La Nation Bénin...
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Pilier 3, axe stratégique 6 du Programme d’actions du gouvernement, les interventions sociales portent essentiellement sur le renforcement des services sociaux de base et la protection sociale, notamment des couches les plus vulnérables.
Conformément à son Programme d’autonomisation économique de la femme et la promotion du Genre (Paef-PG), financé entièrement par le budget national pour un montant de plus de 8 milliards F Cfa sur une période de 5 ans, 8 410 emplois sont créés et impactent la gent féminine à travers 850 groupements de femmes. Avec la spécificité ici qu’il ne s’agit pas de crédits, mais de dons qui profitent auxdits groupements féminins. Leurs capacités renforcées, notamment par des dotations en matériel, les femmes bénéficiaires ont vu leurs conditions de travail et de vie améliorées. « On peut déterrer aujourd’hui, 100 lignes de manioc et les éplucher grâce aux machines en une semaine, s’il ne pleut pas. Alors qu’avant, on le faisait à la main », s’en réjouit Anne Doussoumou, présidente du groupement Ifèdoun de Tchaourou. « Vraiment, l’Etat nous aide beaucoup. Et pour la presse aussi, autrefois, on mettait le manioc râpé dans un sac et on déposait des pierres dessus. Maintenant, on est bien, on dispose d’une machine de presse. On met le manioc dedans et on presse », explicite-t-elle. Cette jubilation est contagieuse à N'Dali, dans le département du Borgou, où des groupements de femmes font la transformation du soja en fromage. Mais leur offre est restée largement inférieure à la demande, dans cette région, du fait d'une faible capacité de production due au manque d'outils adéquats de travail. Mais grâce à l’appui du gouvernement Talon, leur production s’est intensifiée et le fromage à base de soja est davantage disponible sur les marchés primaire et secondaire. D'où, l'accroissement du chiffre d'affaires de ces femmes qui, désormais, s'épanouissent de leurs activités.
Autonomisation des femmes
Roukayath Bachabi, présidente du groupement N’chala de Savè, salue aussi l’appui gouvernemental qu’elle juge déterminant pour leurs activités, ses paires et elle : « On fait du fromage à base de soja. Nous sommes soutenues à travers des séances de formation régulières pour que notre activité progresse. Nous leur en sommes reconnaissantes.». A Parakou, grâce au Programme d’autonomisation économique des femmes et promotion du Genre (Paef-PG), d’autres groupements de femmes ont vu leurs activités de fabrication de beurre de karité facilitées, ce qui permet à ces femmes de s’affranchir des frontières de la précarité. Car outillées, elles parviennent à faire une exploitation optimale de leurs potentialités et s’assurent ainsi leur autonomie. Selon Timothée Biaou, maire de Savè, « Ces équipements qui leur sont offerts sont d’une grande utilité pour elles, et ont permis d’améliorer leurs conditions de travail et surtout de vie. Ça leur permet de disposer de ressources financières pour les autres besoins de leurs familles ». Son collègue, Blaise Ahahanzo-Glèlè, se réjouit de voir ces femmes évoluer dans la transformation des matières premières en des produits consommables : « J’ignorais qu’avec le soja, on pouvait faire des beignets. C’est grâce à ce programme que le chef de l’Etat a mis en place et à la dotation dont les femmes ont bénéficié, l’année dernière, qu’elles ont pu réaliser cette prouesse ».
Reconnaissante, Justine Chaka, présidente du groupement Enagnon d’Abomey « remercie beaucoup le président Patrice Talon qui a donné des instruments au groupement Enagnon ». Leur renforcement de capacités leur a permis de
« redoubler d’efforts », ajoute-t-elle. Berthe Ahoyo, présidente du groupement Finanmin Nouwagnon de Thio, dira, elle aussi, ses reconnaissances au chef de l’Etat : « Notre président, les femmes le tiennent en bonnes mains. Nous le soutenons. Tout ce qu’il dira dans ce pays sera exécuté. Tout ce qu’il entreprendra va réussir », s’épanche-t-elle. Se félicitant du matériel acquis, Roberte Sènou, présidente du groupement Nonvissilélé de Comé, fait observer : « il y a eu un changement positif », car « Avant, on ne produisait pas beaucoup, maintenant la production est très élevée et nous la divisons en trois parties, dont deux pour les femmes et le reste pour notre caisse ». Toutefois, fait-elle savoir, « Ce qui reste et dont nous avons besoin maintenant, c’est la presse. Si le président pouvait nous aider, ce serait très bon. Nous n’avons pas un abri où rester pour le travail. Quand la pluie commence, on est embêtées. Si l’on peut nous aider encore, ce serait bon », lance-t-elle.
Impacts réels
Dans presque tout le pays, les femmes ont été mises au travail et des groupements qui avaient disparu, à cause de moyens, ont été réactivés. Plus de deux millions de personnes sont déjà touchées par le Paef-PG, à travers 355 groupements répartis sur l'ensemble du territoire national. Il s'agit en général des groupements qui n'avaient rien reçu par le passé dans le cadre de ces coopératives. Et, le gouvernement, depuis 2017, a déboursé 1.700.000.000 F Cfa pour accompagner ces femmes pour une prévision de 8.174.990.000 F Cfa. Chaque groupement, selon sa spécialité, a été équipé de tout ce dont il a besoin afin de maximiser le rendement, éclaire Reine Oussou, coordonnatrice Paef-PG. Résultat, outre la productivité, la qualité et la rentabilité sont au rendez-vous.
