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Nouvelles

Autorisations de ratification d’accords de prêt au Parlement: 36,5 milliards F Cfa pour des logements sociaux et contre l’érosion côtière

L’Assemblée nationale a autorisé, ce lundi 14 janvier, la ratification de deux accords de prêt d’un montant de près de 36,5 milliards F Cfa au profit des travaux de protection de la côte à l’Est de Cotonou et du projet de viabilisation du site de construction de 944 logements sociaux à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi.

Le projet de viabilisation du site de construction de 944 logements sociaux à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi bénéficie d’un nouveau financement d’un montant de 20 milliards F Cfa. La ratification de l’accord de prêt signé à Lomé, le 15 novembre 2018, entre la République du Bénin et la Banque ouest-africaine de développement (Boad) a été autorisée, ce lundi 14 janvier, par les députés à l’Assemblée nationale. Ce projet s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du sixième axe stratégique du Programme d’actions du gouvernement (Pag) 2016-2021 et constitue la première phase du programme immobilier d’habitat social et économique de 20 000 logements dans quatorze villes du Bénin. L’objectif global de ce projet est de relancer, de manière durable, le développement économique et social du Bénin à travers l’amélioration du cadre de vie des populations et la promotion des logements sociaux et économiques. De façon spécifique, le projet vise à fournir des logements sociaux à 7300 personnes ; promouvoir de nouveaux modes d’accession à des logements ; favoriser la création d’emplois et de fournir de ressources additionnelles aux opérateurs locaux  et à la population résidente à travers le développement du commerce de proximité tenu notamment par les femmes. La réalisation du projet de viabilisation du site et de construction de 944 logements sociaux et économiques à Ouèdo dans la commune d’Abomey-Calavi contribuera notamment à l’assainissement du secteur immobilier au Bénin. et à la réalisation des Objectifs de développement durable.

Erosion côtière

Le coût total du projet est estimé à 22,624 milliards F Cfa dont 2,624 milliards F Cfa au titre de la contrepartie de l’Etat béninois. Le prêt de 20 milliards F Cfa se présente comme suit : 10 milliards F Cfa au titre du prêt concessionnel avec une durée de remboursement de 18 ans dont cinq ans de différé en capital ; 5 milliards F Cfa sous forme de prêt souverain avec une durée de remboursement de 12 ans dont 3 ans de différé en capital avec un taux d’intérêt de 6% l’an sur le montant décaissé et non encore remboursé ; et enfin 5 milliards F Cfa au titre d’un prêt marchand avec une durée de remboursement de 12 ans dont 3 ans de différé et non encore remboursé. Ce prêt de la Boad n’est pas astreint au respect des critères de concessionnalité, précise la commission des Finances et des Echanges de l’Assemblée nationale qui a présenté le dossier en plénière.
Outre l’accord adopté à l’unanimité, l’Assemblée nationale a favorablement examiné un second dossier. Il s’agit du projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de crédit d’un montant de 16, 385 284 335 milliards F Cfa signé à Cotonou, le 28 novembre 2018, entre la République du Bénin et Rabobank, dans le cadre du financement partiel des travaux complémentaires à la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou. Ce projet vise spécifiquement à renforcer le système de protection en place entre Sèmè-Podji et Cotonou, en vue du développement touristique de la zone regroupant les quartiers de : Akpakpa-Dodomè, Enagnon, Fifadji, Houto, Donatin, Finagnon, Tokplégbé, Agblangandan, Pk10 Marina, Sèyivè et Ekpè à travers la construction des épis de protection, la construction d’une digue immergée à Donatin et la mise en dépôt par dragage de 500 000 mètres cubes de sable pour renforcer la réserve sédimentaire. La réalisation de la deuxième phase du projet de protection de la côte à l’Est de la ville de Cotonou permettra d’assurer l’intégrité physique du territoire national en favorisant, entre autres, sur le littoral concerné, la stabilisation du littoral de la ville de Cotonou et de la commune de Sèmè-Podji, la préservation et le développement des infrastructures socio-économiques le long de la côte.

Actualités 15 janv. 2019


Renforcement des capacités des agents portuaires: Les activités du Cfp de l’Agpaoc reprises

Après sa rénovation, le Centre de formation professionnelle de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cfp/ Agpaoc) a été inauguré, ce lundi 14 janvier 2019. La cérémonie de remise en service a été présidée par le directeur de cabinet du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, en présence des acteurs portuaires des sous-régions ouest-africaine et centrale.

