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Nouvelles

Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense : La 1re promotion de master II reçoit son parchemin
La première promotion de Master II professionnel en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’ est en fin de formation. Désormais appelés à mettre à la disposition des autorités militaires et civiles, des réflexions stratégiques adaptées pour une meilleure prise de décision, les impétrants ont reçu, mardi 15 février dernier, leur parchemin. Après les étapes des cours, des examens et des soutenances, les lauréats de la 1re promotion de master II professionnel en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’ ont reçu, mardi 15 février dernier, leur attestation de fin de formation. Une vingtaine au total, ils proviennent de plusieurs pays dont le Bénin, le Congo, le Niger et le Sénégal et sont issus d’entités militaires et civiles. Outre les cadres civils, cette première promotion compte plusieurs officiers généraux et supérieurs brevetés, tous nantis de leur diplôme d’école de guerre, parchemin militaire le plus élevé. Fruit du partenariat entre l’Université de Parakou et l’Ecole nationale supérieure des armées avec le soutien de la Fondation Konrad Adenauer, le master en Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense est une formation d’excellence destinée à transmettre des connaissances pointues et des capacités d’analyse élevées aux auditeurs dans les domaines des études stratégiques et de sécurité. Libertie Fantodji, lieutenant de vaisseau et porte-parole des récipiendaires n’a pas manqué de remercier les autorités à divers niveaux ayant contribué à la réussite de la formation. Elle a promis de mettre en application les notions reçues tout en continuant à s’informer et à se former dans différents domaines. Elle espère que cette formation soit perpétuée pour qu’à l’avenir, de nombreuses professions en bénéficient pour faire de l’Ecole nationale supérieure des armées, un creuset de réflexion de militaires et de civils désireux de comprendre les grands enjeux stratégiques et de les prendre en compte dans leurs actions. Nassirou Arifari Bako, enseignant en ‘’Etudes stratégiques, sécurité et politique de défense’’, souligne que cette cérémonie de remise de diplôme représente un moment important qui consacre l’ensemble des efforts fournis par tous, tout au long de l’année académique 2020-2021. Elle représente aussi, ajoute-t-il, une étape vers l’avenir qu’il espère meilleur pour tous. L’enseignant rappelle que dans le contexte sécuritaire national et régional désormais, il est important d’être plus que jamais exigeant dans la formation des personnels de défense et de sécurité et même vis-à-vis des responsables politiques et administratifs à divers niveaux de responsabilité afin que tout le monde ait une claire idée des menaces susceptibles de porter atteinte à la sécurité nationale afin de prévoir, d’anticiper et de mettre en œuvre des réponses cohérentes et durables face aux nombreuses menaces. A sa suite, Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre d’Etat, chargé de l’Economie et des Finances note qu’il est important que la transversalité des études stratégiques et des enjeux de sécurité nationale suscite un large intérêt pour cette formation au-delà des ministères en charge de la Défense et de l’Intérieur. C’est pourquoi, indique-t-il, les cadres du ministère de l’Economie et des Finances seront aussi encouragés à suivre l’intégralité de la formation ou certains modules à titre d’auditeurs libres dans l’intérêt du pays. Au nom du ministre d’Etat, Romuald Wadagni, il félicite les lauréats pour le parcours accompli malgré leurs responsabilités. Actualités 17 févr. 2022


Gouvernance locale : Malanville tient enfin son budget primitif exercice 2022
Au cours de leur cinquième session extraordinaire au titre de l’année 2022, mardi 15 février dernier, à la salle de délibération de la mairie, les conseillers communaux de Malanville ont, à leur unanimité, procédé au vote du budget primitif exercice 2022 de leur commune. C’est après plus de quatre mois de crise. Il est équilibré en recettes et dépenses à 1 416 703 200 F Cfa. Après plusieurs blocages au cours des sessions précédentes, le budget primitif exercice 2022 pour le fonctionnement normal de l’administration communale de Malanville est devenu réalité depuis mardi 15 février. Equilibré en recettes et dépenses à 1 416 703 200 F Cfa, il a été voté à l’unanimité des membres du conseil communal réunis à l’occasion de leur cinquième session extraordinaire au titre de l’année 2022, à la salle de délibération de la mairie. Ainsi, la commune de Malanville est revenue de très loin. Elle va désormais se passer du vote des douzièmes provisoires. Son maire, Guidami Gado et ses populations peuvent également pousser un ouf de soulagement. A cette session qui a pris fin ce mercredi 16 février, il y avait 24 conseillers présents sur les 29 que compte le conseil. Cinq ont délivré des procurations. A l’ordre du jour, il y a 17 points inscrits. Il s’agit entre autres, de la présentation et de l’adoption du point d’exécution du budget communal 2021, de la présentation et de l’adoption du point de mise en œuvre du plan annuel de travail et du plan annuel d’investissement exercice 2021, de la présentation et de l’adoption du plan annuel de travail et du plan annuel d’investissement exercice 2022 de la commune. Les conseillers auront également à adopter les montants des indemnités et avantages alloués aux élus, au personnel de la mairie et aux services déconcentrés de l’Etat en exercice dans la commune, les montants des frais de mission à l’intérieur du pays aux élus et personnel de la mairie et les frais d’entretien. La présentation et l’adoption du rapport de la Commission des affaires économiques et financières, la présentation et l’adoption du projet de budget annexe de Ragemim, l’autorisation de la signature d’une convention de gestion de la gare routière entre la mairie et les syndicats de l’auto-gare de Malanville, la fixation des indemnités allouées au comptable des matières, au régisseur des recettes, au régisseur d’avance de la Mairie et de Ragemim, la fixation des taux d’amende, l’autorisation de la réduction des coûts de location des magasins au marché international de Malanville, l’attribution des domaines au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique pour abriter les commissariats d’arrondissement à Madecali, Garou, Toumboutou et Guéné n’ont pas été occultées. Il en est de même pour