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Nouvelles

Message du Président Talon sur l’état de la nation : les temps forts de la cérémonie au Parlement
Revue de troupe, salut du drapeau national suivi de l’hymne national et message à l’hémicycle ont été les grands moments, hier mercredi, à l’Assemblée nationale, de la cérémonie de délivrance du message annuel sur l’état de la nation par le président de la République, Patrice Talon. Tout s’est passé en moins d’une heure de temps. Il sonnait 9 h 43min quand le cortège du chef de l’Etat, Patrice Talon, s’est immobilisé dans la Rue des manguiers attenant au portail d’entrée du président de l’Assemblée nationale. A la descente de son véhicule, il a été accueilli sur tapis rouge, par le préfet du département de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et le maire de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty. Patrice Talon leur a présenté ses civilités. Il va ensuite poursuivre sa marche à pas déterminés, comme on le lui reconnait, en faisant la revue de troupe suivie de l’exécution de l’hymne national. Le président de la République se dirige vers le portail de l’Assemblée nationale où l’attendait déjà le président du Parlement, Louis Vlavonou. Après les échanges de civilités, Louis Vlavonou présente au président de la République les six autres membres de son bureau et quelques membres de ses cabinets civil et militaire. Il conduit ensuite le chef de l’Etat dans son bureau pour un tête-à-tête de quelques minutes. A 10 h 00, le président Talon et Louis Vlavonou font leur entrée à l’hémicycle. Ils rejoignent les députés pour la cérémonie de délivrance du message du président de la République sur l’état de la nation. Patrice Talon sera introduit par le président de l’Assemblée nationale. D’entrée de jeu, ce dernier a instruit la première secrétaire de l’Assemblée nationale, Sofiath Schanou de donner lecture des dispositions de l’article 72 de la Constitution. Lequel article prescrit que : «Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la Nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». Après ce rappel des textes, Louis Vlavonou fait savoir que c’est avec une légitime fierté que la huitième législature accueille à l’hémicycle, le temple de la démocratie, le président de la République, dans le cadre de la délivrance de son message sur l’état de la nation. Il a félicité Patrice Talon pour sa détermination à honorer cette obligation constitutionnelle. Il est donc un habitué de l’exercice pour sa sixième fois depuis son arrivée au pouvoir en avril 2016 et la première fois au titre de son second quinquennat qui a commencé le 23 mai dernier. Le président de l’Assemblée nationale, après sa brève introduction, va inviter le président de la République au pupitre pour délivrer son message face aux députés. Attaques terroristes, Covid-19 et Pag 2 Le président de la République a été bref. Il a fait plus court que ses précédents exercices. Le chef de l’Etat est allé à l’essentiel dans un discours d’optimisme et d’espoir. Le message n’a duré que 18 min. Patrice Talon a rassuré davantage le peuple que le Bénin se porte de mieux en mieux. Il a évoqué certains défis de l’heure qui sont surtout d’ordre sécuritaire avec l’incursion des terroristes sur le territoire béninois du côté de la partie Nord-ouest et sanitaire avec la pandémie de la Covid 19. Le chef de l’Etat est revenu de long en large sur les deux maux avant de rassurer la population sur les mesures et efforts de son gouvernement pour les vaincre. Patrice Talon n’a pas passé sous silence le Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Selon lui, les progrès du premier quinquennat 2016-2021 constituent le début d’une épopée. « Durant le quinquennat qui commence, le gouvernement fera tous ses efforts pour amplifier nos progrès et nous faire observer que ce qui a été fait les cinq dernières années n'est que le début de l’épopée », promet Patrice Talon. « Nos réalisations pendant le quinquennat qui commence seront observées peut-être deux fois, trois fois plus que ce qui a été fait précédemment », a indiqué le président de la République. Patrice Talon a invité les uns et les autres à observer ce qui va se passer d’ici à 2026 en termes d’actions de développement. Il s’engage à poursuivre son mandat avec détermination en faisant en sorte que l’élan de ce qui a commencé ne s’essouffle. Il promet d’aller le plus loin possible pour que les problèmes dans tous les secteurs de la vie notamment en matière d’eau potable, d’énergie électrique, de santé, de l’éducation et d’infrastructures routières ne fassent plus jamais partie des revendications des populations béninoises. « Le Bénin est désormais béni. Nous serons à la hauteur des attentes qui ont été si longtemps insatisfaites », poursuit le chef de l’Etat. « Le pays est dans nos mains. Nos destins sont dans nos mains. Nous venons de loin et nous irons le plus loin possible », promet avec détermination le président de la République. Le message n’a été suivi d’aucun débat des députés comme le prévoit la Constitution. La séance s'est terminée à 10 h 30 avec les salutations d’usage et le retrait du président de la République. Actualités 30 déc. 2021


Grand tournoi de jeu d’échecs : Josias Attadé et Brunel Padonou vainqueurs
Organisé par As Chess Academy en partenariat avec Ayeladé Chess club puis Capital Jeunesse loisirs et sports, le Grand tournoi de jeu d’échecs a connu son épilogue, jeudi 23 décembre dernier à Porto-Novo. A l’issue de la compétition, Brunel Padonou et Josias Attadé ont remporté respectivement le tournoi U16 et l’Open de ce challenge. En effet, Brunel Padonou a damé le pion à Josué Ntsaou et Mael Padonou, classés respectivement 2e et 3e pour remporter le premier prix du tournoi U16. Vainqueur de l’Open, Josias Attadé a confirmé tout le bien qu’on pense de lui en dominant Louis Nino Kansoun (2e) et Thierry Tossa (3e). Les trois premiers de chaque catégorie ont reçu chacun une médaille et une enveloppe financière en fonction de leurs positions sur le podium. Le laurier au niveau des dames est revenu à Sara Pissama. Elle est repartie avec un échiquier complet flambant neuf pour avoir été la meilleure athlète dame du tournoi, toutes catégories confondues. Faut-il le rappeler, pour le compte de ce tournoi au format suisse, il a été disputé des parties de 15 minutes et 7 rounds avec des cadences de 15 minutes par partie. Initiateur de ce Grand prix, Arafat Salami se réjouit d’avoir réuni une cinquantaine d’athlètes, toutes catégories confondues, autour de ce tournoi. Selon lui, les objectifs de cette initiative à savoir vulgariser et décentraliser le jeu d’échecs au Bénin ont été atteints. « Les échéphiles, selon leurs catégories, ont animé l’open et le tournoi U16 en toute convivialité », a-t-il noté. Toutes choses qui ont favorisé, selon lui, le brassage entres les férus de ce sport qui tenaient à terminer l’année 2021 en beauté par une compétition. Il annonce la prochaine édition pour 2022. Sports 29 déc. 2021


11e journée de la ligue pro de football : Buffles, Loto-popo, Coton à l’heure de la confirmation
