La Nation Bénin...
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Aucun citoyen ne sera de trop ! Aucun effort ne sera de trop ! Les dispositions idoines doivent être prises pour que le peuple béninois s’implique dans la dynamique de croissance multisectorielle et de développement humain intégral. Le bien-être pour chacun et pour tous, le bien-être commun, la prospérité partagée doivent être une réalité. Cela ne dépend que de nous. Et nous en sommes capables.
En dépit des nombreuses et grandes réalisations qui font la fierté des gouvernements successifs au Bénin, le pays n’arrive toujours pas à se hisser parmi les nations émergentes. Et pourtant, le Bénin existe géographiquement, pour servir de pointe d’équilibre de toute l’Afrique et intellectuellement, pour être la vitrine de l’Afrique francophone. Le Bénin est également un pays de paix.
Qu’est-ce qui explique autant de cris au sein de toutes les couches sociales et même de l’élite nationale ? Quels messages les étudiants, la société civile, les partis politiques et particulièrement les femmes veulent-ils faire passer par leurs plaintes incessantes ? Où est la démocratie, où est la souveraineté du peuple lorsque ce dernier se laisse aller à croire que son meilleur représentant n’est pas son porte-parole dans les instances communales et nationales ?
La liste des questions que se pose la population à tous les niveaux est plus longue.
Nous croyons fermement que la réponse à ces questions est dans l’effectivité de l’éducation à l’emploi des populations puis dans l’organisation de la production. Il s’agit d’investir dans l’homme, dans les infrastructures et dans le repositionnement du Bénin dans un cadre géopolitique et géostratégique avantageux. Le plein emploi et l’organisation de la production sont les fondations et le socle de tout développement économique, social, humain d’une nation. Et le fondement de toute bonne organisation reste et demeure la rigueur qui prend ancrage sur une doctrine de gouvernance dont l’objectif est le bien-être de chacun et de tous, le bien commun, la prospérité partagée.
Une fois la dynamique éducation – emploi – production amorcée, deux (02) actions s’imposent :
- La revue à la hausse des grilles salariales couplée avec la rigueur administrative, financière, sécuritaire … pour la bonne gestion du bien public tout en contenant le détournement.
- La détermination d’une assiette d’imposition et taxes en arrimage au renforcement des échanges commerciaux et de la décentralisation tout en réduisant les collusions financières et en augmentant les budgets des communes. A notre avis, c’est la volonté politique prospective pour la croissance et le développement.
Ainsi, de plus en plus, interrogeons-nous pour comprendre pourquoi après le Renouveau démocratique puis la Démocratie apaisée, nous sommes allés du Changement à la Rupture en passant par la Refondation. Nous devons nous appesantir alors sur les idées fondamentales susceptibles de faire infléchir les habitudes dans une direction de croissance et de développement. Notre souci doit être d’inscrire notre pays dans la voie de la souveraineté. Chez nous, le potentiel de prospérité est illimité ; il est disponible partout et dans tous les domaines. L’approche idoine est la méthodologie, pour d’abord améliorer l’existant et ensuite le multiplier en vue de réduire le temps de travail ainsi que le coût.
C’est autour de toutes ces réflexions que nous avons élaboré deux concepts de management et de gouvernance d’Etat : le greffage et le Cap socialisme.
A l’instar de nos prédécesseurs qui nous ont légué de formidables héritages, nous avons le devoir de nous rendre utiles à nous-mêmes au moins. Nos anciens ont fait preuve de liberté d’esprit et d’expression en organisant la résistance contre le colonisateur. Ils ont adopté le Vodoun comme médium pour une bonne communion avec Dieu. Ils en sont le berceau. Ils ont fait bon usage du langage et des pensées de gloire et sont assimilés au Quartier Latin de l’Afrique. Le 26 octobre 1972, ils ont tout risqué pour une bonne gouvernance et sont devenus révolutionnaires marxistes-léninistes. En février 1990, ils sont allés à la source de la prospérité et sont devenus berceau de la démocratie en Afrique et ce, à travers l’organisation de la Conférence des forces vives de la nation. Nos ancêtres ont des droits sur nous. A nous le devoir de tresser au bout de l’ancienne corde. Inscrivons nos pas dans cette dynamique en infléchissant simplement et positivement les habitudes pour faire mieux que nos aïeux. Organisons-nous au travail. C’est l’avenir de nos enfants, notre souveraineté et toute notre dignité qui en dépendent. Tout dépend de nous. Donnons-nous la main ! Fédérons nos espoirs ! n
Agboessi Noumonvi CLOUBOU
Ancien Conseiller à la Sécurité des Nations Unies

Le Bénin est à nouveau sacré champion d’Afrique de roller de course, en Egypte. Cette consécration intervient après celle de Lomé en 2017. C’est dans ce cadre que la société Eau technologie et environnement (Ete) a célébré ces résultats, ce jeudi 15 novembre à Cotonou. Elle a gratifié les athlètes d’un chèque de cinq millions de Francs Cfa.
Le Bénin a terminé sur la plus haute marche du podium au 2e championnat d’Afrique de roller de course en Egypte. Revenus au bercail avec 29 médailles dont 11 en or, 9 en argent et 9 en bronze, les athlètes ont pu tirer leur épingle du jeu en confirmant pour la deuxième fois consécutive, leur titre de champion d’Afrique. Cette consécration est le fruit de tous les efforts que la société Eau technologie et environnement (Ete), leur partenaire de vieille date, a consentis en leur faveur. Elle a donc décidé de les honorer en organisant une cérémonie de distinction à leur intention.
