La Nation Bénin...
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Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, appelle les acteurs politiques engagés dans les législatives du dimanche 28 avril prochain, au respect de l’article 36 de la Constitution du Bénin invitant les citoyens à œuvrer pour la paix et la cohésion sociale nationale. Il a animé, à cet effet, un point de presse, ce mercredi 23 janvier, au siège de l’institution à Porto-Novo.
Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, est soucieux de la préservation de la paix, avant, pendant et après les élections législatives du 28 avril prochain. Il attire l’attention des acteurs politiques et de leurs militants sur la nécessité d’avoir à l’esprit, dans leurs actes et dans leur vécu quotidien les dispositions de l’article 36 de la Constitution du 11 décembre 1990. Lequel article stipule : « Chaque Béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d’entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et de la cohésion sociale nationale ». Pour le médiateur de la République, la matière électorale est le domaine par excellence où l’on doit faire montre de mesure, d’équité, d’équilibre, car quelques mots de trop peuvent amener des troubles. Des discours lus ou improvisés peuvent être sources de violences. Des actes peuvent être frappés de démesure. Des paroles qui blessent, des propos qui troublent, des actions qui créent la discorde et donc « écartent la concorde ».
Or, dans la concorde, on doit rechercher la mise en commun, c’est-à-dire une gouvernance politique qui rassemble, qui appelle le cœur à la cohésion nationale. Ainsi, dans la compétition électorale, tout ce qui déborde est inacceptable parce qu’il casse l’harmonie sociale, observe Joseph Gnonlonfoun. « Des discours enflammés d’un candidat peuvent susciter des actions ou des réactions brutales », ajoute-t-il. Le médiateur de la République estime que des messages doivent être délivrés en direction des acteurs politiques pour les inviter à la vigilance et les exhorter à la sauvegarde de l’unité nationale.
Joseph Gnonlonfoun compte aller plus loin. Il envisage de rendre visite dans les prochains jours aux institutions chargées de gérer cette élection, notamment la Cour constitutionnelle, la Commission électorale nationale autonome (Céna) ; la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) pour discuter avec elles de leur noble mission. Les institutions doivent tout mettre en œuvre, conformément à la décision Dcc n°34-94 du 23 décembre 1994 de la Cour constitutionnelle, pour que soient honnêtes, régulières, libres et transparentes les législatives du 28 avril prochain, insiste le médiateur de la République. Pour Joseph Gnonlonfoun, son institution ne peut être insensible à tout ce qui a trait à une consultation électorale bien que cela ne relève pas de ses compétences directes. Mais il se sent doublement concerné d’abord en tant que citoyen et ensuite parce qu’il peut y avoir aussi dans ce domaine la mauvaise administration et la mauvaise gouvernance. Des maux dont la résolution relève des attributions constitutionnelles du médiateur de la République qui doit être attaché à la concorde et à la paix sociale, précise Joseph Gnonlonfoun.

L’accusé Justin Dimon dit n’être coupable de rien dans le cadre de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc-Services. Pasteur de son état, il a clamé son innocence, ce mercredi, à la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme.
Poursuivi pour les infractions de recel de produits d’escroquerie avec appel au public et corruption par Emile Tégbénou, l’accusé Justin Dimon dit ne pas se retrouver dans les faits mis à sa charge dans le cadre de l’affaire des structures illégales de collecte d’épargne et de placement de fonds dite Icc Services. Il a clamé tout au long de son audition son innocence. Le pasteur Justin Dimon accuse l’ancien président de la République, Boni Yayi, d’être la cause de son incarcération le 8 juin 2010. L’un des gardes du corps de ce dernier aurait mis dans la tête de l’ancien chef d’Etat qu’Emile Tégbénou lui aurait construit trois maisons à étages à Zopa dans la commune d’Abomey-Calavi et déposé des milliards F Cfa sur son compte. L’ex-président de la République aurait cru à l’information que lui a donnée le garde du corps en question qui nourrissait une haine viscérale contre lui depuis bien longtemps, sous le régime du général Mathieu Kérékou. Il a saisi l’affaire Icc-Services pour le charger auprès de Boni Yayi. Pour l’accusé Justin Dimon, tout ce qui lui est reproché est faux. Il dit avoir connu Emile Tégbénou en 2009 mais comme promoteur de la Société nouvelle alliance du Bénin (Snab), spécialisée dans les travaux de forage. Il lui faisait des prières parfois même au téléphone pour la prospérité de ses affaires et d’autres œuvres spirituelles. Ces prières auraient changé positivement la vie d’Emile Tégbénou. En retour, celui-ci lui fait, un jour, don d’une enveloppe d’un million F Cfa. Il l’a gratifié, un autre jour, de cinq cent mille F Cfa toujours pour la carburation. A sa demande un jour, Emile Tégbénou lui a passé un véhicule pour assurer le déplacement de certains de ses partenaires étrangers en visite au Bénin. Il lui a fait par la suite don du véhicule. Emile Tégbénou dit avoir reçu de Dieu l’inspiration de lui faire ce don. Justin Dimon dit avoir reçu chez le promoteur de Snab une enveloppe de dix millions F Cfa au profit de certains sinistrés, dans le cadre d’un appel à l’aide lancé à la communauté nationale pour soulager la peine de ces victimes de catastrophe. Il a montré les dix millions F Cfa au chef de l’Etat d’alors, qui lui aurait dit de remettre les fonds au ministère chargé de l’Intérieur où étaient centralisées lesdites aides. Ce qui aurait été fait. Il a remis les dix millions F Cfa au ministre d’alors devant les médias. Ce qui fait au total 11,5 millions F Cfa qu’il a eu des mains d’Emile Tégbénou dont 10 millions pour des sinistrés. Justin Dimon dit n’avoir donc bénéficié en tout et pour tout directement de 1,5 million F Cfa chez Emile Tégbénou et un véhicule. Un véhicule dont il a remis la clé le 8 juin 2010 au commissariat central de Porto-Novo lorsqu’il a appris pour la première fois qu’Emile Tégbénou était dans Icc Services. Il n’a jamais été question de milliard et de trois maisons à étages reçus comme don auprès d’Emile Tégbénou. Justin Dimon dit être injustement incarcéré dans cette affaire. Il va même plus loin en demandant à la cour d’inviter l’ancien président de la République à venir dire à la barre ce qu’il lui reproche. Le pasteur dit compter sur la cour de céans pour le tirer d’affaire.
Yannick Lègba, l’espoir
Le commissaire principal de police, Yannick Lègba, était le premier à passer à la barre ce mercredi. Il était l’espoir de la cour pour clarifier les chiffres issus de l’apurement des données d’Icc-Services après le recensement des déposants par l’Insae. Le nom de Yannick Lègba était abondamment cité comme étant la seule personne pouvant expliquer à la cour les paramètres ayant permis d’aboutir aux chiffres aujourd’hui querellés, en l’occurrence le solde positif de 72 961 815 420 F Cfa; le solde négatif de -4 041 642 737 F Cfa et un montant total de 68 920 172 683 F Cfa mis à la charge d’Icc-Services comme montant que cette structure reste devoir aujourd’hui à ses épargnants.