Après des années de léthargie, le Centre de formation professionnelle de l’Association de gestion des ports de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (Cfp/ Agpaoc) se réveille sous sa version rénovée. La cérémonie d’inauguration marque aussi la relance des activités dudit centre.
Dans son mot de bienvenue, Augustin Tonan, secrétaire général de l’Agpaoc, a précisé que la rénovation signifie que ce centre existe déjà. Cela sous-entend, selon lui, l’écriture d’une nouvelle page de son histoire. Faisant l’historique du centre de formation professionnelle, il retient qu’il a été créé en 1989 par l’Agpaoc. Dédié aux métiers portuaires, il a pour objectif de renforcer les capacités des agents portuaires. Au regard des spécificités de ces métiers, souligne-t-il, la formation devrait se dérouler dans un cadre adapté et équipé selon les normes internationales. « Mais depuis 30 ans que ce centre a été créé, il n’a véritablement pas joué ce rôle », signale Augustin Tonan montrant que le Cfp n’a pas pu être à la hauteur des ambitions de départ. Pour ne pas laisser cette situation perdurer, le comité directeur de l’Agpaoc a décidé de la mise en concession du centre à travers le partenariat public-privé pour lui insuffler un nouveau dynamisme. C’est le groupe Africa Consulting Leaders(Acl) qui a été retenu et le contrat a été signé le 6 septembre 2018.
L’aboutissement heureux du processus de mise en concession est apprécié par le vice-président de l’Agpaoc, Michael Luguje, directeur général du Port du Ghana. Le nouveau défi, selon lui, est de faire en sorte que le centre rénové soit effectivement un cadre de recyclage et de remise à niveau des agents portuaires. Toutefois, il a tenu à signaler que le centre n’avait pas totalement cessé ses activités et que ses résultats étaient insuffisants. Estimant qu’il pouvait mieux faire, l’Agpaoc a penché pour le partenariat avec un privé. Pour lui, les efforts consentis par l’Acl méritent d’être reconnus. Même son de cloche de la part de son homologue du Bénin, Joris Thys, qui perçoit cette rénovation comme le fruit du partenariat public-privé.
Mettant l’accent sur les enjeux de la relance des activités du Cfp, le directeur général du groupe adjudicataire Africa Consulting Leaders (Acl) fait savoir que le transport maritime draine 90% du trafic marchandises. De même, il révèle que 40 corps de métiers s’occupent des activités portuaires dont les juristes, les gestionnaires, les mécaniciens graisseurs, les matelots, les lamaneurs, les officiers mécaniciens, les pointeurs, les maîtres de port, les conducteurs d’engins. Pour assurer une meilleure qualité de service, cet ensemble de compétences a besoin de se former. Pour ce faire, dit-il, le centre se chargera non seulement de la formation initiale mais aussi de la formation continue, du recyclage. Il se positionne également comme un centre d’expertise. « En dehors du savoir, il faut aussi du savoir-faire », ajoute-t-il avant d’annoncer que les premiers cours démarrent le 28 janvier prochain.
Intervenant au nom du ministre des Infrastructures et des Transports, Joseph Ahissou, directeur de cabinet, se réjouit de la reprise des activités du Cfp. Pour que le centre ne sombre pas à nouveau, il a promis l’appui du gouvernement et a fait quelques recommandations. Ainsi, après avoir souligné la spécificité des métiers portuaires et maritimes qui fait leur rareté, Joseph Ahissou demande qu’outre les programmes de formation retenus, le centre intègre des modules adaptés de manière à donner le minimum de notions portuaires aux stagiaires afin qu’ils soient plus aptes.

Société 15 janv. 2019


15e journée du procès Icc-Services: L’accusé Clément Sohounou à la barre

Menuisier de profession, recruté suite à un coup de chance comme agent de liaison à Icc-Services, puis bombardé chef d’agence Lalo de cette même structure de collecte et de placement de fonds, Clément Sohounou était à la barre de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet), vendredi 11 janvier, dans le cadre du procès de l’affaire Icc-Services qui était à sa 15e journée.

Clément Sohounou est le cinquième accusé écouté, vendredi 11 janvier, sur les sept présents dans l’affaire des structures illégales de collecte et de placement de fonds dite Icc-Services. L’ex-chef agence Icc-Services à Lalo a livré sa part de vérité à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) en charge du jugement du dossier. Il a d’abord dit comment il a été recruté à Icc services. Clément Sohounou confie qu’il est un menuisier de profession. Mais il a décidé de rester auprès de l’un de ses oncles chez qui il a appris la pâtisserie pendant deux ans. Il était là quand un autre oncle vendeur de postes téléviseurs et autres appareils électroménagers l’a invité à lui porter un coup de main dans sa boutique. Il serait payé à 12 mille francs Cfa. Dans cette boutique, il a fait la connaissance des responsables d’Icc-Services, Guy Akplogan et Pamphile Dohou venus acheter un jour des postes téléviseurs pour leurs différentes agences. Ils auraient été séduits, à en croire Clément Sohounou, par sa franchise. En effet, il a donné le prix normal des postes-téléviseurs alors que son patron absent avait communiqué à ces derniers des coûts plus élevés, mais sans l’informer. Les responsables d’Icc-Services seraient tombés encore sur lui à leur second passage où ils devraient acheter des appareils. Ce franc-parler de Clément Sohounou aurait sidéré Guy Akplogan et Pamphile Dossou qui lui ont fait la promesse de le recruter pour travailler au siège de la Fédération d’Icc-Services à Abomey-Calavi. C’est ainsi qu’il va partir de la boutique de vente de postes téléviseurs pour être recruté comme agent de liaison à Icc-Services où il gagnait 30 mille F Cfa comme salaire. Il en était là quand, un jour, ses responsables, après une rencontre à la présidence de la République, ont décidé d’ouvrir une agence Icc-Services à Lalo. Ils ont jeté leur dévolu sur Clément Sohounou, natif de la région, pour faire la prospection du marché devant conduire à l’ouverture de cette agence. Les démarches ont abouti. Coup de chance encore, il sera bombardé chef agence de Lalo en 2008. La mayonnaise n’a pas tardé à prendre au niveau de son agence qui faisait de la tontine, de l’épargne et du placement. Après quelques semaines de flottements, Clément Sohounou a fini par gagner la confiance des clients qui ne se font pas prier pour placer leur argent contre un taux d’intérêt de 160% au bout de trois mois. Les fonds collectés sont envoyés au siège à Abomey-Calavi. Il va retirer ensuite les intérêts après trois mois. L’essor de l’activité dans la zone l’a conduit à chercher à étendre ses tentacules à Agbangnizoun, surtout pour satisfaire certaines doléances de ses clients qui se plaignent de l’état d’impraticabilité de la voie menant de leur commune vers l’agence à Lalo. Il a tenté d’ouvrir l’agence d’Agbangnizoun afin de rapprocher ses services de ses clients. Clément Sohounou dit avoir même rencontré le maire d’alors, en vue de l’implantation de l’agence Icc-Services
d’Agbangnizoun.

Enrichissement illicite ?

