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Nouvelles

Meeting de restitution dans la 18e circonscription électorale: Pour une hégémonie de l’Union progressiste sur Lokossa

Les ministres Séverin Quenum, Romuald Wadagni et le député Dakpè Sossou ainsi que les cadres Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou et d’autres natifs de Lokossa, membres fondateurs de l’Union progressiste, ont organisé le samedi 19 janvier à la maison du peuple de la ville, un géant meeting de restitution des travaux du congrès constitutif de leur parti. Ils ont été soutenus par les ministres Mahugnon Cakpo et José Tonato ainsi que les députés Alexis Agbelessessi, Mathurin Nago, le préfet Komlan Zinsou, et le président de la Communauté nationale du culte vodoun du Bénin, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè.

L’Union progressiste (Up) a été portée sur les fonts baptismaux le samedi 1er décembre 2018 à Cotonou, en application de la réforme du système partisan exigée par la loi 2018-23 portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31, portant Code électoral en République du Bénin. Le meeting du samedi dernier a permis, non seulement de présenter le parti mais aussi de rappeler l’objectif de la réforme.
Aux dires du maire de Lokossa, Pierre Awadji, la réforme vise l’avènement de partis d’envergure nationale, aux idéologies bien définies et capables de contribuer pertinemment au développement du Bénin. Abondant dans le même sens, le deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou, le ministre Séverin Quenum et Dr Sotelle Houessou soulignent, tour à tour, que grâce à cette réforme, le pays améliore son positionnement dans le cercle restreint des modèles de démocratie. A en croire le député, « la réforme du système partisan est un besoin vieux de 29 ans pour parfaire la démocratie béninoise ».
Fruit de cette réforme, l’Up sera présentée aux populations venues massivement des cinq arrondissements de Lokossa. Au titre des missions de l’Up, Crespin Guidi et Simon
Sovissi, deux cadres du parti, laissent entendre qu'il s’engage à œuvrer, entre autres, pour garantir et promouvoir la paix, la justice, la démocratie, la bonne gouvernance, la solidarité et le développement. Rappelant que «ouverture-solidarité-partage» est la devise de l’Up, les communicateurs présentent les éléments constitutifs de son logo, ses instances de décision et les organes de masse. Prévus pour l’exercice du militantisme des adhérents, les organes de masse sont, entre autres, les ligues de la jeunesse progressiste, des femmes progressistes, l’association des élus du parti, le mouvement des enseignants progressistes, le mouvement des élèves et étudiants et le conseil des sages. Les règles d’éthique ne sont pas passées sous silence. Il s’agit, entre autres, de l’interdiction pour les militants de faire des déclarations contraires aux décisions prises, de façon démocratique au sein du parti, et la tricherie consistant à militer dans un autre parti en plus de son adhésion à l’Up. Cet exercice de présentation, soutiennent-ils, vise à sensibiliser pour une adhésion massive. Le député Dakpè Sossou prévient que toute candidature à un quelconque poste électif, y compris celui de conseiller de village, sera désormais subordonnée à l’adhésion au parti. « De toutes les façons, il n’y aura que ce seul parti qui va régner, à
Lokossa, tel son symbole, le baobab », soutient-il. En l’appuyant, Dr Sotelle Houessou invite, lui aussi, les indécis et ceux qui militent ailleurs à rejoindre les rangs pour faire de l’Up le plus grand parti sur l’échiquier politique. « L’Up dispose d’un bon programme de société et des arguments pour faire élire la majorité des députés, des maires… et donc, conserver le pouvoir pendant cinquante ans encore », vante, à son tour, le représentant du bureau politique, Mathurin Nago?

Inédit

Les différentes forces politiques ont pris l'engagement de continuer à soutenir la réforme du système partisan pilotée par le chef de l’Etat, Patrice Talon, afin que la toute première sortie de l’Union progressiste à Lokossa tienne, entre autres, la promesse de regroupement inédit des forces politiques de la localité. Au cours du meeting du samedi dernier, tous les filles et fils de Lokossa se sont donné la main pour la réussite de leur défi commun. « Il y en a ici à qui j’adresse à présent la parole après huit ans de tension », confirme le député Dakpè Sossou. Et comme pour illustrer davantage cette nouvelle ambiance, Dakpè Sossou, Nestor Wadagni, Dr Sotelle Houessou, et autres se tenant par la main, ont clamé publiquement que la hache de guerre est enfin enterrée. Ce fut des moments fort émouvants marqués par des ovations, mais les acteurs en donnent le mérite au chef de l’Etat et à sa politique de réforme du système partisan.

Politique 21 janv. 2019


Sécurité des personnes et des biens: Le Bénin dans la perspective d’une loi sur le commerce des armes
[caption id="attachment_31950" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants à l'ouverture[/caption]

Le Bénin fait partie des Etats signataires du Traité sur le commerce des armes (Tca) des Nations Unies qui vise à instituer des normes internationales communes sur le commerce licite des armes. A Cotonou, des acteurs impliqués dans la mise en œuvre des dispositions légales nationales sur le commerce des armes ont été outillés au cours d’un atelier dont les travaux ont démarré le mercredi 16 janvier dernier.