l’autorisation de la mise en œuvre du projet de promotion de l’aquaculture durable et de la compétitivité des chaînes de valeurs de la pêche (Promac) par le ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche dans la commune, puis la mise à disposition de domaine du ministère de l’Agriculture pour la construction d’un embarcadère à Money, dans l’arrondissement de Malanville. A l’occasion, le maire Guidami Gado a remercié les membres de son conseil communal pour l’esprit d’ouverture dont ils ont fait preuve, en privilégiant les intérêts de la commune. « La vérité finit toujours par triompher et les esprits qui, entretemps, s’étaient surchauffés, avaient tout mis sur le dos de la politique. Evidemment, cette situation a créé beaucoup de préjudices inutiles à notre commune », a fait observer le maire. Le vote du budget, assure-t-il, va permettre à Malanville de poursuivre ses actions de développement. C’est donc pour le bonheur des filles et fils de cette commune que le calme est revenu au sein du conseil communal. Société 17 févr. 2022


Opérationnalisation du Plan d’investissement extérieur au Bénin : Les résultats préliminaires de l’étude présentés
  Le Bénin veut profiter des opportunités qu’offre le Plan d’investissement extérieur (Pie) de l’Union européenne (Ue). Lors d’un atelier organisé, mardi 15 février, à Cotonou, les parties prenantes ont échangé sur les conclusions préliminaires de l’étude menée pour l’opérationnalisation dudit Plan. Le partenariat entre le Bénin et l’Union européenne (Ue) ces dernières années, a ouvert la voie à la mobilisation de plusieurs instruments financiers auprès d’institutions européennes afin de soutenir le Programme d’action du gouvernement. Au nombre de ces instruments figure le Plan d’investissement extérieur (Pie) de Ue au Bénin. Une étude a été lancée pour examiner les opportunités de son opérationnalisation. L’atelier du jour vise à informer les acteurs du financement du développement sur le contenu du Pie, d’une part, et leur présenter les conclusions préliminaires de l’étude menée (financée par l’Ue à la demande du comité technique paritaire) en vue de l’opérationnalisation du Pie, d’autre part. « La finalité de cet atelier est de mobiliser davantage de ressources et d’acteurs au profit des réformes et projets de développement… », a fait savoir Septime U. C. Azonnoudo, coordonnateur de l’Unité de gestion du Cadre du partenariat avec l’Ue. La rencontre a réuni une soixantaine de participants en mode hybride. Ils sont pour la plupart membres du secteur privé, de structures de l’Etat et d’institutions internationales de financement du développement. Le Pie s’inscrit dans un éventail d’instruments financiers et de stratégies que l’Ue met à disposition de ses pays partenaires. Il est composé de trois piliers, à savoir, le Fonds européen de développement durable (Fedd) avec des instruments de mixage de dons et de prêts ; la fourniture d’une assistance technique substantielle qui aidera les bénéficiaires à élaborer des projets et activités plus matures et viables sur le plan financier ; et enfin l’amélioration de la gouvernance économique, l’environnement des affaires et la collaboration avec le secteur privé des pays partenaires respectifs. A en croire Ioannis Pavlos Evangelidis, Team leader de la délégation de l’Ue, l’un des objectifs principaux du Pie est d’offrir des garanties budgétaires en vue de mitiger les risques d’investissements dans les pays et surtout pour mobiliser des investissements privés. Instrument pour financer le Pag II ? La mise en œuvre du Pag 2021-2026 nécessite 52 % de financement du secteur privé qui occupe ainsi une place de choix dans la stratégie gouvernementale de développement. Dans ce contexte, « le Pie apparait donc comme une piste importante tant pour le financement des projets phares du gouvernement que pour l’amélioration du climat favorable au partenariat public-privé (Ppp) et aux affaires », note le directeur de cabinet du ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, Hermann O. Takou, à l’ouverture de l’atelier. Il ajoute que l’étude menée par le comité technique paritaire mis en place dans le cadre de l’opérationnalisation du Pie au Bénin, vise à faire une analyse des différents leviers de mobilisation des piliers de l’instrument. Ceci, assortie de propositions d’assistance technique notamment en vue de soutenir la mobilisation des instruments financiers du Fedd au profit d’initiatives portées par le secteur privé ou le secteur public en mode Ppp, et d’améliorer le climat des affaires et renforcer le dialogue structuré avec le secteur privé. Hermann O. Takou espère vivement que les conclusions finales de l’étude vont refléter le besoin du secteur privé, ses ambitions, le positionnement des institutions de financement du développement. Toutes choses essentielles à l’opérationnalisation du Pie et au cadre à mettre en place par les autorités nationales pour la mise en œuvre effective et pertinente du Plan au Bénin. Après la cérémonie protocolaire de lancement de l’atelier, les participants ont suivi la présentation intégrale du Pie, les conclusions préliminaires de l’étude menée, avant de passer aux échanges entre experts, à la phase conclusive et aux perspectives. Société 17 févr. 2022


Deuil dans le monde musical béninois : Vivi l’internationale rejoint la cour céleste
Elle a marqué le Bénin et le monde entier par ses merveilleuses œuvres musicales et sociales. Vivi l’internationale était une artiste de la paix, engagée sur les fronts politique et social. Elle a entrepris le grand voyage ce mercredi 16 février à l’âge de 75 ans. Son retour au créateur à la veille de la célébration du 32e anniversaire de la Conférence nationale des Forces vives de la Nation de février 1990 devrait interpeller tous les esprits épris de paix. Victorine Agbato, alias Vivi l’internationale a marqué l’histoire politique du Bénin à travers son attachement à la paix. Le morceau «N’dokolidji » (en français, ‘’je suis à genoux’’» est une supplication à Dieu pour aider le Bénin à passer le cap de la transition démocratique sans heurts. Ce clip souvent joué en boucle à la veille des élections au Bénin sur les chaînes audiovisuelles de la place, notamment lors des élections présidentielles, est un hymne à la non-violence et à la paix. Victorine Agbato s’est vite imposée au public. Elle s’est davantage révélée à la faveur de la mutation politique qui a fait passer le Bénin de la période marxiste-léniniste au renouveau démocratique. Les fameuses assises de l’hôtel Plm Alédjo n’ont pas échappé à