« J’avoue qu’on n’a pas fait de publicité. Au début, c’est une dame qui a fait placement de 150 000 F Cfa et était venue récupérer ses intérêts et le nominal trois mois après. C’est elle qui est allée parler à beaucoup de personnes et c’est comme cela que notre base de clientèle a augmenté », clarifie l’accusé au président de la cour de céans, Edouard Cyriaque Dossa. Celui-ci, au regard des éléments du dossier, demande à Clément Sohounou pourquoi il a acheté une moto Dream à un parent à lui pour qu’il fasse de l’appel au public en vue de lui trouver beaucoup de clients. Clément Sohounou dit avoir vraiment cru en l’activité d’Icc-Services parce qu’il avait l’assurance de la main invisible des pouvoirs publics d’alors. Et au président Edouard Cyriaque Dossa de lui rappeler le point de ses biens meubles et immeubles recensés par la commission d’enquête. Clément Sohounou serait propriétaire de trois véhicules bâchés, de sept voitures dont trois haut de gamme qui étaient en location ; d’un hôtel à Lalo ; d’un corbillard ; de trois boutiques ; de deux pressings à Lalo et à Klouékanmè ; de deux maisons à Lalo, de deux parcelles vides et de buvettes. Il a reconnu tous ses biens énumérés dans le rapport de la commission d’enquête sauf la buvette dont il dit avoir souscrit à un bail pour l’exploitation de l’immeuble.
Combien gagne-t-il pour faire de telles réalisations en moins de deux ans ?, demande le président de céans. A cette question, l’accusé répond qu’il était à 150 mille Francs Cfa comme salaire en tant que chef d’agence. Mais il avait aussi une commission sur chaque client qui venait déposer. Indépendamment de tout cela, Clément Sohounou dit mener à côté d’Icc-Services d’autres activités telles que la vente d’essence frelatée communément appelée « Kpayo ».Ce commerce rapporte beaucoup, informe l’accusé. Il a démarré cette activité avec 22 millions F Cfa et a reçu un jour une marchandise de 58 millions F Cfa. Me Agathe Affougnon, avocat des victimes d’Icc-Services, donc partie civile, a voulu savoir l’origine des 22 millions Fcfa ayant servi comme fonds de démarrage du commerce d’essence frelatée. Clément Sohounou a été évasif sur la réponse avant d’être coincé par l’avocate qui l’a criblé de questions. Il a fini par cracher le morceau en avouant qu’il a puisé les 22 millions F Cfa en question dans les fonds collectés auprès des clients. L’avocate a demandé que cette réponse de l’accusé soit bien consignée par le greffe à toutes fins utiles en son temps.

Encore des dons

Comme ses patrons Guy Akplogan et Emile Tégbénou, l’ex-chef d’agence Icc-Services Lalo, a fait aussi beaucoup de libéralités. Il a fait don d’un véhicule pick-up d’un montant de 9,5 millions F Cfa à l’ex-Brigade de gendarmerie nationale de Klouékanmey. Il dit avoir donné ce véhicule en 2009 en présence du ministre chargé de la Défense nationale d’alors, Issifou Koguy N’Douro et du général Cocou Lègba Sèmègan, alors directeur général de la Gendarmerie nationale. Par la suite, il aurait reçu une lettre de remerciements de la présidence de la République. Mais Clément Sohounou n’est pas en mesure de dire exactement où se trouve ce document. Car, tous ses bureaux ont été mis sens dessus dessous lors des perquisitions. Selon lui, les officiers de police judiciaire enquêteurs détruisent systématiquement tout ce qui pourrait compromettre les hautes autorités du régime d’alors. L’accusé rappelle que par exemple le jour de son arrestation à la présidence de la République, il avait sur lui la somme de 48 millions F Cfa destinée à payer les clients. Mais les fonds lui ont été arrachés sans aucun reçu en contrepartie. A ce niveau précis, la cour a fait appel au contrôleur général Mohamed Saké qui faisait partie de la commission d’enquête pour clarifier la situation au sujet de cette somme d’argent. « Je ne sais même pas de quoi il parle en ce qui concerne les 48 millions F Cfa. Je ne suis jamais allé à la présidence de la République pendant la gestion de cette crise. S’il a effectivement déposé 48 millions Fcfa, cela devrait figurer dans les rapports », indique Mohamed Saké.
Sur interrogatoire-réponse de Gilbert Ulrich Togbonon, procureur spécial de la Criet, l’accusé révèle avoir entendu auprès de ses responsables qu’ils ont contribué à un moment donné au payement des salaires des fonctionnaires de l’Etat. Mais il ne connaît pas le montant exact. Il sera aidé par Ulrich Gilbert Togbonon qui révèle que cette contribution est de trois milliards Fcfa. Seulement, cette information lâchée par l’avocat général reste à clarifier. Le président de la cour de céans a invité Gilbert Ulrich Togbonon à partager avec toutes les parties au procès les éléments qu’il détient par rapport à cette information. Me Agathe Affougnon, avocat des victimes, s’est voulue plus insistante. Selon elle, cette information qu’une partie des fonds d’Icc-Services a servi à payer les agents de l’Etat devra être tirée au clair pour permettre à la cour de bien situer les responsabilités. Cela permettra à la cour de bien répartir en son temps la réparation des dommages causés aux victimes en vue de leur remboursement.

Actualités 14 janv. 2019


Le président de la Fifa à sa sortie d’audience à la présidence : « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au Bénin »

Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) en séjour au Bénin dans le cadre d’une tournée africaine était le jeudi 10 janvier à la présidence de la République. L’audience suivie d'une séance de travail entre le patron du football mondial et le président Patrice Talon a permis à l’hôte du Bénin de toucher du doigt les nombreux efforts et investissements faits dans le secteur. Et il s’en félicite.