Le Bénin mettra en place sous peu, des dispositions légales pour réglementer le commerce des armes. Les acteurs appelés à l’élaboration de ces instruments sont conviés les 16 et 17 janvier, à parcourir avec le concours technique de Expertise France, les rudiments indispensables pour bien faire face à cette exigence et produire pour le Bénin, des textes qui permettent de mieux encadrer le commerce licite et d’aller en guerre contre celui illicite. Cet atelier de deux jours vise principalement à outiller les responsables juridiques impliqués dans les travaux liés à l’élaboration d’un projet de loi intégrant les dispositions du Traité sur le commerce des armes (Tca) et même d’autres instruments régionaux et internationaux auxquels le Bénin a adhéré. L’exercice a pris aussi en compte des textes réglementaires associés à ce projet, notamment l’élaboration d’une liste nationale des armes classiques soumises à contrôle.
Le Traité sur le commerce des armes (Tca) a été adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 2 avril 2013 et est entré en vigueur le 24 décembre 2014. « Il vise notamment à instituer des normes internationales communes les plus strictes possibles afin de réglementer le commerce licite des armes, de prévenir et éliminer le commerce illicite de ces armes ainsi que d’empêcher leur détournement ». En vue de la promotion de la mise en œuvre effective dudit traité et de son universalisation, l’Union européenne s’est engagée dans une série d’activités de sensibilisation et de renforcement des capacités par le biais du programme Eu Att Op. La deuxième phase de ce programme a été lancée en septembre 2017 en marge de la troisième conférence des Etats parties. Expertise France a été alors mandatée pour les questions relatives aux contrôles des exportations d’armes conventionnelles. C’est donc elle qui accompagne le Bénin dans sa marche vers la réglementation du commerce des armes.
A l’ouverture des travaux de l’atelier auquel ont pris part une vingtaine de participants dont les cadres du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), des acteurs de la société civile et des parlementaires, Véronique Janssen, chef adjoint de la délégation de l’Union européenne au Bénin a insisté sur la portée de la rencontre. Portée qui se laisse entrevoir, à l’en croire, face à la montée du terrorisme largement alimenté par le commerce illicite des armes. Le Bénin, pays partenaire, au regard de son engagement à l’élaboration de textes régissant cette activité fait la bonne option et peut donc s’assurer du soutien de l’Union européenne pour sa sécurité. Hervé Djokpé, secrétaire général du Maec est tout aussi heureux de voir que le processus enclenché suit inexorablement son cours. L’effectivité de cet atelier qui fait suite aux séances de sensibilisation en amont, de même que l’appui technique dont bénéficie le pays dans ce cadre constituent autant d’éléments de satisfaction. L’adoption imminente de documents législatifs sur le commerce des armes restera, à son avis, à l’actif du Bénin, et surtout du travail abattu par le point focal Tca Bénin, Blanche Elégbédé et son équipe.

Société 18 janv. 2019


Diffusion de sondages d’opinion: L’INSAE en appelle au respect des fondamentaux

Dans un communiqué en date du 16 janvier dernier, le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique, interpelle sur les publications de résultats de sondage d’opinion qui se font récurrentes ces temps-ci. Il rappelle les règles qui régissent l’exercice aux termes de la loi.

Pour être valide, tout sondage d’opinion est astreint aux dispositions de l’article 4 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique. En l’occurrence, il s’agit du visa statistique, lorsque les résultats dudit sondage doivent être extrapolés, ne serait-ce que sur l’étendue d’une commune du Bénin au moins. Autrement, les données produites ne peuvent faire foi.
Selon le communiqué signé du directeur général de l’Insae, un sondage est, quelle que soit sa dénomination, une enquête statistique visant à donner une indication quantitative et qualitative, à une date précise, des opinions, des souhaits, attitudes ou comportements d’une population par l’interrogation d’un échantillon représentatif d’individus. C’est dire l’importance des résultats qui en découlent. En cela, l’article 22 de la loi n°99-014 du 12 avril 2000 portant création, organisation et fonctionnement du Conseil national de la statistique dispose que les résultats d’enquêtes statistiques réalisées sans le visa préalable dudit Conseil sont frappés de nullité, explique le directeur de l’INSAE Laurent Mahounou Hounsa. Aussi, insiste-t-il sur les risques et les influences trompeuses que des résultats de sondages non professionnels, en raison de ce qu’ils sont faits sans rigueur méthodologique, pourraient avoir sur l’opinion, les comportements des populations.

Actualités 18 janv. 2019


Rassemblement des forces politiques de l’opposition: Soglo-Yayi ou le mariage de raison

Dans un contexte où la cohésion au sein des forces politiques de l’opposition se délite, que représenterait encore l’appel de Sèmè-Podji marquant leur engagement commun, sinon une farce ?

Nicéphore Dieudonné Soglo et Thomas Boni Yayi tentent de sauver les meubles et donnent le ton en sonnant la mobilisation de l’opposition au sein d’un seul et même creuset. Le mot d’ordre est lancé. «Il faut laisser de côté nos petits problèmes, ce que j’appelle les contradictions secondaires», invite l’ancien président Nicéphore Dieudonné Soglo. Il en donne lui-même l’exemple. Sinon, comment comprendre que le couple Soglo qui avait peint la gestion de Boni Yayi avec les pires qualificatifs, se mette à jouer dans la même cour que celui-ci ?
L’appel retentira-t-il favorablement dans le cœur des autres forces de l’opposition, au regard notamment des époustouflantes déclarations du ténor de Restaurer l’espoir et d’autre part des désirs de grandeur de l’Union sociale libérale d’autre part. On attend de voir. Mais pour sa survie, et pour ne pas faire piètre figure aux législatives prochaines, l’effort de cohésion fait par la paire Soglo-Yayi n’est pas des moindres.

Ont-ils le choix ?

Les deux leaders, pour un mariage de raison, en dépit de leurs légendaires différends, ont choisi de se mettre ensemble. Dans la perspective du rassemblement des forces politiques et de constitution de grands blocs politiques, l’on a pu voir des fusions les unes aussi étonnantes que les autres. Du côté de l’opposition, ce pari était loin d’être gagné, si ce n’est Soglo et Yayi qui œuvrent pour sauver les meubles. En politique, tous les revirements sont possibles. Et la nouvelle configuration du paysage politique béninois ne laisse d’ailleurs aucune chance aux partis politiques individualistes.
En plus, et de loin, la contrainte pour les leaders de l’opposition, demeure les lignes groupées de la mouvance. Ce qui fait du regroupement de l’opposition plus qu’une nécessité, une urgence devant l’imminence des joutes électorales. Et, au-delà, cette conjugaison de volonté entre les deux anciens chefs d’État traduit une certaine crainte face aux forces politiques de la mouvance. C’est peut-être ce qui amène Rosine Soglo à exhorter les forces de l’opposition à se serrer les coudes pour ne pas se faire laminer aux élections.