Les Buffles du Borgou, Loto-Popo Fc et Coton Football Club reçoivent respectivement Cavaliers de Nikki, Espoir de Savalou et Sitatunga ce mercredi 29 décembre, à la faveur de la 11e journée de la ligue pro de football du Bénin. Vainqueurs lors de la phase aller, ces trois clubs auront à cœur de confirmer leur suprématie sur leurs adversaires. Au nombre des rencontres prévues pour la 11e journée de la ligue pro de football du Bénin, ce mercredi 29 décembre, figurent les sorties du champion en titre, Loto-Popo Fc, de son dauphin, les Buffles du Borgou et de Coton Fc. Victorieuses lors de la phase aller, ces trois formations auront la lourde responsabilité de confirmer leur suprématie respectivement sur Espoir de Savalou, Cavaliers de Nikki et Sitatunga. Humilié (0-3) sur ses installations à l’aller, Espoir Fc de Savalou, 2e au classement avec 20 points +6 dans la zone B, cherchera à prendre sa revanche sur Loto-Popo Fc, 4e avec 14 points+2 à Grand-Popo. Cette confrontation apparait comme une rencontre difficile pour le champion en titre battu, lors de la journée précédente par Dynamo d’Abomey (2-0). Avec ses performances en dents de scie depuis 6 journées, l’équipe de la Loterie nationale du Bénin (Lnb) a besoin d’une victoire pour se repositionner dans le classement de la zone B. A Parakou, le leader de la zone septentrionale, les Buffles du Borgou Fc, 22 points +13, accueille les Cavaliers de Nikki, 3e avec 15 points +3. Cette affiche équilibrée apparait également comme un match de revanche pour la formation de Nikki battue à l’aller sur le score de 1-2. Le vice-champion aura à cœur de s’offrir sa première victoire de cette phase retour à domicile. Mais, c’est sans compter avec les Cavaliers contraints de se relancer après leur défaite (2-1) du week-end dernier face aux Panthères de Djougou. Dans la zone C, vainqueur (1-0) des Requins, lors de la 10e journée, Coton Fc, leader avec 22 points +12, affronte Sitatunga Fc, à Ouidah. Avec seulement 6 points -6 au compteur, la lanterne rouge est contrainte d’éviter une défaite face à cette formation qui l’a battue à l’aller par le score de 4-1 sur ses installations. Programme des Rencontres Mercredi 29 décembre 2021 A Djeffa (16 h) : Djeffa # Asvo A Parakou (16 h) : Buffles # Cavaliers A Nikki (16 h) : Damissa # Béké A Aplahoué (16 h) : Dadje # Hodio A Toffo (16 h) : Aspac # As Cotonou A Calavi(16 h) : Requins # Adjidja A Ouidah (16 h) : Coton Sport # Sitatunga A Pobè (16 h) : Ayema # Avrankou-Omnisports Jeudi 30 Décembre 2021 A René Pleven (16 H) : As Police # Upi Onm A Pobè (16 H) : Jsp # Sobemap Sport Sports 29 déc. 2021


Audience à la Cour constitutionnelle : le nouvel ambassadeur Adam Bagoudou chez Joseph Djogbénou
Le président de la Cour constitutionnelle a reçu en audience, hier mardi 28 décembre, Adam Bagoudou, nouvel ambassadeur du Bénin près l’Arabie saoudite. Après sa nomination, il est allé prendre des conseils auprès de Joseph Djogbénou avant de rejoindre son poste. Nommé ambassadeur extraordinaire pléni-potentiaire du Bénin près l’Arabie saoudite, Adam Zakari Bagoudou, a jugé opportun d’aller présenter ses civilités au président de la Cour constitutionnelle, Joseph Djogbénou. Ceci entre dans le cadre de la tradition républicaine qui oblige les nouveaux ambassadeurs nommés à faire le tour des présidents d’institutions de la République avant de rejoindre leurs postes. C’est dans ce cadre qu’Adam Bagoudou est allé présenter ses civilités au président de la haute juridiction ce mardi. Il dit avoir bénéficié des riches conseils et expériences du professeur dans le cadre de la nouvelle mission qui lui a été confiée. « Nous en avons profité pour échanger sur les questions de relations internationales. Je peux vous assurer que l’audience a été très enrichissante dans une ambiance cordiale. Le président de la Cour constitutionnelle m’a prodigué beaucoup de conseils. Il m’a enrichi avec sa lecture des nouveaux enjeux des relations internationales. Il a parlé avec moi sur ce qu’il a comme expérience en termes d’approche et d’analyse de ces questions », a fait savoir le nouveau diplomate à la presse. A l’en croire, leur entretien s’est articulé autour des nouveaux défis et enjeux de la diplomatie et des conseils sur comment travailler davantage à un meilleur positionnement du Bénin en Arabie saoudite. Car ce poste à lui confié, dit-il, est à la fois bilatéral et multilatéral. Ceci étant, le président de la haute juridiction est revenu sur la question de similitude multilatérale par rapport à l’Organisation de la coopération islamique (Oci). « Il m’a donc encouragé à consolider les acquis, à donner un coup d’accélérateur aux chantiers déjà ouverts et à ouvrir de nouveaux chantiers, car il y en a beaucoup», souligne Adam Bagoudou. La mission étant grande, il faut des moyens pour y parvenir, selon ses explications. La volonté politique comme moyen Face à toutes ces tâches, le nouvel ambassadeur reste convaincu de la volonté politique dont le ton est donné par le chef de l’Etat à travers sa visite en Arabie saoudite. Pour lui, ce déplacement du chef de l’Etat dans ce pays montre qu’il y a une nouvelle dynamique lancée pour rassurer les partenaires saoudiens. « Cette orientation du chef de l’Etat ne fait que nous tracer la voie, nous orienter, nous dire comment il faut marquer l’intérêt de notre pays pour cette région et susciter l’intérêt de l’Arabie saoudite pour le Bénin aussi afin que dans une coopération avantageuse, nous puissions tirer parti », résume-t-il. Rappelons qu’Adam Zakari Bagoudou était député de la huitième législature élu sur la liste du parti Bloc Républicain avant d’être nommé, le 8 décembre dernier en Conseil des ministres, ambassadeur extraordinaire plénipotentiaire du Bénin près le Royaume d’Arabie saoudite. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) Actualités 29 déc. 2021


Consolidation de la reprise économique dans l’Uemoa : le taux de croissance attendu à 6,4 % en 2022
Les perspectives macroéconomiques ressortent globalement favorables dans la zone Uemoa, selon la Bceao. La relance se consoliderait au cours des deux prochaines années, avec une croissance de 6,4 % en 2022 et 7,9 % en 2023. Le produit intérieur brut (Pib) en volume de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) augmenterait de 6,1 % en 2021, dépassant la performance de 5,7 % réalisée en 2019, selon le dernier Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa de la Bceao. Ainsi, la croissance économique renouerait avec sa trajectoire d’avant la crise sanitaire de Covid-19. Le Conseil des ministres de l’Umoa, au cours de sa quatrième session ordinaire au titre de l’année 2021, tenue par visioconférence le 17 décembre dernier, s’est félicité de la consolidation de la reprise de l’activité économique, notamment au troisième trimestre 2021. En effet, le taux de croissance du Pib réel est ressorti à 6,7 %, en glissement annuel, après 7,7 % le trimestre précédent, et une réalisation de 1,4 % un an plus tôt. La relance notée cette année se consoliderait au cours des deux prochaines années. Sur la période 2022-2023, projette la Banque centrale, la croissance économique de l’Union, en termes réels, s’établirait à 6,4 % en 2022 et 7,9 % en 2023. Cette reprise de la croissance serait favorisée par la poursuite des projets de construction et de renforcement des infrastructures socio-économiques de base dans la plupart des Etats membres, le renforcement des productions agricoles, extractives et manufacturières ainsi que le retour à la normale de l’activité dans les sous-secteurs du tourisme, des transports ainsi que des restaurants et hôtels. L’année 2023 sera marquée en particulier, par l’accélération de la croissance économique qui résulterait de l’exploitation pétrolière au Sénégal, des exportations de pétrole brut du Niger via le Bénin et de la consolidation de l’activité de raffinage de pétrole pour une meilleure satisfaction des besoins de l’Union. Globalement, la croissance serait portée par le secteur tertiaire dont la contribution s’élèverait à 4,0 points de pourcentage (pdp) en 2021, puis 3,5 pdp en 2022 et 3,7 pdp en 2023. L’apport du secteur secondaire croitrait de 1,2 pdp en 2021 à 1,9 pdp en 2022 et à 3,1 pdp en 2023 à la faveur de la hausse de la production manufacturière. Quant au secteur primaire, sa contribution à la croissance économique se chiffrerait à 0,9 pdp en 2021, puis 1,0 pdp en 2022 et 1,1 pdp en 2023. Déficit en hausse Sous l’angle des emplois du Pib, la croissance économique serait essentiellement soutenue par la hausse de la consommation finale et des investissements, dont les contributions ressortiraient respectivement à 4,1 pdp et 3,1 pdp en 2021. En revanche, l’apport du secteur extérieur connaîtrait une baisse de 1,1 pdp, en lien avec la forte progression des importations de biens d’équipement et