l’inspiration de l’artiste. Vivi l’internationale est incontestablement une icône de la paix et de l’amour. Son hymne pour la paix s’est révélé comme l’ode à l’aube de la démocratie béninoise. « Le morceau qu’elle a chanté au cours de la Conférence nationale est une véritable arme de paix. Quand on l’écoute, on prend immédiatement conscience des désastres de la guerre. Nous remercions Dieu de nous avoir donnée Vivi», apprécie Geneviève Tolo, citoyenne. « J’avais seulement six ans quand la Conférence nationale a eu lieu. Ses clips m’ont permis de comprendre l’histoire politique de notre pays. A l’instar de Vivi, je voudrais plaider que le gouvernement rende souvent hommage aux artistes qui chantent en faveur de la paix de leur vivant », souhaite Hospice Amadji, citoyen. C’est vers la fin des années 1970 que Vivi débute sa carrière. Durant toute sa vie, elle a bercé plusieurs générations de Béninois, mené des combats et surtout chanté pour la paix. La jeunesse de sa voix est restée jusqu’à son départ pour la félicité éternelle et demeurera ainsi à travers son riche palmarès musical. Ses maitre-mots étaient la paix, la tolérance, l’unité nationale, le pardon, l’amour, On peut résumer sa vie en trois points forts : musique, engagement politique et social. Missions sociale et divine Sa mission sur terre a consisté à plaider pour la paix, demander la compréhension, implorer l’union, chanter la cohésion, porter assistance aux personnes vulnérables et surtout crier à l’aide de Dieu. C’est ce qui justifie ses tournées dans certaines prisons civiles du Bénin, notamment celle de Savalou où elle a chanté pour les détenus en 2018. Tout le monde s’accorde sur ses mérites. « Quelle perte ! Victorine Agbato est une icône exceptionnelle de la musique béninoise et une véritable ambassadrice de la paix. Puisse le Père céleste faire une place de choix à la légende béninoise dans sa demeure », plaide Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale. « Vivi l’internationale est une star, une vedette, un baobab. Grâce à elle, les jeunes générations en savent beaucoup sur le renouveau démocratique au Bénin sans forcément avoir recours à un professeur d’histoire. Je suis très triste de sa disparition. Je prie que le Père céleste lui accorde ses grâces. Je souhaite que sa fille qui marche déjà dans ses pas, puisse véritablement lui ressembler », espère Hyppolite Ahouanya, restaurateur. Le disque Oluwa Dakun, une autoproduction comporte son célèbre titre « Wa yi do », avec la participation de Sagbohan Danialou, Assa Cica, Bayo Agonglo. Outre Oluwa Dakun, Victorine Agbato, fait également parler d’elle à travers les titres, Ndo folo Dagbé (un clip qui promeut la culture de l’amour du prochain et du pardon), Mikpa Mawu (louez Dieu) et Fifa (la paix). De sa voix presque mélancolique lorsqu’elle chante la paix, à celle joyeuse qui a chanté « Wa yi do », l’un de ses plus grands succès, Vivi a été une artiste engagée pour chacune des causes qu’elle avait choisies. Qu’il s’agisse de la nation, de la famille, ou même de Dieu, l’une de ses plus grandes passions. L’artiste a rejoint l’au-delà, mais sa voix continuera de traverser les âges et les générations, tant ses œuvres musicales sont riches et percutantes. Que la paix pour laquelle elle s’est toujours battue, puisse accompagner son âme et régner sur le Bénin comme elle l’a encore souhaité dans une capsule avec sa fille Marlène durant l’élection présidentielle d’avril 2021. ---------------------- Divers acteurs louent l’artiste chanteuse ---------- Josué Amadji, alias Firsking, artiste : « Musicalement, mémé restera une légende » J’ai appris le décès de Vivi l’internationale vers 7 h ce 16 février. Je devrais gérer un feat avec elle sur mon album. J’avais un intermédiaire, quelqu’un proche d’elle qui gérait la négociation et c’est lui qui m’a appelé aujourd’hui pour m’en informer. Ça m’a choqué et je regrette vraiment sa mort, premièrement parce que je n’ai pas eu sa bénédiction. Deuxièmement parce que je n’ai pas pu gérer mon feat avec elle et je ne la verrai plus jamais sur scène. Je pense que c’est une mémé qui était assez taquine, comique et très douce. Ses conseils vont toujours me manquer. Musicalement, mémé restera une légende. Sa manière de s’habiller, de chanter, les thèmes qu’elle développe dans ses chansons, sont des exemples à suivre. Le Bénin a perdu une légende. Mais les légendes laissent toujours des traces. Donc elle restera inoubliable dans nos cœurs. ------------------------------------------------ Roland Agondanou, artiste « Mémé est une inspiration pour les jeunes, une ambassadrice de la paix » Normalement, j’avais une émission avec elle ce mercredi 16 février sur la radio Wêkê à 17 h et déjà vers 11 h on m'annonce que l'émission ne pourra plus tenir, mémé vient de rendre l'âme et donc l'émission sera consacrée à son hommage. J'étais sous le choc, très terrifié, je ne savais pas quoi répondre. Vous n'imaginez pas, le 30 janvier dernier, voilà ce que j'ai écrit à M. Lambert Bokossa sur Messenger après avoir vu son statut vidéo avec maman Vivi sur son Facebook : « Boss, j'aimerais au moins enregistrer un truc avec cette maman qui nous a vraiment et continue de nous bercer le cœur avant qu'elle ne s'en aille, elle avec pépé Sagbohan », sans savoir que la mort allait l’emporter. A chaque fois que j’écoute ses chansons, je ne peux m'empêcher de couler des larmes. Elle est une inspiration pour la jeunesse, une ambassadrice de la Paix. ------------------------------------------------ Roland Gnansounou, arrangeur de son : « Vivi l’Internationale fait partie des premières combattantes de notre nation » Triste nouvelle ! Je suis abattu et très choqué par cette disparition. Personnellement, je ne m’attendais pas à un si brusque départ. On pensait tous qu’elle était là pour épauler la jeune génération et l’orienter. C’est vrai que son décès n’est pas prématuré mais j’avoue que nous avons perdu une véritable puce qui nous a été énormément utile. Vivi fait partie des premières combattantes de notre nation. Elle est une amazone qui était et demeure un exemple, rien qu’à travers ses clips. Si pacifique, gentille, elle avait de l’amour et de la chaleur maternelle à donner. Elle a tant apaisé notre cœur surtout dans les moments de tensions politiques. Suite à cette perte, je propose que le gouvernement honore les autres artistes de leur vivant. ---------------------------------------------- Firmin Kpiti Zannou, réalisateur : « Elle aimait beaucoup taquiner » J’ai appris cette triste nouvelle et je suis encore sous le choc. C’est