Politique 18 janv. 2019


Tournée du ministre de l’Energie dans l’Ouémé et le Plateau: Trois microcentrales solaires mises en service

Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, a procédé, mercredi 16 janvier dernier, à la mise en service de trois microcentrales solaires photovoltaïques construites dans le cadre du Projet de valorisation de l’énergie solaire (Proves) dans les localités rurales d’Awonou, Tatonnonkon dans l’Ouémé et d’Ikpédjilè dans le Plateau. Mais avant, il a visité à Porto-Novo la centrale thermique Wartsila de la Sbee qui fait peau neuve pour le bonheur des populations.

La lumière jaillit à Awonou dans la commune d’Adjohoun, Tatonnonkon à Adja-Ouèrè et Ikpédjilè à Sakété pour éloigner les ténèbres et rendre la vie plus gaie. La date du mercredi 16 janvier 2019 restera gravée dans les mémoires des populations de ces localités. Elle marque, en effet, la mise en service de trois microcentrales solaires photovoltaïques construites dans ces villages dans le cadre du Projet de valorisation de l’énergie solaire (Proves) déployé par le gouvernement dans 80 localités sur l’ensemble du territoire national.
Chacune de ces agglomérations de l’Ouémé et du Plateau bénéficie d’équipements d’électrification rurale pour un coût de 225 788 860 F Cfa, soit plus de 677 millions F Cfa pour l’ensemble des trois villages. Extensible, chaque centrale solaire d’une puissance initiale de 40 kWc est constituée d’un champ solaire de 160 panneaux de 250 Wc, 96 batteries de 2V et 2000 Ah constituant le pack de stockage pour une autonomie de deux jours, six chargeurs de batteries, deux onduleurs réseau, 3 km de réseau basse tension pour desservir l’énergie électrique, précise Jean Francis Tchèkpo, directeur de l’Agence béninoise d’électricité rurale et de maîtrise d’énergie (Aberme). A cela s’ajoutent dix lampadaires solaires installés dans chaque village.
L’inauguration de ces ouvrages consacre la concrétisation du rêve nourri depuis des lustres par les populations de sortir du noir. Et, cerise sur le gâteau, le ministre de l’Energie, Jean-Claude Dona Houssou, procédant à leur mise en service, annonce qu’au lieu de 180 000 F Cfa pour le raccordement au réseau, les bénéficiaires n’auront qu’à débourser 50 000 F Cfa, soit moins du tiers, pour avoir un compteur électrique. «Il s’agit d’un effort fait par le président Patrice Talon pour permettre à la plupart des ménages d’avoir l’électricité pour l’éclairage et le développement des activités génératrices de revenus », souligne-t-il, suscitant des ovations nourries des bénéficiaires.

Allégresse et gratitude

C’est dans l'allégresse manifestée par des chants et danses qu’à chaque étape de la tournée ministérielle, les populations ont accueilli la mise en service de ces microcentrales solaires réalisées sous la houlette de l’Aberme.
Le chef d’arrondissement d’Awonou, Casimir Houssou Zannou Kpiti, a témoigné sa gratitude au nom du conseil communal d’Adjohoun et des populations bénéficiaires, avant de demander une extension du réseau le plus tôt possible au collège de la localité et à tous les cinq villages que comprend cet arrondissement.
Le chef de l’arrondissement voisin de Démè, dans la même commune, a saisi l’occasion pour plaider en faveur de sa localité qui attend également la lumière. Avant la fin de ce mois de janvier, les techniciens de l’Aberme seront sur le terrain, a promis le directeur de l’agence, Jean Francis Tchèkpo. L’annonce est fortement applaudie par l’assistance.
A Tatonnonkon, en plus de la microcentrale solaire sise dans l’enceinte du centre de santé de la localité, indique le Dg/Aberme, il a été procédé à la réalisation d’une adduction d’eau villageoise constituée d’un château d’eau de 20 m3, cinq bornes-fontaines construites et desservies par un réseau d’eau et une pompe solaire de 2200 Wc que saluent les populations. Mais tout cela reste « très insuffisant » compte tenu des besoins, feront remarquer le chef d’arrondissement, Noël Bonou ; le curé de la paroisse de la localité, Grégoire Olaafa, et le représentant des sages. Par ailleurs, un accent particulier est mis sur l’état cahoteux des voies d’accès à la localité ; ce qui pénalise les producteurs qui éprouvent des difficultés à évacuer leurs cultures.
A l’étape d’Ikpédjilè dans l’arrondissement d’Aguidi, commune de Sakété, le même enthousiasme est noté chez les populations sorties nombreuses pour accueillir la délégation ministérielle, malgré l’heure tardive de son arrivée. Le problème de raccordement au Ceg de la localité et à d’autres villages et hameaux a été posé par le chef d’arrondissement, Séverin Adégbola, et le maire de Sakété, Pierre Adéchi.
Comme aux autres étapes, le ministre Jean-Claude Houssou n’a pas manqué de rassurer que le gouvernement travaille à doter le pays d’énergie propre et à moindre coût et ne saurait s’arrêter en si bon chemin. Il a exhorté, partout, les bénéficiaires à protéger ces ouvrages, à en prendre soin en bons pères et mères de famille. Il sera rassuré par les différents intervenants qui promettent d’en faire bon usage afin de mériter d’autres infrastructures.
La centrale Wartsila de Porto-Novo rénovée

