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Nouvelles

Fête des religions endogènes : Abomey-Calavi aux couleurs du vodoun
A chaque commune sa célé-bration de la fête des religions endogènes. A Abomey-Calavi, c’est l’arrondissement de Togba qui a abrité les manifestations, lundi 10 janvier. La multiplicité des couleurs et des apparats des pratiquants des religions traditionnelles était le signe patent de la grandeur de la manifestation. Dans l’arrondissement de Togba dans la commune d’Abomey-Calavi, ce lundi 10 janvier, la fête du vodoun s’est déroulée avec faste. Sur les lieux, les adeptes de « mami », « atingali », « dan » et autres divinités, vêtus de leurs tenues des grands jours, ont rivalisé d’ingéniosité pour exprimer leur joie devant le public médusé. Chants, danses et démonstrations diverses se sont succédé sans se ressembler. L’ardent soleil de la mi-journée n’a pu émousser leur désir de célébrer au mieux cette fête instaurée par l’ancien président Nicéphore Soglo qui était d’ailleurs l’invité d’honneur à Togba. Evoquant l’importance accordée au 10 janvier depuis trente ans, sa majesté Edégboyinté, s’est réjoui de l’organisation des manifes-tations au niveau communal. Le premier responsable du culte vodoun dans la commune d’Abomey-Calavi a aussi rappelé les bienfaits du vodoun. « Si vous respectez les principes du vodoun, vous allez en bénéficier abondamment. Il ne fait du mal à personne », a-t-il insisté. C’était aussi l’occasion pour lui de formuler une doléance plutôt particulière. « Nous demandons aux autorités au sommet de l’Etat de penser à consacrer davantage de jours au vodoun comme c’est le cas pour les autres religions », a-t-il plaidé. En attendant que cette demande soit étudiée et trouve un écho favorable auprès des autorités concernées, le maire de la commune d’Abomey-Calavi a une autre idée. Evariste Ahouandjinou a annoncé que « dès l’année prochaine, la fête prendra l’allure d’un festival. Une série d’activités sera organisée pour mieux valoriser le vodoun et le 10 janvier 2023 sera l’apothéose ». Cette décision prise par le conseil communal découle du fait qu’il reconnaît que « le vodoun est un grand facteur de développement ». L’autorité communale a également exhorté les leaders des religions endogènes, les adeptes et toute la population à la paix et à l’unité pour que le développement de leur ville devienne réalité. Initiateur de la fête des religions endogènes au moment où il présidait aux destinées du pays, Nicéphore Soglo a développé sa perception de ces cultes. Selon lui, le vodoun est une richesse pour le peuple béninois. Il est donc nécessaire, a-t-il expliqué, de continuer à lui donner toute la valeur qu’il mérite. Culture 12 janv. 2022


5e édition du Festival international de Porto-Novo : Clap de fin en apothéose !
Les projecteurs se sont éteints, lundi 10 janvier dernier, jour de la fête des religions endogènes, sur la 5e édition du Festival international de Porto-Novo (Fip) avec la parade des masques et autres divinités. La cérémonie de clôture a été présidée par le ministre en charge des Arts et de la Culture, Jean Michel Abimbola en présence du président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou. Clap de fin pour l’édition 2022 du Festival international de Porto-Novo ! Lancée le 2 janvier dernier, elle a connu son épilogue, lundi 10 janvier, après neuf jours d’attractions culturelles et cultuelles. Le dernier jour a surtout été marqué par la parade des masques et autres divinités. Il s’agit notamment des Borian du Nigeria, des Gounouko, des revenants appelés Egungun, des gardiens de nuit Zangbéto, des adeptes de vodoun de Hounvè, des marionnettes géantes, du groupe de la fanfare des Haoussa de Porto-Novo et des masques chinois. Pour le ministre en charge de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, parrain de l’évènement, cette 5e édition du Fip a tenu ses promesses. Il a félicité le comité d’organisation pour la qualité du travail abattu et son sens de professionnalisme. Jean-Michel Abimbola a apprécié le thème du colloque scientifique du festival qui s’est déroulé les jeudi 5 et vendredi 6 janvier derniers. Notamment, il s’est réjoui de ce thème qui a porté sur le retour des 26 trésors royaux, un sujet de l’actualité culturelle béninoise. Le ministre a