Répondant à la préoccupation de la cour, Yannick Lègba confirme avoir travaillé sur les résultats issus de l’opération de recensement des déposants d’Icc Services en tant que statisticien de formation. Mais il a fait ce travail en 2010 sur instruction de son supérieur hiérarchique, le directeur général de l’ex-Police nationale au moment des faits, à la demande du comité de suivi de l’affaire Icc-Services et consorts. Sa mission a consisté juste à insérer dans la base de données conçue à cet effet le montant de chaque déposant, ceux dont les soldes étaient positifs, ceux dont les soldes étaient négatifs et ceux dont les soldes étaient nuls. C’est ce calcul qui a donné les chiffres cités supra. Le commissaire principal de la Police nationale précise que cette base de données lui a été fournie par l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae). Ces chiffres constituent l'avis technique qu’il a donné sur l’opération d’apurement des données issues du recensement des déposants. Le sachant fait comprendre à la cour que l’Insae avait aussi toutes les compétences requises pour faire le travail technique qui lui a été confié. Cependant, il ne peut pas juger de la fiabilité des chiffres que seuls pouvaient confirmer les agents qui ont fait ce recensement sur le terrain.

Les députés ont entamé, ce mardi 22 janvier, l’examen du projet de loi fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin. Ils ont adopté les deux premiers titres sur les six que compte le projet de loi en attendant de poursuivre demain les travaux qui pourraient déboucher sur le vote de l’ensemble du texte.
Introduit depuis 2007 au Parlement, le projet de loi fixant le régime des armes, de leurs munitions et autres matériels connexes en République du Bénin est enfin sorti des tiroirs. Il est en examen depuis ce mardi à l’hémicycle, mais après de profondes améliorations en lien avec le souci du gouvernement de conformer la législation nationale aux principes et valeurs réaffirmés dans plusieurs conventions et protocoles auxquels le Bénin est partie prenante dont le Traité sur le commerce des armes (Tca). Composé au départ de 85 articles, le projet de loi en examen comporte 119 articles répartis en six titres. Lesquels titres traitent notamment des principes, définitions et classification ; des armes perfectionnées et des armes non perfectionnées ; de la fabrication, du montage, de l’importation, de la détention, du port et du transport des armes et munitions. Le texte aborde également les dispositions communes relatives à l’importation, au transit, à la vente et à l’entreposage des armes et munitions sans oublier les pénalités.
Pour la commission parlementaire chargée de la Sécurité qui a présenté le dossier à la plénière, ce projet de loi est d’une importance capitale. L’utilité du texte n’est plus à démontrer dans un monde où le recours aux armes est le sport favori, tout autant que les droits à l’autodéfense et à la légitime défense qui sont en définitive établis dans le droit international. Un grand nombre d’acteurs accèdent de plus en plus facilement à des armes aux effets toujours plus meurtriers et dévastateurs, en raison notamment de l’ouverture des frontières, des excédents d’armes et du libre-échange avec comme corollaire une prolifération des armes légères et de petits calibres qui alimentent une certaine économie de la violence. Des violences aveuglées au cours desquelles des armes sont souvent pointées sur des civils, enfants, femmes et hommes vulnérables, ceux-là mêmes que le droit humanitaire est censé protéger. Ces violences sont enregistrées dans certains coins du monde. Aussi, ne fait-il l’ombre d’aucun doute que dans les sociétés d’aujourd’hui, le commerce illicite des armes existe et les armes y sont largement répandues. C’est ce qu’a compris le Bénin pour se mettre aux côtés de ses pairs du monde en général et de ceux de la région Cedeao en particulier, afin de mener une lutte sans merci contre ce fléau. Il importe alors que les gouvernants renforcent la réglementation en matière d’importation, d’exportation et de transit des armes et de mettre en place une coordination plus efficace des politiques nationales. C’est dans ce cadre que le Parlement béninois a ratifié le 15 mai 2009, la convention de la Cedeao sur les armes légères et de petit calibre, leurs munitions et autres matériels connexes.
Rosine Soglo, pessimiste
L’avènement du projet de loi en étude viendra renforcer le texte communautaire pour plus d’efficacité. Le projet de loi interdit sur toute l’étendue du territoire national, en son article 16, la détention, l’usage, le prêt, l’emprunt, la cession, l’échange à titre gratuit ou onéreux, le commerce des armes, des munitions et le matériel connexe par les civils. Toutefois, quelques cas de dérogations sont accordés. Le texte renseigne sur la procédure pour l’obtention du permis de port d’arme. Selon la loi, toute personne désireuse d’importer, d’acquérir, de détenir une arme perfectionnée pour son usage personnel ou de la céder, adresse au ministre en charge de la Sécurité publique, par l’intermédiaire de l’autorité administrative de son lieu de résidence, c’est-à-dire le maire, l’une des demandes d’autorisation telles que d’importation et de détention ; de rachat à une tierce personne ; de cession ; d’échange ; de détention à titre d’héritage ; de détention à titre de donation. L’autorité administrative fait faire une enquête de moralité sur le requérant et transmet au ministre en charge de la Sécurité publique, avec son avis motivé, le dossier complet accompagné du rapport d’enquête. Le ministre en charge de la Sécurité publique statue sur la demande d’autorisation dans un délai de six mois à partir de la date de réception de celle-ci.
A l’’article 21, il est prescrit que : « Nul ne peut ni importer ni détenir plus d’une arme perfectionnée de même famille ; être autorisé à détenir plus d’une arme de poing ni plus d’un fusil, être autorisé à détenir plus de deux armes à la fois de même famille. L’importation et la détention des armes perfectionnées, les munitions et autres matériels peuvent être autorisés à toute personne, à titre exceptionnel et individuel, par le ministre en charge de la Sécurité publique. La loi cible surtout les nationaux cadres de l’administration publique notamment magistrats, administrateurs civils et autres fonctionnaires méritants justifiant de dix années de service. Cette autorisation spéciale est élargie aux personnes appartenant au secteur privé particulièrement méritantes et réunissant un minimum de dix ans d’années de pratique professionnelle.
Les personnels des Forces armées, de sécurité et assimilés totalisant au moins dix années de service effectif peuvent être également autorisés à détenir une arme perfectionnée pour usage personnel. Le ministre en charge de la Sécurité publique fixe chaque année par arrêté le contingent d’armes perfectionnées dont l’importation peut être autorisée sur l’ensemble du territoire national, précise le texte. L’arrêté détermine également le quota par circonscription administrative.
Le permis de détention d’arme perfectionnée a une validité de cinq ans. A l’issue de ce délai, le permis est renouvelable. Le postulant présente l’arme et le permis à renouveler à la circonscription administrative du lieu de son domicile. Selon le texte, la détention d’une arme à feu est illégale si à l’issue du délai de validité du permis, son titulaire n’en sollicite pas le renouvellement dans les trente jours à compter de la date de péremption. Passé ce délai, le permis est caduc de plein droit et l’administration peut en ordonner le retrait ainsi que la saisie conservatoire de l’arme y afférente. Le permis frappé de caducité ne peut servir à approvisionner le propriétaire en munitions correspondant à son arme, martèle l’article 42 du projet de loi.