Gianni Infantino est au Bénin depuis ce jeudi dès les premières heures. Le président de la Fédération internationale de football association (Fifa) a en effet foulé le sol béninois au petit matin du jeudi 10 janvier. Le patron du football mondial et sa suite ont été accueillis chaleureusement par les ministres des Affaires étrangères et des Sports et une foule de supporters ayant effectué le déplacement.
Le président de la Fifa a ensuite rallié la présidence de la République pour une audience avec le président Patrice Talon et d’autres membres du gouvernement. Audience au cours de laquelle le sport a été au cœur des échanges. «J’aimerais remercier le président pour son accueil et remercier tous ceux qui ont la charge du football. Nous nous sentons chez nous et je peux dire qu’aujourd’hui, Cotonou est la capitale mondiale du football », a laissé entendre le président de la Fifa, Gianni Infantino à la fin de son entretien avec le président Talon. « Nous avons pu constater, au cours de cet entretien, que le chef de l’Etat béninois est un véritable passionné de football comme tout le peuple béninois d’ailleurs. Mais le président en parle avec une énergie tout particulière, je dirais même unique, certainement exemplaire», apprécie fasciné, le patron du sport roi.
L’autre élément de satisfaction de Gianni Infantino porte sur la vision des autorités béninoises pour le développement du football. « Nous avons pu parler de ce que nous allons faire ensemble avec le Bénin pour développer le football avec la fédération béninoise. J’ai pu personnellement constater le travail qui est effectué par le président, le gouvernement et par le ministre en charge des Sports; c’est extraordinaire!», exulte le numéro 1 de la Fifa. Il confie même avoir suggéré au ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, de changer la dénomination de son département en ministère du football eu égard au vaste programme de la promotion de ce sport mis en place par le Bénin. « Nous allons négocier cela après », lance-t-il avec sourire.
Le Bénin innove par des actions qui fascinent l’instance dont il a la charge et il a tenu à le marteler. «L’engagement et les travaux qui sont effectués aujourd’hui partout dans le pays non seulement pour le développement du football qui est le sport phare, mais aussi de tous les sports avec un engagement très conséquent sur les infrastructures, sur l’éducation, sur le développement, c’est exactement le même axe que nous avons à notre niveau». Gianni Infantino « félicite tout particulièrement le président pour le travail qu’il fait avec sérieux ».

Des investissements pour le futur

Dans sa déclaration à la presse à sa sortie du cabinet présidentiel et à la suite de la signature d’un mémorandum avec le Bénin relativement à la promotion du sport scolaire, le président de la Fifa, sans doute fasciné par l’importance de ce qui est prévu, a tenu là encore à féliciter les autorités béninoises. « Comme je le disais lors de la réunion, ce ne sont pas des dépenses, mais des investissements pour nos jeunes et sur le futur », apprécie-t-il. De quoi susciter au niveau du ministre en charge des Sports, une fierté qu'il a du mal à cacher. « Nous sommes très fiers et très heureux de recevoir le président de la Fifa, et c’est aussi avec beaucoup de fierté que nous accueillons cette visite historique car, c’est la première fois qu’un président de la Fifa arrive au Bénin », souligne Oswald Homeky. Il se dit aussi « sensible aux engagements de la Fifa qui a accepté signer ce mémorandum d’entente avec le Bénin pour le sport à l’école ». Pour lui, « c’est une première et c’est aussi la première fois que la Fifa signe un mémorandum avec un Etat ». Et si la Fifa a accédé à cette demande du Bénin, c’est, à l’en croire, « parce que ce programme des classes sportives rentre dans la droite ligne de ce que la Fifa envisage de faire pour le sport scolaire ». Au cours de la séance de travail, le programme des associations sportives communales, les académies départementales et l’ambitieux programme de construction d’infrastructures avec 22 stades, actuellement en construction au Bénin, (34 autres vont suivre), ont été présentés à la délégation de la Fifa. « La jeunesse béninoise recommence à rêver », assure le ministre Oswald Homeky qui rappelle que le Bénin a été malade pendant longtemps, qu’il était même en crise le 6 avril 2016, quand le président Talon prêtait serment. « Nous avons tout fait pour tourner la page de cette crise », se soulage-t-il.

Fierté aussi !

« Nous serons fiers d’être un exemple, vous avez cru en nous et vous ne serez pas déçu ». Cet engagement fort et même solennel a été pris par le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, devant le patron du football mondial, lui demandant de croire en la volonté et aux engagements des autorités béninoises. « Le président Patrice Talon est un visionnaire qui a l’énergie pour mettre en pratique sa vision et nous à la Fifa et au niveau de la fédération béninoise, nous sommes fiers d’être à ses côtés pour le soutenir dans ce sens », laisse entendre Gianni Infantino, visiblement très satisfait de ses échanges avec le président de la République. « Avec l’engagement et la passion que je note pour le football dans ce pays et la structuration mise en place, avec le président Mathurin (de Chacus), nous sommes sur le même chemin, nous allons travailler ensemble », promet-il. « Nous suivons avec grande attention les réformes en cours au niveau du Bénin et nous voulons que le pays soit un exemple et qu’on puisse le montrer dans le monde et je crois que les ingrédients sont là », conclut enfin le président de la Fifa.

Actualités 11 janv. 2019


Vœux du nouvel an au chef de l’Etat: Les femmes progressistes de l’Ouémé encouragent Patrice Talon

Le président de la République, Patrice Talon, peut compter sur le soutien des femmes de l’Union progressiste de l’Ouémé mobilisées pour la réussite de son mandat.

