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Nouvelles

Audience à la Haute cour de justice : Cécile de Dravo invitée à Cuba en mai prochain
La présidente de la Haute cour de Justice, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué, s’envolera pour Cuba en mai prochain. Elle prendra part à une conférence internationale organisée par le Tribunal suprême populaire de Cuba. Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a été informée de son invitation ce mercredi 2 mars, par le chargé d’affaires à l’Ambassade de Cuba près le Bénin, Ricardo Garcia Napoles qu’elle a reçu en audience au siège de son institution, à Porto-Novo. Selon ce dernier, la présidente de la Haute cour de Justice a été retenue pour compter parmi les participants aux travaux compte tenu des liens forts et séculaires d’amitié entre Cuba et le Bénin. Lesquels liens seront davantage dynamisés entre les deux pays notamment dans le domaine de la justice avec la tenue de cette conférence internationale, a souligné Ricardo Garcia Napoles. Il a expliqué que plus de 85 participants venus de 26 pays du monde entier ont pris part à l’édition 2018 de ces assises. La conférence a été suspendue par la suite à cause de la pandémie de la Covid-19. Le Tribunal suprême populaire de Cuba a décidé désormais de la reprendre à partir de cette année 2022. Le rendez-vous de mai prochain pourrait offrir l’occasion à la présidente de la Haute cour de Justice d’établir des rapports avec les hautes juridictions des autres pays participants. A la suite du chargé d’affaires de l’ambassade de Cuba près le Bénin, Cécile Marie José de Dravo Zinzindohoué a reçu en audience le professeur Kogblévi Aziadomè. Ce dernier est venu présenter à son hôte le projet de célébration de ses 60 ans de recherche qui sera organisée par certains de ses amis, le 11 mars prochain, à Cotonou. Pour Kogblévi Aziadomè, l’avenir et le devenir du Bénin et de l’Afrique se trouvent dans leur patrimoine, précisément dans la médecine ancestrale. Celle-ci est un grand trésor que les ancêtres ont laissé et elle doit être valorisée et adoptée par tous dans le traitement des maladies, soutient-il.   Actualités 03 mars 2022


Climat : Les prévisions de la grande saison des pluies

Les prévisions de la grande saison des pluies des pays du Golfe de Guinée sont connues. Les pluies vont connaître un retard. Avis aux producteurs agricoles. « Il est attendu pour la grande saison des pluies 2022 des pays du Golfe de Guinée des quantités de pluies globalement moyennes à déficitaires, un démarrage tardif de la saison des pluies, une fin de saison à tendance normale, des séquences sèches longues après le démarrage de la saison et des écoulements à tendance globalement déficitaire ou moyenne dans les bassins côtiers ». Voici ainsi résumées les grandes lignes des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour la grande saison des pluies des Pays du Golfe de Guinée (Presagg - 2022). Elles ont été élaborées par le Centre Régional Agrhymet du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (Cilss) et les services nationaux météorologiques et hydrologiques (Snmh) des pays côtiers de Golfe de Guinée. Les données sont basées, entre autres, sur l’analyse de la situation actuelle et des évolutions probables des températures de surfaces des Océans (Tso), les prévisions des centres mondiaux et les modèles statistiques issues des données des Snmh et la connaissance des experts sur les caractéristiques du climat dans la région. En réalité, beaucoup attendent avec impatience la fin de la grande saison sèche et son corollaire de chaleur. Mais la grande saison des pluies ne commence normalement qu’au cours du mois d’avril, avec une courbe pluviométrique ascendante. La pluviométrie décadaire augmente normalement régulièrement pour atteindre son sommet au cours de la deuxième décade de juin. Cependant, avec la variabilité climatique, de nombreux bouleversements sont observés.