Selon la ministre des Affaires sociales, Bintou Chabi Adam Taro, « Le social, pour le gouvernement actuel, ce n’est pas de la distribution d’argent aux femmes et aux jeunes ». Pas plus qu’aux personnes souffrant de handicap d’ailleurs. Les résultats obtenus dans les différentes régions poussent à l’optimisme et sont de nature à conforter la ministre Bintou Chabi Adam Taro qu’elle a vu juste dans les perspectives dessinées.
Renforcement social encore
En dehors des groupements de femmes, d’autres couches défavorisées reçoivent des appuis de l’Etat. Il s’agit de personnes handicapées, des familles pauvres, des géniteurs de triplés et même des étudiants qui sont pris en charge par l’Etat à travers le Fonds d’appui à la Solidarité nationale.
En effet, les personnes handicapées sont plutôt appuyées dans leurs différentes activités. Ce qui leur permet de vivre décemment, de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. Depuis qu'ils ont été appuyés et renforcés en matériel de travail, un changement radical a été noté dans leur productivité, renseigne Henri Agassounon, président du groupement ‘’Union fait la force’’ de Bohicon.
Mais l’action sociale, telle qu’envisagée par le gouvernement, c’est aussi le renforcement des capacités, initié en 2017, à travers la modernisation des espaces publics de promotion du genre et de protection sociale, notamment les centres de promotion sociale. L'objectif étant de contribuer intensément à la lutte contre les violences basées sur le genre. Toutes Choses qui participent à l'autonomisation économique des femmes et à la promotion du genre. 54 centres ont été outillés et dotés de matériel de travail. En vue de cette modernisation, si certains travaux ne sont pas encore lancés, d’autres sont avancés et provisoirement réceptionnés. «Nous, agents, auparavant, étions psychologiquement abattus, parce qu’on se disait que là où l’on va pour servir, on ne sera pas à l’aise. Quand les usagers viennent, ils se demandent si ce centre, dans cet état là, pourra réellement les aider », révèle Véronique Acho, chef Cps Toviklin. Renseignant, Adoko, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère en charge des Affaires sociales indique qu’«au titre de la gestion 2018, ce programme a été pourvu à hauteur de 468 millions de F Cfa. Avant le terme du premier semestre, ils ont déjà noté l’achèvement d’un certain nombre de chantiers … Entre autres les centres de promotion sociale de Missérété, d’Avrankou, d’Agbokou et de Sainte Cécile qui ont été achevés et réceptionnés. Les 85 Centres de promotion sociale (Cps) répartis sur le territoire national offrent des services gratuits aux populations, y compris de l’argent frais aux pauvres extrêmes pour subvenir à certains besoins. Aussi, la dotation annuelle des Cps est passée de deux millions Fcfa à 4 millions Fcfa, par centre, dès cette année 2018.
Réalisation : Kokouvi EKLOU
Société 24 déc. 2018

L’instance faîtière du football mondial, Fifa, a publié hier, jeudi 20 décembre, le dernier classement de ses associations nationales membres. A l’image du Top 100 qui n’a presque pas changé, le Bénin a gardé sa 94e place qu’il occupait déjà dans le précédent classement.
Vains auront été les efforts du Bénin et de son football pour intégrer enfin le Top 50 du classement Fifa/Coca-Cola en 2018. Il a fini au 94e rang derrière la République de Kirghize, 91e, le Trinité-et-Tobago, 92e, et le Qatar, 93e, puis devant l’Ouzbékistan, 95e, l’Estonie, 96e, l’Inde, 97e et les Iles Féroé, 98e. Rien que des pays inconnus au bataillon et qui n’ont aucune référence en matière de football. Du surplace qui illustre bien le chemin qui reste encore à parcourir pour être véritablement compétitif et voir le football national devenir exportable.
Le Comité exécutif de la Fédération béninoise de football, désormais dirigé par Mathurin de Chacus, a donc du pain sur la planche. C’est déjà réconfortant de constater que les championnats nationaux de football ont repris leur droit de cité.
Pour le présent classement, seulement 8 matches internationaux ‘’A’’ ont été disputés. En tête, c’est la Belgique qui mène les débats. La France occupe la 2e place. Elle est suivie du Brésil. La Croatie, l’Angleterre, le Portugal, l’Uruguay, la Suisse, l’Espagne et le Danemark se retrouvent aux autres places du Top 10.
S’agissant de bilan, 2018 aura été en général une bonne année pour l’Europe qui compte maintenant 31 des 50 meilleures équipes. Soit deux de plus à la même occasion en décembre 2017. Quant à l’Asie, elle a également fait passer de deux à trois, le nombre de ses équipes figurant au sein du Top 50. Le grand perdant a été l’Afrique. De huit, ses représentants sont passés à cinq.

L’Emirat du Qatar commémore, chaque 18 décembre, sa fondation. A cette occasion, l’ambassade de l’Emirat du Qatar près le Bénin a organisé, mardi 18 décembre dernier, une fête qui a réuni les diplomates en poste au Bénin, les autorités béninoises et des invités. Le Bénin était représenté à cette cérémonie par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé.
Les Qataris célèbrent, chaque 18 décembre, la journée anniversaire de la fondation de leur pays.
A cette occasion, le chargé d’affaires de l’ambassade du Qatar près le Bénin, Mohamed Youssef Al Malki, rappelle qu’à chaque commémoration, les Qataris se présentent devant les monuments historiques du pays où leurs ancêtres ont établi un Etat fermement enraciné dans sa culture et son patrimoine moderne, ouvert au monde avec toutes ses cultures et ses différences.
Le Qatar est un pays qui aime et cherche, souligne-t-il, la paix des peuples et qui a hâte de communiquer avec les peuples du monde.