« Au-delà de notre société Eau technologie et environnement, le Bénin tout entier vous honore pour votre victoire entièrement méritée. Nous ne pouvons qu’être fiers et vous réitérer notre engagement à être à vos côtés pour des victoires encore plus grandes et plus belles », s’engage le directeur général de l’Ete, Christian Mondjannagni.
Avant le départ des athlètes pour l’Egypte, ‘’l’Ete’’ s’était engagée à les célébrer à leur retour au pays s’ils réussissaient à conserver leur titre de champion d’Afrique. Cette promesse a été un des éléments motivateurs qui ont galvanisé la troupe. Ces athlètes ayant confirmé leur talent méritent donc la tenue de cette promesse. « Les fruits ont immensément tenu la promesse des fleurs. Face aux bons résultats des rollers, nous avons voulu partager notre joie avec eux », se réjouit-il.
Cette reconnaissance est une invite à la persévérance pour des résultats toujours meilleurs. « Nous adressons nos sincères remerciements à l’Ete qui est le premier à croire en nous et apporte son soutien à la réalisation des activités de la Fédération béninoise de roller sport. Tous ces résultats ont été enregistrés grâce à votre soutien sans faille à la Fédération béninoise de roller sport (Fbrs) », se réjouit son président, Marius Tchibozo.
Il trouve à travers cette récompense, « la célébration du sport et du partenariat entre la société Ete et la Fbrs qui a permis au Bénin d’être sacré champion d’Afrique en roller de course en Egypte ».
Les athlètes promettent toujours de gagner la confiance de la société Ete. « Nous vous promettons que les ressources mises à notre disposition seront utilisées en connaissance de cause pour toujours mériter votre confiance », promet le président de la fédération.
L’Ete, toujours proche de la fédération
L’entreprise n’est pas à son premier geste. Elle a déjà accompagné plusieurs fois les athlètes béninois. Au nombre de ces activités, le président de la Fbrs, Marius Tchibozo, cite l’organisation du troisième championnat national de roller sport en août dernier, l’organisation des 17 éditions de challenge Cotonou skating. A cela s’ajoutent l’organisation du premier championnat de l’Union des fédérations ouest-africaines de roller sport en septembre 2016, la participation du Bénin à la première édition du championnat de roller d’Afrique de course à Lomé. La toute dernière activité est son appui à la participation du Bénin à la deuxième édition du championnat d’Afrique de roller sport du 26 octobre au 5 novembre en Egypte. Le directeur général de la société plaide en faveur de l’accompagnement du roller de vitesse au Bénin.
Sports 16 nov. 2018

Le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou a présenté, ce jeudi 15 novembre, le projet de budget de son ministère au titre de 2019 devant la commission budgétaire du Parlement. Cet exercice annuel de présentation a été une occasion pour le ministre de séduire les députés par sa bonne maîtrise de son portefeuille ministériel et la pertinence des actions projetées pour 2019 pour le compte de son ministère.
Les prévisions budgétaires mises à la disposition du ministère de l’Economie numérique et de la Communication au titre de l’année 2019 s’élèvent à 25,7 milliards F Cfa environ. Elles sont en hausse de 17% par rapport à l’année 2018. Elles se répartissent en termes de dépenses ordinaires à 5 milliards et de dépenses en capital autour de 20 milliards F Cfa. Les grandes lignes de ce projet de budget ont été dévoilées par le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou à la commission budgétaire du Parlement. Ce montant de 25,7 milliards F Cfa permettra à son département ministériel de mener les activités phares afin de gagner le pari de l’atteinte des objectifs du secteur de l’économie numérique et de la communication. C’est ce qu’a précisé à la presse le ministre à sa sortie des travaux budgétaires à l’hémicycle.
De façon plus concrète, Aurélie Adam Soulé Zoumarou envisage pour 2019, de renforcer, poursuivre et intensifier les efforts déjà commencés en 2018 sur la mise en œuvre des projets phares du ministère. « 2019 va voir la réalisation de la Télévision numérique terrestre. Et nous allons renforcer le réseau en fibre optique », annonce le ministre. Selon elle, 2018 a connu la réhabilitation de la dorsale nationale en fibre optique couvrant déjà 67 communes du Bénin et la construction d’un certain nombre de boucles métropolitaines. Il s’agira donc, en 2019, pour son ministère, de renforcer et de densifier ce réseau par la création de boucles complémentaires et l’augmentation des capacités. Ce qui permettra de prendre également en charge les 10 communes restantes et qui ne sont pas aujourd’hui interconnectées au réseau de la partie Ouest du pays, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
Plusieurs autres priorités tiennent à cœur au ministre de l’Economie numérique et de la Communication pour 2019. Il s’agit surtout la modernisation de l’administration par les usages numériques. « L’administration intelligente va se mettre en œuvre, nous allons installer notre plateforme nationale de paiement électronique, nous allons également bâtir tous les socles pour la modernisation, l’introduction du numérique dans l’administration et mettre par-dessus tous les services numériques tels que ceux que nous expérimentons aujourd’hui pour la gestion des carrières des fonctionnaires en ligne et la consultation des fiches de paye en ligne », promet le ministre. 2019 va permettre d’avancer sur ces chantiers et de continuer à mettre en lumière l’écosystème du numérique, assure Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Elle a été félicitée par les députés pour la grande qualité de sa présentation et la richesse de sa réponse à leurs préoccupations qui ont trait surtout à l’évolution et au développement du secteur de l’économie numérique au Bénin et à l’accès équitable aux médias de service public en cette veille des élections législatives de 2019.