une perte pour la culture béninoise parce que pour l’avoir enregistrée dans mon studio, j’ai pu toucher du doigt toute la richesse que représentait cette vedette. Je regrette sa mort parce que je n’ai eu que de beaux souvenirs d’elle. Je l'ai rencontrée pour la première fois en 2017 dans mon studio, elle avait accepté faire un featuring avec Tatiano, un jeune artiste du Mono qu'elle avait vu et apprécié sur scène en 2014. Je n’avais qu’un petit studio, peu équipé à l’époque. Grâce à son humilité, elle s’est donné à l’exercice sans aucun commentaire sur le local. Elle était un véritable instrument de Dieu, tant sa chaleur de mère apaise les cœurs. On l’a enregistrée, procédé à des corrections, mais hélas ! Le clip ne sera jamais tourné. Vivi l’internationale, c’était aussi une femme de rigueur. Je savais ma punition les fois où j’arrivais en retard. -------------------------- Aremou Lawani, artiste : « Elle est la musicienne qui a marqué mon enfance avec ses chansons engagées et son dévouement » Je suis triste ! La mort de cette diva de la musique béninoise est un événement assez tragique qui me touche beaucoup. Vivi était une ressource de la musique béninoise. Depuis mon enfance, je suis tombé amoureux de sa voix et de sa rigueur. Elle est la musicienne qui a marqué mon enfance avec ses chansons engagées et son dévouement pour établir la paix dans notre pays. -------------------------- Epiphane Ahouansou, artiste : « C’est une maman qui m’inspire énormément par ses morceaux » Son décès m’attriste. On dirait que j’ai perdu ma langue pour chanter ‘’le do ré mi fa sol la sido’’. Vivi l’Internationale est celle qui montre au moins l’espoir de la musique béninoise. Elle était une femme géniale, une maman que j’ai l’habitude d’appeler ‘’Vlisco Chigan’’ à cause de son caractère d’amazone. C’est une maman qui m’inspire énormément, rien qu’à travers ses morceaux. Nous ne pouvons rien contre l’heure de Dieu. Que son âme repose en paix, qu’elle veille sur le Bénin et sur sa famille biologique et musicale. ----------------------------------- Sagbohan Danialou sur sa page Facebook « Très chère Vivi… guerrière et camarade de luttes, tu inspirais joie, bonheur et respect. Vas en paix. Mais tu demeureras toujours dans nos mémoires. Vive l’artiste ! » -------------------------------------- He David Camille Biokou, député Up : « Nous avons perdu une femme de valeur, une digne fille du Bénin » Vivi l’internationale fait partie des patrimoines de notre pays. A travers ses chansons, elle a toujours imploré la paix, l’amour, l’union, l’entente, au sein des enfants du Bénin. Elle a toujours été préoccupée par l’unité du peuple. Et vous savez que c’est dans l’union que le développement peut s’opérer dans un pays. C’est dans l’union que l’émergence que nous recherchons tous, non seulement pour notre pays, mais pour nos familles, nos différentes maisons, peut se concrétiser. Elle a été apôtre de cette union à travers ses chansons. C’est une femme qui aime bien son pays, et qui a travaillé pour la grandeur de notre culture, de la musique béninoise, à travers l’Afrique et le monde. C’est une dame de fer que nous devons célébrer. Dommage qu’on ne fait pas beaucoup pour eux, ces grandes figures, de leur vivant. Nous avons perdu une femme de valeur, une digne fille du Bénin, qui à sa manière, a œuvré pour le rayonnement de la musique béninoise au-delà de nos frontières. Que la terre lui soit légère, que son âme monte au ciel. -------------------------------------------- Le parti Rlc rend hommage à une grande militante de la paix C’est avec beaucoup d’émotions que nous avons appris ce mercredi 16 février 2022 le décès de Vivi l'internationale, de son vrai nom Vitorine Agbato. icône de la chanson béninoise, elle fut militante infatigable de la paix, démocratique et souverainiste. Nous nous souviendrons d’elle pour sa soif de paix, ses chansons dédiées à l’unité et à la cohésion nationale, surtout en cette période où nous en avons plus que jamais besoin. Toute sa vie, Vivi l’internationale a utilisé sa voix pour la sauvegarde de la paix et des valeurs démocratiques dans notre pays. Nos sincères condoléances à sa famille, ses proches et à toute la nation. Président du parti RCL Iréné Agossa ------------------------------------------ Kokou Claude Balogoun, conseiller au Ces « C’est une femme qui rit tout le temps. Elle se fâche très rarement… » Vivi l’internationale est une mémé à moi, parce qu’elle est originaire de Toffo comme moi. Dans leur maison à Toffo gare, il y avait un goyavier et dès que le portail était ouvert, on se permettait de cueillir les fruits. Cela m’a marqué. C’est une maman qui nous donnait beaucoup de conseils. On ne parlera jamais assez de son engagement pour la paix, elle en a tellement fait. Nous avons collaboré sur des clips, dont le plus récent remonte à 7 ans avec les militaires. A l’époque, il y avait beaucoup de mouvements sur le campus entre les étudiants et les policiers. Un bras de fer énorme au temps du président Boni Yayi. Elle a décidé de réaliser un morceau. Nous avons donc tourné sur le campus. Elle a fait inviter le directeur adjoint de la police nationale, un bataillon de policiers et les responsables syndicaux du campus, et autour de ce clip on a fait la paix. C’était donc plus qu’un clip, mais nous avons célébré la paix sur le campus, qui venait de connaitre d’intenses violences. Voilà Vivi l’internationale. J’ai été à plusieurs reprises à son domicile parce que j’ai continué la collaboration avec ses enfants. Mon seul regret, je n’ai pas pu lui réaliser une interview à l’image d’un certain nombre de personnalités pour garder son histoire. Mais je sais aussi qu’elle en a tellement fait. C’est une femme forte de caractère. Elle est très sociable et sociale. Elle rit tout le temps, se fâche très rarement, et partout où elle passe, elle porte la paix en elle, divulgue la paix, inspire la paix. -------------------------------------- Claudine Prudencio, présidente de l’Institut national de la Femme « Mes hommages spéciaux à Vivi l’internationale, la femme au cœur d’or, la grande activiste de la paix ! J'ai appris avec grande douleur, le décès de cette figure emblématique de la musique béninoise et africaine qu'est notre compatriote Vivi l'internationale. L'illustre disparue fut non seulement une excellente ambassadrice de la musique béninoise, mais aussi, une vraie et efficace Amazone de la promotion de la paix. En ce mois de commémoration de l'anniversaire de la Conférence nationale de Février 1990, nous revivons, avec grandes émotions, le rôle capital