la hausse modérée des exportations. Le Conseil des ministres souligne le creusement du déficit public global, base engagements, dons compris. Il est ressorti à 4492,8 milliards à fin septembre 2021 contre 4388,4 milliards un an plus tôt. Cette situation reflète l’accélération des investissements publics dans le cadre des plans de relance mis en œuvre par les Etats membres. La Bceao projette une consolidation budgétaire avec des réformes visant une amélioration graduelle du taux de pression fiscale et des efforts de maîtrise des dépenses courantes. Le déficit global (base engagements, dons compris) ressortirait à 5,9 % après 5,6 % en 2020, en dépit de l’amélioration du taux de pression fiscale qui demeure faible à l’échelle communautaire, en passant de 12,8 % en 2020 à 13,3 % en 2021. Le déficit devrait s’améliorer pour s’établir respectivement à 4,9 % en 2022 et à 3,8 % en 2023, avec pour objectif d’atteindre la norme communautaire de 3 % du Pib à l’horizon 2024. Le déficit courant s’accroîtrait de 1805,6 milliards pour ressortir à 5891,1 milliards en 2021 dans l’Uemoa. Rapporté au Pib, il ressortirait à 5,9 %, en hausse de 1,5 point de pourcentage par rapport à 2020. Le déficit augmenterait de 8,9 % pour ressortir à 6 412,8 milliards en 2022. Besoin de financement Le besoin de financement s’établirait à 4139,7 milliards F Cfa, en hausse de 42,3 %. Il atteindrait 4667,8 milliards F Cfa, soit une hausse de 12,8 % en 2022. La masse monétaire ressortirait en hausse progressivement à 14,4 % en 2021 puis à 15,8 % en 2022 et à 14,2 % en 2023. Les dépenses publiques et prêts nets sont attendus à 23,4 % du Pib à fin décembre 2021 après 22,9 % l’année précédente. Cette hausse s’expliquerait principalement par l’augmentation de 20,4 % des dépenses en capital par rapport à 2020. Les dépenses d’investissement devraient s’établir à 8074,8 milliards F Cfa ou 8,1 % du Pib contre 6 705,4 milliards, soit 7,3 % du Pib en 2020. En revanche, le rythme de progression des dépenses courantes estimées à 13 793,6 milliards ou 13,9 % du Pib ressortirait en baisse comparativement à 2020, en raison du recul des transferts et subventions, prévoit la Bceao. En ce qui concerne les ressources, les recettes budgétaires sont attendues en hausse en 2021, grâce à l’accroissement de 12,1 % des recettes fiscales, certes atténué par le léger recul de 3,8 % des recettes non fiscales. Les dons budgétaires estimés à 1903,6 milliards en 2021 enregistreraient une progression de 7,6 % par rapport à l’année 2020, en lien avec les appuis budgétaires reçus ou attendus. Les créances nettes sur l’Administration centrale s’établiraient à 18 302,1 milliards F Cfa, en progression de 3289 milliards, et les créances sur l’économie augmenteraient de 10,4 %, après 8,2 % en 2021. Les réserves de change de l’Union se consolideraient pour s’établir à 14 540,5 milliards en 2022 puis à 15 801,2 milliards en 2023. Economie 29 déc. 2021


Sur la « Route des Tatas » : Odyssée au cœur d’un patrimoine d’exception
Plus qu’une simple découverte des maisons-forteresses propres au peuple Tammari et assimilés, la « Route des Tatas » plonge en plein dans une tradition séculaire en harmonie avec la nature. « La Nation » vous propose une odyssée au coeur de ce patrimoine culturel et architectural d’exception du Nord-Bénin, menacé de disparition bien qu’il suscite un regain d’intérêt. Au milieu de la chaîne de l’Atacora au Nord-Ouest du Bénin, la beauté du paysage tutoie avec arrogance la luxuriance de la végétation en ce mois pluvieux d’août. Koussoucoingou, à une quarantaine de kilomètres de Natitingou, au bord de la route nationale inter-Etats n° 7 (Natitingou-Boukombé-Korontière-Frontière Togo) nouvellement bitumée à travers les hautes falaises rocheuses, se dresse majestueusement l’Office du tourisme de la destination «Route des Tatas». L’architecture, les pièces en forme circulaire et la couleur ocre des murs de l’édifice rappellent les Tatas, ces maisons-forteresses en terre crue, témoins du génie du peuple Tammari. Le Tammachienta (maison de l’Otammari) lui confère sa réputation de grand bâtisseur. En fait, Otammari se traduit littéralement par : « Celui qui pétrit la terre pour construire », en un mot un maçon en langue ditammari. Le « tata-école » de Koussoucoingou abrite le Bureau d’accueil et d’information touristique (Bait) de la destination « Route des Tatas », un projet de valorisation du patrimoine du peuple Tammari porté par l’ambassade de France au Bénin en partenariat avec Ign Fi, l’association Koutammarikou et l’Ong Eco-Bénin. A cette dernière, l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt) a délégué la gestion touristique en coordination avec les acteurs du projet. Au seuil du hall d’entrée, l’accueil est chaleureux. En cette période de pandémie de Covid-19 où les touristes se font rares, Guy N’dah, médiateur en patrimoine, chargé de développement du projet « Route des Tatas » et toute son équipe sont mobilisés cette matinée pour notre équipe de reportage. La découverte démarre par une visite guidée sur place. Diane N’da, chargée de l’accueil et de l’information, annonce une randonnée achalandée au cœur de cette destination touristique aux mille charmes. « La Route des Tatas » propose quatre circuits pour la découverte de différents modèles de tatas : Tata Ossori, Tata Otchaou, Tata Okpanri, tout en respectant le côté sacré et en valorisant les arts et la culture, le paysage ainsi que le rôle de la femme en milieu Tammari, informe l’intendante. Un circuit tout entier est dédié aux artisanes dont des œuvres sont exposées dans le mini-musée en constitution au Bait. Il s’agit du circuit «Otammapokou» (littéralement la femme Tammari) promu par l’association La Perle de l’Atacora, une association qui fait de l’écotourisme communautaire, précise Diane N’da. Le visiteur va à la découverte des femmes aux doigts agiles qui font de la poterie, du fromage peul, du tissage, de la transformation du fonio, du beurre de karité, du jus de baobab, etc. Les autres circuits : « Au cœur des Tata axe Boukombé », « Au cœur des Tata axe Kouaba » et « Vision de l’Atacora » offrent également diverses attractions autour de l’architecture Tata, l’organisation sociétale, la botanique, la pharmacopée, les cérémonies indispensables d’initiation ou de passage de l’adolescence à l’âge adulte chez les Bètammaribè (pluriel d’Otammari) : dikountri pour les filles vierges et difôni pour les garçons puceaux. Les rythmes et danses traditionnels exécutés à l’occasion sont entre autres : tipenti, dikpantri, dikountri, koutchaati. Ils sont mis en exergue lors du Festival des arts et culture Tammari (Factam). La biennale tournante était à sa cinquième édition en 2019. Le festival a pour objectif de valoriser l’identité culturelle Tammari, de revisiter tout le potentiel du Koutammarikou (pays Tammari) et ainsi de révéler le peuple Tammari à lui-même et au monde. Au cœur des tatas L’aventure proprement dite commence par le circuit « Au cœur des Tata axe Boukombé », sous la direction de Cyrille Wégniké, enseignant de formation et guide attaché à la destination « Route des Tatas », assisté de Mathias Ditchié. Elle durera théoriquement trois heures, indique le premier. Une bouteille d’eau à boire, un peu de crème solaire, un parapluie, une chemise à manches longues, ce sont entre autres recommandations pour une bonne traversée. Le décor ainsi planté, nous nous rendons chez un sage du village Tchapéta, arrondissement de Koussoucoingou. «Bienvenue chez Kouagou», indique la plaque toponymique. Le sexagénaire Ludovic Kouagou embouche sa flûte pour «souhaiter la bienvenue et réveiller les ancêtres qu’il y a un étranger qui a foulé leur sol». Malgré ses activités champêtres, artisanales et de vente de l’essence « kpayo », ce vannier est toujours disponible pour donner sa bénédiction pour que la visite se passe dans de bonnes conditions, assure le guide. Outre les vannes pour céréales, les paniers, le sexagénaire est spécialiste des