Retards et séquences sèches pour 2022

Les retards des pluies et les longues séquences de sècheresse deviennent récurrents. Et cette année encore, les pluies ne viendront pas à temps, selon les prévisions saisonnières. Le communiqué final de la Presagg annonce des dates de début de saison tardives sur toute la bande bimodale prenant en compte le Benin et des durées de séquences sèches plus longues en début de saison, sur le Sud-est de la Côte d’Ivoire, les parties Sud du Ghana, du Togo, du Benin et l’extrême Sud-ouest du Nigeria. « Cette situation présage des risques de sècheresse qui pourraient entraver la croissance des cultures et des plantes fourragères, favoriser le développement d’insectes ravageurs des cultures et réduire les volumes des eaux de surface pour les usages hydrauliques (barrages hydro-électriques, aménagements hydro-agricoles,…) », avertissent les spécialistes. Que faire ? Au regard du caractère globalement moins plus pluvieux de la grande saison des pluies dans la zone bimodale, attendu pour 2022, il y a lieu de diversifier les pratiques agricoles, à travers la promotion de l’irrigation, du maraîchage, pour réduire le risque de baisse de production et d’adopter des techniques culturales de conservation des sols et de l'eau. Les producteurs doivent favoriser les espèces et variétés de cultures tolérantes au déficit hydrique et renforcer la vigilance contre les ravageurs des cultures. Des campagnes de vulgarisation des informations spécifiques et des conseils agro-hydro-météorologiques sont nécessaires. « Il est recommandé aux agriculteurs, autorités, gestionnaires des ressources en eau, projets et Ong de soutenir le déploiement de techniques climato-intelligentes d’augmentation des rendements des cultures face à des risques climatiques, notamment ceux liés à la sécheresse, de renforcer les dispositifs d’encadrement et d’assistance agro-hydro-météorologiques des producteurs ; et de faciliter aux producteurs l’accès aux semences améliorées et des techniques adaptées pour des situations de limitation hydrique », suggère les auteurs.

Environnement 02 mars 2022


Exposition publique au palais de la Marina : Les mérites de Patrice Talon salués
Une délégation du Conseil des sages de Porto-Novo conduite par son président, Karim da Silva, est allée visiter l’exposition publique au palais de la Marina. Elle en ressort à la fois heureuse, émue et fière. Jeudi 24 février 2022 au palais de la Marina. Une horde de visiteurs se dirige vers le musée. C’est le premier jour de visite de l’exposition diptyque la semaine écoulée. Un groupe de sages se démarque de la foule avec à sa tête le patriarche Karim da Silva. Il conduit la délégation du Conseil des sages de Porto-Novo dont il est le président. Pierre Hounsa Ahimakin est le secrétaire général dudit Conseil. Approché, il énumère les raisons de leur présence sur les lieux. « Nous sommes venus découvrir le talent, le génie créateur de nos ancêtres, nous réapproprier une partie de notre histoire, voir un peu comment nos ancêtres ont pu transformer leur environnement pour le bien-être de la population à l’époque, … », explique-t-il. La délégation est accueillie à l’intérieur du musée de circonstance par les deux commissaires de l’exposition, Yassine Lassissi et Alain Godonou. Ce dernier leur rappelle le contexte du départ et les raisons du retour des 26 œuvres culturelles qui ne sont qu’une partie des biens emportés par l’armée française. Après ce briefing, la délégation a découvert, un par un, les trônes d’apparat, les quatre portes de palais royaux, les trois bochio, le trône de Cana, la tenue des soldats du Danxômè, les recardes et tout le reste des biens culturels restitués y compris l’intrigant assen hotaganti du roi Béhanzin. « Comment est-ce que Dodds a pu mettre la main sur un assen de Béhanzin ? C’est incompréhensible… C’est un mystère parce que le assen est fabriqué à la mort du roi. Mais il y a un indice. Tout le temps quand Guedègbé a consulté l’oracle, le fâ a toujours répondu de la même façon : le roi ne peut pas gagner cette guerre. La cour a beau multiplié les sacrifices, la réponse est restée la même. Donc, on pense que la cour avait déjà anticipé le départ du roi et avait préparé à l’insu du roi, son assen. C’est la seule explication plausible qu’il y a… », éclaire Alain Godonou, commissaire de l’exposition sur le volet trésors royaux. Le directeur des Programmes musée au sein de l'Agence nationale pour la promotion du Tourisme (Anpt), rappelle à ces hôtes que le général Alfred Amédée Dodds a pris de nombreuses œuvres quand il est rentré dans les palais, le 17 novembre 1892, après deux années de guerre. « Il a pris ces œuvres pour montrer qu’il a vraiment gagné la guerre. Quand il venait, il était Colonel. Donc, c’est de cette victoire que le grade de Général lui a été donné avant même qu’il ne retourne en France », ajoute Alain Godonou.  