Les femmes de l’Union progressiste de l’Ouémé invitent le président de la République, Patrice Talon, à maintenir le cap du développement du Bénin qu’il a amorcé depuis son accession au pouvoir en avril 2016. Venues des neuf communes du département, elles s’étaient mobilisées ce mercredi 9 janvier à Porto-Novo, pour présenter leurs vœux du nouvel an au chef de l’Etat et le féliciter par rapport à la manière dont il gère le Bénin. A travers leur déclaration de soutien lue par Gemma Afoutou, les femmes progressistes de l’Ouémé réaffirment leur soutien au gouvernement. Elles se mobilisent davantage pour assurer la réussite du quinquennat et du Pag. Elles notent bien l’engagement et chaque fois renouvelé de Patrice Talon à construire l’avenir.
Gemma Afoutou en veut pour preuve la lutte engagée contre la corruption, les fraudes et la mauvaise gestion des affaires publiques relevant des actions importantes pour assurer à tous les Béninois un mieux-être ; la généralisation des cantines scolaires qui soulagerait les charges majeures de la femme rurale ; les mesures relatives aux allocations universitaires pour les étudiants et les retraités et le démarrage du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) donnant un accès à l’assurance maladie universelle à toute la population. A ces réalisations concrètes et appréciables, les femmes du parti de l’Union progressiste de l’Ouémé ajoutent les nombreux chantiers d’infrastructures en cours dans le département dont la voie Porto-Novo-Akpro-Missérété déjà très avancée; la construction de la route Djègan-Daho-Malanhoui - Médédjonou dans la commune d’Adjarra ; l’aménagement du tronçon Ouanho-Dagbéhouè- Carrefour Atchoukpa-Akpro-Missérété sans oublier les travaux d’asphaltage des principales voies de Porto-Novo et de renforcement des réseaux d’eau et d’électricité. Il y a aussi les travaux de relance annoncée du projet de construction de l’hôpital de zone des 3A à savoir Adjarra, Avrankou et Akpro-Misérété et l’érection d’une unité de dialyse au Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé-Plateau.
Ces différents chantiers témoignent de la ferme volonté du président de la République de transformer positivement le visage de Porto-Novo, capitale du Bénin, note Gemma Afoutou.
Elles ont profité pour vulgariser les textes fondamentaux de leur parti. Elles ont eu droit à cet effet à une communication sur l’orientation politique et l’idéologie de l’Union progressiste et la place des femmes dans le parti qui se veut une formation politique de masse, du peuple à l’opposé d’un parti de l’élite. La copie de la déclaration lue a été remise au Dr Sèdami Médégan, membre du bureau politique national de l’Ouémé, pour transmission au chef de l’Etat.
Cette dernière félicite ces militantes d’avoir fait le choix juste en dépit des difficultés qui sont les leurs aujourd’hui, mais qui donnent des raisons d’espérer pour l’avenir.

Politique 11 janv. 2019


Pour des législatives apaisées: Le médiateur de la République veille au grain

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, entend jouer, mieux que par le passé, sa partition en tant que service de médiation pour des élections législatives apaisées le 28 avril prochain. Il a montré toute sa détermination, mercredi 9 janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux du nouvel an au sein de son institution.

La tenue d’élections législatives apaisées constitue, entre autres, le défi à relever par le médiateur de la République en 2019. Joseph Gnonlonfoun l’a rappelé à ses collaborateurs, mercredi 9 janvier dernier, lors de la cérémonie d’échanges de vœux du nouvel an. « Les préparatifs des élections sont à nos portes. Les consultations exigent de nous, membres des services de médiation, d’être attentifs à la question de la paix, à la recherche de la concorde, à la nécessité d’inviter nos compatriotes à la sauvegarde de la stabilité politique de notre pays », indique Joseph Gnonlonfoun. L’institution est d’ores et déjà en état de veille et entend attirer l’attention des politiques sur les déviances à la gouvernance et à l’humanisme. Le médiateur de la République veut jouer avec efficacité sa partition pour que le scrutin législatif du 28 avril prochain se déroule dans la paix et la concorde. A ce titre, il a prévu le renforcement de capacités de ses collaborateurs en ce qui concerne la charte des partis politiques et le code électoral. Comme de coutume, Joseph Gnonlonfoun annonce l’organisation pour bientôt des visites aux institutions
impliquées dans les consultations électorales en l’occurrence la Commission électorale nationale autonome (Céna) chargée de l’organisation pratique des législatives et la Cour constitutionnelle, compétente pour proclamer les résultats et connaître du contentieux électoral. Le médiateur de la République compte partager avec les responsables de ces institutions ses expériences dans les relations avec ses partenaires de l’Association des médiateurs de l’Uémoa et autres. « Et pour qu’il en soit véritablement ainsi, nous devons nous engager comme dans une course de fond, en progressant au fur et à mesure que nous montons en puissance en vrais sportifs », souligne-t-il.
Mais avant Joseph Gnonlonfoun, honneur a échu au directeur de cabinet du médiateur de la République, Zourkarnéyni Toungouh, porte-parole du personnel de l’institution, de passer en revue les réalisations de 2018. Selon lui, au total, 557 réclamations ont été reçues et traitées en 2018 contre 473 en 2017, soit une augmentation de 84 recours. Jamais l’institution, à en croire Zourkarnéyni Toungouh, n’a atteint un tel nombre de dossiers depuis sa création. Pour lui, l’analyse de ce record dans la vie de l’organe est certes le résultat de la combinaison d’une série d’actions de la direction des Recours du médiateur de la République, mais probablement l’impact du film documentaire diffusé sur le bilan des cinq ans de mandat de Joseph Gnonlonfoun à la tête de l’institution. Cette deuxième hypothèse du directeur de cabinet du médiateur de la République découle du constat que 170 réclamations sur les 557 ont été enregistrées pour le compte du seul dernier trimestre de l’année 2018 alors que la diffusion du documentaire a eu lieu quelques mois plus tôt. En termes de bilan, Zourkarnéyni Toungouh n’a pas passé sous silence les exploits de l’institution dans ses autres domaines d’activités, notamment les audiences foraines et la session annuelle édition 2018 du médiateur de la République.

Actualités 11 janv. 2019


Election des membres de l’Assemblée nationale 8e législature: Le corps électoral convoqué pour le 28 avril

Les électeurs savent à quoi s’en tenir pour le scrutin devant consacrer le renouvellement des membres du Parlement. Ils sont attendus aux urnes le 28 avril prochain.