« L’Etat du Qatar est un grand pays moderne, doté d’une volonté et d’une détermination fortes dans toutes ses positions et ceci est le résultat de la vision de son Altesse royale Cheik Tamin Bin Hamad Al Thani, Emir du Qatar », souligne-t-il.
Le Qatar cherche, selon Mohamed Youssef Al Malki, à réaliser un développement durable dans divers secteurs en établissant les règles de transparence du travail et de la diversification économique, le développement de la structure législative et la création d’un climat économique et financier propice à la promotion de la croissance et de la production.
L’économie du Qatar a maintenu sa croissance et sa prospérité malgré les nombreuses circonstances difficiles du temps dont est victime l’économie mondiale. Sa puissance économique a pris un coup malgré les ressources externes, ce qui a le plus affirmé son indépendance, car les exportations du Qatar ont augmenté de 18% au cours de la période de crise économique et le riyal, sa monnaie nationale, a conservé son taux de change.
L’Etat du Qatar connaît un développement dans divers domaines, mais il se concentre sur le développement de sa population à travers la professionnalisation de l’éducation, puis accorde une attention particulière à la santé, tout ceci à travers une institution développée dont le monde témoigne du progrès.
Le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, Hervé Djokpé, représentant le ministre Aurelien Agbénonci a, au nom du gouvernement béninois, présenté les vives félicitations du peuple béninois au peuple frère du Qatar à l’occasion de la commémoration d’un grand jour de l’histoire de ce pays.
Il rappelle que les relations de coopération entre le Bénin et le Qatar se déroulent bien à la satisfaction des autorités des deux pays amis dans plusieurs domaines.
Il mentionne notamment les jumelages entre des villes des deux pays, les accords sur le transport et de promotion réciproque des investissements. Cinq accords entre le Bénin et le Qatar sont en étude actuellement. Il s’agit, par exemple, du mémorandum d’entente entre le ministère des Affaires étrangères du Bénin et celui du Qatar sur la suppression de visa.
Dans le cadre du renforcement de la coopération, Hervé Djokpé annonce que le Bénin donnera une suite favorable à la demande d’octroi d’un espace pour la construction de la représentation diplomatique de l’émirat au Bénin.
Il espère en retour que le Bénin recevra une suite favorable à la demande d’appui pour le renforcement des équipements de l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin.

Sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement, le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 19 décembre 2018.
Les décisions ci-après ont été prises :
I- Mesures normatives.
I-1. Normes minimales de performance énergétique des lampes et climatiseurs individuels en République du Bénin.
La production considérable d'équipements énergétiques a engendré le déversement sur le marché, de matériels de performance énergétique douteuse. Ceci a pour conséquence, l'augmentation incontrôlée de la consommation d'électricité aussi bien dans l'Administration publique que dans les ménages. Il s'ensuit un surcoût d'investissement avec un impact négatif sur la consommation d'énergie d'origine fossile et surtout sur le climat.
Dans le but d'y mettre fin, des normes fixant les exigences minimales de performance énergétique et des étiquettes énergétiques ont été élaborées pour les lampes et les climatiseurs individuels. Celles-ci ont été homologuées par le Conseil national de normalisation et de gestion de la qualité.
C'est pour permettre leur diffusion et leur appropriation par le public que le présent décret a été adopté. Ses dispositions visent à amener les fabricants, les importateurs et les distributeurs à n'importer et à ne commercialiser au Bénin que des produits économes en énergie, avec une étiquette indiquant la classe énergétique et les spécifications techniques réelles des équipements. Ainsi, les consommateurs pourront effectuer des choix avisés.
Le ministre de l'Energie ainsi que les autres ministres concernés par la mise en œuvre des prescriptions de ce décret sont instruits à l'effet de faire organiser des séances de sensibilisation, d'information, d'éducation et de communication sur toute l'étendue du territoire national, pendant la période transitoire de 18 mois qui prendra fin le 30 juin 2020.
I-2. Réforme du système d'immatriculation et de ré-immatriculation des véhicules en République du Bénin.
La simplification de la procédure d'immatriculation des véhicules à quatre roues est un volet de la nécessaire modernisation des formalités liées à la mise en consommation des véhicules et à l'allégement de la constitution des pièces administratives y relatives. Les réformes engagées dans le secteur comportent le double avantage de satisfaire les attentes des automobilistes et de renforcer la sécurité des autres usagers de la route.
Ainsi, à compter du premier trimestre 2019, le délai entre le dépôt du dossier et l'obtention des plaques d'immatriculation sera de 24 h.
Ces réformes visent, entre autres, à supprimer le livret de bord dont la possession, pour les raisons sus-évoquées, devient superflue et les frais pour son acquisition sont donc supprimés.
Aussi, pour éviter la rupture des intrants et accessoires d'immatriculation, et assurer la célérité des opérations de confection de plaques d'immatriculation, sera-t-il procédé à l'ouverture, à d'autres prestataires, des activités de confection des plaques, selon un cahier des charges qui en précisera les modalités.
Dès la mise en œuvre de la mesure, les plaques minéralogiques seront fixées sur les véhicules auxquels elles sont affectées, à la diligence des propriétaires, par des prestataires de leur choix, après l'accomplissement des formalités d'immatriculation.
En attendant, sur une période de 6 mois, l'administration en charge des Transports terrestres continue d'assurer l'édition et l'impression des cartes grises.
Le ministre des Infrastructures et des Transports veillera à la mise en application effective des nouvelles dispositions réglementaires.
I-3. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'accord de prêt signé avec le Fonds africain de Développement (Fad) dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d'appui à la Compétitivité économique du Bénin (Paceb).