Trois siècles de la dynastie

Outre les trésors royaux, Karim da Silva et sa délégation ont également (re)visité le tableau illustrant les années de règne des différents rois du Danxômè. Un règne par succession de plusieurs siècles auquel Alfred Amédée Dodds a mis fin. « Ces deux années de guerre mettent fin à trois siècles d’histoire du Danxômè. C’est rare dans l’histoire de l’humanité de voir le pouvoir resté dans le même sang pendant des siècles. Il n’y a que deux exemples. Le premier, c’est la dynastie Joseon (des Coréens qui sont aujourd’hui Corée du Nord et Corée du Sud) où le pouvoir est resté dans le même sang pendant cinq siècles. Le second, c’est le Danxômè… », renseigne Alain Godonou. Après les œuvres restituées, la délégation est descendue dans la salle du peuple pour y découvrir les 106 œuvres d’art contemporain exposées par 34 artistes béninois. Ici, Yassine Lassissi, commissaire du volet art contemporain de l’exposition a emmené Karim da Silva et ses pairs à la découverte de chacune des œuvres telles que celles de Georges Adéagbo, de Charly d’Almeida et d’Emo de Medeiros. Dans la salle d’exposition des trésors royaux tout comme au niveau des œuvres d’art contemporain, les membres du Conseil des sages de Porto-Novo ont été séduits par le « talent et le génie créateur des artistes ». L’émotion et les prières sont au rendez-vous pendant et après cette visite. La séduction et fierté également. « Nous sommes en présence de nos ancêtres qui, en quelque sorte, nous reviennent d’une autre manière. C’est inimaginable. Ils ne sont pas allés à l’école. Ils n’ont pas reçu l’éducation que nous avons reçue mais ils ont pu eux-mêmes, créer des choses. C’est impressionnant ! », s’exclame Pierre Hounsa Ahimakin. Visage empreint d’émotions, le secrétaire général du Conseil est curieux de savoir « dans quelle posture ils (les rois, les artistes et les artisans du Danxômè) étaient, comment l’environnement était en cette période pour qu’ils aient ce génie créateur pour réaliser des œuvres comme celles-là… ». Des œuvres bien peaufinées. Certaines ont la taille d’un être humain. Cela fait partie des points ayant retenu l’attention des visiteurs du jour. « Ce qui a particulièrement attiré mon attention, confie Théophile Sènou, premier vice-président du Conseil, ce sont les trônes d’apparat. La façon dont ils ont été conçus… Nous sommes fiers et nous remercions le chef de l’Etat, Patrice Talon qui a mené cette lutte pour que les œuvres nous soient restituées ». A l’image de ses collègues, le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Karim da Silva, est aussi ému et impressionné. Il ne cache pas ses mots. « …C’est du jamais vu sur une terre africaine… C’est grandiloquent ! C’est sans commentaire !... », assure-t-il. « Que peut-on dire à part prier pour celui grâce à qui tout ceci a été possible ? », se demande le patriarche. Sa délégation est ainsi ressortie toute contente et fière.    
Culture 02 mars 2022