valises traditionnelles dikounmani utilisées lors des cérémonies d’initiation. Sur place, le guide Mathias Ditchié nous gratifie de quelques savoirs endogènes sur des plantes médicinales et la pharmacopée. Arbre aux mille vertus, le néré (Parkia biglobosa de son nom scientifique, Mounouan en langue ditammari) est particulièrement nourricier. Ses feuilles sont utilisées pour laver les ustensiles ou comme désinfectant lors des scarifications. Les marques sur le visage sont ici l’apanage des Bètammaribè partis s’installer sur les montagnes, après Koubentiégou (Boukombé), leur dernier grand regroupement connu dans l’histoire. Ils sont désignés par Bètemmôbè (c’est-à-dire ceux qui ont pris les hauteurs) par opposition à ceux qui sont restés dans la plaine et appelés Bètchaaba. Kaya senegalensis (cailcédrat) connu pour ses vertus toniques, apéritives ; Afzelia Africana (doussié) utilisé contre les convulsions, les douleurs d'estomac, la hernie ; Daniela oliveri qui soigne les démangeaisons et les infections cutanées, Securidaca longipedunculata, l’arbre aux mille usages utilisé notamment contre le psoriasis, Gardenia erubescens dont les racines soignent les maladies gastriques et la syphilis, sont autant d’espèces qui entrent en compte pour faciliter la cicatrisation. Le baobab (Adansonia digitata de son nom scientifique, Moutoroumou en langue locale) est un arbre auquel est attaché l’Otammari et ce, pour ses multiples usages. L’écorce est utilisée pour traiter les plaies incurables, informe le guide. Ses racines servent à revigorer les nouveau-nés chétifs. Les feuilles sont consommées comme légumes. La poudre du fruit de baobab est délayée pour faire du jus. Les graines servent aussi à faire de la sauce et même de l’huile. La cendre de la coque du fruit du baobab peut valablement remplacer la potasse ou le bicarbonate de sodium dans la cuisson des aliments. Quand une femme accouche, la première sauce qu’elle consomme est faite des racines du fagarier (Zanthoxylum fagara). Cette plante est utilisée contre les infections, les douleurs dentaires, etc. Une gamme variée de tatas La première attraction du circuit, c’est le tata de Jean N’tcha dit Patron à Koussoucoingou, un des sept arrondissements de la commune de Boukombé. Il tient cet héritage de son grand-père maternel décédé en 1983. L’homme dit être de la troisième génération depuis la construction du tata dont il estime l’âge à plus de 200 ans. Des autels disposés à la devanture témoignent de l’attachement du peuple Tammari – majoritairement animiste - aux divinités claniques ou familiales incarnant l’esprit des ancêtres ou des gibiers, lesquels veillent sur les membres de la famille, les possessions (volailles, bovins, ovins) et participent à la prospérité, selon les croyances. « Le tata concentre tout : les hommes, les vivres, les animaux, les cultes », indique Gaston Behiti, administrateur civil à la retraite, membre de la Commission nationale linguistique ditammari (Cnld). Aujourd’hui, le tata est devenu plus un temple, un lieu de culte qu’une habitation, puisque les cases rectangulaires en ciment et en tôle dominent désormais le Koutammarikou (pays Tammari), fait-il remarquer. A la façade de ce tata de type Ossori, à l’étage, se trouve une chambre dont la toiture est en paille entourée de deux greniers également en paille. Au sommet du portillon d’entrée, sont déposés des trophées d’animaux provenant de la chasse ou des carcasses de bêtes immolées à l’occasion de diverses manifestations traditionnelles. Leur grand nombre signifie que la famille est nantie, soit par l’élevage ou la chasse. Au rez-de-chaussée du tata appelé ici Kounamougou, se trouve à gauche le mortier pour piler le fonio. A droite, sont disposées deux ou trois meules pour écraser les grains : mil, sorgho, maïs et autres. Le travail se fait souvent à la chaîne par les femmes de la concession. Les bœufs, les cabris, la volaille disposent d’emplacements propres dans la forteresse. La cuisine donne accès à la grande terrasse où se situent les chambres et les greniers. Elle sert de reposoir et d’aire de séchage de céréales et autres. La chambre du père de famille est du côté ouest où se situe toujours l’entrée du tata. Dans l’entendement collectif, le malheur viendrait du côté est. Les greniers du père, des femmes et des enfants sont séparés. Nul ne peut toucher au grenier de l’autre sans autorisation expresse. Même pas le père de famille ! Les entrepôts peuvent contenir des gris-gris ou des objets personnels sacrés. Gare aux outrecuidants ! De même, l’homme polygame peut faire le tour des cases de ses femmes mais jamais, il n’amènera plus d’une femme dans le même lit. Dans les villages parcourus, de nombreux tatas sont en ruine au milieu des champs de fonio, de riz, de voandzou, de sorgho, de petit mil, d’igname, de manioc, de maïs. Le labour est compartimenté pour retenir l’eau dans cette zone escarpée. Loin de la flore verdoyante et des collines attractives, se dresse le tata de type Otchaou chez Robert Touota dit « Sonapipe » (Société nationale des pipes), agriculteur, artisan fabricant de pipes en roseau et en terre cuite et féticheur dans le village de Koukouatchiengou dans l’arrondissement de Boukombé-Centre. Les autels des divinités sont particulièrement géants devant ce tata. La bâtisse se distingue du tata Ossori par la case du chef de famille qui est plutôt dallée. Elle présente en face deux cornes. « C’est le signe que le propriétaire est vivant », explique notre guide. Le jour où il cassera sa pipe, les deux mottes de terre sur la dalle seront cassées et ne seront remises qu’une fois les funérailles terminées et un autre propriétaire est désigné. Le physique athlétique, le sexagénaire sans scarification apparente se présente tout souriant à notre équipe. Le tata porte la mention : « Tata Robert 1960 ». « 1960, c’est l’année de la dernière grande restauration de ce tata centenaire que j’ai hérité de mon père », souligne le propriétaire. L’attachement aux prénoms chrétiens et français est signe d’ouverture d’esprit et de ‘’civilisation’’ dans l’entendement de bon nombre. Après la traversée de Koussogou, nous tombons dans le village de Koutatiégou (toujours dans Boukombé-Centre). Bienvenue chez Bernadin M’Po M’bima ! La trentaine révolue, c’est l’un des plus jeunes propriétaires de tata à Boukombé. Cette variante du tata Ossori, il l’a héritée de son feu père qui l’a identifié parmi ses frères comme le meilleur gardien du temple. Pour ce faire, Bernardin a été enlevé très tôt de l’école pour maîtriser les rouages de la tradition. « Mes frères me soutiennent dans la restauration de ce tata familial. Sans leur aide, le tata ne tiendrait plus debout car l’entretien n’est pas facile », reconnaît Bernadin M’Po M’bima. « Cependant, les moyens ne suffisent pas. Le tata ne devrait pas avoir cette couleur ; il faut refaire l’enduit pour le rendre plus attrayant », fait-il remarquer. Tatamachienta ou Tata-forge Le circuit « Au cœur des Tata axe Kouaba » est également promu par l’association La Perle de l’Atacora. Il nous conduit au Tatamachienta ou Tata-forge chez le forgeron Barthélémy Kouagou N’dah. Là sont fabriqués les houes, les dabas, les coupe-coupe, les couteaux, les bagues, les colliers, les flèches, les gongs et autres instruments pour le voisinage. Autrefois, la forge (appelée koumangou) était à l’intérieur du tata. C’est le tata de type Okpanri. La forge tourne à plein régime en temps de pluie où les paysans ont besoin d’instruments pour le labour. L’écoulement des produits ne pose pas grand problème ; en revanche, la matière première, le fer, est peu disponible et coûte de plus en plus cher. Croulant sous le poids de l’âge, le septuagénaire dit ne plus avoir la force d’entretenir le tata. Ce rôle est désormais dévolu à ses enfants qui veillent à corriger les défauts. Si la dalle s’affaisse, appel est fait à la communauté pour aider à la réparation. En fait, avoir de la main-d’œuvre dans son champ ou ailleurs sans