et divers lots en nature.
Carmen Toudonou est revenue sur les conditions de participation au concours ouvert aux jeunes filles, âgées de 18 à 24 ans. Aucun autre critère n’est exigé en dehors de l’âge et du sexe, martèle la conférencière qui n’a pas manqué de dévoiler également le déroulé de la grande finale. Lequel déroulé sera ponctué de quatre passages des candidates en tenues traditionnelle, de ville et de soirée au cours desquels elles auront à plancher chacune devant le jury composé d’écrivains et de personnalités du monde culturel, originaires du Mali, de la France et du Cameroun. Elle a choisi à dessein ces pays différents de ceux en compétition pour garantir la transparence et la rigueur du concours. Carmen Toudonou nourrit l’ambition d’élargir Miss Littérature au plus grand nombre de pays en dehors des quatre en lice en 2019?

Le Programme d’appui au développement territorial (Padt) a organisé, ce lundi 28 janvier, une journée d’information sur les lignes directrices de son appui aux communes. Maires et techniciens concernés étaient à cette séance qui a eu pour cadre la préfecture de l’Atlantique à Allada.
Le programme d’appui au développement territorial (Padt) a lancé, au profit des communes, un appel à propositions dont l’objectif est de promouvoir un développement territorial durable et équilibré reposant sur la gouvernance locale concertée, inclusive et veillant à favoriser l’émergence des dynamiques territoriales innovantes. Lundi 28 janvier à la préfecture d’Allada, les maires des communes de ce département de l’Atlantique ainsi que certains de leurs cadres et techniciens ont été entretenus sur les tenants et les aboutissants du projet. Un tournant indispensable, quand on sait que l’appel à propositions lancé à leur profit vise à contribuer à l’amélioration des performances des communes et de l'intercommunalité en matière d’offres de services aux populations, ainsi qu’en matière de mobilisation et de diversification de leurs propres ressources. Les priorités établies dans ce cadre concernent la réalisation d’équipements de qualité dans leur exécution, de nature à apporter une réponse pertinente et durable aux besoins spécifiques des populations y compris les couches vulnérables, à favoriser l’inclusion sociale et l’égalité des genres, et à assumer une couverture géographique adéquate.
C’est une initiative salutaire pour le développement local, largement appréciée par le préfet Jean Claude Codjia à l’ouverture des travaux. Avec lui, les responsables du projet conviennent également que, pour les mairies, cet appel à propositions constitue une aubaine à saisir. Ainsi, il les invite à s’approprier les subventions disponibles et les subtilités de l’initiative, notamment les critères d’éligibilité des offres.
Marc Okry, le communicateur principal insistera surtout dans sa communication sur les priorités de cet appel à projets. Il s’agit notamment, a-t-il expliqué, de la réalisation d’équipements de qualité au profit des populations et des couches vulnérables, de la recherche, de l’identification précise et de la valorisation des potentiels économiques et fiscaux locaux, de la mutualisation des moyens et du partage de savoir-faire entre communes. La philosophie qui la sous-tend, c’est « l’ouverture la plus large possible de l’appel à propositions et sa généralisation à l’ensemble des communes et intercommunalités du Bénin.
Les maires apprécient…
« C’est un très grand projet qui concourt au développement territorial de notre pays, qui concerne les communes et les établissements publics à caractère intercommunal. Il faut expliquer aux maires et aux techniciens l’éligibilité et les acteurs qui peuvent être touchés. Nous avons besoin de comprendre ces critères. L’importance de ce projet n’est plus à démontrer. Pour ce qui concerne ce financement, il est bien dit que ce sont les communes qui sont éligibles et cette éligibilité tient compte de critères spécifiques. Toujours est-il que le développement par la commune se fait plus sentir». Georges Bada, maire de la commune d’Abomey-Calavi ne tarit pas d’éloges à l’endroit de l’appel à propositions du Padt. Comme lui, Célestine Adjanohoun, maire de Ouidah, est toute aussi admirative. « Cette séance nous permettra de comprendre les dispositions à prendre pour soumettre des projets éligibles dans l’intérêt de nos populations. C’est un coup de main important apporté aux communes. A Ouidah, nous avons déjà de nombreux projets comme l’accès de nos zones humides à l’énergie. Il y a également la nutrition dans nos villages, l’ouverture de notre école de métiers aux filles… que nous pensons soumettre », apprécie-t-elle.
Société 29 janv. 2019

