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Nouvelles

Assemblée générale élective: Dr Kamilou Ouaké, nouveau président de l’Ordre des médecins vétérinaires

L’ordre national des médecins vétérinaires du Bénin a tenu, samedi dernier, à Cotonou, deux évènements statutaires qui lui ont permis d’amorcer un « virage significatif vers le progrès ». Il s’agit de l’assemblée générale bilan qui consacre la fin de mandat de la septième mandature et l’assemblée générale élective qui a permis l’élection du bureau de la huitième mandature de l’Ordre.

Docteur Kamilou Ouaké est le nouveau président de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin (Onmvb). Il a été élu samedi dernier au terme d’une assemblée générale de l’Ordre, tenue à Cotonou. Après les tractations, c’est sur lui que les médecins vétérinaires ont jeté leur dévolu. Pourtant, les ambitions n’étaient pas des moindres. Ils étaient cinq candidats à manifester le vœu. Certains auraient jeté le tablier en cours de route, laissant dans le starting-block, trois prétendants qui, jusqu’à la fin de la cérémonie officielle d’ouverture, maintenaient leurs candidatures. Mais in fine, quand apparaitra la fumée blanche, c’est le nom de Docteur Kamilou Ouaké qui sera affiché au fronton de l’Ordre. Il prend ainsi la direction de l’Ordre des disciples de Claude Bourgelat au Bénin, pour la huitième mandature à la tête d’un bureau composé entre autres de Dr Pierrette Aomahou comme vice-présidente et Damien Michoagan comme secrétaire général. Son adjoint a nom Dr Abèkè Fagbohoun. La trésorerie de l’Ordre sera assurée par Dr Mireille Agassounon et Dr Adam Adenile (Adjoint). Dr. Magloire Gbessinon est le secrétaire à l’organisation.
A ce jour, 176 médecins vétérinaires dont 28 femmes sont inscrits à l’Ordre. 19 exercent dans l’administration publique. Une dizaine est dans l’enseignement supérieur et trois dans les forces armées. Dans des écoles et institutions internationales, des sociétés et des firmes à l’étranger, on en retrouve quelques-uns aussi. Mais ce positionnement est encore « insuffisant au regard des enjeux pour faire de l’élevage une filière de développement », a souligné à l’ouverture des travaux de l’assemblée générale, le président sortant de l’Ordre, Dr Ismaïl Gaël Ally. Il faut un « repositionnement de l’exercice vétérinaire aussi bien dans le privé que dans le public, faire progresser et connaitre la profession », suggère le président sortant de l’Ordre national des médecins vétérinaires du Bénin après deux mandats. Aussi, rappelle-t-il à ses confrères, les missions essentielles de l’ordre qui sont de veiller au maintien des principes de moralité, de probité et de dévouement indispensables à l’exercice de la médecine vétérinaire et à l’observance par tous ses membres des devoirs professionnels édités par le Code de déontologie vétérinaire.
« Vous êtes à un tournant décisif », rappelle aux médecins vétérinaires, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui. « La santé animale et les services associés constituent un bien public, ils doivent faire l’objet d’une attention particulière et d’un investissement durable », poursuit-il. L’ordre, en tant que partenaire clé de notre développement et de l’élevage, a besoin d’un renforcement du partenariat public-privé, souligne-t-il. Et, d’un ton plus apaisant, il annonce sous les ovations de ses vis-à-vis, la généralisation du mandat sanitaire vétérinaire. « Nous allons définir les réels contours qui permettent à chaque acteur d’en tirer profit », promet le ministre. Mais dans ces nouvelles résolutions, il faut surtout, selon lui, et à l’heure du renouvellement du bureau de l’ordre, « la démarche qualité indispensable ».
Il faut aussi mentionner que, profitant de cette cérémonie, l’Ordre des médecins vétérinaires a rendu hommage à un patriarche de la profession, le Dr Aliou Moustapha, 50 ans après la soutenance de sa thèse de doctorat.

Société 10 déc. 2018


Congrès constitutif du Bloc républicain: Comme deux frères jumeaux

Intervenant au nom de l’Union progressiste, le président Bruno Amoussou a indiqué qu’il éprouve quelques difficultés à s’adresser aux membres du Bloc républicain comme s’ils étaient des personnes extérieures au regroupement auquel il appartient.

Aussi, raconte-t-il avoir envoyé par mégarde un message à l’un d’entre eux, il y a quelques jours, pour venir assister à une des réunions de l’Union progressiste. « Parce que je n’arrivais pas encore à réaliser qu’il n’est pas de mon bloc », fait-il observer. «  C’est vous dire que nous sommes de la famille. Cette famille, nous l’avons construite facilement dans la lutte, notamment à l’Assemblée nationale. Nous nous sommes découverts là-bas et avions compris tout le plaisir, toute la fécondité qu’il y a à être ensemble », poursuit le président des progressistes. « Bientôt, nous allons circuler dans le pays. Chacun disant aux populations, je suis le meilleur, prenez-moi. Nous sommes disposés à faire en sorte que le Bénin choisisse les meilleurs. Ils sont parmi vous. Ils sont parmi nous et ailleurs. Ce ne sont pas ceux qui, lorsqu’il manque un puits, disent aux villageois qu’il a été creusé ailleurs », avertit le président.
S’adressant à ses collègues du Bloc républicain, Bruno Amoussou s’est voulu rassurant. « Nous sommes-là pour travailler et nous retrouver en toute amitié », explique-t-il. « Mais dans cette grande famille, vous autres du Bloc républicain, vous êtes nos frères jumeaux. Dans certaines cultures, lorsque les jumeaux naissent, ce n’est pas souvent celui qui sort le premier qui est le grand-frère, mais celui apparu en dernière position », avance-t-il. « Mais qu’est-ce que nous avons vu ? Nous avons vu un pays en doute et qui s’interroge. Et nous nous sommes dits, quand le grand-frère va venir, nous allons nous mettre ensemble pour bâtir le pays, établir la stabilité », a assuré Bruno Amoussou.