Le député Rosine Vieyra Soglo salue l’initiative de cette loi quand on sait que, selon elle, l’humanité croule sous les armes et les bombes de plus en plus sophistiquées. Elle trouve urgent que les pays conjuguent leurs efforts pour éradiquer le fléau lié à la prolifération des armes. Cependant, Rosine Vieyra Soglo se dit pessimiste par rapport à l’efficacité d’une telle action concertée face à un monde où les pays se livrent une concurrence acharnée en matière d’acquisition et/ou de fabrication d’armes.
Loin de tout pessimisme, le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense nationale, Fortunet Nouatin, félicite les députés d’avoir accéléré l’examen de ce projet de loi qui permettra au Bénin de disposer d’un dispositif légal pour contrôler l’usage et la circulation des armes sur toute l’étendue du territoire national.
Herman OROU TAKOU au milieu ,ouvrant la 9è revues des finances publiques /©DEGAN[/caption]La revue des finances publiques est un séminaire annuel qui réunit les principaux acteurs impliqués dans la mise en œuvre des réformes de finances publiques et les partenaires impliqués dans leur financement. La neuvième édition s’est tenue, mardi 22 janvier à Cotonou, et a été l’occasion de jauger les actions engagées par le Bénin depuis plusieurs mois pour parvenir à un meilleur rendement de l’administration financière, surtout à l’aune de la dématérialisation.
La revue des finances publiques est souvent l’occasion que saisissent les Partenaires techniques et financiers (Ptf) pour exprimer leur point de vue sur l’état des finances publiques et suggérer des orientations au gouvernement. Pour la partie nationale, elle offre également l’occasion de faire le point de mise en œuvre des réformes et de poser des jalons pour l’année à venir. Cet exercice a mobilisé, acteurs et décideurs au niveau des finances publiques et partenaires autour du thème central « les finances publiques à l’aune de la dématérialisation ».
Cette revue intervient dans un contexte particulier, celui de l’actualisation du plan global de réformes de la gestion des finances publiques (Pgrgfp) 2017-2020 et de la dématérialisation des procédures. Ruben Alba Aguilera, chef de coopération de la délégation de l’Union européenne et chef de file des Ptf appréciant l’effectivité de sa tenue, rappelle que cette revue offre l’occasion au gouvernement béninois et à ses partenaires de se retrouver pour échanger sur la mise en œuvre des réformes passées et en cours, et de définir les priorités pour les années à venir.
« Le renforcement de la gestion des finances publiques est une condition nécessaire à la réalisation de l’objectif de développement durable. Dès lors, les réformes autour de la mobilisation des recettes internes, de la qualité de la dépense et de la gestion de la dette, mais aussi autour de la transparence et la lutte contre la corruption et l’impunité déjà entreprises par le gouvernement devront se poursuivre », suggère-t-il, sans doute, eu égard aux prouesses actuelles de l’économie béninoise, et il ne manque pas de les préciser.
« Le Bénin dispose, en effet, d’un cadre macroéconomique stable et relativement résilient. L’économie béninoise a affronté et surmonté la crise nigériane en 2016 et les estimations prévoient le maintien d’un taux de croissance de près de 7% à moyen terme », a soutenu avec fierté le porte-voix des partenaires techniques et financiers sous le regard approbateur de nombreux cadres présents.
Dans la continuité des efforts…
Pour lui, l’année 2018, dans la continuité des efforts initiés en 2017 avec la mise en œuvre du plan global de réformes de la gestion des finances publiques, a été marquée par des avancées encourageantes dans de nombreux domaines. « On notera tout particulièrement l’accélération de la réforme de l’administration des ressources fiscales par la dématérialisation des services de la douane et des impôts, de l’autorité foncière et des services décentralisés ».
Puis, il indique que d’autres progrès notoires ont été enregistrés dans des réformes telles que la mise en œuvre du Compte unique du Trésor, le contrôle des dépenses courantes par la bancarisation des paiements, la mise en place du cadre organisationnel et institutionnel des comptables des matières, la gestion de la dette et les questions de transparence budgétaire et de participation citoyenne. Ces résultats ont été obtenus au prix d’engagements fermes de la part de chaque acteur qui a pris sur lui de jouer pleinement sa partition, a, avant lui, indiqué Alban Bessan, coordonnateur de l’Ugr.
Le directeur de cabinet du ministère de l’Economie et des Finances, Herman Orou Tako, dira pour sa part que le pari a été tenu pour faire, au cours de cette revue, un bilan rétrospectif sur la mise en forme des réformes publiques en vue d’esquisser des perspectives heureuses. Si la tenue de cette rencontre témoigne de la vivacité des unités en charge de la réforme, l’objectif poursuivi, selon lui, est de doter le Bénin d’un système de gestion performant et mettant les finances publiques au service du développement. « D’importants défis restent à relever pour améliorer la gestion des finances publiques », reconnait Herman Orou Tako qui, pour cette raison, exhorte les acteurs à faire le point de la mise en œuvre de la dernière revue en date, en vue d’évaluer le niveau de mise en œuvre des réformes. Les travaux ont été structurés en trois sessions de onze communications portant, entre autres, sur le point de mise en œuvre des actions de réformes des finances publiques au 31 décembre 2018, la transparence budgétaire et la participation citoyenne en République du Bénin, la dématérialisation…

La plupart des gens de son âge sont déjà morts. Mais Moïse Tchêzounmè alias Glégan tient encore. Pas si fort, mais assez solide pour profiter des derniers jours de sa vie. Le célèbre paysan qui tenait la réputation de dieu de la terre dans la commune de Zè y vit, paisible, au milieu des siens. En attendant sans doute l’heure fatidique qu’il pressent proche.
Quel âge a-t-il exactement? 102 ans ? 105 ou 108 ? Difficile de le dire. Il pense lui-même en avoir au moins 90, mais peine à dire le chiffre exact. C’est le général Mathieu
Kérékou alors en déplacement dans sa localité pour un recrutement dans l’administration qui lui aurait attribué un âge de son choix. Le même qui lui aurait signifié qu’il était déjà trop âgé pour servir dans l’administration.