La mise en place de ce programme vise à accompagner l'exécution du Plan de Croissance pour le Développement durable, avec une attention particulière sur la création des conditions favorables à une croissance économique forte et inclusive.
Il vise spécifiquement le renforcement de l'environnement des investissements et l'amélioration de la gouvernance et de l'inclusion énergétique.
En vue du financement de la phase 1, notre pays a obtenu du Fad, un prêt d'un montant de trois milliards huit cent vingt-deux millions (3.822.000.000) de F Cfa.
La ratification de l'accord de prêt permettra de passer à l'exécution du programme.
I-4. Transmission à l'Assemblée nationale, pour autorisation de ratification, de l'accord de prêt signé entre la République du Bénin et la Banque Ouest-africaine de Développement (Boad), dans le cadre du financement partiel du projet de construction de 944 logements sociaux et économiques à Ouèdo, dans la commune d'Abomey-Calavi.
Ce second accord de prêt, d'un montant de vingt milliards (20.000.000.000) de FCfa, est destiné à la construction de 944 logements sociaux et économiques au profit d'environ 7.300 bénéficiaires.
Il participe de la concrétisation du vaste chantier de réalisation d'habitats à moindre coût, entrepris par le gouvernement, pour améliorer le cadre de vie de nos concitoyens.
Les travaux entreront dans leur phase active une fois l'accord de prêt ratifié. Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant :
- simplification de la procédure d'agrément des projets au code des investissements ;
- modalités de constitution des conseils de discipline à l'Administration des douanes et droits indirects et du déroulement de la procédure de comparution devant ces conseils ; et
- barèmes des punitions disciplinaires applicables aux fonctionnaires de l'Administration des douanes et droits indirects.
II- Communications
II-1. Phase complémentaire du Programme d'urgence de réfection des pistes rurales et de routes classées, campagne 2018-2019.
Cette phase complémentaire de réfection des pistes rurales est d'un linéaire total de 3.510,608 km et vient compléter celle dont les travaux sont en cours et portent sur 7.419 km.
Elle prend en compte, dans les départements de l'Atlantique, du Mono, de l'Ouémé et du Plateau, des pistes en état de dégradation avancée nécessitant des travaux en urgence.
Le Conseil a autorisé l'exécution desdits travaux selon les modalités ci- après :
¦ la contractualisation, avec diverses entreprises, pour un linéaire de 3.172,202 km de pistes, et
¦ la réfection en régie de 338,406 km de pistes par les Directions départementales des Infrastructures et des Transports concernées.
Par ailleurs, le Conseil a autorisé le ministre des Infrastructures et des Transports à prendre acte du désistement du Bureau AFEC, attributaire du lot H des prestations de contrôle et de surveillance des travaux de la phase initiale, et à procéder à son remplacement par le Bureau INGEX Sarl.
II-2. Autorisation d'extension du réseau d'eau de la Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb) dans les localités de Djègbadji et Houakpè-Daho, commune de Ouidah.
La Société nationale des Eaux du Bénin (Soneb) avait suspendu la fourniture d'eau dans ces localités en raison des installations réalisées en matériaux non adaptés, notamment des tuyaux PVC ; ce qui occasionnait d'énormes pertes d'eau.
Cette situation a privé les populations de la fourniture d'eau potable et le gouvernement, fidèle à son engagement de parvenir à un taux de couverture intégrale en eau potable pour tous d'ici l'an 2021, a décidé d'y remédier.
C'est pourquoi le Conseil a autorisé le ministre de l'Eau et des Mines, en relation avec la Soneb, à prendre en charge les travaux de réhabilitation du réseau de distribution d'eau dans les localités concernées.
II-3. Sélection en procédure accélérée d'une entreprise pour la conception et la réalisation d'une station de traitement de boues de vidange à Parakou, et d'un bureau de contrôle.
La station de traitement de boues de vidange construite en 2003 à Parakou, au quartier Amawignon, n'a jamais été fonctionnelle.
La conception de l'ouvrage recèle des défaillances techniques majeures, ce qui fait qu'il est incomplet et donc inadapté à l'usage auquel il est destiné.
En outre, cette station est aujourd'hui sous-dimensionnée, au regard du poids démographique en nette croissance observée dans la commune depuis une quinzaine d'années. De ce fait, la zone d'implantation est rattrapée par l'urbanisation et ses abords immédiats sont occupés par des maisons d'habitations.
C'est pourquoi face à l'impérieux besoin de doter la ville d'une station de traitement de boues de vidange appropriée, le Conseil a autorisé le ministre du Cadre de Vie et du Développement durable, à procéder à la sélection d'une entreprise en procédure accélérée, ainsi que d'un bureau de contrôle. Ladite entreprise aura à charge aussi bien la conception que la réalisation de l'ouvrage sur un autre site.
II-4. Fixation des prix des produits pétroliers pour le mois de janvier 2019.
En application du mécanisme d'ajustement mensuel, au titre du mois de janvier 2019, les prix sont les suivants :
- essence : 475 F/l ;
- pétrole : 535F/1 ;
- gasoil : 535 F/l ;
- mélange : 555 F/l ;
- gaz domestique : 485F/kg.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé l'organisation, à Cotonou, du 18 au 20 décembre 2018, des états généraux de la Société civile.
IV- Mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées :
- Au ministère de l'Economie et des Finances
Sur proposition du ministre,
Directeur de la Société des Patrimoines immobiliers de l'Etat, cumulativement avec ses fonctions actuelles :
Monsieur Macaire Agbanté
- Au ministère de la Santé
Sur proposition du ministre,
Directeur du Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l'Enfant :
Monsieur Lambert Loko
Tonoudji
- Au ministère des Affaires sociales et de la Microfinance
Sur proposition du ministre,
Directeur de Cabinet :
Monsieur Nicolas Dandoga.