argent, c’est encore possible en milieu Tammari où la solidarité reste une valeur partagée par la communauté. Il suffit d’avoir de quoi restaurer en fonction de ses moyens : des repas sans oublier l’incontournable boisson à base de mil germé tchoukoutou et être disposé à rendre la pareille en son temps. Tout adulte, homme ou femme, est appelé à répondre à l’invitation dans ce système dénommé Kotongou menacé de disparition par la culture de l’individualisme et la cupidité ambiante. « Cependant, la solidarité se désagrège : les gens ne sont plus tellement motivés à le faire », admet Gaston Behiti. Toujours à Kouaba (commune de Natitingou), un tata premium également de type Okpanrin force l’admiration. Il porte la mention « Rénové en 2021 grâce au projet Htc-A ». Il s’agit d’un projet de rénovation des Habitats en terre crue (Htc) dans l’Atacora, porté par l’Université catholique de Louvain et piloté par Eco-Bénin et la Route des Tatas. Philomène N’dah, la propriétaire des lieux, est reconnue comme l’une des meilleures femmes à entretenir un tata, en plus de sa réputation d’excellente fabricante de la boisson locale tchoukoutou. Son tata compte de trois terrasses dont une grande. Il comporte uniquement des greniers à la façade. Les cases habitables se situent à l’arrière du tata. Le nombre de greniers dépend de la taille du tata. Il ne comporte pas le mortier et les meules à l’entrée comme ailleurs. Il y est installé des foyers améliorés Wanrou. Un tata n’est pas grand par son étendue ou sa hauteur. Le petit tata n’a que deux greniers. Le tata moyen en a trois. C’est le nombre de greniers qui détermine sa grandeur. Cela montre la fortune de la famille : dans l’entendement collectif, il y a à manger ainsi que de la main-d’œuvre pour labourer la terre. Un indigent peut venir solliciter de l’aide dans un grand tata, le « tata à dix greniers ». Bien que propriétaire et gardienne du temple, la femme n’est pas habilitée à égorger les bêtes lors des cérémonies. Philomène N’dah se fait aider des hommes proches de la famille pour accomplir les rituels. Sa famille est dotée du don de traitement des fractures d’os et des entorses sans chirurgie. « J’ai eu une fracture du bras en classe de 5e, mais l’os s’est soudé rapidement grâce à eux : j’ai commencé à écrire au bout d’une semaine », témoigne Cyrille Wégniké. « Avant, les soins étaient gratuits mais la cupidité fait perdre ce pouvoir à bon nombre », déplore-t-il. En dehors des principaux types de tata, on distingue d’autres modèles et des variantes en fonction des clans. Au niveau de la plupart des Sikien (pluriel de tamachienta :) de la plaine, tout est dallé sauf les greniers. Chez les Bassoba, la case de la maman est toujours au milieu du tata. Le tata Bakokba présente des chambres dallées mais les toits sont en forme de cône et donc pointus ; on a accès à la terrasse du haut par l’échelle qu’on fait rentrer pour la sécurité. Le tata Yindé est fait de cases rondes clôturées, sans porte d’accès. Il n’y a pas de dalle ; les cases sont en paille partout. ---------------------------- L’Atacora en miniature ------------------------ Au musée régional de Natitingou, sont exposées des maquettes en poterie de différents types de tata. Le tata Otammari (origine : Kouaba/Natitingou) est fait d’une case ronde bordée de deux greniers à la façade. L’entrée, c’est toujours par le bas, décrit Joseph Toumoudagou, conservateur du musée et futur gestionnaire du site Koutammakou-Bénin. Le tata Ossori (origine : Kouaba/Natitingou) montre une case ronde et une échelle taillée en bois fourchu pour grimper au toit. Le tata Otchaou (origine : Boukombé) est également présenté. Le tata Tayaba (Tayacou/Tanguiéta) chez les Natemba, ne présente pas de cases en paille, tout est dallé. Ce tata présente deux possibilités d’entrée : une ouverture en bas et une échelle pour passer par le haut. Le tata Berba des Biali (origine : Matéri) n’existe pratiquement plus. Avec véranda à l’entrée, l’habitat royal Bariba est fait d’une concession de plusieurs cases rondes au sol et non en étage, mais il n’est pas considéré comme tata par certains. ------------------------------------- « La Route coloniale allemande » « La Route coloniale allemande » est l’un des circuits prisés qui plongent au cœur de l’histoire de Boukombé et du peuple Tammari. Joséphine Koubetti, 54 ans, promotrice du Tata touristique Koubetti Victor et fondatrice de l’Association Art, Culture et Tourisme (A-Act), maîtrise ce circuit comme sa poche. La route part de Kounadôgou au centre de Boukombé. Dans ce quartier « résidentiel », tient encore debout un bâtiment colonial aux murs particulièrement épais. Quelques marches grimpées et nous voici à la résidence et au bureau du colon allemand. Il s’y reposait quand il quitte le Togo à pied, sous l’œil vigilant de deux gardes-cercle, rapporte notre guide. Du haut du bâtiment, poursuit Mme Koubetti, il avait une vue panoramique de toute la contrée. La Recette-Perception avait cohabité avec le District dans cette bâtisse, avant la construction d’un nouvel hôtel de ville. Puis, elle deviendra la résidence des ex-chefs de district, des sous-préfets puis des maires. Seuls les deux derniers maires n’y ont pas résidé. Actuellement, y vit le receveur des impôts. Une partie du bâtiment avait aussi abrité la Police qui a été délocalisée. Un vieux système de pompage d’eau jouxte le bâtiment. Les Noirs devraient tourner la machine pour que le Blanc dispose de l’eau pour ses besoins. « Je ne sais pas pourquoi la mairie ne peut pas aménager ce bâtiment et en faire un musée », lâche au passage Joséphine Koubetti. Un peu en retrait, se trouve le mât où se hissait le drapeau allemand, loin du fameux « Pic » qui abritera plus tard le drapeau français. Il a été hissé par Kouagou Kougnagou (Kougnagou signifie en ditammari le « pagne du blanc »), grand-père de l’ancien député et ministre feu Eric N’dah et arrière-grand-père de l’actuel maire de Boukombé, Aldo N’dah. Le colon allemand ayant vu le drapeau français se serait retiré au Togo actuel. Les deux colons ont cherché à se voir. En fait, Boukombé devrait être du côté togolais mais les Allemands ont accepté de faire une compensation avec les Français qui leur ont cédé le Nord (une partie de Boukombé), contre une partie du Sud, explique Noël Koussey, natif de Boukombé, professeur d’histoire et géographie à la retraite, ancien député (2e mandature), ancien ambassadeur du Bénin près le Niger, le Burkina Faso et le Mali et ancien président (1978-1980) de la Cnld. C’est ainsi qu’une partie du quartier Kounadogou de Boukombé s’est retrouvée dans le Togo et que les Allemands appelleront Nadoba, explique le septuagénaire qui avait soutenu un mémoire de maîtrise d’histoire en 1977 sur le thème « Des origines du peuple Tammari jusqu’à l’invasion coloniale en 1897 ». Aux origines de Boukombé Sur la route coloniale allemande, se trouve le village de Kounakogou, arrondissement de Nata, doté d’une multitude de baobabs témoignant qu’il s’agissait d’une grande agglomération. Là, se dresse debout un grand arbre desséché appelé boukomou qui a donné son nom à Boukombé (Boukomou…bé !). Sous cet arbre au pied de la montagne s’animait un grand marché de troc. Banakoba, le chef traditionnel à l’époque, avait accepté tous les étrangers. Tous noirs, ils parlaient gourmantché, ashanti, haoussa, lamba, yoruba, dendi, nous apprend le guide. Les Bètammaribè échangeaient les peaux d’animaux, les bijoux, les objets de la poterie, les bracelets, les boucles d’oreille, contre d’autres articles. Les animateurs provenaient des actuels territoires du Burkina Faso, du Dahomey, du Togo, du Niger, du Nigeria, etc. Les Français introduiront le franc comme monnaie de change pour faire arrêter le troc. Le premier robinet installé par les Allemands et relié à la cascade est encore visible à Kounakogou tout comme les traces de la première église française. Selon l’histoire, il fallait transporter le colon français de Boukombé à Kouandé, de