7,2 milliards F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère de la Fonction publique et du Travail au titre de l’année 2019. Le ministre Adidjatou Mathys a défendu ses prévisions budgétaires devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon elle, ce montant permettra à son département ministériel de réaliser certaines réformes.
La première réforme est relative à l’organisation de la gestion des concours de la fonction publique, inscrite au rang des priorités du Programme d’action du gouvernement (Pag). Cette réforme a consisté à élaborer un manuel de procédure et à informatiser le circuit de l’organisation des concours de sorte que le mérite soit le seul critère de réussite aujourd’hui, à un concours organisé pour la Fonction publique, informe le ministre.
A cette réforme, Adidjatou Mathys ajoute une autre, pas des moindres. Il s’agit de l’informatisation et de la mise en ligne des actes des agents de la Fonction publique. « Le ministère de la Fonction publique ressemblait à un marché où les agents de l’Etat quittaient les différents départements du pays à la recherche de leurs actes. Aujourd’hui, nous avons fait un travail qui nous permet à l’apparition des actes, de les mettre en ligne. Il y a une plateforme de consultation de ces actes », révèle Adidjatou Mathys. Selon elle, cette réforme va permettre aux agents d’économiser les frais de voyage, d’éviter la corruption et de se consacrer beaucoup plus au travail. « Il y a aussi en 2018, la dématérialisation de la gestion des actes de carrière. Nous sommes passé à la réforme de l’informatisation et aujourd’hui, nous avons conçu un certain nombre de modules sur la gestion de toute la carrière des agents de l’Etat », ajoute le ministre du Travail et de la Fonction publique. A l’en croire, l’avancement automatique des agents de l’Etat a déjà commencé grâce au système informatisé. « Nous avons mis en place une plateforme où tous les gestionnaires de crédit viennent travailler et dans la deuxième phase, nous allons déployer la plateforme pour que les agents restent dans leurs bureaux pour travailler. Les modules sont conçus pour toutes les positions d’avancement jusqu’à la retraite et nous allons poursuivre le reste », explique Adidjatou Mathys.
La poursuite de la réforme dans la remise des carnets de pension des agents de l’Etat va aussi mobiliser les énergies des agents de son ministère. « Nous sommes en train de travailler, mais les problèmes, ce sont les archives qui ne sont pas bien tenus dans notre pays et les actes dont nous avons besoin pour faire liquider la pension de retraite, on ne les retrouve pas. Nous sommes en train de travailler pour qu’à compter d’avril 2019, nous puissions remettre à bonne date les carnets de pension aux agents admis à la retraite », annonce le ministre du Travail et de la Fonction publique. Adidjatou Mathys a également satisfait aux préoccupations des députés au sujet des raisons pour lesquelles le gouvernement n’organise plus les concours de recrutement dans la fonction publique. Par rapport à cette question, l’autorité ministérielle explique que la situation est beaucoup plus due à l’audit des effectifs des agents de l’Etat estimés aujourd’hui à plus de 80000 dont les 2/3 sont des agents contractuels de l’Etat. « On se demande le service dans lequel 50 agents travaillent, est-ce que ce service a réellement besoin de 50 agents ? Nous faisons un travail à ce niveau afin de faire le redéploiement éventuellement et voir le reliquat à recruter », rassure le ministre du Travail et de la Fonction publique.
Th. C. N.
Actualités 16 nov. 2018

Le ministère du Plan et du Développement utilisera, en 2019, un budget établi à 14,217 623 milliards F Cfa dont 53,45% destinés aux dépenses en capital humain. Ce montant est en baisse légère par rapport aux prévisions budgétaires de 2018 estimées à 15,5 milliards F Cfa environ.
Les grandes lignes de ce budget ont été dévoilées ce jeudi 15 novembre, par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdou laye Bio Tchané. Il était face aux députés membres de la commission budgétaire de l’Assemblée nationale dans le cadre de l’étude du projet de budget général de l’Etat gestion 2019. Selon le ministre d’Etat, ce budget de 14,217 623 milliards F Cfa traduit les actions retenues dans le plan stratégique 2018-2022 et le Document de programmation pluriannuelle des dépenses 2019-2021 de son département ministériel. Lequel plan s’insère dans la droite ligne de la mission assignée à son ministère à savoir, entre autres, l’élaboration et la mise en œuvre des documents de planification notamment le Plan national de développement (Pnd) ; le Programme d’actions du gouvernement (Pag) et le Programme de croissance pour le développement durable (Pc2d).
Le ministère du Plan et du Développement est également présent sur le terrain de la recherche et de la mobilisation des ressources pour le financement des programmes et projets de développement.
Ainsi, avec ce budget prévisionnel, Abdoulaye Bio Tchané prévoit la réalisation d’actions phares dont la poursuite de la modernisation du ministère ; la création des nouvelles directions départementales et leur renforcement ainsi que la mise en place du cadre réglementaire de la gestion des investissements publics. Le ministre d’Etat n’a pas manqué de rappeler que le portefeuille du Projet d’investissement public (Pip) actif de son ministère au titre de la gestion 2019 compte six projets dont un nouveau à savoir le Projet des moyens de subsistance durable (Psmd) ; le Projet commune du millénaire (Pcm-Bonou) ; le Projet d’appui au renforcement des acteurs du secteur privé (Parasep) ; le Projet d’appui à l’opérationnalisation des stratégies de développement (Pasd) ; le Projet d’appui aux politiques sociales (Paps) et le Projet d’appui à la gestion des investissements publics et la gouvernance (Pagipg).