que Vivi l'internationale aura joué pour adoucir les esprits et les cœurs, afin qu' « aucun bain de sang n'éclabousse », notre Nation ! Vivi l'internationale, c'est également le modèle de femme battante, complètement dévouée à la cause de toutes les couches vulnérables. Au nom de l'Institut national de la Femme (Inf) et en mon nom propre, je rends hommage à l'illustre disparue. Une grosse perte pour notre pays, un grand vide que le Bénin aura du mal à combler. Vive l'Artiste ! Paix éternelle à ton âme ! » ------------------------------ Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale « Quelle perte » Je viens d'apprendre avec une profonde tristesse le décès de l'artiste Vivi l'internationale. En effet, Victorine Agbato est une icône exceptionnelle de la musique béninoise et une véritable ambassadrice de la paix dans notre pays. Ses œuvres ont contribué éminemment à la culture de la paix au Bénin depuis l'historique conférence des forces vives de la Nation. Je présente mes profondes condoléances aux familles biologique et professionnelle de l'illustre disparue. Puisse le Père Céleste faire une place de choix à la légende béninoise dans sa demeure. »   Propos recueillis : Maryse ASSOGBADJO, Arnaud DOUMANHOUN, Ariel GBAGUIDI & Estelle VODOUNOU Culture 17 févr. 2022


Programme des cantines scolaires : Les félicitations du Pam au gouvernement
Six membres du gouvernement et le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam) ont échangé, hier mercredi 16 février, autour du programme des cantines scolaires. Une initiative inédite qui comporte plusieurs avantages et pour laquelle le Pam félicite le gouvernement béninois. Le programme des cantines scolaires impacte plusieurs secteurs et couches sociaux. Au cours de la rencontre avec le directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (Pam) en visite au Bénin, six membres du gouvernement ont présenté les impacts de cette initiative sur les élèves, leurs enseignants, les producteurs et sur l’activité économique locale. Une réalité que le Pam connaît bien mais il reste séduit par l’implication et la détermination du gouvernement pour sa réussite. « Il n’y a pas meilleur investissement que celui dans la scolarisation des enfants», a déclaré David Muldrow Beasley, directeur exécutif de l’organisation onusienne. Il adresse alors ses félicitations au président Patrice Talon et ses collaborateurs. Mieux, le directeur exécutif du Pam propose que le chef de l’Etat béninois soit le porte-parole d’une coalition mondiale pour les cantines scolaires. Une mobilisation qui permettra aux gouvernements d’investir davantage dans l’alimentation des écoliers. Une proposition à laquelle le ministre d’Etat chargé du Développement et de la Coordination de l’action gouvernementale a répondu favorablement. Mais avant, Abdoulaye Bio Tchané a fait le point de l’extension progressive des cantines scolaires. Selon ses explications, tout est en place pour étendre le programme à toutes les écoles aussi bien en milieu urbain que rural ; dans le même temps, le gouvernement veille à améliorer son contenu et à son appropriation par les populations. Ce qui permettrait la pérennisation de cet outil de renforcement de la scolarisation qui s’impose comme un modèle dans la sous-région ouest-africaine. Le ministre d’Etat a été appuyé dans ses explications ou plutôt son témoignage sur la pertinence des cantines scolaires par certains de ses collègues. « C’est inédit ce qui se fait. Le programme a permis de relancer la production agricole locale», clame Salimane Karimou, ministre des Enseignements maternel et primaire. Il insiste ainsi sur l’exigence faite de s’approvisionner auprès des producteurs locaux. Le ministre se réjouit également de la disponibilité de réfectoires dans certaines écoles contrairement au passé où les écoliers déjeunaient dans les salles de classe. Même sentiment de satisfaction chez Gaston Dossouhoui. Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche a exprimé sa « fierté de pouvoir sécuriser les enfants et d’améliorer la scolarisation». Il insiste ainsi sur le fait que les productions sont rigoureusement contrôlées avant leur consommation par les enfants. Côté santé, les cantines scolaires ont aussi des impacts notables sur les apprenants qui en bénéficient. « Elles permettent d’éviter les maladies diarrhéiques», informe Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé. Il ajoute qu’avec ce programme «la promotion de l’hygiène scolaire a trouvé un bon socle ». La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance n’est pas du reste. Véronique Tognifodé a développé la forte corrélation entre une bonne alimentation et l’évolution du quotient intellectuel. Les résultats des écoles bénéficiant de cantines scolaires le prouvent à souhait. Il faut préciser que le programme des cantines scolaires connaît une renaissance depuis l’avènement du régime de la Rupture. En Conseil des ministres le mercredi 19 janvier dernier, le gouvernement a encore instruit le ministre de l’Economie et des Finances de mettre à disposition, dans le cadre du partenariat avec le Programme alimentaire mondial, les ressources nécessaires qui s’élèvent à la somme de 153 850 098 105 F Cfa sur les cinq prochaines années scolaires pour l’extension du Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi). 15 623 210 000 F Cfa pour assurer l’extension du programme au cours de l’année scolaire 2021-2022 ; 31 241 510 000 F Cfa pour 2022-2023 puis 29 010 000 000 F Cfa pour chacune des trois années suivantes. Actualités 17 févr. 2022


Bénin : La diva Vivi l'internationale est morte
Triste nouvelle pour le Bénin. La célèbre chanteuse béninoise Vivi l'internationale n'est plus. Elle est décédée ce mercredi 16 février 2022, a-t-on appris de sources crédibles Victorine Agbato à l'état civil, elle a marqué plusieurs générations par ses chansons sur l'amour, la paix, le vivre ensemble, le dialogue, la réconciliation, l'unité nationale, la tolérance, le pardon… L’un de ses morceaux qui l’a révélée au grand public est " Ndo Kolidji " chanté pendant la Conférence nationale de février 1990 ; morceau à travers lequel elle a prié Dieu d’épargner le Bénin d’une guerre civile à l’époque de ces chaudes assises nationales. Depuis, ce morceau est devenu l’une des chansons phares jouées en période électorale au Bénin pour sensibiliser les populations et acteurs politiques toutes tendances confondues, sur la non-violence et le vivre ensemble. Paix à l'âme de l'illustre disparue. Actualités 16 févr. 2022


Programme régional dans le secteur de l’énergie : La Giz lance le ProMerc II