annoncé que l’année 2022 sera très active culturellement avec la construction du musée de vodoun, la rénovation des musées Alexandre Adandé et Honmè à Porto-Novo. Jean Michel Abimbola a invité le conseil municipal de Porto-Novo à maintenir le cap et à poser les jalons de la prochaine édition, plus professionnelle et meilleure que les cinq premières. Inscrire au budget national Le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty, président du comité d’organisation de la 5e édition du Fip, a plaidé pour que ce festival soit désormais inscrit au budget national comme une activité portée par le gouvernement. Mais déjà, il a souhaité revenir avec le conseil municipal de Porto-Novo sur le caractère biennal du Fip. Car, Charlemagne Yankoty pense que ce festival gagne tout à être annuel en ce sens qu’il marque l’identité culturelle de Porto-Novo retrouvée. L’édile de la ville capitale a rendu grâce à Dieu et aux mânes des ancêtres pour avoir permis que le programme de l’édition 2022 de ce festival se soit déroulé sans anicroche durant les neuf jours d’activités. Il a remercié le président de la République, Patrice Talon, pour son soutien au Fip et pour tout ce qu’il fait pour permettre à Porto-Novo de retrouver ses lettres de noblesse. Les remerciements du maire sont allés également à l’endroit du ministère chargé de la Culture à travers le Fonds d’aide à la Culture. En outre, il a salué les experts et autres sachants de la chose culturelle dont la participation active au colloque scientifique a enrichi les réflexions sur l’après-retour des 26 trésors royaux. Culture 12 janv. 2022


Phase II du microcrédit Alafia : Un décaissement de 15 milliards FCFA annoncé pour 2022
Au nombre des mesures prises au cours du Conseil des ministres du 12 janvier 2022, il y a l'annonce de nouvelles conditions de mise en œuvre de la phase 2 du microcrédit Alafia et du financement des artisans cibles du projet Arch. Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 Actualités 12 janv. 2022


Pag 2021-2026/ Secteur de l’éducation : lumière sur quelques grands projets
Le secteur de l’éducation va connaitre de profondes mutations durant les cinq prochaines années. Plusieurs projets seront mis en œuvre pour la promotion d’une éducation de qualité. L’éducation de qualité reste la priorité du gouvernement du président Patrice Talon. Après les actions de 2016-2021, le quinquennat 2021-2026 va engager plusieurs autres réformes. Au niveau de l’Enseignement primaire, le gouvernement envisage d’élaborer une loi sur le financement des cantines scolaires. Dans ce domaine, il est prévu six projets dont la construction des écoles primaires publiques dans les départements de l'Ouémé, du Plateau, du Borgou et des Collines; la construction et l’équipement d’écoles primaires dans le département de l’Atlantique. Il y a aussi le développement de l’éducation de base qui entrera dans sa phase 4, de même que la construction et l’équipement de salles de classe dans les écoles maternelles et primaires. L’Etat procédera aussi à la construction, à la réhabilitation et à l’équipement des infrastructures administratives scolaires sans oublier le renforcement de la qualité des enseignements au primaire. Au niveau de l’Enseignement secondaire et de la formation technique et professionnelle, plusieurs réformes seront aussi exécutées. Ces réformes concernent la mise en application de la Stratégie nationale de l’Enseignement et de la formation techniques et professionnels et la mise en œuvre d’un nouveau cadre institutionnel de gestion des établissements de formation. Egalement, le secteur secondaire va bénéficier de plusieurs projets dont la mise en place de 30 lycées techniques agricoles modernes et de sept écoles de métiers de référence, la spécialisation, la rénovation et l’équipement de dix-sept anciens lycées techniques, la construction, la réhabilitation et l’équipement des infrastructures scolaires dans l’enseignement secondaire général. Le gouvernement mettra aussi l’accent sur la valorisation des matières scientifiques, le renforcement de la qualité de l’enseignement des sciences, de la philosophie et du français, la construction de même que la réhabilitation des laboratoires et des bibliothèques dans les collèges; et enfin la construction de six lycées scientifiques et deux