32e anniversaire de la Conférence nationale : L’appel des cadres catholiques du diocèse de Porto-Novo
Le Mouvement catholique des cadres et personnalités politiques (Mccpp) du diocèse de Porto-Novo rappelle à tous l’obligation de pérenniser et de transmettre à la postérité les acquis de la Conférence nationale de 1990 dont on célébrait lundi 28 février dernier, les 32 ans de clôture des travaux. C’était à la faveur d’une conférence publique qu’il a organisée, dimanche 27 février dernier, à Porto-Novo. « Les acquis de la Conférence nationale à sauvegarder », c’est le thème de la conférence publique qu’a organisée, dimanche 27 février dernier, la section diocésaine de Porto-Novo du Mouvement catholique des cadres et personnalités politiques (Mccpp). Ceci, pour commémorer les 32 ans d’anniversaire des travaux de la Conférence des forces vives du Bénin qui se sont tenus au Plm Alédjo à Cotonou du 19 au 28 février 1990. La communication a été co-présentée par l’institutrice à la retraite Félicité Hortense Aimée Kougblénou et Pamphilia Koudogbo-Miguel, enseignante à l’Université. Pour ces dernières, la Conférence nationale qui a ouvert la porte de l’ère du Renouveau démocratique au Bénin s’est achevée avec de grandes conclusions. Lesquelles méritent d’être pérennisées et transmises aux générations futures pour que le Bénin ne connaisse plus jamais des dérives et crise sans précédent que celles de la période de 1986 à 1989. Selon Félicité Hortense Aimée Kougblénou et Pamphilia Koudogbo-Miguel, cette conférence dont les travaux ont été conduits avec maestria par Feu Mgr Isidore de Souza, a décidé des principes forts pour assurer un environnement favorable pour le développement humain. Il a été retenu par exemple, à les en croire, que le pouvoir ne peut plus être confisqué par quelques-uns pour l’écrasement des autres et la communauté béninoise doit se donner des dirigeants pour la conduire et servir les intérêts généraux. Ainsi, pour un véritable Etat de droit, poursuivent-elles, la conférence a décidé notamment que le pouvoir exécutif, le pouvoir législatif et le pouvoir judiciaire soient clairement séparés ; la presse soit libre et responsable ; le respect des droits de l’homme et la liberté effective d’expression des citoyens et des mouvements associatifs, des coopératives dynamiques et productrices de biens. Pour les conférencières, 32 ans après cette Conférence nationale, tout n’est pas rose. L’on ne peut pas dire que la démocratie est au mieux de sa forme et que les droits de l’homme sont sérieusement respectés. Elles rendent tous les citoyens responsables de cette situation. C’est pourquoi, Guy Constant Ehoumi, coordonnateur de la section diocésaine de Porto-Novo du Mccpp, propose que chacun soit à son niveau un agent de pérennisation et de promotion de ces acquis pour le raffermissement de la démocratie au Bénin. Il sera appuyé par l’aumônier diocésain, l’abbé Bertin Fatoumbi qui a salué les grands artisans du succès de ces moments émouvants dont Feu général Mathieu Kérékou, le président de la République d’alors et initiateur des assises, Isidore de Souza, l’homme choisi par Dieu pour conduire les travaux et Feu Albert Tévoèdjrè, le rapporteur général des travaux. Actualités 02 mars 2022


Coupe Davis-Groupe II : «  Le moral de la troupe est au beau fixe » dixit Bruno Danhouan 
Les tennismen béninois aborderont avec sérénité la Coupe Davis-Groupe II  prévue au Tennis club du stade de l’Amitié, les 4 et 5 mars prochains.  Face aux hommes des médias, ce mercredi 2 mars à Cotonou, Bruno Danhouan, capitaine de l’équipe du Bénin, se dit confiant au sujet de la forme de ses poulains. Selon ce dernier, Alexis Klégou, Sylvestre Monnou, Delmas N’Tcha, Kalomm Agbo-Panzo et Prince Gandonou ont le moral au beau fixe et sont prêts pour porter haut l’étendard du Bénin. « Nous sommes heureux de  recevoir chez nous Hong-Kong Chine et je pense que nos supporters vont nous soutenir jusqu’ à la victoire finale ».  Au sujet de ses poulains, il compte notamment sur Alexis Klegou qui a une bonne marge de progression.  « Il a gardé une bonne forme et je  crois qu'il fera des merveilles », a-t-il ajouté.  A l’en croire, c'est une chance pour le Bénin  d'avoir non seulement  Alexis Klegou mais aussi  Delmas N’Tcha qui est le numéro 1 de  Nevada University  (Usa).   Sports 02 mars 2022