Cotonou a abrité du lundi 14 au mardi 15 février, l’atelier de lancement officiel et de planification du Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II). D’une durée de trois ans, ce programme va améliorer les conditions nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité, respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Le Programme régional ‘’Promotion d’un Marché d’électricité respectueux du climat’’ (ProMerc II) est officiellement lancé pour la période 2022-2024. Accompagné par la Coopération allemande au développement, le ProMerc II sera mis en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (Giz), en coopération avec trois institutions partenaires que sont : le Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) basé à Cotonou; le Centre de la Cedeao pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (Ecreee) basé au Cap-Vert ; l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cedeao, basée au Ghana. Ce programme va se baser sur les acquis de précédentes interventions de la Coopération allemande dans le secteur de l’énergie dans l’espace Cedeao depuis 2014. Il a pour objectif principal d’améliorer les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans l’espace Cedeao. Les efforts conjugués des institutions clés de la Cedeao, permettront dans le cadre du programme de créer un environnement favorable à l’opérationnalisation de la deuxième phase du marché de l’électricité dans la sous-région. Cette deuxième phase, qui comprend l’étape opérationnelle du marché régional de l’électricité, est programmée pour 2022-2023 et prévoit d’intensifier les échanges d’électricité entre les États membres de l’Eeeoa. Pour rappel, la première phase entamée en 2018 a permis la création ou la mise en place des infrastructures, des instruments et des institutions du marché de l’électricité ouest-africain. A l’occasion de la cérémonie officielle de lancement du programme, Kirsten Focken, Cheffe de division Afrique de l’Ouest et Madagascar de la Giz, a salué les efforts faits dans la mise en œuvre des programmes précédents dans le secteur de l’énergie et encouragé tous les partenaires du ProMerc II à travailler en synergie d’actions pour l’atteinte des résultats. « Durant les trois années de mise en œuvre, je souhaite une approche dynamique, innovante, participative afin que les conditions institutionnelles, techniques, juridiques et réglementaires nécessaires à la mise en place d’un marché régional de l’électricité respectueux du climat dans la région Cedeao soient améliorées... », s’est exprimé Kirsten Focken. Un impact étendu à toute la chaîne Le ProMerc accentuera ses interventions sur quatre champs: l’opérationnalisation du Marché régional d’électricité; le renforcement de la performance opérationnelle des sociétés d’électricité de l’espace Cedeao; l’amélioration des conditions-cadres pour l’expansion des énergies renouvelables incluant les systèmes de stockage d’énergies par batteries (Sseb); l’expansion de l’offre de renforcement des capacités pour les acteurs-clés de la sous-région. Outre les institutions clés de la Cedeao (Eeeoa, Arrec et Ecreee), ce programme impactera la population des 15 Etats membres, qui bénéficiera d’un approvisionnement électrique amélioré, plus abordable et moins néfaste pour le climat, indépendamment du sexe, de l’âge, du revenu ou de l’appartenance ethnique. Le projet contribuera à la mise en application du principe « Ne laisser personne de côté » de l’Agenda 2030. Cela implique entre autres le respect des normes environnementales et sociales ainsi que la création de possibilités de revenus pour la population locale, notamment pour les femmes, dans le cadre des projets d’infrastructures. Un appui est également apporté aux cinq centres régionaux de formation de l’Eeeoa au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Nigeria et au Sénégal. C’est sans occulter les sociétés d’électricité membres de l’Eeeoa; les institutions publiques du secteur de l’énergie ; les sociétés d’électricité publiques et privées, ainsi que les investisseurs et entreprises. La formation continue de professionnels du secteur sera assurée en s’efforçant d’atteindre le plus grand nombre de femmes professionnelles du secteur possible. Toutes choses qui concourent à la promotion de l’égalité de genre prévue dans le cadre du programme. Société 16 févr. 2022


Département du Plateau : Kétou leader dans la gouvernance en santé communautaire
C’est la commune de Kétou qui vient en tête en matière de gouvernance en santé communautaire dans le département du Plateau. Loin devant les communes d’Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni et Sakété, la commune de Kétou est la première du département du Plateau dans le domaine de la gouvernance en santé communautaire. C’est l’une des annonces fortes de l’atelier de présentation du niveau d’atteinte des résultats mesurables qui s’est tenu à Pobè vendredi dernier. Pour être leader de son département, Kétou a atteint un taux de 99,5 % de consommation du volet santé communautaire du Fonds d’appui au développement des communes gestion 2019 au 31 décembre 2021, contre 50 % préalablement fixé. Elle a ainsi réalisé son résultat mesurable à un taux de 198,90 %. « Je rends grâce à Dieu et félicite toute l’équipe technique de la commune de Kétou pour les prouesses réalisées. Nous remercions infiniment le projet Integrated Health Service Activity (Ihsa) qui a pour but d’apporter une assistance technique et financière au système de santé, les coachs et les autorités communales pour leur accompagnement sans cesse », s’est réjoui Raouf Rabiou, secrétaire général de la mairie et chef d’équipe technique gouvernance santé communautaire de Kétou. Pour sa part, conformément à la résolution de l’atelier proposant de consacrer 1 à 5 % des ressources propres des communes à la santé communautaire, le maire Lucie Sessinou a pris l’engagement de dédier 5 % des recettes propres de sa commune au bien-être sanitaire des populations à la base. Selon les autorités communales participant à l’atelier, le prochain défi majeur commun à toutes les communes du Plateau est de trouver du financement pour les actions liées à la santé communautaire afin de pérenniser les acquis. Actualités 16 févr. 2022


Afrique-Europe : La soif d’une nouvelle alliance à Bruxelles