écoles normales. Enseignement supérieur Le vent des réformes soufflera aussi sur l’enseignement supérieur. Au niveau de ce secteur, l’Etat procédera à la mise en place d’un régime de gouvernance des universités publiques, du statut particulier du personnel enseignant incluant un mécanisme d’évolution hors hiérarchie et de maintien en activité après l’âge limite d’admission à la retraite (éméritat). La deuxième réforme concernera la mise en place d’un programme de bourses d’études favorisant les filières scientifiques. L’instauration des mesures spécifiques d’incitation à la recherche et à l’innovation, ainsi que la mise en œuvre de la délégation des prestations des œuvres sociales universitaires au secteur privé font aussi partie des réformes qui seront mises en œuvre au cours du quinquennat 2021-2026. En appui à ces différentes réformes, des projets sont aussi élaborés. Parmi ceux-ci, on peut citer le renforcement des infrastructures sociales, le développement de la cité internationale de l’innovation et du savoir y compris la couverture des besoins en infrastructures et en équipements des Universités nationales du Bénin. Actualités 12 janv. 2022


Guinée équatoriale # Côte d'Ivoire : Options pour les Eléphants
Le Nzalang Nacional de la Guinée équatoriale et les Eléphants de la Côte d’Ivoire font leur entrée, ce soir à partir de 20 heures au stade de Japoma, à Douala, dans cette phase finale de la 33e édition de la Can Total Energies, Cameroun 2021. Chacune de ces deux sélections aura à cœur, après la grosse sensation créée, hier mardi 11 janvier, par les Leone Stars de la Sierra Leone face aux Fennecs de l’Algérie, leurs deux adversaires du Groupe E, de prendre à tout prix les trois points de la victoire. Mais au regard de leurs effectifs, ce sont les Ivoiriens qui partiront certainement avec les faveurs des pronostics. L’Algérie et la Sierra Leone ayant été contraintes au partage des points (0-0), hier mardi 11 janvier, la Côte d’Ivoire ou la Guinée équatoriale a l’occasion de prendre les commandes du Groupe E au terme de la 1re journée. Ce sera au cours du match qui les mettra aux prises ce soir à 20 heures au stade de Japoma à Douala. Pour ce faire, aucune des deux formations n’aura droit à l'erreur. Éliminés des qualifications de la Coupe du Monde Qatar 2022, les Eléphants de la Côte d'Ivoire comptent bien briller dans cette compétition continentale. Au cours de leur première sortie, Serge Aurier, Max Alain Gradel, Nicolas Pepe, Franck Kessié, Maxwell Cornet, Wilfried Zaha, Sébastien Haller et leurs coéquipiers tenteront donc de se surpasser. Mais, ce n’est pas pour autant qu’en face d’eux, la sélection équato-guinéenne emmenée par l’ancien joueur du Real Sociedad, Emilio Nsue López, se présentera en victime expiatoire. Elle compte également sur son milieu de terrain Pablo Ganet Comitre qui évolue dans le club de seconde division espagnole, Real Murcia, puis Basilio Ndong Owono Nchama du club norvégien de première division IK Start et qui constitue l'une de ses pièces maîtresses et José Machín Dicombo dit « Pepín » formé à l’As Rome et qui évolue à l’Ac Monza. A eux quatre, ils sont capables de faire gronder le tonnerre en déjouant les pronostics. Au Cameroun, le Nzalang Nacional sera à sa troisième participation à une phase finale de la Can. Les deux premières, il y était en tant que pays organisateur en 2012 et 2015. Même si sur le papier, les poulains de Patrice Beaumelle partent avec les faveurs des pronostics, il ne faudrait pas qu’ils perdent de vue que la Guinée équatoriale n’a jamais été éliminée dans la phase des poules à cette étape de la Can. A la maison en 2012, cette sélection a même atteint les quarts de finale, stade où elle s’est fait éliminer (3-0) par la Côte d’Ivoire de Didier Drogba et Yaya Touré. Unique pays organisateur en 2015, elle avait encore fait mieux en accédant aux demi-finales après une victoire retentissante et à polémique face à la Tunisie. Sept ans après, sous la houlette de son entraîneur local Juan Micha, qui a remplacé le Français Sébastien Migné, il y a quelques mois seulement, elle essaiera de faire bonne figure au Cameroun. Sports 12 janv. 2022


Vie des personnes vivant avec le Vih/Sida : la stigmatisation en nette régression