Toujours est-il qu’il a dépassé la centaine depuis fort longtemps. De capricieux cheveux blancs ainsi que sa barbe poivre en disent davantage. Sa démarche est lourde et haletante. Il n’utilise ni canne, ni béquille. Il va à son rythme, traverse sa cour, salue ses voisins qui ont bien plus l’air des membres de sa famille que de simples locataires. Il taquine les enfants sur son passage, échange quelques mots avant de s’affaler dans le fauteuil posé dans son arrière-cour. Assis bras posés sur les genoux, quelque peu stressé par le fait de se confier à la presse, il paraît bien lucide. Derrière lui, un vaste champ d’ananas à perte de vue. Décor naturel et anodin, mais fort évocateur quand on veut parler d’un homme qui, au cours de ces 90 dernières années, n’a juré que par le champ. Il a nom Moïse Tchézounmè. Peu de gens lui connaissent ce nom. A Zounto, Wawata et environs, sinon dans toute la commune de Zè, département de l’Atlantique, il s’est donné le célèbre nom de Glégan (le dieu de la terre). A l’appel de son surnom, il répond toujours par un léger sourire qui cache mal l’effet de l’âge sur sa denture. « C’est un surnom qui m’a été donné par les habitants de Wawata. Quand j’allais au champ le matin, je n’en sortais qu’à la tombée de la nuit. J’y allais très souvent, le premier, et j’étais le dernier à rentrer. A force de m’observer sur plusieurs années, les populations en sont arrivées à la conclusion que j’étais un Glégan. Depuis, le nom m’est resté collé à la peau », explique-t-il. Malgré les rides et les effets de l’âge et du temps sur son physique, on peut encore observer qu’il fut un homme vaillant, on dirait même vigoureux avec un charme qui a certainement fait succomber plus d’une femme à ses heures de gloire.
A l’école du champ
Quatrième garçon parmi les six de son père, Moïse Tchézounmè est un pur fermier. A sa naissance, ses parents ont consulté le Fâ pour en savoir un peu plus sur sa destinée. L’oracle le présentait comme un garçon fort et courageux, d’une intégrité à nulle autre pareille, à qui tout sourirait tant qu’il marche sur les sentiers de la justice et travaille avec passion. Pour son père, ses six garçons doivent labourer la terre. Lui-même, paysan convaincu et prospère a entrepris de les initier, confie Glégan. «Il nous a divisés en trois duos et nous a initiés pendant une période de trois ans à la rigueur et aux méthodes de travail dans les champs avant de nous libérer pour que chacun prenne son envol ». Libéré du joug familial, Glégan, lui, n’attendra plus rien avant de se lancer. « J’ai mis un point d’honneur à la culture du manioc. Cette culture me passionne tellement », raconte-t-il avec un brin de sourire qui cache mal sa nostalgie pour cette période glorieuse au cours de laquelle il recrutait, pour couvrir l’ensemble de ses terres, une quarantaine d’ouvriers payés 25F la journée.
Quand il se décide à parler de la culture du manioc, c’est avec engagement et passion. « Je recevais des véhicules venus d’un peu partout pour acheter et ramasser du maïs. Ça défilait chez moi. Quand il fallait vendre du maïs, c’était la grande fête», se rappelle-t-il. Le palmier à huile, il en a fait aussi sa spécialité. Mais il nuance : « Je n’ai cultivé tout au long de ma vie que le palmier naturel. C’est un choix ». Pour lui, la terre constitue une richesse à telle enseigne qu’il ne faut laisser la moindre portion sans vie, sans culture. « Je ne recrutais pas que des ouvriers. Lorsque des individus devraient payer des amendes et n’avaient pas les moyens, je payais pour eux et je les faisais travailler en compensation. Il est arrivé que je garde ainsi des gens avec toute leur famille à des fins d’exploitation dans mes champs, parce que j’avais payé leurs amendes ou payé les dots à des personnes », indique-t-il.
Cette main-d’œuvre vivait tout aussi heureuse que lui, assure-t-il.
Ce centenaire dont toute la vie se résume presque à l’histoire de ses terres n’a le moindre regret. « Rien ne m’aurait autant rendu heureux que la terre », soutient-il avec son légendaire sourire. On imagine bien alors combien vastes devraient être ses fermes. Et il le confirme si bien. « Je vous mentirais si je vous disais que je peux donner une estimation de l’étendue de mes terres. Je sais juste ce qu’il me reste actuellement. J’en ai vendu tellement. J’en ai vendu pour doter des femmes, pour me marier, pour construire, pour en racheter d’autres ou pour faire des affaires. J’en ai amassé et j’en ai beaucoup cédé aussi », partage le vieil homme parfois essoufflé, en parlant. Tout le périmètre qui ceinture sa résidence actuelle était sa propriété, il y a encore peu de temps, mais il en a cédé à petits coups. Il a aussi vendu bien des hectares chaque fois qu’il en ressent le besoin ou la nécessité. Sa réserve actuelle, quelque dix hectares, est exploitée sous sa supervision. «Parfois, je passe à la houe, mais pour très peu de temps. Ma force s'est épuisée», reconnaît-il tout souriant. « Il a vraiment raccroché il y a quatre ans. Sinon, il était toujours aussi actif», confie l’un de ses garçons, Théodore, enseignant à Cotonou.
Une vie de famille triste et tumultueuse
La vie de famille. C’est sans doute la partie la plus douloureuse de cette histoire que conte Glégan qui ne compte plus vraiment les années, tellement il sent les jours proches. Malgré le peu de force qu’il lui reste, il parle des douleurs ayant marqué sa vie de famille avec rage. Sur son visage, se lisent douleur, déception et tristesse. « S’il fallait reprendre, je vivrais bien loin de la grande famille pour l’épanouissement des miens », lâche-t-il, baissant la tête. « Ils ont tué tous mes enfants », reprend-il, gardant la même position. Une manière de se contenir et de retenir ses larmes, abattu. Et à ce moment du récit, certains de ses enfants autour de lui ont dû s’isoler un bout de temps, sans doute pour lui alléger la tâche.
Il s’était marié à huit femmes dont quatre ont été arrachées à autrui par ses soins. « A chaque fois, j’ai payé auprès des autorités les contreparties pour avoir pris des femmes d’autrui », assure-t-il, un peu comme pour illustrer ses prouesses d’antan. Sur les huit épouses, trois l’ont abandonné, trois sont décédés et deux lui restent. Elles ne vivent plus avec lui dans sa résidence où il s’est isolé « loin de la famille », mais l’une d’elles « assure encore ses obligations ».
La vie de ce centenaire qui aura tellement joui de ses terres n’a pas été non plus un long fleuve tranquille. Que de tumultes et de douleurs ! « Oui j'ai perdu au total 16 enfants ». Oui ! répond-il. « Mes oncles et mes tantes… la famille » sont la cause de ces pertes.
C’est d’ailleurs là, explique-t-il, la raison pour laquelle il s’est isolé définitivement de «cette famille » pour passer ces derniers jours tranquille « loin d’eux ». A cette partie du récit de sa vie, il perd de sa superbe et explique comment, « par haine ou par convoitise, ceux qui ne voulaient pas le voir réussir s’en sont pris à ma progéniture ». Qu’a-t-il fait face à ce désastre? « Je ne suis pas resté les bras croisés. Je me suis allié des services de bien des charlatans qui, pendant longtemps, m’ont floué. Ils étaient de connivence avec mes ennemis. Quand je finissais de satisfaire à leurs exigences, mes oncles et mes tantes qui étaient à des degrés assez élevés dans la sorcellerie passaient par derrière et se portaient garants de mon malheur. Ils exigeaient qu’on me laisse à leur solde. J’investissais dans les fétiches et le charlatanisme sans résultats.