Lancement de la Smart Africa Digital Academy : Un écosystème numérique panafricain prôné
Porte-voix du Bénin, Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation a participé du 24 au 25 février dernier à la 5e réunion du Conseil des ministres en charge des Tic (Cmict) de l'Alliance Smart Africa à Brazzaville en République du Congo. Au cours de cette rencontre qui a consacré le lancement officiel de la Smart Africa Digital Academy (Sada), elle a salué cette initiative qui, selon elle, est la preuve que l'Afrique peut trouver ses propres solutions. « Nous sommes dans une dynamique africaine de partage, d'ouverture de la connaissance et de possibilités infinies», a-t-elle déclaré. Prônant le panafricanisme au service du numérique, elle a rappelé la nécessité pour les Etats africains de placer la jeunesse au cœur des projets et initiatives dans le domaine du numérique. En effet, après avoir formé avec succès plus de 2 000 décideurs dans 24 pays au cours des 15 derniers mois, l’outil de renforcement des capacités de Smart Africa vise à mettre en place des académies numériques nationales au niveau des pays sous la direction des ministères des Tic et de l'Economie numérique, soutenus par les ministères de l'Education, de la Jeunesse et de l'Emploi et les différents ministères responsables de domaines particuliers tels que l'agriculture, la santé, etc. Faut-il le souligner, la Smart Africa Digital Academy (Sada) est un écosystème d'apprentissage dynamique panafricain visant à améliorer les compétences numériques, les qualifications, l'employabilité et à répondre aux besoins naissants de talents de la part des décideurs en matière de politiques et de réglementations, des employeurs et de l'industrie. Actualités 02 mars 2022


Audiences à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit plusieurs délégations
Le président de la Cour constitutionnelle professeur Joseph Djogbenou, a reçu à son cabinet plusieurs délégations venues pour diverses préoccupations, vendredi 25 février dernier. C’est une délégation de l’Association des jeunes leaders pour le développement de l’Islam au Bénin qui a ouvert le bal des audiences, vendredi 25 février dernier, au cabinet du président Joseph Djogbénou. Conduite par l’imam Chakirou Amoussou, président du conseil d’administration de ladite association, la délégation était venue pour échanger avec le président de la haute juridiction sur des questions relatives à la sécurité. « Vous n’êtes pas sans savoir que dernièrement notre pays a été éprouvé par des attaques répétées et ceci ne laisse pas indifférente la jeunesse musulmane », a-t-il déclaré à sa sortie d’audience. Selon les propos de l’imam Chakirou Amoussou, la communauté musulmane entend bien apporter sa pierre à l’édifice afin d’aider à lutter contre cette crise. « La communauté musulmane fait partie de cette nation. Il est donc important de discuter de ces questions sensibles afin de voir quelle stratégie adopter pour apporter notre contribution à la stratégie mise en place par le gouvernement », a-t-il indiqué. Il a également fait savoir que des propositions ont été faites au président de la Cour. Par ailleurs, Chakirou Amoussou a précisé que d’autres questions ont été abordées au cours de leur entrevue avec le président de la haute juridiction. Joseph Djogbenou a ensuite reçu Ninon Ahoudjinou, président du conseil d’administration de l’Ong Be the Best. Il était venu remettre au président de la Cour un tableau, symbole de leur reconnaissance pour sa présence à leurs côtés lors de la célébration des 10 ans d’existence de l’Ong. Il a également présenté à la première personnalité de la haute juridiction leurs activités pour cette nouvelle année et leur vision pour les dix prochaines années. Il en a profité pour recueillir des conseils du professeur Joseph Djogbénou et l’a invité ainsi que les membres de la Cour constitutionnelle au prochain marathon prévu pour le 24 avril 2022. Enfin, une délégation de la Fédération des associations nationales des acteurs de la médecine traditionnelle du Bénin dirigée par son président Badjito Kitchey Basile a bouclé cette série d’audiences à la Cour. La délégation était venue recevoir du président de l’institution des conseils et suggestions pour réformer le secteur de la médecine traditionnelle. « Il est de bon ton que nous nous rapprochions des sachants de haut niveau pour qu’ils nous donnent des conseils et des suggestions pour mériter la confiance des autorités de notre pays et celle de la population béninoise », a-t-il expliqué. A en croire Badjito Kitchey Basile, les difficultés et les dysfonctionnements auxquels sont confrontés les acteurs de ce secteur d’activité ont aussi été exposés au président de la Cour constitutionnelle. « L’entretien a été très riche et encourageant », s’en est-il réjoui. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Actualités 02 mars 2022