Fait à Cotonou, le 19
décembre 2018.
Le Secrétaire général du
gouvernement,
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 20 déc. 2018

Si les consommateurs déboursent plus cher pour leur consommation d’énergie et que l’administration publique paye de lourdes factures, c’est aussi parce que des équipements énergétiques de qualité douteuse ont envahi le marché et sont proposés. Le gouvernement exige désormais des fournisseurs, des équipements contrôlés.
Le gouvernement souhaite des normes minimales de performance énergétique pour les lampes et climatiseurs individuels en République du Bénin. Le Conseil des ministres de ce mercredi 19 décembre a pris des mesures à propos. De l’avis du gouvernement, « la production considérable d'équipements énergétiques a engendré le déversement sur le marché, de matériels de performance énergétique douteuse ». Ceci a pour conséquences, « l'augmentation incontrôlée de la consommation d'électricité aussi bien dans l’administration publique que dans les ménages et il s'ensuit un surcoût d'investissement avec un impact négatif sur la consommation d’énergie d’origine fossile et surtout sur le climat ». Dans le but d'y mettre fin, a expliqué le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, au cours de son traditionnel point de presse, « des normes fixant les exigences minimales de performance énergétique et des étiquettes énergétiques ont été élaborées pour les lampes et les climatiseurs individuels ». Celles-ci ont été homologuées par le Conseil national de normalisation et de gestion de la qualité.
Pour permettre leur diffusion et leur appropriation par le public, un décret a été adopté. Les dispositions y contenues, explique le ministre, « visent à amener les fabricants, les importateurs et les distributeurs à n'importer et à ne commercialiser au Bénin que des produits économes en énergie, avec une étiquette indiquant la classe énergétique et les spécifications techniques réelles des équipements ». Ainsi, pense le gouvernement, les consommateurs pourront effectuer des choix avisés. Aussi, est-il demandé au ministre de l’Energie ainsi qu’aux autres ministres concernés par la mise en œuvre des prescriptions de ce décret « de faire organiser des séances de sensibilisation, d'information, d'éducation et de communication sur toute l'étendue du territoire national, pendant la période transitoire de 18 mois qui prendra fin le 30 juin 2020 ».

Simplification de la procédure d'immatriculation des véhicules à quatre roues, allégement de la constitution des pièces administratives… Des réformes sont engagées dans le secteur avec le double avantage de satisfaire les attentes des automobilistes et de renforcer la sécurité des autres usagers de la route. Le Conseil des ministres du mercredi 19 décembre s’y est penché.
Bonne nouvelle pour les usagers de la route et la population en général. A compter du premier trimestre 2019, le délai entre le dépôt de dossier et l'obtention des plaques d'immatriculation passe à 24h. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres du mercredi 19 décembre. Les réformes à ce niveau ont prévu la suppression du livret de bord dont la possession devient superflue pour des raisons d’ailleurs rappelées par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, lors de son point de presse à l’issue de ce conclave des membres de l’Exécutif. Dans le même temps, les frais pour son acquisition sont supprimés.
Aussi, pour éviter la rupture des intrants et accessoires d'immatriculation, et assurer la célérité des opérations de confection de plaques d'immatriculation, il sera procédé à l'ouverture, à d'autres prestataires, des activités de confection des plaques, selon un cahier de charges qui en précisera les modalités, indique le communiqué du Conseil des ministres. Lequel précise par ailleurs que « dès la mise en œuvre de la mesure, les plaques minéralogiques seront fixées sur les véhicules auxquels elles sont affectées, à la diligence des propriétaires, par des prestataires de leur choix, après l'accomplissement des formalités d'immatriculation ». En attendant, sur une période de six mois, l'administration en charge des transports terrestres continue d’assurer l'édition et l’impression des cartes grises, pendant que le ministre des Infrastructures et des Transports veillera, en ce qui le concerne, à la mise en application effective des nouvelles dispositions réglementaires ?
De nouveaux prix à la pompe
En application du mécanisme d'ajustement mensuel des prix des produits pétroliers, les prix suivants seront appliqués à la pompe au titre du mois de janvier 2019 :
- Essence : 475 F/l ;
- Pétrole : 535 F/l ;
- Gasoil : 535 F/l ;
- Mélange : 555 F/l ;
- Gaz domestique : 485 F/kg
Discourt et analises du professeur Dandi GNAMOU[/caption]L’article 26 de la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 consacre le principe de l’égalité. Mais, l’égalité doit-elle s’entendre strictement comme l’absence de discrimination ? La question a été abordée par le professeur titulaire Dandi Gnamou, ce mercredi 19 décembre, à l’occasion des rencontres thématiques de la Cour constitutionnelle. Elle évoque l’égalité par l’indifférence, l’égalité par la différence et l’égalité par l’intersectionnalité.
« L’Etat assure à tous l’égalité devant la loi sans distinction d’origine, de race, de sexe, de religion, d’opinion politique ou de position sociale. L’homme et la femme sont égaux en droit. L’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées. Toute personne a droit à un environnement sain, satisfaisant et durable et a le devoir de le défendre. L’Etat veille à la protection de l’environnement ». Ainsi dispose la Constitution béninoise du 11 décembre 1990 en son article 26. Cet article a été commenté et analysé par le professeur titulaire Dandi Gnamou.