Sur les six groupes de la centrale thermique Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), sise au quartier Houinmè-Akossombo, dans le 5e arrondissement de Porto-Novo, cinq ont été entièrement réhabilités avec de nouvelles pièces installées. Des armoires de commande et un stabilisateur ont également été acquis pour un fonctionnement optimum du système qui génère 10 MW. Des essais concluants ont été menés et l’on est déjà à la phase de commercialisation, assure Gérard Hounnoukpè, coordonnateur du Projet 30 MW.
Le ministre Jean-Claude Dona Houssou, après une visite guidée des installations, s’est réjoui de cet état de choses qui contraste nettement avec le « désolant constat » qu’il a fait lors de son passage sur le site, le 9 avril 2016, au lendemain de sa prise de fonction. Il avait manifesté à l’époque son indignation, déplorant qu’il ait visité « un musée » et non une centrale. « Chose promise, chose réalisée ; parole donnée, parole transformée en action. Cela témoigne de l’engagement au plus haut niveau du gouvernement qui fait de l’énergie un secteur prioritaire pour le développement », se félicite Jean-Claude Dona Houssou.
Comme le directeur des services techniques représentant le maire de Porto-Novo, Evariste Adjagba, le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy, n’a pas caché sa joie. Il soutient que le volet énergie du Programme d’actions du gouvernement a pris son envol, et Porto-Novo, la capitale, jadis délaissée, retrouve peu à peu ses lettres de noblesse. Il rappelle qu’entre autres, 20 km de voies dans la cité des Aïnonvi avaient bénéficié de l’éclairage public. « Ce sont des prouesses que le gouvernement va poursuivre pour le bonheur des populations », assure Joachim Apithy.
C. U. P.

Actualités 18 janv. 2019


Editorial: Médecin, soigne-toi toi-même !

Au registre du florilège déraisonnable, les enseignants viennent d’en ajouter, énorme celui-là. A-t-on idée qu’un évaluateur par définition, se refuse, lui, à être évalué, pour des motifs fallacieux? Inexplicable ! Inconcevable ! Il faut s’imaginer dans la peau de l’enseignant devant s’expliquer, expliquer à ses apprenants, pourquoi il se soustrait, lui, à une évaluation, du reste programmée ; pourquoi il se refuse de composer pour prouver qu’il est capable d’être leur enseignant, digne de professer les notions sur lesquelles il les rabroue, les tance, les jauge, les note, eux autres…

A l’évidence, certains enseignants, car il faut se garder d’amalgamer, ne font rien pour effacer le cliché éculé que l’opinion a fini par garder d’eux, à force de revendications interminables et de grèves pour peu ou prou ! Tant et si bien qu’ils se piquent au jeu, pris au piège de ce qui est devenu chaque année leur (mauvaise) habitude et dont ils ont du mal à se soustraire. Ce cliché renvoie à une espèce de geignards, éternels insatisfaits. Image d’Epinal d’un trou abyssal de revendications, assimilable au tonneau des Danaïdes. Heureusement, pour le bien de l’école et l’avenir du pays, que la nouvelle législation ne favorise plus les grèves intempestives.
Il est vrai que le corps enseignant, noble corps à qui nous sommes tous redevables, du président de la République au dernier alphabétisé, doit être conforté chaque fois davantage. Et ces dix dernières années, il l’a été heureusement, presque à satiété avec l’amélioration sensible de ses conditions de vie et de travail. Cela n’aura pas suffi. Et autant ne pas s’attendre à ce que cela suffise, et que ceux-ci crient : « satiété ! », « satiété ! », «cela nous suffit » ! Mais les enseignants n’étant pas les seuls à exprimer des demandes sociales au sein de la République, ils se doivent de se montrer raisonnables, car d’autres corps attendent d’être aussi chouchoutés qu’ils l’ont été eux, eux dont le statut a été sensiblement revalorisé ces dernières années.
La plaque revendicative des enseignants n’est pas ici en cause, certes, mais le boycott actif dont ils se sont rendus coupables dernièrement, relativement au programme d’évaluation qui leur est destiné, renvoie aux sauts d’humeur dont ils sont coutumiers. Il ne serait pas superflu de soutenir même que ce boycott actif de l’évaluation est comme une mesure de représailles contre le gouvernement que certains responsables syndicaux jugent sévèrement, coupable et condamnable selon eux d’avoir pris des (nouvelles) dispositions restrictives des mouvements de débrayage, dispositions restrictives en vérité des grèves faites à l’emporte-pièce, à tort et à travers. Le boycott de ladite évaluation doit être perçu comme tel. Encore que subsistent d’autres raisons de fond.
Au programme de l’évaluation, essentiellement la ‘’Pédagogie’’ et la ‘’Culture générale’’. Autant dire que ce n’est pas la mer à boire. On se demande bien pourquoi, certains enseignants, ils sont nombreux hélas, veulent s’y soustraire…Car d’évidence, ce n’est là rien que leur tasse de bouillie de tous les jours. A-t-on idée qu’un enseignant n’ait pas la pédagogie et que de culture générale, il ne puisse s’en prévaloir ? Ce serait une véritable affliction. Raison pour laquelle l’évaluation s’impose, s’avère incontournable, vu d’ailleurs les modes peu catholiques par lesquels certains enseignants sont entrés dans le corps il y a peu?

Société 18 janv. 2019


Organisation des élections législatives d’avril 2019: La liste électorale officiellement remise à la Céna

La Commission électorale nationale autonome (Céna) est en possession de la liste électorale qui lui servira de support pour l’organisation des élections législatives d’avril 2019. Les responsables du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) la lui ont transmis à son siège, mercredi 16 décembre.