« D’ores et déjà, il va nous falloir, dans les prochaines semaines, organiser avec satisfaction les élections législatives, les huitièmes de l’ère du Renouveau démocratique. Elles seront justement l’occasion d’éprouver les réformes politiques que nous avons initiées pour améliorer notre système et notre pratique politiques. Elles devront être l’occasion, je le souhaite ardemment, de vrais débats de société pour permettre aux électeurs de faire des choix conséquents. Dans cette perspective, je ne doute pas que chacune de nos institutions jouera au mieux sa partition afin que notre pays sorte, une fois encore, grandi d’un processus électoral. Je puis vous rassurer ici que mon gouvernement prendra toute la part qui est la sienne… »
Recevant les vœux des institutions de la République, mardi 8 janvier dernier, le chef de l’Etat émettait également ses souhaits pour le prochain scrutin qui consacrera le renouvellement du Parlement. 24 heures après, le Conseil des ministres annonce pour le dimanche 28 avril prochain, la tenue effective de l’élection et la convocation du corps électoral. Au cours du Conseil des ministres du mercredi 9 janvier, le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale 8e législature a été adopté. En effet, aux termes de l'article 80 de la loi n°90-32 du 11 décembre 1990 portant Constitution de la République du Bénin et de l’alinéa 1er de l'article 243 de la loi n°2018-31 du 9 octobre 2018 portant Code électoral en République du Bénin, l'Assemblée nationale se renouvelle tous les quatre ans, dans les soixante jours précédant la date d'expiration du mandat de la législature en cours.
A cet égard, l'article 69 du Code électoral précise que le corps électoral est convoqué par le président de la République suivant un décret pris en Conseil des ministres, quatre-vingt-dix jours au plus tard avant la fin du mandat en cours. Installée le 16 mai 2015, la législature actuelle finit son mandat le 15 mai prochain, ce qui établit au 14 février au plus tard le décompte des quatre-vingt-dix jours nécessaires à la convocation du corps électoral. Les Béninois sont désormais fixés sur la date des prochaines élections législatives grâce à la promptitude du gouvernement mais surtout au sens de respect des dispositions constitutionnelles par le chef de l’Etat. Plus aucun doute, les élections se tiendront à bonne date et cette convocation du corps électoral apaise d’ores et déjà les esprits quant à la tenue de ce scrutin.

Actualités 11 janv. 2019


Compte rendu du Conseil des ministres: Convocation du corps électoral, réhabilitation du musée Akaba Idena, aménagement de pôles touristiques...

Le Conseil des ministres s’est réuni ce mercredi 9 janvier 2019, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises :

I- Mesures normatives

Le Conseil a adopté le décret portant Approbation des statuts de l’Agence nationale de Protection sociale (Anps).
Cette Agence est chargée de mettre en œuvre les politiques et stratégies de l’Etat en matière de protection sociale. Elle a principalement pour mission de :
- définir et actualiser de manière participative, le paquet standard de soins et des tarifs, en collaboration avec les assureurs, l’autorité de régulation du secteur des assurances, les représentants des structures de santé, les mandataires du secteur pharmaceutique et de ceux de la société civile ;
- délivrer les agréments aux prestataires et partenaires stratégiques sur la base de critères spécifiques à chaque type de prestataires et partenaires ;
- immatriculer les assujettis et les bénéficiaires des prestations de l’Assurance pour le renforcement du capital humain, et de leur délivrer les cartes d’Assuré ;
- collecter, vérifier, traiter et mettre à jour les informations relatives à l’immatriculation, au paiement des cotisations, à la mobilisation des ressources de toutes natures, à la fourniture des prestations et au règlement des prestataires ; et
- assurer la gestion opérationnelle et la supervision de l’Assurance pour le renforcement du capital humain.
Les ministres concernés sont instruits de prendre les dispositions nécessaires pour le démarrage des activités de l’Agence.
Le Conseil des ministres a, par ailleurs, adopté le décret portant convocation du corps électoral pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale 8e législature, le dimanche 28 avril 2019 ainsi que les décrets portant agrément :
- de la société Korosho Bénin Sarl, au régime C du Code des investissements, pour son projet d’installation d’une unité industrielle de transformation de noix de cajou à Kpota, arrondissement de Cana, commune de Zogbodomey, dans le département du Zou ;
- de la société Inci Béton Sa, au régime B du Code des investissements, pour son projet de construction et d’exploitation d’une Centrale à béton à Zogbadjè, commune d’Abomey-Calavi, dans le département de l’Atlantique ;
- de la Société de production de jus de fruits et d’eau minérale sarl, au régime A du Code des investissements, pour son projet d’installation d’une unité industrielle de production de jus de fruits et d’eau minérale à Zagnanado, dans le département du Zou.

II- Communications.

II-1. Réhabilitation du musée Akaba Idena de Kétou.

Ce musée est dans un état de sinistre dû aux dernières pluies diluviennes.
Les importants dégâts enregistrés appellent une intervention d’ugence pour sa réhabilitation. Les ministres chargés du Tourisme et du Cadre de vie s’y sont rendus et ont pu faire les constats suivants :
- l’entrée du musée, du côté dit de «la porte mâle», est entièrement inondée ;
- la devanture de «la porte historique» sur plus de 150 mètres linéaires est devenue un réceptacle d’eau, situation aggravée par l’engorgement des ouvrages d’assainissement environnants ;
- un pan du mur en terre battue s’est écroulé suite à son ramollissement ;
- le linteau et le plancher en bois sont en voie d’effondrement.
Afin de sauvegarder ce patrimoine culturel et historique d’une importance capitale, des diligences ont été accomplies par les deux ministres et ont permis de retenir le cabinet d’études Studio 2AP, pour une mission complète de maîtrise d’œuvre.
Le Conseil a autorisé la signature des marchés subséquents et les ministres veilleront à l’accomplissement diligent de cette mission.

II-2. Sélection du groupe
« Atout France » pour la réalisation d’un master plan d’aménagement autour des pôles touristiques des villes de Ouidah, Allada, Porto-Novo et Abomey.

Ce plan d’aménagement consistera en :
- un recensement des liens historiques et touristiques entre les différents pôles touristiques ;
- un relevé des éléments distinctifs et des héritages socio-historiques de chaque ville ;
- un diagnostic croisé de l’existant, des enjeux territoriaux, afin de mettre en évidence à la fois les atouts et les contraintes de chaque site en termes de patrimoine, de desserte, d’usage des espaces ainsi que les opportunités pouvant donner lieu à des projets ;
- l’analyse des opportunités commerciales de développement hôtelier/hébergements touristiques sur ces quatre destinations ; et
- l’identification d’activités génératrices de revenus pour les populations locales.
Dans la perspective de la valorisation du potentiel touristique de notre pays autour de ces pôles, cette démarche permet de s’assurer qu’ils favorisent un développement garantissant la création de nouveaux emplois, et génèrent de nombreuses retombées économiques.
Connu pour son expertise avérée en matière de développement touristique, le Groupe « Atout France » a été identifié pour réaliser le master plan.