Foire internationale de Kandi : L’Alibori se révèle à travers son économie locale
Officiellement ouverte, samedi 26 février dernier, la foire internationale de Kandi, dans l’Alibori, est à sa 4e édition cette année. Visant à faire la promotion de l’économie locale au niveau du département et de ses communes, elle bat son plein depuis vendredi 11 février dernier. Commencée depuis vendredi 11 février dernier, la foire internationale de Kandi a officiellement été ouverte, ce samedi 26 février, par le préfet de l’Alibori Ahmed Bello Ky-Samah. Forte est la mobilisation autour de cette grand-messe commerciale parrainée par le ministre Séïdou Alassane et qui est devenue une tradition dans le département de l’Alibori. Le préfet a loué l’initiative qui vise à faire la promotion de l’économie locale au niveau des communes de son département. Après avoir remercié le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Séidou Alassane, le principal sponsor de l’évènement, il a félicité tous ceux qui ont œuvré pour son organisation. « Une foire de ce genre, c’est pratiquement une fenêtre sur le Bénin et le reste du monde pour la commune de Kandi et le département de l’Alibori en général », a-t-il fait observer. Il a alors appelé les populations à y faire un tour et s’approvisionner en fonction de leurs besoins et de leurs capacités. Le souhait du préfet est de voir cette foire devenir une véritable institution. Qu’elle fasse partie, chaque année, des rendez-vous importants, parlant des manifestations foraines organisées au Bénin. A cette foire, informe son promoteur, Sabirou Sabi Sika, il y a plus de 180 stands ouverts et près de 150 forains installés. S’agissant des forains, poursuit-il, ils sont venus du Niger, du Mali, de la Tunisie, du Nigeria, du Ghana et bien d’autres pays du continent africain. Depuis le démarrage de la foire, au moins 2 000 personnes ont déjà visité les stands où sont exposés les produits de l’artisanat, de l’agriculture, de la pharmacopée et de la maroquinerie. Par ailleurs, la foire a connu, dimanche 27 février dernier, la visite du ministre Séidou Alassane. Très ému par la qualité de l’organisation et celle des produits exposés, il a réaffirmé son entière disponibilité à accompagner ces genres d’initiatives qui contribuent au développement du département de l’Alibori. Culture 02 mars 2022


Lutte contre la traite des personnes : Le Bénin peaufine son plan d’action
Les acteurs impliqués dans la lutte contre la traite des personnes au Bénin élaborent depuis ce 1er mars 2022 le Plan d’action de mise en œuvre des recommandations du diagnostic de la chaîne pénale. En atelier, priorité a été donnée à la mise en commun des contributions. Les débats sont ouverts pour des stratégies efficaces contre la traite des personnes au Bénin. Ces travaux lancés le 1er mars 2022, avec l’appui d’Expertise France, s’inscrivent dans le cadre du Projet d’appui à la lutte contre la traite des êtres humains dans les pays du golfe de Guinée (Altp) dont le Bénin. Pour Dr Cyriaque Edon, directeur de l’Observatoire du Changement social, l’objectif est de faciliter la mise en œuvre des recommandations issues du rapport diagnostique de la chaîne pénale sur la traite des personnes et adressées au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Il est surtout attendu un Plan d’action que le Professeur Alastaire Alinsato, directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé du Développement, souhaite ambitieux. « Le Plan d’action que nous allons élaborer devra contribuer à l’éradication de ce fléau qu’est la traite des personnes », a-t-il insisté avant de remercier les partenaires pour leurs appuis. En effet, la traite des personnes désigne le fait de recruter, transporter, transférer, héberger ou accueillir une personne en ayant recours à la force, à la contrainte, à la tromperie ou à d’autres moyens, en vue de l’exploiter. Elle constitue, pour l’attaché de coopération de l’ambassade de France au Bénin, « l’une des plus graves atteintes aux droits de l’Homme». Le fléau sévit dans la sous-région du fait, entre autres, de la pauvreté, la manipulation de traditions socioculturelles, le manque d’information, la faiblesse de prise en charge institutionnelle. Le projet Altp entend poursuivre les avancées au niveau politique et institutionnel, soutenir les Organisations de la Société civile dans leurs actions en faveur des victimes et faire face aux défis structurels considérables. Pour rappel, le projet Appui à la Lutte contre la Traite des Personnes dans les pays du golfe de Guinée (Altp) est financé par l’Union Européenne et mis en œuvre dans six pays du golfe de Guinée: Côte d’Ivoire, Guinée, Togo, Bénin, Ghana et Nigéria par Expertise France. Société 02 mars 2022