La réalisation de ces différents projets permettra au ministère d’atteindre ses objectifs notamment impulser le développement économique et social ; assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques, programmes, projets et décisions du gouvernement en matière de développement national, régional et local, détaille le ministère d’Etat. « Pour 2019, nous aurons essentiellement six projets dont le projet le plus connu aujourd’hui du ministère, c’est le projet Bénin Taxi », insiste Abdoulaye Bio Tchané. Il se réjouit de la qualité des échanges avec les députés qui sont beaucoup plus préoccupés par le sort de certains projets poursuivis par le gouvernement surtout dans les secteurs de l’éducation et du transport.
Th. C. N.
Actualités 16 nov. 2018
La façade du marché GANHI[/caption]La téléphonie mobile a conquis les commerçantes rurales. Les vendeuses du marché Ouèdo s’en servent pour développer leur commerce. En attendant les cours d’alphabétisation pour s’approprier les Tics, elles se contentent de leurs téléphones cellulaires pour leur business.
En cette fin de matinée du samedi 10 novembre à Ouèdo dans la commune de Calavi, Tété Zounda, la responsable du marché, était déjà à pied d’œuvre. En même temps qu’elle ajuste ses marchandises, elle pense aux achats qu’elle doit effectuer le lendemain, à Dantokpa, le plus grand marché pour achalander son étalage. Très vite, elle se saisit de son téléphone portable, appelle son principal livreur, se renseigne sur la disponibilité des articles dont elle a besoin et leurs prix actuels.
Cette disposition prise, Tété Zounda, la cinquantaine, peut maintenant effectuer le déplacement sur Cotonou, la capitale économique, avec assurance. Sans ce coup de fil téléphonique, le déplacement risque d’être infructueux. L’avènement du téléphone portable et des nouvelles technologies, selon elle, met fin aux tracasseries inutiles et onéreuses. Il améliore la vie des commerçantes. Pourvu que son utilisation soit saine.
« Grâce au téléphone, les femmes rurales peuvent se passer des longues distances à parcourir. Elles passent leurs commandes chez leurs fournisseurs ou proposent leurs produits à des acheteurs sur place, tout en restant à côté des enfants », apprécie la présidente de l’Ong Femmes de demain, Francine Toupé Enianloko.
Cette démarche, la responsable du marché Ouèdo semble bien se l’approprier. « Je prends toujours mes dispositions avant d’aller m’approvisionner ; il suffit d’un simple coup de fil et le tour est joué. Les prix des produits au marché fluctuent à tout moment, on peut en revenir parfois bredouille lorsqu’on ne prend pas suffisamment ses attaches», sourit-elle. S’il n’y avait pas de téléphone, je me demande bien ce que nous allons devenir, s’interroge-t-elle.
Dame Tété n’est pas la seule à bénéficier des avantages des technologies de l’information et de la Communication. Inès Gbèylanzan fait la même démarche pour avoir les tendances du marché. « Lorsque je dois effectuer de gros achats, je me renseigne toujours à l’avance sur les prix avant de m’approvisionner », confie-t-elle.
La vie devient plus facile
Les outils modernes de communication facilitent la vie aux femmes rurales. Elles s’en servent pour mener aisément leurs activités génératrices de revenus. Si par le passé, le
déplacement physique était indispensable, avec tous les risques qu’il comporte dans tout commerce, aujourd’hui, le téléphone portable réduit plutôt cette mobilité. Ce qui fait économiser plus d’argent et de temps aux femmes et leur évite aussi les risques routiers. « Désormais, les commerçantes peuvent vendre au-delà du marché du village et du quartier. Elles ont accès aux marchés des villes voisines et lointaines », apprécie Francine Toupé Enianloko.
L’autre avantage qu’elle reconnaît, « c’est que la femme commerçante peut éviter les nombreux intermédiaires qui font qu’elle ne tire pas beaucoup de bénéfices ». La présidente de l’Ong ‘’Femmes de demain’’ insiste sur l’utilité du téléphone dans le monde rural : « La téléphonie mobile dans les zones rurales délivre des informations en temps opportun qui permettent de comprendre et d’analyser les prix du marché, qui facilitent le commerce et qui renseignent sur les décisions d’affaires, réduit le temps, les voyages et les coûts liés aux transactions en réduisant les distances et en permettant une utilisation plus efficace du temps ».
A Ouèdo, ce ne sont pas seulement les femmes qui profitent des opportunités de la téléphonie mobile. Les hommes qui collaborent avec les femmes du marché y trouvent aussi leur compte. « Le marché de Ouèdo est le seul qui réunit les huit villages de l’arrondissement. L’usage du téléphone nous permet de nous épuiser le moins lorsqu’il s’agit de convoquer les réunions », renseigne le délégué de Ouèdo Dessato, Gilbert Houngbo. Ce que confirment les vendeuses du marché Ouèdo. Pour elles, les avantages qu’offrent les nouvelles technologies sont énormes : rapidité, coût réduit, gain de temps….