II-3. Adhésion du Bénin au Forum mondial sur la cybersécurité.

Ce Forum a pour objectifs d’identifier les politiques et meilleures stratégies et/ou pratiques en matière de renforcement des cybercapacités et de renforcer l’expertise tant aux niveaux national, régional, qu’international.
Ce cadre d’échange constitue une opportunité pour améliorer les capacités des spécialistes nationaux de la cybersécurité et de la lutte contre la cybercriminalité. Le Conseil des ministres a donc marqué son accord pour la participation de notre pays aux activités dudit forum.

II-4. Compte rendu de la soumission conjointe relative à l’extension du plateau continental de la République du Bénin et de la République togolaise au-delà des 200 miles marins.

Le Bénin et le Togo ont procédé à titre conservatoire, en mai 2009, au dépôt de leur soumission d’informations préliminaires sur les limites extérieures de leur plateau continental au-delà des 200 miles marins. Pour la prise en compte de cette démarche, dont l’objectif est d’étendre leur plateau continental conformément aux conclusions des études que les deux pays ont fait engager, il urge de procéder au dépôt d’une demande complète auprès des structures compétentes des Nations unies.
A l’appui de cette soumission, ils procéderont à la mise en place d’un programme conjoint de maintenance et de suivi jusqu’à la formulation des recommandations par la Commission des Limites du Plateau continental (Clpc).
A cet effet, chaque pays nommera un point focal à la Division des affaires maritimes et du droit de la mer (Doalos) au siège des Nations unies, avec un mandat annuel alternatif pour le suivi du dossier.
D’ici à son examen, les deux Etats doivent :
- finaliser les recherches relatives à la détermination des coordonnées maritimes nécessaires ;
- consacrer par une loi ou un acte réglementaire, les limites maritimes,
- traduire cet acte dans toutes les langues officielles des Nations unies avant sa transmission.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres chargés du dossier, d’accomplir toutes les diligences incombant à notre pays et de suivre son évolution.

III- Rencontres et manifestations internationales.

Le Conseil a autorisé la participation du «Spécial Olympic Bénin», aux 7e jeux mondiaux à Abu Dhabi, aux Emirats Arabes Unis, en mars 2019.

IV- Mesures individuelles.

Après sa désignation par l’Assemblée nationale, monsieur Soulé Adam Boucary est nommé membre de la Commission électorale nationale autonome, en remplacement de feu Moïse Bossou n

Fait à Cotonou, le 9 janvier 2019

Le secrétaire général du gouvernement

Edouard Ouin-Ouro

Actualités 11 janv. 2019


Caf Awards: Mohamed Salah élu meilleur joueur africain pour la deuxième fois

La cérémonie des Caf Awards a eu lieu, hier mardi 8 janvier au Centre International de conférences Abdou Diouf à Dakar. Alors qu’il partait avec les faveurs des pronostics, le tenant du titre, Mohamed Salah a réussi la passe à deux en remportant à nouveau le prix du meilleur joueur africain de l’année.

La capitale du Sénégal, Dakar, était à l’honneur hier, mardi 8 janvier, avec la traditionnelle cérémonie des Caf Awards 2018. A l’arrivée, c’est l’Egyptien, Mohamed Salah, joueur de Liverpool, qui s’est vu décerner pour la deuxième fois consécutive, le prix du meilleur joueur africain de l’année 2018. Il a devancé son coéquipier en club, le Sénégalais Sadio Mané et le Gabonais Pierre-Emerick Aubameyang, lauréat en 2015.Tenant du titre et 6e au classement du dernier Ballon d’Or, il rejoint le Sénégalais El Hadji Diouf (2001, 2002), le Camerounais Samuel Eto’o (2003, 2004) et l’Ivoirien Yaya Touré (2011, 2012), les seuls joueurs à avoir réussi à conserver leur couronne sur deux années consécutives.
Riche en couleurs, la soirée animée par Isha Sesay et Aboubacry Ba s’est déroulée en présence d’un parterre d’invités prestigieux estimés à plus de 1 200 avec notamment le président du Sénégal, Macky Sall et son homologue du Liberia, George Weah, le président de la Fifa, Gianni Infantino et les stars Samuel Eto’o, Didier Drogba, El Hadji Diouf, Patrick M’Boma, Emmanuel Amunike. En guest-star Youssou N’Dour s’est produit sur scène.
Qualifiée pour la première Can de son histoire, la Mauritanie devance Madagascar et l’Ouganda et remporte le titre d’équipe nationale de l’année. Chez les femmes, le titre d’équipe nationale féminine de l’année revient au Nigeria, à nouveau vainqueur de la Can.
Auteur d’une sacrée montée en puissance avec le Borussia Dortmund et en sélection au Maroc, le latéral polyvalent Achraf Hakimi a été récompensé lors des Caf Awards. Prêté par le Real Madrid, il a été élu Espoir africain de l’année. Il devance Wilfried Ndidi (Nigeria et Leicester City) et Franck Kessié (Côte d’Ivoire et AC Milan). Il a reçu son trophée des mains de la légende Samuel Eto’o.
Au total, 503 joueurs issus de 26 sélections africaines ont participé à ce vote. Avec aussi le prix d’entraîneur de l’année et celui de meilleur jeune de l’année, onze catégories ont été honorées au cours de l’évènement?