Responsabilité sociale des entreprises :Le personnel de la BIIC fait don de son sang
La Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC) a initié une opération de don de sang qui a connu un franc succès avec l’implication remarquable de son personnel. « Campagne BIIC don de sang» témoigne une fois encore de la responsabilité sociale de cette banque. Le mois de février s’est achevé en beauté à la Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce (BIIC). En plus d’avoir satisfait, comme toujours, la clientèle, l’institution financière s’est investie pour le bien-être des populations. A travers l’opération « Campagne BIIC don de sang», un volume important du liquide précieux a été collecté, avec aussi bien une implication du personnel de la BIIC que des clients. L’opération réalisée avec le soutien indéfectible du médecin d’entreprise de la BIIC, s’est déroulée en deux phases: la sensibilisation et le don proprement dit du sang. Au siège de la BIIC à Maro Militaire, le personnel, sa famille ainsi que les clients ont été d’abord motivés. La sensibilisation a été possible avec l’appui des techniciens du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga de Cotonou (Cnhu-Hkm). Ces derniers ont trouvé les mots justes pour expliquer, dans les moindres détails, les conditions requises et les avantages à donner gratuitement son sang. Cette conscientisation des donneurs potentiels a permis d’acter l’opération de don de sang. Le sens des valeurs La preuve, au cours de l’opération, l’adhésion a été massive. Non seulement le personnel s’y est totalement engagé, mais aussi la clientèle a compris l’enjeu. L’affluence était perceptible, toute la journée, jusqu’à la clôture de l’opération. «Ce fut un succès éclatant. Nous souhaitons réitérer cette action, car le sang ne peut pas s’acheter comme des médicaments. Il est très précieux pour sauver des vies humaines. Il a une grande valeur d’usage, mais une valeur vénale peu significative», confie Didier Aïbatin, directeur général de la BIIC. La banque entend développer ainsi la cohésion de ses équipes autour de valeurs porteuses de sens, tout en contribuant à la disponibilité en quantité suffisante de produits sanguins pour les urgences. Cette action découle du choix de cet acteur majeur dans le financement des projets nationaux d’infrastructure, de l’agriculture, de l’industrie et des services au Bénin d’investir aussi dans la responsabilité sociétale (Rse). À travers cette campagne, la BIIC a saisi une fois encore l’opportunité pour rassembler le personnel autour d’une même cause. Ce fut un moment de partage plein de sens qui favorise un environnement rassurant pour les clients. Pour le directeur général de la BIIC, sa banque reste un partenaire pour ses clients et s’inscrit dans une démarche responsable, soucieuse qu’elle est du bien-être des populations. La Banque internationale pour l’Industrie et le Commerce est une banque universelle au capital de 82 514 000 000 F Cfa. Elle offre des services aux grandes entreprises et institutions, à la clientèle élite, Pme/Pmi et aux particuliers. Son premier souci, la satisfaction de sa clientèle, et son réseau d’agences est disséminé partout sur le territoire béninois. Cette banque à capitaux 100 % béninois offre des solutions à la hauteur des besoins de la clientèle. Plus qu’un partenaire financier, la BIIC est au cœur de la vie. Société 02 mars 2022


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