La loi 2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin impose au Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) de mettre la liste électorale à la disposition de la Commission électorale nationale autonome (Céna). C’est à cette obligation du législateur que le président du Cos-Lépi, Janvier Yahouédéou, avec à ses côtés les autres membres de l’institution et les responsables de l’Agence nationale de traitement (Ant) ont satisfait au siège de la Céna. Cette mission, il semble l’avoir accomplie avec un sentiment de grand soulagement. On comprendra de ses mots que le Cos-Lépi a bataillé dur pour assurer les opérations d’apurement, de correction et de mise à jour du fichier électoral national. « Une version optimale de la Lépi prête à être utilisée pour les prochaines élections fixées au 28 avril », se réjouit, le président du Cos-Lépi.
Au plan quantitatif, explique Janvier Yahouédéou, « la liste électorale permanente informatisée extraite du fichier électoral national nous amène à 5.037.785 électeurs contre 4.746.348 en 2016. Ce nouvel effectif de la Lépi intègre les nouveaux majeurs en référence à la date du 28 avril retenue pour la tenue des élections législatives ». Au plan qualitatif, poursuit-il, la nouvelle liste répond aux critères légaux, notamment ceux relatifs à la sincérité, en raison de la rigueur observée dans le processus de collecte, de traitement, d’apurement, de correction, de mise à jour et d’actualisation des données, de l’exhaustivité, de la transparence… La phase à suivre, selon lui, c’est l’impression des cartes d’électeurs aux nouveaux majeurs ainsi que des duplicatas aux citoyens qui ont déclaré avoir perdu les leurs. « Le gouvernement a pleinement joué sa partition », salue le président du Cos-Lépi au terme de son intervention.
Intervention à l’issue de laquelle, sous les ovations des acteurs présents, il transmettra la liste au président de la Céna, Emmanuel Tiando. Mais les choses n’en resteront pas là. Le bras technique du Cos-Lépi qu’est l’Ant a offert une démonstration de la fiabilité de la liste transmise. Le premier électeur pris sur le volet, c’est le président de la Céna en personne. Une fois les informations le concernant entrées dans la base de données, sa photo, son poste de vote et toutes les données le concernant s’affichent systématiquement. L’exercice s’étend à un autre commissaire, puis à trois autres électeurs choisis à la volée. A chaque fois, le résultat s’affiche, nickel. De quoi rassurer le président de la Céna de la fiabilité de la liste à lui transmise. Malgré cette démonstration, Emmanuel Tiando reste prudent. S’il y a un pépin à ce niveau, prévient-il, ce ne sera pas de la faute de son institution, mais de celle du Cos-Lépi, avertit-il. Mais, il s’est réjoui de voir l’institution satisfaire aux exigences des articles 6 et 19 du Code électoral. Laquelle, selon lui, a abattu un travail important et s’est acquittée de la part de mission qui lui revient. « Notre préoccupation majeure, c’est de faire en sorte que tout se déroule bien », indique-t-il, avant d’exhorter les acteurs à jouer chacun sa partition pour la clarté et la transparence du processus. « Nous attendions la liste pour finaliser notre chronogramme », déclare alors Emmanuel Tiando, heureux de voir franchi ce pas de géant vers l’organisation du scrutin. « Les inquiétudes peuvent être dissipées quant à l’organisation du scrutin. La Céna est déterminée à jouer sa partition dans les conditions de transparence et de paix », assure-t-il.

Les électeurs de la Lépi sont répartis de la manière suivante :

Nombre d’électeurs au plan national : 5.037.785 (4.746.348 en 2016)

Nombre d’électeurs
par Département :

 Alibori : 397.414
 Atacora : 330.283
 Atlantique : 773.129
 Borgou : 571.284
 Collines : 342.742
 Couffo : 331.402
 Donga : 221.631
 Littoral : 412.987
 Mono : 258.904
 Ouémé : 614.490
Plateau : 289.501
 Zou : 448.632
 Pays étrangers : 45.386

Actualités 17 janv. 2019


La Cour pénale internationale en vedette: Les raisons de la libération immédiate de Gbagbo

La dernière surprise qui nous vient de la Cour pénale internationale, c’est que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé recouvrent leur liberté. Même si le bureau du Procureur n’est pas d’accord, c’est en soi un événement. Retour sur les raisons d’une libération-surprise.

Une décision de la Cour pénale internationale (Cpi) de la Haye qui prend tout le monde de court. Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé sont acquittés concernant l’ensemble des charges retenues contre eux, et mis en liberté immédiate. Quoi que souhaitée et longtemps attendue par la plupart des analystes de ce procès, le verdict des juges de la Cpi a de quoi surprendre, et doublement d’ailleurs. D’une part, sachant que le verdict définitif - après près de huit années d’enquête, trois années de procès et plus de quatre-vingt témoins à la barre -, à propos des dossiers de l’ancien président ivoirien, Laurent Koudou Gbagbo, 73 ans et de son poulain, Charles Blé Goudé, 47 ans, est attendu pour mars 2019, on était déjà surpris que les juges prennent l’initiative de rouvrir le dossier, le jeudi 13 décembre 2018, pour, semble-t-il, accorder une libération provisoire aux co-accusés. D’autre part, le caractère immédiat et non provisoire de la décision des juges à l’issue de l’audience tenue le mercredi 16 janvier 2019 rajoute une couche à la surprise. Et, la question que tout le monde se pose depuis lors : pour quelles raisons les juges de la Cpi ont-ils voulu ainsi se débarrasser du dossier Laurent Koudou Gbagbo et de Charles Blé Goudé ?