Ils sont loin les temps où le porteur du Vih/Sida faisait la honte de sa famille et de ses proches. La stigmatisation disparaît peu à peu, donnant ainsi à ces personnes une joie de vivre. Leurs conditions de vie ne sont plus alarmantes comme au début, mais les personnes vivant avec le Vih espèrent toujours une extinction totale de la stigmatisation. Rejet, discrédit, mépris, dévalorisation et autres formes de stigmatisation sont en net recul même s’ils sont toujours présents sous diverses formes. « Nous sommes contents que la stigmatisation recule. C’est le fruit des actions menées par les différents acteurs. Mais cette situation ne doit pas conduire à l’autosatisfaction », commente Valentin Nassara, président du Réseau des associations de personnes vivant avec le Vih/Sida (Rebap+). Comme lui, ils sont nombreux à se réjouir de cette avancée qui constitue le fruit de l’engagement collectif pour un monde dépourvu de stigmatisation et qui favorise le bien-être physique et mental des patients. Claude Yamongbè, membre du Rebap+ se satisfait de ce nouveau tableau mais fustige la montée de l’auto-stigmatisation. Selon la Déclaration d’engagement adoptée en juin 2001 lors de la session extraordinaire de l’Assemblée générale des Nations Unies sur le Vih/Sida, le consensus mondial est fait sur la nécessité de lutter contre la stigmatisation et la discrimination liées à la pandémie. La Déclaration stipule que le combat contre la stigmatisation et la discrimination est une condition préalable à l’efficacité de la prévention et de la prise en charge, et réaffirme que la discrimination liée au statut sérologique d’une personne constitue une violation des droits de l’Homme. Le Bénin est en bonne voie pour le respect de cet engagement. « Pour la quasi-totalité des expériences familiales de stigmatisation ou de discrimination vécues par les Pvvih …, le niveau des indicateurs s’est nettement amélioré passant parfois du simple au trentième », indique le rapport 2021 de l’enquête index de la stigmatisation (index stigma) 2.0 des personnes vivant avec le Vih au Bénin. Des chiffres édifiants Dans le détail, les résultats de cette enquête qui s’est déroulée en février 2021 restent édifiants sur le visage de la stigmatisation et de la discrimination et laissent constater une régression. Selon ces résultats, « une Pvvih sur dix, soit 9,9 % est exclue d’activités ou de rencontres sociales en raison de son statut sérologique mais 3,5 % de ces personnes l’ont été dans les douze derniers mois précédant l’enquête. Globalement, 4,7 % des Pvvih enquêtées ont rapporté avoir été exclues d’activités religieuses ou de lieux de culte. Mais pour 1,5 % de ces personnes, cette expérience a été vécue au cours des deux douze derniers mois précédant l’enquête ». Toujours en raison de leur statut sérologique, 10,7 % de Pvvih ont été exclues de réunions familiales et parmi elles, seulement 4% ont subi ce sort dans les douze derniers mois avant l’enquête. Le même rapport d’enquête indique que 6,4 % des personnes interrogées ont été victimes de refus d’emploi ou de perte de leur source de revenus du fait qu’elles portent le Vih. Mais seulement 1,8 % de ces personnes a vécu cette situation dans les douze derniers mois avant l’enquête. Dans le même temps, 10 % des 1230 personnes séropositives ont affirmé avoir déjà été victimes de discrimination du conjoint, de la conjointe ou de leurs enfants en raison de leur statut sérologique. Mais pour 3,7 % d’entre elles, cette expérience a été vécue au cours des douze derniers mois. « En comparaison avec 2016, beaucoup d’indicateurs se sont améliorés mais il persiste au Bénin dans les établissements de santé (avec comme principaux responsables les professionnels de la santé), en milieu professionnel, en milieu familial et dans la communauté, des actes de stigmatisation et de discrimination », précise le rapport. Des statistiques qui rassurent de la pertinence des stratégies développées pour enrayer la stigmatisation. Société 12 janv. 2022


Accident de la circulation à Parakou : cinq écoliers parmi les neufs morts
Survenu hier mardi 11 janvier en début d’après-midi à l’entrée sud de Parakou, venant de Cotonou, un accident de la circulation a endeuillé plusieurs familles. Neuf morts dont cinq écoliers qui venaient de sortir des classes, sans oublier de nombreux blessés et des dégâts matériels. Tel est le triste bilan que l’on déplore. La ville de Parakou a été plongée dans une grande tristesse, hier mardi 11 janvier en début d’après-midi. C’est suite à un accident de la circulation survenu au niveau de l’Ecole primaire publique Bèyèrou, dans le premier arrondissement. Sur-le-champ, sept personnes sont décédées. Deux autres sont passées de vie à trépas à l’hôpital. Parmi eux, on dénombre cinq écoliers qui venaient de sortir des classes et qui se rendaient à leurs domiciles. Soit un total de neuf morts, sans oublier les nombreuses personnes blessées et les dégâts matériels importants enregistrés. Selon les témoignages recueillis sur les lieux, tout serait d’abord parti d’un accident occasionné par un conducteur de taxi-moto qui a percuté un apprenant qui revenait de l’école à midi. C’est au moment où les discussions étaient vives entre les parents de l’élève et ce conducteur, qu’un camion communément appelé « Benne » arrivé à leur niveau, a vu éclater l’un de ses pneus. Le conducteur ayant perdu son contrôle, il a foncé tout droit sur la foule qui s’était constituée autour du « zémidjan », avant d’aller échouer dans le décor. Sur les lieux, le spectacle était horrible et insoutenable. Les sapeurs-pompiers sollicités ont accouru sur les lieux du sinistre et les victimes ont pu être évacuées au Centre hospitalier et universitaire départemental du Borgou. Quant à la Police républicaine, elle a procédé au constat exigé en la circonstance. Informé, le maire de la ville, Inoussa Zimé Chabi, a également effectué le déplacement. Actualités 12 janv. 2022


Enseignement et formation techniques et professionnels : Le Parlement adopte une loi-cadre
L’Assemblée nationale a adopté hier mardi 11 janvier, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) en République du Bénin. L’adoption de ce texte s’inscrit dans le cadre de la réforme du système éducatif béninois devant permettre au pays d’avoir une masse critique de compétences en adéquation avec les besoins de l'économie et le marché du travail. Un nouveau jour se lève sur le système éducatif béninois. Les députés ont adopté en plénière, ce mardi 11 janvier, la loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) dont le projet leur a été transmis par le gouvernement par décret n°2021-167 du 24 mars 2021. Elle vise à mettre en place des dispositifs adéquats et inclusifs pour une formation technique et professionnelle de qualité, accessible à tous et adaptée aux besoins du développement économique, et qui facilitera l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le texte abroge à cet effet certaines dispositions de la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale. Plusieurs innovations y ont été introduites dont la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique ; le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels par l’Etat en collaboration avec le secteur privé ; la régulation des flux en inversant la tendance en faveur de l’enseignement et la formation techniques et professionnels ; le mode de gouvernance pédagogique et administrative et l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels aux normes de la professionnalisation. Il s’agit d’une loi-cadre de 48 articles répartis en cinq chapitres traitant notamment de l’objet et du champ d’application du texte, l’organisation des enseignements et des formations ; des rôles des principaux acteurs et du cadre institutionnel de mise en œuvre de financement de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés. Le rapport de la commission en charge de l’Education de l’Assemblée nationale examiné par la plénière renseigne clairement sur les raisons de l’option du gouvernement. Laquelle option découle en réalité du constat que les statistiques récentes montrent que 97 % des élèves titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) poursuivent leur cursus dans l’enseignement général contre 3% seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnels. Un tel déséquilibre a pour conséquence de générer un grand nombre de titulaires de diplômes académiques au détriment de ceux justifiant de compétences techniques et professionnelles, toutes choses qui alimentent le chômage et le sous-emploi des jeunes. C’est donc pour corriger cette anomalie qui n’a que trop duré que le gouvernement béninois a élaboré la stratégie nationale pour promouvoir et développer l’Etfp. Cette stratégie sera désormais soutenue par une loi-cadre qui couvre non seulement l’éducation de base, la post-éducation de base et l’enseignement supérieur, mais aussi les formations techniques et professionnelles sous la tutelle d’autres départements ministériels, en dehors de ceux en charge de l’Education. Ce qui permettra au gouvernement de relever le défi en inversant la tendance actuelle de la pléthore des effectifs de l’enseignement secondaire général au profit d’une orientation pertinente des apprenants vers l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Actualités 12 janv. 2022


Gestion du foncier à Abomey-Calavi : de l’engouement autour du cadastre
Abomey-Calavi entre, petit à petit, dans l’ère du cadastre. A Ouèdo, acquéreurs et autochtones affluent depuis quelques jours pour se faire enregistrer dans la base de données. Il est à peine six heures du matin, mais la place publique d’Adjocomey, à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, grouille de monde. Les premiers à s’inscrire sur la liste de présence qui ne cesse de s’allonger l’ont fait peu après 5 heures du matin. Pour Raphaël Guidi, en tête de liste, le jeu en vaut la chandelle. « C’est le cadastre qui m’a amené à venir ici très tôt. C’est un secret de Polichinelle que la zone de Ouèdo et Hêvié à Abomey-Calavi est confrontée à l'insécurité foncière. Je suis venu m’enregistrer parce qu’avec cette opération, on pourra savoir à qui appartiennent vraiment les parcelles dans le futur », martèle-t-il, très enthousiasmé. A tour de rôle, les présumés propriétaires de parcelle avancent avec la convention de vente ou le titre foncier, les pièces d’identité, et le numéro de l’état des lieux fait entre 2014 et 2019. Au bout du processus, l’usager est pris en photo. « C’est pour sécuriser nos terrains. Ce n’est pas la même chose que le lotissement. Beaucoup se plaignent que les parcelles ne sont pas à jour. Ceci permettra de voir clair », confie Akim Inoussa, membre du comité Cadastre à Ouèdo centre. Les opérations ont démarré depuis mardi 4 janvier 2022 et devront prendre fin le 13 janvier 2022. Mais l’affluence est telle qu’une discrimination positive a été instaurée par les agents techniques au profit des personnes du troisième âge et de celles en situation de handicap. Sous la paillote, les commentaires vont bon train. D’aucuns plaident pour la prorogation. « Compte tenu de l’affluence, on verra s’il y a lieu de proroger pour aider tout le monde à se faire enregistrer. Comme vous le constatez, il y a trop de monde dans les deux secteurs à Ouèdo centre. Beaucoup sont venus de Cotonou, de Godomey et autres », déclare Akim Inoussa. En dépit de l’impatience dans les rangs, les acquéreurs de parcelle n’hésitent pas à jeter des lauriers à l’endroit du gouvernement. « Le chef de l’Etat a bien fait de penser à cette stratégie. Nous aurons le cœur tranquille», souffle Raphaël Guidi. De son côté, le conseiller local, Lucien Zannou n’en finit pas de rassurer ses administrés qui l’assomment de questions. « C’est pour sécuriser nos parcelles, les domaines, pour qu’il n’y ait pas de conflits demain. On espère déjà quand on voit comment ça se déroule », assure-t-il. De la séance d’information qui a eu lieu le 12 octobre 2021, en prélude aux opérations, les populations n’ont saisi a priori que l’aspect sécurité. Sécurité, mais aussi développement En réalité, le Bénin a opté, depuis 2016, pour la réalisation du cadastre national. Par décret N° 2016-726 du 25 novembre 2016, un comité technique de supervision de la réalisation du cadastre national a été mis en place. Au-delà de la sécurité foncière, le cadastre est sollicité pour moderniser le marché immobilier. Fabrice Kossou, chef du département des opérations foncières et techniques à l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), précise que c’est un outil d’aide à la décision. « Ce qui fait la priorité du gouvernement, c’est la sécurisation du foncier. Mais les autres avantages sont nombreux en ce qui concerne la disponibilité de l’information foncière, du fonds de carte cadastrale qui pourront servir de documents de base pour toute décision. C’est donc un outil d’aide à la décision. C’est également, un instrument aux mains des maires pour la planification urbaine, la gestion de l’Environnement, et beaucoup d’autres choses », renseigne-t-il. Dans cette dynamique, le Bénin est appuyé par les Pays-Bas, dans le cadre du Projet de modernisation de l’administration foncière. Bohicon et N’Dali ont déjà reçu des équipes pour les travaux de viabilisation, d’actualisation des données existantes et de collecte de nouvelles données. Cette deuxième vague concerne 10 communes dont Abomey-Calavi. Une fois les données collectées, elles seront traitées, numérisées. Quelques données sont déjà mises en ligne sur un certain nombre de communes. D’autres communes suivront selon l’évolution des opérations, pour que petit à petit tout le territoire soit couvert et sécurisé. Actualités 12 janv. 2022


Pag 2021-2026 : Trois chantiers majeurs pour la diplomatie
Au cours du quinquennat 2021-2026, le gouvernement du président Patrice Talon, poursuivra les chantiers visant à faire de la diplomatie un puissant outil de développement. Trois grandes réformes sont prévues à cet effet par le Programme d’action du gouvernement (Pag II). Après les fructueuses actions des cinq dernières années dans le secteur de la diplomatie, cap maintenant sur de nouvelles réformes à mettre en œuvre d’ici à 2026. L’Exécutif béninois entend continuer à faire du secteur un important levier du rayonnement du pays. La diplomatie comme outil de mobilisation de ressources et de développement. Tel demeure le leitmotiv du gouvernement du président Patrice Talon. Pour atteindre cet objectif, il prévoit, à travers son Programme d’action 2021-2026, de mettre en œuvre trois grandes réformes dans le secteur. Il s’agit, en effet, de la dynamisation des pôles régionaux de la nouvelle carte diplomatique, de l'établissement d’une zone de libre-échange avec le Nigeria et les autres pays de la sous-région, et de la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, explique le bien-fondé de chacune de ces trois chantiers. Avec la nouvelle carte diplomatique « aujourd’hui, nous sommes à 14 pôles (Ndlr : ambassades). Alors on les appelle des pôles régionaux parce que lorsque le président de la République vous envoie à Paris et que vous êtes aussi en charge de l’Estonie ou que vous devez aussi agir au Danemark, vous êtes forcément dans la posture d’outil régional », note-t-il. Le deuxième chantier du Pag II, qui est la mise en place d’une zone de libre-échange avec le Nigeria, résulte de la volonté de l’Etat béninois d’assainir le cadre commercial avec son voisin de l’Est et géant de l’Afrique de l’Ouest. « Nous savons très bien que nous avons subi à un moment donné cette fermeture qui s’est faite en violation des textes de la Cedeao. Mais il faut être réaliste. Nous avons décidé de composer. Nous n’arrivons même pas à vendre certains de nos produits au Nigeria alors que les textes de la Cedeao rendent possible normalement la circulation, la vente de tout ce qui est produit dans l’espace Cedeao. C’est pour cela que le président a décidé que nous mettions en place cette zone où nous allons avoir quelques accords particuliers, où nous allons nous mettre d’accord sur des détails parce que nous nous sommes rendu compte, lorsque nous échangeons avec nos amis du Nigeria, que lorsque certains détails ne sont pas réglés avec eux, on n’arrive pas à avancer », a déclaré le chef de la diplomatie béninoise. Par rapport à la mise en place des conseillers au partenariat et à la coopération décentralisée, Aurélien Agbénonci explique l’importance de cette initiative par le fait que la coopération décentralisée « est une source aussi de mobilisation (Ndlr : de ressources) et auprès des préfets et des maires, il faut qu’il y ait des agents qui ont certaines aptitudes pour les accompagner ». Au total, quatre projets découleront des trois chantiers projetés. Il y a le programme spécial de construction, de rénovation et d'acquisition des chancelleries et résidences des ambassadeurs du Bénin ; la construction et l’équipement de la résidence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération ; la réhabilitation des infrastructures du ministère ; et la modernisation de l'administration diplomatique. L’ensemble est estimé à un montant global de 19 milliards F Cfa. Actualités 12 janv. 2022


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