Une bonne partie de ma fortune et de mes terres y est passée, sans succès», relate-t-il, tout triste. Comment cette supercherie a-t-elle donc pris fin ? « Un charlatan de Hèkanmè, pris de pitié pour moi a fini par tout me révéler. Dans son antichambre, après avoir fait ce qu’il fallait, il m’a fait voir, à travers un miroir posé sur un gros fétiche, ce qui se passait en réalité avec moi et m’a fait comprendre que je nageais en eaux troubles ». Dès lors, dos au mur, et ne sachant plus à quel saint se vouer, Glégan confesse qu’il s’est résolu à subir son sort, sans plus rien y faire. Mais c’était en réalité sans se douter que ce dernier féticheur venait de siffler la fin de son malheur. Le Christ était à sa porte.
La renaissance de l’homme des fétiches
L’heure de Dieu est la meilleure, enseigne la vie. Cette leçon, Kinnangbo Laly Tchêzounmè l’apprendra aussi. Comme lui, on ne sait pas pourquoi les fondateurs de la communauté chrétienne Union renaissance d’hommes en Christ qui lui ont fait découvrir la vie chrétienne lui ont donné ce prénom de Moïse, celui par qui Dieu a fait délivrer son peuple de l’esclavage égyptien. Mais, il le porte avec fierté et une foi inébranlable en Dieu. «Depuis que j’ai rejoint l’église, je n’ai plus perdu un seul enfant», reconnaît-il. Les préceptes de Dieu, il en fait sa chose et veut bien les respecter à la lettre. Ce n’est d’ailleurs pas une question de volonté. Il le fait si bien, prie tous les jours et nombre de ses enfants l’ont rejoint sur cette voie qu’il juge salutaire. Il est de tous les rendez-vous importants de sa communauté religieuse, malgré son âge avancé. « Je ne bois plus parce qu’on me l’a interdit à l’église. Quand j’intégrais la vie chrétienne, j’ai renoncé à tout. J’ai accepté Dieu et pour cette raison, j’ai sorti tout ce que j’avais comme fétiches et je les ai remis pour qu’ils soient brûlés ». Pour Moïse Tchêzounmè, « La foi par les actes, les comportements » c'est tout ce qui compte.
Bref détour par la politique
On n’aurait pas été complet en parlant de Glégan sans évoquer son incursion en politique. C’est un ami personnel de Sourou Migan Apithy. « C’est un grand homme. Un homme bien pour qui j’avais une forte admiration. La considération entre nous était réciproque. Je connais chez lui à Porto-Novo. J’y suis allé maintes fois, soit pour des visites de courtoisie, soit pour des réunions politiques, soit à sa propre demande. Il me fascine en tant que dirigeant », confie-t-il. Toute la journée ne lui suffirait pas pour parler d’Apithy. Il se révèle comme un fanatique et aurait même souhaité qu’il dirige pendant bien plus de temps le pays. « Les agriculteurs ont connu un certain essor sous son mandat. Il a supprimé de nombreuses taxes qui nous pesaient et, du coup, nous vendions bien et amassions de l’argent », révèle le vieil homme tout nostalgique.
Deux autres acteurs politiques ont marqué sa vie. Le premier, le général Mathieu Kérékou. Ses contacts avec le révolutionnaire lui sont restés comme des moments d’extase. Il le magnifie comme un homme de justice. Pourtant, Glégan a bien des raisons de lui vouer une certaine inimitié. Mais, dans son cœur de vieillard, plus de place pour la rancune. C’est le général défunt qui s’est opposé à son recrutement dans l’administration. « Il a jugé que j’étais trop âgé et que je ne servirais pas longtemps », appuie-t-il. Le président d’alors aurait même refixé son âge en vue de l’établissement de ses pièces d’identité, ce qui lui vaut aujourd’hui 90 ans comme âge officiel ou du moins âge sur papier.
Son autre idole, c’est Vincent Guézodjè. Avec cette autre figure de proue de la révolution, il a beaucoup travaillé. Ils ont eu des « combines » sur bien de sujets. « J’étais son collaborateur et conseiller de loin », se souvient-il. Sauf que Glégan n’a pas eu que des amis politiques. Il est passé lui-même par la politique. Las des gaffes des dirigeants locaux d’alors, on lui a fait appel pour diriger son village. Lui qui, pendant des années, a toujours rejeté cette sollicitation, enfilant plutôt la toge de faiseur de roi qui lui allait à merveille. Mais quand est venu le moment où les préférences se sont portées sur sa modeste personne, il n’a pas pu opposer de résistance. « Quand on avait demandé aux votants de s’aligner derrière les trois candidats que nous étions, j’étais celui qui, de loin, avait le plus grand nombre de votants». Malgré les contestations qui ont suivi son élection, il soutient avoir toujours été « juste, impartial, sincère et honnête dans ses jugements ».
Tout est fin prêt pour ses obsèques !
Moïse Tchêzounmè n’a pas peur de la mort. « J’attends juste le moment. Je sais que c’est imminent. Il ne me reste plus trop de temps», annonce-t-il. « Si je tombe, quelle que soit la situation financière de mes enfants, on doit pouvoir m’offrir les obsèques que je souhaite», insiste-t-il. Pour combler ce rêve qui lui semble bien cher, il a pris une série de dispositions. A la question de savoir à quoi lui serviront les quatre chambres en chantier sur le flanc droit de sa résidence et presque achevées, sa réponse se fait sans ambages. « Ce sont pour les quatre filles encore vivantes. Elles sont toutes mariées. Mais, le jour où je tomberai, elles devront rallier ici, sans doute avec leurs époux et des accompagnateurs pour mes obsèques. Je conçois mal qu’on soit obligé de déranger les locataires ou de solliciter de l’espace de leur part. C’est pourquoi je fais construire ce bâtiment de quatre salons et chambres avec cuisine et arrière- cour », révèle-t-il tout sourire. Puis, il reprend, avec un air moqueur, que la pratique à Wawata, c’est que certains esprits malintentionnés vous attirent la pluie dès lors que vous avez une cérémonie. « Je veux mettre les miens à l’abri de tout désagrément à ce propos afin d’avoir des cérémonies grandioses », dit-il avec fierté.
Il oriente ses enfants vers les charlatans de Dèkin, dont la réputation en la matière se passe de commentaire. « Tournez-vous vers eux et ils viendront vous aider à contrecarrer tout assaut», lance-t-il à son fils Théodore. C’est d’ailleurs lui qui détient les fonds mobilisés par Glégan pour ses obsèques. A ce fils, enseignant à Cotonou, il a fait ouvrir un compte spécial sur lequel est déposé un montant correspondant à un mois de frais de morgue, les frais pour la conception de son cercueil et un petit surplus « pour engager les premières dépenses». Théodore Thèzounmé est d’ailleurs lui-même convaincu, au regard du dernier chantier lancé par son père, et de certains de ses propos dernièrement que «la fin est proche. Le lieu où il sera inhumé est connu et prêt. Il a souhaité ne pas passer plus d’un mois à la morgue ».