La crédibilité de la Cpi face à un dossier « vide »

La décision rendue mardi dernier par les trois juges de la Cour pénale internationale sonne comme un verdict de non-lieu, dans un procès que bon nombre de spécialistes du droit international ont taxé, dès son ouverture en janvier 2016, de « justice des vainqueurs ». Pour l’accusation, Laurent Koudou Gbagbo aurait élaboré un « plan » dès son élection, en 2000, pour « conserver le pouvoir par tous les moyens, y compris par l’emploi de la force contre des civils ». Lors de l’audience de confirmation des charges, remplaçante de Moreno O’Campo, la Procureure Fatou Bensouda a dû se rendre à Abidjan en juillet 2013, puisque la Cour avait jugé en juin de la même année que les preuves en l’état étaient insuffisantes et qu’il va falloir que la juge gambienne étoffe mieux son accusation. Inutile de rappeler qu’elle n’a pas fait mieux, et sa déclaration à l’occasion est un aveu d’échec : « J’ai transmis toutes les preuves en ma possession à la Cour. Je n’en ai pas d’autres, et je m’en remets à la décision des juges ».
A cette étape de la procédure, une décision de non-lieu aurait dû être rendue. Mais, n’oublions pas le caractère singulier de ce procès, et la conséquence d’une telle décision du côté d’Abidjan en 2013. Les charges seront confirmées - les quatre chefs d’accusation de meurtres, viols, persécutions et autres actes inhumains, pour lesquels les co-accusés ont toujours plaidé non coupable -, et le 28 janvier 2016, le procès dans l’affaire « Le Procureur contre Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé » s’est ouvert à la Cpi devant la Chambre de première instance I, composée des juges Cuno Tarfusser (Italien - Président), Olga Herrera Carbuccia (République dominicaine) et Geoffrey Henderson (de Trinité-et-Tobago). La suite est connue : un procès qui traine en longueur, avec un Procureur qui multiplie les initiatives pour faire condamner les accusés… en vain ! Au regard de tout ce qui précède, la première raison qui peut motiver les juges de la Cpi à prendre l’initiative d’une libération immédiate et définitive des détenus est la crédibilité de la Cour pénale internationale.

Le changement des acteurs du scénario

S’Il y a une évidence à ce jour dans le procès Gbagbo, c’est que l’audition des témoins, qui devrait appuyer les quatre événements principaux sur lesquels l’accusation a reposé ses convictions, a plutôt renforcé les doutes quant à la réalité de deux d’entre eux : la répression de la marche des femmes pro-Ouattara le 3 mars 2011, et le bombardement du marché Siaka Koné le 17 mars 2011. A ce sujet, des éléments concordants font apparaitre ceux-ci plutôt comme une manipulation dans le but de fournir le prétexte à l’adoption, le 30 mars 2011, par le Conseil de sécurité des Nations Unies, de la résolution 1975 qui empêchait « l’utilisation d’armes lourdes contre les populations civiles », et dont l’interprétation abusive a permis à la France et aux Nations Unies d’intervenir militairement pour donner le coup de grâce au régime du président Laurent Gbagbo en avril 2011. Quant à la marche du 16 décembre 2010 sur la radiotélévision ivoirienne, plusieurs témoins, parmi lesquels des généraux, ont contesté son caractère pacifique, puisque des hommes armés, qui s’étaient infiltrés parmi les manifestants, ont attaqué les Forces de défense et de sécurité, peu de temps après qu’elle ait débuté.
Dans un tel contexte, les révélations de Mediapart, en son temps, jettent la lumière sur un dossier concocté de toutes pièces, et sur la raison véritable du transfèrement du président Laurent Gbagbo à la CPI, qui ne réside pas alors dans la volonté d’incarcérer un criminel, mais d’éloigner un « élément » gênant de la scène politique ivoirienne… pour mieux « piller » ce pays. Sauf qu’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy n’est plus président français, et son successeur, Emmanuel Macron, a bien envie de rendre la France plus « fréquentable » en Afrique. Car, ce qui s’est passé à Abidjan, et plus tard à Tripoli, a renforcé le sentiment anti-Français, et rappelé les sombres périodes précoloniales, voire postcoloniales où des résistants africains étaient déportés hors du continent ou dans des pays considérés comme l’arrière-cour de Paris. Gbagbo n’est pas contre la France, et Nicolas Sarkozy a visé « perso» en attisant le feu de la division, au nom de son amitié avec Alassane Dramane Ouattara. On peut comprendre alors que le président Emmanuel Macron, en marge de la 73é Assemblée Générale des Nations Unies à New York, parle à la fois de «respect du droit international» et de « réconciliation », sur une question en rapport au procès Gbagbo.
Par ailleurs, nul n’ignore le rôle trouble joué par l’Onu de Ban Ki-Moon dans cette affaire ivoirienne où un camp a été soutenu contre l’autre - au vu et au su de tout le monde, et où un palais présidentiel a été attaqué, au nom de la souveraineté « sous-traitance » de la Côte d’Ivoire -. L’Onu, qui peine à se réformer, a donné la preuve supplémentaire qu’elle est là au service des intérêts géostratégiques des grandes puissances et non de la paix et de la sécurité du monde. Là encore, les choses ont changé. Antonio Manuel de Oliveira Guterres n’est pas Ban Ki-Moon. Ancien président du groupe parlementaire socialiste, secrétaire général du Parti socialiste, et premier ministre portugais, avant de devenir Haut-commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, puis le Patron du Système des Nations Unies, pour l’institution qu’il incarne et le socialiste qu’il demeure, il ne peut pas rester insensible au cas Gbagbo. Laurent Koudou Gbagbo, le socialiste bon teint.
Somme toute, si des révélations de Mediapart attestent que Paris et New York ont pesé de tout leur poids pour que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé aillent à la Cpi et restent en prison, - malgré l’insuffisance de preuves pour conforter les charges à leur encontre -, rien ne prouve que l’axe Paris-New York ne fonctionne pas à nouveau, en faveur de la libération des deux détenus.