Selon l’agrégée de droit public, le principe d’égalité est un principe qui donne lieu à des commentaires variés, des théories diverses. Il s’entend, à la lumière de la Constitution béninoise et au sens strict, comme étant l’absence de discrimination devant la loi, la reconnaissance des droits égaux. L’Etat a ainsi le devoir de garantir à tous l’égalité devant la loi. C’est au nom de ce principe que l’Etat veille à l’accès de tous au service public, à la fonction publique… « Le fait de limiter l’accès d’agents de certains départements à un test de recrutement dans la fonction publique est discriminatoire », ajoute-t-elle. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples que le Bénin a ratifiée, dispose d’ailleurs en son article 3e. « Toutes les personnes bénéficient d’une totale égalité devant la loi. Toutes les personnes ont droit à une égale protection de la loi ». L’égalité est, à l’en croire, consubstantielle à la démocratie, à l’État de droit. Saisi, le juge constitutionnel a plusieurs fois réaffirmé le principe d’égalité. C’est l’exemple donné par les décisions de la Cour constitutionnelles à propos du cas de réadmission de certains agents de la Fonction publique, ou la discrimination dans l’adultère de la femme, ou encore la jurisprudence sur la nationalité par filiation maternelle…
Outre l’article 26 de la Constitution béninoise qui est le socle de ce principe, le professeur Dandi Gnanmou énumère d’autres ancrages constitutionnels de ce principe. Il s’agit en l’occurrence de l’article 30 qui stipule : « Chaque Béninois a le devoir de respecter et de considérer son semblable sans discrimination aucune et d’entretenir avec les autres des relations qui permettent de sauvegarder, de renforcer et de promouvoir le respect, le dialogue et la tolérance réciproque en vue de la paix et de la cohésion nationale », édictant ainsi l’égalité dans les rapports puis, de l’article 6 qui énonce : « Le suffrage est universel, égal et secret. Sont électeurs, dans les conditions déterminées par la loi, tous les nationaux béninois des deux sexes, âgés de dix-huit ans révolus, et jouissant de leurs droits civils et politiques », établissant ainsi l’égalité dans l’exercice des droits civiques. Toutefois, précise la communicatrice, le Constituant, à travers ce même article, fait une distinction entre les personnes ayant moins de 18 ans et celles ayant plus de 18 ans.
Egalité dans la différence
Le principe d’égalité, c’est l’absence de discrimination, mais l’absence de discrimination ne veut pas dire absence de distinction. « C’est vrai, le principe d’égalité consacre l’absence de discrimination. Mais tous les systèmes juridiques regorgent de distinctions, distinctions fondées sur l’âge, la nature des contrats, le sexe,... », expose le professeur Dandi Gnamou. Elle précise que le principe de l’égalité est consubstantiel à la règle de justice. Une règle de justice qui conserve l’égalité et permet des distinctions. Ainsi, les cas identiques doivent être traités de façon identique et les cas différents de façon différente. La règle d’égalité amène alors à faire la distinction entre ce qui est semblable et ce qui ne l’est pas. L’égalité ne s’oppose pas à la distinction des circonstances, et le législateur peut déroger au principe d’égalité sur la base de l’intérêt général. C’est au nom de cette distinction que le législateur peut envisager une loi favorable à certaines couches vulnérables. Socle du principe d’égalité, le même article 26 de la Constitution, en son alinéa 2, pose d’ailleurs les jalons de ces distinctions dans l’égalité : « …L’Etat protège la famille et particulièrement la mère et l’enfant. Il veille sur les handicapés et les personnes âgées… ». Il faut donc voir dans le principe de l’égalité, l’admission de différenciations législatives. Des différenciations que la loi elle-même prévoit. Outre les lois, les engagements internationaux (accords, conventions, traités…) sont tout aussi sources de distinctions.
La position de la Cour constitutionnelle
Pour le professeur Gnamou, la Cour constitutionnelle, gardienne de la Constitution et des libertés fondamentales, doit censurer les discriminations arbitraires. « Mais comment reconnaitre une discrimination arbitraire ? », s’interroge-t-elle. Elle répond aussitôt : « Le juge canadien estime que pour cerner une discrimination, il faut se demander s’il y a un désavantage qui est imposé à un groupe en raison de caractéristiques personnelles non pertinentes ». Selon elle, il n’y a de discrimination que si la distinction manque de motifs objectifs et raisonnables. Elle insiste sur la nécessité de dépasser l’égalité de droit pour passer à une égalité de fait. « On ne peut pas considérer que l’enfant né à So-Ava est dans les mêmes conditions que l’enfant né à Cotonou. Un petit garçon vivant avec l’albinisme né d’un pêcheur à So-Ava n’est pas dans les mêmes conditions qu’un enfant né dans la clinique Mahouna de deux parents enseignants chercheurs à Calavi », commente-t-elle. Il s’agit selon elle de rendre effective l’égalité sur le plan de la justice sociale. « Le juge constitutionnel devrait veiller à cette égalité », ajoute-t-elle. Le juge constitutionnel peut même s’intéresser à la coutume pour rendre effective l’égalité sur le plan de la justice sociale. « Il faut envisager ce principe dans une approche dynamique qui permet de coller à nos réalités », fait-elle savoir. C’est d’ailleurs l’illustration que donne la décision du juge constitutionnel lorsqu’il déclare discriminatoire le principe selon lequel les héritiers d’une femme ne peuvent pas arriver à égalité dans la succession s’il y a des descendants hommes.
La communicatrice évoque aussi la question de l’intersectionnalité dans le principe d’égalité. Il s’agit de considérer l’égalité dans tous les aspects du terme et selon une approche multidimensionnelle.