M.G.

Actualités 10 déc. 2018


Congrès constitutif du Bloc républicain: Pour un libéralisme empreint d’humanisme

Deuxième parti d’envergure nationale soutenant les actions du chef de l’Etat, Patrice Talon, le Bloc républicain a été porté sur les fonts baptismaux, samedi dernier à la place Bio Guerra de Parakou, au cours d’un congrès. A l’arrivée, un bureau de 59 membres a été installé. Il est dirigé par un présidium composé d’Abdoulaye Bio Tchané, Robert Gbian et Jean-Michel Abimbola.

Depuis l’historique Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990, jamais une réforme n’a suscité autant d’engouement, de travail, de sacrifice que celle du système partisan instauré par la loi numéro 2018 – 23 du 17 septembre 2018, portant Charte des partis politiques et la loi 2018-31, portant Code électoral en République du Bénin. Que de péripéties traversées, que d’écueils surmontés, que d’obstacles franchis afin que le Bloc républicain voit enfin le jour, samedi 8 décembre 2018 à Parakou. C’était au cours d’un congrès qui, pour les nombreux délégués venus de tous les départements, consacre la levée d’un jour nouveau, d’une aube nouvelle, l’écriture d’un nouveau chapitre de l’histoire politique du Bénin.
A cet effet, le président Abdoulaye Bio Tchané a tenu à saluer la clairvoyance du chef de l’Etat dont le leadership a été déterminant dans l’aboutissement du processus de réforme du système partisan, et de création du parti. « L’une des ambitions affichées par la réforme de notre système partisan est d’opérer une profonde transformation visant à rationaliser le nombre de partis politiques, à les consolider et à faciliter de ce fait une visibilité et une lecture de l’exercice du jeu démocratique », a-t-il justifié. C’est fort de cette compréhension, explique-t-il, qu’ils se sont donc évertués à trouver le meilleur moyen pour mutualiser leurs efforts, leurs forces et leurs arguments afin de se mettre ensemble pour créer des partis politiques plus grands, plus forts et largement représentatifs. Ainsi, le Bloc républicain, c’est 80 partis et une centaine de mouvements politiques. C’est 7 ministres du gouvernement, 27 députés, une trentaine de maires et plus de 5800 dossiers de membres fondateurs. Pour le congrès, près de 30 000 chaises ont été louées.

De l’orientation et des attributs

« Notre conception de Républicain est celle qui exalte la compétition, l’excellence et la juste rétribution de l’effort de chacun », explique le président Abdoulaye Bio Tchané. Adhérer au Bloc républicain, c’est, selon lui, faire le choix d’un régime politique de démocratie pluraliste respectant l’Etat de droit et les droits de la personne humaine. C’est contribuer à l’avènement d’un système économique de libre entreprise dans lequel l’Etat joue un rôle d’incitateur, de régulateur et de contrôleur. Il doit développer une économie organisée rationnellement, assainie grâce à la lutte contre la corruption et l’impunité, respectueuse de l’environnement et assurant un développement harmonieux et durable. A cela, il faudra ajouter la défense de la Patrie et la disponibilité à faire face à tous les défis qui se posent à la Nation.
« Tous ces principes se retrouvent dans notre logo qui présente sur fond vert, la carte du Bénin et un cheval blanc cabré, symbole de compétition, de détermination, de victoire et de prestige », a fait remarquer Abdoulaye Bio Tchané. Le Bloc républicain, soutient-il, est un parti résolument tourné vers l’avenir. Il prend toute la mesure des défis de notre temps qui s’imposent à nous.« Vous convenez avec moi que, qui parle de défis contemporains, parle de l’avenir de la jeunesse béninoise et de la nécessité de lui donner les moyens de prendre en main son destin, dans un monde de plus en plus globalisé et compétitif », insistera-t-il. « C’est un euphémisme que de dire que ces défis sont grands et les ambitions légitimes. Nous ne devons pas considérer le résultat de la création de notre parti comme une fin en soi. Bien au contraire, c’est le début d’une marche, aux côtés du chef de l’Etat », fera-t-il observer. L’objectif, insiste-t-il, c’est de nous donner enfin les moyens de mettre le politique au service du développement économique du pays. Il a la certitude que le Bloc républicain travaillera inlassablement afin de pouvoir, au soir des prochaines élections législatives, envoyer un message fort à tout le peuple béninois. Celui de la victoire sur la fatalité. A travers ses valeurs, principes et politique qu’il prône, le Bloc républicain entend donc redonner au Bénin, le niveau de développement et de croissance économique nécessaire pour permettre au peuple d’être épanoui, uni et prospère.