A côté du téléphone portable, se développent aussi d’autres facilités de communication : les services bancaires mobiles. Les commerçantes des milieux ruraux se sentent soulagées, car elles utilisent à fond ces services dans leur business. « En lieu et place de 2000 fcfa à débourser pour le déplacement pour nous ravitailler auparavant, nous dépensons à peine à 150 Fcfa aujourd’hui grâce aux forfaits appels et à peine 200 Fcfa pour un déplacement qui devrait nous coûter 6000 Fcfa auparavant », se réjouit Rachida Adégbidji.
Bien qu’analphabète, Hounyèmè Avocètien comprend l’utilité de la téléphonie mobile. Elle sait comment s’y prendre pour s’autonomiser. « Lorsque je me ravitaille, je me dépêche d’appeler mes clientes fidèles pour les informer ». Quelques cours d’alphabétisation et cette dame promet de damer le pion à ses camarades du marché.
Sauf qu’à Ouèdo, toutes les femmes n’ont pas accès au téléphone portable.
Agossi Avocètien, jeune sœur de Hounyèmè, n’en dispose pas jusque-là. Elle jure de se le procurer par tous les moyens d’ici à là. Elle lie ses pertes économiques à sa situation par rapport au téléphone mobile. « On ne peut pas réaliser des bénéfices aujourd’hui sans faire usage du téléphone », reconnaît-elle.
Les nouveaux outils de communication offrent aux femmes des opportunités pour partager de l’information, faire connaître leurs produits et générer des
revenus, témoignent les femmes.
Manque de connaissances techniques
Toutefois, les commerçantes rurales sont confrontées au manque de connaissances techniques pour utiliser à plein temps les technologies numériques et mobiles. Elles passent de longues heures au marché. Ce qui ne leur laisse pas assez de temps pour se familiariser avec les technologies de l’information. Aussi, la plupart des vendeuses du marché Ouèdo ne maîtrisent-elles pas l’usage des nouvelles applications.
Toutes plaident pour des cours d’alphabétisation pour
rehausser leur niveau. « L’accès aux Tics par le biais de la téléphonie mobile aide les femmes à accroître leurs compétences en communication, en gestion et favorise une participation accrue à la gouvernance », explique Francine Toupé Enianloko.
Des sources renseignent qu’elles ont moins de 21% de chance dans le monde de posséder un téléphone mobile que les hommes ». Celles qui en disposent dans les milieux ruraux, notamment les commerçantes, peinent à s’approprier les applications, telles que WhatsApp, Facebook, …. Rachida Adégbidji est un cas révélateur. Elle ne maîtrise rien des réseaux sociaux. Ses autres camarades du marché non plus.
Déconnectées de ces réseaux sociaux, les femmes rurales sont toujours à la traîne dans le domaine des Tics. Les différents éléments liés aux Tics, tels que les claviers, information en ligne n’existent pas dans la langue du milieu. Or, l’appropriation de ces outils par les femmes rurales est indispensable dans tout contexte de développement. Cela l’est davantage pour le Bénin qui aspire à être la plateforme des services numériques de l’Afrique de l’Ouest. Le challenge passe également par la prise en compte et l’appropriation par les femmes rurales des nouvelles applications de communication. Lorsqu’on sait que les femmes rurales fournissent et vendent la grande partie des produits consommés, il est indispensable de développer des programmes technologiques spécifiques en leur faveur pour promouvoir leur autonomisation.
« Nous voulons être aux premières loges de ce qui se fait dans le domaine du numérique ; nous voulons que notre pays soit à l’avant-garde des innovations et du développement du numérique », telle est la conviction du directeur général de l’Agence pour le développement du numérique (Adn), Serge Adjovi. Ce vœu est pleinement réalisable lorsque le pays tiendra compte de toutes les composantes de la société, en intégrant largement les femmes rurales dans les différents programmes et projets en perspective.
En dépit des innovations, la téléphonie mobile au service de la communauté rurale reste confrontée à des défis.
L’analphabétisme et les capacités réduites d’utilisation d’appareils complexes pour la recherche d’information sont toujours des barrières pour recevoir et utiliser l’information de manière efficace via les Tic. Pour Francine Toupé Enianloko, il importe de faire des études et analyses sur les avantages de la téléphonie mobile en milieu rural afin d’en évaluer les impacts sur le développement. Elle suggère également la promotion des « politiques publiques favorisant des investissements durables, un accès régulier et une large couverture de la téléphonie mobile en milieu rural».
L’alphabétisation numérique dans les communautés rurales devrait être développée et améliorée, en tenant compte des besoins et des contraintes locales et en fournissant des opportunités de formation pour les hommes et les femmes.
Célébration du bicentenaire du roi Guézo[/caption]Autorités politico-administratives et populations de Porto-Novo ont encore plus de connaissance sur l’œuvre et la vie du roi Guézo. C’est à la faveur de la commémoration du bicentenaire de l’accession au trône de l’illustre roi de Danxomè. Les manifestations ont pris leurs quartiers hier au musée Honmè pour le compte de l’étape de Porto-Novo.
Le roi Guézo qui a régné sur le trône du royaume de Danxomè de 1818 à 1858 était à l’honneur ce mercredi 14 novembre à Porto-Novo après Abomey et Cotonou. Le parcours et l’œuvre de l’illustre roi ont été vantés aux populations de la capitale politique. Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre du bicentenaire du sacre du digne fils de Danxomè (Bénin). On retient que Guézo a libéré le Danxomè du joug du royaume d’Oyo.