L’Afrique et l’Europe souhaitent un nouveau départ, sur la base de priorités et de principes qui seront discutés, les 17 et 18 février 2022, au sommet Ue-Ua, à Bruxelles. Les discussions en « off » présagent de grandes attentes. Première certitude du sommet : Les dirigeants africains et européens ont soif d’un nouveau départ, d’une nouvelle alliance. Cela transparaît dans les réponses de quelques officiels rencontrés à Bruxelles, à la veille de ce rendez-vous capital. Cependant, les dirigeants des deux continents vont devoir discuter « ouvertement » mais aussi « âprement » des priorités et principes, qui vont être retenus dans la déclaration conjointe le 18 février 2022. Le format s’y prête d’ailleurs bien : sept tables rondes de haut niveau, en lieu et place de séries de discours de chefs d’Etat. Les discussions avec des officiels dénotent une sorte de déception de l’Afrique vis-à-vis du partenariat avec l’Europe, comme si « l’Europe n’a pas été suffisamment perçue comme un acteur réactif, souple et adapté aux besoins de financement du continent africain ». Et le recours à d’autres acteurs, notamment la Chine, pour le financement de ses infrastructures est loin d’être un simple indicateur. L’Europe veut marquer son retour sur ces enjeux-là et notamment sur l’enjeu du financement des infrastructures africaines. Aller à l’essentiel, le développement A Dakar, la semaine dernière, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen a annoncé un plan régional de 150 milliards d’euros d’investissements en Afrique, dans le cadre du « Global Gateway. Les discussions à Bruxelles devraient aller au-delà pour aborder les priorités, en termes infrastructures. Le projet d’interconnexion entre le Bénin et le Nigeria à travers la construction de 180 km de ligne haute tension (330 kV), pour un coût estimé de 115 millions de dollars ne sera pas sans doute du reste. Des investissements dans le secteur des énergies renouvelables et dans des projets de développement de réseaux de fibre optique et de data center verts seront abordés. Selon l’Elysée, ce sommet constitue aussi une occasion unique pour l’Europe de démontrer qu’il est le premier partenaire de l’Afrique, dans le cadre de la riposte à la Covid-19. L’Ue souhaite allouer à l’Afrique 450 millions de doses de vaccins d’ici mi-2022, mais aussi aider à la production vaccinale. L’Afrique n’entend pas être en permanence dépendante, soit à 95 %, de l’étranger pour avoir des vaccins. 3 ou 4 pays sont déjà identifiés et très avancés, notamment l’Afrique du Sud, le Rwanda, le Sénégal et bientôt le Ghana pour des projets de production vaccinale, y compris en ArnMessager. Les orientations données à ce sommet donnent raison au gouvernement du Bénin. Des officiels ne l’ont pas caché : « Ça nous paraît très important, le Bénin par exemple est très en avance sur ce point, c’est-à-dire comment développer la formation professionnelle adaptée aux besoins vraiment locaux ou régionaux en Afrique ». Les financements prévus par la Commission européenne dans le domaine de la formation professionnelle et des compétences s’élèvent ainsi à 500 millions d’euros pour l’Afrique sur la période 2021-2027. Coopération militaire inévitable Climat, agriculture, transition énergétique, trouveront des échos lors des tables rondes et aussi, certainement dans la déclaration conjointe. Mais les questions qui fâchent, c’est-à-dire celles relatives à la stabilité et la sécurité au Sahel, aussi seront débattues. Elles risquent même de bousculer les priorités. Heureusement qu’elles pourront être vidées en grande partie, ce mercredi soir lors d’un dîner dans les murs de l’Elysée, consacré à la situation au Sahel. L’Elysée considère que « toute décision sur l’avenir de l’engagement de l’Europe dans cette région doit être prise dans un cadre collectif ». Néanmoins, ce qui est sûr, il se dégage «une volonté collective de rester engagé au Sahel dans la durée », avec la revue des modalités de coopération. Le dîner de ce mercredi soir, intervient après des échanges intenses au cours des dernières semaines, à tous les niveaux et essentiellement au niveau ministériel. Sont prévus des échanges entre les pays du G5 Sahel à l’exception du Mali et du Burkina Faso suspendus. Seront également présents les pays africains du golfe de Guinée, à savoir, le Ghana, la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin. L’Union africaine sera doublement représentée par son président en exercice Macky Sall, mais aussi le président de la Commission, Moussa Faki. Côté européen, les représentants des institutions européennes, dont le président du Conseil européen, Charles Michel, la présidente de la Commission européenne, Ursula Von Der Leyen et les pays impliqués dans la task force Takuba. L’Allemagne et l’Espagne, de même que les Etats-Unis et le Royaume-Uni seront présents. Les positions vont sans doute rejaillir sur l’issue du sommet Ue-Ua, sur le volet paix et stabilité. Migration, un sujet sensible Les priorités de l’Europe sont-elles en phase avec les attentes de ses partenaires africains ? Quelle forme pourrait prendre la gestion des flux migratoires à l’avenir ? Ces préoccupations sont au cœur de l’une des sept tables rondes prévues dans le cadre du 6e sommet Ue-Ua. Tomas Tobé, député au Parlement européen accorde une priorité à la recherche des causes profondes de la crise migratoire. « On espère que ce sommet soit le terrain de discussions à bâtons rompus », a-t-il déclaré, le 15 février 2022, aux médias invités à couvrir le sommet. Pour ce conservateur du Parti populaire européen, l’enjeu est de travailler, en synergie, sur ces questions sensibles. « J’espère vraiment que nous pourrons progresser avec des discussions franches. Il faut trouver un cadre de coopération bénéfique à chacun. La question ne se limite pas au retour et à la réadmission des migrants», a-t-il ajouté. Franchise et pragmatisme. Ce sont aussi les vœux de Pierrette Fofana, Vice-présidente de la Commission du Développement. Cependant, la déléguée des relations avec le Parlement panafricain est allée plus loin pour déplorer l’hostilité qui se développe sur la migration. « La raison primordiale est cette idée que les migrants ont plus de droits, beaucoup de facilités. Ce qui est faux », a-t-elle déploré avant d’espérer des discussions sincères. « On peut aussi se dire des vérités qui font mal », a-t-elle martelé aux médias. Le sommet de Bruxelles devrait déboucher sur des mécanismes précis en vue de favoriser la migration légale. Les débats pourraient aussi conduire au renforcement de la lutte contre le trafic des passeurs et la consolidation des actions de retour et de réadmission. En outre, la réponse durable se trouve dans la création de richesse et d’emplois en Afrique. « Ensemble, nous pouvons créer des milliers d’emplois, stimuler le commerce. Il faut une croissance durable », a suggéré le parlementaire européen. La députée Pierrette Fofana voit aussi dans la création d’emplois, une des véritables portes de sortie de crise. Mais, insiste-t-elle, des efforts de sensibilisation sont nécessaires, avec la contribution de la diaspora. Actualités 16 févr. 2022