Kouandé à Tanguiéta, de Tanguiéta à Boukombé pour ses courses… La « Route coloniale française » va jusqu’au Tata Belvédère construit en dur. Le toubab sera contraint de partir de la zone après que le robinet a commencé à débiter de façon mystique du sang en lieu et place de l’eau. Pendant une lune entière, il était obligé d’aller chercher de l’eau jusqu’à Kara (au Togo). De guerre lasse, il prendra ses affaires pour vider les lieux. Jusqu’à présent, dans les villages voisins de Kounagnigou (arrondissement de Nata), Koupagou (arrondissement de Korontière) et ailleurs, certains détiendraient encore ce pouvoir de transformation de la bouillie ou de l’eau en sang. « Si tu bois, tu feras la dysenterie jusqu’à en mourir. C’est pourquoi on nous défend de manger dans les marchés, dans les lieux publics quand il y a des vieux assis », informe Joséphine Koubetti. --------------------- Histoire et légendes ------------------------- La légende raconte que le « Pic » est la première montagne qui a poussé dans Boukombé. La région serait traversée par un grand cours d’eau qui a tari après une longue sécheresse. L’eau aurait voulu finalement ressortir mais la terre s’y est opposée. L’eau fâchée poussa le sol qui devient une montagne, en faisant beaucoup de bruits. « C’est une réalité ; des gens ont vécu cela et ont raconté de génération en génération », croit savoir Joséphine Koubetti, native de la localité. Puis, après trois lunes, poursuit-elle, toutes les autres montagnes de la chaîne ont poussé. Koussogou, village des Bassoba. La légende raconte aussi que les génies, des hominidés difformes avec un pied, un bras, un œil, une oreille, un sein, dont les cheveux balayaient le sol, ont habité la région. Ils sortaient en masse pour longer les collines autour de 19 heures et y revenir vers 5 heures. Il fallait les laisser passer pour ne pas avoir de gros ennuis. S’ils touchent un homme, il devient raide comme électrocuté. Le corps pouvait rester des jours, des semaines, des mois sans se décomposer. Les grand-mères racontent qu’il fallait se coucher par terre pour qu’ils passent. Beaucoup de colons blancs en seraient morts et auraient leurs tombes à Koudahongou. Les similitudes de l’architecture des tatas avec l’habitat du Sahel (Niger, Burkina, Mali) et entre les rites d’inhumation confirment s’il en est encore besoin les origines des Bètammaribè, selon Koumba Noël Koussey. « Le peuple Tammari est un peuple venu du Nord-est de l’Afrique comme d’ailleurs la plupart des peuples en Afrique de l’Ouest », soutient-il. Il fait remarquer qu’on enterre en pays Tammari comme en Egypte. Le caveau est fermé à l’aide d’une pierre ronde prise à la montagne. Si là-bas, les jarres recouvrant les sépultures se construisent sur les tombes, ici les jarres y sont emmenées. Creusée en T renversée, d’Est à lOuest, la tombe peut abriter des dizaines de corps. Dans certains clans, celui qui n’a pas assisté à au moins dix cérémonies d’initiation dans sa vie, autrement dit celui qui n’a pas vécu ces événements pendant au moins quarante ans, n’a pas droit à une tombe. Donc, il est mort jeune et on ouvre une tombe, pour l’y engloutir tout simplement. « A 54 ans, si je meurs aujourd’hui, je n’ai pas droit à une tombe parce que je n’ai pas encore vécu dix cérémonies d’initiation après ma propre initiation », confie Joséphine Koubetti. Dans ce cas, le chef traditionnel recherche quelle tombe, quel ancêtre devrait recevoir le corps de celui qui est mort jeune. ------------------------------ Défis de conservation des tatas La construction des tatas est devenue problématique avec la déforestation. Il faut parcourir quatre montagnes maintenant pour trouver le bois : l’Anogeissus leocarpus (le bouleau d’Afrique) considéré comme le « fer » tammari ou le Burkea africana, des essences forestières utilisées dans la fabrication des tatas. « Les garçons peuvent se bagarrer pour ces bois qui peuvent faire banalement deux siècles, voire plus s’ils sont bien entretenus », indique Joséphine Koubetti, promotrice de tata et guide touristique. En plus du bois devenu rare, la paille coûte cher. « La botte de paille est à 1000 F Cfa », informe Cyrille Wégniké. « Aussi, poursuit-il, la solidarité communautaire désertant le forum, le maçon, le charpentier, eux aussi, réclament plus d’argent. Pour construire un seul grenier, on peut vous prendre 10 000 F Cfa. Les femmes qui doivent puiser de l’eau ou faire le crépissage, elles aussi, commencent à réclamer de l’argent ». Pour ériger un tata traditionnel aujourd’hui, il faut prévoir au minimum 2 millions F Cfa, indique-t-il. A ces difficultés, s’ajoutent les contraintes d’entretien des bâtisses. Jean N’tcha dit Patron, propriétaire de tata, laisse entendre : « Chaque saison sèche, il faut toucher au bâtiment, faire les réparations qui s’imposent, notamment la dalle et les toitures si nécessaire. Pour les toits, c’est tous les trois ans qu’il faut changer, mais s’il y a des termites, on est obligé de le faire plus tôt ». « Chaque année, il faut aussi faire des sacrifices, notamment lors des cérémonies comme la fête de boisson (Bawana), ajoute-t-il. Par ailleurs, le feu est un élément important pour la durée de vie du tata qui doit être habité pour durer dans le temps. « Normalement, le feu ne s’éteint pas dans un tata », insiste Joséphine Koubetti. Au regard de toutes ces contraintes, elle a dû raser son tata en banco pour le reconstruire en matériaux définitifs. « L’héritage d’un tata est compliqué quand cela se dégrade », signale Kiansi Yantibossi. « Il va falloir trouver un moyen de remplacer les bois tout en conservant l’architecture, si l’on veut multiplier les tatas », suggère-t-il. Gaston Behiti est de cet avis : « On doit conserver les Sikien, mais il faut réfléchir à remplacer les matériaux ». Lieu de culte à préserver « Le tata est un lieu de culte qui abrite les esprits des ancêtres. Tant qu’il y aura les cérémonies de difôni et de dikountri, les chefs féticheurs sont obligés de maintenir les tatas », estime Noël Koussey. « Les rites et coutumes restent encore vivaces, malgré l’exode, l’islamisation et le christianisme », fait-il remarquer. « Etre gardien du Tata, c’est un sacerdoce. C’est contraignant », selon Joseph Toumoudagou. Il explique : « Le gardien du tata ne peut pas bouger de là jusqu’à sa mort. Il y a également des restrictions en tant que féticheur. Il y en a qui doivent rester presque nus quelles que soient les intempéries. Pour tout cela, les gens fuient ». Les tatas sont construits en matériaux précaires et à chaque saison pluvieuse, un certain nombre tombent. « Les villageois sont fatigués de les réparer et finissent par abandonner », déplore Parfait Porimaté, responsable de La Perle de l’Atacora. « Nous souhaiterions que le gouvernement qui a à cœur le tourisme, appuie directement l’entretien des tatas », plaide-t-il. « Si les propriétaires sont appuyés financièrement et s’ils sont formés à l’utilisation des matériaux de manière durable, cela permettra de sauvegarder ce patrimoine menacé de disparition », espère-t-il. Les collectivités locales concernées s’en préoccupent. « Le tata prend une place de choix dans notre politique de développement communautaire. C’est un patrimoine de notre culture, une fierté et un héritage qui témoigne du génie de nos parents, de nos aïeux en matière d’architecture », assure Taté Ouindéyama, maire de Natitingou. « Nous voulons que le tata, tel qu’il est conçu, tel qu’il est apprécié, continue par exister dans nos villages, dans nos hameaux », fait-il savoir. Pour encourager la construction et la promotion de cet habitat, le maire annonce un projet porté par le conseil communal qui vise à ériger sur fonds propres au moins trois tatas : un tata Otammari, un tata Ossori et un tata Bètiba (Waama). A l’en croire, le budget est disponible et les études déjà bouclées. « En dehors de cela, il y a la Maison communale de tourisme que la mairie a prévu de construire et qui mettra également en valeur le tata », ajoute l’édile de la cité des Nanto. Le maire se réjouit de la fête de l’enduit des tatas qui a eu lieu en décembre 2020 dans le village de Tagayè, commune de Natitingou. Culture 29 déc. 2021