L’homme qui s’est révélé toute sa vie comme un besogneux discret qui a offert l’essentiel de sa vie à la terre ne souhaite pas être enterré comme un vil individu. « J’ai trop souffert dans ma vie. J’ai travaillé. J’ai cherché l’argent. J’en ai eu. Je mérite des obsèques grandioses. Il faut qu’on sache que c’est un baobab qui est tombé, qu’un grand homme s’en est allé. Je ne les attends de personne et je n’attends rien de personne. Mes enfants sauront me les offrir. Mais, il y a une chose essentielle: des coups de canon doivent être tirés. Si depuis l’au-delà, il est possible de voir ce qui se passe ici-bas, je pourrai vous voir respecter chacune de ces prescriptions que je vous ai faites », confie-t-il. Cette dernière volonté semble lui tenir à cœur comme une condition indiscutable. Et, comme il est un homme des bonnes adresses, il a également prospecté pour identifier les bons tireurs et l’adresse est déjà à la disposition des cinq garçons encore en vie. Tout est fin prêt, pourrait-on dire. Mais, le vieux laboureur comme dans la fable de La Fontaine face à ses enfants, ne manque pas lui non plus de conseils. Le travail. Il en fait la condition essentielle pour l’épanouissement. Aussi, les engage-t-il à rester isolés de la famille, à respecter les préceptes de la vie, à être partout sincères et honnêtes.
Personnellement, aucun de ses enfants n’a été orienté vers les champs. Certains parmi eux sont en pleine réussite dans le métier qu’ils ont embrassé et il en est fier. D’autres ont eu moins de succès. Tout comme il y en a à qui le bonheur tarde à sourire. Mais loin de désespérer, il soutient, dur comme fer, que certains enfants ne prennent leur envol qu’après le décès de leur géniteur. Rien n’est donc encore perdu, pense le centenaire, mains à la tempe. En cette nuit du mercredi, comme c’est bien souvent le cas pour lui, il dormira paisiblement et «l’Esprit de Dieu qui vient souvent lui parler », lui dira encore un ou deux mots. Que lui dira-t-il ? Nul ne le saura. Cette partie, Glégan l’emportera sans doute avec lui, quand viendra le moment d’entrer dans l’éternité d’où il sourira éternellement aux siens. Comme il venait de le faire à la fin de ses échanges, jetant un regard affectueux tout autour de lui avant d’engager sa marche titubante pour rejoindre son salon, recevoir quelques jeunes du voisinage pour les écouter et les conseiller sur diverses préoccupations?

La 9e édition de l’Epiphanie des musiques et rythmes traditionnels authentiques des régions de l’Ouémé et du Plateau s’est tenue le dimanche 20 janvier dernier à Porto-Novo, sous le parrainage du ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, avec la présence remarquée d’invités venus de la France et de la Martinique.
La section Porto-Novo de la Confédération nationale des musiciens traditionnels du Bénin (Conamutrab) maintient le cap de la valorisation des richesses artistique et culturelle de l’Ouémé-Plateau. Elle en a donné une fois encore la preuve, dimanche 20 janvier dernier, à travers la célébration de l’Epiphanie des musiques et rythmes traditionnels authentiques des régions de l’Ouémé et du Plateau qui est à sa neuvième édition cette année. Cet évènement artistique et culturel a été parrainé par le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou. Celui-ci dit avoir surtout donné son accord pour ce projet pour accompagner la dynamique nouvelle insufflée par le président Patrice Talon visant à révéler le Bénin ici et au-delà de ses frontières à travers ses richesses culturelles et artistiques. Ce qui passe, selon le ministre, par des actions concrètes au quotidien.
Le président de la Confédération nationale des musiciens traditionnels du Bénin (Conamutrab) de l’Ouémé-Plateau, Symphorien Zanklan alias Pi-Di Symph a salué l’intérêt porté par le ministre Jean-Claude Houssou au projet d’organisation de l’évènement. A son avis, ce soutien témoigne de l’engagement du ministre à souscrire aux objectifs de cette initiative qui vise surtout le développement artistique et culturel du Bénin en général et des départements de l’Ouémé et du Plateau en particulier. Evoquant ses objectifs, Symphorien Zanklan souligne que l’initiative entend, par ailleurs, faire découvrir tous les rythmes et musiques pratiqués par les ancêtres, s’informer sur leur signification, leur valeur, leur utilité et leur portée dans le temps et dans l’espace. La section
Ouémé-Plateau de la Conamutrab saisit également l’occasion de cette célébration annuelle pour distinguer de leur vivant certains acteurs des musiques et des rythmes authentiques des deux départements. L’initiative est encouragée par le bureau exécutif national de la Conamutrab représenté aux festivités, dimanche dernier, par son trésorier général, Albert Coffi Bessanvi du nom d’artiste Gbessi Zolawadji. Ce dernier se dit très satisfait de constater que la relève se prépare dans l’Ouémé-Plateau à travers notamment l’organisation de l’épiphanie artistique et culturelle.

Le projet de construction des marchés urbains et régionaux, contenu dans le Programme d’actions du gouvernement, entre dans sa phase de réalisation. En prélude au démarrage des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, expose les dispositions prises pour que les usagers des marchés retenus aussi bien à Cotonou, Abomey-Calavi qu’ailleurs dans le septentrion soient bien relogés.
La Nation : En quoi consiste le projet de construction des marchés ?
L’objectif est que nous allons réaménager et rénover les marchés urbains et régionaux. Il y en a trente-cinq au total. Nous sommes dans un processus avec tous les usagers des marchés. Le chef de l’État les a reçus pour leur expliquer pourquoi il fallait entamer le processus de rénovation des marchés.
Je ne vais pas revenir sur les problèmes qui se posent dans nos différents marchés. Le projet de rénovation des marchés comporte trois volets. Il y a la rénovation des marchés urbains et la construction des marchés régionaux, la construction d’un mall pour abriter le commerce que nous appelons le commerce noble, cosmétique, bijoux, textile et la construction d’un marché de gros que nous appelons une plateforme agroalimentaire pour tout ce qui peut être commerce de gros.
Où en est le gouvernement dans ce projet de rénovation des marchés ?
L’étape où nous sommes aujourd’hui, c’est que nous avons fini les études et la passation des dix marchés de la phase 1. Les entreprises vont démarrer leurs travaux à la fin du premier trimestre de 2019. Parmi ces dix marchés, nous avons sept marchés urbains et trois marchés régionaux dont Ouègbo, Glazoué, Azovè et nous lançons en même temps l’appel d’offres de la phase 2 pour dix autres marchés dont huit urbains et deux régionaux. Donc, sur 2019 et 2020, nous allons réaliser vingt marchés sur les trente-cinq que nous avons prévus et à la fin de 2020, lorsque nous aurons fini avec les vingt marchés, nous lancerons la troisième phase. Nous entrons enfin dans la phase concrète. Les dispositions pratiques comme le relogement pour libérer la place pour les travaux sont prises. Vous avez compris que nous sommes obligés de subdiviser les travaux en phases, parce qu’il n’est pas possible dans Cotonou de trouver des sites de relogement pour déplacer vingt marchés à la fois. En procédant comme pour l’asphaltage où nous allons pas à pas, nous lançons dix maintenant et dans six mois, nous lancerons dix et en 2020, nous lancerons le reste.
Quelles sont les dispositions prises pour le relogement ?