Gilles Arsène Aïzan, psychologue : « L’entourage joue un rôle important dans la dépression »
C’est l’un des troubles psychologiques les plus fréquents mais souvent insidieux dont souffrent indifféremment hommes et femmes dans diverses proportions. Dans cet entretien, le psychologue Gilles Arsène Aïzan lève un coin de voile sur la  dépression encore appelée trouble dépressif. Que comprendre par la dépression ? La dépression ou trouble dépressif est une maladie psychique fréquente qui, par ses troubles de l’humeur, perturbe fortement la vie quotidienne. Elle se caractérise par une humeur morose, par exemple le sentiment de tristesse, d’irritabilité, de vide ou une perte de plaisir ou d’intérêt pour les activités, pendant la majeure partie de la journée, presque tous les jours, pendant au moins deux semaines. Plusieurs autres symptômes peuvent également être présents. Nous avons entre autres les difficultés de concentration, le sentiment de culpabilité excessive ou la dévalorisation de soi, sentiment de désespoir face à l’avenir, pensées de mort ou de suicide, sommeil perturbé, changements d’appétit ou de poids, et sentiment de grande fatigue ou de manque d’énergie. Dans certains contextes culturels, certaines personnes peuvent exprimer plus facilement leurs changements d’humeur sous la forme de symptômes corporels. Par exemple la douleur, la fatigue, l’asthénie. Pourtant, ces symptômes physiques ne sont pas dus à un autre problème de santé. En fait, la dépression peut avoir une forme culturelle dans sa présentation, comme c’est le cas en Afrique au sud du Sahara où la dépression prend une forme somatique. Autrement dit, il y a des plaintes au niveau du corps. Il est donc fréquent que quelqu’un qui fait une dépression dans cette région comme au Bénin va développer une toux, des maux de tête, des douleurs articulaires sans que les bilans médicaux n’indiquent des dysfonctionnements organiques. Comme on le dit chez nous, les médecins ont fait toutes les analyses mais ils n’ont rien vu. Que ressent réellement la personne qui vit la dépression ? Pendant un épisode dépressif, la personne touchée éprouve des difficultés importantes dans son fonctionnement personnel, familial, social, éducatif, professionnel et/ou dans d’autres domaines importants. Un épisode dépressif peut être classé comme léger, modéré ou sévère en fonction du nombre et de la gravité des symptômes, ainsi que de l’impact sur le fonctionnement de l’individu. Vous parlez de troubles de l’humeur. Pourquoi cette terminologie ? Il existe différents schémas pathologiques des troubles de l’humeur. Nous avons le trouble dépressif à épisode unique. Là, la personne vit son premier et seul épisode. Nous avons aussi le trouble dépressif récurrent. Pour ce cas, la personne a déjà vécu au moins deux épisodes dépressifs. Enfin, nous avons le trouble bipolaire qui est marqué par l’alternance d’épisodes dépressifs et de périodes de symptômes maniaques, qui comprennent l’euphorie ou l’irritabilité, une activité ou une énergie accrue, et d’autres symptômes comme une loquacité accrue, des pensées rapides, une plus grande estime de soi, un moindre besoin de sommeil, une distractibilité et un comportement impulsif et téméraire. On observe aussi des épisodes de dépression réactionnelle qui est une forme de dépression causée par un événement marquant ou une pression psychique excessive. Ce peut être consécutif à un deuil, un accident, un problème professionnel… ou même parfois des événements pouvant paraître dérisoires. Les personnes en dépression réactionnelle sont sujettes aux pleurs intempestifs, à des troubles du sommeil et présentent les symptômes d’une dépression classique: tristesse, pertes d’intérêt et de motivation, repli sur soi, ralentissement psychique et moteur, modifications de comportement. La dépression réactionnelle est généralement traitée par des antidépresseurs, complétés par une prise en charge psychothérapeutique. Mais il y a certaines femmes qui connaissent des dépressions après l’accouchement. Qu’en est-il ? C ’est la dépression pos t - partum . C ’ est une dépression qui survient après l ’ accouchement. Elle est aussi appelée dépression postnatale et peut se manifester à tout moment pendant l’année suivant la naissance du bébé. La dépression post-partum est plus grave que le baby blues et nécessite des soins. Elle se caractérise par une tristesse profonde et durable, un désintérêt quasi total pour les activités du quotidien, l’insomnie, l’irritabilité et l’anxiété. Il y a aussi une fatigue permanente ainsi que des troubles de l’interaction entre la mère et l’enfant. Alors, comment traiter une dépression, quelle que soit sa forme ? Il n’est pas aisé de le dire globalement. Car chaque épisode dépressif se traite suivant les symptômes et le contexte. On ne traitera pas celui qui subit une dépression après la perte d’un emploi de la même manière qu’une autre personne qui la vit après un accouchement. Mais dans tous les cas, il est souvent utilisé une association de traitements médicamenteux pour le volet médical et la psychothérapie pour le côté psychologique. Ce qui permet  au patient de sortir de la dépression. Que doit faire l’environnement pour aider le dépressif ? L’entourage joue un rôle important dans la dépression d’une personne. Déjà, il nous faut davantage faire attention à nos proches. C’est toujours mieux d’éviter les conflits, les préjugés et autres jugements précoces sur les autres. C’est utile de chercher à les comprendre. Au moment où survient la dépression, c’est encore l’entourage qui doit constater que quelque chose ne va pas chez le  dépressif et le faire consulter. Puis dans le traitement, l’affection de l’entourage est nécessaire. La dépression étant un trouble de l’humeur, elle n’est pas très perceptible par les autres à travers sa forme et son expression. Sur le plan culturel, au sud du Bénin, la pudeur de l’existence fait que celui qui souffre d’une dépression aussi fait l’effort de ne pas laisser transparaître son état, ses difficultés, surtout pour les hommes. Il a besoin d’écoute et d’accompagnement pour un ajustement psychique approprié. Santé 16 févr. 2022


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