Dr Paul Akogni, directeur de la Promotion culturelle : « Le Koutammakou-Bénin est en passe d’être inscrit dès 2022 à l’Unesco »
Historien du patrimoine, Dr Paul Akogni est directeur de la Promotion culturelle au ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat. Il nous parle ici du dossier d’extension de l’inscription du pays Tammari (Koutammarikou ou Koutammakou) béninois sur la liste du patrimoine de l’Unesco.   [caption id="attachment_74339" align="alignnone" width="225"]Paul Akogni Paul Akogni, directeur de la promotion culturelle[/caption]   La Nation : Où en est-on par rapport au dossier d’inscription du Koutammakou béninois sur la liste du patrimoine de l’Unesco ? Dr Paul Akogni : C’est un dossier qui existe depuis très longtemps. Le pays Tammari (Koutammakou) s’étend de part et d’autre de la frontière entre le Bénin et le Togo au Nord. En 2004, le Togo a réussi à inscrire au patrimoine de l’Unesco, le Koutammakou, le pays des Bètammaribè. En principe, cela devrait être un dossier conjoint parce que le site est frontalier. De 2004 jusqu’à l’heure où nous parlons, le Bénin n’a pas réussi à inscrire la portion qui se trouve sur son territoire. Dès que le ministre Jean-Michel Abimbola est revenu à la tête du ministère, il a voulu que ce dossier prospère enfin. La première démarche a été d’inscrire le Koutammakou béninois sur la liste indicative en 2020. Je rappelle que chaque pays a une liste indicative du patrimoine à l’Unesco. Cela nous a permis de lancer le processus de rédaction du dossier pour l’inscription. Notre dossier à nous était un dossier d’extension de l’inscription puisqu’un pays l’a déjà fait. Concrètement, qu’est-ce qui est fait dans ce sens ? A notre arrivée à la tête de la direction de la Promotion culturelle (Dpc), nous avons lancé le processus en juin 2020. Le Comité du patrimoine mondial (Cpm) nous a beaucoup aidés, en nous trouvant des ressources pour signer un contrat d’accompagnement technique avec Craterre (Centre international de la construction en terre) en France. L’équipe de Craterre s’est ajoutée à une équipe béninoise que j’ai dirigée et composée des cadres de la Dpc, d’universitaires, de géographes, d’historiens. Nous avons fait tout le travail de terrain et fait le dossier que nous avons confié à l’ambassade du Bénin à Paris comme cela se doit. C’est l’ambassade qui a déposé le dossier officiellement en tenant dans le délai, parce qu’il fallait déposer avant le 31 janvier. Cela a été un exploit parce qu’un dossier pour l’inscription, cela prend au moins trois ans mais nous l’avons fait en six mois. Quels sont les arguments qui militent en faveur de l’inscription du Koutammakou-Bénin ? L’inscription du Koutammakou-Bénin ne serait que justice parce que l’essentiel des attributs de ce site se trouve sur le territoire béninois. Car, le bien dont on parle, le Koutammakou qui est un terrain assez vaste, le Togo n’en comporte qu’entre 31 000 et 50 000 hectares contre 261 000 hectares au Bénin en termes de superficie. Logiquement, le Bénin ne devrait pas être à la traîne. En plus, le berceau historique du peuple Tammari se trouve sur le territoire du Bénin : Koubentiégou. Mieux encore, au Togo, vous avez un seul type de tata alors que les cinq types existants se retrouvent sur le territoire béninois. Parfois, il y a des cérémonies coutumières que des Togolais viennent faire sur le territoire béninois parce que c’est ici leur maison-mère. En vérité, cela pose un vieux débat que vous connaissez très bien : la balkanisation. Avant, ce n’étaient pas deux pays différents, mais plutôt une union géoculturelle qui fonctionnait très bien avec ses codes. Il se fait donc que malheureusement, le compas colonial est passé par là et désormais elle est coupée en deux. Pour quand peut-on espérer l’inscription ? Le dossier est déposé conformément aux directives opérationnelles. Cette année 2021, c’est l’année d’évaluation du dossier et on pourra avoir l’inscription l’année prochaine si le dossier est bon. D’ailleurs, un expert de l’Icomos (Conseil international des monuments et sites, bras opérationnel du Centre du patrimoine mondial évaluant ces genres de dossiers culturels) devrait être reçu au Bénin. Et devrait rencontrer tous les acteurs, se déplacer sur le site pour s’enquérir de l’état des lieux. En 2022, à la quarante-cinquième session du Comité du patrimoine mondial, le dossier devrait passer. Je puis vous assurer que tel qu’il est rondement mené, c’est un dossier très propre du point de vue contenu, si bien que nous n’avons aucun doute qu’il ne passera pas. Qu’est-ce qui a fait traîner le dossier depuis tout ce temps ? Je dirais que c’est la lenteur administrative et certainement aussi des querelles de personnes…En plus, il y a une condition qui nous a embêté et qu’on a fini par remplir. Le Togo qui a inscrit le Koutammakou avant nous, devrait marquer son accord. Nous avons reçu la lettre officielle du ministre togolais pour que ce dossier passe. Devons-nous maintenant croiser les bras ? Nous devons montrer que nous gérons correctement le site. Pour ce faire, il y a un Comité de gestion qui comprend le ministère, la direction départementale de la Culture et du Tourisme, les communautés, les mairies. Déjà, le ministre de la Culture, du Tourisme et de l’Artisanat a procédé à l’installation de ce comité dont je suis le rapporteur. Le comité aura pour mission de mettre en œuvre le plan de gestion élaboré sur cinq ans et qui accompagne le dossier. Il sera évalué au bout des cinq ans. Donc le projet « Route des Tatas » continue... ? La « Route des Tatas » est un bras, un rift marchand, dont le rôle est la mise en tourisme du site. Le projet se charge de mettre en place ce que les touristes doivent voir lorsqu’ils descendent sur le terrain. Tous les circuits qu’il détermine sont validés en amont par les services techniques du ministère du Tourisme et de la Culture. Aujourd’hui, il y a quatre circuits, mais on peut en créer des dizaines, des centaines. Cela dépendra des valeurs qu’on voudrait mettre en exergue et des travaux de viabilisation pour faciliter l’accès et la découverte du site. Culture 29 déc. 2021


Prochain discours du président Talon sur l’état de la nation : acteurs politiques et socioéconomiques expriment leurs attentes
Le président Patrice Talon va sacrifier au traditionnel discours sur l’état de la nation, demain mercredi 29 décembre au Parlement. Plusieurs acteurs de la vie politique et socioéconomique expriment leurs attentes vis-à-vis de cette adresse du chef de l’Etat devant la Représentation nationale. David Camille Biokou, député Up de la 8e législature « Nous souhaitons vivement que, dans son discours, l’axe principal soit l’unité… » David Camille Biokou Notre souhait est que son message attendu porte sur l’unité nationale comme il l’a toujours souhaité et travaille pour. Il faudrait que tous les Béninois soient unis et patriotes. Il faut que nous cessions ces rivalités sur fond de parti politique. Nous avons actuellement à nos frontières, au nord du pays, une menace djihadiste. C’est dans cette unité des Béninois autour du président de la République que nous pourrions affronter cet ennemi commun. Donc, le chef de l’Etat va rassurer les Béninois sur cette insécurité qui nous menace. Nous souhaitons vivement que, dans son discours, l’axe principal soit l’unité. En dehors de cela, il faudrait que le chef de l’Etat rassure davantage par rapport à l’amélioration certaine de la vie socioéconomique et professionnelle des Béninois. Donc, le président devra rappeler le travail qui se fait, pour que chaque Béninois se sente à l’aise dans son pays. Il faudrait que le Béninois soit rassuré de ce qu’il y a un travail qui se fait, et qui est déjà visible, et portera davantage de fruits les années à venir. C’est le père qui rassure les enfants. A travers son discours, il faudrait qu’il puisse davantage mettre des points d’honneur sur ces éléments, sur ce travail qui se fait pour le bonheur de ce peuple. Je présente aux Béninois mes vœux anticipés de bonheur, de prospérité.   