Les événements du côté d’Abidjan

La troisième raison, et pas des moindres, qui peut militer en faveur de la libération immédiate et définitive de Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé, pourrait être la gestion actuelle du pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara. Aujourd’hui, la réconciliation est au point mort, même si quelque huit-cent détenus politiques ont été amnistiés le 6 août 2018, la veille de la fête de l’indépendance du pays, par ses soins. Sa majorité a volé en éclats. L’ancien président Henri Konan Bédié, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et lui, ne s’entendent plus du tout. En plus, La Lettre du continent aurait laissé courir le bruit que la bonne gouvernance aurait déserté le forum à Abidjan. Dans ces conditions, pour des puissances occidentales qui aiment « diviser pour régner », libérer Gbagbo serait une autre manière de garder la main, et de redistribuer les cartes, dans la perspective de la présidentielle de 2020. Mon intime conviction, c’est que Laurent Koudou Gbagbo et Charles Blé Goudé sortent de prison, non pas parce que l’on admet qu’ils sont victimes d’injustice et de la justice des vainqueurs. Mais, toujours au nom de la géopolitique du «chaos contrôlé », sport favori des Occidentaux.
C’est une bonne nouvelle… Le réveil de l’Afrique révolutionnera le monde !.

Par Elisée Héribert-Label ADJOVI

Journaliste Internationaliste / Ecrivain

Société 17 janv. 2019


Foncier à Womey dans la commune d’Abomey-Calavi: Des mesures conservatoires sur un domaine litigieux de 3654 parcelles

Le Conseil des ministres du mercredi 16 janvier a adopté des mesures conservatoires relatives à un domaine litigieux sis à Womey (commune d’Abomey-Calavi), présumé propriété de la collectivité Marcos.

Les décisions de justice dont la collectivité Marcos revendique l’exécution datent de 1941 et leur mise à exécution va générer un conflit avec les acquéreurs de parcelles dans la localité. Préoccupé par la situation, en ce qu’elle porte sur un domaine important et impacte un nombre non négligeable de personnes, le gouvernement a entrepris d’y voir plus clair. «Les recherches entreprises et les informations disponibles à ce jour font douter non seulement de l’existence et de l’authenticité des jugements mis à exécution mais également de la superficie réelle du domaine litigieux. Alors que le chef de la collectivité Marcos revendique 191 hectares 70 ares et 15 centiares, soit environ trois mille six cent cinquante-quatre (3654) parcelles, un autre membre de cette même collectivité soutient que le domaine en question couvrirait 12 hectares 67 ares et 76 centiares ».
Pour y voir plus clair et « pallier les conséquences incommensurables » que pourrait engendrer l’exécution desdites décisions de justice, le gouvernement a décidé, en raison des superficies en cause et conformément à la loi, de prendre des mesures conservatoires allant dans le sens d’une expropriation pour cause d’utilité publique. Cela obéit aux dispositions de l’article 529 du code foncier et domanial, qui stipule que « si l’exécution d’une ordonnance, d’un jugement ou d’un arrêt doit entraîner des démolitions massives d’habitations construites sur des parcelles d’une superficie cumulée de plus de cinq mille (5.000) mètres carré, l’Etat procède à l’expropriation pour cause d’utilité publique des parcelles concernées après un juste et préalable dédommagement des propriétaires desdites parcelles. ». Eu égard à cela, le Conseil des ministres a instruit les ministres concernés par le dossier afin qu’ils agissent. Il leur est entre autres demandé de faire procéder à toutes investigations destinées à établir la régularité des titres en présence et prendre toutes mesures conservatoires nécessaires, d’étudier les mesures d’expropriation pour cause d’utilité publique envisageables dans le cas où l’authenticité des titres fondant le droit de propriété de la collectivité Marcos serait confirmée. Ceux-ci doivent également faire suspendre toutes activités de la Commission nationale des affaires domaniales en matière judiciaire, sur toute l’étendue du territoire national ; et prendre toutes mesures nécessaires au maintien de l’ordre public dans la localité de Womey.
Ces mesures qui semblent sauvegarder les intérêts de toutes les parties en présence seront sans aucun doute saluées par tous, surtout qu’elles ne remettent pas non plus en cause les décisions de justice. L'autre avantage des mesures prises par le gouvernement, c’est la sauvegarde de la paix sociale. On pourrait bien s’imaginer le drame auquel on ferait face si une décision de justice, ou du moins l’exécution d’une décision de justice venait à priver 3654 acquéreurs de parcelles de leurs terres.

Société 17 janv. 2019


Conseil des ministres: Au menu : gestion de la transhumance, mesures conservatoires relatives à un domaine litigieux à Womey...

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 16 janvier 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.

Les décisions ci-après ont été prises :

I- Communications

I-1. Programme de Renforcement des Capacités et d'Evaluation d'impact en Afrique de l'Ouest.

Notre pays a pris la mesure de l'importance de la culture évaluative dans la sphère publique nationale au point d'en être le pionnier dans le domaine en Afrique subsaharienne; c'est à ce titre qu'il a initié le Programme de Renforcement de Capacités et d'Evaluation d'impact en Afrique de l'Ouest.
Ledit programme vise l'amélioration du bien-être des populations de l'espace Uemoa à travers le renforcement des capacités techniques des cadres des administrations publiques, la conduite d'évaluations d'impact rigoureuses et l'utilisation des résultats dans le processus de prise de décisions.
Le Bénin a adhéré à l'Ong internationale 3ie le 14 octobre 2014. Celle-ci s'est engagée à accompagner le programme, non seulement pour mobiliser les financements, mais aussi comme partenaire technique garant de la qualité des évaluations d'impact ainsi que de la crédibilité des résultats et des jugements qui en seront issus.
La gestion conjointe du programme par le Bénin et 3ie nécessite que soit signé un mémorandum d'entente entre les deux parties.
Le Conseil y a marqué son accord et instruit les ministres d'identifier les projets et programmes de leurs départements respectifs nécessitant une évaluation d'impact.