Des credos pour l’avenir

Par ailleurs, les congressistes se sont fixé un certain nombre de credos pour l’avenir. Il s’agit de l’engagement sans faille du Bloc républicain dans la Mouvance présidentielle et son soutien absolu à Patrice Talon et à son gouvernement. En ce qui concerne son engagement à la promotion de la jeunesse et des femmes, toutes les structures seront, autant que faire se peut, constituées de 30% au moins de jeunes, de 30% au moins de femmes. Il a également été convenu de la création d’une période transitoire, allant du présent Congrès constitutif au 1er Congrès ordinaire, au cours duquel, la composition des différentes structures du parti sera peaufinée et leurs membres élus. Le congrès a mandaté le bureau pour procéder au changement du nom du parti dès que possible. Pendant la même période de transition, le bureau politique aura également à définir de façon explicite les attributions et compétences de ses membres.
« En décidant de tenir le présent congrès, ici à Parakou, le Bloc républicain veut lancer dès sa création un message plein de symbole, celui de son ambition de promouvoir la cohésion et l’unité nationales », a averti le coordonnateur du Comité spécial préparatoire du congrès, Jean-Michel Abimbola. Avant lui, c’est le président opérationnel d’organisation, Charles Toko qui, posant son diagnostic par rapport au système partisan tel qu’il était jusque-là, a fustigé la réduction de la démocratie à ses aspects formels et l’affaiblissement du rôle des partis politiques. Il a également dénoncé la personnalisation et la gestion solitaire des partis politiques, ainsi que la généralisation du nomadisme politique et sa banalisation.
Enfin, les congressistes ont eu droit aux messages de soutien des partis amis. Le PRD et l’UDBN étaient représentés respectivement par le député Raphaël Akotègnon et Gildas Aïzannon. Le bloc de l’Union progressiste s’est aussi adressé à l’assistance par l’entremise de son président, Bruno Amoussou. Ce dernier avait à ses côtés les députés Marthurin Nago, Orden Alladatin, Idji Kolawolé et bien d’autres membres de son regroupement.

Le PRD préfère donner du temps au temps

Une forte délégation du PRD a pris part, samedi 8 décembre dernier à Parakou, au congrès constitutif du Bloc républicain. Elle était conduite par le député Raphaël Akotègnon. C’est avec enthousiasme qu’il a salué la naissance de ce regroupement et lui a souhaité une longue vie. A travers la constitution de ce bloc, il fait noter la manifestation tangible de la volonté que partage le PRD de voir simplifié l’échiquier politique, en regroupant les partis. « Cette vision portée par le président Patrice Talon est partagée par le PRD qui la prône depuis longtemps et qui y travaille à son rythme », a indiqué le député. Le PRD, a-t-il rappelé, aurait pu faire partie de ce bloc. Mais, ce sont les circonstances qui, selon lui, ne l’ont pas permis. « Elles ne sont pas immuables », s’empresse-t-il également de faire remarquer. « Donnons du temps au temps. Rien ne sert de courir. Il faut partir à point. Un jour viendra. Ce jour-là, on passera à l’acte », indique Raphaël Akotègnon. « Nous aurons vidé nos cœurs, comme on vide un grenier. Nous aurons jeté les vieilles querelles qui l’encombrent encore, les tristesses qui prennent trop de place. Nous aurons teint nos cœurs de couleurs vives, quand les années les auront ternis », citera-t-il en paraphrasant un auteur.
Raphaël Akotègnon a ensuite remercié les 27 députés membres du bloc qui ont aidé le président du PRD, Adrien Houngbédji, à mener à bien son troisième mandat de président de l’Assemblée nationale du Bénin.

M.G.

Actualités 10 déc. 2018


Approvisionnement de l’Afrique en énergie électrique : Le Side-Africa 2018 pour mieux gérer les risques
[caption id="attachment_31662" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille des participants[/caption]

Le Bénin organise, du 6 au 8 décembre 2018, le premier Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa). La rencontre qui réunit près de 300 participants vise à identifier les solutions pour une meilleure gestion des risques liés à l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût.

Assurer une meilleure sécurité de l’approvisionnement de l’énergie électrique à moindre coût à travers la gestion des risques. Telle est l’ambition que nourrit le Sommet international pour le développement de l’électricité en Afrique (Side-Africa) organisé par le gouvernement béninois. Il réunit des participants venus des pays d’Afrique et représentants des partenaires.
Ouvrant le bal des allocutions, Christian Adovèlandé, président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad), évoque les diverses initiatives prises par les pays africains et auxquelles son institution a apporté son appui budgétaire. Mais des difficultés jonchant le chemin ne devraient pas détourner de l’essentiel. Il penche pour le partenariat public-privé, les énergies renouvelables dont l’énergie solaire est la plus disponible, la moins chère. Dans cette perspective, il propose que les politiques prennent désormais en compte trois besoins: l’harmonisation du cadre réglementaire, l’accroissement des compétences techniques et la définition d’une vision d’orientation communautaire.
Pour Apollinaire Kissingui, secrétaire général du Système d’échanges énergétiques ouest-africain (Wapp), les ambitions qui sous-tendent le présent sommet sont en phase avec les objectifs et la vision de sa structure. Au nom du groupe des partenaires techniques et financiers intervenant dans le secteur de l’énergie au Bénin, Gabriel Dégbègni, coordonnateur de Millennium challenge Account II (Mca II) a attiré l’attention sur les facteurs de risques. Entre autres, il a mentionné l’inexistence de règlementation adéquate ou l’obsolescence des lois existantes, l’utilisation massive des combustibles fossiles polluants, les difficultés de résistance des équipements de production, de transport et de distribution, le changement climatique, la relativité des prix due à l’imprévision du marché, la mauvaise gouvernance des sociétés de distribution, la gestion inadéquate des ressources humaines disponibles. Selon lui, « ces facteurs de risques méritent une analyse approfondie ».
Quant à Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie du Bénin, il a noté que la situation énergétique des pays d’Afrique n’est pas une fatalité. Retraçant la situation de ces pays en matière d’énergie électrique, il a noté qu’avec 15% de la population mondiale, ils ne consomment que 3% de l’énergie produite sur la planète. « Pas étonnant donc que 2 Africains sur 3 n’aient pas accès à l’électricité!» relève-t-il. Pourtant, poursuit-il, le continent dispose de «puissants potentiels». Ainsi, il perçoit à travers Side-Africa une opportunité pour trouver « des réponses pertinentes et innovantes ».Celles-ci doivent concilier plusieurs solutions. Pour inverser la tendance, le ministre de l’Energie mise sur la mutualisation des expériences réussies et le développement des compétences.