En effet, le pays devrait payer chaque année un lourd tribut composé de 41 jeunes filles, 41 garçons, 41 mille cauris et 41 mille fûts d’huile de palme. Danxomè a payé ce lourd tribut pendant 110 ans jusqu’à l’accession au trône, en 1818, du roi Guézo qui a mis fin à cette humiliante domination pour son royaume.
L’histoire rappelle, par ailleurs, que c’est le roi Guézo qui a créé le corps des amazones, c’est-à-dire les femmes guerrières qu’il a habillées et équipées et mises au front au même titre que les hommes. Il a développé l’agriculture pour soulager la souffrance de sa population. La production de la tomate, du gombo lisse, du manioc, du taro, du souchet, sans oublier des cultures vivrières dont le maïs. Guézo a été donc révélé aux populations de Porto-Novo qui en savent davantage sur son histoire qui marque les esprits par ses réformes courageuses, sa bravoure, son abnégation et sa rigueur. C’est à juste titre que la cérémonie était riche en tableaux, en chants et danses royaux et ancestraux. Elle a été rehaussée par la présence du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a lancé les manifestations. Sa présence a été très fortement appréciée par le président du comité d’organisation, Dah Guézo Yamongbè Miminvo. Il l’a remercié pour sa disponibilité et son investissement depuis le début des préparatifs de la commémoration du bicentenaire. Dah Guézo Yamongbè Miminvo a insisté sur les liens de fraternité entre les peuples d’Abomey et de Porto-Novo.
Houégbadjavi et Aïnonvi : une vie
Il a souhaité le renforcement de ces relations entre les Houégbadjavi et les Aïnonvi au profit du développement du Bénin. Le préfet de l’Ouémé, Joachim Apithy tire un coup de chapeau aux œuvres du roi Guézo qui incarne l’unité nationale à travers l’allégorie de la jarre trouée qui devrait garder l’eau pour la survie de son peuple et le développement de son royaume.
Le président de l’Assemblée nationale, en sa double qualité de descendant d’Aïnonvi et de Houégbadjavi, se réjouit de la célébration des 200 ans du sacre du roi Guézo qui est, selon lui, également fils de Porto-Novo. Il passe en revue les œuvres et les qualités exceptionnelles de l’illustre dirigeant qui aura légué un patrimoine riche par sa diversité et sa portée. « Je dirai qu’il (le roi Guézo, ndlr) n’était pas un homme de guerre, mais il était un homme d’Etat tout simplement », témoigne Me Adrien Houngbédji. Il en veut pour preuve le farouche combat mené avec succès par le roi Guézo qui a refusé de payer dorénavant de lourd tribut à un pays ennemi.
Après Porto-Novo hier, les regards sont tournés vers Abomey où le comité d’organisation annonce l’apothéose du bicentenaire pour le samedi 17 novembre prochain.
Des dignitaires des religions endogènes implorant les dieux[/caption]La maison de feu Sossa Guèdèhounguè à Doutou, dans le Mono, a servi de cadre ce mercredi 14 novembre à un culte des religions endogènes pour la réussite du régime du Nouveau départ et implorer la paix lors des prochaines échéances électorales. C’était sous la direction du leader de la communauté des adeptes desdites religions, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè et du deuxième secrétaire parlementaire, Dakpè Sossou.
Le Bénin est un édifice national en construction auquel chaque citoyen doit apporter sa pierre. Celle qu’apportent les adeptes des religions endogènes, ce sont les prières adressées à leurs différentes divinités. Ce mercredi 14 novembre, c’en est encore le cas où, soutenus par le député de la 18e circonscription électorale Dakpè Sossou, les dignitaires religieux et chefs traditionnels des six communes du Mono ont mobilisé leur communauté pour un culte populaire dit à l’intention du gouvernement et pour implorer la paix lors des prochaines échéances électorales. Le porte-parole de Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè précise qu’il s’agit « d’une cérémonie de prières et de bénédictions en faveur de Son Excellence Patrice Athanase Guillaume Talon et de tout son gouvernement ». Il souligne que par la même occasion, la communauté apporte son soutien au Programme d’actions du gouvernement (Pag).
L’intérêt de ce culte se situe à deux niveaux. Le premier est de voir le régime du Nouveau départ réussir ses programmes et projets de développement. «Si le gouvernement du président Patrice Talon échoue, c’est tout le Bénin qui a échoué », justifient les adeptes des religions endogènes. C’est pourquoi, disent-ils, en tant que religieux et chefs traditionnels du Mono, ils implorent Dieu et les mânes des ancêtres à éclairer le chef de l’Etat et tous ses ministres chaque jour afin que leurs actes garantissent un mieux-être au peuple et, par ricochet, le développement durable.
Le second volet, retiennent-ils, vise à faire prévaloir une ambiance de paix autour des élections qui s’annoncent. Pour ce faire, Sa Majesté Adanyro Agassa Guèdèhounguè et son bureau ont instruit les prêtres et prêtresses vodoun, les adeptes et autres dignitaires à ne pas baisser la garde. « Implorer au sein des différents couvents, toutes les divinités pour qu’elles puissent calmer les velléités de violences des uns et des autres», telle a été leur recommandation. Le clou du culte d’hier a été les libations suivies de l'immolation d’un animal quadrupède devant le mausolée de feu Sossa Guèdèhoungué, à Doutou, dans la commune de Houéyogbé.
L'Assemblée Nationale[/caption]Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, s’est entretenu, ce mercredi 14 novembre, à son cabinet, avec plusieurs délégations dont des techniciens et cadres de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas). Ils ont discuté avec lui des préparatifs des prochaines assises à Cotonou des députés des 15 pays membres de l’espace Cedeao élargis à la Mauritanie et au Tchad, sur le financement de la santé et les questions de population.