Les femmes vont vivre normalement le relogement. L’engagement que le président a pris, c’est qu’on ne déplacera personne si là où il doit rester ou le nouveau marché qu’il doit rejoindre n’est pas terminé. Aujourd’hui, nous avons identifié tous les sites de relogement. Nous sommes en train de les aménager et je dois vous dire que le relogement va commencer bientôt. Si quelqu’un est à Gbégamey, il ira à côté au niveau du site de regroupement des déchets à deux cents mètres. Tout le marché va se déplacer pour que les usagers retrouvent leurs marchands au même lieu. Il y aura des désagréments, ne nous leurrons pas. Mais, c’est pour avoir de meilleures conditions plus tard. Nous avons des marchés où des infirmeries, des garderies, des salles polyvalentes et même des administrations ainsi que la sécurité sont prévues. Ce sont des marchés à deux niveaux comme des marchés de Treichville en Côte d’Ivoire. Autant de commodités qui nous permettent d’absorber le trop plein qu’il y aurait dans la ville. Après, il n’y aura plus de marchands sur nos trottoirs. Nous demandons la collaboration des usagers des marchés et la patience, nous allons faire en sorte que les difficultés soient minimisées.
Actualités 22 janv. 2019

Relevant les avancées notées dans le secteur de l’emploi au Bénin, lors de ses échanges avec les internautes, jeudi 17 janvier dernier, à travers la plate-forme Askgouv,
Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), a indiqué qu’en 2018, il y a eu la création de 22.000 entreprises. Le nombre d’entreprises créées au Bénin croît depuis 2016 de 12 à 15% chaque année, défend-il.
« De manière très simple, pour créer une entreprise dans notre pays le Bénin, il suffit de se munir de sa pièce d’identité en cours de validité, de son acte de naissance, de sa photo d’identité et diverses informations liées à son adresse. Sans oublier les précisions sur les activités que vous voulez exécuter. Il s’agit d’un processus profondément simplifié par le régime actuel. L’Etat, à travers l’Apiex, a mis en place un dispositif d’accompagnement dans toutes les démarches administratives des entreprises. L’Apiex met à votre disposition l’ensemble des informations nécessaires à votre installation. Dans la sous-région, nous sommes parmi les pays où la création d’entreprise est le plus simplifiée».
Ainsi répond Laurent Gangbes, directeur de l’Agence de Promotion des Investissements et des Exportations (Apiex), à un internaute préoccupé par les conditions de création d’entreprise au Bénin. Au regard des réformes engagées par le gouvernement depuis son avènement, des facilités sont accordées aux créateurs d’entreprises. Toute chose ayant favorisé une croissance des entreprises dans le pays.
« Depuis 2016, le nombre d’entreprises créées dans notre pays croît de 12 à 15% chaque année. En 2018, il y a eu la création de 22.000 entreprises, un engouement à la création d’entreprises. Aujourd’hui l’allègement des impôts est fonction du nombre d’emplois créés. Il faut dire qu’au regard de ce que nous constatons sur le terrain, le chiffre de 200.000 emplois annoncé par le président de la République est même minoré », estime le directeur de l’agence pour apporter, par ailleurs, des éclaircissements à un autre internaute désireux de savoir le nombre d’entreprises qui se sont installées dans le pays et le nombre d’emplois directs et indirects générés depuis la création de l’Apiex.
Relevant les facteurs incitatifs à l’investissement au Bénin, Laurent Gangbes cite, entre autres, la révision du code des marchés publics pour le rendre beaucoup plus souple et transparent, l’assouplissement du code du travail surtout l’encadrement du droit de grève, la réforme du code foncier renforçant le droit à la propriété privée, la mise en place des tribunaux de commerce (preuve tangible de la protection des acteurs du business), la mise en place des structures de médiation s’agissant de contentieux fiscaux et douaniers, la loi sur le crédit-bail, l’amélioration du code des investissements pour stimuler les transformations locales, l’adoption du code du numérique, ainsi que la réforme au plan sécuritaire avec la création de la Police républicaine.
« Ce que nous mettons en place aujourd’hui facilite la création d’entreprises par la jeunesse. On peut citer les coûts faibles, la simplification des procédures, du conseil, de l’accompagnement… Le gouvernement a mis en place la banque des Pme pour permettre l’accès aux crédits. Vous savez, l’accès au financement est un frein au développement du business au pays. En tant que guichet unique, l’Apiex a toutes les informations à ce sujet », indique-t-il pour montrer toute la volonté du gouvernement à encourager la création d’entreprises viables par les jeunes.
Invitant alors la jeunesse à formaliser ses activités, il souligne que le gouvernement met en place toutes les facilités pour attirer tout le monde à investir au Bénin. La diaspora aussi est la bienvenue et très attendue pour le développement économique du Bénin, à son avis.
Il relève aussi, à travers ses interventions, qu’aucune discrimination n’est faite entre l’investisseur béninois et l’investisseur étranger. Cependant dans le domaine agricole, il note qu’aucune société dont le capital est détenu majoritairement par un étranger ne peut être propriétaire du foncier en zone rurale. Ceci pour protéger les terres qui sont parmi les plus fertiles au monde.
« L’Apiex est en réforme mais reste ouverte aux sollicitations des entrepreneurs. Nous souhaitons augmenter la capacité d’action de l’Apiex. Notre ambition est d’accompagner entreprenants et investisseurs dans tout le processus. Ceux qui ont pris par l’Apiex ces derniers jours ont dû remarquer les avancées même si nous pensons à mieux faire. Par exemple, l’Apiex est ouverte de 8 h à 16 h non-stop avec un personnel très disponible à vous trouver des solutions. Nous intervenons aussi dans la facilitation de l’exportation. Des fois, l’Apiex finance la certification. C’est le cas pour l’ananas », a dévoilé Laurent Gangbes, s’agissant de la mission de l’agence.

En tournée à Parakou, N’Dali et Nikki, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a dévoilé le milliard du numérique. L’occasion lui a également permis d’échanger avec les étudiants, les jeunes artisans, les autorités locales et les leaders d’opinion autour de l’économie numérique en termes d’avancées, de projets, de réalisations et surtout d’opportunités pour le développement des communautés à la base.
A travers la mise en œuvre de plusieurs projets phares contenus dans le Programme d’actions du gouvernement, le gouvernement de la « Rupture » a pris l’engagement de faire de l’économie numérique un secteur prioritaire au même titre que les autres. L’objectif est de faire du Bénin la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest, dans le cadre de l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale d’ici 2021. C’est pour faire le point des avancées et des opportunités du secteur pour le développement local que la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, était à Parakou, N’Dali et Nikki, le week-end dernier.
A l’Université de Parakou qui a été la première étape de sa visite de travail, samedi 19 janvier dernier, sa conférence-debats avec les étudiants avait pour thématique «Le numérique pour le bien-être économique et social ». Des explications et un détail de l’ensemble des projets, ainsi que les réalisations dans le secteur de l’économie numérique leur ont été présentés.