Société 07 déc. 2018


Groupe de travail spécial sur le financement numérique: Le mérite d’Aurélie Adam Soulé salué par l’ONU

A l’initiative du secrétaire général de l’ONU, une équipe spéciale a été constituée, en vue de proposer les points d’ancrage stratégiques pour tirer avantage de la finance digitale au bénéfice des Objectifs de développement durable dont la réalisation préoccupe. Au nombre des six personnalités africaines retenues, la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou.

Au-delà des mérites d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou dont le management pour l’essor de l’économie numérique au Bénin et au sein de la Francophonie est ainsi salué, c’est le Bénin qui est honoré à travers sa personne. Le mérite de notre compatriote est d’autant plus grand, qu’à l’exclusion de ses qualités techniques, elle est la seule ‘’politique’’, ès qualité ministre, du pool d’experts nommés au sein de l’équipe spéciale sur le financement numérique par Antonio Guterres, secrétaire général des Nations Unies.
Avec un mandat de 10 mois, le Groupe de travail spécial lancé le 29 novembre dernier, qui tiendra sa première réunion en janvier 2019 à Davos en Suisse, a pour mission de permettre au niveau systémique de tirer avantage de la finance digitale. Autrement dit, ce groupe de travail va identifier, explorer les possibilités de mobilisation de financement pour la réalisation des Objectifs de développement durable, à partir des potentialités dont recèle la finance digitale. Avant de rendre son rapport intermédiaire assorti de recommandations en septembre 2019, ledit groupe spécial fera diverses consultations, avec des institutions et des structures de la sphère privée comme publique. Il est coprésidé par Maria Ramos, directrice exécutive du Groupe Absa et Achim Steiner, administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

Mérite

Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Aurélie Adam Soulé Zoumarou en est un exemple. Mais elle s’avère aussi un esprit bien forgé. Car, professionnelle des télécommunications, nommée ministre à 35 ans, la plus jeune de l’équipe gouvernementale du président Patrice Talon, elle a su faire prospérer, méthodiquement, son cahier de charges, dont l’économie numérique, item nouveau, est au cœur des enjeux de la gouvernance actuelle. Preuve que dans son casting pour dénicher les perles qui devront constituer son équipe gouvernementale, le président Patrice Talon ne s’est pas trompé. Son choix de cette diplômée de Télécom sud Paris, et qui revendique un certificat en gestion des politiques publiques et en leadership de l’école Maxwell, est selon toute évidence, avisé. Aurélie Adam Soulé Zoumarou n’a pas moins capitalisé ses acquis d’ancienne sociétaire de la GSMA, association de 800 opérateurs et constructeurs de téléphonie mobile à travers 220 pays du monde, ainsi que SFR France et de l’Arcep-Bénin…A son tableau de chasse déjà, entre autres, la présidence du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique, et la nomination au présent Groupe de travail.

Actualités 07 déc. 2018


Kersti Kaljulaid, présidente de l’Estonie: « Le Bénin a fait des demandes concrètes… et nous avons répondu favorablement »

Développement du numérique, coopération entre le Bénin et l’Estonie, apport des entreprises et cadres estoniens à la concrétisation des ambitions du Bénin et au contenu du Programme d’actions du gouvernement…. C’est ce qui ressort de cette interview exclusive avec la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid.

La Nation : Madame la présidente, quels sont les grands axes de la coopération entre l’Estonie et le Bénin ?

Présidente Kersti Kaljulaid : Nous avons beaucoup d’entreprises qui offrent, par exemple, des services dans le développement du numérique. Nous travaillons avec des pays du Golfe, de l’Europe. On a beaucoup d’entreprises aussi qui développent des services qui sont faits pour vous, pour votre système et nous cherchons partout des possibilités de développer nos compétences. Nous sommes là actuellement avec des entrepreneurs. Il y en a aussi d’autres qui peuvent venir développer quelque chose au Bénin et élargir leurs capacités dans les pays voisins. Parce que vous avez déjà des liens forts entre les pays de la sous-région, une libre circulation.
Nous trouvons que le fait de venir investir ou s’installer ici offre des possibilités d’opérer des choix plus grands. Nous avons dans le secteur toutes les compétences dont on peut avoir besoin et nous pouvons les mettre à votre disposition pour développer des services. Donc, on peut même dire qu’il y a une demande si forte des prestations de nos entreprises. Le tout ne suffit pas de vouloir le numérique. Il faut en plus avoir des besoins spécifiques et les formuler clairement comme c’est le cas actuellement pour le Bénin où l’on veut numériser les services administratifs, surveiller les frontières avec une haute technologie. J’ai observé que le Bénin est assez précis dans ses demandes et on identifie clairement les besoins qui sont les vôtres.

Que gagne concrètement votre pays à coopérer avec le Bénin ?

L’Estonie fait aujourd’hui partie de l’Union européenne qui fait des efforts pour aider les pays d’Afrique à se développer. Nous cherchons ensemble des solutions de longue durée pour des questions migratoires et de développement en Afrique. Nous ne sommes pas un grand pays comme la France ou l’Angleterre qui peuvent dépenser énormément. Donc, il faut arrimer notre aide ou notre apport à la taille et aux possibilités de notre pays et c’est dans le numérique que nous sommes forts. Votre pays a fait des demandes concrètes en notre direction pour bénéficier de notre expertise dans ce domaine et nous avons répondu favorablement. Même pour les pays européens, nous apportons de l’aide dans ce domaine.

C’est la première fois que vous séjournez officiellement en Afrique, et au Bénin. Vous avez rencontré des jeunes au travail. Quelle a été votre appréciation ?