Le député burkinabè Tamboura Océni, à la tête d’une délégation de techniciens et cadres de l’Organisation ouest-africaine de la Santé (Ooas) s’est rendu, ce mercredi 14 novembre, au palais des gouverneurs à Porto-Novo. La délégation a échangé avec le président Adrien Houngbédji sur les préparatifs de la tenue au Bénin, en décembre prochain, d’une rencontre des parlementaires des pays de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad, sur la problématique du financement de la santé et des questions de population. Selon les explications du député Tamboura Océni, la rencontre de Cotonou vise premièrement à évaluer les décisions prises lors de la rencontre de haut niveau tenue à Ouagadougou au Burkina Faso en 2017 et qui a acté la déclaration d’engagement des Parlements de ces pays à veiller à l’augmentation du budget de financement de la santé par leurs Etats respectifs, à hauteur de 2% par an, d’ici 2030. Les assises de Cotonou ambitionnent, par ailleurs, de doter les parlementaires d’un comité interparlementaire, composé de 34 députés, qui seront la cheville ouvrière de la mise en œuvre de cette déclaration. En d’autres termes, il s’agit pour les parlementaires des 17 pays concernés de faire en sorte que la mise en œuvre de la déclaration d’Abuja de 2001 soit également une réalité. En effet, cette déclaration proposait aux Etats de consacrer 15% de leur budget aux problématiques de santé. Ce financement, aux yeux du député burkinabè, est indispensable face aux défis qui se posent à la santé de la population sur le continent africain. « Nos capacités nationales de réponse en cas d’épidémie, de problème de santé sont souvent faibles, ce qui nous amène souvent à courir derrière les bailleurs de fonds, alors qu’en principe, c’est une question de souveraineté. Nous devrions pouvoir mettre des ressources à la disposition de nos départements de santé », observe Tamboura Océni.
La déclaration de Ouagadougou de 2017 invitait donc les gouvernements à aborder les questions de populations avec plus d’attention et à mettre un lien entre les populations et le développement, à travers l’approche communément appelée le dividende démographique. Les assises de Cotonou, en décembre prochain, visent l’évaluation de ce qui a été fait depuis la déclaration d’Ouagadougou. Elle est déclinée en actions concrètes atteignables pour l’amélioration des conditions de financement de la santé des populations, précise le chef de la délégation des techniciens et cadres de l’Ooas. « Nous avons été très honorés d’être reçus par le président de l’Assemblée nationale du Bénin et nous avons eu une oreille très attentive à notre égard», témoigne Océni Tamboura.
Actualités 15 nov. 2018

Le Conseil des ministres s'est réuni ce mercredi 14 novembre 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du Gouvernement.
Les décisions ci-après ont été prises :
I- Mesures normatives
Transmission à l'Assemblée nationale pour autorisation de ratification, de l'accord de prêt signé entre la République du Bénin et le Fonds de l'OPEP pour le Développement international (OFID) dans le cadre du financement partiel du projet de réhabilitation du corridor Cotonou-Niamey : section Béroubouay-Malanville.
Ce prêt, d'un montant de treize milliards deux cents millions (13.200.000.000) de FCFA obtenu du Fonds de l'OFID, vient compléter celui de soixante-cinq milliards dix millions (65.010.000.000) de FCFA déjà obtenu de la Banque islamique de Développement (BID) en avril 2018.
Le gouvernement vient ainsi de boucler le financement du projet de réhabilitation de ce corridor long de 169,4 km.
Le chantier prend notamment en compte les travaux de :
- génie civil des lots 1 « Béroubouay-fleuve Goubafari » (148,6 km) et 2 « fleuve Goubafari-Malanville » (20,8 km) ;
- terrassement et corps de chaussée ;
- revêtement, assainissement et drainage ;
- entretien et construction d'ouvrages d'art ;
- signalisation et éclairage, puis équipements de sécurité routière.
De par sa dimension socio économique, le chantier intègre également des travaux connexes que sont :
- l'aménagement de 65 km de pistes en terre ;
- la construction de 15 salles de classe ;
- la construction de 2 centres de santé ;
- la construction de 8 marchés ;
- la réalisation de 10 forages ;
- la réalisation de 5 retenues d'eau ;
- la construction de 52 latrines ;
- la construction de 4800 mètres linéaires de clôture de bâtiments administratifs et scolaires.
Les ministres concernés sont instruits de suivre le processus de ratification et d'accomplir les formalités requises pour l'entrée en vigueur du prêt, de même que pour l'exécution du projet à bonne date.
Le Conseil a, par ailleurs, adopté les décrets portant :
- approbation des statuts de l'Agence nationale de la Sécurité des Systèmes d'information (ANSSI) ;
- organisation des instances de gouvernance des programmes et projets numériques en République du Bénin.
II- Communications
II-I. Rapport de l'évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme au Bénin.
Une évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme a été réalisée sous la coordination de la Cellule nationale de Traitement des Informations financières (CENTIF). Le présent rapport a permis d'identifier et de comprendre les menaces et vulnérabilités auxquelles notre pays pourrait être confronté en matière d'infractions liées au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme dans l'ensemble des secteurs vitaux de l'économie nationale.
