La Nation Bénin...
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Les prévisions de la grande saison des pluies des pays du Golfe de Guinée sont connues. Les pluies vont connaître un retard. Avis aux producteurs agricoles. « Il est attendu pour la grande saison des pluies 2022 des pays du Golfe de Guinée des quantités de pluies globalement moyennes à déficitaires, un démarrage tardif de la saison des pluies, une fin de saison à tendance normale, des séquences sèches longues après le démarrage de la saison et des écoulements à tendance globalement déficitaire ou moyenne dans les bassins côtiers ». Voici ainsi résumées les grandes lignes des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques pour la grande saison des pluies des Pays du Golfe de Guinée (Presagg - 2022). Elles ont été élaborées par le Centre Régional Agrhymet du Comité permanent inter-Etats de lutte contre la sècheresse dans le Sahel (Cilss) et les services nationaux météorologiques et hydrologiques (Snmh) des pays côtiers de Golfe de Guinée. Les données sont basées, entre autres, sur l’analyse de la situation actuelle et des évolutions probables des températures de surfaces des Océans (Tso), les prévisions des centres mondiaux et les modèles statistiques issues des données des Snmh et la connaissance des experts sur les caractéristiques du climat dans la région. En réalité, beaucoup attendent avec impatience la fin de la grande saison sèche et son corollaire de chaleur. Mais la grande saison des pluies ne commence normalement qu’au cours du mois d’avril, avec une courbe pluviométrique ascendante. La pluviométrie décadaire augmente normalement régulièrement pour atteindre son sommet au cours de la deuxième décade de juin. Cependant, avec la variabilité climatique, de nombreux bouleversements sont observés.
Retards et séquences sèches pour 2022
Les retards des pluies et les longues séquences de sècheresse deviennent récurrents. Et cette année encore, les pluies ne viendront pas à temps, selon les prévisions saisonnières. Le communiqué final de la Presagg annonce des dates de début de saison tardives sur toute la bande bimodale prenant en compte le Benin et des durées de séquences sèches plus longues en début de saison, sur le Sud-est de la Côte d’Ivoire, les parties Sud du Ghana, du Togo, du Benin et l’extrême Sud-ouest du Nigeria. « Cette situation présage des risques de sècheresse qui pourraient entraver la croissance des cultures et des plantes fourragères, favoriser le développement d’insectes ravageurs des cultures et réduire les volumes des eaux de surface pour les usages hydrauliques (barrages hydro-électriques, aménagements hydro-agricoles,…) », avertissent les spécialistes. Que faire ? Au regard du caractère globalement moins plus pluvieux de la grande saison des pluies dans la zone bimodale, attendu pour 2022, il y a lieu de diversifier les pratiques agricoles, à travers la promotion de l’irrigation, du maraîchage, pour réduire le risque de baisse de production et d’adopter des techniques culturales de conservation des sols et de l'eau. Les producteurs doivent favoriser les espèces et variétés de cultures tolérantes au déficit hydrique et renforcer la vigilance contre les ravageurs des cultures. Des campagnes de vulgarisation des informations spécifiques et des conseils agro-hydro-météorologiques sont nécessaires. « Il est recommandé aux agriculteurs, autorités, gestionnaires des ressources en eau, projets et Ong de soutenir le déploiement de techniques climato-intelligentes d’augmentation des rendements des cultures face à des risques climatiques, notamment ceux liés à la sécheresse, de renforcer les dispositifs d’encadrement et d’assistance agro-hydro-météorologiques des producteurs ; et de faciliter aux producteurs l’accès aux semences améliorées et des techniques adaptées pour des situations de limitation hydrique », suggère les auteurs.
Environnement 02 mars 2022
Trois siècles de la dynastie
Outre les trésors royaux, Karim da Silva et sa délégation ont également (re)visité le tableau illustrant les années de règne des différents rois du Danxômè. Un règne par succession de plusieurs siècles auquel Alfred Amédée Dodds a mis fin. « Ces deux années de guerre mettent fin à trois siècles d’histoire du Danxômè. C’est rare dans l’histoire de l’humanité de voir le pouvoir resté dans le même sang pendant des siècles. Il n’y a que deux exemples. Le premier, c’est la dynastie Joseon (des Coréens qui sont aujourd’hui Corée du Nord et Corée du Sud) où le pouvoir est resté dans le même sang pendant cinq siècles. Le second, c’est le Danxômè… », renseigne Alain Godonou. Après les œuvres restituées, la délégation est descendue dans la salle du peuple pour y découvrir les 106 œuvres d’art contemporain exposées par 34 artistes béninois. Ici, Yassine Lassissi, commissaire du volet art contemporain de l’exposition a emmené Karim da Silva et ses pairs à la découverte de chacune des œuvres telles que celles de Georges Adéagbo, de Charly d’Almeida et d’Emo de Medeiros. Dans la salle d’exposition des trésors royaux tout comme au niveau des œuvres d’art contemporain, les membres du Conseil des sages de Porto-Novo ont été séduits par le « talent et le génie créateur des artistes ». L’émotion et les prières sont au rendez-vous pendant et après cette visite. La séduction et fierté également. « Nous sommes en présence de nos ancêtres qui, en quelque sorte, nous reviennent d’une autre manière. C’est inimaginable. Ils ne sont pas allés à l’école. Ils n’ont pas reçu l’éducation que nous avons reçue mais ils ont pu eux-mêmes, créer des choses. C’est impressionnant ! », s’exclame Pierre Hounsa Ahimakin. Visage empreint d’émotions, le secrétaire général du Conseil est curieux de savoir « dans quelle posture ils (les rois, les artistes et les artisans du Danxômè) étaient, comment l’environnement était en cette période pour qu’ils aient ce génie créateur pour réaliser des œuvres comme celles-là… ». Des œuvres bien peaufinées. Certaines ont la taille d’un être humain. Cela fait partie des points ayant retenu l’attention des visiteurs du jour. « Ce qui a particulièrement attiré mon attention, confie Théophile Sènou, premier vice-président du Conseil, ce sont les trônes d’apparat. La façon dont ils ont été conçus… Nous sommes fiers et nous remercions le chef de l’Etat, Patrice Talon qui a mené cette lutte pour que les œuvres nous soient restituées ». A l’image de ses collègues, le président du Conseil des sages de Porto-Novo, Karim da Silva, est aussi ému et impressionné. Il ne cache pas ses mots. « …C’est du jamais vu sur une terre africaine… C’est grandiloquent ! C’est sans commentaire !... », assure-t-il. « Que peut-on dire à part prier pour celui grâce à qui tout ceci a été possible ? », se demande le patriarche. Sa délégation est ainsi ressortie toute contente et fière. Culture 02 mars 2022