Le secteur public béninois ressemble à celui de l’Estonie, il y a 20 ans quand on y lançait le numérique alors que, dans le privé, on exploitait déjà toutes les possibilités du monde technologique qui existent pour créer les services en ligne. Ce qu’il faut faire, c’est de soutenir davantage ces jeunes. J’ai aussi observé que la ministre de l’Economie numérique de votre pays maîtrise bien son secteur et connaît les acteurs majeurs. Elle sait qui fait quoi. J’ai aussi observé une similarité avec l’Estonie. Ce qui m’a aussi impressionnée, c’est qu’il y a beaucoup de filles qui interviennent au niveau des start-up. Les filles de ce pays se sentent libres de développer leurs ambitions et de se former. J’ai vu, par exemple, une classe de filles qui ont étudié le numérique et qui ont toutes le Baccalauréat. C’est déjà quelque chose et c’est bien de valoriser ainsi les femmes. Je sais que c’est encore difficile d’accéder à l’école, surtout pour celles qui habitent les zones rurales.
S’il y a des programmes d’école numérique, une bonne connexion internet, cela peut changer très rapidement. Le numérique regorge d’opportunités et cela donne beaucoup de facilités en termes de développement. J’ai compris qu’il y a beaucoup de réformes qui sont entreprises au même moment au Bénin, et il est difficile pour les citoyens de comprendre. C’était le cas en Estonie dans les années 90. L’Etat a fait beaucoup de réformes et tous les citoyens criaient parce qu’ils disaient ne pas en ressentir les effets. Mais finalement, les choses se sont arrangées. On a commencé avec un salaire moyen de 30 Euros et aujourd’hui, nous sommes à 1300 Euros comme salaire moyen. Cela n’a pas été facile, mais nous y sommes arrivés. Donc, s’il y a une libre discussion entre les citoyens et les dirigeants et une libre circulation des idées, un partenariat entre les secteurs public et privé, un mouvement économique qui embrasse tous les capitaux qui entrent le pays, on peut espérer.

Madame la présidente, sur votre parcours, rien ne vous prédestinait à une fonction présidentielle. Comment en êtes-vous arrivée là ?

J’avais 20 ans, quand l’Estonie a accédé à son indépendance après un moment d’occupation soviétique et, en ce moment, j’étais encore étudiante à l’université de Tartu, une université qui, chez nous, est comptée parmi les meilleures. J’en suis sortie avec un diplôme d’ingénieur génétique. Au moment de l’indépendance, les salaires étaient si bons qu’en sortant de l’université, je n’aurais pas pu faire quelque chose d’autre que de travailler. J’avais deux enfants déjà et je pouvais travailler dans le secteur privé. Et après cela, j’ai travaillé avec notre Premier ministre. Comme c’est la pratique en Estonie, tout le monde passe par le secteur privé, puis le secteur public et après, on retourne au secteur privé. Je suis revenue dans le secteur privé et j’ai travaillé en tant que directrice d’une entreprise spécialisée dans l’électricité et le chauffage métallique avec près de deux millions de personnes comme clients. Après, mon pays m’a envoyée travailler à la Cour des comptes européenne parce que le pays est membre de l’Union européenne depuis 2004. Après 12 ans dans cette fonction, notre Parlement a décidé que je sois la présidente de ce pays.

Actualités 07 déc. 2018


Visite à Cotonou de la présidente Kersti Kaljulaid: L’Estonie prête à accompagner le Bénin

La présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, était à la présidence de la République, hier mercredi 5 décembre, dans le cadre de son séjour au Bénin. Point culminant de cette visite, la séance de travail avec le chef de l’Etat et les délégations béninoises s’est soldée par une conférence de presse au cours de laquelle l’hôte du président Patrice Talon a dit tout le bien qu’elle pense du Bénin et de ses ambitions, notamment en ce qui concerne le numérique.

Tête à tête avec le président de la République, Patrice Talon, signature d’un mémorandum d’entente relatif aux consultations politiques entre les ministères des Affaires étrangères du Bénin et de l’Estonie, rencontre bilatérale entre les délégations des deux pays… L’ordre du jour du séjour au Bénin de la présidente estonienne Kersti Kaljulaid a été exécuté avec minutie ce mercredi au palais de la Marina. Mais avant, le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui reçoit à Cotonou celle qui avait eu le privilège de l’accueillir deux ans plus tôt à Tallinn, a veillé à la célébrer à la hauteur de sa personnalité. Tous les honneurs dus à son rang lui ont été rendus.
Entrés tous souriants dans la pièce dédiée à leur conférence de presse conjointe, les présidents Patrice Talon et Kersti Kaljulaid n’y sont pas allés du dos de la cuillère pour expliquer ce que les deux pays espèrent réciproquement l’un de l’autre. Dans ce contrat synallagmatique, les deux partenaires croient l’un en l’autre. Le communiqué conjoint issu des rencontres en amont, dont lecture a été donnée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, prouve à suffisance que l’envol pour une belle coopération est pris. Les deux pays ont ainsi décidé de « la mise en œuvre des dispositions des memoranda d’entente signés pour la réalisation du programme du numérique au Bénin». Aussi, ont-ils voulu, dans les domaines technologique, scientifique et culturel, promouvoir des échanges économiques et commerciaux, faciliter l’implantation de sociétés estoniennes au Bénin, grâce à l’amélioration du climat des affaires et conclure de partenariats d’affaires pour la réalisation de projets numériques identifiés dans le but d’offrir aux citoyens des services publics coopératifs et sécurisés. Les deux chefs d’Etat ont aussi coprésidé une rencontre bilatérale de travail entre les deux délégations sur les possibilités de diversifier la coopération dans les domaines d’intérêt commun, précise le communiqué conjoint.

L’Estonie, un partenaire disponible!