« Nous avons constaté qu’il y a eu des avancées au niveau de nos entrepreneurs. Ils gagnent des prix et soulèvent aussi des fonds à l’international », s’est réjouie la ministre. A ce sujet, elle a souhaité que le cap soit maintenu. Elle leur a également fait part des opportunités qu’ils peuvent saisir cette année.
S’agissant des projets en cours de réalisation, la ministre a évoqué l’interconnexion de l’ensemble des universités au plan national avec un réseau ouest-africain des universités. La mise en place du Fonds d’appui à l’entrepreneuriat numérique d’un montant d’un milliard de francs Cfa, par le gouvernement grâce au leadership du président de la République, Patrice Talon, n’a pas été occultée. Il est disponible pour appuyer toutes les potentialités sur le plan national. « Son opérationnalisation va se faire et il est important que toute la jeunesse béninoise soit prête pour saisir les opportunités que ce fonds lui offre », a averti le ministre. «Nous voulons que l’écosystème numérique aide à créer des emplois et à renforcer le tissu économique. C’était donc important de venir vous dire, comment vous devez vous y prendre », a-t-elle poursuivi.
Les milliers d’étudiants présents ont suivi des communications sur les opportunités à leur portée, présentées par le directeur général de l’Economie numérique et de la Poste (Dgenp), Géofroy Bonou et celui de l’Agence béninoise des services universels, des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), Emile Kougbadji. D’autres opportunités comme celles de Sèmè City et à travers la formation Tony Elumelu leur ayant également été exposées, la ministre est rassurée qu’ils sont désormais informés et peuvent se préparer en conséquence. Ce sera l’occasion, estime-t-elle, de constituer un vivier d’entrepreneurs dynamiques dans le secteur. Elle les a exhortés à s’organiser en groupes de compétences pour monter des projets. Ce qui leur permettra de ne pas être surpris, lorsque les équipes viendront vers eux pour leur présenter les programmes. D’où l’intérêt, soutient-elle, de mettre rapidement en place non seulement les leviers technologiques mais aussi ceux financiers et procéduraux qui permettront de sauvegarder les acquis, et de progresser davantage. « Quel est l’engagement que vous voulez prendre pour vous-mêmes, votre communauté et votre pays?», leur a-t-elle préalablement demandé.
Le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, était aux côtés de sa collègue en charge de l’Economie numérique et de la communication pour la soutenir. Il a rassuré que son département ministériel ne ménagera aucun effort pour que l’ensemble des projets concernant le numérique et qui constituent une priorité pour le gouvernement, se concrétisent rapidement.
Bien avant eux, le recteur de l’Université de Parakou, Prosper Gandaho, a souhaité un accès plus aisé au numérique, dans la mise en application effective du système «Lmd » pour une formation de qualité. Appréciant l’importance du secteur dans tout processus de développement aujourd’hui, le secrétaire général de la préfecture de Parakou, Sanni Bio Bayé, a fait observer que « ce ne sont pas les gros poissons qui mangent les plus petits, mais les plus rapides qui mangent les plus lents ».

Les ministres Séverin Quenum, Romuald Wadagni et le député Dakpè Sossou ainsi que les cadres Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou et d’autres natifs de Lokossa, membres fondateurs de l’Union progressiste, ont organisé le samedi 19 janvier à la maison du peuple de la ville, un géant meeting de restitution des travaux du congrès constitutif de leur parti. Ils ont été soutenus par les ministres Mahugnon Cakpo et José Tonato ainsi que les députés Alexis Agbelessessi, Mathurin Nago, le préfet Komlan Zinsou, et le président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè.
L’Union progressiste (Up) a été portée sur les fonts baptismaux le samedi 1er décembre 2018 à Cotonou, en application de la réforme du système partisan exigée par la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31, portant Code électoral en République du Bénin. Le meeting du samedi dernier a permis, non seulement de présenter le parti mais aussi de rappeler l’objectif de la réforme.
Aux dires du maire de Lokossa, Pierre Awadji, la réforme vise l’avènement de partis d’envergure nationale, aux idéologies bien définies et capables de contribuer pertinemment au développement du Bénin. Abondant dans le même sens, le deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou, le ministre Séverin Quenum et Dr Sotelle Houessou soulignent, tour à tour, que grâce à cette réforme, le pays améliore son positionnement dans le cercle restreint des modèles de démocratie. A en croire le député, « la réforme du système partisan est un besoin vieux de 29 ans pour parfaire la démocratie béninoise ».
Fruit de cette réforme, l’Up sera présentée aux populations venues massivement des cinq arrondissements de Lokossa. Au titre des missions de l’Up, Crespin Guidi et Simon
Sovissi, deux cadres du parti, laissent entendre qu'il s’engage à œuvrer, entre autres, pour garantir et promouvoir la paix, la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, la solidarité et le développement. Rappelant que «ouverture-solidarité-partage» est la devise de l’Up, les communicateurs présentent les éléments constitutifs de son logo, ses instances de décision et les organes de masse. Prévus pour l’exercice du militantisme des adhérents, les organes de masse sont, entre autres, les ligues de la jeunesse progressiste, des femmes progressistes, l’association des élus du parti, le mouvement des enseignants progressistes, le mouvement des élèves et étudiants et le conseil des sages. Les règles d’éthique ne sont pas passées sous silence. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction pour les militants de faire des déclarations contraires aux décisions prises, de façon démocratique au sein du parti, et la tricherie consistant à militer dans un autre parti en plus de son adhésion à l’Up. Cet exercice de présentation, soutiennent-ils, vise à sensibiliser pour une adhésion massive. Le député Dakpè Sossou prévient que toute candidature à un quelconque poste électif, y compris celui de conseiller de village, sera désormais subordonnée à l’adhésion au parti. « De toutes les façons, il n’y aura que ce seul parti qui va régner, à
Lokossa, tel son symbole, le baobab », soutient-il. En l’appuyant, Dr Sotelle Houessou invite, lui aussi, les indécis et ceux qui militent ailleurs à rejoindre les rangs pour faire de l’Up le plus grand parti sur l’échiquier politique. « L’Up dispose d’un bon programme de société et des arguments pour faire élire la majorité des députés, des maires… et donc, conserver le pouvoir pendant cinquante ans encore », vante, à son tour, le représentant du bureau politique, Mathurin Nago?
Inédit
Les différentes forces politiques ont pris l'engagement de continuer à soutenir la réforme du système partisan pilotée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, afin que la toute première sortie de l’Union progressiste à Lokossa tienne, entre autres, la promesse de regroupement inédit des forces politiques de la localité. Au cours du meeting du samedi dernier, tous les filles et fils de Lokossa se sont donné la main pour la réussite de leur défi commun. « Il y en a ici à qui j’adresse à présent la parole après huit ans de tension », confirme le député Dakpè Sossou. Et comme pour illustrer davantage cette nouvelle ambiance, Dakpè Sossou, Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou, et autres se tenant par la main, ont clamé publiquement que la hache de guerre est enfin enterrée. Ce fut des moments fort émouvants marqués par des ovations, mais les acteurs en donnent le mérite au chef de l’Etat et à sa politique de réforme du système partisan.
Politique 21 janv. 2019