Les députés ont repris, ce lundi 28 janvier, l’examen du projet de loi portant statut du barreau entre-temps suspendu au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Le barreau béninois aura bientôt un nouveau statut. Le texte est encore remis en examen au Parlement après plusieurs mois. Il était au cœur de la plénière de ce lundi 28 janvier à l’hémicycle, à la faveur de la première session extraordinaire de l’année 2019 qui s’est ouverte, ce lundi, après l’ouverture manquée, vendredi 25 janvier dernier.
La commission des lois a présenté son rapport sur le dossier, tenant compte du niveau où les débats s’étaient achoppés lors de l’examen du projet de loi en juillet 2016, notamment les questions de la structure devant assurer la formation des avocats ; les conditions d’accès à cette école et l’exercice de la profession de Conseil juridique. Ces questions avaient constitué des points d’achoppement en juillet 2016. Les difficultés de compréhension avaient conduit les députés à organiser à propos un séminaire le jeudi 21 juillet 2016 à Agoué à Grand-Popo. Ils ont aplani, au cours des travaux, les divergences relatives aux réformes querellées afin de faciliter l’adoption de ce texte de loi. De ce fait, le barreau béninois sera doté d’une loi de qualité pour permettre au Bénin, non seulement, d’affronter les nombreux défis du secteur de la justice, mais aussi de rester en phase avec les dispositions de l’Union économique et monétaire ouest- africaine (Uemoa). Le projet de loi est revenu sur le tapis ce lundi au Parlement. Le rapport présenté par la commission des Lois sur le dossier a permis de constater que les discussions ont beaucoup évolué. Les points d’achoppement ont été aplanis. Tenant compte des discussions du séminaire, la commission des Lois a proposé que l’école de formation des avocats soit baptisée Ecole de formation professionnelle des avocats (Efpa). Elle sera administrée par l’Ordre des avocats béninois.
Le projet de loi en examen clarifie, par ailleurs, l’exercice de la profession de Conseils juridiques qui ne sont plus l’apanage des seuls avocats, même si ceux-ci l’exercent au principal. D’autres personnes pourraient se voir attribuer cette mission.
Lors du débat général qui a suivi la présentation du rapport sur le dossier, le député Barthélemy Kassa se réjouit du consensus retrouvé autour des principaux points d’achoppement du projet de loi, surtout par rapport à l’accessibilité des jeunes à la formation d’avocat. André Okounlola, quant à lui, salue la création de cette école qui va permettre l’accès égal à tous les citoyens, qu’ils soient issus de famille nantie ou pauvre. Le député Louis Vlavonou a souhaité avoir plus d’éclaircissements sur les conditions d’accès à cette école. Il verra sa lanterne éclairée par le ministre chargé de la Justice, Me Séverin Quenum. Celui-ci informe que les précisons souhaitées par le député Louis Vlavonou se retrouvent à l’article 229 du projet de loi. Cet article dit clairement que l’inscription à l’Ecole de formation professionnelle des avocats (Efpa) est ouverte aux titulaires de diplôme de Master en droit reconnu par le Cames ou d’un diplôme de Maîtrise en droit ou encore tout diplôme équivalent. Le ministre de la Justice rassure les députés que la condition de diplôme est la seule retenue dans le projet de loi. La formation va permettre ensuite à l’étudiant de passer le Certificat d’aptitude à la profession d’avocat (Capa) et de sortir avocat s’il a passé le concours avec succès. Cette réforme, si elle est adoptée par les députés, aura ainsi l’avantage d’éviter aux jeunes diplômés en droit de passer plusieurs années dans des cabinets d’avocats où ils sont considérés comme des stagiaires sans jamais devenir avocats.
Après le débat général, les députés se retrouvent jeudi 31 janvier prochain pour entamer l’examen au fond du projet de loi composé de plus de 230 articles et, si possible, aboutir à son vote. Les travaux de la séance plénière d’hier ont connu la présence du bâtonnier Yvon Détchénou, qui avait à ses côtés son prédécesseur, Me Cyrille Djikui.

Le Fonds kowétien pour le développement économique arabe a mis à la disposition du Bénin, sous forme de prêt, un montant de 10,3 milliards de francs Cfa pour l’alimentation en eau dans les communes de Boukombé, Covè et Zagnanado. La signature d’accord a eu lieu, ce lundi 28 janvier, au ministère de l’Economie et des Finances entre Romuald Wadagni et le directeur général adjoint du Fonds, Delal Abdelaziz en présence du ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi.
Le Bénin poursuit son objectif d’approvisionnement en eau potable pour tous d’ici 2021. C’est dans ce cadre qu’un accord de prêt a été signé, ce lundi, au ministère de l’Economie et des Finances, entre le Fonds kowétien pour le développement économique arabe (Fkdea) et le gouvernement béninois. D’un montant de 10,3 milliards de francs Cfa, ce prêt servira à approvisionner en eau potable les populations des communes de Boukombé dans le département de l’Atacora, de Covè et Zagnanado dans le département du Zou.
A la cérémonie de signature de l’accord, le directeur général adjoint du Fkdea, Delal Abdelaziz, note que ce projet va impacter le quotidien des populations béninoises. Il rappelle que le Fonds a commencé à coopérer avec le Bénin depuis 1978, et plusieurs projets ont été financés pour le bonheur des populations béninoises. Il espère qu’avec ce nouveau projet, le gouvernement béninois atteindra son objectif d’approvisionnement en eau potable pour tous d’ici 2021.
« C’est un projet qui vient compléter la liste des projets en alimentation en eau potable», assure le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi. Avec cet accord, il ne reste plus beaucoup pour boucler le financement des projets relatifs à l’approvisionnement en eau potable en milieu rural dans les différentes localités du Bénin, a déclaré le ministre en charge de l’Eau.
En joignant sa voix à celle de son collègue en charge de l’Eau, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, souligne que ce projet tient à cœur au gouvernement. C’est pourquoi il rassure le directeur général adjoint du Fkdea que ce projet sera bien géré. « Dans les mois à venir, vous verrez les impacts du projet sur les populations », promet le ministre de l’Economie et des Finances.
Romuald Wadagni rappelle aussi les différents accords signés par le gouvernement béninois dans divers secteurs depuis fin décembre 2018 pour dire que le mois de janvier 2019 est un mois exceptionnel pour la mobilisation des financements extérieurs. Ce rappel, dit-il, vise à rassurer les uns et les autres de la crédibilité de la signature du Bénin qui aujourd'hui porte ses fruits.
Dans l’espace Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), le Bénin, souligne le ministre de l’Economie et des Finances, a battu le record de mobilisation des financements extérieurs après la mobilisation intérieure qui est déjà acquise.