« Cela peut étonner que dès mon arrivée dans la fonction, nous soyons allés en Estonie pour une visite de travail. L’Estonie n’est pas connue comme une puissance économique et une puissance militaire vers laquelle on court. Donc, on peut se demander ce qui explique ce dévolu du Bénin ». Au cours de la conférence de presse animée au terme de cette visite, le président Patrice Talon, répondant aux préoccupations des journalistes, a expliqué les raisons qui poussent le Bénin vers l’Estonie. « Je cherche avec abnégation et passion, l’expertise partout où elle se trouve, et l’Estonie est un pays qui suscite l’admiration en matière de numérique. Aujourd’hui, c’est un champion au plan universel. C’est un pays qui est parti de rien pour devenir leader en matière de numérique aussi bien dans le public que dans le privé. Les échanges et les services sont dématérialisés à un niveau le plus souhaitable possible », détaille-t-il. Ce palmarès plait bien au Bénin qui se propose de développer des services en ligne efficaces, la sécurité des échanges et l’efficacité de l’administration par le biais du numérique.
« Nous avons observé les pays à taille convenable, capables de répondre à nos besoins de coopération et nous avons vu que l’Estonie nous offrait cette opportunité. Donc, c’est une relation intéressée et il n’y a pas de honte à le dire. Les pays n’ont que des intérêts et le Bénin a grand intérêt à développer avec l’Estonie une coopération active et dynamique, susceptible de nous profiter. Nous avons trouvé auprès des autorités estoniennes cette disponibilité à nous accompagner, de sorte qu’en moins de deux ans, nos pays ont échangé beaucoup de missions », précise le président Patrice Talon.
Entre le Bénin et l’Estonie, «il y a une coopération assez dynamique en place », salue la présidente Kersti Kaljulaid. Les ambitions du Bénin dans le secteur du numérique, elle y croit aussi. « Vous pouvez voler loin et haut rapidement », lâche la présidente estonienne au terme de sa conférence de presse.

« Vous pouvez voler loin et haut rapidement »

Tous les ingrédients pour y parvenir y sont pour peu qu’on y croit et qu’on y travaille, assure-t-elle. Sur le chantier de la gouvernance numérique, son pays est prêt à appuyer et partager son expérience avec le Bénin. Pour elle, « l’investissement privé est le facteur permettant de manière durable le développement ». Au terme de cette visite et des engagements réciproques, une entreprise estonienne va signer un accord avec le Bénin et deux autres sont en attente de signature des contrats de coopération, révèle-t-elle. Evoquant l’expérience de son pays en la matière, elle a soutenu que l’Estonie a dématérialisé et numérisé tout son service public et a ainsi réussi à sauver des montagnes de papiers. « Il faut continuer à travailler et chercher le modèle approprié », suggère-t-elle.
D’autres sujets en lien avec la gouvernance dans son pays et sa position sur certains faits majeurs ont été également abordés au cours de cette conférence de presse. « Pour sauver le monde, il faut le développement des planètes vertes », laisse-t-elle entendre. Pour ce qui est de la question de la migration, la position de son pays est claire. «La migration, c’est un problème, mais aussi une opportunité. L’Estonie a vu aussi beaucoup de ses habitants partir. Nous sommes beaucoup moins un pays de destination. Quand ceux qui partaient ont observé une grande croissance dans le pays, ils ont compris qu’il y avait de l’espoir », dit-elle, en souriant. La présidente Kersti Kaljulaid a particulièrement apprécié le soutien que le Bénin apportera à son pays, candidat pour un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations-Unies.
Les opportunités avec ce pays plaisent bien au président de la République. « Partout où nous avons l’occasion de faire la promotion du Bénin pour attirer des investissements et pour que les gens viennent créer de l’activité économique (petite, moyenne, grande), nous n’hésiterons pas. Cela fera que nous aurons un environnement économique dynamique… L’aide au développement a montré ses limites. Aujourd’hui, tous les pays du monde ont leurs difficultés malgré leur puissance », conclut-il.
Le Bénin espère de ce pays d’Europe du Nord beaucoup en termes de coopération et d’apports pour concrétiser les ambitions et le contenu du Programme d’actions du gouvernement.

Actualités 06 déc. 2018


Violences faites aux hommes : Le Regard du socio-anthropologue
[caption id="attachment_31645" align="alignnone" width="1024"]Florent Maroya[/caption]

Les violences dans les foyers ne concernent pas que les femmes. Nombreux sont ces hommes qui, en silence, subissent des agressions verbales, physiques et psychologiques de la part de leurs épouses. Sur la question, Florent Maroya, socio-anthropologue, chargé des études, de recherche et de formation à l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant du ministère des Affaires sociales et de la microfinance, se prononce.

La Nation : On entend souvent parler de violences faites aux femmes, mais personne ne veut se préoccuper de celles dont sont victimes les hommes. Que pensez-vous de cet état de choses ?

Florent Maroya : L’on doit d’abord partir de la notion de violence. La violence, telle que le mot l’indique, fait appel à une force. Dans notre société, c’est la femme qui est indiquée, comme l’être de sexe faible et l’homme, le sexe supérieur, et cela se transmet de génération en génération. On ne parle pas de violences faites aux hommes parce que l’on se dit que ça ne parait pas trop ordinaire de savoir qu’un homme a été violenté. Il y a quand même plein d’hommes qui subissent des violences morales, psychologiques de la part de leurs épouses. C’est juste une question d’orgueil que de se présenter comme homme battu. Imaginez un homme qui se fait taper par sa femme et qui va dans un centre de police pour dire qu’il est violenté. Généralement, ou à tort, c’est que ceux qui le reçoivent ont tendance à se moquer de lui. Ils vont même jusqu’à dire qu’il n’est pas un garçon. Lorsque vous avez votre petit garçon qui se fait taper par une fille qui est plus âgée ou non que lui et qu’il se met à pleurer, on lui dit d’aller se défendre. À partir de là, le petit garçon, dans sa tête, se dit qu’en tant que garçon, il ne doit pas se laisser taper par une femme.
Les violences que les hommes subissent sont de plusieurs ordres. Nous avons les violences physiques. Il s’agit là, des coups et blessures volontaires. On a des femmes qui vont jusqu’à verser de l’eau chaude ou de l’acide sur leurs maris ou carrément prennent des objets tranchants pour les blesser. En dehors de ça, nous avons les violences psychologiques dont les questions de négligence. Un mari qui vient à la maison et qui n’arrive pas à assurer son autorité subit quelques fois des violences psychologiques.