Les meilleurs retenus :

Joueur africain de l’année: Mohamed Salah (Egypte et Liverpool)
Joueuse africaine de l’année: Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud et Houston Dash)
Meilleur jeune: Achraf Hakimi (Maroc et Borussia Dortmund)
Entraîneur de l’année : Hervé Renard (Maroc)
Entraîneur de l’année en football féminin : Desiree Ellis (Afrique du Sud)
Équipe nationale de l’année: Mauritanie
Équipe nationale féminine de l’année : Nigeria
But de l’année: Chrestinah Thembi Kgatlana (Afrique du Sud et Houston Dash)
Président de fédération de l’année : Fouzi Lekjaa (Maroc)
Prix de Platine: Macky Sall, président du Sénégal.

Sports 09 janv. 2019


Code du numérique: La ministre Aurélie Adam Soulé invite à une large diffusion

Promulguée le 20 avril 2018, la loi N°2017-20 portant Code du numérique en République du Bénin instaure un cadre juridique dynamique et plus fiable qui répond aux préoccupations du secteur. Mais ses dispositions restent peu connues du grand monde. Lors d’une conférence organisée par l’Agence pour le développement du numérique à Cotonou, hier mardi 8 janvier, cet instrument juridique a été décortiqué.

Au fil du temps, le numérique s'est imposé comme un instrument incontournable de développement. Mais son utilisation, au Bénin comme partout ailleurs, génère aussi des déviances. « Le secteur du numérique est un secteur transversal. Un des rares secteurs qui fournissent des intrants pour les autres secteurs d'activités économiques, sociales, ludiques et familiales », a indiqué le secrétaire général du ministère de l'Economie numérique et de la Communication, Serge Edgard Koudjo, à l’ouverture de la conférence-débat sur le Code du numérique. Ce texte vient combler un vide dans le secteur économique. Car, rappelle-t-il, c'est l'ordonnance 2002-002 portant principes fondamentaux du régime des télécommunications qui a régi le secteur jusqu'en 2014. Un texte qui n'a pas pu régler les problèmes liés à l'exploitation des télécommunications. D'où la nécessité d’encadrer le secteur pour l’exploitation optimale des outils du numérique. C’est ce qui justifie l’adoption de la loi N°2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin. A la lumière de l’article 2 de ladite loi, « Le Code du numérique a pour objet de régir les activités qui relèvent des réseaux de services de communications électroniques, les outils électroniques, les services de confiance en l’économie numérique, le commerce électronique, la protection des données à caractère personnel, la cybercriminalité et la cybersécurité ».
A en croire le directeur de l'Agence pour le développement du numérique Serge Adjovi, le Code du numérique consacre la réalisation d'une réforme, d'une ambition exprimée dans le Programme d'actions du gouvernement. « Ce document est d'une importance capitale. C'est un document qui va nous permettre d’impacter divers domaines ; que ce soit la dématérialisation, le e-commerce, la sécurité... Le numérique va transformer la vie de chacun des Béninois », affirme-t-il. Mais pour lui, cette transformation ne peut s'opérer dans les meilleures conditions sans le cadre juridique que constitue le Code du numérique. « Le Code du numérique, c'est aussi la création d'un cadre de confiance », ajoute-t-il. Il est alors impérieux que les dispositions de cette loi soient vulgarisées. Un impératif que réaffirme la ministre de l'Economie numérique et de la Communication Aurélie Adam Soulé Zoumarou. C'est tout le sens de son invite: « Je voudrais vous appeler à être nos ambassadeurs, les ambassadeurs de ce Code pour informer et sensibiliser les populations... Je voudrais vous inviter à nous aider à en faire la plus large diffusion et la plus simple aussi ». Elle rassure déjà du soutien de son département ministériel à toute initiative allant dans ce sens. Pour la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou, l'importance du code n'est plus à démontrer. « Ce Code hisse notre pays au rang des pays où la question de l'interopérabilité des secteurs ne se pose plus… La mise en application de ce texte va contribuer à la création d'un climat de confiance dans tous les secteurs, surtout dans le secteur économique », fait-elle savoir.
Au cours de la conférence, les participants ont échangé sur les défis et les enjeux du Code, le commerce électronique, la cybercriminalité et la cybersécurité, la protection des données à caractère personnel, les dispositions pénales prévues par le Code... « Cette conférence permettra de décortiquer davantage les différents livres et articles et d'approfondir les différentes questions. C'est en parlant de ce code que nous arrivons en tirer la substance », insiste-t-elle.

Enjeux et défis du Code

Présentant les grandes lignes du Code du numérique, le secrétaire général du ministère de l'Economie numérique et de la Communication Serge Edgard Koudjo fait savoir qu’il s’agit d’un corpus de 647 articles. Ce code couvre la quasi-totalité des préoccupations actuelles du secteur et plonge le Bénin dans la dématérialisation tant désirée. La neutralité technologique, l'obligation à l'interconnexion et à l'interopérabilité, le service universel, la gestion des ressources rares, le traitement non-discriminatoire des opérateurs, l'identification des marchés pertinents ... sont autant de préoccupations prises en compte dans le Code.
Outre le cadre juridique mis en place, le cadre institutionnel a été réaménagé avec une série d’acteurs qui travaillent à divers niveaux. Entre autres : le ministère de l'Economie numérique et de la Communication (Menc), l'Agence pour le développement du numérique (Adn), l'Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste (Arcep), l'Autorité de protection des données personnelles (Apdp), l'Agence béninoise des services universels des communications électroniques et de la poste (Absu-Cep), l'Agence nationale de sécurité des systèmes d’information (Anssi) créée par le Code...
Mais des défis, reconnaît le secrétaire général du Menc, restent à relever. « Réussir à tirer le meilleur profit possible quel que soit le secteur d'activité pour améliorer l'exploitation et faciliter la vie du Béninois lambda avec comme corolaires la question de la formation, de la mise en application du texte. Car la dématérialisation est effective du point de vue juridique mais il reste à la mettre en œuvre dans la pratique », indique-t-il avant de soulever un autre défi, celui de la prise des textes d'application du Code. A cet effet, la ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou informe que tous les acteurs sont à pied d’œuvre pour l'élaboration et l'adoption des textes d'application du Code.

Actualités 09 janv. 2019


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