Par ailleurs, le professeur Dandi Gnanmou a abordé l’égalité de chances entre les hommes et les femmes et la nécessité de garantir l’égalité des hommes et des femmes devant la loi. «A-t-on besoin de réviser la Constitution pour consacrer l’égalité entre la femme et l’homme ?», se demande-t-elle. Selon elle, l’égalité entre homme et femme est déjà acquis dans la Constitution. L’Etat doit veiller à cette égalité. Il faudra aller vers l’égalité substantielle, l’égalité des chances…

La Communauté forestière du Moyen-Ouémé (CoForMO) vient de bénéficier d’un deuxième appui de l’Agence française de développement (Afd) d’un montant d’un million d’euros, soit plus de 650 millions de francs Cfa pour renforcer les acquis de la communauté. La signature de la convention de ce financement a eu lieu hier à Cotonou, entre le directeur de l’Afd, Adrien Haye et le président de la CoForMO, Yao Prosper Iroukora, en présence de l’ambassadeur de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux.
Contribuer à la lutte contre les changements climatiques, la conservation de la diversité biologique et la promotion du développement économique local par la réhabilitation d’un couvert forestier fortement dégradé, la production durable de bois énergie et la gestion multi-acteurs des forêts naturelles. C’est la finalité du projet de renforcement de la gestion durable des forêts naturelles du Moyen-
Ouémé. Un projet qui a bénéficié d’un appui de l’Agence française de développement (Afd).
A la cérémonie de signature, l’ambassadeur de la France près le Bénin, Véronique Brumeaux, a rappelé que 85% de l’énergie domestique au Bénin provient de l’utilisation du bois de feu et du charbon de bois, et donc de l’exploitation forestière. Or, cette exploitation, explique-t-elle, n’est réalisée ni de façon concertée ni de manière durable. Ainsi, le couvert forestier subit une dégradation continue, menaçant la biodiversité animale et végétale qu’il abrite, et les services environnementaux qu’il rend aux populations locales. La lutte contre la déforestation au Bénin devient donc une priorité nationale.
Véronique Brumeaux souligne que c’est pour répondre à ce défi que la Communauté forestière du Moyen-Ouémé (CoForMO) a mis en place depuis 2007 un dispositif de gestion communale des forêts par l’élaboration de plans d’aménagement forestier participatifs. Cette communauté a été créée par cinq communes du Moyen-Ouémé.
La CoForMO a pour vocation d’assurer la gestion durable des ressources forestières du domaine protégé de l’Etat au sein des territoires de ses neuf communes membres, tout en contribuant à leur développement économique et social. Les neuf communes de la communauté sont Bantè, Bassila, Dassa-Zoumè, Djidja, Glazoué, Ouèssè, Savalou, Savè, et Tchaourou, mobilisées pour la protection de leurs forêts. L’originalité du dispositif repose sur une cogestion intercommunale contractuelle d’un patrimoine forestier.
Le dispositif de gestion forestière adopté et développé par la CoforMO constitue, selon son président, Yao Prosper Iroukora, un modèle inédit au Bénin et, semble-t-il, le seul mis en œuvre aujourd’hui en Afrique. Car, se réjouit-il, il repose sur une gouvernance multi-acteurs et de cogestion forestière, dans une démarche d’intercommunalité.
Pour le président de la CoforMO, il a été noté à l’évaluation que le dispositif mis en place bénéficie d’une architecture solide. Mais, il reste encore inachevé et très peu visible, malgré la très forte plus-value de la contribution du Fonds français pour l’environnement mondial (Ffem) et autres projets. C’est pourquoi, dans le but de consolider les acquis de la subvention initiale, la CoforMO a sollicité et obtenu et de façon exceptionnelle, une deuxième convention d’un million d’euros du Ffem, pour le financement du projet de renforcement de la gestion durable des forêts naturelles du Moyen-Ouémé.
La particularité du présent projet réside dans l’importance accordée au monitoring écologique des forêts sous aménagement, et à la gestion intégrée de la fertilité des sols, en particulier dans le contexte de la lutte permanente contre les effets du changement climatique.

Le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, effectue du 17 au 20 décembre une tournée d’inspection dans les juridictions et centres de détention et de garde à vue des départements du Mono et du Couffo. Objectif, apprécier leur fonctionnement et sensibiliser les agents à une meilleure considération de la personne humaine lors du traitement des dossiers.
Entamée par le département du Mono, la tournée de la délégation de la Cour suprême a été marquée, lundi dernier, par des arrêts successifs dans les communes de Lokossa, d’Athiémé et de Houéyogbé. Si dans les deux dernières villes, ce sont les commissariats qui ont été visités, à Lokossa, chef-lieu du département, la délégation a effectué également des descentes dans la maison d’arrêt de la ville ainsi qu’au tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa. A chacune de ces étapes, Ousmane Batoko et les conseillers se sont entretenus avec le personnel puis ont visité les différents services. Ils n’ont pas manqué de passer au peigne fin les divers registres de ces importants maillons du système judiciaire.Outre les échanges qui se sont déroulés parfois à huis clos, deux communications ont meublé les séances de travail dans la ville de Lokossa. La première, « Rôle et responsabilité de la police judiciaire dans la chaîne pénale » a été présentée aux officiers de police judiciaire. Quant à la seconde, elle a permis d’entretenir les magistrats sur le thème « Accès à la justice : droits et attentes des justiciables ». En somme, ces séances de travail ont servi, non seulement à inciter au respect de la déontologie, mais aussi à discuter des difficultés qui empêchent d’accomplir convenablement les missions.