Quelles sont les causes de ces ces types de violences ?

Lorsque je prends un couple régulièrement constitué, l’une des causes pourrait être des questions d’incompréhension dans le couple. Les questions de manque de confiance envers son mari, de soupçon permanent et d’irresponsabilité de certains hommes, l’incapacité des hommes à assurer leur rôle de père pourraient justifier le phénomène. On a également les pertes d’emplois de certains hommes. Lorsque l’homme n’a pas d’emploi, il n’a pas l’autorité qu’il faut. Quand la femme va se débrouiller et apporte le minimum qu’il faut pour la maison, dès fois, elle en a marre. Malheureusement, l’orgueil de l’homme ne lui permet pas de supporter cela. L’autre cause pourrait être l’incompatibilité d’humeur au sein du couple. Nous avons aussi les paternités contestées. Aujourd’hui, il est de plus en plus constaté qu’à un âge donné, une mère avoue à son mari que tel enfant n’est pas le sien. On a également la paternité imposée où parfois, des femmes qui tombent enceinte et sur la base de certaines considérations, arrivent à imposer la grossesse à autrui.
Au niveau du ministère en charge des Affaires sociales, à travers la direction de la promotion de la femme et du genre, nous avons des rapports des services d’écoute. Ces services d’écoute étant des unités de centres de promotion sociale, œuvrent quotidiennement pour la lutte contre les violences basées sur le genre. En 2015, nous avons eu 11 893 cas de violences basées sur le genre enregistrées dans les centres de promotion sociale. En 2016, ce chiffre a légèrement monté et nous sommes aujourd’hui à 13278 cas de violences basées sur le genre enregistrées. Sur ces 13 278 cas enregistrés en 2016, nous avons un total de 2265 cas qui sont des hommes victimes de violences soit 17,06%. Nous avons 441 cas qui sont des garçons victimes de violences. C’est dire que les questions de violences faites aux hommes sont effectivement avérées.

Quelles solutions apportez-vous à ces hommes qui viennent se plaindre auprès de vos structures ?

Nous avons plusieurs ministères qui interviennent aujourd’hui en matière de violences basées sur le genre. On a le ministère des Affaires sociales et de la Micro-finance. Nous travaillons en synergie avec d’autres ministères sectoriels au nombre desquels, le ministère de la Santé, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique à travers la police républicaine. Nous avons le ministère de la Justice à travers les tribunaux. Lorsque la victime arrive, il faut forcément l’écouter, la rassurer et l’orienter. Nous, nous sommes dans la phase préventive, la sensibilisation, et de prise en charge psycho-sociale.

Existe-t-il des lois qui protègent ces hommes victimes de violences conjugales ?

Malheureusement, l’une des limites est que nous n’avons pas de lois qui protègent les hommes. La seule loi qui existe est la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et filles en République du Bénin. Comme cela se dit, c’est un document qui punit les auteurs de violences faites aux femmes et aux filles. C’est mal à entendre qu’un homme a été violenté. Mais ces hommes sont là, ils se taisent et subissent justement à cause du poids de la société, à cause des considérations socio-culturelles, et à cause de l’orgueil masculin.

Quel appel avez-vous à lancer au législateur ?

Avant de lancer un appel, il faut déjà partir des conséquences que les violences à l’égard des hommes peuvent engendrer. Lorsque vous prenez un homme qui est victime de violence, il se retire et n’a plus l’estime de lui-même. Son rendement socio-professionnel n’est plus le même. Cela a un impact terrible sur sa considération sociale. Il n’est pas rare de voir des hommes se suicider en fonction de la nature de la violence. Au-delà de la victime première, c’est qu’il y a des victimes secondaires que sont les enfants. Un enfant qui nait est soumis a priori à trois niveaux d’éducation. Nous avons l’éducation de la rue, l’éducation de l’école et l’éducation des parents. Les parents se doivent d’être une référence pour les enfants. Lorsque ce premier niveau d’éducation est raté, l’on a du mal à récupérer les enfants. C’est eux qui deviennent des délinquants de la société. On a également les conséquences sur le rendement scolaire de ces enfants. Et parfois même, l’on assiste à la dislocation des familles, ce qui n’est pas souhaité. Si je pars de toutes ces conséquences, je demanderai au législateur de penser également à une loi qui punit les violences faites aux hommes. C’est un vide que le législateur pourrait nous aider à combler.

Société 05 déc. 2018


2e appel à projets de la Facilité d’énergie propre hors-réseau : Les potentiels soumissionnaires s’informent des modalités d’éligibilité
[caption id="attachment_31642" align="alignnone" width="1024"]Permettre aux responsables d’organisations et d’institutions de s’imprégner des objectifs[/caption]

 

Dans le cadre de la composante « Facilité énergie propre hors-réseau (Ocef) » du programme Mca-Bénin II, sera bientôt lancé un deuxième appel à propositions de projets. Des potentiels soumissionnaires ont été informés, à la faveur d’un atelier tenu ce mardi 4 décembre à Cotonou, des modalités et critères d’éligibilité à ce fonds du projet « Accès à l’électricité hors-réseau ».

Dans les prochains jours, le programme du Millennium Challenge Account– Bénin II (Mca-Bénin II) lancera un deuxième appel à propositions de projets pour la Facilité énergie propre hors-réseau (Ocef), suite au premier qui s’est déroulé du 22 février au 22 mai derniers. Huit projets avaient été retenus et deux mis en réserve sur une quarantaine de soumissionnaires. La signature du premier accord de cofinancement est prévue pour le premier trimestre 2019. Au moins, 20 millions de dollars seront mis sur la table pour booster le secteur des énergies renouvelables et permettre à la population béninoise encore sans électricité de sortir du noir, laisse entendre le directeur résident du Millenium Challenge Corporation (Mcc), Christopher Broughton.