Gilles Gohy, ancien directeur adjoint de cabinet du ministère de la Communication et de la poste « J’attends un discours rassembleur, conciliateur… » Gilles Gohy J’espère du discours qu’il continue de montrer qu’il est resté droit dans ses bottes, constant et égal à lui-même dans la tenue de ses promesses, de montrer à travers ses bilans concrets, qui d’ailleurs parlent pour lui, qu’il n’a jamais menti, qu’il n’a fait autre chose que ce qu’il a promis. Il a promis qu’aujourd’hui sera meilleur à hier, demain mieux qu’aujourd’hui, et s’y attelle depuis son accession au pouvoir. Il va démontrer que les difficultés quotidiennes sont le fait de tous les citoyens du monde et que celles actuelles des Béninois, ne sont pas de son fait, que nous en sommes tous responsables, et qu’il travaille pour un mieux-être pour tous. J’attends aussi qu’il fasse un discours rassembleur, conciliateur, et qu’il continue de montrer que le Bénin sera gouverné dans la méthode, la rigueur, et que les institutions de la République vont continuer de fonctionner normalement nonobstant les observations subjectivistes ou subjectives. La dernière dimension de mon attente rassure davantage en ce qui concerne l’amélioration de la vie quotidienne qu’il a promis de manifester à travers le hautement social et que révèle d’ailleurs le budget 2022, que très rapidement, toutes les mesures planifiées entrent en phase d’exécution, notamment l’opérationnalisation de l’hôpital de référence qui va soulager ceux qui ont besoin d’une évacuation sanitaire.   Appolinaire Avognon, président du parti politique Nouvelle force nationale (Nfn) « On ne peut qu’espérer des actes forts pour la décrispation de la situation du pays » Pour tout citoyen qui suit l’évolution de l’environnement social, économique et politique, on ne peut qu’espérer de la part du premier des Béninois des actes forts pour la décrispation de la situation du pays. Au nom de la jeunesse, il ne serait pas superflu qu’il prenne l’engagement d’initier un projet de loi afin de corriger les imperfections de la loi sur l’embauche et rendre l’emploi plus stable. Je voudrais souhaiter une bonne et heureuse année à tous les Béninois, et surtout avoir une pensée particulière à l’endroit des artistes qui ont surtout subi les impacts liés aux mesures restrictives relatives à la lutte contre la pandémie du coronavirus. Actualités 28 déc. 2021


Tournoi football à Noël : Loto-Popo Football Club égaye les enfants de Grand-Popo
A travers l’initiative « tournoi football à Noël », les dirigeantsn de Loto-Popo Football Club ont fêté la Nativité aux côtés des enfants de Grand-Popo, samedi 25 décembre dernier. A cette occasion, Gaston Zossou, président de Loto-Popo Fc et directeur général de la Loterie nationale du Bénin, a félicité les enfants en les exhortant au travail en vue d’une bonne relève dans cette localité. Terminus ! Tout le monde descend ! La première édition de l’initiative « Tournoi football à Noël » s’est achevée, samedi 25 décembre dernier à Grand-Popo avec la finale de cette compétition destinée aux enfants U-15. Vainqueur du tournoi, Génération foot a remporté le trophée de champion, des médailles et une enveloppe financière. Finaliste malheureux, Ceg Grand-Popo battu par le score de 3-1 a reçu des médailles, une enveloppe financière et des tee-shirts Lnb. Heureux de fêter avec les enfants en marge de cette compétition, Gaston Zossou, président de Loto-Popo Fc et directeur général de la Lnb, a félicité les enfants en les exhortant au travail bien fait, gage d'une bonne relève. « Chers enfants, la mission que je voudrais vous confier, c’est de porter haut le nom de votre commune, de notre pays par le travail à l'école afin d’être la relève de demain », a-t-il déclaré. Satisfait du bon déroulement du tournoi, Wilfriedo Ayibatin, directeur général de Loto-Popo Fc, se réjouit de l’atteinte des objectifs de la compétition. « Les objectifs pour cette étape sont largement atteints car le tournoi s'est déroulé sans incident », a-t-il ajouté. Fier du talent des enfants, il annonce des innovations pour les années à venir. « Aujourd'hui, il s'est agi des enfants de moins de 15 ans, mais demain, il s'agira des filles, d'autres couches que nous amènerons sur ce terrain qui est le terrain de la communauté pour exprimer leurs talents », a-t-il promis. C’est le lieu pour le préfet du département du Mono, Bienvenu Dêdêgnon Milohin, de saluer cette initiative de la Loterie nationale du Bénin et son directeur général, Gaston Zossou, au profit des enfants. « Il a su permettre aux enfants de fêter Noël à travers l'expression de leurs talents. Je pense que c'est une belle initiative », a-t-il fait savoir. A l’en croire, par cette initiative, Loto-Popo Fc vient de donner raison au gouvernement qui a non seulement doté les communes de stades mais aussi réformé le mouvement sportif à travers la création des sociétés sportives. « Je voudrais reconnaître au nom du gouvernement tout le mérite de Loto-Popo Fc à travers ce tournoi qui marque un point de départ pour la détection de talents », a-t-il conclu. Sports 28 déc. 2021


12es championnats nationaux de tir à l’arc : 80 archers en compétition à Abomey-Calavi
La Fédération béninoise de tir à l’arc a lancé, dimanche 26 décembre, les 12es championnats nationaux de tir à l’arc sur le terrain du Jardin d’Enfants Sos à Abomey-Calavi. Au total, 80 archers venus de tous les départements prennent part à cette compétition qui va connaitre son épilogue ce jour. Les 12es championnats nationaux de tir à l’arc se déroulent depuis dimanche 26 décembre sur le terrain du Jardin d’Enfants Sos à Abomey-Calavi. Cette compétition a démarré par la formation des juges et le tir à l’arc classique sur 70 m pour les archers professionnels. A ce niveau, les archers ont utilisé les arcs olympiques destinés aux plus expérimentés. Après le lancement des challenges à l’arc traditionnel et l’arc standard, l’arc d’entrainement moderne pour les cadets, hier, les athlètes vont poursuivre avec les duels toutes catégories confondues ce mardi 28 décembre. Paul Zinsou, président de la Fédération béninoise de tir à l’arc, a salué la mobilisation de toutes les délégations autour de ces championnats. Pour lui, toutes les ligues ont répondu à l’invitation du comité exécutif qu’il dirige. « En plus des archers de l’Atlantique et du Littoral, nous avons les délégations venues de l’Atacora, du Mono, du Couffo, du Borgou, de l’Ouémé et du Plateau », a-t-il confié en déplorant l’absence de la délégation du Zou-Collines à cause des parents qui n’ont pas voulu laisser leurs enfants en cette période des fêtes de fin d’année. Selon lui, plusieurs initiatives sont prises pour permettre aux archers d’améliorer leur niveau technique lors de la compétition. Egalement, des innovations ont été apportées. Par exemple, pour une première fois, les résultats de cette compétition seront traités et mis en ligne en temps réel grâce au logiciel Ianseo. « Nous avons mis en place un laboratoire de gestion des résultats où les cinq archers qui ont pris part à la formation sur la gestion des résultats d’un tournoi de tir à l’arc avec l’outil Ianseo vont mettre leurs connaissances en pratique », a-t-il confié. A l’en croire, une visibilité est donnée à ces 12es championnats nationaux afin de permettre à la World Archery d’apprécier le niveau de la pratique de cette discipline au Bénin. « Les résultats seront en ligne grâce à Ianseo et de n’importe quel point du monde, vous pouvez avoir accès aux données », a-t-il expliqué. A noter qu’à l’issue des finales prévues pour ce mardi 28 décembre les meilleurs archers seront récompensés. Sports 28 déc. 2021


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