Sur la base de ce rapport, il sera élaboré le document de stratégie nationale de la politique de lutte contre ces phénomènes, assorti d'un plan d'actions, lequel permettra de mettre en œuvre les recommandations formulées. Celles-ci portent sur les risques liés au blanchiment de capitaux, au financement du terrorisme et à l'inclusion financière.
Les actions à engager aideront à corriger, atténuer, voire maîtriser les risques identifiés.
II-2. Réalisation d'infrastructures haut débit à fibre optique reliant Cotonou à Djougou par l'Ouest du pays « BOUCLE OUEST ».
Le Conseil des ministres avait autorisé, lors de sa séance du 08 février 2017, la réalisation du projet de développement de fibre optique supplémentaire, et une partie du projet de déploiement de 2450 Km de réseau d'accès fibre. Les objectifs visés sont de trois ordres :
- assurer une large couverture et une densification sur tout le territoire national, des infrastructures numériques ;
- généraliser l'accès au haut débit aux fins de stimuler la croissance économique ;
- faire de notre pays une plateforme régionale des services numériques.
Des études plus approfondies ont permis de redéfinir avec plus de précision les besoins réels, de sorte que le projet initial a été décliné en deux projets majeurs avec des contours élargis et plus ambitieux. Il s'agit :
1- du projet de développement des infrastructures de télécommunication et des TIC « (PDI2T) phase 2 », essentiellement axé sur l'extension et la densification, dans une douzaine de chefs- lieux de communes et de certaines agglomérations, et dont le contrat commercial pour sa réalisation est en cours de signature ;
2- du projet redimensionné de la « BOUCLE OUEST » en vue de sécuriser la partie Sud du réseau et de déployer la fibre optique dans la partie Ouest du territoire national, partant de Cotonou vers Djougou.
Plus spécifiquement il est attendu de ce dernier projet :
- la construction d'une extension et d'une boucle de 910 km pour sécuriser la dorsale (BackBone);
- la construction de trois boucles métropolitaines à Comè, Lokossa et Aplahoué;
- la poursuite de la modernisation du réseau d'accès à travers l'installation d'une vingtaine d'équipements d'accès multiservices pour les usagers ;
- le raccordement en fibre optique de certains sites de la Télévision Numérique Terrestre à Gbéhoué, Lokossa, Abomey, Savalou, Bantè, Bassila et Djougou.
Tenant compte de la volonté du Gouvernement d'apporter en urgence le haut débit dans les zones numériquement enclavées de l'Ouest du territoire national, et en raison des délais de mobilisation de financement pour un projet de cette envergure, le Conseil a autorisé les négociations directes avec le groupement AXIONE et BOUYGUES ENERGIES & SERVICES.
Le ministre de l'Economie Numérique et de la Communication et le ministre de l'Economie et des Finances, sont instruits à l'effet d'accomplir les diligences à cette fin.
II- 3. Missions de contrôle technique en vue de la garantie décennale, et de réalisation des études géotechniques du projet de création et de développement des équipements culturels et touristiques des pôles touristiques (Abomey-Allada-Ouidah et Porto-Novo).
Les infrastructures à ériger dans le cadre de ce projet sont classées dans la catégorie des établissements recevant du public et il revient au maître d'ouvrage d'en garantir et d'en assurer la qualité et la pérennité. C'est pourquoi il est indispensable de recourir aux services d'un bureau de contrôle technique pour leur réalisation.
Par ailleurs, des études géotechniques doivent être disponibles pour permettre d'affiner les plans de fondation et les types de fondation à prévoir pour les différents ouvrages.
Les consultations effectuées ont permis de retenir la société SOCOTEC Africa et le Centre national d'Etudes et de Recherches en Travaux publics (CNERTP), respectivement pour le contrôle technique et pour les études géotechniques.
II- 4. Compte rendu des travaux du comité chargé de la définition des mesures nécessaires à la revalorisation du secteur des communications électroniques en République du Bénin.
Le ministre de l'Economie Numérique et de la Communication a rendu compte au Conseil des conclusions des travaux dudit Comité.
En prenant acte de ce compte rendu, le Conseil des ministres l'a instruit de veiller, en relation avec l'Autorité de Régulation des Communications électroniques et de la Poste (ARCEP-Bénin), à la mise en œuvre des orientations de la réforme du marché des communications électroniques ainsi qu'il suit :
- mise en place d'un encadrement tarifaire ;
- gestion des impacts des services de contournement (OTT) par les moyens propres de chaque opérateur ;
- contrôle de l'obligation d'investissement dans les réseaux et d'innovation dans les offres de services par les opérateurs.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- l'organisation, à Cotonou, du 20 au 23 novembre 2018, de la réunion plénière conjointe du Réseau des Autorités centrales et des Procureurs de l'Afrique de l'Ouest, contre le crime organisé (WACAP) et du Réseau inter-agences en matière de recouvrement des avoirs pour l'Afrique de l'Ouest (ARINWA) ;
- la participation du Bénin au 8e Sommet Africités à Marrakech, au Maroc, du 20 au 24 novembre 2018.
IV- Mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées :
- Au ministère de la Défense nationale
Sur proposition du ministre,
Chef d'état-major général des Forces années béninoises :
Contre-Amiral Patrick Jean-Baptiste Aho
- Au ministère de la Justice et de la Législation
Sur proposition du ministre et après avis favorable du Conseil supérieur de la Magistrature,
Juge au tribunal de première instance de première classe de Cotonou :
Monsieur Norbert Kimply Agassounon
Fait à Cotonou,le 14 novembre 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro