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Nouvelles

Atténuation des effets de la crise sanitaire sur les Pme : la promesse d’une solidarité sonnante
Une vingtaine de milliards déjà en répartition pour amoindrir les effets de la pandémie de la Covid-19 sur les petites et moyennes entreprises aussi bien du secteur formel qu’informel. C’est une annonce du chef de l’Etat qui sonne et résonne à bien des égards. Le "hautement social" prend progressivement forme. En plus de la revalorisation des salaires et de la création d’emplois, une autre annonce fait jubiler tant de Béninois : la promesse d’une solidarité en espèces trébuchantes, suite aux désastres économiques engendrés par la pandémie de la Covid-19. « En 2022, l’Etat sera davantage solidaire à l’endroit de chacun et c’est déjà à ce titre que 20 milliards de francs Cfa environ sont en cours de répartition à un grand nombre de nos petites et moyennes entreprises, formelles et informelles, ainsi qu’à leurs personnels, pour atténuer les impacts économiques de la pandémie », a soutenu Patrice Talon dans son message de vœux qui sonne comme une réaffirmation de l’engagement à faire de ce quinquennat un mandat hautement social. Cette forte marque de solidarité à l’endroit des petites et moyennes entreprises touchées par la crise sanitaire n’est pas la première. Le gouvernement a déjà débloqué au cours de ces deux dernières années de fortes sommes pour soutenir les Pme qui ploient sous les affres de la Covid-19. Le chef de l’Etat est bien conscient des misères que la crise sanitaire et bien d’autres épreuves imposent aux entreprises fragiles. C’est d’ailleurs pourquoi il déclare : « Quant à nos peines au plan collectif, -je veux surtout citer l’insécurité à nos frontières, la pandémie de la Covid-19 et la cherté de la vie-, au-delà de nous avoir éprouvés, elles nous rappellent que le chemin de la prospérité est encore long et nous confortent dans notre volonté de nous améliorer pour y parvenir ». Mais pour que se réalise l’espérance d’une vie meilleure, chacun devra prendre sa part à la relance. Donner le meilleur de soi Dans son message de vœux du nouvel an, le chef de l’Etat invite tous les Béninois à se surpasser, à se montrer exigeants et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour combler le gap des besoins individuels et collectifs, et pour permettre à chacun une vie meilleure. Pour Patrice Talon, chaque Béninois a sa partition à jouer au nom du lien républicain qui unit chaque individu au citoyen qu’il est et qui rattache chaque citoyen à la République. Les vœux de prospérité individuelle et collective exprimés par le chef de l’Etat ne pourraient se concrétiser qu’à la condition que chaque citoyen s’implique. « Notre espérance et nos vœux ne sauraient être vains si nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour nous-mêmes et pour notre pays. Nos efforts nous exauceront immanquablement », se convainc-t-il. Patrice Talon assure par ailleurs que la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 obéira au même sens de la méthode, de l’organisation et de la rigueur, de sorte qu’avec le travail mieux fait et le sérieux de chacun, 2022 soit meilleure que 2021. Actualités 04 janv. 2022


Nouvelle stratégie de financement des engrais en Afrique : 300 millions de dollars à mobiliser pour servir les agriculteurs
Le Mécanisme africain de financement du développement des engrais se dote d’une nouvelle stratégie sur la période 2022-2028 pour accroître la productivité agricole sur le continent. La stratégie 2022-2028 du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (Mafde) vise à mobiliser 300 millions de dollars pour relever les défis tout au long de la chaîne de valeur des engrais. Approuvée en juin dernier, elle fait suite à la toute première stratégie déployée sur la période 2018-2020. La nouvelle feuille de route met l’accent sur l’approche intégrée de la chaîne de valeur des engrais pour relever les défis liés à l’approvisionnement des agriculteurs et des distributeurs en intrants agricoles. Elle est élaborée autour de trois piliers relatifs : Renforcement du secteur des engrais par l’accès au financement, Développement de réformes politiques viables pour améliorer la production, le commerce et l’utilisation des engrais et Accès des petits agriculteurs aux intrants et à l’assistance technique. Le nouveau mécanisme devrait bénéficier à 16 millions de petits exploitants agricoles dans quinze pays africains. Ce sera à travers des garanties de crédit, des subventions et d’autres solutions de financement mixte à l’endroit des petites et moyennes entreprises. Celles-ci faciliteront l’accès des agriculteurs à au moins 2 millions de tonnes métriques d’engrais et d’autres intrants agricoles. Sa mise en œuvre contribuera à répondre aux besoins des petits exploitants agricoles, en réduisant les obstacles qui entravent encore l’accès au financement des engrais, confie Marie Claire Kalihangabo, coordinatrice du Mafde, dans le 7e numéro de Fostering Fertilizer Future, le bulletin d’information du Mafde d’Aaoût 2021. Le marché international a été marqué ces derniers mois par une flambée des prix des engrais, faisant craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Les coûts de certains fertilisants ont quasiment doublé en six mois, atteignant un niveau jamais vu depuis la crise de 2008-2009 marquée par de brutales fluctuations. Cette situation est induite par les fermetures d’entreprises, des frontières et autres restrictions des transports imposées par la pandémie de Covid-19. Les dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement des engrais ont créé une pénurie de l’offre qui ferait grimper davantage les prix d’engrais et impacterait sérieusement la campagne agricole 2021-2022. A fin août dernier, jusqu’à 50 % de la demande d’engrais n’est pas encore disponible en Afrique de l’Ouest, selon le Centre international de développement des engrais (Ifdc). Les regards sont tournés vers le Mafde qui entend mobiliser des ressources pour des solutions à court et moyen termes. Créé par la Déclaration des États membres de l’Union africaine d’Abuja de 2006, ce mécanisme vise à améliorer la productivité agricole en fournissant le financement nécessaire pour accélérer l’approbation, la production et l’utilisation des engrais en Afrique, dans le but d’atteindre l’objectif de 50 kg de nutriments par hectare. Cette initiative est gérée par la Banque africaine de développement (Bad) pour dynamiser le développement de l’agriculture dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique », des objectifs de développement durable (Odd) des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Actualités 04 janv. 2022


Théâtre avec Ousmane Alédji : Tassi Hangbé, la reine intrépide !
Tassi Hangbé n’a pas seulement pris le pouvoir. Elle a été face à une machine infernale qui ressemble à bien des égards à une maison de fous. Ses nuits d’angoisse débutent avec la prise de commandement. Le théâtre s’ouvre sur des images de deuil. La mort s’invite dès les premières secondes de la représentation pour laisser voir ensuite la dépouille d’un roi défunt. Plus de 600 spectateurs silencieux observent la scène de deuil. Certains sont intrigués, à mesure que monte le chant de la prêtresse chargée de finaliser les rituels pour le roi défunt. La scène s’illumine progressivement. Les silhouettes se font plus précises. Les rituels s’enchainent. La prêtresse n’en finit pas avec ses chants de deuil, les incantations, l’allégeance au souverain... Le public est pantois. Le rituel finit par le sacre de la sœur jumelle du roi défunt. Louanges, vénérations et panégyriques à la nouvelle reine. Sa couronne est prête. C’est elle qui hérite des sandales royales et des récades, symbole de commandement. Mais, sacre ou sacrilège ? Une femme sur le trône de Houégbadja, fondateur du jadis royaume d’Abomey, c’est comme si la lune apparaissait en plein jour. Elle doit se battre contre tout un système, affronter la trahison, les intrigues. Le destin ne lui a pas seulement ôté son frère jumeau Akaba. Il veut surtout la mettre à rude épreuve. La première et sans doute l’épreuve de trop, c’est la disparition de son unique fils Tankpinou. Le rescapé de ses quatre heureuses maternités vient de faire l’objet d’un kidnapping au palais. Tant et si tant de misères assaillent le quotidien de l’élégante qui pourtant ne fléchit pas. Si Dossi sa jeune sœur peut l’épauler et se montrer infaillible soutien, il faudra par contre affronter la ruse et la rage de Gnansounou son neveu. Un mâle rustre, sans pitié ni cœur pour qui, la place de la femme n’est pas au-devant du royaume. La lutte avec la reine Tassi, il l’a menée sur tous les fronts. Guerre sourdine, combat verbal, envolées mystiques… Rien n’aura été mis de côté pour arracher le trône royal devenu de plus en plus vacillant sous la souveraine. Les recherches infructueuses pour retrouver son unique fils, et l’annonce de sa mort qui surviendra plus tard ont fini par la convaincre que ce pouvoir, elle devrait s’en débarrasser. Pendant environ 75 minutes, le metteur en scène et ses comédiens vont voyager au cœur de la tradition et des intrigues du pouvoir. Le cocktail est savamment dosé. Chants, danses, proverbes, citations, incantations… Il y en avait pour tous les goûts. Du Nagot au Fon en passant par les textes sous titrés en français, chacun en avait pour son goût. « Tassi Hangbé, la reine amazone » a le mérite de plonger le théâtre au cœur d’une histoire, celle d’une reine que l’histoire tente vainement de sortir de ses annales. Ce théâtre lui redonne une nouvelle vie, à l’heure où le débat sur la capacité des femmes à prendre la tête des cités est plus que jamais d’actualité. Reine amazone pour les uns, notamment avec la création de son armée de guerrières intrépides, reine interdite pour les autres, parce qu’ayant sept paires de côtes, femme interdite de pouvoir pour les machos… Tassi Hangbé, sur les 75 minutes de vie que lui redonne le metteur en scène Ousmane Alédji avec la complicité de ses comédiens et danseurs réveille le débat du pouvoir des femmes et ses limites. La reine en tout cas a su déposer les armes, peut-être pas au bon moment. C’est un « Théâtre-opéra contemporain africain », soutient le metteur en scène. Le ministre en charge de la Culture l’assimile à une plongée dans notre histoire avec la première et seule reine de la dynastie d'Abomey. Cette représentation met en synergie les disciplines scéniques les plus populaires, chants, panégyriques, danses, drame et constitue, selon lui, une belle occasion de célébrer le théâtre. Elle rassemble une multiplicité de disciplines artistiques. La distribution est partagée entre Rachelle Agbossou, danseuse, chorégraphe et professeure de danse, fondatrice et directrice de la Compagnie de danse « Walô », Carine Ahissou et sa sœur Tatiana Ahissou, plus connues sous le nom d’artiste les Teriba, toutes deux chanteuses, auteures-compositrices, interprètes et percussionnistes. On y retrouve aussi Nathalie Hounvo Yèkpè, comédienne et metteur en scène au théâtre ainsi qu’au cinéma. Fidèle Gbègnon incarne la reine. Elle est interprète de théâtre et de cinéma et styliste de formation. Nicolas Houénou de Dravo est l’assistant du metteur en scène sur cette production et arbore sur scène, les attributs de l’intrépide Gnansounou. Enfin, Raphaël Hounto qui, depuis 1979, écume les scènes d’ici et d’ailleurs avec passion et professionnalisme, incarnait le roi défunt. Les décors et la scénographie sont assurés par le plasticien Dominique Zinkpè et le metteur en scène. Les costumes portent la griffe de Pamela Samè Houénoudé. Culture 04 janv. 2022


Festival international de Porto-Novo : neuf jours d’attractions culturelles et cultuelles
Les projecteurs sont allumés, depuis dimanche 2 janvier dernier, sur la cinquième édition du Festival international de Porto-Novo. Le top des manifestations qui s’étendent jusqu’au 10 janvier prochain, a été donné au stade Charles de Gaulle, par le ministre en charge de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola. Le Festival international de Porto-Novo (Fip) bat son plein, depuis dimanche 2 janvier dernier, avec la cérémonie officielle d’allumage de sa cinquième flamme. Le premier coup de gong de cette cinquième édition a été donné par les officiels, notamment le ministre en charge de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, l’artiste de renom Danialou Sagbohan, tous deux parrains de l’édition, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Pour ce dernier, le Fip est de la catégorie des événements qui mobilisent toutes les populations de la ville aux trois noms (Porto-Novo, Hogbonou, Adjatchê) pour les unir et les amener, dans une cohésion sociale retrouvée, à exposer au monde entier toutes les facettes de leur diversité cultuelle et culturelle séculaire. Ainsi, pendant neuf jours, Porto-Novo montrera au monde entier son exception culturelle ; exhibera ses traditions ésotériques et populaires ; fera vendra le charme et la beauté des œuvres de ses créateurs. Les festivaliers auront l’occasion de vivre une palette de cultures de Porto-Novo faite, entre autres, de danses, de musique, de rites, de cultes et de représentations visuelles des divinités. « Le Fip, c’est d’abord l’expression rassurante d’une cohabitation pacifique du christianisme, de l’islam et des religions endogènes. C’est le témoignage d’un vivre-ensemble séculaire, assumé depuis plusieurs générations et qui reste une source inépuisable de dialogue, de concertation et de respect mutuel, par la célébration conviviale des cultes et manifestations divers », a indiqué l’édile de la ville capitale. A preuve, explique le maire, le Fip 2022 a démarré le 2 janvier, avec la fête chrétienne de l’Epiphanie et sera clôturé le 10 janvier prochain, jour dédié à la commémoration des religions endogènes ; et connaîtra aussi des moments de prières prévus par la communauté musulmane à la Mosquée centrale de Porto-Novo. Au bout de cinq éditions, le Fip s’impose désormais comme un rendez-vous incontournable non seulement dans l’agenda culturel national, mais aussi dans les lieux référencés comme manifestations touristiques du Bénin, a apprécié le ministre Jean-Michel Abimbola. Selon lui, si le Fip valorise le patrimoine matériel et immatériel, il contribue aussi à booster le tourisme et à l’épanouissement de la population du Bénin. Le ministre loue le thème de cette cinquième édition qui est: « Restitution des patrimoines du Bénin ». Il trouve qu’il cadre bien avec l’actualité culturelle de ces dernières semaines avec la restitution symbolique, le 10 novembre 2021, de 26 trésors royaux, pillés au XIXe siècle par l’Armée française. Ce thème fera d’ailleurs l’objet d’un colloque demain, mercredi 5 janvier, où des spécialistes du patrimoine, universitaires européens, américains, africains viendront débattre de la question sous ses différents aspects. Culture 04 janv. 2022


Numérique et digitalisation en 2021 : un secteur dynamique malgré la pandémie
En dépit des perturbations dues au coronavirus, l’agenda 2021 du secteur du numérique et de la digitalisation n’est pas resté dans les tiroirs. Le gouvernement béninois n’a pas baissé les bras en ce qui concerne le développement des infrastructures numériques, l’accélération du déploiement de l’internet, l’appui aux start-up et autres. Sous l’égide d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, le Bénin a accueilli également des rencontres internationales. Le secteur du numérique et de la digitalisation a été actif en 2021 malgré les coups d’arrêt imposés par la pandémie du coronavirus. Fidèle à sa vision pour ce secteur, le gouvernement béninois n’a ménagé aucun effort pour offrir des services d’accès à internet, aux ressources et aux contenus numériques aux populations tout au long de l’année. La plupart des projets inscrits dans l'agenda 2021 du numérique et de la digitalisation se sont déroulés malgré les perturbations. Ainsi, de l’extension du haut et du très haut débit au développement des usages numériques en passant par la poursuite et l’accélération de la dématérialisation des formalités d’obtention de certaines pièces administratives par le Portail national des services publics, le renforcement de la sécurité et de la confiance numérique ainsi que l’appui aux entreprises et aux jeunes, plusieurs projets ont connu leur aboutissement sous le leadership d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. À travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat numérique, le Programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) a connu des avancées notables en 2021. Ainsi, lancé au mois de juin, le processus de sélection des premiers bénéficiaires du Learn a permis de retenir 50 jeunes. Cette première cohorte qui comporte 16 femmes a été lancée, jeudi 7 octobre, par le ministre du Numérique et de la Digitalisation à Cotonou. En plus de l’accélération du déploiement de l’internet, de l’appui aux start-up et de la mise en place des points numériques communautaires et autres, le Bénin a été le carrefour de plusieurs rencontres internationales en 2021. Cotonou, carrefour des rencontres internationales Le Bénin a abrité, vendredi 3 septembre 2021 à Cotonou, la deuxième réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen). Cette rencontre constitue non seulement une étape importante dans le positionnement du numérique au service des citoyens au sein de l’espace francophone mais aussi contribue au renforcement de la coopération numérique dans l’espace francophone. Invitée spéciale, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, a salué la disponibilité du Bénin à accueillir cette rencontre. Pour elle, ces assises majeures sont la preuve que le Rfmen veut donner à partir du Bénin un vrai élan à la coopération numérique dans l’espace francophone en vue d’un développement numérique inclusif de l’espace francophone. Le Bénin ne s’est pas arrêté à cette seule rencontre. Le ministère du Numérique et de la Digitalisation, à travers ses cadres, a pris part à des webinaires avant d’accueillir les équipes de réponse aux incidents de sécurité informatique (Csirt) de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du 5 au 8 octobre 2021 à Cotonou. A travers la mise en place des « Computer Security Incident Response Team (Csirt)», les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) souhaitent une coopération numérique dynamique pour apporter une réponse à la cybercriminalité. Trois jours plus tard, le public et les autorités béninoises ont été outillés pour développer au niveau des institutions, de l’administration, des entreprises et des ménages du Bénin, un état de veille contre toutes sortes de menaces dans le cyberespace. A ce rendez-vous international, Rabiyatou Bah, coordinatrice du projet Organised Crime West Response on Cybersecurity and fight against cybercrime (Ocwar-C), a salué l’engagement des autorités béninoises à combattre la cybercriminalité. L’année 2021 s’est achevée avec la 2e édition du Forum francophone de l’Intelligence artificielle (Ia) qui s’est déroulée, jeudi 16 décembre 2021, en présentiel et en ligne à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) à Cotonou. Placée sous l’égide du ministère du Numérique et de la Digitalisation (Mdn), cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les défis à relever afin que l’Ia soit au service du développement urbain durable en Afrique. Lutte accrue contre la cybercriminalité Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue de contribuer à l’essor de l’économie numérique, le gouvernement a approuvé, mercredi 27 octobre 2021, la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à contribuer à la promotion des bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, à harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et à définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Cette politique apparait comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs. A travers cette politique qui intervient après l’adoption en Conseil des ministres, du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. Transformation numérique des communes Afin de promouvoir la dématérialisation des services publics et leur usage au niveau des 77 communes du Bénin, une série d’ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin a été organisée du 13 au 24 décembre 2021. Des équipes du ministère du Numérique et de la Digitalisation et des experts ont sillonné les anciens chefs-lieux de département pour entretenir les responsables et cadres des administrations communales sur les avantages liés à la digitalisation des services offerts aux populations à la base. Initiés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités ont permis d’engager activement les communes et les élus locaux dans la transformation numérique de leurs territoires afin d’améliorer la couverture et la qualité des services numériques aux populations. Des capacités renforcées Les acteurs de l’écosystème du numérique ont bénéficié de plusieurs formations en 2021. Ces formations ont été assurées par des organisations internationales ou le learning Lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Ainsi, les parties prenantes du projet Cloud Africa ont été formées en mars sur la conception et la mise en ligne de contenus éducatifs, à travers la plateforme numérique d’apprentissage Atingi lors d’un atelier de formation à Cotonou. En mai 2021, des cadreurs et journalistes reporters d’images (Jri) des télévisions béninoises ont été outillés lors d’un atelier de renforcement des capacités sur les diverses applications des drones et la règlementation en vigueur au Bénin. Lancée le 1er juillet, l’édition 2021 du projet « Africa Innovation Open Challenge » s’est achevée le 3 décembre dernier par l’évaluation et la remise d’attestation aux 24 meilleurs candidats ayant pris part à la formation en ligne dans le domaine de l’ingénierie web. A cette occasion, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique (Adn), a salué «l’attractivité et l’attrait des applications proposées par les 24 lauréats âgés de 18 à 40 ans sélectionnés sur un total de 1 700 candidats. Avant cette session, du 7 juin au 16 juillet 2021, une formation a été organisée au profit de 30 cadres de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Du 2 au 13 août 2021, 105 enseignants points focaux des salles de classe numérique, des lycées d’excellence et d’amitié sino-béninoise d’Abomey et Grand-Popo ont bénéficié simultanément dans les villes de Ouidah, Comè, Pobè, Bohicon, Parakou et Natitingou d’une formation devant leur permettre d’obtenir la certification Icdl (International Computer Driving Licence). Ils ont été aguerris sur trois thématiques à savoir : Essentiel de l’ordinateur, de la communication et du web ; traitement de texte et Tableur. Acteurs de premier plan de la chaine des dépenses publiques, les directeurs d’administration et des finances (Daf) ainsi que les personnes responsables des marchés publics (Prmp) des structures de l’Etat bénéficient, depuis le 20 décembre de la formation « Certified Secure Compter User ». Ces cadres sont aguerris pour non seulement sécuriser les ressources de l’Etat mais aussi protéger efficacement leurs données personnelles sur internet et sur le web. Un écosystème de plus en plus dynamique Le secteur du numérique a été également animé en 2021 par des organisations de jeunes, des start-up et la société civile. Ainsi, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a relancé en juillet ses activités dans le contexte post-pandémique à travers l’organisation de la 1re édition des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. Engagé sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets. Toutes choses qui ont favorisé l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique. De nombreuses plateformes sont créées dans plusieurs secteurs. C’est le cas de « Dis-moi Doc», une application mobile pour connaitre les prix des médicaments dans les pharmacies au Bénin ou les plateformes numériques acteur-agricole.bj et agrizonecna.com mises à la disposition des acteurs du secteur agricole dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (Parasep). Société 04 janv. 2022


6e édition des Olympiades de Bountou : sagesse de l’Atlantique sacrée championne
La 6e édition des Olympiades de Bountou a connu son épilogue, vendredi 24 décembre dernier à Cotonou avec le sacre des filles de Sagesse de l’Atlantique. Victorieuses des Scorpions du Mono en finale par le score de 21-16, elles sont reparties avec le trophée de la compétition. Vainqueurs des Scorpions du Mono en finale par le score de 21-16, l’équipe de Sagesse de l’Atlantique a remporté, vendredi 24 décembre dernier à Cotonou, la 6e édition des Olympiades de Bountou. C’est d’ailleurs, sagesse qui a pris les premières initiatives du match en dominant la première partie par le score de 11-6. En deuxième partie, les joueuses de Scorpions réagissent sans parvenir à rattraper leurs adversaires. Le score en deuxième partie sera serré (10-10). Le match de classement de cette compétition a été remporté par les Eclaireurs qui ont réussi à se débarrasser des Génies par le score de 12-10. Au terme de la compétition, Monique Dougbadji, présidente de l’Association Bountou Sport (Abs) se félicite de la réussite de cet événement grâce aux partenaires dont le parti Moele Bénin, qui ont soutenu cette édition. Elle a salué également les arbitres qui ont officié les différentes rencontres en toute impartialité. Selon la présidente de l’Abs, les filles ont donné le meilleur d’elles-mêmes en mouillant le maillot tout au long de ces olympiades. « Nous sommes satisfaite des prestations des 10 équipes qui ont animé cette édition », a-t-elle déclaré. Meilleure joueuse de Sagesse de l’Atlantique lors de cette 6e édition des Olympiades de Bountou, Raymonde Avohou est heureuse d’avoir participé à cette compétition. Elle invite les autorités béninoises à contribuer au développement de cette discipline en faisant du bountou un sport phare au Bénin. « Permettez au Bénin d’être le porte-étendard du bountou dans le monde entier », a-t-elle plaidé. Sports 03 janv. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Joseph Djogbénou reçoit le nouvel ambassadeur du Bénin près l’Ethiopie
Hervé Djokpé, nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, a été reçu en audience par Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Les deux personnalités ont exploré les axes d'une bonne coopération. Recueillir les orientations et conseils du président de la Cour constitutionnelle. C’est ce qui justifie la présence du nouvel ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie et représentant permanent auprès de l’Union africaine, Hervé Djokpé, dans les locaux de la Cour constitutionnelle, vendredi 31 décembre 2021. Il s’est ainsi soumis aux diligences préalables liées à la prise de fonction conformément à la tradition diplomatique avant de s’envoler pour l’Ethiopie. «C’est dans ce cadre qu’avant la mise en route, il est de bon ton que je vienne recueillir les orientations du président de la Cour constitutionnelle et ses conseils. Car le président de la Cour constitutionnelle a une culture très vaste. Il connait très bien l’Union africaine et les organes de la commission», confie le diplomate. Face à la presse, il a témoigné sa gratitude au président de la haute juridiction pour les conseils et orientations reçus pour mener à bien sa nouvelle mission. A l’en croire, le président de la Cour constitutionnelle a insisté sur la nécessité d’assurer le rayonnement du Bénin au sein de l’Union africaine à Addis-Abeba qui constitue la capitale de la diplomatie africaine, un enjeu majeur pour le gouvernement de la rupture. « Il a mis l’accent sur cet aspect de ma mission. Le Bénin se transforme, tout le monde nous envie, tout le monde veut connaitre le Bénin et il faut une représentation assez forte au niveau de Addis-Abeba pour porter ce message et faire connaitre davantage le Bénin et attirer vers notre pays des investisseurs », martèle-t-il. Très satisfait, le représentant permanent auprès de l’Union africaine rassure avoir eu des astuces pour assurer sa fonction d’ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie. Pour rappel, Hervé Djokpé était le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération. Il a été nommé en Conseil des ministres, le 29 décembre dernier, en tant qu'ambassadeur du Bénin près la République démocratique et fédérale d’Ethiopie sur proposition du ministre des Affaires étrangères. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 03 janv. 2022


Pique-nique sur les plages : les gestes écolo font toujours défaut
Cotonou a, en partie, célébré le Nouvel an sur les plages, mais sans tâcher de débarrasser les déchets. Les rayons du soleil commencent à peine à s’échapper de l’horizon doré. A l’aube de ce dimanche, deuxième jour de la nouvelle année, la plage de Fidjrossè redécouvre ses visiteurs hebdomadaires, les sportifs. Mais les premiers à s’installer ne tarderont pas à faire un constat: les déchets sont au rendez-vous sur les lieux. Les sachets d’eau, des traces d’urine, les plats jetables et cartons de boissons sont les plus dominants au bord de l’océan. Les vagues en ont emporté déjà une bonne partie, mais n’empêche que le décor reste peu confortable pour les joggueurs. « Il y a trop de déchets un peu partout de ce côté. On constate que les gens sont venus se réjouir à la plage dans le cadre des fêtes. Les autres week-ends, on en trouve que quelque peu. Mais aujourd’hui, c’est flagrant. On sent que c’est à cause des fêtes que les déchets sont là, pêle-mêle. Et nous, ça nous dérange de faire le sport dans cet environnement insalubre », déplore Francis Kanlin, occupé à faire des exercices physiques, s’appuyant sur une barque. Un peu plus loin, Caroline Akpali, membre d’un club de jogging, attend ses partenaires. Pour cette première séance de l’année, elle trouve le cadre peu salubre et moins motivant. « Nous sommes venus pour notre marche sportive que nous faisons les premiers dimanches du mois. Mais grande est notre désolation de voir que la plage est sale, très sale. Les gens, après leurs réjouissances, ont laissé des déchets. Faire la marche dans le sable avec les déchets, ce n’est pas aisé », se plaint-elle. Néanmoins, les zones d’inconfort se retrouvent beaucoup plus près de l’océan. Plus on se rapproche de la route des pêches, de l’autoroute, la salubrité revient. L’on ne découvre que quelques sachets. C’est d’ailleurs là, dans ses endroits plus ou moins débarrassés de déchets que beaucoup préfèrent s’installer. « C’est parce que plus proche de l’océan, il y a trop de déchets que nous préférons rester ici », lance Vigile, la trentaine, en pleine séance d’étirements. Des poubelles pour maintenir la propreté ! Depuis cinq ans, une nouvelle dynamique est en cours le long du littoral béninois. Le 30 novembre 2016, le gouvernement a en effet décidé d'une opération de nettoyage et d’assainissement des plages. La mesure visait à mettre fin à l’état d’insalubrité avancée. Des Petites et moyennes entreprises ont été mobilisées pour assurer le service. Le nettoyage de nos plages a donc permis de faire de ces lieux un cadre convivial, un lieu d’attrait aussi bien pour les touristes que pour le divertissement des Béninois. « Je crois que la plage est de plus en plus propre », salue Clément Gnonlonfoun, au repos ce dimanche matin à l’entrée de la plage de Fidjrossè. Mais, selon les usagers, il y a lieu de promouvoir les comportements écocitoyens nécessaires au maintien de la dynamique. « On exhorte la mairie à sensibiliser les usagers. J’ai l’impression qu’il y a un relâchement. Sinon, au début, si tu finis un pique-nique, on t’efforce à ramasser les déchets », plaide Caroline Akpali. La plupart attendent donc de voir des poubelles positionnées les week-ends et des volontaires pour rappeler au respect des gestes écolo. « Il faut installer des poubelles sur les plages et sensibiliser les gens à se déplacer vers celles-ci pour y jeter leurs déchets », insiste Francis Kanlin. Ainsi, les agents nettoyeurs auront moins de peine à assurer la salubrité. Environnement 03 janv. 2022


Camille Adébah Amouro : dernier hommage à un culturel hors pair
Les acteurs culturels ont rendu un dernier hommage au dramaturge Camille Adébah Amouro, sous de fortes émotions, jeudi 30 décembre 2021, à la salle du Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb), peu avant son inhumation. Sur la photo portrait posée à côté de son cercueil, Camille Adébah Amouro a un large sourire. Ce genre de sourire, les histoires drôles, les anecdotes,… sont le quotidien du dramaturge, metteur en scène et homme de culture hors pair décédé, le 22 décembre dernier dans un accident de la circulation, plongeant ainsi ses parents, amis et compagnons de lutte dans un deuil profond. « On ne peut pas comprendre que la faucheuse soit intervenue de manière aussi violente pour l’arracher à notre affection… », lance l’écrivain Florent CouaZotti, la voix lourde d’émotions. Dans cette profonde tristesse, des interrogations sans réponses taraudent les esprits, sur l’origine de la mort, comment choisit-elle sa cible, quelle vie y a-t-il après la mort,… ? A l’entrée du Fitheb, une poignée de personnes debout observaient de loin la dépouille de leur ami. Ils n’arrivent toujours pas à croire que Camille A. Amourou soit parti sans signe précurseur. Un extrait de l’œuvre « Goli » écrite par l’illustre disparu et présenté par des étudiants de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin, vient confirmer l’évidence. « Déborah, Goli est mort… ! », entend-on vers la fin de la pièce théâtrale. Camille A. Amouro, culturel bon teint, voyageur infatigable et insatiable, a voyagé cette fois, pour de bon. Face à la réalité, il n’y a plus qu’à « se recueillir et fortifier l’âme du disparu », dit plus loin, le maître de cérémonie. Sa voix basse résonne dans les haut-parleurs puis, dans les têtes. Aussitôt, une femme au bord des larmes parmi les personnes debout à l’entrée, sort précipitamment de la salle. La douleur est immense. Les témoignages d’acteurs et ceux lus par le maître de cérémonie, le prouvent à suffisance. Connecteur De son vivant, Camille A. Amouro a contribué à l’essor professionnel de nombre de personnes. Làdessus, les voix sont unanimes. L’écrivain Florent Coua-Zotti confirme que Camille A. Amouro est un homme qui créait les rencontres, les passerelles, les contacts, etc. « Je me rappelle que c’était quelqu’un qui a réussi à créer un pont entre plusieurs générations. Je me rappelle que c’est lui qui m’a connecté à l’élite intellectuelle du Togo… », témoigne le conseiller technique du ministre de la Culture. Il partageégalement d’autres anecdotes avec l’assistance et plaide pour la promotion de l’œuvre « Goli» auprès de la jeune génération avant de conclure en ces termes: « on ne dit jamais adieu l’artiste. On dit toujours, salut l’artiste ! ». Dans un texte publié peu avant la cérémonie du jour, Pr Ayayi Togoata Apedo-Amah des Universités togolaises, regrette le départ d’ « une conscience libre comme le vent ». Il décrit Camille A. Amouro comme « la conscience intègre qui illuminait le paysage éthique au point d'être la mauvaise conscience des opportunistes, des mercenaires en col blanc... ». « A présent que l'irrémédiable a eu lieu, poursuit-il, que faire de notre impuissance de mortels ? Rester fidèle à son exemple, à son itinéraire d'homme de conviction et d'honneur qui partageait sa philosophie en demeurant imperturbable face aux discours intimidateurs, mystificateurs et aux mensonges des girouettes et autres colporteurs de contrevaleurs. Il a résisté héroïquement aux séductions compromettantes malgré la paucité de ses moyens». Après l’hommage dans la salle du Fitheb et l’absoute en l’église Notre-Dame de Cotonou, Camille A. Amouro a été conduit à sa dernière demeure au cimetière d’Adjagbo dans la commune d’Abomey-Calavi. Société 03 janv. 2022


Bénin : 47 agents reversés dans la fonction publique parlementaire (Voir la liste)
Bonne nouvelle pour une quarantaine d'agents contractuels en service à l'Assemblée nationale du Bénin. Le président de cette institution a décidé, le 29 décembre 2021, de les reverser dans la fonction publique parlementaire. Selon la décision signée de Louis Vlavonou, ces 47 agents sont dispensés de stage probatoire. Découvrez ci-dessous l'intégralité de la liste des concernés. Actualités 02 janv. 2022


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