Afin de permettre aux responsables d’organisations et d’institutions, potentiels soumissionnaires, de s’imprégner des objectifs, priorités, critères et procédures de sélection, l’équipe de coordination du programme a initié une rencontre d’information, d’échanges et de partenariat des parties prenantes qui s’est tenue hier à Cotonou.
L’Ocef est « un fonds à frais partagés d’un montant total de 32 millions de dollars US pour le cofinancement de projets bancables d’énergie hors-réseau et d’efficacité énergétique dans quatre principaux domaines ou fenêtres, notamment l’Energie pour les infrastructures publiques essentielles, les mini-réseaux électriques, les systèmes solaires à usage individuel ou communautaire et les mesures d’efficacité énergétique ». Ce projet de cinq ans (2017-2022) est en cohérence avec la stratégie nationale d’amélioration de la couverture énergétique du Bénin. Si le premier appel à projets n’avait pas pris en compte la fenêtre « Production et distribution décentralisée d’énergie », tous les quatre volets sont, cette fois-ci, concernés, suite à l’adoption par le gouvernement de la politique et de la stratégie nationale d’électrification hors-réseau et des outils de mise en œuvre de cette politique à savoir le plan directeur et le plan réglementaire y afférents. Le coordonnateur du Mca-Bénin II, Gabriel Dégbègni s’en réjouit et salue la prise du décret n°2018-415 du 12 septembre 2018 portant règlementation de l’électrification hors-réseau en République du Bénin.

Eligibilité

Le deuxième appel à projets de l’Ocef servira d’initiative pilote pour l’opérationnalisation du nouveau cadre qui régit désormais l’électrification hors-réseau au Bénin. C’est donc une « grande opportunité » à saisir, indique le coordonnateur de Mca-Bénin II, invitant les soumissionnaires potentiels à mutualiser leurs complémentarités. Gabriel Dégbègni les a exhortés à nouer en conséquence des partenariats gagnants-gagnants en vue de proposer des projets novateurs et porteurs, susceptibles de répondre efficacement à la demande en énergie électrique des concitoyens.
Le chef d’équipe de l’Ocef, Robert Van Der Plas, insiste sur les caractères rentable (taux de rentabilité économique supérieur à 10 %), viable et durable (15 ans et plus) des projets à soumettre avec des plans d’affaires, financier précis prenant en compte la protection de l’environnement, le genre, l’inclusion sociale, la santé et la sécurité. Les projets non conformes aux objectifs du Mca-Bénin II et des projets pilotes de recherche ne sont pas éligibles, ajoute-t-il.
Le cofinancement de l’Ocef prend en charge entre 25 et 75% des investissements éligibles selon le plan d’affaires. Les montants d’appui varient de 100 000 à 5 millions de dollars US selon les fenêtres.
La durée de mise en œuvre des projets à soumettre ne peut pas excéder 24 mois. Le soumissionnaire doit être une personne morale : une organisation, une collectivité locale décentralisée, une Ong, une entreprise privée béninoise ou étrangère, mais avec des opérations ou l’intention d’établir des opérations au Bénin, indique, pour sa part, Dario Cesareo, gestionnaire des subventions de l’Ocef. Les personnes physiques, les partis et groupes politiques sont exclus. Une structure ne peut soumettre qu’une seule demande par volet du Fonds .

Société 05 déc. 2018


Tournoi de basket-ball « Coupes de la relève » : Belle entame pour Montaigne
[caption id="attachment_31640" align="alignnone" width="1024"]Montaigne chez les U18 a réussi son entrée dans le tournoi[/caption]

Le tournoi de basket-ball dénommé « Coupes de la relève » a démarré le samedi 1er décembre dernier à Cotonou et à Natitingou. A Cotonou, Montaigne a réussi ses sorties en remportant ses matchs dans la catégorie des garçons U 18 et chez les filles U14 tandis qu’à Natitingou, Lions Basket-ball club, champion en titre a confirmé sa suprématie en match d’ouverture du tournoi.

Dans le cadre du tournoi de basket-ball « Coupes de la relève », les jeunes basketteurs de 12 ans et moins (U12), de 14 ans et moins (U14) et de 18 ans et moins (U18) de Cotonou et ceux de 16 ans et moins (U16) de Natitingou, des clubs civils ainsi que les associations sportives scolaires des écoles publiques et privées étaient sur les parquets ce samedi 1er décembre. Au nombre des trois rencontres jouées à Cotonou, dans la catégorie U18, le Collège catholique Père Aupiais (Ccpa) a été battu, chez les garçons par l’école turque Ufuk (22-40) alors que l’Ecole français d’enseignement Montaigne (Efem) s’est débarrassée du Complexe scolaire Houphouët-Boigny (12-59). Dans la catégorie des U14, chez les filles, l’Ecole française d’enseignement Montaigne (Efem) a dominé (12-04), l’école turque Ufuk.
A Natitingou, six équipes féminines et trois masculines étaient au rendez-vous. Pour le compte de la première journée, Lions Basket-ball club, champion en titre, chez les garçons, s’est débarrassé d’Ata Sport (36-06) tandis que chez les filles, le Lycée des jeunes filles, champion en titre, s’est imposé (49-04) à Tegas. L’équipe féminine de Lions s’est débarrassée également d’Ata Sport (32-17). La compétition va se poursuivre ce mercredi à Natitingou avec quatre affiches. La deuxième journée est prévue pour le samedi prochain à Cotonou.

Sports 05 déc. 2018


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