La Cour suprême est la plus haute juridiction en matière administrative, judiciaire et des comptes au Bénin. La tournée de ses membres vise à s’assurer du bon fonctionnement des différents maillons du système et à aider à une meilleure considération de la personne humaine au cours du traitement des infractions. Tels ont été les objectifs déclinés par Ousmane Batoko, président de l’institution lors de ses différentes visites de courtoisie rendues au préfet du département ainsi qu’aux maires des communes sillonnées. Les conseillers de la Cour suprême n’ont pas vocation à rester seulement au niveau de la juridiction pour recevoir les plaintes et veiller à l’application des lois. «C’est aussi dans les attributions d’aller sur le terrain pour voir comment les droits de l’Homme sont respectés par rapport aux personnes interpellées», soutient le conseiller Claire Houngan Ayemona à l’issue des activités de la première journée.
Sur les constats de cette première étape, le conseiller restitue que « il y a eu beaucoup d’efforts tel que le respect du délai de la garde à vue. Mais il y a aussi quelques cas de longues détentions préventives ». Au dire de l’ancien ministre, les réformes judiciaires portant notamment sur la suppression de la cour d’assises expliquent quelque peu cet état de choses. Mais à la fin de la tournée, le président de la Cour suprême fera des propositions pour que les dossiers en souffrance connaissent un aboutissement heureux, promet le conseiller.
A noter que la maison d’arrêt de Lokossa connaît quelques problèmes spécifiques, à savoir la surpopulation carcérale et les difficultés de prise en charge sanitaire intégrale des détenus au niveau des centres de santé. En effet, d'une capacité d’accueil de 150 personnes au départ, l’effectif des détenus a été estimé, lundi dernier, à 369 personnes dont 19 mineurs venus des juridictions du Mono et du Couffo. « Le vol et l’escroquerie y sont les infractions dominantes », a indiqué la responsable de l’institution, le brigadier-chef de police, Aimée Adjagbo.

La direction nationale de la Recherche scientifique et de l’Innovation (Dnrsi) en partenariat avec l’Institut de recherche pour le développement (Ird) a organisé, mercredi 12 décembre dernier à l’Université de Parakou, une rencontre d’échanges sur le thème‘’ Comportement alimentaire des Béninois et bien-être’’. C’est à travers l’initiative ‘’Café de la science’’.
Trois sous-thèmes en lien avec le thème général ‘’Comportement alimentaire des Béninois et bien-être’’ ont constitué la substance des échanges entre étudiants, panélistes et enseignants chercheurs des universités, au cours de la quatrième rencontre du ‘’Café de la science’, mercredi 12 décembre dernier à l’Université de Parakou. Alors que le premier sous-thème ‘’Nutrition et santé’’ a été exposé par le professeur Victoire Agueh, Dr Franck Hongbèté s’est chargé de présenter le deuxième qui portait sur ‘’Diversité des condiments et plats consommés’’. Quant au troisième sous-thème ‘’ Alimentation et état nutritionnel chez les enfants’’, il a été confié au Dr Alphonse Noudamadjo.
Outre les conditions dans lesquelles les aliments et nutriments sont bien utilisés par l’organisme, la première communication s’est également intéressée aux bons comportements que l’on doit observer pour garantir les apports suffisants en aliments afin d’éviter les troubles nutritionnels. Un accent particulier a été mis sur la prévalence de ces troubles au Bénin, chez les enfants, les adolescents, les femmes en âge de procréer et d’une façon générale chez les adultes.
Consacrée à un groupe particulier d’aliments, la deuxième communication a été l’occasion pour présenter les différents types de condiments disponibles au Bénin. Dr Franck Hongbèté a insisté sur leur rôle principal qui est d’améliorer les propriétés organoleptiques des aliments, notamment, leur goût.
Ces condiments, précise le professeur Victoire Agueh, peuvent aussi jouer un rôle dans l’organisme en ce qui concerne la mise à sa disposition des antioxydants, lesquels jouent le rôle de gendarmes dans la lutte contre les effets nocifs des radicaux libres. Evoquant les types de modèles nutritionnels au Bénin dans la troisième communication, elle en a cité deux. Il s’agit du type de modèle nutritionnel traditionnel et de celui moderne. Environ 66% des Béninois, a-t-elle indiqué, ont adopté le type de modèle nutritionnel traditionnel, et 33% le type de modèle nutritionnel transitionnel (moderne). Ce dernier, développe-t-elle, présente des risques d’obésité parce qu’il est souvent riche en sel, sucre, et est gras. Autant d’aliments, avertit-elle, qui favorisent la survenue des maladies cardio-vasculaires. Selon elle, sur le plan diététique, le type de modèle nutritionnel traditionnel est plus nutritif. Il contient plus de fibres alimentaires, plus de micronutriments et plus de vitamines.Cependant, prévient-elle, il doit être amélioré, vu la monotonie qui prédomine. C’est la raison pour laquelle, les conférenciers ont dans leur ensemble insisté sur la diversité alimentaire qui est le seul gage de la couverture efficace des besoins en nutriments au niveau de l’organisme.
A l’Université de Parakou, se réjouira son vice -recteur chargé de la recherche universitaire, Dr Holden Fatigba, une importance est accordée à l’animation scientifique. « C’est plutôt un honneur, et nous en sommes fiers », a-t-il poursuivi.
Après avoir renouvelé ses remerciements aux responsables de cette université, le chef d’antenne de l’Ird au Bénin, Florent Engelmann, a apprécié la qualité des sous-thèmes présentés. Il espère la poursuite de l’initiative.
L’initiative ‘’Café de la science’’, selon le directeur du Partenariat et de la Promotion de la recherche scientifique et de l’innovation, Christophe Gandonou, a pour objectifs, d’échanger sur des questions importantes de développement du Bénin. Elle permet également d’échanger sur les résultats de recherches, afin d’adopter de nouveaux comportements.