I-2. Mesures préventives pour la gestion de la transhumance nationale et transfrontalière, édition 2018-2019.

Le Gouvernement, tirant leçon des expériences des campagnes de transhumance, caractérisées par des destructions massives de champs de cultures, des affrontements sanglants provoquant parfois des pertes en vies humaines, a décidé de promouvoir, à terme, l'élevage intensif en lieu et place du mode extensif actuellement en cours.
Mais, en attendant d'y parvenir, il convient de renforcer le dispositif mis en place lors de la campagne 2017-2018 et d'anticiper les incidents et dégâts de la campagne à venir.
Ainsi, les ministres impliqués dans la gestion de la transhumance doivent veiller à l'observance des principales mesures ci-après :
- rendre opérationnelles l'organisation de l'accueil et l'orientation des troupeaux transhumants au niveau des points d'entrée ;
- réactiver les comités départementaux et communaux de transhumance ;
- faire libérer, en liaison avec les collectivités territoriales, les sites d'accueil et procéder au tracé et/ou réajustement des couloirs de passage des troupeaux transhumants ;
- sensibiliser les populations sur les comportements à adopter pour une campagne apaisée ;
- renforcer les équipes chargées de surveiller les transhumants en vue de prévenir tout incident au cours de leur séjour.
Pour ce faire, le Conseil a autorisé le renfort de la Police républicaine par des Unités de l'Armée, dans les communes concernées.

I-3. Aménagement et bitumage du giratoire de la ville de Tchaourou.

Les travaux de la route Bétérou-Tchaourou-frontière du Nigeria ont occasionné d'importants conflits de circulation dans la ville de Tchaourou, particulièrement à l'intersection avec la route Bohicon-Dassa-Parakou qui constitue le corridor principal vers les pays de l'hinterland desservis par le port de Cotonou. Pour remédier à cette situation, il urge d'aménager convenablement ce carrefour en vue de permettre la fluidité du trafic au niveau de la traversée de l'agglomération de Tchaourou.
En vue de l'exécution de ces travaux, une évaluation des offres a permis de retenir la société Sogea Satom pour l'aménagement et le bitumage du giratoire, et le groupement de bureaux Deco-Ic/Horse pour les prestations de contrôle et de surveillance.
Le ministre des Infrastructures et des Transports et les autres ministres concernés par le dossier accompliront les diligences nécessaires pour les contrats à signer avec les différents prestataires et l'exécution des travaux.

I-4. Mesures conservatoires relatives au domaine litigieux sis à Womey, commune d'Abomey-Calavi, présumé propriété de la collectivité Marcos.

Un conflit domanial dans la commune d'Abomey-Calavi oppose des acquéreurs de parcelles et la collectivité Marcos présumée propriétaire du foncier en litige, en raison de l'intention de cette dernière de faire exécuter des décisions de justice qui remonteraient à l'année 1941.
Les investigations menées renseignent que le site impacte un nombre important de personnes, et que des doutes subsistent sur l'existence et l'authenticité des jugements mis à exécution, de même que sur la superficie réelle du domaine litigieux.
S'agissant de la superficie, alors que le chef de la collectivité Marcos revendique 191 hectares 70 ares et 15 centiares, un autre membre de cette même collectivité soutient que le domaine en question couvrirait 12 hectares 67 ares et 76 centiares.
Au demeurant, si les décisions de justice dont se prévaut la collectivité devraient être exécutées, elles généreraient de graves préjudices pour les acquéreurs, dont le nombre est estimé à plus de trois mille personnes.
C'est pourquoi, pour élucider cette question et préserver la paix sociale, le Conseil a décidé de prendre des mesures conservatoires allant dans le sens d'une expropriation pour cause d'utilité publique, en application de la législation en vigueur.
En effet, aux termes de l'article 529 du code foncier et domanial, « Si l'exécution d'une ordonnance, d'un jugement ou d'un arrêt doit entraîner des démolitions massives d'habitations construites sur des parcelles d'une superficie cumulée de plus de cinq mille (5.000) mètres carré, l'Etat procède à l'expropriation pour cause d'utilité publique des parcelles concernées après un juste et préalable dédommagement des propriétaires desdites parcelles. »
Pour parvenir à cette fin, les ministres impliqués dans la gestion de ce dossier sont instruits de :
- faire procéder à toutes investigations destinées à établir la régularité des titres en présence et prendre toutes mesures conservatoires nécessaires ;
- étudier les mesures d'expropriation pour cause d'utilité publique envisageables dans le cas où l'authenticité des titres fondant le droit de propriété de la collectivité Marcos serait confirmée ;
- faire suspendre toutes activités de la Commission nationale des Affaires domaniales en matière foncière, sur toute l'étendue du territoire national; et
- prendre toutes mesures nécessaires au maintien de l'ordre public dans la localité de Womey concernée par le litige.

II- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé :
- l'organisation à Cotonou, les 28 et 29 janvier 2019, d'une conférence sur l'évaluation d'impact dans l'Uemoa ;
- la participation du Bénin aux réunions de concertation et de préparation du Hadj, édition 2019, en Arabie Saoudite, du 28 janvier au 08 février 2019.

III- Mesures individuelles.

Sur proposition du ministre, les nominations suivantes ont été prononcées au ministère de la Justice et de la Législation ;

Directeur du Centre de Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence de Parakou :

Monsieur Dimitri Wilfried Rafiou Viou

Directrice du Centre de Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence d'Aplahoué :

Madame Constance Sylvie CHAOU épouse Elègbèdè

Directrice du Centre de Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence d'Agblangandan :

Madame Stéphanie Clémence A. Goussanou.

Fait à Cotonou, le 16 janvier 2019.

Le secrétaire général du Gouvernement,


Edouard Ouin-Ouro

Actualités 17 janv. 2019


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